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instants philosophie

La parole, l'universel, l'intentionnel et la démocratie

18 Mai 2010, 21:28pm

Publié par zwardoz

D’une part la parole qui n’est que transmission ; indépendamment de toute vérité ; et qui ne tient sa réalité que du partage et de la communauté. Ce qui se dit est «ce qui est », et cela doit être connu de quiconque puisque le système-langage ne fonctionne que s'il se situe lui-même (et donc est situé par chacun).

D’autre part l’universel qui sépare et forme des systèmes cohérents ; du droit aux sciences. En passant par les esthétiques qui formulent, parmi les signes, des cohérences intentionnelles idéalement complètes mais qui dans le fait continuent la séparation de tout et de tous.

S’y ajoute la parole dite individuelle ; même dans les sociétés humaines séparées (depuis l’écriture spécifiquement), chacun utilise la parole. De cela chacun forme un cercle, par lequel la parole, les mots, les phrases se coordonnent et reviennent en elles-mêmes (on n’utilise pas un mot sans connaitre sa signification, en quoi on a besoin des autres mots en cette fin). D’autre part dans le relationnel, même séparé, il est un équilibre constant ; on parle dans l’oreille des autres et les autres, par ma bouche ; de sorte qu’il puisse se former un milieu harmonisé en lui-même qui assure la communication même ; selon laquelle on pose les questions auxquelles on sait répondre.

De plus chacun se finalise ; en produisant une intentionnalité ; chacun est à lui-même le code et le décodage des informations ; on est plus ou moins capable de décoder les informations en tels ou tels domaines. La problématique essentielle est de savoir en quoi se finalise l’intentionnalité ; par exemple, il est clair que le statut principiel de citoyen instruit notre être comme universel ; chacun est identiquement reconnu par chacun ; chacun est donc idéalement apte à comprendre quiconque ; y compris en ce que l’on dénomme de Culture, l’ensemble des perceptions complexes qui retentissent sur notre être-même ; puisque l’intentionnalité est en sa finalisation « ce qui concerne la nature, l’essence de notre être ». Là où l’on place son intention, là est le fondement de ce que l’on peut être. Qu’il dépende de nous d’être, de décider qui nous devons être ; et cela ne signifie pas « être seulement qui nous sommes », une sorte d’être-là, qui serait simplement soiet qui est de l'ordre de l'imaginaire, voir de l'image simpliste. 

Cet être-là, simplement soi, est également une construction, bien qu'il l'ignore ; il n’est pas une immédiateté naturelle ; autrement dit son statut démocratique ne le dispense pas de devenir. C’est de l’effet généralisé d’une démocratie arrêtée, stoppée nette et figée, que d’aboutir à une individualité qui s’absorbe en un « soi-même » imbécile.

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