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instants philosophie

Le libre comme interface

8 Juin 2012, 16:22pm

Publié par zwardoz

Le libre ouvre intégralement une dimension interne ; elle n’est pas intérieure en sa source, mais pourvoit considérablement à ce qu’une intériorité peut attendre de son intention propre.

Il apparait grosso modo que le déploiement d’une intériorité est la nécessité même pour que chacun puisse advenir à son vécu, son donné, son monde en propre ; et fondamentalement envers et contre la raison, la science, la culture habituelle (pour chaque génération le précédent est habituel), la société humaine et même envers et contre l’humanisation elle-même. En somme l’individualisation mène sa propre indépendance quitte à nier qu’elle soit humaine et engagée en et par un tel processus d’humanisation ; l’individualisation remplace pour chacun l’’huaminatation et cèle ainsi la défenestration de l’universel. Ne reste que le libre.

Le libre et le monde ; en ceci le vécu, le donné, le monde constituent pour chacun le libre domaine de son être.

Or cependant il est absurde fondamentalement pour tout-un-chacun de s’exister hors de l’humanisation et de l’universel ; sans l’un ou l’autre aucune individualité ne tient, ni d’a de réalité constitutive (cad durable, cad d’essence, en sa nature propre d’être libre). Mais le champ apparait si vaste alors que chacun a besoin de réprouver l’humanisation dont il est issu, et se déploie mille inventions et découvertes et explorations et aventures qui tracent les vies individuelles et les remontées du donné, du vécu, du monde qui envahissent tout le champ de la culture et de l’acculturation (de l’apprentissage humain).

Le champ radical, radicalement libre, donne ce monde déployé indéfiniment inventif, découvreur, aventureux et qui réduit considérablement l’humanisation même. Ce à quoi pourtant ce libre se doit. Se doit dans sa structure même ; sans l’universel le libre est absurde et c’est seulement de ce que les structures universelles se maintiennent malgré tout que les acquis en propre du libre et des vies individuelles parviennent malgré tout à se partager, a à se profiter plus ou moins les une les autres. Mais on se tient pourtant à la limite de la déshumanisation possible.

Il est évident que l’universel tel quel, (tel que connu classiquement ou habituellement ou idéalement) ne suffit pas du tout à penser le libre et ses déploiements inconsidérés (le libre est de fait et par lui-même inconsidéré, amorale, absurde, violent, psycho-affectif bref un monstre).

Au mieux le libre construit une intériorité ; mais sans cesse démolie. Par le monde comme il va mais aussi par l’intériorité elle-même, puisque l’être de cette intériorité est purement et n’est que l’être libre en soi, recroquevillé et qui mange tout.

Tout aussi bien on pourrait penser, adéquatement, que le libre transfigure tout selon une ligne d’horizon encore inconnaissable ; puisqu’il la tisse au fur et à mesure. Qu’il ne connait ps puisque démocratiquement les choses ne sont pas écrites (et ne découlent ni des idéologies, ni des principes arvbitraires ontologiques, libéraux ou communistes ou autres, ni encore de la pensée comme raison idéale ; le libre effecteur est ce qui pense … bien qu’il ne le sache pas et que cela se mêle du monde, du donné, du vécu ; ce qui est son lot bien effectif).

C’est que si le libre est indépendamment de l’universel de par sa logique même, il ne faut pas négliger que le libre est, ici bas, l’effectuateur de la raison, idéale tout là-haut ; telle qu’elle se connaissait en vérité mais de se savoir en réalité comme libre ici même.

Ce qui signifie que la raison est autrement qu’idéale ; ou que la raison s’origine plus loin que sa compréhension habituelle. Puisqu’au fait il est hors de question de supposer que la raison ne soit pas ; étant cela même par quoi nous pouvons exister selon notre être. Il faut donc comprendre le libre comme l’effectuation de la « raison », sous entendu que la raison est autre, ou que donc ce qui origine la raison dans son, ses expressions historiques, est antérieur au raisonné. 

 

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