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instants philosophie

Le devenir-conscience comme étrangeté

9 Mai 2013, 08:00am

Publié par zwardoz

En tant que forme pure et simple, elle est donc la source même ; qui n’aboutit pas à ceci ou cela, mais qui est fondamentalement de pousser à être ce qui est. Elle pousse aussi bien l’humain et les grandes organisations, que les personnalisations ; tout ce qui tombe dans la conscience est relever autrement et ailleurs ; il est mille ralentissements, des retombées, des effondrements, mais comme le mécanisme recommence dans son intégrité de forme (sans mémoire et sans identité), l’orientation reprend sur n’importe quel donné « là » ; perçu.  


Le mécanisme broyeur

Ce qui ne manque pas de bouleverser tout moi, toute identité, tout peuple, toute culture, qui se lovent dans leur essence et leurs reconnaissances. Mais il ne convient pas que nous ayons à seulement vivre selon une identité, parce qu’alors notre détermination figée serait dans l’incapacité d’agglomérer toute la détermination, et il n’y aurait pas du tout de spécificité humaine ; or notre existence accumule toutes sortes de déterminations, et donc y échappe et n’est pas elle-même déterminée. 


Réduction des idées aux intentionnalités 

Qu’elle ne soit pas déterminée laisserait supposer qu’elle soit telle une super détermination capable de réduire la multitude de différences dans le monde, mais tel n’est pas le cas ; il n’est pas de concepts ou d’idées suffisamment étendus. Toute idée est elle-même une intentionnalité et si le contenu de sens de l’intentionnalité est prévalant (en « ce qu’il dit » de telle partie du monde), en réalité c’est l’intentionnalité même (hors contenus mais qui les porte tels et non pas tels) qui prédomine. Le sens des idées est donc le rapport que la conscience amène dans le monde ; un certain rapport au monde, au donné, au vécu. L’idée n’est pas du tout négligeable, mais est au contraire prise elle-même en tant qu’elle est, cette idée, relation précise d’une conscience dans le monde sous telle ou telle propension. 


L’intentionnalité n’est qu’un rapport mais réel

C’est donc tout à fait généralement le rapport que la conscience engendre (au travers de tous les contenus, qu’ils soient synthétiques dans le langage et l’immédiat, ou universalisé et dépassant les langages en tant qu’idées) vers le monde, le donné mais aussi le vécu, qui compte, qui joue, qui se trame via les cultures et, pour-nous, l’acculturation. 

On comprend bien que se savoir comme parole monde dans un groupe qui se pense collectivement ou mener les séparations instruites par l’universel, au travers des universalités réflexives de la politique ou de l’esthétique, ça n’est pas la même tenue que de ressaisir indéfiniment toute conscience vécue dans la conscience divine qui médiatise toute intention et offre un décalage fondamental en tout et partout. 


L’atterrissage, au sens propre

Autrement dit, il est une progression et un rétablissement ailleurs et autrement qui se joue différemment selon les divers mondes humains, les diverses cultures et humanisations. D’une saisie synthétique qui admet immédiatement ce qui est perçu pour le parler et les séparations extrêmes de la rationalité grecque ou les décalages de la conscience chrétienne, il est une approche et pour le dire un atterrissage vers le monde, tel que « là » (et non plus recouvert par la représentation humaine du monde) mais aussi une proximité de plus en plus précise de notre être dégagé de tout recouvrement trop humain. 


La remontée du monde-même, mais aussi du vécu-même

C’est à la fois le monde, « là » et non plus recouvert, et notre être, en son activisme même, qui remontent vers nous ; c’est cette réalité (en comparaison de laquelle notre représentation est toujours inadéquate) qui balaie au fur et à mesure l’irréalité de ce que l’on en pense, imagine, désire, organise, exprime, etc. 


L’ancien idéal formulé selon l’universel mais non selon le libre pur

De sorte que l’être de conscience est ainsi plongée dans l’activité pure ; elle n’a pas pour fin la connaissance, ni pour-nous, le bonheur, mais d’agir dans la réalité ; en laquelle elle produit de la réalité spécifique au sein de la réalité générale du monde, du donné, du vécu. 

C’est bien cela en fait que privilégie l’idéal classique de la politique, de l’éthique, de l’esthétique et de l’idéel (du savoir philosophique et de la connaissance objectivante). Bien qu’idéalement il était un désir contemplatif et de plénitude (qui était attendue dans la pensée grecque ou même qui était prévu dans le désir vers dieu). Idéalement mais dans les faits réels, ces deux positions aboutissaient à un engendrement absolument considérable des réalités dimensionnelles dans la réalité donné. 


Le passage, le basculement vers la conscience de la conscience pure

De même l’œuvre est pour chacun ce qui accélère non pas seulement de coaguler des séries de contenus, de placer et déplacer des horizons intentionnels les uns dans, par, pour, ou ce que l’on voudra, par les autres horizons, mais de saisir le degré d’intensité intentionnelle ; le coefficient de pénétration par la conscience dans la réalité augmentée que sont ces réalisations au sein des réalités. 


Equivaut au réel tel que « là », vraiment « là »

Mais pour cela, pour que l’intensité intentionnelle fonctionne, il faut que les réalisations soient réellement réelles. Si les réalisations s’évacuent par l’imaginaire ou plus exactement dans la parole monde, ou ensuite dans l’universel pur (celui que l’on a recherché au terme des universalités qui elles sont efficaces, politique, éthique, etc), ou encore vers la conscience dernière indéfinie, alors elles aboutissent de plus en plus précisément dans le monde réel, mais ne parviennent pas encore à se saisir de « ce qui doit être réel ». 

Seul la réalisation effective, qui porte dans le monde, et ne s’en éloigne pas dans l’irréalisation humaine (collective ou individuelle) seule la réalisation réelle supporte la capacité, la puissance d’épuisement de toute réalité, qu’est le mécanisme de conscience pure. 

 

L’aboutissement de la conscience-qui-est, y compris en chaque personnalité

La question est donc ; à quoi se destine ce mécanisme ? Pourquoi par exemple une œuvre réalise-t-elle quelque part invisible qui renouvelle ce mécanisme, œuvre qui crée dans la réalité du monde, du donné ou du vécu, un réel autre, une réalité enchâssée et pourtant autre que tout ? Quelle est cette Dimension que l’activité, l’hyper activisme de conscience creuse ? 

Et cela s’applique tout autant à n’importe quel moi ; psychologiquement, personnalistement, un moi est une conscience qui engendre un espace-temps qui comporte la détermination, son corps, sa physiologie, son acculturation, et qui plie toute l’intentionnalité vers un concret de support, ou insupportable peut-on dire même, chacun est le résultat d’une opération hyper active. 

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