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instants philosophie

Qu'est-ce que la conscience ?

22 Septembre 2013, 13:46pm

Publié par pascal doyelle

Le mini mécanisme ontologique est donc l’art et la manière d’amplifier la réalité et de produire un être spécifique, dédié au libre pur (ou ce que l’on nomme comme tel ; à voir si il n’est pas d’autre formule, et sans préjuger que quelque part, ailleurs, il n’existe pas un être spécifique encore mais supérieur ou autre radicalement et que l’on ne puisse pas imaginer de notre pauvre expérience quant à « ce qui est », quant à l’étendue invraisemblable de tout ce qui peut être).


Le mini mécanisme, la conscience, est une forme vide, absolument positive (il n’est nul manque ni anti ontologie, dont on ne voit pas de quoi elle se pourrait tenir ; puisque le néant comme il le dit, n’est pas), qui marque donc, à l’inverse de tout « anti-position », l’unique positionnement radical d’un être réel qui est effectivement (qui pourrait le nier ?) ; l’être de conscience.
Puisqu’elle est libre, elle ne peut pas être elle-même composée ; elle n’est pas une détermination (fut-ce la « raison », en soi, en personne, ce qui est une position absurde ; la raison est celle de « quelqu’Un »), qui correspondrait à une détermination ; elle n’est pas un contrat passé avec elle-même, ce qui supposerait qu’elle soit avant que d’être … absurde également.
La conscience est donc ce qui naît d’un embrouillamini de perceptions de divers ordres, en diverses régions (du corps, du langage, des autres, de tout ce que l’on pourrait découvrir qui la précède), et elle naît au sens de surgir ; elle est en-plus (et donc ne contredit en rien aucun des dispositifs dont elle s’issue. Par rapport à la cervelle, elle n’y est pas ; elle est l’articulation d’une cervelle avec le dehors (de cette cervelle et de tout ce qui s’y trouve). Articulation et elle rapporte ; elle est rapport et n’est que cela.
Ainsi le langage est lui-même simplement un rapport entre signe et signe ou signe et chose ; un signe est une relation et n’est que cela. Pour cette raison entre langage et conscience, c’est le langage qui est conscience (mais c'est en parie illustratif).


Ce qui ne fonctionne pas à l’envers ; la conscience n’est pas (seulement) le langage ; on ne voit pas quel profit le dispositif tirerait de se retrouver limité par une prononciation, un énoncé, un langage ; il faut pour que simplement elle fonctionne (comme conscience de) que la conscience soit plus étendue que n’importe quelle fonctionnalité ; puisqu’elle doit admettre la réalité, le dehors comme celle du dedans, la cervelle ou le moi ou les mémoires, etc.
Notons bien qu’il n’existe alors aucune conscience qui existerait suspendue on ne sait où ni comment. Elle n’existe que née de tout ce qui la précède ; des fonctionnalités, des dispositifs, des physiologies, langages, ou autrui, etc.
Or n’étant évidemment pas en mesure d’exister avant que d’être, il semble adéquat de penser qu’elle surgit de la cervelle, comme dispositif au sein des dispositifs et se tenant de tous ceux là ; elle se tient de la perception, des signes, des corps, etc. une atteinte au corps, signes, perceptions la réduit ou l’augmente en proportion ; mais disons qu’elle obtient néanmoins, malgré les aléas, une stabilité ontologique pour ainsi dire statistique.


Ne procédant pas d’elle-même, le problème est qu’elle est un être « qui se sait ». Elle ne sait rien du tout, sinon qu’elle est. (et du reste lui pose problème de connaitre de quel signe ou perception, elle est, puisqu’elle se produit en plus des fonctionnalités, physiologies, et autres ; la question de son identité de qui ou de quoi l’a-t-elle empruntée ?).
Cette unité est purement vide et ne se voit pas ; elle se délègue donc en ceci ou cela pour se rendre visible (un nom, je me nomme un-tel, un signe de son vécu, ou une proposition abstraite « l’être est », etc, elle vadrouille et son être est d’explorer).
Se-sachant, dès lors il lui est possible de se réguler quelque peu, un minimum ; le se-sachant, sa conscience de soi comme conscience (elle n’a pas à se formuler directement qu’elle est ; elle est se-sachant), peut donc de par soi se stabiliser. Il s’inscrit, dira-t-on.

Son inscription est le repère que toute conscience à d’elle-même ; peu importe ses variations (ses identités, ses signes, etc) puisque la finalité est que la conscience se maintienne comme conscience (cad comme capable d’aborder « ce qui arrive » hors de la cervelle).


Le se-sachant ne peut pas ne pas tisser des rapports … et ceci est fondamental. Il tisse des rapports un par un, puis admet de jouer au sein d’un environnement de rapports ; autrement dit non seulement un signe du langage désigne une chose, mais aussi ces signes se désignent entre eux, et désignent cela même qui opère des rapports.
On ne voit pas quelle limite assigner au tissage de rapports… il en est une quantité sans doute indéfinie (on ne saurait affirmer l‘infini … pour la bonne raison que l’on ne sait pas ce que cela veut dire).

Le se-sachant est donc le "rapporter" en général et est le se-rapporter à soi, (quel que soit le "soi" pour ainsi dire). il est donc un tissage régulé des apparitions de la conscience,en somme, qui se repère elle-même et se marque ; étant déjà réelle, (elle est pleine ou plutôt naît de quantités de perceptions au sens large), elle est de fait douée d'effets réels. Le tissage indéfini des rapports et des repères est en partie uniquement structurel ; il n'est pas composé (de déterminations), il compose et décompose des détermination entre elles.Si il n'existait que comme déterminations, on ne voit vraiment pas à quoi il servirait à la réalité d'inventer des consciences...

Il faut bien que ça serve à quelque chose.

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