Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
instants philosophie

La dimension réelle

22 Mai 2013, 08:25am

Publié par zwardoz

 

L’ensemble de tous les dépassements se nourrissent à la source de l’être de conscience comme technologie absolue (au sens où pour nous il n’en est pas d’autre, et que s’y trémoussant on est au bord du monde ou mieux au bord du réel). Qui reste peu compréhensible, splittée entre l’universalité grecque et la dernière conscience possible chrétienne, excepté si on s’y introduit comme réflexivité ; réflexivité grecque et réflexivité chrétienne ; or conscience, être conscience est de fait structurellement être-réflexivement.

Ce qui augmente considérablement le potentiel et ce qui permet de reconsidéré l’acquis et le possible.


L’obnubilation de la conscience en son objet fallacieux

Ce qui s’aperçoit difficilement en état de vie ; la conscience est focalisée sur son objet, ou plus exactement en son intentionnalité. Etant formelle elle intégralement dévouée à ce dont elle a conscience.  Elle s’y absorbe et son être, formel, n’oppose aucune résistance mais au contraire abonde et participe jusqu’à l’os. Elle est ce dont elle a conscience ; sauf qu’en plus elle resurgira toujours identique à elle-même quel que soit le contenu. Cette persistance continuera de pousser n’importe quel contenu bien au-delà de ce qu’il peut ce contenu.

Ainsi la personne adorerait se contempler soi en son identité ; c’est ce qui soumet chacun dans son image de soi, ou celle que l’on présente aux autres ou celle que l’on désire vivre en telle acquisition. Mais il n’est aucune image conclusive de soi puisque l’unité réelle des intentions est « à rebours » ; elle se tient dans la structure très simple et très vide de la conscience formelle. C’est uniquement en cours d’action, dans l’intentionnalisation même, cad dans le jeu des identités qu’il est une supposée unification de la diversité intentionnelle ; elle se prête comme moi, comme image pour les autres, comme objet du désir, comme Sens élu idéalistement.


 

Il n’y a pas de Sens, excepté à rebours

En réalité il n’est donc pas de Sens, au-devant ; mais seulement des résolutions à demi entamées par une unité antérieure structurelle. C’est en cela que l’on parle de non-sens ; ça ne va nulle part puisque ça part de l’essentiel absolu structurel et antérieur. Autrement dit tout est effets de la structure et jamais dans les résultats, les effets on ne retrouve l’intensité du début ; jamais on ne trouve en quelque objet que ce soit la performance abominable d’être-conscience.

On se figure seulement cette performance ; on l’imagine et la rêve au-devant, comme ayant sens. Mais toute la vérité consiste à non plus chercher la réalisation dans l’objet, bien plutôt à remonter en sens inverse, dans l’antériorité, et à comprendre que tout effet, au-devant, sera uniquement résultat d’une structure pure et vide.


 

Le in-sensé, antérieur à tout

S’il n’est pas de Sens au-devant (qui soit désirable ou qui réaliserait de quelque manière ce que nous serions, puisque tout ce qui est à réaliser, la conscience, est-déjà là, effectivement réel), il est par contre antérieurement à tout effet (tout vécu, tout donné, tout monde), une unité structurelle absolument énigmatique ; on ne sait pas ce que « conscience » veut dire dans un monde d’une part et d’autre part ce qu’elle est en elle-même ; qu’est-ce qui lui est possible ?


 

Absorption et réalisations : le creusement inconnu

En somme l’in-sensé est l’un-sensé. Ou qu’il n’est pas d’intériorité, mais une antériorité ; profonde et pourtant sans épaisseur, légère. Le un est antérieurement et se déploie en tant que conscience ; ce qui veut dire en tant que forme. Et visiblement il peut absorber le donné, le monde, le vécu, comme il vient, et se restructurer constamment, puisque formel, au-delà des matérialités, déterminations, et plus concrètement il peut produire dans le monde ses propres réalisations, universalités, devenir-conscience, personnalisations. En un mot il œuvre, travaille, pousse à être ce qui lui vient. Il nous entraine.

Universalités, devenir-conscience, personnalisation sont des avancées dans, à l’intérieur de la dimension ouverte par l’être de conscience (marquant par là que la structure vide creuse dans l’épaisseur de la réalité) et nous ignorons jusqu’où la technologie qu’est la conscience peut avancer. 

Commenter cet article