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instants philosophie

prospective

le monde, objectivement (lucidité noire)

6 Décembre 2007, 22:38pm

Publié par zward

Le moi ne se retrouve jamais dans son monde ; il feint de le croire.

Comme la technologie humaine que l’on nomme le « moi » , a pu battre la campagne, s’énormiser, se diversifier indéfiniment, il voit d’un sale œil que l’on puisse venir lui grignoter ses parts de gâteaux. Il faut dire aussi qu’il a bien mal placé ses pions… sur l’échiquier. Il faut ajouter qu’on lui a laissé peu de marges, mais quand même,  le moi aurait pu s’efforcer d’infléchir  un peu le cours de son destin …

« Pas laisser le choix » …. parce que les élites veillent au grain, depuis toujours des barrières, non visibles, se dressent ; ça n’est pas seulement une question de classes sociales. C’est une question de domination. Ce qui signifie que ça atteint jusqu’au cœur de la personnalité. Si n’importe qui est égal absolument à moi-même, ça gène certains. Ces quelques uns qui fondèrent leur personnalité sur précisément leur être social. Très précisément.

On n’a pas forcément les élites qu’on mérite… par contre l’humanité est objectivement représentée par ces élites –là.

Ce sont les meilleurs n’est-ce pas ?!

Par définition.

Ont-elles usé de leur intelligence ?

On pense si aisément que voici, telle, la nature humaine… c’est comme invinciblement que l’on devrait s’y reconnaitre, tout pareil.

Et qu’il est, somme toute, naturel, que quelques uns usent ainsi du pouvoir (de décision, d’organisation, de projection, d’action, de réalisation, de mise en œuvre…). Qu’il faut faire avec et ne pas s’interroger plus avant. Ce serait de l’utopisme.

Soit.

Mais objectivement.

Objectivement, qu’est-ce que ce foutoir-là ?

C’est un monde de mort.

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anarchisme et autres marxismes

17 Novembre 2007, 21:36pm

Publié par zward

Le chaman, « à quoi sert-il ? » lui demande –t-on. 

« À dire aux autres ce qu'ils ont envie de faire ».

 Pas mal …  

 

L'anarchisme est une vieille réponse qui mêle politique et éthique ou morale, comme il a été justement dit ; il faudrait que "ça " s'organise tout seul ... la vie, l'ordre commun, le partage,

Il existerait comme une nature bien peinarde qui ne demanderait qu'à ... vivoter ... (je plaisante, ça a pu être élaboré avec plus d’ambition, nul doute)

Comme nous sommes tous nietzschéens, nous sommes tous anarchistes ; tout cela est passé dans le réel, déjà.

J’ai bien l’impression que de même les indigènes avaient besoin de leur chaman, nous ne savons pas ce que nous vivons ...

Alors nous réintroduisons des repères tout à fait valides, en eux mêmes, mais déjà depuis longtemps dépassés.

L’anarchisme suppose soit une nature viable de l'être humain, mais elle serait viable en raison de ceci : soit une raison à peu près complète et connue de tous et activée par tous (ou une majorité suffisante)

 Cad qu'il n'y aurait plus qu'à la dérouler, la raison, la connaissance de soi, pour se comporter en accord ou plutôt en adéquation avec toutes espèces de situation (en ce cas, un peu comme les non-A sur vénus de Van Vogt, pour ceux qui connaissent)

 

Le problème est que la raison n'est pas complète ... on a cru un moment que les révolutions parvenaient à un état stable de la réalité humaine historique , alors des tas de théories ont parié sur cet état stabilisé, proposant une vision idéale que la réalisation historique paraissait ; qui du reste ne se réalisait pas ... le capitalisme du 19éme est une horreur, ce n'est pas absolument mieux maintenant, mais il a fini par exister une interface de vie convenable ...

 Ça signifie une société d'une complexité folle ; dans laquelle chacun est censément apte à gérer sa vie. (C’est là que ça commence, la difficulté : les conditions de liberté pour ceux qui sont en dessous, et les conséquences de la liberté de ceux qui sont au-dessus, propriété privée par ex, qui ne peut pas être sans limites)

Les marxismes achoppent aussi sur le même problème ; quelle nature pour l’homme ?

Qui et comment se définit-on ? De même que chacun ne peut pas se définir absolument (dans l’absolu moral ou anarchiste ou chrétien ou hédoniste ….), on ne peut pas me définir du haut de l’Etat ou du matérialisme dialectique ; parce que cette connaissance-là, personne ne la possède …

On ne sait pas encore « ce que « nous sommes et on ne sait pas non plus ce que historiquement une société complexe « peut » (réaliser comme système cohérent d’organisation concerté, forcément concerté puisque complexe).

Comment penser que la complexité inhérente à nos sociétés puissent être organisée autrement que par un assaut imprévisible d’intelligences diverses … et non par une morale (d’Etat ou strictement individuelle, aussi bien anarchiste que petite bourgeoise ou pseudo libérale, (qui est en fait une position assise et passive d’élites peu responsables).

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extension des droits de l'hommisme

4 Novembre 2007, 01:09am

Publié par zward

Les droitdelhommistes n’ont pas tort ; c’est fondateur, fondamental et il ne peut pas être question de revenir dessus. Et ce, bien qu’au nom d’un certain libéralisme (….) il est effectivement en cause de contraindre le peu qui soit établi.

Le peu, parce que dans le même temps, les dit-droits font figure d’en soïté , de fixité et de peu de pragmatisme. Ce qui leur est reproché, leur abstraction, parait couvrir … une quantité invraisemblable de mensonges. Etre avant tout une idéologie. Leur abstraction permet de ne pas analyser la réalité.

Ainsi il fallut long temps, pour que l’exercice de la liberté soit re-comprise en essayant d’y intégrer les conditions de cette liberté. On n’est pas libre de but en blanc. On est libre si on en a les moyens. Il faut donc que tout un chacun dispose d’une série de paramètres pour que cette liberté lui soit de quelque utilité.

Mais de plus, l’exercice de cette liberté porte elle-même à conséquence. A conséquences. Elle n’est pas lâchée sans effets, et il parait évident (quoi que…) les effets doivent eux-mêmes être intégrés dans l’exercice du libre.

Le libre n’est pas exclusif du moi. Or on n’entend le libre que selon cet abêtissement, qui est aussi une libération, de la personnalisation.

Il est une autre lecture possible … qui consiste à bien remarquer que le libre est de découverte récente ; il se réalise, se rend réel, depuis peu. Il ne peut pas intégrer dés l’abord tous les paramètres possibles et effectifs. Il ne les connait tout simplement pas, et on n’y est , dans cette humanisation-ci que de connaitre, comprendre. Le temps que ce libre prenne son étendue, et qu’il voit ses effets se développer dans un monde, il lui faut que ça lui revienne en retour.

Aussi est-on justifié à essayer de comprendre comme le libre qui se croit entièrement légitime, en fait, se doit à ce qu’il fait, et de même qu’il lui est du ce qui le conditionne. Si le libre est un cercle, ce cercle ne limite pas à son ombre.

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le moi mondial

31 Octobre 2007, 20:59pm

Publié par zward

Pour ce qui est de culture mondiale, le débat est, de fait, réglé : elle est déjà plus qu'en marche ; elle a déjà tout envahi. Le 20 ème a produit cette culture ; tout le siècle entier lui est dévoué absolument. En termes de contenus, de comportements, d’organisations, d’échanges. Je ne suis pas loin de penser que l’énorme dépense économique elle-même qui accapare 90% des énergies (ce qui est un délire irrégulé, et qui a reflué jusqu’au sommet ; cad que le marché, le « libre » , n’a plus rien à voir avec un marché de l’entreprise et de la libre concurrence , etc , mais est un marché financier concentrationnaire, monopolistique, qui casse l’économie elle-même), n’a été que l’effet d’un déferlement libératoire total. Parce qu’en somme qu’est-ce que tous les peuples désirent ? Le statut de la personne humaine occidentale ; ou moins glorieusement dit ; un statut de Moi. Un Moi avec son monde à soi, son monde de mois, son univers bien personnalisé, avec ses objets et ses éventuels gadgets, avec son immense répertoire de goûts et couleurs.

Cad que si vous êtes un réalisateur indien, vous ne pouvez pas tourner un film dont le héros ou l’héroïne choisirait la tradition familiale plutôt que son désir amoureux bien à soi. La technologie même, le film, ne peut pas être utilisée autrement qu’elle ne l’est. Ça individualise tellement en soi, et ça donne tellement la réalité même (qui est filmée), que force est de constater que ça dit le vrai ; cad que cet acteur là est un corps-tout-seul. Pas un symbole traditionnel (qui serait relié dans un texte par ex à des tas de connotations qui feraient passer la pilule de la tradition).

Si les gens désirent un moi, ça n’est pas par stupidité ; mais parce que pour la première fois dans l’histoire (humaine) chacun y a droit… ceci étant la base de la culture mondiale. Qui va chercher chacun là où il est. Et on n’y est que seul en étant soi. Et soi, seul, ça consomme, ça s’entoure de signes, d’objets (dont la solitaire automobile).

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descartes et la démocratie

29 Octobre 2007, 21:48pm

Publié par zward

Il y a un mal fou à comprendre la démocratie ... à la comprendre de l’intérieur, du dedans de notre être. Pourtant on y est réellement depuis suffisamment longtemps (depuis la scolarité obligatoire pour ainsi dire ; en quoi la démocratie est culturelle, tandis que politiquement le 19ème n'était pas vraiment un exemple démocratique, bien qu'affirmé).

Du mal avec la démocratie , parce que chacun veut avoir raison (pour faire simple) , mais que la démocratie suppose que personne n'a raison en soi, et que la vérité n'existe que du mélange et naît des conflits, des heurts et des compromis ... et de la trame historique réelle, des enjeux, et surtout des inventions (technologiques ou comportementales, mais les inventions comportementales ne sont elles pas elles-mêmes technologiques en leur ordre)

Ce qui revient à dire que la vérité, le Savoir (dans une décision, un projet, une organisation), n'est pas dans les volontés (qui s'opposent et ne voient qu'elles mêmes), mais dans la connaissance qu'amène l'opposition des volontés. Ce qui est en soi dur à avaler ...

En somme la démocratie nous oblige à être intelligents...

À être intelligents, en plus et hors des volontés que nous sommes... on retrouve Descartes ; la volonté dépasse l’intellect.

Remarque ; que la volonté dépasse l'intellect... c'est du Descartes très nettement parlant ...

 On est à l'intérieur de Descartes depuis trois siècles.

Dans la difficulté de trouver l'intellect qui raisonnerait notre hyper volonté (nietzschéenne, qui ne sait nietzschéenne que depuis ... Nietzsche ... la philo a toujours raison).

Cad de trouver le ou les concepts qui organiseraient la réalité qui nous déborde du fait de l'énormité de nos volontés.

En sommes-nous capables ?
Pas si sûr.

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hiérarchie-démocratie-philosophie

27 Octobre 2007, 11:14am

Publié par zward

Il est vrai que nous avons beaucoup de mal à comprendre l’ambiance «symbolique ». Et bien que nous pensions y échapper, dans notre atomisme, il est certain que nous obéissons aussi à ce qui dans quelques siècles (si on y est encore) paraitra du pur et simple mécanisme culturel.

Personnellement, et ça reprend le texte, je crois qu’il faut partir de l’information ; il y a des tas d’informations partout qui nous viennent du monde, des autres, de l’organisation sociale, et il faut bien l’organiser, que ce soit en transmissions ou en échanges. Le seul agent réellement actif c’est l’individu ; c’est lui qui traite de l’information. Tant que l’on ne développe pas en chacun la capacité de gérer à peu prés individuellement l’information, celle-ci se présente sous une forme quasi « magique » ; au sens où quelques uns (la plupart du temps par dynastie ou famille spécialisée en somme, cad qui baignent dans une telle ambiance de mise en scène, ce qui appartient  aussi à nos dynasties économiques …) sont visiblement aptes à utiliser ce qui tout un chacun ne conçoit même pas.

Mais il s’agit d’un apprentissage interne à telle ou telle culture, et lequel apprentissage se « démocratise » lorsque chacun est reconnu, peu ou prou, comme ayant aussi le pouvoir ou la capacité d’utiliser les signes. Cad de lire le monde comme –ci ou comme-ça.

Ce qui n’enlève rien à la révolte continuelle, évidemment sporadique mais bien que sporadique, à chaque fois, comme elle redistribue le pouvoir de quelques individualités à une plus grande quantité, ce qu’elle établit devient immanquable et nécessaire.

La question est ; qu’est-ce qui a permis que la redistribution (du pouvoir) ait pu quand même s’organiser ? (et pas délirer dans tous les sens … quoique … il faut bien remarquer que parfois ça a déliré n’importe comment, cad dans des bricolages)

Cette organisation qui rend quand même cohérente l’humanisation (en gros) me parait tout simplement explicitement exprimée par la philosophie ; cad que c’est là que cela se dit adéquatement. Et les idéaux philosophiques ont absorbé(ou systématisé ou révélé ou simplement accentué) la substance même d’une telle possibilité, la redistribution du pouvoir en plus ou moins chacun.

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démocratie

25 Septembre 2007, 21:48pm

Publié par zward

La démocratie n’est pas la moins pire des solutions.

Puisqu'il est question de pousser le niveau de conscience de soi de chacun, la démocratie est expressément ce qui fonctionne.

Qu’elle ait des égarements ou des versatilités, évidemment, comme tout le monde ... puisque tous y participent, selon un projet ou une passivité, cad selon l'éducation et l'auto éducation qui nécessairement reviennent à chacun et à tous ; que programme la démocratie ?

Que l'on sache se gouverner soi-même et en relation ; accélérateur d’intellection.

Il faut encore et toujours se méfier de ce en quoi l'on veut nous faire accroire (nous sommes en faillite généralisée, éducationnelle, sociale, politique, culturelle, etc), de la différence entre ce en quoi l'on veut nous faire accroire et la réalité.


Il est une image véhiculée via les médias, profondément défaitiste, qui veut nous pousser au crime.

Cette image que provoque-t-elle ?

La légitimation d'un certain nombre de décisions réactionnaires (au sens propre de tenir les positions acquises par quelques uns ou des groupes élargis, y compris des classes d'âge...), bien sûr, et l’absence de projections adéquates (progressistes).

La réalité est évidemment que l’ensemble des individualités a accompli une accélération énorme, au cours du siècle, et dans le sens d’une acculturation généralisée, d'une acquisition généralisée, mais que, pour poursuivre cette accélération, il est nécessaire d’investir plus et autrement.

Et que ce Plus et Autrement remettent en cause une telle hiérarchie de pouvoirs et d’intérêts, d’habitudes (sociales) et de concentrations (mécaniques ou calculées), que la totalité des dominations s’entendent spontanément pour que cela ne se développe pas plus avant.

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de l'anti démocratisme

21 Septembre 2007, 22:58pm

Publié par zward

De l’anti démocratisme en général.

En particulier de l’anarcho-capitalisme : pourquoi défendre la propriété privée dans un monde où elle est effectivement, de fait, et totalement déjà légitimée ?  Légitimée même dans ses excès ....

Sinon pour que les accumulateurs puissent encore plus accumuler et sans qu'aucun frein, et qu'aucune redistribution ne soit plus possible.

Comme toutes les visions moralisantes (cad non démocratiques), on prétend remplacer le mal fonctionnement par une nature humaine (fondée en dieu ou dans la nature ou dans l'individu "en soi’, etc) ; qui serait à mène de s'auto réguler ... angélisme quand tu nous tiens ... si ça n'était pas de la pure idéologie.

 À croire que la régulation démocratique (qui devrait tendre à son perfectionnement et ne plus être le jouet des mécanismes de pouvoirs, ni des nécessités) qui ne postule aucune morale, (et est de ce fait bien plus réaliste et concrète), est à ce point insupportable à ceux qui ne désirent qu'une chose ; ne dialoguer qu'avec leurs pairs ...

Leurs pairs ... ça c'est leur grand rêve ... que toutes les personnes estimables de réunissent, "bien entre soi», et ils ne supportent pas plus la contradiction, la multiplicité, (sans doute privilégiant l'hétéro blanc bien pensant :-), ni les conflits d'intérêts. Qui sont fonctionnellement une réalité nécessaire, de fait. Ni ne supportent les compromis qu'ils doivent mépriser du haut de leur haute estime d'eux-mêmes : les compromis dont ils ne saisissent pas même l’intérêt, la ruse, la difficulté, et l'impérieuse adaptation qui y préside ...

Et oui, les grands prédateurs, surhommes, anarcho-libéraux, et autres sont bel et bien ceux qui demeurent les moins capables d'adaptation ... curieux non ?

 

Donc la complexité démocratique suppose précisément la considération que d'autres sont pas nos semblables... (moralement et ce que l’on voudra de dissemblables … où et comment arrêter une  liste ?), et effectivement n'ont pas le même intérêt les uns des autres.

Ce fonctionnement là dépasse chacun, et tous ; il signifie que l'on n'a pas, soi, tout seul, connaissance du sens, de la signification de "ce qui doit être".

Mais que ce « Ce qui doit être », se délibère ; cad se crée.

Parce que la répugnance envers la démocratie, ça n’est rien d’autre que l’incompréhension animale envers la difficulté et la peur de l’exigence adaptative totale … que réclame la démocratie par nature, par essence, par concept …

Ce qui requiert bien sûr au minimum, une information efficace et surtout une formation bien réelle et éclairée, lucide et construite, (construite, par-dessus tout) ; cad un excès de démocratie et pas un amoindrissement.

L'anarcho-capitalisme et dérivés, c'est la vision « made in america », voir Tocqueville, et puis Baudrillard (America). Qui se caractérise par une absence de vision politique, mais selon une compréhension purement morale de la société.

Je signale en passant que cette moralité est très réellement sympathique, en soi, mais dans les faits déconnectée des réalités ; voir somptueusement délirante, sinon radicalement dangereuse…

Cad ingérable et incapable de mener le monde. Sinon par la force. Ce qui n’est pas gérer du tout quoi que ce soit.

Et qui dans la mesure où elle prétend infliger à chacun un argumentaire limitativement moral de son être, est profondément aliénante.

C’est aussi ce qui m’épate et me chagrine dans les théories des élites et autres super humanités, ça reste tellement bon enfant au fond… ça fait tellement confiance à je ne sais quel principe de soi (de soi-même, comme Moi-Je , etc ) comme si il n’existait aucune éducation humaine et comme si il n’était pas possible de s’auto éduquer soi ; on doit seulement se laisser être « qui l’on est »…

La vérité est que la démocratie, et ce qu’elle propose de fait, de par sa complexe mécanicité (dont il faudrait apprendre à se servir !), nous cherche bien au-delà de nous-mêmes…

 

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le 21 ème siècle

4 Septembre 2007, 22:36pm

Publié par zward

Le critère nietzschéen (Nietzsche est le plus exemplaire et le plus magique qui soit dans cet ordre là ; autre référence Rimbaud, qui mène son propre jeu avec une liberté sans égale et encore bien plus éloignée et étrange, étrangère) est valable à usage strictement personnel.

Cad que Nietzsche évalue le vécu en tant que ce vécu s’éprouve soi, il en dessine les horizons, exemplairement, et définitivement (on ne peut pas plus, et il le savait). Et il avait besoin de se placer dans cette perspective-là pour exprimer cette sur-individualité, cad la sur individualité telle qu’elle se sait après 25 siècles de philo, de sujet occidental.

(Nietzsche est la parfaite expression du sujet, délié de tout en soi … mais il n’est pas qu’en soi)

Position déraisonnable donc, mais raisonnable quand même puisque manifestant l’essence si spécifique qui est la nôtre. La nôtre, cad celle de chacun (…), en tant que Chacun, pas en tant qu’humain.

Le hic étant que ce critère ne peut ni ne doit s’appliquer effectivement dans le processus d’humanisation ; ça aboutirait à un délire déraisonnable et sans aucune efficience sinon négative.

En fait c’est un fantasme qui constitue l’arrière plan nécessaire à exprimer l’essence du sur individu

(Lequel est un fantasme et n’est pas un fantasme à la fois ; c’est bien simple, N ne pouvait pas extirper cette essence, sans y croire … et il ne pouvait être à la fois nietzschéen et hégélien… les tâches se partagent).

 

Le règne de l’opinion, est-ce le règne des prisonniers de la caverne ?

On en est au 21 ème ; cad que le programme philosophique est efficacement réalisé. Que évidemment le raisonnable est non pas le tout, mais seulement une part de l’humain, et une part de chacun ; mais néanmoins validement inventé et découvert. Il faut prendre à la lettre Hegel ; l’État est. Et l’État est l’universel. C’est pour cela que l’on ne peut revenir sur la démocratie.

Que le fantasme d’un côté et la facilité ou la résolution immédiate des situations (dans une opinion décérébrée) reviennent et soient toujours un danger et une déchéance, ou plus réellement une dérive et un laisser aller, c’est possible.

Mais là encore les points négatifs ne peuvent pas l’emporter ; être un hippie des années soixante, ça n’était pas donné… mais aussi d’être un ouvrier des luttes de toutes sortes, ou d’être féministe, ou de militer culturellement (des tas de gens s’activent).

 

Là où ça pèche, ça n’est pas des gens eux-mêmes… qui sont bien moins manipulables qu’on le croit, et qui inventent et suivent les modes mais aussi les mouvements de l’esprit.

Et qu’est-ce que la TV et plus encore internet, sinon l’esprit en mouvement …

Qu’on le veuille ou pas l’information déboule sans arrêt. Qu’on le veuille ou pas, on a du mal, mais de toute manière, on opère un tri et rien n’est inactif : ce n’est juste pas suffisamment conscient. Et on ne sait pas ce qui est cause non seulement au final, mais dans toutes les finalités. Nous sommes depuis longtemps dans un multi finalisme.

 

On se demande depuis Kojève, c’est quoi la suite de "la fin de l’histoire".

Hegel pose que l’État étant réalisé universellement, l’histoire est terminée. Là comme ailleurs, la philo ne se trompe pas. La philo ne se trompe jamais (c’est seulement que l’on ne comprend pas tout de suite comment elle fait …).

Et bien, la suite de la fin de l’histoire, c’est l’esprit vivant et multi-informé.

À sa charge de trouver comment réguler et organiser dynamiquement les flux.

Et à chacun sa charge, en somme. Mais elle n'est que de se partager.

(Et ce, en des sens très précis, qui ne sont pas encore bien définis).

Comment ?
Et comment cela a-t-il déjà commencé ?
On ne le sait pas encore.

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20 éme le siècle du Moi

27 Août 2007, 17:19pm

Publié par zward

Aussi globale, spécifique, cruelle ou objective soient elles les critiques afférentes au moi  (psychologiques, psychanalytiques, sociologiques, ou philosophiques) le laisseront indemne.

Parce que une fois pour toutes, le moi fût réalisé. Et il portât sa réalité au plus haut dans la plus poussée expression de soi.

Le devenir, cad le logos du moi, ne peut être réellement réduit par quelque objectivité que ce soit.

Il échappera toujours. Parce que sa réalité est une réalisation. Cad est hors du champ, toujours limité (par essence), du théorique. Puisqu’étant une réalité, les savoirs théoriques toujours glisseront.

La vérité est que la philosophie n’est pas un savoir théorique. Que par conséquent c’est sa nature de saisir ce qu’il en est de la réalité telle qu’en elle-même.

Parce que ce qui s’est passé depuis un siècle est précisément le moi, celui doté d’un sujet.

Le sujet est l’architecture du moi, qui est l’architectonique du sujet. Le sujet est abstrait, le moi remue la matérialité.

Planté culturellement depuis longtemps, le sujet aboutit à la réalisation culturelle absolue ; le moi.

Lequel comme tel crée son monde.  Le monde (humain) dans lequel nous vivons est celui du Moi.

 

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