petit bout (2)
par exemple :
il se peut que dieu existe , il se peut que non , on ne peut être certain ni de l'une ni de l'autre des positions ; il est aussi inutile de nier l'existence de dieu que de l'affirmer :
mais quiconque peut croire ou non en dieu , ça ne doit pas abîmer ce qui nous lie ;
mine de rien , cela déplace considérablement le débat ... au point qu'un nombre considérable de personnes vivant dans les démocraties , ont du mal à bien accepter les régles du jeu , du nouveau jeu ...
parce que la démocratie est toujours et constamment une nouveauté ... mentalement elle est invivable pour l'ego spontané que nous sommes chacun ; c'est que cet ego ne doit pas rester spontané , (ce qui ne signifie pas que la spontanéité doive être annulée , mais que s'y ajoute une dimension , un territoire )
Le débat c'est déplacé ... puisque ça n'est plus la vérité (dieu , l'idéologie , le moralisme infondé , les goûts et les couleurs , etc ) qui est le coeur du centre (de toute relation , y compris homme-femme ... est-ce une idéologie ? ) mais la relation elle-même qui doit tenir indépendamment de toute vérité ; ce qui ne manque pas de choquer profondément tout dogmatisme ... non seulement religieux , mais aussi par ex économique ... (que veut-elle l'économie sinon substituer à toute relation humaine , une relation marchande ? le droit contre cette nécessité-là ...)
ainsi il faut s'orienter vers ce qui structure - la relationnalité - et non plus s'enfoncer dans les contenus ...
mais cela peut être signifier aussi pour la relation à soi-même : JE n'est pas un contenu.
/image%2F0670425%2F20140122%2Fob_1225eb_tron-lheritagea-olivia-wilde-185614.jpeg)