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instants philosophie

La conscience ou la forge sans âme

16 Septembre 2012, 17:19pm

Publié par zwardoz

Que notre être soit un simple retour-sur le garantit de toute atteinte, paradoxalement. Il absorbe ce qui vient du physiologique ou des signes, des affects ou des autres points de vue. Sans doute de ce fait est-il totalement débordé et parvient à peine à surnager.

Mais il sait plus ou moins naviguer ; puisqu’il peut constamment (sauf désordres graves, puisqu’originellement il dépend d’une complexité de causes qui le préforment, d’un dispositif réel de déterminations) se référer ; se référer à « ce qui se passe ici et maintenant » dans l’actualité irréductible. Quelles que soient les causes, elles aboutissent à un résultat, donné « là », au-devant d chacun, et sur lequel résultat quoi que l’on en pense, on en juge ou on en apprécie, mesure plus ou moins les conséquences ; et plus encore qu’on le veuille ou non, on perçoit ce résultat.

Ni ses contenus, ni le contenant

C’est que si notre être est retour-sur, il n’est pas du tout un monolithique, une forteresse, une solidité, un contenant qui possèderait son « identité ». il n’est pas une boite qui comme telle serait en elle-même « quelque chose, même en tant que boite ». il n’est pas ses contenus, mais il n’est pas non plus le contenant des contenus. Il est essentiellement ouvert ; et c’est uniquement dans ses contenus ou dans l’idée de soi, de contenant, qu’il se referme en telle ou telle identité.

Du reste il ne prend pas nécessairement comme contenant qu’il soit une identité individuelle ; il peut très bien se saisir comme raison » par ex, ou comme « nation » ou en telle ou telle identité précise ; garçon de café, entre autres. Le sujet, notre être, n’est pas lié absolument. Il est un miroir, qui admet les images ; par essence, par nature, par structure.

Le sujet dévorateur

En tant que tel cet être, ce « sujet », est d’une sauvagerie absolue. Le grand dévorateur de tout, puisque uniquement forme, il se nourrit de tout ce qui lui tombe dans la gueule ; il dévore. Il n’a pas de fin, est non-fini, puisque sans-rien, hors temps et hors espace. Elle peut ainsi et c’est ce qui se passe réellement, oublier jusqu’à ses conditions d’être ; absolument dépendantes de ses causes, elle s’en élargit et y prend son être, sa dimension, plus ou moins et cette proportionnalité est essentielle.

L’être surgi

L’unité de son être est intégralement réalisé comme forme (une forme est de fait réalisée) et n’appartient ni au temps ni à l’espace, pas plus qu’à la détermination. Si l’on se demande pourquoi est-il présent dans un monde, cela est inclus déjà dans sa formalité ; il est forme de contenus, sans être contenant lui-même, et ceci au sens où il se tire, s’extirpe, surgit de la cervelle. De cet ensemble de dispositifs, de perception et de signes, de physiologies, de facultés et de fonctions, étendant son adjonction à la réalité, puisqu’il requiert tout autant un monde donné naturel, un ou des mondes humains, des sociétés organisées, une historicité, l’universalité comme conscience, l’être-libre comme sujet, le sujet comme autre-que-tout.

Il n’est donc pas concevable en soi et hors de tout, mais tout étant tel quel, il apparait ; en-plus. Il tend ainsi à absorber tout ce qui le précède et ne se réalise pas, jamais dans l’auto contemplation ; il est activisme pur. Il n’y a pas de repos, nulle part. les idées de soi contemplatrices entrent elles mêmes dans un processus et disent autre chose que cette station, portent en elles-mêmes qu’il se figure tel ou tel.

Il n’est pas rien, mais sans être pour autant quelque chose

Visage sans visage ; tout sens est un « effet » qui doit se placer lui-même dans un processus, tout langage à la fois le fait être, mais il en use en dernière main et sait tordre le langage et tous les systèmes de signes, toutes les significations, tous les gestes et les comportements dans son emportement ;

Au sens où m’intentionnalité manifeste très lointainement un horizon qui attire toute apparition dans le monde, vers ce solde reculé ; ce résultat qu’elle « voit » mais ne sait pas encore « dire ». puisque si elle est forme, l’intentionnalité, porte dans son activité même, son être comme acte pur, son « programme » ; elle ne peut pas l’oublier, (comme si il s’agissait de mots ou de significations ; une mémoire qui obligerait que l’on s’en souvienne, ce qui est beaucoup trop lourd), elle « est » ce programme de transformer, transmuter, fondre dans le creuset de sa foudre le vécu, le donné et le monde, tout comme les mondes humains ou les personnalisations. 

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