Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
instants philosophie

Le devenir antérieur de Ce qui est

22 Juin 2013, 13:56pm

Publié par zwardoz

Il existe donc trois extases occidentales ; l’universel, la dernière conscience, la première conscience. 

Soit donc ; la raison, dieu et Descartes. 

Ce sont des réels ; autrement dit leur pensée, leur théorie ne les épuisent pas. Ils résistent et existent en soi.

Ce sont des précisions ; ils précisent ce qui est dans le langage (l’universalité et la raison), dans la conscience même (dieu qui comprend tous les manas et les absolus), dans l’être de l’homme (la conscience en tant qu’être-là structurel).

 

Des contenus privilégiés aux principes structurels 

Durant l’occidentalisation du monde humain, (qui évidemment absorbe tous les mondes humains particuliers) il y eut une progression basculant et abandonnant que la vérité, la réalité et notre être soient de l’ordre du « contenu » de conscience. En avançant la vérité, la conscience (qui inclut toutes les consciences ; toutes les consciences une par une, ou toute cette conscience çi qui se déprend de toutes ses consciences prises dans le donné et le vécu ; dieu est l’être conscience de toutes les consciences, l’esprit, et l’unicité de la multiplicité que chacun vit), et enfin la conscience ici même comme être ontologique. 

Et ceci quels que soient les contenus ; la vérité, la liberté et l’être de l’homme sont des principes qui ouvrent sur tous les contenus. Ceci réalisant la réflexivité qui dépassant le langage par l’universalité, le vécu par la conscience que l’on en a, notre être par sa structure (en quoi donc notre être cesse de se laisser faire par lui-même ; est conscience de la conscience, et comme tel réalise effectivement la conscience, pour laquelle il ne convient pas de penser qu’elle puisse simplement exister et dérouler son être, il faut absolument qu’elle soit conscience de la conscience). 


L’orientation des trois extases : la réflexivité

Délivrant chacun de son monde particulier (celui d’un groupe quelconque ou celui d’une personne quelconque), la réflexivité est la loi intégrale qui ouvre ou ferme tout ce qui est (pour-nous, et n’existe pour-nous que ce qui est manifesté, exprimé ; la réflexivité s’exprime également en ces synthèses de mondes particuliers ou de personnalités données là, mais il est clair qu’en tant que réflexive, elle ne pouvait pas demeurer en son état « naturel » ; les trois extases sont les trois manières de prendre conscience de soi de la réflexivité). 


Devenir dans le monde de la réflexivité 

Ceci produit des contenus ; il n’est pas lieu de séparer le devenir structurel réflexif (prendre conscience de) et la réalité. Le devenir conscience est la dé-couverte des réalités ; en-dessous de tous les mondes particuliers, les cultures, existe un monde donné « là » unique. En-dessous de toutes les consciences engagées dans tel contenu, de sens, de personnalisation, de collectifs, existe un être-structure livré là, tel quel, nu et sans rien. 


La matérialité

Mais pareillement que les mondes humain particuliers aboutissent au monde unique de matérialités hyper organisée, pluriellement déterminée, bref une matérialité profondément intelligente et créative, de même la libération des illusions construites aboutit à l’être de conscience comme corps immédiatement là et opérant. 

La réalité est donc non-ordre et ordres, étale et complexe, difficile et devenante, comme la conscience est immédiatement réflexive et basculant constamment n’importe quel donné vers sa réalisation ; les tribus réalisent, rendent réelle la magie, qui est déjà une opération intense sur le donné. Le moi est en sa personnalité le travail sur un donné, non accepté tel quel, et profondément remodelé toujours par la conscience qu’elle en a ; aucune personnalité n’est un être-là ou un état. 

 

Le Sens antérieur de ce qui est

De toutes les modifications qui affectent un corps ou un groupe, il est nécessaire de signaler la tendance ; l’orientation ; la conscience n’agit pas en connaissant son programme, elle est ce programme, en tant que structure et forme. Elle reprend donc constamment les divers états du monde ou du moi, tels que donnés « là » ; et œuvre, travaille, recompose et joue de tous les détours afin de rétablir l’orientation structurelle indépendante.

Il n’est donc pas de « sens » puisque le sens est ce qui est ; le déploiement dans ce-qui-est de l’être-source des modifications. L’ensemble des déterminations humaines suit la courbe de la structure. Il n’est pas d’ordre au sens où rien n’est déterminé absolument et le sens n’est pas final (comme si il pouvait être contenu dans les préalables), mais le sens est à la source : comme déploiement de la matérialité et comme structure de conscience. 

Commenter cet article