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instants philosophie

La philosophie dans l'ensemble pensable de la réalité

19 Février 2010, 23:31pm

Publié par zwardoz

Sans explication ; ce qui nous est le plus naturel, le moi, la personnalité, la personnalisation, est l’effet et le résultat de l’universel ; qui se crée philosophiquement comme étant l’idéal humain du Savoir. La réalisation concrète de l’universel n’est pas l’Etat, hégélien, mais le vécu d’une personnalité humaine ; en tant que tel cela s’est installé si universellement et naturellement, qu’il a légitimement conformé un monde à soi. Ce qui constitue l’acquis historique dont précisément les pouvoirs tendent à démonter, abaisser, détruire, exploiter, manipuler, contrôler tous les flux.

Il ne peut s’agir en aucune manière de remettre en question la légitimité historique (cad ontologique) des personnalités libres et créatrices de leur vécu ; en ceci, l’hypothèse communiste ou toute organisation sociétale qui réduirait l’ampleur du vécu, lié à lui-même, est exclue ; le vécu est littéralement le lieu de la réflexion. Cad qu’il ne peut exister de compréhension supérieure si tout un chacun, tout-un-chacun comme concept en somme, n’y prend pas part active.

La question est donc de déterminer ce qui s’affronte et se réalise ou se nie et se renouvelle dans l’unification du vécu. Le grand mensonge est que ce vécu disposerait d’une essence close, fermée sur elle-même ; alors que tout démontre que cette essence est multiple et susceptible d’un devenir. C’est cette plasticité qui interroge finalement notre identité certes personnelle, mais fondamentalement humaine ; on ne sait pas jusqu’où l’humain peut s’étendre. Ce qui est poursuivi est essentiellement le degré d’organisation qui peut être réalisé et son épaisseur ; entendons par son épaisseur, sa densité et son augmentation et son approfondissement. En quoi consiste l’humanisation qui prit ce chemin absolument nécessaire de la personnalisation ?

C’est qu’il s’agit de soulever le poids extrême de la réalité ; ce qui vaut pour la science et la technique vaut également pour la détermination humaine de l’humain.

Rappelons que c’est au sortir de la Parole comme institution majeure et déterminante que s’est refondée l’essence de l’homme ; quittant la Parole (et donc la totalisation du monde tel que donné immédiatement mais repris dans l’ensemble des échanges sensés et partagé en tant que sens), c’est la rationalité qui prend en charge d’une part le langage et d’autre part la transmission.

Ceci au travers d’une technique absolue ; l’écrit.

L’écrit est ce qui brise la transmission et autorise la formulation de soi comme interface généralisée de toute parole transformée en signes. Le signe est le résultat de l’écrit ; mais il s’inscrit en chacun ; de sorte qu’il permet de lier en rapport non plus « ce qui se dit » entre tous, (et auquel cas le collectif fonctionne comme traitement de l’information, ce qui est exprimé est collecté et confronté) mais ce dont chacun est le témoin et l’acteur.

Il s’agit donc d’une sortie du monde tel que donné et tel qu’il pouvait être compris immédiatement dans simplement le langage en activité sans que sur ce langage parvienne une réflexion.

Mais alors s’est dressée la problématique cruciale ; si le langage est réfléchi, littéralement, c’est sur quoi ? En rapport à quoi ?

Puisque ce qui se pose comme question est la fondation voulue, volontaire, décidée, objective de ce qui dans la Parole était simplement orchestré par la pratique commune dans un monde accepté tel quel. Dans l’écrit, dans la technologie mentale associée, dans la réflexion, on entend mettre en œuvre consciemment un par un ce qui est dit, ce qui est transmis, ce qui est pensé, et de calqer la pratique sur cette mise en œuvre distante.

L’ensemble du dispositif est décrit philosophiquement de A à Z par la philosophie elle-même au travers de son historicité (il s’agit d’un Savoir sinon accumulatif du moins d’un savoir approfondissant) ; le plan sur lequel s’exerce ce dispositif (de connaissance volontaire du monde qui n’est plus « un monde particulier issu de pratiques communes » mais « le monde tel qu’en lui-même ») est exposé diversement tel qu’il peut être exprimé par un esprit cohérent et ayant à charge de disposer au-devant de soi une cartographie temporelle, spatiale mais surtout métaphysique ou-puis ,ontologique de ce qui est. Tel quel.

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