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instants philosophie

La métaphysique, compréhensiblité et compréhensivité

20 Juillet 2013, 18:22pm

Publié par pascal doyelle

Si l’on suit l’hypothèse ou plutôt la compréhension métaphysique, ou encore l’orientation réflexive que nous confère la métaphysique (rendre compte en un discours de la totalité existante), on sous-entendra néanmoins qu’il existe une autre possibilité de réflexivité qui est dite ontologique (en ceci que la description, rationnelle, de notre être est ontologique puisqu’elle, cette description, modifie cet être lui-même ; la description ontologique est un montage et remontage de la structure même de notre être, en son os).
Suivant donc la seule métaphysique, il faut la caractériser par l’augmentation considérable que l’universalisation provoque en l’individualité qui est ainsi portée à s’oublier, à oublier son individualité limitée à tel donné, vécu, ou monde particulier. Devant cette ouverture les grecs ont donc exploré toutes les voies de cette universalisation : les différences perçues sont réunies en séries, les idées, qui forment ou dont on recherche la systématique, et à partir desquelles on suppose un « universel » absolu au-delà des idées, une idée des idées.
Ceci peut être compris en tant que compréhensibilité (les idées nous exposent l’essence, l’universalité dans les choses immédiates et particulières) et en tant compréhensivité ; ce qui est plus difficile à entendre puisqu’il faut alors organiser les idées entre elles et rendre raison de cette organisation des idées (qui elles nous exposent les choses pleinement), l’idée du bien comme régissant la plénitude, mais aussi l’universel pur, la compréhensivité devrait nous expliquer pourquoi nous en sommes capables, pourquoi l’homme est « cela qui comprend » et possède la capacité d’universaliser, et donc de « vivre plus ou mieux ».


Le vivre-plus est l’augmentation même de la conscience que l’on a soudainement des choses limitées et donc dépassées, augmentant notre vision, et le vivre mieux est la conformité, l’adoption d’une conduite conforme non plus en et par telle expérience vécue restreinte, mais conforme à l’ensemble, à l’ordre des choses ; compréhension double que seul l’universalité nous accorde.
Ceci étant, les discussions vont bon train qui tentent de réguler cette avenue ouverte sur le monde en sa totalité, hors des mondes et des cultures particulières, en sorte que si ces cultures sont ordonnées selon leur propre synthèse à chaque fois (les immédiatetés sont synthétisées telles quelles, et on tente alors de broder synthétiquement afin d’exposer le sens de tout ce qui apparait), de par la réflexivité dite de raison, rationnelle (ou qui donc ici élabore un discours systématique), à cette synthèse donc s’oppose ou est remplacée par l’universalité ; on n’admet pas « ce qui apparait » tel que cela apparait et est nommé et brodé dans la trame synthétique qui expose tout en un groupe qui est garant de la vérité de ce qui est Parlé, et échangé.
Il ne faut pas mal comprendre l’idéalisme ou l’arrière monde autrement que par le refus de succomber à la limitation de l’individu ou de l’immédiat ; sans l’universalité chacun est restreint à son pauvre cercle. (Nous pouvons éventuellement adorer l’immédiateté et lui reconnaitre d’innombrables intérêts, mais c’est parce que nous en jugeons à partir d’une universalité acquise).
L’universalité n’admet pas l’apparition, et donc va progressivement réunir les différences en idées dans le donné, les choses, les êtres, etc, mais aussi produire à partir des idées découvertes d’autres différences et augmenter non seulement la pensée, mais la perception même. Vision absolument analytique et si la raison prône l’unité et l’unification, ce sera en réalité à partir d’un surcroit de différenciations, et donc l’universel d’abord et essentiellement divise et sépare ; distingue.


La compréhensivité
Par ailleurs dans l’unification même, ce que devrait nous octroyer la compréhensivité, il ne s’agit pas seulement de réunir les idées (qui exposent et réunissent les choses et les êtres particuliers), mais puisque la raison d’être de telle chose est l’universalité en elle, son idée (le Chien comme idée nous explique tous les chiens quels qu’ils soient, rencontrés ou non), et comme il faut qu’il existe un principe d’ordonnance des idées entres elles, il est appelé immanquablement de savoir comment se produisent, se génèrent les idées ; que donc il est un idée absolue qui engendrent les idées, qui donnent la raison d’être des choses et des êtres.
Evidemment de tels problèmes se soulèvent de cette énorme tentative de compréhension qui se veut également tentative d’explication ; l’universel pourrait seulement décrire le monde tel qu’il est, même quand à résoudre les multiplicités en idées comme étant l’essence des choses. Mais tout naturellement, la compréhension se veut également explication ; les idées sont ou seraient causes des réalités. La raison d’être est identique à être tel ou tel ou plutôt à être tel plutôt que tel ; or si une idée se distingue d’une autre en raison de ses prédicats, par contre comment distinguer tel chien de tel autre ; il est donc une matérialité de ce chien là qui n’est pas pensable ; on ne peut distinguer ce chien que de le percevoir distinct de cet autre, mais non pas de penser ce chien distinct de l’autre.

La matérialité
La génération laissera toujours pourtant un impensé énorme ; la matérialité. Les choses et les êtres sont constitués non pas d’idées mais d’idées qui informe une masse, amorphe, dont les idées découpent en les séparant les essences (les idées/essences des choses sont des différences intrinsèques, des séparations de distinction ; une idée est connue de se décrire dans ses distinctions d’avec d’autres). Sauf que les idées se distinguent les unes des autres, mais ne rendent pas compte de la séparation des multiplicités réelles.

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