naissance selon l'esprit
L’espèce de libération n’est rien d’autre que de revenir au même niveau d’être.
(Et au même niveau de l’être, peut-être …)
Ce qui veut dire : on y est déjà (dans l’être), mais on ne le sait pas.
Ou : on y est déjà, mais il faut y retourner, en tant que cette fois on le saura.
Ce qui veut dire que sinon , on ne le sait pas : cad on n’accompagne pas le mouvement … on bâtit un moi, une structure arrêtée. Le moi est une bâtisse stoppée nette. Ca bricole, quoi.
Tout tient donc dans le principe du savoir : n’existe pour nous que le manifesté (à nous-mêmes).
Toute supposition d’un savoir perçu de je-ne-sais-où par je-ne-sais-qui, n’est pas un savoir. Est seulement la supposition d’un tel savoir. Et en terme de pur réel , ne concerne pas , jamais, le sujet qui veut savoir.
Encore faut-il qu’il le veuille … en ait le désir.
Le désir de non pas nécessairement « savoir » , mais ça passe et ne peut que passer par un « savoir ».
On n’aime pas le savoir-en-soi, enfin pas nécessairement, mais ce qu’il donne.
Ainsi donc il n’est pas non plus de révélation : aucune révélation à venir (puisque c’est déjà là )
et aucune révélation issue de ce savoir , qui remet juste les pendules à l’heure : re-établit le sujet là où il est , mais le sachant (seule différence).
Il est bien certain que plusieurs en ont effectué le retournement absolu : Rimbaud, Nietzsche, Artaud.
Sans s’effondrer, jamais. (Heidegger s’est écroulé , par ex ).
Et ce poétiquement (la poésie n’est pas faite pour les bambins, ni pour les tièdes ).
Que le sujet puisse se retourner comme un gant est l’énorme avancée./image%2F0670425%2F20140122%2Fob_1225eb_tron-lheritagea-olivia-wilde-185614.jpeg)