amour - le penchant
La forme est la relation qui s'établit ; elle engage cet être-çi dans cet être-là :
elle déplace l'attention sur un autre centre ; elle décentre donc tous les contenus vers une autre lecture , et cet être-çi dans une identité ;
Une identité et non pas une identification.
Identification voudrait dire que l'on que je copie-colle mes contenus sur l'autre ; mais les contenus ne sont que peu connus , tout l'intéressement , énorme , de la personne étant soit de relire ses propres contenus au contact de l'autre , soit de découvrir les contenus ,qu'il ignore, comme des questions dont il attend la réponse ;
AD ; la personne se sait incompléte, et l'autre vient , peut-être , clore le débat , ou à tout le moins apporter un certain nombre de réponses.
Identification est plutôt : je balance mon contenu et veut une image de moi-même en obtenir ; ce qui est vrai en partie , aussi , mais reléve de la psychologie facile ... et ce calque de soi sur l'autre est lplus un effet du "je cherche les réponses " (de mon être que j'ignore ) qu'une volonté d'imposer directe.
Identité, parce qu'une part de soi est posée en l'autre, comme le pion principal de tout un ensemble qui doit venir : cela est appelé , cet ensemble , et le pion posé , parce que l'on entend , spontanéement , donner toutes les chances en ouvrant tous les possibles ; cad toutes les lectures , et toutes les réponses , et tous les mélanges de contenus : chéque en blanc.
Il est bien évident que cette identité est un peu instable ... ou plus exactement , dans certains cas , l'identité se retourne et revient à soi ...
parce que cette identité est formelle , cad vide en elle-même : ça commençe à déconstruire , à reprendre ses billes , à rapatrier : et ce pas nécessairement en pleine conscience ; on sait que ça a glissé lorsque "ça se décide" , lorsque l'on décide ... en se focalisant sur telle incompréhension , ou d'un élément "qui ne passe pas".
Cette identité , son glissement ou son assurance , dépend de notre être autant que des accidents d'un parcours ; on a crû se fixer telle identité en telle (ou tel) autre , mais ça rippe , ça déchausse , ça nous revient comme un boomrang ;
Ainsi la forme , le côté formel de la relation , peut aussi , en elle-même, exister ... elle peut suivre un parcours.
Lequel parcours est sans doute lié à des contenus , (on voudrait que telle part de nous-mêmes , dont on sent sourdement qu'elle n'obtînt jamais de réponses , s'acquiert enfin en tel autre ) ,
lesquels contenus peuvent tout à fait aussi exister en nous sans aucune réponse de quiconque sur terre , jamais , et peut-être même UN contenu que l'on ne sait pas vraiment , que l'on ne limite pas , qui vient troubler toute architecture , toute construction , ( y compris strictement individuelle : à savoir : notre personnalité-même)
Mais le parcours en-soi de la forme est aussi également invoqué ... et ici , c'est plus difficile ;
parce que l'on n'a aucune représentation visualisable : la forme n'a pas de contenus expressément ; seulement sa puissance est sans fin ... puisque vide , rien ne l'oppose ... ne s'oppose ... aussi cela dépendra des contenus eux-mêmes ...
parce que si une personnalité penche du côté de ses contenus , de sa construction , de sa personnalisation , cela empéchera la forme de s'imposer ;
si ces contenus , cette hiérarchisation interne de la personne , est toute démontée ... la forme enfonce le seuil , passe outre , tend à devenir maitre du jeu ...
La forme existe-t-elle ? La confiance en la résolution (de qui je suis ) est-elle fondée ?
L'autre est-il d'un vrai ou quelconque secours ?
L'autre est-il juste "l'occasion de " ?
ou justement les précédentes descriptions ne signifient-elles pas que le moi est , à l'inverse, sans amour-de -soi , est non-narcissique , attaché à un autre de fait et non pas une forteresse ?
N'est-il , chacun , que nous pouvons trés bien passer de la forteresse à l'incomplétude d'une seconde à l'autre ?
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