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instants philosophie

La philosophie (incluse dans plus grand qu'elle-même)

29 Décembre 2011, 23:15pm

Publié par zwardoz

Si la réalité n’a de réel que sa forme, tout sujet n’existe que selon sa structure ; c’est la structure qui pousse à être, alors même que l’on s’y refuse. La structure incluse dans l’être même de tout chacun, est une « contrainte » dans la mesure où l’on se situera d’autant plus dans le moi-même.

La structure oblige en une contrainte invisible ; on peut s’y attacher ou pas. Il peut très bien ne jamais venir à l’idée, à l’esprit, que la forme prédomine. On n’aura qu’un balbutiement d’expérience, esthétique, ou éthique ou politique ou intellective. On n’aura en tout cela qu’un fantôme de réflexivité.

Parce que la réflexivité (éthique, politique, esthétique ou intellective) brise le moi-même. Le moi-même est tout plat. Sans doute il promeut ou s’étire vers des « objets » absolument extérieurs, de quoi il fomente une espèce d’intériorité, une plus ou moins grande subjectivisation ; réclamée du reste hyper sociétalement (puisque qu’en plus de formuler une personnalisation, ça fait vendre, par exemple, dans des systèmes compliqués de pseudo reconnaissance de rien du tout). Mais réflexivement, il est tout plat.

Il est apparent que la réflexivité, (que l’on a pu nommer inquiétude ou d’autre fois enthousiasme ou angoisse ou ce que l’on voudra comme retentissement subjectif), creuse d’une manière absolument spécifique ; elle creuse l’estomac, on a plus, beaucoup plus faim. Et ceci à la limite de ne pas le savoir ; étant strictement non visible (dans le monde), la structure que met en œuvre la réflexivité qui ne peut pas se dire ; elle ne peut pas se dire et donc elle doit philosopher. Même l’artiste ou le poète ou le politique ou l’envergure éthique ou l’intellectif (le scientifique ou évidemment l’intellectuel). Mais cette réflexion sur soi pour la dire, pour bien marquer le coup, pour enferrer, marquer au fer rouge et que ça en s’oublie pas, que cela sache que c’est réflexif, il lui faut en repérer les contours qui sont, rappelons-le, in-visibles ; et afin de dessiner les dits contours, il en passe par le métaphysique, l’ontologique ou donc le savoir du philosophe.

Le métaphysique (celui du discours comme unique finalité de l’intention humaine, l’être de l’homme comme savoir construit cohérent, un et total, le savoir de l’être comme vide formel), l’ontologique (comme description réflexive de l’être de l’homme, en tant que libre pur et totale suspension, cartésienne de toute expression, dans le ressac non vraisemblable), le savoir philosophique à l’état dernier, c’est celui qui permet de circonscrire le « lieu en lequel ça arrive » lorsque le réflexif tordu prend la place du moi-même tout plat.  

Puisque l’on ne sait pas où ça existe, (étant irreprésentable dans le monde, le donné ou le vécu et en un mot puisque ça n’est pas déterminé, étant structurel et formel), puisque l’on ne sait où ça existe, il faut élaborer à chaque fois une description, très élevée, de ce qui se met en place lorsque éthiquement, politiquement, esthétiquement ou intellectivement on s’actionne. On agit alors dans un espace temps et une matière bien différente de celle du moi-même.

Or donc pourtant ça arrive dans un moi-même ; qui pourrait très bien n’y porter pas plus d’attention que cela… il peut éprouver soudainement une expérimentation esthétique, mais l’oublier et ne pas la structurer. Tandis que quiconque s’amourache d’une réflexivité, art ou culture ou engagement, etc, serait nécessairement en état de réflexion avancée.

De même on peut s’amouracher tout court ; ça formule une espèce de réflexivité avancée (à la mesure de tous et toutes, même des caniches comme dit l’Autre, le mauvais), qui est effectivement active singulièrement qu’en plus de l’esthétique, du politique, de l’intellectif, de l’éthique, il existe, aussi invraisemblable que ce soit, une performance indicible de l’être soi, tel quel.

Soit donc pour nous l’inénarrable existentialisme diversifié, ou la dépression ou donc l’amour, ou telle sorte d’obsession ; et ici ça ne parle de rien d’autre que de cette unité non visible de soi, dont tout moi-même, malgré lui, étanche l’unification. 

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