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instants philosophie

La flèche droite de Ce qui est, lancée

25 Juin 2013, 14:38pm

Publié par zwardoz

Si l’on suit donc les devenirs internes l’être de conscience.

D’une prolifération de cultures, de mondes humains divers, on aboutit aux deux dépassements dit réflexifs.


Les trois extases, tendues vers.

 D’une part l’universalité grecque (qui dépasse le langage et le groupe et crée cette adéquation entre la vérité, comme principe et non comme vérités, et le monde donné « là » unique et total ; toute universalité s’extirpe des mondes particuliers humains vers le monde unique donné ; et qui produit les universalités conséquentes : l’esthétique, l’éthique, la politique et l’idéel de connaissance, le savoir n’étant pas encire découplé de la connaissance).

D’autre part le lancement, au travers de tout, de la dernière conscience possible, indéfiniment repoussée et libératrice absolument (celle de dieu même), qui autorise le dépassement de toutes les consciences en et par une seule et qui permet de se dégager de toutes les consciences prises den chacun (prisonnier de contenus déterminés) en une âme. Ce qui engage toute conscience non pas seulement en une moralisation (interprétation du schéma par les mois restrictifs) mais en une économie et dynamique de rétro éclairement de soi par la conscience potentielle toujours possible (pardonnée) et son recueillement en sa structure seule ; soit donc la libération.

L’universalité et la dernière conscience indéfinie sont donc les deux extases libératoires de l’être de conscience. Ils aboutissent à la conscience cartésienne ; en tant que première conscience (de soi de la conscience, et évidemment de manière illustrative, Descartes n’est ni le seul, ni l’unique exemplaire ; puisque conscience cela va s’entendre maintenant pour chaque sujet réellement existant, et démultiplier indéfiniment les possibilités ; de même qu’il n’y eut jamais autant de vérités diverses avancées depuis l’installation de la Vérité-principe (vide et formelle sur le base de l’être surface vide et formelle) de même il n’y aura jamais autant de sujets indépendants qu’à partir de l’avancée dite cartésienne (qui en tous cas marque le coup).

 

La troisième extase dé-couvre le roc réel ; l’os ontologique qu’est notre être en propre.

Lequel ne consiste pas en ceci ou cela, mais en la conscience-de (de tout ceci et tout cela). Notre être n’est donc pas du tout quelque contenu que ce soit et toute détermination est quelconque en comparaison de « cela qui rapporte toute détermination à quelque autre » : à savoir la conscience-de.

Il est inutile de penser réduire la conscience à autre chose qu’elle-même ; elle est l’os planté dans le réel (lequel est tout autant non définissable, du moins pour l’instant ; l’être est, la conscience est conscience-de ; pour les comprendre il faudrait se situer en un point antérieur qui les résoudrait, or ils sont tous deux les limites du bord de tout monde, de toute réalité, de toute pensée).

 

La philosophie comme expression intégrale de ce qui vaut

Il est clair que la philosophie étant la réflexivité elle-même obtient une vue absolue sur le devenir total lui-même ; elle exprime, manifeste, expose cela même qui devient en son articulation en propre. La réflexivité est la nature même de la structure de conscience. De sorte que la philosophie est l’expression d’un savoir, indécis par nature et parfait en ce sens là, et non d’une connaissance, que l’on réserve aux objectivités, précises et détaillées. Le savoir philosophique joue sur tous les tableaux, mais son traitement est spécifique lorsqu’il dessine le ou les trajets de la conscience vers le réel même, sur la nouvelle carte (inaugurée par la surface de l’être grec et le dieu chrétien).


La conscience comme mécanisme non humain

On remarquera par ailleurs que la conscience est absolument adaptée à tout monde, toute réalité ; elle ne porte pas un au-delà ; elle est cet au-delà lui-même, telle quelle. Aussi s’imprègne-t-elle de tout ce qui arrive, de tout ce qui advient, apparait et au fur et à mesure (étant a priori vide et seulement formelle), modifie peu ou prou cette détermination ; elle infléchit les devenirs. Elle rapporte instamment (cad de par sa structure même et non en appliquant un « programme » qu’elle contiendrait ; elle ne contient rien sinon sa structure effective) elle rapporte donc toute détermination et tout contenu de conscience à son ouverture vers et dans le réel.

Cervelle et cerveau, moi et intériorité (et extériorité correspondante plus ou moins), culture et diverses formes de théories ou rationalisations, sont déportés vers la conscience-réel ; la conscience se tire du rapport même de la conscience et d’un réel (externe).

De sorte que toutes les cultures, les mondes humains, les déterminations, les identités et les significations sont à reportés en la cartographie en laquelle la structure-conscience (ce mécanisme absolu) ramène le déterminé (de culture ou de personnalisation) dans telle ou telle position ou attitude ou variation envers et sur la carte réelle.  


La conscience sans peur

De manière générale l’activité de conscience qui tire tout vers le réel, sort notre existence vers le donné « là », celui du monde unique et absolument réalisé, et ceci en abandonnant les mondes humains particuliers et les personnalisations et les identités ; les abandonnant mais les conservant en même temps ; elle est profondément dialectique en ce sens là seulement. Elle compare l’expression de ce qui est pour-nous, à ce qui est-réellement. Elle n’a aucune idée a priori de ce qui est réellement (elle est seulement formelle et mécanique, ce qui est une image), mais sa structure est elle que de fait activée, elle tire vers le réel pur et simple, hors donc des irréalités produites humainement. (Lesquelles irréalités, cultures ou personnalisations, etc, étaient déjà évidement des adaptations vers plus-de-réel et non pas un désordre ou des absurdités).

 

Or toute culture ou personnalisation aimerait se replier sur son quant à soi. On y formule une identité que l’on adore intégralement ; c’est contraints et forcés que nous subissons la conscience qui expose sans peur tout le dedans humain vers le réel pur. 

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