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instants philosophie

Le sujet non éthéré et ses exigences adéquates

2 Janvier 2013, 09:49am

Publié par zwardoz

Le sujet éthéré et ses exigences internes

 

En aucune manière il n’est question ou possible pour le sujet de se connaitre lui-même.

L’être de soi est pourtant valable ou valide dans la mesure où il offre une réalisation rationnelle de soi, qui est née par et dans l’universel (comme étant visé par et selon les universalités, les repérages, les régularités ou les identités dans le monde, la détermination), mais affreusement limité et sans doute source d’erreurs et d’impossibilités ; on ne peut pas se vouloir soi. On peut vouloir une représentation stabilisée de soi, utile et vraie relativement à telle représentation, et admettant même que cette représentation ne soit pas dépendante des autres, des regards, des jugements, des systèmes de représentation de telle ou telle socialisation, cette unité forte, cette forteresse de soi, n’est pas de toute évidence, le sujet.

 

Le sujet est le dispositif des dispositifs adéquats

Or pourtant le sujet n’est pas un monument existant de par soi ; il requiert réellement une représentation rationnelle de soi, sauf qu’il ne peut pas s’y limiter. Mais par contre si il ne doit pas s’y limiter, il doit le dépasser mais sans le nier ; le sujet est littéralement un dispositif, il doit admettre et contenir en lui les ouvertures et les possibilités bien réelles ; il doit admettre les physiologies, les langages, le relationnel et les psychologies de son entière réalité. Le sujet n’est pas en-soi et clos, il est en-plus et en-plus de tout ce qui le précède ; il n’est pas un manque qui creuserait dans le vide, il est un vide qui remonte la totalité (ou la plus grande totalité possible) de ce qu’il est dans tout donné, monde ou vécu.

 

Les maximums acquis

Cette positivité (absolue) éthérée se situe donc dans la haute extrémité possible ; reculant sa limite et acceptant en elle les plus grandes hauteurs possibles qui puissent être vécues dans une vie. Le sujet est en-plus veut dire donc en ceci, qu’il est si l’on veut une synthèse fondée non sur un moi, ou sur un corps ou sur une identité (de groupe par ex) mais sur le vide formel qui opère comme vecteur absolu et réinterprète les objectivités ou les subjectivités selon son devenir propre.

 

L’encadrement et le tableau

Si la réalité est la composition d’un tableau, sa pâte, ses matérialités, ses couleurs ou les scènes exposées, ou la logique picturale qui anime ce tableau, le sujet est l’encadrement, le tamis neutre et nu, le support non visible et recouvert, ou le cadre, le bois, l’entourage, le schéma de la réalité.

La plus immédiate pensée fut de considérer que le tableau-contenu seul importait ; il disait quelque Chose, puisque l’on y définissait des réalités visibles, audibles, délimitées. Mais l’erreur est de croire que cet encadrement invisible soit « quelque chose » lui-même, que l’on puisse lui supposer une réalité définissable.

Le sujet, les universalités réalisées et l’universel pur idéel

Encore une fois, il est nécessaire et impératif que le sujet, cette forme, ce schéma, soit défini et il le sera mille fois selon l’universel pur ou les universalités de la réalité, ou ensuite selon des intuitions et des coagulations (la volonté, le vitalisme, etc) ; il faut que l’irreprésentable se représente et qu’il actionne une forte, très imposante construction, qu’il soit impérativement rationnel et qu’il puisse ainsi seulement se saisir comme non pas un contenu, fut-il rationnalisé, mais comme structure en-plus que rationnelle.

 

Les constructivismes adéquats

C’est dans, par et au travers de la dureté constructiviste, politique, éthique, esthétique, littéraire, d’acculturation forte, de personnalisation bien effective et concrète, que l’en-plus apparait et se maintient, et constructivisme qu’il continue de pousser à être ; le sujet ne manifeste pas une logique facile et immédiate, mais se saisit en plus des dispositifs, en plus du maximum de systématisations, d’objectivités et de subjectivités, d’extériorités et d’intériorités. Le sujet est ce qui dimensionne les réalités (poussées maximalement, construites) selon son propre devenir, et logique. 

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