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instants philosophie

Le plus-de-possible ; l'universel

29 Juillet 2010, 21:22pm

Publié par zwardoz

C’est que le Bien est au-delà du monde ; de tout monde et de ce monde puisqu’il est le cas (de constater qu’un monde, au moins, existe). Dire que le Bien est la finalité totale de tout (le bien en tant qu’il est aussi la vérité et la beauté et la liberté), c’est non pas assigné un but fixe et figé à tout ce qui est, mais le contraire. C’est imprimer comme cadre essentiel de tout énonciation, de toute intention, de toute réalité à enregistrer, celui d’une condition de forme déterminante ; ça doit s’énoncer, s’intentionnaliser sous la forme du meilleur rapport possible.

Autrement dit ça ne peut pas non plus être tel bien plutôt que tel autre. Le Bien concerne n’importe quelle partie du monde, ou même ce monde-ci en totalité ou n’importe quel monde quel qu’il soit. Il est le cadre mobile. Ce qui implique que l’on ne peut le définir ; mais aussi que tout bien, et ils sont en quantité, entre d’une manière ou d’une autre dans l’idée du « Bien ».

De même que ne pouvant le définir, il n’est pas rien-du-tout, mais ce qui subsumera toutes les définitions ; loin d’annuler toutes les définitions, le Bien, comme Idée, les convoque ou les convoquera. Les encadrements, les idées régulatrices, les formes (qui sont les formes de notre être) ne sont pas présentées pour clore mais pour pousser le débat. Jadis le bien était déjà dénommé, avant même toute question ; on admettait ceci ou cela pour effectivement indubitablement désirable (ce qui este encore le cas ; le moi-même psychologique est ce qui définit indubitablement un bien synthétique chopé selon les nécessités ou par hasard ou rencontre contingente). Dès que la question du Bien, comme Idée, s’impose comme procédure seule valide, on passe de n’importe quel bienfait, déjà dans le monde, à la condition d’un bien efficace en tout et partout ; puisqu’il vaut mieux désirer ce qui en vaut la peine (et comment le déterminer alors ?), que perdre son temps en un bienfait relatif et qui passera rapidement, par exemple, ou dont l’efficacité se réduira à quelques effets, et n’engendrera finalement rien que lui-même.

En ceci on voit donc que l’universel de lui-même tire vers une plus grande possibilité (que n’importe quel bien déjà là). En ceci l’universel est donc à la fois ce qui réunit tous les biens réels trouvables dans un monde, mais également tout ce qui peut être produit d’un tel bien réellement efficace.

L’universel est déjà en soi la possibilité (qui n’est pas encore contenu dans ce monde, que l’universel donc ajoute) est déjà la possibilité d’un monde qu’il résume d’une part et que d’autre part il augmente.  

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