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instants philosophie

La folie du système pseudo économique

17 Septembre 2012, 19:03pm

Publié par zwardoz

D’une manière ou d’une autre il faut bien se rendre à l’évidence ; il n’y a pas suffisamment de travail pour tous. Ce qui veut dire qu’il n’y a plus lieu de maintenir cette idée de croissance et d’horizon indéfiniment reculé ; autrement dit il n’est plus d’investissements à ce point doté d’avenir puisque cet avenir là nous revient en pleine face et creuse notre incapacité à réguler réellement une situation qui nous échappe complètement par tous les bouts.

 

Un tel système fonctionne des possibilités qui ne mènent plus nulle part.

La croissance est utilisée lorsque l’investissement d’une société sur son avenir permet de gagner l’usure sur le dos d’une majorité ; une partie du surplus est réorientée sur les développements futurs. Et une part sur le fonctionnement lequel s’alourdit nécessairement au fur et à mesure. Et une autre part sur une captation plus ou moins accentuée ; et même, lorsque le délitement commence de se propager, cette captation perd la raison, le réel et tend à se légitimer elle-même de plus en plus égocentriquement ; la privatisation affirme sa totale justification, et le bien collectif par exemple parait un vol, littéralement, pour l’individualité.

 

L’égocentrisme incontrôlable sort de la réalité

Il n’est alors plus aucune interrogation sur la légitimité de la captation ; ce qui appartient à un-tel n’a plus aucun lien avec le collectif, bien sur, mais aussi n’a plus de rapport du tout avec l’ensemble du système d’échange réel, au sens où réel signifie ; la production, les forces productives réelles, entreprises et salariés, etc. les échanges purement égocentriques perdent constamment leur réalité d’invention des réalités humaines et ayant d’bord poussé la production de choses complètement absurdes, inutiles, néfastes, cet investissement délirant cherche à jouer de sa propre irréalité afin d’en acquérir plus encore.

La captation existe alors en elle-même et pour elle-même ; elle s’enferme dans un processus illusoire et inexistant historiquement.

 

La sortie du capitalisme réel (la société non libérale)

Il ne faut pas croire qu’il s’agit encore d’un capitalisme ; il n’engrange pas de masses d’investissements qui pourraient augmenter les forces réelles ; parce que de croissance, réelle, il n’en existe plus. Sans doute peut-on exporter des technologies et produire et produire encore mais les mêmes objets, les mêmes outils, les mêmes inventions simplement exportées (qui profitent en valeur absolue aux pays en développement, mais qui expatrie par ailleurs une captation de plus en plus conséquente.

Ça n’est pas tant que la captation garde pour elle-même injustement, c’est que la possibilité d’investissement dans la réalité, se réduit et ne débouche plus sur rien qui soit existant. Non seulement la captation est probablement injuste en elle-même, mais sa seule justification elle se la retire elle-même.

 

Le mirage déboulant

Mais le fait est que dans la réalité, la productivité est à ce point efficace, qu’outre d’alimenter des consommations et des productions absurdes et un gaspillage mortifère, il engendre des finalités réductrices et sans envergures et «dont on ne peut rien faire », qui est sans-avenir, et qui inclut que les consommations soient elles-mêmes manipulées ; les investissements absurdes commencent de penser contrôler intégralement tout ce qui est, puisque cette folie n’a plus de borne par essence ; par essence, elle n’investit plus dans les réalisations. Elle produit ainsi un mirage total, disposant de quantités astronomiques de la seule richesse, de son investissement pharaonique potentiel, qui se communique en tout et en chaque satellite. Le monde glisse dans l’irréel et l’impossibilité de résultats réels.

 

L’inversion du marché

C’est qu’alors la technologie du « marché » apparait comme radicalement inutile et au lieu de maximiser l’effort, (ce qu’il a pu insuffler en telles occasions, bien réellement), s’inverse et par son inefficacité entraine la totalité ; c’est que le marché ne fonctionne pas en soi et par lui-même ; il fonctionne en rapport aux finalités, qui lui sont essentiellement extérieurs.

Si une série d’inventions s’impose, une série de possibilités se réalisent ; lorsque les inventions s’épuisent, le possible se réduit et les marchés n’en continuent pas moins de jouer comme si les possibilités réelles les autorisaient.

 

La captation fermée

De même la captation est plus ou moins acceptable sinon acceptée, lorsque les investissements permettent un déploiement de possibilités devenues réalisations et reconnaissables par tous ou une majorité ; mais sitôt que les possibilités s’amenuisent, la captation n’offre plus aucun avenir. On a pris pour essentiel (le marché) ce qui était second, sans par ailleurs observer que la captation se solidifie en monopoles, lesquels annulent les avenirs possibles puisque les investissements au lieu de se redistribuer à peu près également et offrant ainsi des développements exogènes, les investissements tendent à l’homogène et se reproduire sans invention. Ce sont des pans entiers de possibilités qui sont tués dans l’œuf.

Partout se juge le sens, l’orientation du monde humain en tant qu’il se produit lui-même et a cru détenir le moyen alors qu’il perdait au fur et à mesure toute la finalité réelle ; il s’est engagé absurdement en se prenant littéralement les pieds dans le tapis.

 

Accumulation ou distribution

A l’origine est donc la question de la répartition de la richesse ; si l’on juge que la richesse passe par l’accumulation (autorisant un maximum de possibilités réservées à quelques uns, cad dont quelques seuls sont en mesure de pousser intelligemment les performances afin que tout soit à la pointe d’une efficacité et d’une réalisation la plus rationnelle mais aussi la plus inventive possible), on oublie que la performance n’est pas en soi déjà définie et limitée à quelques inventions dont on tire partie. Mais que la performance est aussi et même avant tout, l’avancée de tous ou d’une majorité et qu’alors ce ne sont plus quelques secteurs qui monopolisent la richesse (cad l’investissement potentiel), mais l’ensemble sociétal ; il est un palier dont le franchissement n’est plus possible, lorsque seules quelques performances ou secteurs accaparent l’avenir.

 

Corruption

Outre qu’évidemment cet accaparement instruit une corruption à ce point généralisée non seulement dans les faits, mais dans les esprits, que l’avenir de l’ensemble ou de plus grands ensembles, est devenu vraiment inimaginable. La totalité du monde humain donné est alors obturé, muré, se referme par défaut de circulation, et par incapacité de renouveler le contrôle de sa propre richesse. 

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