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instants philosophie

Libéralisme ou communisme ; les deux

16 Février 2012, 17:46pm

Publié par zwardoz

Il faut donc partir de ce qui encadre tout ce qui nous présent, et ça n’est ni la science, ni l’économie, mais la démocratie. En tant qu’ensemble qui a commencé de se penser, mais bien loin du compte encore.

En ceci que le libéralisme ou le communisme font également partie de cet ensemble, certes, mais surtout en cela que si la démocratie est en elle-même l’essence, le noyau, l’extension maximale (de compréhension) de ce qui est, c’est aussi ce qui doit devenir.

Autrement dit libéralisme ou communisme ont peut-être un avenir, individualité et collectivité (si l’on préfère), mais ni l’un ni l’autre n’ont d’avenir sans que soit accélérer, accentuer l’organisation démocratique de la réalité humaine.

Les collectivités s’effondreront si le champ est laissé aux individualismes, si le libéralisme continue de dépecé el monde, naturel et humain, individuel et collectif, (on est infiniment loin de l’idéal du libéralisme théorique, qui partait franco d’une rationalité qui assignait à tout individu la capacité d’organiser et de fil en aiguille à une auto organisation de tous par tous, selon un intéressement bien géré par chacun, mais qui comme il débutait par et finissait par la seule individualité, n’adoptait finalement qu’un raisonnement très court, bien que dynamique).

Ceci revient à cela ; le libéralisme ne comprend pas ce que « liberté » veut dire. De sorte que chacun est totalement égaré en ne saisissant la liberté qu’en tant qu’elle serait « sa liberté » et rien que. Ayant découvert ce vertige (après des siècles d’assujettissements divers et variés), le tournis nous prit et d’un seul mouvement il n’existât plus que cette unification égocentrée.

La seconde partie de toute liberté étant l’universel comme tel ; la capacité universelle d’exister.

Ce qui revient à dire, encore, que l’on veut bien être libre, mais sans penser. Chacun s’enferme de ce que désirant une Idée de soi, on n’aligne pourtant pas qu’il y ait une pensée. Chacun repose sur son seul corps, comme finalité inerte. Comme fondation de son identité, fondation imaginaire, puisque du corps on n’a aucune idée. (C’est l’idée qui contient le corps en tant qu’intention réelle ; reste à définir ce qu’elle est, Est).

Que le libéralisme soit dans l’incapacité de comprendre ce qu’est le monde, il suffit d’observer à quel degré épouvantable il le détruit. Dans sa matrice de construction, il organise l’ensemble de tout ce qui est, mais cette matrice est par définition limitée et ne peut pas passer au-delà de son principe ; il tend de plus à envahir toute réalité qui ne s’est pas encore approprié, et donc de réorganiser selon sons schéma restreint, la réalité qui elle, en son ampleur, demanderait quantités d’autres points de vue. Autrement dit, il est absurde de considérer que quelques-uns (non élus de plus) puissent être capables d’organiser le donné, la complexité invraisemblable du donné, des communautés humaines, des nécessités écologiques, des forces technologiques, des sciences en présence, etc.

Or quelques-uns décident de l’avenir (et non seulement de cet état présent du monde) en monopolisant l’investissement ; lorsqu’ils investissent ils décident de l’à-venir. Ils canalisent et accaparent la quantité de richesse disponible, laquelle richesse ne reviendra plus et demeura indisponible à jamais pour d’autres perspectives.

Si ils disposent d’une telle capacité d’investissement, c’est, logiquement, qu’ils en ont capté une quantité indue, qui revenait au collectif, lequel aurait selon sa propre ou d’autres logiques permis d’inventorier d’autres possibilités d’organisation de l’avenir. Non seulement capté sur l’ordre collectif lui-même (l’Etat, mais pas uniquement) mais accaparé sur la quantité de richesse de chacun (les salaires donc).

Puisque si l’Etat, oui, est capable de mobiliser vers l’avenir des investissements, il est tout aussi certain que chacun aurait du être en mesure de prévoir et de mobiliser vers et par et pour son propre avenir. Ce qui se nomme strictement démocratie.

Ce qui signifie donc ; que chacun n’est pas ou n’aurait pas du être limité à sa seule place hiérarchisée par le libéralisme (salarié, consommateur, abreuvé des industries culturelles, etc), mais qu’en se développant cet individualisme aurait du entendre tout autrement son vécu, et le doter de dimensions qui dorénavant lui échappe. Mais qui reviennent ; elles reviennent en ceci : que faut-il comprendre par la Constitutionnalité des sociétés qui visiblement ne parviennent pas même à respecter ces constitutionnalités et encore moins à développer, augmenter le contrat social ?

De même que de son propre mouvement, le libéralisme dévorateur pousse à recouvrir, annuler, abolir les dites Constitutions et donc non seulement à réduire la démocratie mais littéralement à lui substituer cet ordre profondément hiérarchique (opposé absolument à ses propres fondements théoriques libéraux),et  profondément faussement identificateur, un ordre qui ne ressemble pas aux dictatures ou aux mafias connues, qui en déploie une nouvelle sorte. 

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