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instants philosophie

La tribu perdue (jusqu'à la séparation de tout et de tous)

17 Novembre 2012, 16:20pm

Publié par zwardoz

La Parole totale et la séparation à jamais

Il est donc d’une part l’universel comme premier monde unique (non particulier), mais qui s’est doublé d’un approfondissement ; celui qu’offre le sujet.

De même si l’idéal d’humanisation est porté par l’universel comme partage intégral du beau, du vrai et du bien, celui-ci fut dépassé par cela même en quoi l’universel s’origine ; l’être-libre.

Mais est conservé pourtant le regret de la Parole (comme communauté restreinte dans un monde particulier entièrement Parlé et transmis et dont la transmission est le système même de vérité vécu et donnée, là). Pareillement en tout individualité est conservée ce regret (cad cette régulation) en tant que tout être-libre est ou aboutit à un moi-même, lequel est une synthèse ; et lequel moi cherche, parce qu’intégralement parcouru par le langage, à exister comme circuit de vérité vécue, qui ignore le sujet et l’universel.

Le stade intermédiaire est celui de la communauté ; symbolique ; qui imagine une communauté « en esprit » et non plus naturelle ou donnée et ceci non par la Parole mais autour du Texte (sacré, divin d’origine).

Autrement dit l’universel d’une part et le sujet d’autre part sont des séparations et de la Parole et du symbolique. Nous n’existons plus dans le symbolique ou dans la parole et donc chacun est seul et pour lui-même une synthèse vécue.


 

Le moi ou la synthèse de « ce qui arrive » comme si cela avait un Sens

La synthèse vécue consiste à prendre pour vrai ce qui est seulement réel ; à porter et extrapoler le vécu comme Sens. Le moi est cette synthèse (il adopte ce qui vient et tente de le parler, cad en fait de le Parler, selon le regret de la Parole qui formait un circuit de validité entre tous et pour tous et par tous et pour un monde particulier « plein de sens », puisque toute partie du monde fonctionnait comme échanges), cette synthèse en tant que toutes les intentionnalités se congratulent en une seule, dans l’unification (elle est formelle et donc tend de par soi à l’unification), et en une identité.

En tant que l’on en est l’intentionnalité, cette identité se présente soi-même comme Une. Toutes les intentionnalités tentent plus ou moins et de plus ou moins loin, d’accrocher l’identité, et sa finalité est « ce dont on a conscience ».

Mais vue extérieurement, l’identité qui est pour elle-même Une, est en fait dispersée et travaillée de toutes parts ; puisque l’intentionnalité n’existe pas en soi, elle est relations et en tant que relations ne contrôle pas, ne pense pas chaque terme relié ; ce serait absurde et inefficace. Elle relie donc quantité de données « comme si » elle en connaissait les tenants et les aboutissants.


 

La tribu perdue

La tribu il faut le redire, est une cohérence ; elle est absolument Lévi straussienne ; elle pense entre soi, elle compute dans et par les échanges ; aucun ne connait objectivement et du dehors l’ordonnance de l’ensemble, mais l’ensemble se pense lui-même dans les relations elles-mêmes ; la conscience est naturellement portée, organisée par les liens ; il est une intellectualité intégrale, un schématisme complet, un équilibre et déséquilibre orchestré par et dans la Parole en commun. En tout événement ou toute advenue qui rompt la Parole, toute conscience est employée à réguler selon l’ordonnance des échanges (de choses ou de signes) « ce qui arrive ». Une mémoire complète articulée par une attention actuelle (à l’événement).

 

Le groupe restreint (creuset de la parole et de tout langage), le groupe imaginaire (qui simule une communauté « en esprit » et dite donc seule symbolique) et l’universel, comme séparation de plus en plus intégrale de tout et de tous, demeurent en chacun inclus. 

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