clic-clac
Et bien oui , faut mourir , faut crever.
Mourir à toute cette boutique.
Devenir vide.
Vide comme un trou qui pue.
Qu’il ne reste plus que la haine.
Et se gicler comme un soleil nocif,
Se lever hors de toute espèce de jour.
En pleine nuit ! Nuit totale ! Toujours.
Non finie.
Plus de lumière…seulement le regard qui tue. Noir.
Plus rien que l’unité coupante, mordante,
La sale lucidité, comme on l’aime !
Sans passé, sans avenir, plus rien.
Plus rien de désirable : et uniquement découper dans le vif !!
La chair vivante.
Parce que l’on n’y est pas dans la chair.
On est ailleurs. Ceux qui vous disent le contraire, mentent.
Ils pensent, remugle intérieur, ainsi vous emmailloter, vous barbouiller, vous manger.
Vous êtes ce petit corps, vous leur appartenez.
Le plus petit bout de vous-mêmes qui dépasse,
est déjà usufruit et nue propriété.
Et que ça vous sarcle comme la vigne !
Faut juste retirer les pieds.
Suspendu.
Dans l’atmosphère.
En attente. Dans la nuit.
Le regard coupant l’âme des autres.
Il n’y a que là que l’on se trouve.
Dans la haine si précise.
/image%2F0670425%2F20140122%2Fob_1225eb_tron-lheritagea-olivia-wilde-185614.jpeg)