Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
instants philosophie

La source de l'humain et de l'historicité

31 Août 2013, 09:09am

Publié par pascal doyelle

La puissance seconde.

Si au sortir de la Parole du groupe dans un monde particulier, on aboutit en la réflexivité amenée à la puissance seconde (la vérité est un principe et une structure et non pas telle ou telle vérité, le libre est formel et commence de déployer ses efforts et ses effets), alors la vérité et le libre pur sont en même temps ce qui augmente le monde. Il n’est aucune possibilité de découpler le libre et la vérité en tant que structures de base de la réflexivité, qui devient la source unique mais démultipliée.

Par contre c’est le nez planté dans nos a priori que nous ne percevons pas ou plus ce qui est en jeu. De se définir comme un moi ou de tenir à un objectivisme de science, de technologie, d’étatisme dépourvu de démocratie, d’idéologie naturaliste ou psychologiste, de subjectivisme encombré de ses immédiatetés, comme de réduire notre être à un désir, de composer notre être comme si il était un donné déterminé, de déterminations.

Tout cet ensemble est issu et est devenu à partir de l’ambition première (grecque et chrétienne ou assimilés ayant généré une acculturation monumentale), et il n’est que les mois qui enfoncés dans leur identité, soient capables d’oublier cette ambition. C’est que l’absence d’historicité, de conscience historique permet aux groupes divers et aux pouvoirs non démocratiques, d’annuler qu’il y ait nécessairement un devenir universel et libre. Si l’on est déterminé et déjà ce que l’on est, (telle identité), alors il n’est plus de vérité ni de libre pur. Il n’est plus que des déterminations, et comme personne n’a accès à une connaissance complète de toutes les déterminations (à supposer que cela ait un sens ou une réalité possible), alors toute détermination de notre être est opérée par un groupe et une sujétion partielle et une soumission totale en cette détermination extérieure de soi, mais n’est jamais cette sujétion par la vérité (ce pour quoi elle se prend) qui n’a pas en réalité d’autre être que via et pour un libre pur.

Ne pas percevoir comme se découpe notre historicité entre d’une part la réflexivité universelle puis d’autre part selon le libre pur qui surgit de sa propre réflexion sur soi, et qui recomprend à nouveau que le libre est intensément universel et l’universel le levier radical de notre être dans le monde unique qui a abattu la Parole (et le groupe replié dans son monde particulier), et que le devenir conscience a annulé que ma conscience soit absorbée par quelque corps et identité imaginaire que ce soit, de même que rien ne prescrit que les consciences ensembles soient séparées par les intérêts du monde et abîmées par le vieil homme.

Que l’on ne perçoit pas comme la foudre a frappé et divisé l’humain en propulsant l’universel et le libre, et donc dans les deux cas le dépassement, ce qui signifie la réflexivité, cela se peut en pensant détenir une vérité plus grande et plus concrète, qui interpréterait le monde et l’humain selon une super objectivité ; ce en quoi ni l’universel ni le libre réels ne se reconnaissent ; cette super objectivité est encore la reprise d’une pensée magique qui croit tenir le secret en une pensée, alors que depuis Descartes la philosophie est déjà passée à autre chose que la seule vérité et le seul universel (qui se développerait comme un discours « fort ») ; l’exister pur en tant qu’attention indéfinie qui n’a pas besoin de la vérité pour être sa certitude, qui n'est pas la vérité en ce sens qu'il la contient, qui est-déjà en elle-même la structure de vérité comme de la liberté.

La pensée non magique consiste à admettre la division et la séparation des choses et des êtres, afin d’en rétablir la dimension en son degré supérieur qui intègre les séparations et non pas qui croit combler les vides par de la compacité. La philosophie dessine donc la division, la séparation de toutes les choses et tous les êtres, sous couvert d’une unification (dieu, l’esprit, la vérité comme contenu, la raison, etc) mais qui étant proposée dans une pensée réflexive revient sur soi et crée à partir de cette unification, les distinctions et divisions de « ce qui est ».

Ce qui est, est donc le divisé. Et la pensée (qui ne désire l’unité que par faiblesse et caricature) est la multiplication des réels (ce qui eut lieu effectivement dans l'histoire) ; la philosophie formulant la théorie de « ce qui génère » la pluralité et la distinction ; elle a déjà dépassé la « vérité courte et faible qui réunit», puisse être figée et ne soit pas la source qui se déverse.

Or cela il est impossible de comprendre la diversité et l'épanouissement de la pensée et des devenirs différents et divergents qui sont pourtant réunis en puissance seconde (et non d'une fade vérité inerte et générique).

Commenter cet article