figure du visage
La parole perdue , en somme : de laisser les affectivités comme seules règles du comportement peut paraître un accès à la liberté (d’être soi ) .
Ca n’est pas faux du tout : mais cette logique est excessivement limitative.
Non pas qu’elle limite l’accès du sujet à un ordre socialisant (ça n’est pas le lien sacralisé ou institutionnalisé qu’il faut défendre : qu’il se débrouille !) mais l’inverse : cad la structure du sujet. Ce qui vaut pour lui en tant que lui.
Or sous le régime soit disant de liberté, ce qui passe dans le vécu, dans la réalité effective, ça n’est pas exactement la liberté. C’est un magma informe , dont on peut bien s’y retrouver un temps, mais qui ne libère pas du tout les relations elles-mêmes d'une part , ni donc encore moins les individualités en cause.
Les affections varient selon une économie sans soutien. Le fait est qu’elles prennent le pas , de fait , sur toute raison , cad toute réflexion plus exactement , cad tout calcul intelligent , intellectif de soi : c’est un fait , mais cela ne veut pas dire qu’il faille abonder volontairement en cette logique là … or c’est ce qui se passe ; notre intellectif s’accorde le droit (appelé selon les vœux de cette socialisation si précise qui est la nôtre …) de succomber en cette "vérité" , soit disant unique, de cette logique facile.
Non pas qu’il faille compliquer la chose (la Chose) , mais bien qu’il soit absolument nécessaire d’y installer une complexité qui soit à mène de se coltiner la réalité , qui , elle , ne se limite pas du tout à l’affectif (cad à la répercussion affective en nous de cette complexité ) : l’affectif pur fait pâle figure sur ce visage .
L’affectif pur est une griserie psycho-socialisante qui mène directement dans les filets de telle société, voulue. Voulue ailleurs : dans l’insituabilité d’un ordre nécessaire. D’une historicité très précise.
Toutes choses nécessaire du reste que cette historicité (il faut en passer par là pour que"ça" continue ) mais dont le sujet n’a pas à acquiescer aux moindres gouvernances et dont précisément le sujet est devenu apte à se sortir. pourvu qu'il puisse s'extraire de cette identité mollasse, qu'on lui inflige , certes , mais qu'il adore indistinctement comme une déesse , mauvaise , très mauvaise au fond, sous les apparences d'une divinité pseudo-païenne libératoire.( "je suis ma propre mesure " , d'accord , mais quelle est-elle cette mesure ? )
Le païen, c'est très bien. Tout est très bien , subjectivisme , objectivisme, socialisation en tel ou tel sens , etc ;
le tout est : à qui cela sert-il ? et comment s'en sert-il ? et quelle est la caisse de résonance ?
Si l'on s'en tient au sujet communément admis et vécu , ça résonne dans le vide.
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