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instants philosophie

Devenir libre du monde unique

10 Juillet 2013, 13:54pm

Publié par zwardoz

Le moi est cette élucubration inventée mais absolument fondée ; il était impératif que l’universel, l’universalité puisse se réaliser mais comme l’universalité ne suffit pas (en tant que culture ou Etat ou moralité ou pensée selon l’esprit, hégélien) à fonder la réalité même de ce qui est, il devait se reprendre et cela s’est effectué via la personnalisation ; chacun est à soi-même ce qui devient, et en ceci rien n’est écrit, ni prévisible alors même que cela s’imposât absolument et sans partage, et accéléré par la prise de forme instantanée que furent les mai 68 ou hippies ou autres libérations sans mesure aucune en quelque société humaine que ce soit.
Or pourtant le moi dont la réussite est absolue, est aussi ce qui bouche la vue, l’arbre déployé qui empêche que chacun ait accès à ce qui a fondé cette immense acculturation, cette avancée dans l’acculturation, cette acculturation impérative si l’on veut que l’universalisation se poursuive.
Les extases grecque et chrétienne constituent les fondations réelles dans la poursuite de la réflexivité.
L’universalité, ni le devenirs-conscience ou les devenirs-consciences (lorsque le libre engendre une multitude de consciences) ne suffisent à penser ce qui est arrivé ; il faut remonter l’universel et le devenir en son activité réelle de réflexivité. De « ce qui ne laisse pas en paix quoi que ce soit ».


Pas même la pensée ou l’universalité.
Or remonter les acquisitions dans leur instance réflexive, c’est évidemment passer outre et l’universalité (mais sans la perdre) et outre le devenir conscience (mais sans l’annuler). Rien de ce qui est, ou fut, ne doit s’annuler mais tout doit être repris.
Puisque ce qui compte depuis que la réflexivité a dépassé les réalités humaines données (le langage, le groupe, l’immédiateté, le donné, le vécu, etc) est précisément la possibilité d’accumuler tout le réflexif et non pas de remplacer tel monde particulier par tel autre monde particulier.
Pour cette raison les deux extases, universelle grecque et chrétienne, ont formulé l’acculturation généralisée ; ces deux réflexivités n’annulent rien ni bien sur ne s’annulent entre elles, sinon épisodiquement. Ce qui est de l’ordre de la réflexivité s’augmente et non pas se remplace en disparaissant.


Pour lever toute ambigüité. L'acculturation généralisée et les cultures
Lorsque l’on avance les deux extases universelles et chrétiennes, au devant de toutes les autres, il ne faut pas pour cela détruire toutes les synthèses et les groupes antérieurs ; toutes les cultures qui précédent l’acculturent (ou se continue en parallèle) sont elles-mêmes effets différents de réflexivité et engagées dans telle ou telle synthèse.
Les deux extases sont à prendre en seconde main ; elles instituent un règne autre qui subsument les cultures en-deçà de l’acculturation généralisée ; l’acculturation est la non civilisation, cad la civilisation non localisée, simplement, et ouverte sur toute la surface de ce monde çi unique.
Hors lieu cette acculturation est la stabilisation en puissance seconde qui loin de nier les cultures, doit, ou aurait du (…) ou devrait exposer ces autres mondes ; ce qui se réalise, hypocritement dans les « musées » en somme, alors même que les peuples furent assassinés. Ceci est la puissance seconde qui aurait du ou peut encore assumer et admettre toutes les cultures réelles ; excepté que pour qu’il puisse exister une collégialité généralisée, il faut impérativement accéder à cette Puissance seconde de l’être, qui définit l’humain non en une culture exclusive, mais selon son ambition réflexive.
La puissance seconde est la tenue des principes (de vérité vide et de liberté formelle ; aucune vérité ne l’emporte sauf la vérité en en son principe, aucune liberté ne subsume aucune autre et toute vérité est adéquate d’abord au libre, puisque le libre est antérieur ontologiquement au vrai).
Ainsi le vrai et le libre ne sont pas des reniements des cultures, religions ou peuples, mais devraient précisément s’utiliser par ce cultures et ces peuples afin de parfaire leur vérité en propre, à condition que la vérité formelle et le libre pur soient admis.
Dans ces conditions, il importe peu (sinon pour les peuples ou les cultures en et pour eux-mêmes) puisque le devenir est celui que lance la réflexivité laquelle ne peut pas être vécu simplement ni immédiatement ; c’est de quitter, d’abandonner l’immédiateté qui porte ailleurs et autrement.


Et cette non immédiateté (mais qui confronte également la formulation dernière des mois, des personnalisations qui ne sont plus en mesure de se considérer comme immédiatement « soi ») qui nous propulse dans l’invention et l’invention ontologique de notre être. Lequel est vide et qu’il faut emplir et de la vérité et du libre en soi.

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