Le sujet universel et le découpage de l'être
Difficulté de la philosophie ; de la mise en place du dispositif effectif qui rend compte de l’être et, sans connaitre l’être au sens strict, se permet de lancer l’intentionnalisation efficiente vis-à-vis de l’être. Que cette intentionnalité suppose, et donc qu’elle crée.
Notre vision est faussée de ce que l’entreprise du discours cohérent a inventé son sujet réel comme centralisateur et soc de la charrue qui extrait du donné ce qui peut l’être. A cette condition ; que de sujet à sujets cela se transmette. Puisque le dispositif du sujet ou le dispositif du discours cohérent (qui n’a de réalité que par, pour et vers un sujet), n’existe que si l’on s’en sert.
Mais inventant l’utilisateur du discours ; ce discours qui rend compte de soi et de ce qu’il dit crée son sujet adéquat ; alors cette intentionnalité gigantesque pose aussi le statut d’une individualisation ; qui aboutira au moi psychologique du 20 éme siècle. Gigantesque intentionnalité parce que si, par le sujet, il n’en est qu’un à la fois, soi-même, chaque sujet est intégralement tout ce que le sujet peut être, et donc est tous les sujets. Les sujets intensément communiquent entre eux. Ce qu’ils énoncent chacun est déjà immédiatement traduit dans l’intentionnalité de tout autre sujet. Autant dire que toute énonciation se réfère au même statut de l’être ; et que au fond de toute expression, (par n’importe moyen et système de signes), ce qui agit au cœur de ce qui est dit , c’est toujours ce qui se passe à l’instant même de la fabrication de ce qui est dit, comme au-dedans de ce qui est lu, perçu, compris.
Du simple fait d’être énoncé, (sur ce mode là spécifique), cela dit et parle de et vers l’être. L’être est le gouffre séparateur absolu ; et comme tel pousse à exprimer toutes ces distinctions ; perceptives ou émotionnelles, conceptuelles et intentionnelles d’une manière générale.
De cela il ressort que chacun peut être le sujet (que déjà il est (forcément), en traversant les autres sujets, qui tous partent et reviennent à « ce qui se passe » (là où l’on est, chacun), à la vitesse du passage, cad à la découpe véritable de la réalité. Quel que soit le système de signes qui répertorie ce passage. Mais dont il est bien remarquable que ce qui passe c’est le sujet comme territoire d’expérimentation. Que par conséquent il s’agit toujours de retrouver dans sa propre densité, les densités que tous sujets ont découvertes. Les systèmes de signes n’appartiennent pas à la « culture », mais aux sujets et directement en leur être actuel. Et donc il existe une terre, un sol, un territoire commun unique ; ce que le découpage-distinctif crée dans l’épaisseur de la sensation, perception, conception, toutes choses réelles perceptives au sens plein.
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