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instants philosophie

de la reconnaissance non humaine

25 Mars 2006, 17:23pm

Publié par zward

écrire est un mot de passe .

si je parle , je parle de choses et d'autres , ce sont les objets qui défilent , les visages , et fondamentalement la motion sans cesse renouvellée de ma "reconnaisance."
La "reconnaissance" remonte ; comme idée ; à hegel .
Elle institue en plein le sens , la signification du désir ; je désire ceci ou cela , c'est ce que l'on croit en tant que moi , on est fasciné par l'objet lui-même qui parait condenser tout le trésor de l'existence.
Ce que le moi ne voit pas , c'est que cet objet , outre les qualités utiles qui ne posent pas probléme , est désiré parce que désirable ... cad désirable pour les autres ; leurs regards meurent d'envie de le posséder , aussi je m'aime d'être désiré sous l'effigie de tel objet , qui matérialise
 qui matérialise ce qui est insaisissable , qui à la fois adore cet objet et s'en insatisfait totalement , mais fait comme si ça le satisfaisait ; histoire que l'échange continuel se fasse ; ça fait fonctionner toutes les sociétés ; on se passe l'envie et la reconnaissance , on forme une immense hiérarchisation d'objets ; tout objet est marqué de signes divers , ça fait parler , et ça fait parler au-dedans de soi ; on se cause , mais comme de l'extérieur , cad toujours sous le regard envieux des autres , dévalorisation , valorisation , on passe notre temps à cela : on imprime cela trés sérieusement dans nos cerveaux , parce que selon que l'on est conforme suffisamment ou pas , on pourrait trésbien se retrouver SDF .... c'est pas de la rigolade donc ... ça commence comme une farce, mais ça inscrit absolument quelqu'un dans une organisation , ou en dehors ; en dehors du groupe ... dont on sait bien que pendant des milliers d'années , de se faire sortir du groupe , ça condamnait à mort ...
  qui reconnait-on et qui nous reconnait ? un tourment sans fin ...
 un jeu qui semble inévitable et infantile à la fois ;
 et dont on comprend qu'il nous foute la pression ...
 du groupe ? ou pas du groupe ?

écrire , ça dégage les bronches.
parce qu'on fait attention à ce que l'on dit , et plus aux regards des visages ... ça devient un visage en soi , le visage qui sauve ?
c'est un océan dont on n'a encore quasiment rien lu , rien su ,
  et dont la seule façon d'en savoir quoi ...  c'est de continuer ...
Il n'y a aucun autre moyen de savoir de quoi il retourne , de quoi il raconte (je , le sujet )
  que de poursuivre la signification des phrases ;
 personne n'y a accés , et quand bien même , cela n'importerait  pas , parce que c'est JE qui doit débrouiller ce qui vient (à l'esprit ).
 ce qui veut dire une chose ; la valeur que j'ai (à mes propres yeux ) , ne dépend plus des regards , ni  des visages , mais vaut en soi : (ce dont on ne se rend bien compte , de l'esclave dont on se (nous) nourit , que d'en être sorti )
 et ça fixe la diffusité de l'insatisfaction, qui pousse à la soumission , l'adulation , l'envie , la quémandance ; ça la cloue , la saleté ...
  ça brise le vicieux cercle de la demande de sens , parce que c'est la signification même.
 (individuellement la seule accessible , et la seule ayant un poid réel , désenclencheur , pour une personne dite humaine  : parce que l'on n'y est plus , humain ... )
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