le mou du genou
l'individualité se croit telle qu'elle est , spontanéement elle-même et vraie :
or il n'est rien de plus construit, de plus apprété que la personnalité ;
tabler sur la solidité naturelle ou évidente du moi , c'est dés l'abord se figer en un sens donné à la vie , au vécu.
ça n'est pas tant que ce sens figé soit de fait réguliérment mauvais ... c'est juste qu'il exclut l'intelligence des rencontres : comme si la réalité viendrait immédiatement me confirmer dans mon être ... et qu'il soit possible de se passe de tout effort interne afin justement de s'en rendre potentiellement capable , capable de l'inattendu ...
l'inattendu , c'est justement ce que l'on n' a pas prévu ...:-) et ce que notre corps , notre perception , notre sentiment n'ont pas prévu : l'intellection vient à point , afin non pas de contraindre le spontané (comme la mauvais et facile pseudo compréhension de la réflexion le laisse entendre avec duperie ) , mais afin de lui offrir l'occasion d'un accés toujours disponible aux réalités tellement diverses
via l'intellect , le corps peut intégrer et faire sien et augmenter sa propre spontanéité au travers de cette transmission qui porte une nouveauté jusque dans l'unité , l'identité du sujet ...
à condition que ce sujet ait su réserver une place à la construction de son moi ... ait cessé un temps de le considérer comme une chose définie , morte , mollassonne.
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