précipité
Notre être est trés étrange : il se plie , il s'adapte , il se renouvelle , peut se figer durablement et douloureusement , s'opposer en pure perte , se rassasier de sa mélancolie dépressive , se fourvoir en le sachant tout en l'ignorant , suivre sa personnalisation mais aussi briser toute correspondance de soi à soi
Devant cette diversité, et sans même évoquer l'indéfinie possibilité des contenus de ces formalismes ,
je ne puis lui assigner une identité.
J'en saisis la forme , vide, uniquement présente , cad en acte , dans l'actualité d'un contenu , jamais "en soi" ce qui serait une vue de l'esprit , cad une interpétation de mots, d'idées , un contenu du contenu, ce qui n'est pas.
Aussi , le formalisme amoureux , bien qu'il semble confondre l'autre avec le moi , n'est pas du tout un coquillage refermé , une huître , n'est pas cet "un-seul-divisé-en deux" , pas plus une simplissime projection , mais un ensemble bien plus complexe et ouvert , secoué de ses propres logiques mais aussi dépassé de logiques qui sont désirées et non désirées : ça lance sur des rails ce qui peut extraordinairement effrayer et les soubresauts de contenus , qui passent ou pas, rendent plus ou moins récupérable la forme globale ; la forme tient à elle-même , elle est dotée d'une unité et donc préserve cette unité ... parfois contre vents et marées , cad en dehors de toutes considérations réalistes, alors même que ça ne passe pas : réciprocité qui absorbe les chocs , mais réciprocité supposée.
C'est donc un ensemble de facteurs , paramétres , suppositions , attentes , répétitions , inventions aussi ; les contenus recherchant leur modification au contact : diversités que l'on attend au tournant ; dans un présent qui connait .
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