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instants philosophie

Le divertissant esprit n'est pas de ce monde

11 Janvier 2011, 23:55pm

Publié par zwardoz

Il est bien certain que rien n’importera jamais d’un vécu ; livré à lui-même, il ne peut espérer que se reproduire. Il n’est que la possibilité de l’esprit pour se mesurer à l’anéantissement complet, (puisque l’on sait que c’est uniquement la matérialité qui se reproduit). L’esprit se définit de n’y être pas ; il crée la possibilité dans le monde, de produire la dimension qui en échappe ; la dimension qui est en-plus.

En ceci l’esprit est la commune mesure de n’importe quel monde donné, physique, comme de n’importe quel monde humain acquis. Mais cette dimension n’existe pas en dehors de ceux qui la soutiennent, de ceux qui la portent ; l’esprit incarné comme universel, peut bien même ne plus que se survivre, comme fausse démocratie, par exemple, et n’en plus inscrire que le squelette ; absorbé par la masse montante des injustices, inégalités, cad en somme réseaux et mafias diverses, qui n’admettent plus de subir la chose publique, la république, la transparence adéquate.

De même en une individualité, alors même qu’elle se fut acquise comme une et libre, au moins idéalement, théoriquement, cette liberté même n’être plus que faire-valoir de passions annulées, de passions dont les finalités, malgré qu’elles se prêtent comme révoltes ou indignations ou mansuétudes jouisseuses du vécu, avant que l’on ne meurt, dont les finalités s’effondrent, s’abîment dans l’immédiateté. S’y révèle que le corps simplement consommé et n’ayant plus en lui aucune complexité dite ontologique, ne marque plus que de longues complications psychologiques.

 

On peut entendre par là que la « vie » (hypostasie fébrile) se débat d’échapper aux carcans rationnels et rationalistes, aux contraintes sociétales, au principe de réalité sinon de réalisme, mais c’est que déjà depuis longtemps raison et sociétalité et le vécu lui-même, relationnel par ex, ont déjà glissé sur la pente et s’engouffrent de n’avoir plus comme fins que la disparition dans le monde, dans le donné, dans l’immédiat, sous couvert d’une renaissance mondaine de la vie, du vécu, de ce que l’on voudra déniché dans le monde.

Ainsi deux aliénations s’amassent et annulent la possibilité de l’esprit ; d’une part le fait que l’on se soutienne d’un monde déjà suranné, clos, condamné et dont la déliquescence s’utilise comme prétexte à non pas une recomposition des forces par le dedans (de l’esprit), mais à une réaction d’enfoncement ( qui trouvant se causes dans le monde, y retourne, s’enveloppant dans la nasse profonde de l’oubli de son être) enfoncement dans cette épaisseur lourde et instable ; sous les flammèches colorées de la fausse négation.

 

En fait, tout ce qui n’est pas de l’esprit, est voué à la mort.

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