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instants philosophie

histoire philosophique de l'être "humain"

21 Octobre 2007, 17:45pm

Publié par zward

Il faut bien remarquer ceci : le Sujet est « ce qui n’est pas » mais le sujet est dans le moi. Et celui-ci n’aura de régulation autonome que s’il se dote d’un sujet, qu’il ne peut pas atteindre, et contre quoi fonctionne tout le monde dit humain.

Le sujet, en soi, peut exister en quiconque. Cad se générer librement ; et il n’y manque pas … cad que le Sujet transperce absolument toutes les restrictions possibles. Le Sujet définit un cercle indépendant de tout. Mais il est bien évident que culturellement et humainement, il n’existe que dans une reconnaissance de son essence. Cad si il est inscrit dans les textes. Dans les textes fondateurs. Ceux qui s’écrivent au-dessus et au-delà de la sphère individuelle subjective. De par soi, de par son immédiateté, chacun aimerait abolir la démocratie… s’il n’existait un réflexe culturel essentiel qui prévient que l’abolition entrainerait un amoindrissement considérable de tous. Or ce surplus culturel éveille une articulation bien plus abstraite que celle qui nous lie à « qui » l’on est… plus abstraite et plus profonde … plus profonde que cette mimique à quoi nous condamne le moi.

Bien que n’existant qu’individuellement le sujet est l’inverse d’un égocentrisme ; qui ne se structure que d’un intérêt très limité pour l’existence. L’intérêt en question est précisément ce qui est conclu comme banalement et naturellement immédiat, alors qu’il n’est l’intérêt d’exister, ni banal, ni naturel ni immédiat. C’est ce sur quoi en remettent constamment les petits déploiements sans envergure ; finaliser à la petite semaine le vécu.

Si le sujet est  « en soi », rien ne le dit a priori où que ce soit et en quelque forme que ce soit … aussi le sujet doit-il, de fait et de par son propre prix, exister en tant qu’exprimé. C’est en cela que « culture » il y a, ou pas. Si en-soi, ça existe, c’est culturellement que ça s’exprime et en définitive, il est de son essence de développer son opératoire culturel. La culture n’est pas la consommation d’images ou de sons. Ce que le moi, dans son monde, a inventé ; le déferlement de signes sans portée aucune (sauf que ici et là, le déferlement se stoppe net et s’incruste soudainement dans une vision, marquant historiquement de sa verticalité l’horizontalité de la non historicité de tout cela ; de sorte que grâce à quelques uns, ce monde a une histoire… malgré tout). La culture est toujours une acculturation réfléchie. A quel degré doit-on situer la réflexion ? Et à quel niveau le moi prend –t-il la température de son être ?

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