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instants philosophie

Les choses sont-elles libres ?!

8 Juin 2013, 11:45am

Publié par zwardoz

Il n’est pas dans les choses elles-mêmes de déterminisme à proprement parler ; le déterminisme n’opère qu’à l’intérieur d’un système clos de références ; lorsque les éléments d’un ensemble forment l’horizon lui-même de cet espace. 

Or les choses elles-mêmes, les réelles, sont placées dans l’horizon global lequel n’a aucune référence sinon lui-même ; indéfini. 

Aussi les choses sont-elles contraintes de devenir, mais cela en leurs natures mêmes ; elles sont en interaction continue en et par cet horizon, en lequel il survient de fait quantité de rencontres. 

Il n’existe donc pas un Ordre qui placerait et déplacerait chaque réalité ; il est un sol donné neutre et qui ne s’oppose pas aux devenirs incessants ; une ordonnance qui contraindrait toutes les rencontres possibles est-elle envisageable ? le fondement, la fondation, la base du donné tel que « là » est donc le désordre puisque l’ordre de tel ensemble réel (la vie par ex qui est incrustée dans l’inorganique, qui est installé dans la physique des atomes, qui est etc) est limité et même alors encore soumis à cette seule contrainte d’un horizon réel (qu’aucun discours, théorie forcément close et limitative, ne peut réduire). 

L’horizon global qui n’est pas copiable, est donc unique, fait office de devenir et n’étant pas soumis à un Ordre, il devient ce qu’il peut. 

Quant aux systèmes sociologiques ou scientistes ou objectivistes, ils partent de leur connaissance infuse (on est supposé connaitre tous les éléments d’un donné et on en conclut au déterminisme complet) sans expliquer de quelque manière que ce soit comment il se fait qu’il y ait du nouveau qui surgisse. Ce qui est absurde à moins de supposer qu’il est un ordre immanent à tout le donné-monde, qui contient en prémices ce qui adviendra nécessairement ensuite et à la fin ; la vie apparait parce que contenue déjà dans l’inorganique. Comme l’objectivisme rassemble TOUS les éléments en une fois, et que ceux-ci apparaissent au fur et à mesure du devenir, il faudrait admettre que tous les éléments existaient d’une manière ou l’autre antérieurement. 

La supposition inverse veut que les choses existent mais non pas les lois ; les lois sont à partir et dans les choses. De plus une chose n’est pas « en soi », elle est elle-même l’ensemble des relations qu’elle instaure, qu’elle est dans le donné-monde ; retirer toutes les relations qu’une chose tient avec son milieu, la chose disparait ; elle est donc à tel moment-point la concrétisation de ce point là. 

Elle n’est donc pas à subir le donné, elle est la reprise du donné en son être propre. Elle est entièrement cette reprise ; autrement dit la chose bouillonne. Ce qui est encore plus vrai des êtres vivants. De sorte que ça n’est plus de se demander ; comment les choses savent-elles ce qu’elles doivent faire ? Comment ce vivant sait comme il doit agir ? 

Puisque chaque chose est déjà en elle-même cette communication entre elle-même et le milieu ; elle ne se pose pas la question et sa progression, ses modifications ne sont pas ajoutées par au-dessus, puisqu’elle est ces actions et réactions intelligentes. De même de s’autoproduire ; en un sens rien en s’autoproduit, tout est amené à soi via le milieu qui contraint, mais si une chose n’est rien d’autre que ces « contraintes », celles-ci n’en sont plus, mais forment cela même qu’est cette chose dans son détail d’existence. 

Autrement dit les lois existent ; mais ces lois ne sont extérieures aux choses que d’un point de vue tout à fait extérieur lui-même. En réalité les lois se forment des choses elles-mêmes, qui n’ont pas d’autre « essence » que d’exister et d tisser leur essence dans leur milieu, et sur l’horizon global. 

Qu’il y ait des lois ou des statistiques ne signifie pas que celles-ci soient en plus et autres que les choses ou les êtres ; mais que lois et statistiques sont découpées sur les réalités ; regrouper un tas de cailloux, il est toujours possible d’en tirer une statistique ; que tous les êtres de la même sorte « obéissent » à telle loi, est évident ; puisque cette loi manifeste leur essence qui n’est elle-même rien d’autre que son devenir dans un milieu. La loi extérieure est déjà incluse dans leurs essences.

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