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instants philosophie

Politique universelle

4 Novembre 2009, 12:34pm

Publié par zward

Ce en quoi s’enracine le sujet, ça n’existe pas ; et c’est ce qui entraine tout moi psychologique bien au-delà de ce qu’il peut. Le moi psychologique recherche dans le monde, le vécu, les autres, le corps, etc, ce qui de toute manière ne s’y trouve pas, jamais.

Ce faisant le moi sera poussé à réaliser tout cela qui lui sert de paravents ; il y découvre que son être est à la mesure du monde ; il crée ce monde comme étant le sien. Ce qui a constitué l’idéal de peuples entiers est devenu réel ; que cela se réalise individuellement signifie que la réalité humaine pour parvenir à un niveau d’intégration suffisant, doit en passer par l’individualité ; puisque seule l’individualité peut porter la multiplicité vers la pluralité (cad une organisation idoine de la multiplicité).

Il est bien certain que la plus grande pluralité comporte la plus grand distribution possible de pouvoir (cad de centres de décisions, d’inventions, de gestions autonomes, de vécus, etc). qu’il serait de la raison d’être même de ce que l’on nomme le libéralisme de pourvoir à cette distribution la plus intégrale possible ; que c’est précisément en ceci que le libéralisme est détourné et limité par une série de contractions, de resserrements, de monopoles qui produisent des concentrations ; concentrations de décisions, d’inventions, de gestions ; tout cela est rendu obscur.

Mais cela n’inquiète pas les mois outre mesure … puisque de son point de vue, son vécu, il continue de l’ordonner. Apparemment.

Parce qu’ il est bien certain qu’ il manque un étage à la fusée ; la coordination de leurs vécus ; entre les vécus immédiats et les monopoles, il n’ est aucun contre pouvoir, aucun contre investissement. Les médiations en cours (démocratie politique, sociale démocratie, droits sociaux, consensus d’opinion, rétentions et surveillance des productions et de l’économie en général, etc) forment évidemment une légalité légitime ; mais bâtis sur le retour ; cad développant les bases universelles abstraites dites des droits de l’homme, du citoyen, de l’Etat, de la société civile, etc.

Nul ne peut contester la constitutionnalité ; cela formule l’encadrement légal et légitime de toute réalité humaine développée ; en particulier, il est impensable que cette société puisse se passer de médiations, mais aussi qui sont des représentations ; que ceci ou cela soit représenté, signifie que l’on n’en a pas une connaissance spontanée et de par soi ; il n’est aucune possibilité anarchiste ou communiste d’absence d’Etat, de représentativité ; il faut que les choses soient dites, exprimées, de même qu’elles doivent être comptabilisées (via l’argent) pour que ces choses existent pour nous et que nous puissions nous en fixer la réalité, l’effectivité, l’ efficacité. La « facilité » dont rêve le moi est uniquement une vacuité subjective.

Par contre il n’est pas dit que cette représentation, cette représentativité (constitutionnelle par exemple, mais aussi du statut en propre de chacun entant que personne humaine, etc) soit limitative et uniquement d’accession à un simple donné (« chacun »).

Ayant posé les bases, la théorie abstraite des droits, cad la théorie de l’universel, prétend que la suite en sera élaborée comme spontanément ; les vécus se mélangeront, la société civile s’augmentera, les équilibres fonctionneront ; le monde sera produit de par soi sans que l’on ait rien d’autre à pourvoir que l’ensemble des règles qui y président, abstraitement.

En quoi on a pu s’apercevoir que cela obligeait à créer un tel surcroit de réglementations que la gestion en est devenu quasi impraticable ; au droit de base s’ajoute les droits dérivés et inventés qui alourdissent définitivement l’ensemble. Sans que soit réparés les manques initiaux ; ceux constitutionnels qui « devaient » de par eux-mêmes produire naturellement un monde humain humanisé.

Comme les portes furent laissées ouvertes, dans le non constitutionnalisé, l’impensé du droit abstrait, toutes les nécessités et les obscurités remontèrent jusqu’à envahir et annuler non pas les libertés acquises, (quoi que c’est précisément ce qui risque de tout écraser), mais au moins annihiler ce que l’on pouvait en attendre. C’est non pas en rapport aux libertés acquises, en fonction des libertés possibles, que l’on peut critiquer cette mise en ordre ; en vue de ce qui pourrait ou aurait pu être. Par comparaison donc au degré, au niveau de civilisation que cette société prétend achever définitivement et qui en raison de ce qui aurait du être est insuffisant, voir déficient.

Que la constitutionnalité au lieu d’être le début, soit la fermeture, la barrière du devenir, signifie que le sujet, tel qu’emprunté par cette abstraction, est stoppé net ; le sujet ça ne devient que par l’universel.

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