programmation du moi
Ainsi le moi est très content . Il dispose de deux bases de repli : son sujet , le miroir qui reflète tout , et son Sujet qui lui ouvre l'universel .
Il n'a pas accès au miroir , mais il peut soupçonner mille fois par jour ses bruissements .
Il doit porter l'effort si il veut connaître un peu via l'universel . Il n'y demeure pas continuellement .
Par facilité et par efficacité , l'universel tend à se déléguer . Connaissance ou politique , droit ou culture . Mais en même temps tout individu démocratique est ou devrait par essence activer sa dimension universelle .
Ce qui devrait former un tout ... juger politiquement de ceci ou cela , n'est pensable qu'en fonction de connaissances non laissées au hasard , et ces connaissances ne sont présentables que d'un sujet de culture ... cad ayant en mains la réalité possible de sa compréhension entière : personnelle et humaine : qui fonde toute création de contenus ayant valeur de vérité possible , cad de finalité . La personnalisation et l'humanisation sont les finalisations des conduites civilisatrices .
Cela requiert un individu de culture ... qui ressent autant qu'il comprend : ou plus exactement dont le ressenti est égal ou tend à l'acculturation ...
Or on sait bien que non seulement par faiblesse , mais aussi par efficacité , le moi , qui est une unité en soi , à part , poursuivant ses propres fins , mène et se pousse à synthétiser en une seule vision ce qui nécessiterait une conscience de soi kaléidoscopique : d'un moi recevant son sujet et acquérant son Sujet .
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