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instants philosophie

Où va la philosophie ?

12 Février 2013, 21:32pm

Publié par zwardoz

La philosophie se réalisant partout

Contrairement à ce qu’il peut sembler la philosophie introduit à la réalité pure et bien que cette avancée ne soit qu’une approche et alors que par ailleurs elle ait effectivement absolument concrétisé son exploration, c’est dans toute la réalisation humaine qu’elle porte ses effets.

Evidemment la philosophie est seulement le signe annonciateur, l’illustration, amplifiée, d’un mouvement plus vaste ; le dépassement par la conscience de ses conditions d’émergence. A savoir avant tout le langage et ce qu’il comporte, la parole. Et ce fait l’ensemble du relationnel humain, en tant qu’humanisant.

 

Le dépassement du langage

Le premier dépassement du langage est l’universel ; l’universel est le langage mais poussé à sa limite et cette limite est l’intentionnalité. Toute conscience est conscience de quelque chose, mais le dispositif « conscience » existe de par soi, quelque contenu qu’il adopte, et finit par dresser donc un projet en propre et séparé.

 

L’activisme forcené de la conscience purement vide

Autrement dit, au travers des déterminations agitées, des identités (de groupe ou individuelles), se poursuit l’activisme pur de la conscience (qui emporte tout autant le subjectif que l’objectif, les peuples et les devenirs historiques).

Ce qui importe de comprendre est que la conscience est un simple arc réflexe ; il s’active indépendamment des contenus mais compte tenu de ces contenus, et en supposant donc que l’avancée se marque évidement par ces contenus eux-mêmes, qui ne sont pas indifférents, qui sont autant d’effets de l’approfondissement de l’intentionnalité-dans-un-monde.

 

Les structures sans contenus de vérité (sont la vérité même)

Au travers des contenus, il faut remarquer que les contenus adéquats n’apparaitraient pas si ils n’étaient structurés par et pour une intentionnalité ; autrement dit tous les contenus universels, (sciences ou idées ou politique, démocratie ou ce que l’on nomme tel, ou éthique ou esthétique ou donc pour-nous personnalisations) n’existent que dans l’effort et la volonté, ou plus exactement par l’intentionnalité (qui est bien plus étendue dans le registre que la « volonté »). Ce qui indique que fondamentalement nos Vérités s’acquièrent formellement et en tant que formes, vides, sans rien, et que donc ces formes pures sont ajoutées au langage seul, qui ne les comportent pas.

 

Le non réalisme et le non idéalisme

Ceci écarte donc d’une part la série d’interprétations qui supposent autre chose que la conscience pure, cette forme radicale et structurelle, (qui supposeraient donc un vitalisme, une force, serait-elle techno-économique, une subjectivité, ou quoique ce soit qui appartienne au monde, au donné ou au vécu) et d’autre part écarte qu’il y ait un contenu qui prédominerait et idéalistement constituerait le sens ou l’essence définie (un jour) de l’homme.

Il n’est rien de tout cela, et il n’existe qu’une forme pure particulièrement virulente, insaisissable, irrégulière, mais reconquérante constamment puisque n’ayant rien à préserver c’est la forme pure et purement active qui parcourt tous les contenus, les gravissant un par un. 

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