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instants philosophie

On est tellement libre (2)

8 Avril 2012, 09:26am

Publié par zwardoz

La difficulté, de mon point de vue, est d’assigner un seul type d’explication à des ensembles de phénomènes déjà de grande quantité et de diverses qualités et de plus à propos de l’objet le plus complexe que nous connaissions (le cerveau et le comportement humain). biffer tout le possible de la conscience (elle est rétroaction éventuelle, affective de mouvoir le corps en retour), est aussi peu pensable que de nier la matérialité envahissante ; ça me parait peu raisonnable.
Si donc il faut accorder une place à la conscience (pour le dire vite), une autonomie (au sein de les complexités susdites de toutes sorte) il me semble que ça ne peut être qu’en ceci ; par la conscience existe « en plus » du possible : que toutes les déterminations ( actions/réactions) ne comportent pas. Non pas un Possible absolu et confondant, mais un petit possible qui suffit. Et ce dans le milieu millimétré des signes, signifiants et autres. Théorie d’une moindre variation suffisante en somme.

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Qu’il y ait des causalités de toutes sortes, c'est certain. On a donc augmenté le niveau de complexités en lançant que ces causalités ne sont pas mécanistes, mais relèvent de la complexité ; par quoi le postérieur revient sur l’antérieur ; plus ou moins et de loin

Le problème concernant l'être de l'homme est que ce retour ne se situe pas seulement dans la linéarité du temps ; puisque l'esprit existe pour lui-même, il s'éjecte par nature du temps (réel, physique) au point de se créer une temporalité (idéelle, psychique, comme on veut). Que donc déjà en l'esprit l'antériorité est suffisamment décalée et qu'il est au moins un moindre temps physique.

Ajoutons à ceci que cet état stationnaire, hors temps, mêlant des temporalités (psychiques), peut prévoir, avancer telle intention ou telle possibilité (dans telle situation donnée, la dite possibilité n'est pas donnée).

Et de plus si nous sommes non pas 'faits de signes" mais coordonnés par et selon des signes, et bien que ces signes puissent se chaîner (comme les fameux signifiants), il n'empêche que mouvoir des signes est beaucoup plus aisé que de mouvoir des quantités (des choses ou des affects qui sont, existent comme corp(s) ). Que donc aussi minuscule que soit notre capacité à "modifier" en général, il se peut, il est une chance pour qu'elle soit réelle ; on est loin de l'empire de la volonté pure, mais ce que l'on perd en grandiloquence, on le gagne depuis Descartes en précision ; il se peut qu'ici ou là, à point nommé, le libre décide de par soi.

(Encore que Descartes était bien moins caricatural qu'on ne lui prêtât ; et encore que la question alors de "le libre décide" n'est pas du tout une question close ; qui est le "libre" qui décide ?)

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