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instants philosophie

La souffrance des mois

18 Novembre 2015, 16:18pm

Publié par pascal doyelle

Toutes les pensées ont ainsi non pas tenu pour vrai ceci ou cela, mais se sont servies de ceci ou cela afin de montrer l’activité propre de notre être en tant que cet être est un rapport.

De même que les idées ne sont pas des « idées » mais des intentionnalisations et les systèmes des machines intentionnalisatrices ayant affaire au monde, et élaborant par-dessus le groupe-langage-immédiatetés une architecture de structure, de même les pensées en imposant des dénominations ne figent pas et ne chosifient pas leur construction mais exhibent le mouvement même qui redimensionne l’intentionnalisation du réel ; c’est à partir de là, du réel, du bord du monde, que l’on expose le mouvement du réel.

Le dit mouvement ne peut pas se connaitre autrement. Il faut admettre que l’on se tient sur la pointe du réel et que cette pointe ne peut pas s’objectiver mais que c’est à partir d’elle que l’on a débuté et inventé et précisé l’objectivisation.

Sauf que ceci ; on ne peut pas objectiver la pointe elle-même et on doit avoir recours à une hyper objectivisation, laquelle est manifestée par la philosophie. Ce qui veut dire, exprimé autrement dans l’autre sens (de circulation), que chacun n’y a accès que par son « chacun » en propre. Il est évident que par exemple on ne philosophe pas sans modifier la pointe de notre être, cad l’attention, et que c’est précisément ce report qui est explicité, cent fois approchantes, par toutes et chacune des philosophies.

Si l’on se demande ; mais alors il faut être ou devenir « philosophe » pour s’atteindre soi-même (dans la forme qu’est la structure). Il faut repenser à ce que nous disions de la succession à l’humanisation (qui se charge de vouloir réaliser dans l’humain la forme de l’universel, par l’Etat, le droit, le vrai, le bien , le beau, etc), à savoir succession qui crée l’impératif de la personnalisation ; la forme du Moi est la continuation de l’humanisation, entamée par l’universalisation mais approfondi ; chacun doit réaliser, rendre réelle la structure dans la densité de son-corps (on note « son-corps » parce que c’est un corps susceptible de supporter la bizarrerie d’être conscience de (soi) ; qui est une gageure et une douleur et une absurdité et une impossibilité, qui cependant doit se créer, se produire). Bizarrerie qu’est la pointe extrême, qui est forcément extrême puisqu’elle est la pointe de notre être ; qu’est l’attention à exister par quoi on reprogramme, pour ainsi dire, la cervelle, et tout ce qui s’y trouve, autant que possible cela va s’en dire et d’une manière tout à fait spécifique, on y reviendra.

La reprogrammation s’effectue exclusivement sur le bord de notre être, et doit lourdement constamment reprendre ce qui dans une cervelle est déjà programmé ; or cependant une cervelle crée de nature un arc de conscience vers le réel. dans une cervelle l'arc de conscience apparait, mais un arc de conscience est un Rapport à (soi), et de cela est ingérable.

Et donc le projet philosophique qui consiste à faire Exister, ce qui s'est décidé extensivement et grec, intensivement et chrétien, et dimensionnellement, cartésiens et suivants ; à faire Etre ce qui Existe et c'est cela qui est une impossibilité ; c’est pourtant ce qui est tenté, et en vérité la seule voie possible. Et ce projet se réalise non en tant qu’il impose la pensée (grecque), la dimensionnalité-autre (christique), la méta dimensionnalité (Descartes, Kant, Hegel, Husserl), mais ce qui ayant eu à se traduire dans le monde, le donné, le vécu, s’est inventé comme raison (remplaçant la pensée), naturalité (se substituant au dieu-le christ) et le moi (en lieu du sujet). Et c'est ce qui fut voulu par Nietzsche, Heidegger, Sartre ou Lacan ; que la dimensionnalité de l'Exister (dont on ignore tout) traverse l'être et s'y retrouve.

Autrement dit c’est ainsi que la réflexivité, le mouvement de retour sur notre être par lui-même, s’est propulsé dans le donné là. Et que donc chacun, chaque moi, via l'universalité mais continuée et approfondie et creusant à même la chair, est installé comme saisie de « soi ». Ce qui, on l’a dit, est impossible. Mais qui est tenté et qui inquiète, absolument, tous ceux qui s’y retrouvent engagés. Chaque moi est le sujet inquiété, angoissé, éperdu, rendu fou ou douloureux et qui ne comprend rien à rien, puisque le moi dans son idéal, sa projection est poussé à croire qu’il peut être ce qu’il pense ou imagine être, dans le monde, le vécu … Or il est comme tout ce qui existe ; il n’Est pas, il Existe.

C’est ainsi que la réflexivité inaugurée comme pensée, dieu-le christ, le sujet, s’est investie et s’est emparée du monde, du donné, du vécu, du corps. En croyant qu’elle est la raison, qu'elle est la naturalité, aussi bien la nature que la nature humaine, et qu'elle est le moi, humanisé d’abord et personnalisé ensuite.

Si elle croit qu’elle est un tel moi, c’est qu’elle doit assumer la densité ; la densité prend la succession des deux autres formulations de la réflexivité (de l’extraction de la forme « conscience-de » hors de toute synthèse de monde humain d’un groupe donné là dans on monde localisé et immédiat et par une parole isolé, séparé, de son extraction dans une élaboration en-plus, archi intentionnalité des grecs, hyper intentionnalisation des chrétiens et monos, méta intentionnalisation à partir de Descartes qui propose notre être comme étant cet-être, déposé « là » sur l’étendue du monde) ; en plus de l’extensivité grecque, de l’intensité dite chrétienne (mais plus techniquement comme dimensionnelle, et plus encore comme dimensionnalité-Autre, incompréhensible en soi ; le point externe par lequel on ‘se’ perçoit, au-delà de tout donné-vécu-monde, le point au-delà, qui dépose un « corps » ici même dans le monde ; d’où le christ), il est la densité ; l’assumation par quelqu’un de l’investissement qu’est l’attention, la conscience-de, l’intentionnalisation, et ce dans-un-corps.

La douleur est intacte qui nous forge du dedans, du dedans sans dedans ; de la forme même de conscience que l’on a, et que, de ce fait, l’on est, que l’on ex-siste. Et c’est effectivement de faire sortir l’attention de son chapeau ; ça ne peut exister que sans raison, étant à soi même sa propre finalité étrange qui n’est pas du monde ; et ceci non seulement pour les grandes créations ou les grandes inventions et productions, mais tout autant de ce qui doit se tirer du moi, de la personnalisation humanisée, ou plutôt de l’humanisation personnalisée ; de là qu’il soit crucial de creuser dans la re-présentation de « soi » ou de (soi) (selon que l’on se risque du corps ou du structurel). Ça n’est pas seulement l’humanisme qui aurait du se développer, mais littéralement et dans les corps ou dans l’attention à exister la personnalisation et au-delà ; ce sont les raccourcis qui se devaient d’être des courts-circuits que sont les mass et micro médiatisations et les mass et micro médiations ; que la médiation ait dérivé en médiatisation figure la réflexivité au cœur des mois (et donc de leur humanisme incluant l’universel en plus de la singularité individuée).

Cela revient à ceci ; par la représentation l’humain affronte le jugement dernier ; ce par quoi il admet ou non l’exister (et si non se réfugie dans le fantasme d’être, d’être ceci ou cela et non pas d’assumer la structure, la forme, le réel). Il se peut qu’il ne l’accepte pas et qu’il s’effondre. Mais ce qui vaut universellement est d’une certaine manière encore plus cruellement déchirant pour chacun ; c’est par l’universalisation que chacun devrait trouver secours et recours, plutôt que de s’abimer dans la délaissement et les dissolutions de l’universalité dans la privatisation à outrance (parce que c’est l’outrance de la privatisation qui rend aveugle et concrètement stupide, idiot) et que la privatisation est la boucle indéfinie et épuisante qui recycle le moi, l'humain, la naturalité.

Autrement dit il manquera au moi, au naturalisme et à la raison à la fois l’objectivité de l’universel (cad la pensée) et la singularité (à savoir le sujet).

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Le fou, le martien et l'idiot

11 Novembre 2015, 20:15pm

Publié par pascal doyelle

Chacun est largué dans le désert. Il est deux synthèses opérantes ; d’une part l’humanisme, fondé sur l’universel, le partage du beau, du vrai et du bien, et d’autre part la personnalisation, le moi, le vécu, le corps. La vérité se partage (comme universelle) et la liberté se propage d’un moi à l’autre ; le réalisme de la rationalité remplaçant la pensée, de la naturalité se substituant à dieu-le christ (ou toute forme de "spiritualité", organisation religieuse du monde donné vécu), du moi humanisé s’imposant au sujet réel, le réalisme est ce qui se déploie intégralement sur toute la planète.

Le réalisme de la raison-naturalité-moi humanisé a remplacé les réflexivités archi (grec), hyper (chrétienne et monos), méta (Descartes et suivants) ; puisque ces configurations n’étaient pas en mesure d’assumer telles quelles un monde, un donné, un vécu et qu’il devait se concrétiser un réalisme de figurations adaptées à tout le donné. C’est contre ce réalisme que s’insurgent absolument les sujets fous ou les grands sujets mais aussi les déchainements qui devaient autodétruire l’humain ; fascismes, communismes (pour des raisons et des logiques évidemment différentes) mais aussi auto destruction de l’humain par ce qui apparemment assume plus concrètement la réalité, auto destruction donc par le libéralisme ou l’ultra libéralisme.

Parce qu’en toutes ces options il n’est aucune intelligence réelle. Le fascisme est dans l’image du retour du groupe, langage et monde localisé, qu’il prend pour la réalité totale du monde (la race, une idéologie délirante, une mythomanie hallucinatoire, etc). Le communisme croit encore que la Vérité (universelle) doit s’imposer à l’humain (recyclant donc une vieille version de la raison) et ce indépendamment de l’individualité, qui ne peut être pris en compte que dans le libéralisme et la réflexion sur soi qu’est chacun, de fait, dans cette redistribution qu’opère le renvoi de l’Etat vers, par, pour chacun (du moins idéalement).

Mais le libéralisme se prend lui-même les pieds dans le tapis, parce qu’en approuvant l’individualisme il oublie totalement qu’il est un humanisme et donc qu’il se doit à l’universel ; en somme il faut impérativement qu’une société humaine soit à la fois communiste et libérale ; que soit abolie la hiérarchie des salaires, des revenus (du moins qu’il existe un minimum assuré pour chacun, une redistribution fondamentale qui permette à l’économie, enfin pensée, de se soustraire à l’économisme, d’échapper au nécessitarisme et qui annule la ligne de mort, de massacre et d’exploitation généralisés), que l’intégralité de la société humaine soit délivrée de la privatisation (comme unique mode d’organisation des réalités, ce qui est une aberration).

Autrement dit on a choisi au plus immédiat, au plus court ou au plus stupide. Soit l’idéologie délirante du groupe humain mafieux, soit une version recyclée de « la vérité », soit un individualisme effondré vers son immédiateté. Dans les trois modes, aucune réflexivité interne à l’humain, au moi, à l’organisationnel de la société, aux finalités électives.

Pas de finalités électives en ceci que dans les trois cas il est laissé à la discrétion du donné là (qui diffère à chaque option) que notre réel soit plié en des désignations tout à fait mondaines et pauvres ; le groupe rendu fou, la vérité abstraite ou le moi imbécile.

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L’arc d’exister

7 Novembre 2015, 10:58am

Publié par pascal doyelle

La philosophie est donc la discipline qui se charge de rendre compte de ce qui est arrivé à l’humanisation (son impossibilité à renouer avec des mondes clos, avec l’unification en un groupe-langage-monde localisé) et la grande rupture qui se dresse, dresse une barrière infranchissable, est précisément ce qui inquiètera au plus extrême toute notre réalité.

Les grecs tentent d’apprivoiser le donné là, et le là du donné (l’être comme position formelle abstraite, comme formule), mais la pensée ne suffit pas à saisir l’être articulé et pur mouvement que nous sommes ; une plus grande précision s’impose qui puisse capter l’ampleur de l’altérité qui surgit hors de tous les mondes clos, et comme restructuration de l’attention à exister ; le christique est ce redoublement qui consiste à se percevoir selon un Point-Autre.

Dans l’arc de conscience il est impossible de se saisir de sa performance ; l’arc impose une racine qui se crée dans le mouvement même de son exister ; et l’arc bouté se produit sur le réel, ce qui veut dire sur le présent.

Sans aucun doute la philosophie attachée strictement à discerner ce qui surgissait hors de tout groupe-langage-monde immédiat (et donc hors du corps), a cru être en mesure de définir cette articulation comme si il s’agissait d’un être ; ce faisant elle a créé à chaque fois un archi, hyper, méta contenu (soit donc l’archi des grecs, l’hyper des chrétiens, le méta de Descartes et suivants, jusqu’à Husserl en passant par Kant et Hegel). Il est clair que ce contenu à chaque fois est distordu puisqu’il doit recevoir la structure qui est purement formelle ; ce qui signifie n’est que et rien que rapport et non pas stabilisation en quelque contenu que ce soit ; de ceci que les supra contenus (comme on dirait supra conducteurs) sont intégralement toujours traversés par leur supposée unification et que la pensée, l’être, le un, dieu ou le christ ou le sujet se constituent non pas comme clôture mais comme division et s’imposent comme opérateurs de distinctions, de distinctions en plus.

Puisque nous existons bien en aval de cette opérativité formelle, nous considérons comme contraintes ces constructions internes à la forme ; mais dans le creux de leur historicité les (pseudos) unifications furent l’intervention du Un diviseur et séparateur ; de brutales altérités qui s’utilisèrent à partir de la découverte de notre être structurel de conscience actuelle articulée au présent. La pensée grecque, le christique, le sujet sont des diviseurs absolus (cad formels, de brutes formules archi, hyper et méta actives).

De fait puisque c’est cette structure qui sort du monde clos, et lance l’arc de cercle vers le réel (d’un réel non qualifiable par un contenu), il faut user de stratagèmes, d’une pensée retorse, qui répercute le mouvement lui-même ; puisque c’est un rapport, il est impossible de le figer ; la pensée, les idées, l’idée des idées, le moteur, le un, dieu ou le christ, le sujet ne sont pas des objets décrits là au-devant mais via cette description (unique à plusieurs entrées)ils se réintroduisent et ce mouvement de description permet à chaque conscience qui y pénètre de se réintroduire elle-même, de ré-actualiser sa structure ; de là que les grecs demandent la performance hors de soi (par la pensée), le christ la conversion et le sujet la suspension de son être (au profit de son Exister, qui durera jusqu’à Sartre et même Lacan, via Kant et le sujet transcendantal et Husserl et l’épochè, y compris la reconduction de la phénoménologie hégélienne).

Notre être articulé hors de soi, vers le réel, est le pur et brut mouvement, rapport, et ce qu’il nomme dès le début absolu ou éternité ou infini est en fait l’altérité dressée dans l’instanciation du Un, de la forme du présent qui réclame ici même que tout soit appelé. Le Un est la forme et la forme est le présent.

Si l’on prend le problème à son terme on devra donc imposer ceci ; l’exister ici même s’est décidé comme forme agissante, dont le donné, la ou les réalités sont les effets ; tout le donné est produit du seul exister, toutes les choses sont des mémoires des présents, ou plus exactement du seul et unique présent ; et notre être lorsqu’il sort de sa gangue monde-langage-communauté instancie un renouvellement toujours constamment instantané (étant entendu que dans l’instant tout ce qui fut revient et doit être réorchestré). L’actualisation de notre être, très étrange, qui rompt toute la réalité, sa propre réalité, son corps, son immédiateté, ses mondes, son vécu, est indéfiniment ré actualisable ; même pour un moi, une personnalisation, un vécu, cette réarticulation menace toujours et constamment ; toute conscience se tient sur le Bord, littéralement, du monde, du donné, du vécu, et sur le Bord du corps.

C’est donc la forme qui prédomine et ce non seulement en notre être (que Descartes en posant « là », sur l’étendue, transforme en cet-être, méritant ainsi qu’il soit méta, « après lui-même »), mais dans la réalité même, le monde ; le présent est la réflexivité interne-externe de la réalité ; la réalité se réfléchit, se renvoie hors d’elle-même. Et ceci au plus intégral degré ; ça n’est pas seulement que le présent relance la réalité, c’est que le présent est le seul réel et produit la réalité.

Tout est question de technologie ; la structure de conscience est une technologie inventé par le donné là et plus exactement le « là » du donné, aussi pour comprendre ce que « conscience » signifie faut-il se plier à la compréhension technique de la torsion de notre être, de la pointe de cet-être que nous sommes ou dont nous sommes l’effet ; la structure de conscience qui nait dans la communauté-langage-monde localisé et immédiat, prend le pas sur la masse des données et réorchestre à partir de la forme arcbouté au présent.

C’est ainsi dans l’arc d’exister pur et brut que l’arc de conscience s’est branché, arcbouté, et par lequel il surexiste.

Et ce qui fut produit à partir de cette rupture n’est pas un défaut, un manque, une négativité, un néant mais lorsque la cadence de la structure de conscience se calcule au plus près du rythme du réel, comme présent ici même.

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Spectacle hors de la folie

5 Novembre 2015, 10:03am

Publié par pascal doyelle

Puisque les théories, diverses et variées, sont si obnubilées de définir notre être comme désir, il faut bien voir que ce faisant c’est juste une manière de laisser libre court au corps, et bien que de cela on traficote tellement notre supposé désir qu’il n’a plus rien de naturel, de donné, de déterminé, mais s’ébaudit d’une surnaturalité très bizarre, voir au pire d’un fourre tout qui laisse passer les plus immédiates expériences, très amusantes sans doute, mais qui ne mène qu'au retour, à la dissolution dans le monde (le monde étant naturellement porté à se dissoudre, voir à mourir, comme chacun sait).

Donc pas de sortie de ce côté-là. De ce côté-là on va recycler mille fois les mêmes déterminations ; et ce pour une logique très simple qui consiste à présupposer que dans le monde il n’est que du monde, que de la détermination ne résulte que de la détermination, et que sinon on ne peut pas penser ; sinon de croire, s’imaginer, hypostasier, s’illusionner que dans le monde, dans le vécu, dans le corps, il est autre chose que le monde, le vécu ou le corps.

On peut saisir ce dont il est question dans un tout autre registre ; l’Etre heideggérien n’est rien qu’un fantasme philosophique et ce bien que l’intuition, la perception, la saisie heideggérienne du problème essentiel soit parfaitement juste et extrêmement clairvoyante ; autrement dit la question est formidablement posée (comme elle ne le fut jamais), mais la réponse est délirante, structurellement délirante (ce qui veut dire que même cette erreur est significative au plus haut point, c’est la différence entre une erreur banale et une erreur philosophique … comme la philosophie part, et revient, de la réflexivité, lorsqu’elle se trompe ce sera si rigoureusement, étant pris-dans la structure même, que les déviations sont excessives et excessivement parlantes ; elles montrent).

Et donc le désir est une sorte de prétexte qui sous couvert de localiser notre être dans le monde (le désir est censé appartenir ou se causer du monde, ce qui rassure en ceci que si il est du monde on trouvera les idées qui le répertorient) ne manque pas pourtant de s’évaser infiniment, selon l’inconscient, le langage, le corps, le sexe, la mort, les autres ou l’Autre (autre sorte de succédané de dieu ou plus réellement du christ, ce qui est encore plus retordu), et de la sorte tout en faisant semblant de théoriser en dur (par des déterminations, du mondain, du donné, du corps, des pulsions ou des sortes de trucs dans le genre) on s’évade infiniment, et on ment à tout le monde.

L’ancienne métaphysique (des grecs à Descartes) ou l’ancienne ontologie (de Descartes à Husserl) ne mentait pas ; elle dénommait littéralement notre être comme pensée (cad un vide formel ; l’être, de si grande renommée, est forme abstraite vide, et c’est pour cela que via l’être on a pu découper extensivement ou intensément toutes les réalités) ou comme sujet (un vide structurel, et par ce sujet on a créé Kant, Hegel, Husserl).

Tandis que lorsque l’on en a voulu à la pensée et au sujet (de ne pas tenir ses promesses … on se demande ce que l’on entend par là, parce que la pensée a créé des quantités de possibilités, des universalisations dans tous les sens, des systèmes et des vocabulaires entiers, et que le sujet cartésien est au fondement de toute révolution, un sujet qui se tient de par soi est libre, au sens ontologique, et on passe sur l’Etat, le droit, la constitutionnalité des sociétés humaines, les sciences, etc),

tandis que l’on en a voulu à la pensée et au sujet, on a remplacé ceux-là par des « choses », des trucs, des machins, encore plus abscons (l‘inconscient, le corps, le langage, l’économisme, la neurobiologie, le structuralisme, tout ce que l’on voudra), et plus abscons non en eux-mêmes (il est tout à fait nécessaire de penser ces compositions) parce que l’on a chargé ces représentations de la puissance du structurel (que formulaient la pensée et le sujet) alors que justement ces représentations, très déterminées, sont dans l’impossibilité d’assumer ce qui dans le vide de l’abstraction « être » ou dans la positon excentrée du sujet se traduisait sans s’épuiser ; on obtiendra alors une « volonté », un inconscient, un langage, super doués, qui tiennent leurs fabuleuses possibilités on ne sait de où ; et chacun y va de sa recette, toute grosse de capacités nerveuses en somme.

La position de base est tout à fait simple (bien qu’incompréhensible si l’on veut s’en saisir métaphysiquement ou ontologiquement) ; lorsque l’on aboutit au sujet (qui n’est pas créé par Descartes mais dont Descartes rend compte, il le montre, il montre ce qui est et ce qui sera actif, y compris en de tout autres domaines que la philosophie, évidemment), aboutissant au sujet on y reste. On va s’imaginer, à partir du sujet, comme « volonté », comme désir, comme structuralisme ou comme neurobiologie.

Et de la position du sujet (qui est alors rapidement partagé par tous et partout), on théorise la science, le droit, la révolution, le langage ou l’inconscient, autrui ou la matière énergie, etc. Depuis que l’on a obtenu le sujet, on n’a plus besoin de la métaphysique (Descartes le sait et pense ce fait monumental), et on n’a même plus besoin de Descartes ; le sujet n’est pas une création culturelle, c’est une position acquise dans le réel ; pas besoin d’avoir lu Descartes pour être sujet et du reste une révolution, un Etat, un droit se chargeront de propager tout structurellement le statut de sujet à quiconque (et ce quiconque s’en formera un Moi).

Les idéalistes allemands s’aperçoivent bien de ce fait énorme ; mais ils s’embarquent pour penser ontologiquement le sujet dans de tels circonvolutions (toutes absolument passionnantes) qu’elles sont impraticables (et pourtant toutes nécessaires, à la pensée exacte près). Le fait majeur étant ; un sujet sait qu’il existe. Et dans cette tenue vers lui-même il sait tout ce qu’il y a à savoir, mais on ne comprend pas ce que cela signifie…

Il faut voir que l’on ignore en quoi on s’engage ; on n’y comprend rien du tout, mais on avance. Il est extrêmement difficile de se mouvoir d’une seule avancée minimale : c’est lutter à chaque fois contre toute, toute la pesanteur, aussi bien psychique que physique.
Et si on y comprenait quoi que ce soit ce serait beaucoup moins amusant.

Et comme on n’y comprend rien, il faut saisir comme c’est une structure, un arc de conscience vers le réel, qui inventorie chacun de ses déplacements sans percevoir où il met les pieds ; le réel sur lequel on avance ne peut pas être circonscrit.

Il faut assumer Descartes pour discerner sur quoi il progresse, ou Nietzsche, ou Lacan. On ne peut pas faire autrement que de prendre la forme de conscience de l’un ou de l’autre, parce qu’il est clair que chacun s’est instancié là très exactement en assumant tout le possible de son ici même, et que celui-ci n’apparait sinon d’y exister.

Et comme chacun est, en notre temps, bloqué, figé, gelé dans sa forme de moi, il devient de plus en plus difficile de penser-autre, et pourtant c’est comme cela que l’on pense. Aucun autre moyen.

Ou donc ; si l’on croit que l’on a tout compris parce que l’on pense selon une reprise du nietzschéisme, d’Heidegger ou de Marx, on n’a rien compris. On se tient encore de et dans le sujet cartésien (non qu’il soit de Descartes mais dont Descartes décrit la structure ou commence d’exposer le méta, la réflexivité, qui attendra encore, cette même structure, Kant et puis Hegel et puis Husserl, Sartre et en opposition Lacan). Si on ne comprend pas cela, on ne sait pas de où l’on pense et on s’use à agiter mille déterminations à partir de cet être structurel, formel donc, abstrait, vide et sans rien ; des déterminations que l’on prend pour « soi ». Qui seront donc, puisque le moi est ce qui opère dans le monde la transcription du sujet, qui seront donc des symptômes du moi ; nous enfonçant encore plus lourdement dans l’épaisseur du moi, abolissant et noyant le peu de sujet que l’on est dans des figurations pathétiques. Le moi voudrait observer dans le donné là, la division dont il est l’effet (qui est littéralement son sujet, lequel on l’a dit est impossible ; si le sujet était possible, il ne serait pas sujet, c’est évident) et ainsi le moi désire des objets splittés, composés, qui lui remémorent sa séparation, de tout avec tout (puisque la conscience est autre-pour-elle-même, elle est la forme qui est rien que Autre, autre sans raison, sans détermination, une pure et brute altérité).

Car comme on l’a vu, sous prétexte, en partie justifié, les configurations de la pensée, de dieu-le christ, du sujet ont été remplacées par la raison, la naturalité, le moi humanisé (adaptant au donné là ce qui relevait du « là » du donné, adoptant dans la réalité la puissance du réel, du Un) ; et on a définit comme principe dit « réaliste » (sous caution qu’il se produit là sous nos yeux, sous les yeux du sujet justement, sujet que la science absente, le moi ignore et les théories négatrices annulent) cette logique qui voudrait trouver là sous la main ce qui n’est nulle part dans la réalité ; le réel n’est pas dans la réalité ; le réel est le Bord de toutes les réalités, y compris les vécus et les corps.

Il est tout à fait légitime de substituer à la pensée, dieu-le christ, le sujet, de leur substituer la raison, la naturalité, le moi humanisé … mais il ne fait en nier la source interne et externe structurelle ; les grecs seuls parviennent à désigner le réel, soit donc l’être formel (hors les grecs cela se transforme soit en sujet et réflexivité, philosophique donc, soit en ces divisions sujet-objet, subjectif-objectif, raison-psychologisme), et les chrétiens (et affiliés) seuls se situent du Point-autre absolument externe qui permet que chacun soit un Point interne (cad une conscience de (soi). Hors ces configurations, aucun salut. Le marasme d’une détermination qui, oubliant les formes arc-ticulées au réel, s’effondre dans le donné.

Et si l’on a voulu définir notre être comme « désir » aussi alambiqué soit-il, c’est afin d’éviter ceci ; que le Un, le formel, le vide structurel dont nous existons, ne présuppose rien. De le poser comme désir pouvait laisser soupçonner, espérer qu’il comportait une résolution quelque part, dans le monde, le corps, le vécu ; mais il n’y a aucune résolution de l’équation, parce que c’est l’équation qui existe. Elle engendra quantité de solutionnements, mais n’en sera aucune.

On comprend bien que positionner la pensée ou le sujet, comme formes abstraites vides de notre être (cad de notre exister), c’est supposer d’effroyables distorsions, d’indéfinies possibilités, et que ces formes vides on ne les saisit pas (comme d’un objet objectif) mais qu’on en est saisi, et la philosophie est précisément ce mouvement ; appréhender, admettre, accepter comme on est saisi, tout cru, de la structure arc-boutée au réel que l’on existe.

C’est pour cela que la pensée ou le sujet sont saisis de l’Autre (tandis que le moi se morfond de n’être que lui-même, de la composition, de la décomposition).

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Spectacle de ce qui nous est donné

3 Novembre 2015, 10:28am

Publié par pascal doyelle

Nous sommes ainsi encore gouvernés par la ligne de mort. La ligne de mort est ce vers quoi nous contraint toute définition naturaliste de la réalité ; tout aboutira à un conflit et la mort de l’autre soldera celui-ci. Si l’on veut abolir, terminer la ligne de mort, son emprise, il faut requérir une dimension en plus ; soit un horizon.

Le réalisme a voulu promettre et tenir un tel horizon, mais ne définissant pas notre être dans la dimension en plus, il a usé de déterminations et toute déterminations revient à s’imposer dans le donné, le monde, le vécu, le corps. Soit donc notre propre mort ou la mort de l’autre ou les deux.

Les pensées du doute ont raison de ne percevoir au travers de tel ou tel énoncé qu’un symptôme ou une illusion ; mais les pensées du doute remplacent l’énonciation par une autre et ramènent, c’est un fait, une ligne de mort encore plus dévastatrice que celle « naturellement » admise ; puisque leurs énoncés sont créés d’une espèce de méga pensée, qui sous des couverts d’hyper réalisme (pour contrer le réalisme de la raison, de la naturalité communément ou scientifiquement admise, du moi humanisé, entrainant leur haine de la démocratie, du commun, du peuple, de l’ego, etc, on ne compte plus leurs détestations diverses et variées), ces mégas énoncés trinqueballent une plus énorme dose d’irréalisme, de folie, d’illusion, de rêve ou de rêvasserie, d’authenticité ou de spontanéité insituables, irréelles, réanimant les vieux, bien plus vieux cadavres de la cervelle engluée dans son éternité. Il n’y a pas de Volonté, pas de Désir, pas d’Universel pur, pas d’Etre supra réel, pas d’Authenticité.

Pareillement le libéralisme, fondé sur la fameuse « nature humaine » (soit donc la réflexion comme retour sur elle-même cette nature humaine, et non pas sur la réflexivité qui, elle, dresse sa dimension, qui n’appartient à rien de ce monde, de ce vécu, de ce corps, et s’instancie dans l’exigence pure et brute ; la réflexivité est sa propre différence, distinction, une altérité fondée sur le décalage dru et sans détermination (et donc formellement absolu) entre soi et (soi) ),

le libéralisme donc recycle imperturbablement les mêmes imageries, la surenchère quant au moi, l’humanisme s’effondrant dans la vanité de ses pseudo attributions, et comme aucune, aucune, de ses déterminations ne sort du monde, du vécu, du corps, tout y revient ; et cela aboutit nécessairement à la mort ou à l’exploitation des autres, mécaniquement pour ainsi dire, ou alors pour chacun à la dégradation « intérieure » du moi, folies et autres auto destructions et en tous cas abaissement des finalités, qui relèveraient autrement du sujet-impossible, aux finalités du moi, aimantées dans et par ce-corps, le corps constituant la dernière finalisation possible dans le monde ; ça revient, pour chacun, en tant que corps, comme la fameuse jouissance inutile, inutilisable, nourrissant, parait-il, un désir fou ; la vérité étant qu’il n’y a rien du tout de ce côté.

Tout cela tourne salement en rond. Pour que l’on cesse, un peu, de se cantonner à cette catégorie du moi, il faudrait qu’il puisse se soutenir d’une consolidation de son être structurel dans l’universel humain ; or l’humain universel est définit comme « nature humaine » et non pas comme universel réel et effectif ; en somme l’universel est utilisé (comme moyen) d’une identité (commune ou individuelle) qui plie celui-ci à ses finalités, qu’il trouve ici et là dans le monde donné, et le monde n’a qu’un seul sens ; la mort.

Supporter l’universel réel cela signifierait continuer la révolution ; à savoir que l’universel parvienne jusqu’à l’individuel et qu’il cherche ou lui ouvre les conditions de son sujet (le sujet étant de par son réel même impossible, sinon il ne serait pas sujet). Ce qui veut dire partage de la richesse (et non pas des richesses, c’est différent) et communauté des ressources. Ce qui ne signifie pas communisme, mais régulation des privatisations.

Réguler les privatisations est autrement complexe que décréter le communisme dont on ne sait pas du tout ce qu’il signifie ; à qui appartiennent les réalités dans un supposé communisme ?? À tous, à chacun, à personne, tout cela ne veut rien dire du tout. Il faut que les réalités appartiennent, sinon elles sont littéralement insituables et cela n’a jamais existé, mais que cette appropriation soit régulée (entendons par là que ce qui revient à l’Etat est soumis à Regard, de tous et de chacun, et que l’Etat est assujetti aux individus ; ce qui implique ceci ; on produit non pour produire, engendrant indéfiniment une machine, mais à partir de chacun ; à chacun doit être prévu la sureté réelle et non son esclavage salarié ; il faut doubler l’économie irrégulée par une économie attribuée).

Mais ce qui veut dire qu’en lieu et place des finalités si « naturelles » il est exigé que soient définies, explicitées, fouillées, replacées des finalités dépliées, manifestées, et que chacun (de par soi) et tous (dans la coordination représentative générale, ce qui se nomme démocratie) pensent … Qu’ils sachent où conduit ceci ou cela, plutôt que laisser glisser les actes, les activités, les décisions, les investissements, les projets au petit bonheur la chance (cad selon le plus fort et le recyclage du nécessitarisme qui est l’effet de la ligne de mort). Pour cela, en raison de cette absence de pensée, nous vivons dans un monde qui aux trois-quarts ne signifie rien, rien du tout ; ça « tombe » dans le monde, là, ça s’effondre et se gaspille en pure perte. On passe notre temps dans la dissolution subjectivement et objectivement cela nourrit une machinerie non pas intégralement mais aux trois-quarts absurde et sans pensée.

Aussi bien les ressources que la richesse, la nature que les mois eux-mêmes, l’humain que l’universel se dispersent sans aucune vérité ; ce sont juste des déterminations (et interprétés voulument, goulûment comme telles) et les déterminations se dissolvent (ça ne sert qu’à cela somme toute) les univers eux-mêmes disparaissent dans le néant.

Le goulûment est l’affectation de l’intentionnalité (qui se tient du structurel qui-n’est-pas, qui se tire de lui-même) à la jouissance du corps ; évidemment un corps non pas physiologique seulement, mais le corps travaillé, torturé, enfermé en quelque sorte par le maniement rendu absurde de la conscience agglutinée à un contenu (forcément quelconque). N’ayant pas de manifestation (en propre et articulée) l’activisme de conscience se retourne contre le corps et épuise, mord, déchire le corps ; et on aura beau chercher les causes de cette macération intérieure, en fait la cause est la bizarrerie qu’en un corps il y ait un arc de conscience (qui comme on l’a vu sort de la cervelle, est ce qui, dans la cervelle, sait le réel, ce que la cervelle en soi ignore ; elle rêve). Le goulûment est la soif débile qui définit notre structure par le désir ; désir de quoi ?? Notre être structurel ne désire pas ; il faudrait qu’il soit précédemment un quelque chose qui attendrait sa satisfaction ; or il n’est rien sauf forme d’exister pure et brute qui nait ici e maintenant dans le présent continuel.

Ça n’est pas de tout cela que l’on nait. On ne vient pas du monde pour y retourner, ce qui ne veut pas dire que l’on sache de « où » et pour « quoi ». On nomme ce lieu le Bord du monde (ou du donné ou du vécu ou du corps) ; le Bord n’est pas dans le monde.

Le problème étant que le Bord n’a pas de réalité. Et pour cause ; il est « ce qui se tire de lui-même », qui fait-exister ce qui n’est pas, par quoi l’exister (l’im/possible) est en plus et autre que l’être (ou donc il n’existe que de l’altérité, puisque l’être tombe dans la dissolution, constamment, tandis que l’exister s’instancie).

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L'en-avant de soi

1 Novembre 2015, 17:06pm

Publié par pascal doyelle

On a pensé depuis le début que le contenu de conscience nous reviendrait et qu’il nous livrerait le monde, le donné, le vécu, le corps ; l’énoncé équivalait au désigné.

Depuis la philosophie, qui acte que l’absolu devait se signifié comme étant le Un, il faut prendre la réalité à l’envers ; c’est la forme qui prédispose au monde. Soit donc pour nous la conscience qui fait être (en tant que la conscience est l’exister qui s’ »ajoute constamment à l’être) et pour la réalité c’est le présent qui attire le donné, la détermination.

On a dit déjà que le présent est ce qui se rencontre partout ; évidemment partout où il y a le présent… Autrement dit les autres présents, qui ne sont plus là, ne sont plus du tout ; tous ont disparu parce qu’en somme de présent il n’y en a qu’un. Un seul présent ; de sorte que chaque point (de réalité) est (pour lui-même) le point Réel (et qu’il est impossible de rejoindre un autre point dans l’espace sans « avancer avec son propre point » ; ou donc « ça met du temps »). On considère ainsi que la pointe absolue de toute réalité est à chaque fois la pointe où l’on existe.

Sur cette pointe, au lieu de considérer qu’il est possible de supposer un Point absolu, hors de tous les points, qui serait comme le contenant de tous les points qui furent, seront, qui existent actuellement, la pensée oblige d’admettre que c’est seulement ici et maintenant qu’il existe un Point.

Comme ce Point est instantanément perçu, ressenti, éprouvé, compris, comme le-Point, on tend à l’hypostasier comme absolu, éternel, totalisant, un au sens d’unifiant tout le donné, etc.

En fait le point ici-même est juste et rien que le point qu’il est (sans épaisseur à proprement parler), mais il est vrai que si le présent est le seul réel, le dit présent est originellement la source de tout ce qui est. Avançant que le présent est le seul réel, il faut donc en conclure qu’il est la source de tout le reste ; qu’aussi innombrables soient les réalités, les mondes, les univers, les déterminations, il n’est à proprement parler que le seul Présent absolument existant.

Absolument parce que seul il est formellement ; il est impossible de caractériser le présent ou le point ; il est la forme en laquelle tout est. Autrement dit il y a l’être, tout le donné, les réalités, et d’autre part l’exister et rien que.

On obtient le même résultat si l’on se demande ce qu’est la « conscience » ; conscience est ce qui désigne cet-être, (qui est « ce qui a rapport à (soi), le soi étant le rapport lui-même et non un contenu) et qui formule la base même au-delà de laquelle on ne peut pas remonter. Et cela, cette limite, ne signifie pas qu’il est quelque chose d’antérieur à cette limite ; il n’y a rien antérieurement à l’exister et à la conscience en acte.

Ceci expliquant pourquoi il y a un présent (un réel) et pourquoi il y a des « consciences » (des rapports à (soi)) ; c’est parce que tout le donné est prospectif et en-avant de lui-même ; le réel est « ce qui est en-avant de soi ».

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Paramètres du réel

31 Octobre 2015, 09:54am

Publié par pascal doyelle

C’est alors la pure et brutale verticalité qui s’est dressée de toute sa hauteur et s’est imposée traversant l’humain.

La pensée, ce que de ce côté-çi nous nommons la pensée, par commodité étant entendu qu’ailleurs la pensée est toute aussi active, doit être caractérisée comme suit ; au lieu d’organiser le passage vers l’absolu au-delà, hors du monde, autre que le donné là, la pensée est ce qui admet une fois pour toute que l’absolu est très précisément « là », ici même, ici et maintenant, et que l’on peut en tenir une cohérence, constatable et rigoureusement désignée.

Au lieu que la pensée selon l’absolu veut définir les chemins spiritualisés qui élèveront l’âme jusqu’à rejoindre « ce qui est » hors de notre champ, la pensée selon le Un (qui le tient entièrement ici même) veut désarticuler notre arc de cercle qui tombe « là », dans le réel. Et analysant cet-être que nous sommes, recréer sa structure et ce faisant, puisque c’est ici même que cela se creuse, non seulement observe et décrit, mais crée, produit son architecture, puisque si elle suit l’arc qui tombe vers le réel, elle s’y ajoute et crée l’architecture de cette structure ; de descendre l’absolu vers le « là » et selon le Un, oblige à le créer, et il faut alors admettre que ramener l’absolu comme Un signifie que le Un est non complet et qu’il est, lui, le Un, ce qui, purement formel, obtient de lui-même qu’il se change, se modifie, se structure en plus, s’organise du dedans (pourtant sans dedans), et que la structure s’architecture.

Ou donc ; non pas que le un soit incomplet mais sa nature même est formelle (soit l’arc de conscience vers le réel, et le réel n’est rien d’autre que le présent, et le présent est cela-même qui, en qui et par qui tout le reste se réfléchit ; la réflexivité qu’est cet-être (l’arc de conscience) s’instancie dans la réflexivité qu’est, intégralement, le réel, entrainant toutes les réalités à la suite.

On a recherché, d’autres cultures, avec une extrême rigueur et des pensées ardues les répercutions de l’absolu ici bas ; son instruction, ce qu’il pouvait nous enseigner et tout ceci avec quantité d’effets, dont le dernier régime connu fut celui du Un judaïque (et originellement peut-être l’hindouisme), le Un du Dieu-Autre, purement autre et purement élevé, au sens d’abstrait, ce qui veut dire libre au sens de dépouillé de toute détermination donnée, de tout vécu, de tout monde (au point de créer un peuple par sa parole, son intentionnalisation même, peuple sans terre, sans territoire, sans enracinement dans une localisation).

Ceci étant acquis, il fallut non pas du tout passer à un autre régime, mais continuer la recherche de l’absolu en en modifiant le registre ; au lieu de poursuivre l’absolu dans l’extérieure présence absence, il fallut le décider comme étant ici et maintenant ; on a donc assisté et admis et subi et voulu et décidé la découpe de notre être ici même, en présence, au présent, effectivement existant, et ce via, outre mille pensées qui surgirent autour de la méditerranée, deux grands axes ; le grec et le christique (ou par ailleurs l’islam, qui joue non pas du corps sujet individué crucifié mais de la communauté et tente, voudrait, espère opérer une réflexivité interne de la communauté sur elle-même, de la présence, de l’accessibilité de la communauté).

Les grecs et le christique s’obligent à enclencher dans l’actualité l’articulation de notre être et ce quel que soit par ailleurs les mille et un systèmes philosophiques d’une part et les versions plus ou moins orthodoxes des églises ; peu importe parce que ce qui tente de se transmettre (que l’on caractérise comme découverte/invention de la structure de réflexivité ou comme révélation pour le croyant) est une élaboration qui s’est extraite elle-même de toute détermination (de tout monde donné humain, hors de tous les langages, de toutes les immédiatetés, etc, y compris hors de son propre monde, grec ou juif ou gréco romain ou méditerranéen), une élaboration fondée sur sa propre pro-expérimentation de structure, acquérant son caractère formel pur et simple et brut.

De sorte que les acquisitions structurelles grecques, christiques ou chrétiennes ou arabes (détour de la pensée grecque et néoplatonicienne par et dans les philosophes arabes, qui surajoutent de formidables réinstructions de l’attention à exister) seront reprises, exportées continuellement puisque ce qui joue, alors, ce ne sont pas des systèmes ou des idées mais une structure qui suit sa propre ligne d’extraction de tout monde, de tout langage, et doit créer son cheminement dans et par le réel lui-même ; toute la réflexivité est accumulatrice en ceci que c’est, au moins depuis les grecs, la même structure qui épuise les pensées, les pensées étant à chaque fois des machines intentionnalisatrices dont la fonction est de trier, d’organiser, mais avant tout de produire, de créer des intentionnalités vers le monde (la politique), le donné (l’idéel et la science, la connaissance), le vécu (et le psychique et l’individuel, le christique et la naissance-mort), et le corps (et toutes ses éthiques de distinctions et de différenciations, du christianisme à Nietzsche, de Montaigne à Artaud). Et structure qui veut créer les prédispositions, la pré-disposition même de l’arc de conscience, d’attention, vers le réel, vers le présent ; de s’en prendre à l’actuelle point de présence (qui se réduplique partout et antérieurement à tout).

Et de créer ce dont elle est la description ; la structure elle-même, autrement dit comment notre être s’articule au réel, au réel donné « là », au présent et comment user de cette attention à exister qui nous pousse à un tel point de rupture ?

C’est dans l’arc de conscience vers le réel donné là, que nous sommes absolument formellement attentifs, que la révélation ou l’ex-stase se produisent. Aussi fallut-il élaborer des machines mentales qui piègent et qui créent cet arc vers le « là », extrêmement exigu, exigeant ; ça ne fut pas de découvrir l’objectivité, mais l’exposition, et la description de cette exposition, qui sera pourtant dite cohérente en ceci que si l’on pense cette articulation la dite pensée (ou l’esthétique ou l’éthique profonde ou la politique ou l’idéel) devront correspondre à l’hyper expérience de cette structure.

Or Descartes nous montre que cette structure n’est pas notre-être mais cet-être, donné « là », sur le monde, sur l’étendue (et l’étendue s’impose alors comme étant l’être, lui-même, dont notre présence est l’exister ; l’exister s’ajoute à l’être). Que cette pointe articulée au réel, l’attentionnalisme archi-grec, hyper-christique, méta-cartésien (et suivants), pro activiste des pensées de l’altérité (Nietzsche, Heidegger, Sartre, Lacan, etc), valent comme cheminement, comme créé, comme avancement, comme prolongation de l’instanciation, là où nous sommes, de notre exister.

Depuis que nous sommes sortis des mondes particuliers, de la logique qui laisse prévaloir le contenu (le soleil ou la profusion de la nature, ou le divin représentable, appartenant à un groupe, dans un langage, dans une immédiateté localisée, etc), il fallut élaborer l’archi-tecture de l’intentionnalisation ; puiser dans le présent l’expérience nouvelle et le renouvellement de l’attentionnalité qu’est notre conscience, qui s’est révélée comme « cette-conscience-autre ». On a cru un temps que cette réflexivité (de cet-être vers lui-même dans le « là » du donné, l’être ou le réel ou l’exister ou le présent) pouvait passer comme réflexion (du donné sur lui-même, de la nature humaine sur elle-même ou sur la nature tout court). Mais en réalité c’est un être-Autre qui nous a poussés, conduits, amenés et dont nous sommes les symptômes.

Et comme cet être-Autre est le Bord du monde, du donné, du vécu, du corps, c’est entièrement tout le donné qui est soulevé. On n’a pas tort de comprendre qu’il s’agisse là de raison, de naturalité et du moi et de l‘humain, mais l’arc est bien plus ample que ces figurations, et c’est pour cela qu’ils sont nés respectivement de la pensée, de dieu-le christ et du sujet, et pour cela que contre l’interprétation réaliste « raisonnable » des configurations dans les figurations aplaties et adaptées au monde donné vécu, se sont levés les proactivismes nietzschéens, heideggériens, sartriens et lacaniens ; parce que l’arc de l’attention à l’exister ne s’arrête pas au acquisitions, il soulève bien plus lointainement que le seul donné humanisé et psychologisé.

Cela veut dire que pour chacun il est une architecture bien plus extraordinaire que le simple vécu du moi-que-l’on-est (et dont toute l’intégralité de l’humanisme en cours voudrait nous convaincre, dont il est si intimement persuadé et toute l’intégration dont il est capable) et que par ailleurs la réflexivité elle-même (n’étant pas la réflexion) se visualise bien plus amplement et comme révolution interne à la structure de l’attention.

Pour s’apercevoir de la structure, il lui faut épuiser tout le monde possible, toute la représentation, (et tout le moi) jusqu’à ce que s’opère le Retournement. Il se peut qu’elle n’y parvienne pas. Toutes les structures dans la ou les réalités (s’il est plusieurs univers) ne se décident pas nécessairement à exister, auquel cas elles s’effondrent ; il est de la nature des structures de dépendre de leur décision.

Lorsque l’on finalise la structure par de pauvres mises en demeure (des finalisations intra mondaines et non arcboutées sur le Bord du monde), on épuise réellement et effectivement le monde. On prolonge et durcit la ligne de mort et reste dans l’incapacité de se créer un horizon (non nécessitariste) par-dessus celle-ci.

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Modifier l'attention à exister

28 Octobre 2015, 09:59am

Publié par pascal doyelle

D’un point de vue général on dira donc que l’on découvre/invente l’être, étant entendu que l’être désigne le réel et que celui-ci ne peut pas être reporté dans un discours, mais qu’il n’est accédé que par une conscience ; une conscience posée « là » sur le réel, qu’aucun discours, aucun contenu ne recouvre.

On a pu, évidemment, produire des discours partiels sur des objets localisés, mais aucun ne recouvre la totalité du réel. Sauf la philosophie et en ceci ; qu’elle n’introduit pas au Tout, mais au Un. Le Un étant ce qui découpe le réel (et notamment le découpe en réalités distinctes).

L’arc qu’engage la philosophie est celui de la réflexivité ; du Un sur lui-même, ce qui veut dire non pas "un" comme chosifié mais comme diffracté, il est un rapport non un être, un exister et non une détermination ; non de la réflexion (le report du donné vers lui-même, qui vaut mais ne vaut que objet par objet, localement) mais la réflexivité. La réflexivité crée sa propre dimension et comme cette dimension n’a aucune représentation disponible dans le monde, le donné, les contenus, les représentations d’une part et comme elle est l’arc vers le réel, elle usera des signes afin de se signifier, de signifier son rien, sa forme, sa structure ; et l’accrochage absolu (parce que formel, cad vide et purement structurel) s’instruit par l’instant et le présent brut ; ici et maintenant est appelée la cohérence ; soit donc la cohérence du retour vers l’activité de conscience, d’attention qui doit dans la re-présentation qu’elle opère sur sa position, sur son exister ici même, qui doit retrouver ce qu’elle perçoit, au sens le plus immédiat et instantané (selon le donné et le là du donné), et comme ça n'est pas, ça doit exister, autrement dit être créé (les grecs, les chrétiens, etc, créent le cheminement lui-même, qui n'est pas dans quelque monde humain, quelque langage que ce soit, puisque c'est l'activation du structurel qui recherche son expérience, empirie donnée dans le "là").

La formulation consiste donc à créer un discours qui se retourne dans la conscience qui le lit, l’exécute, le re-produit et percevoir si oui ou non ce discours prototype fait-exister en vous la conscience active adéquate. Le discours prototype est celui qui courre sous les énoncés ; sous la pensée kantienne courre la structure du sujet reprise de Descartes et avancée sur la surface du réel d’une part et de la réalité d’autre part ; cela simule l’articulation entre la forme et le contenu, l’interne du bord de la réalité et l’externe du bord du monde ; et c’est cette articulation qui doit être retrouvé par quelque conscience qui s’introduit dans le circuit onto-existentiel ; en assumant de modifier la conscience qu’il a, de placer et déplacer son attention.

Alors que dans la réflexion l’objet change, mais la conscience demeure identique ; on peut encore être un Moi dans l’activité scientifique, ou dans le droit, on n’est plus tout à fait un Moi dans la philosophie, on est un sujet, soit donc la structure impossible qui tente de se remonter, de se re-parcourir par le dedans sans dedans, sans représentation mais qui suit les lignes que Plotin, Descartes, Kant ou Nietzsche ont relevées.

Modifier le rythme de l’attention c’est pénétrer dans le sacro saint ; on se situe alors à la limite même de ce qui est, qui nous soit accessible ; il ne s’agit en aucune manière, a priori, de réaliser une sorte de révélation, mais de vérifier sur son propre agissement structurel, sur sa propre intentionnalisation que le graphe de Descartes ou de Nietzsche correspond à l’aperception instantanée que l’on existe au moment même de son activité ; c’est physiologiquement que la pensée modifie le corps mais pas seulement le corps physiologique, mais le corps tel qu’il se place sur le donné (objet du désir de l'autre corps, c'est ce qui travaille à même), dans la réalité et sur le réel, au milieu des déterminations (affectant, modifiant donc le traitement de l’information) et à la surface du réel, sur le plan uni, uniforme, unanime du là ; le là existe partout où le « là » est effectivement ; en chaque présent-point. L'unanimité de chaque point n'aplanit pas, chaque point révèle et pousse à exister.

Les grecs modifient l’attention d’exister, comme le christique, le cartésien, etc. Si l’on ne parvient pas à remonter la mécanique dont nous sommes issus, on répétera les mêmes structurations ; ce qui existe, ce qui s’active, ou non, et s’active comme ceci ou comme cela, est la pointe extrême arcboutée sur le réel (qui n'a aucune référence), et cette articulation dépend d’elle-même ; de ce qu’elle envisage vers le donné, dont on a dit qu’il comporte à la fois le donné là (le monde, les choses, la détermination, la réalité) et le « là » du donné (le réel, le fait d’exister, le point, le présent). Et qui n'est écrit nulle part, et n'est pas plus déjà écrit dans le moi ; le sujet (impossible) dans le moi crée et recrée sans cesse par son attention activée au réel.

Lorsque les grecs commencent de penser (de penser que le un est ici et qu’il doit être désarticulé afin d’assumer le un) ils créent la machinerie qui opère un tri des intentionnalisations (la pensée), mais ces intentionnalisations il faut d’abord les créer (elles ne se trouvent pas dans le langage, puisqu’elles réfèrent à une expérience ici même du donné, du monde, du vécu et du corps (qui s’amplifiera avec le christique)). Rappelons que la différence entre cette pensée et la pensée ailleurs consiste à ramener ici même l’absolu en le transformant vers le Un ; insécablement ici et maintenant, puisque de fait nous sommes, nous existons, donc le Un est ici, et pas ailleurs, ce qui implique donc que la modification qui aura lieu ici et maintenant de la conscience que l’on a, on l’est. Et cela aura épaisseur ontologique, jouant notre « âme » en somme, qu’elle se réalise ou pas face à elle-même ; qu’aurons-nous éprouvé, ressenti dans ce corps, décidé dans ce vécu, imaginé ou perçu dans le court laps de temps (plutôt que de supposer notre être dans l’absolu, étant entendu que l’une voie ne retire pas la seconde)?

Pour cela il faut avancer dans la technologie effective de l’auto définition que se donne la structure de conscience en considérant ceci qu’elle se différencie d’elle-même en s’incluant ou excluant de la présence du donné là, du monde, des choses, du corps, du vécu, etc (de la perception, du langage, ou en modifiant l’intentionnalisation, toutes les passations qui furent effectivement reconstruites ou créées par la pensée selon la présence du Un, de la découpe).

Ce sont ces expérimentations prototypiques de conscience (qui a contrario de la conscience qui cible l’absolu hors ou ailleurs qu’en ce monde, ex-siste cette sortie de la structure dans le donné même, à la fois le donné là du monde et le « là » du donné) qui sont consignées dans les descriptions, techniques voir touffues, de la philosophie ; et comme c’est une structure telle quelle qui s’est extraite du système « monde particulier » qui courût jusqu’alors, il en est rendu compte dans la philosophie (qui est la discipline qui se charge du chiasme, du décalage, de la distance, de l’altérité du un) mais elle bat son plein tout aussi bien en éthiques qu’en politiques, qu’en esthétiques ou idéels (les maths pour les grecs), et tout autant en humanisation qu’en personnalisation (celle des grecs mais qui ne trouvait pas sa description, celle des chrétiens qui reprennent le corps-vécu, celle des mois qui s’inventent par-dessus la révolution universaliste-humaniste).

De cela on peut comprendre que la philosophie qui s’attache à comprendre «ce qui est arrivé à l’humain » (la sortie des mondes particuliers), à la fois décrit et accélère, les deux, le mécanisme ; elle en rend compte mais possède elle aussi sa réserve, son impossibilité de « tout dire » ; puisqu’elle renvoie la compréhension non dans l’explicitation intégrale d’un discours exposé et exposant mais dans l’activité de conscience de chacun, du lecteur.

Néanmoins, la technologie même de description va pousser aussi loin que possible la compréhension de l’activisme de conscience ; puisque la compréhension est précisément, et n’est que, ce retour sur « notre être » (transformé par Descartes en cet-être, posé sur le « là » du donné) ; il est dans l’impératif de se décortiquer ; d’exposer avec logique et rigueur sa tenue, son comportement intentionnel, son activisme de conscience.

De ceci les circonvolutions très étranges de la pensée, de la philosophie ; les suppositions représentent ou tentent de représenter ce qui ne peut pas s’imaginer, se concevoir, se percevoir ; puisqu’il s’agit des passations non représentables entre cet-être (la conscience-de, le rapport-à) et ce présent (qui contient toutes les déterminations mais n’en est aucune). Les configurations (pensée; christique, sujet) ou figurations (raison, naturalité, moi et humanisme), la transfiguration esthétique du corps-perception, d’une part ou antérieurement en d’autres mondes la refiguration qui s’impose lorsque l’on positionne l’absolu au-delà (il vient nécessairement non pas du donné ou du là, mais de la transcendance intégrale) ; mais tous doivent permettre de se saisir ou d’être saisi par l’articulation dont la structure ne peut pas être dite, mais qui doit se dupliquer en chaque conscience.

Comme ça ne se représente pas, et que pourtant il existe une telle structure de conscience, il faut en passer par deux stratégies ; d’une part la réflexivité même, la pensée comme délimitation, exploration, création de concept (cad de machines, outils) qui ouvrent la dimension (décrite très pointilleusement par la philosophie), et d’autre part l’acculturation ; ce à quoi elle aboutit est le moi, la personnalisation, ayant au préalable acquis l’universalisation, l’humaniste humanisation (qui est fondée sur l’universel, mais s’emploie immédiatement par la raison inscrite oui, mais chacun pour soi-même ; en tant que raisonnable, universel, chacun se retrouve apte à juger, décider, autonome et libre, et non pas assujetti à une « raison » étatique, scientifique, technologique, morale, etc).

Le réalisme raison-naturalité-moi n’avait pas tort de vérifier comme la réflexion est le retour vers le donné, en supprimant la possibilité de la réflexivité (Kant, qui la rétablit par ailleurs, dans le structurel), mais si l’on ne parvient pas à atteindre à nouveau la réflexivité (en re-prenant les configurations ; la pensée, dieu le christ, le sujet, ou comme il s’en dégageât devant le réalisme la pensée de l’altérité, Nietzsche, Heidegger, Sartre, Lacan, etc), on ne sera pas en mesure à partir du réalisme de remonter dans le structurel ; le structurel ne s’attrape pas via le monde, le donné, le vécu, le corps.

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Le mouvement qui bouge

25 Octobre 2015, 15:02pm

Publié par pascal doyelle

Dès lors se pose la question ; pourquoi désirons-nous un point fixe en tout ce qui se meut ? Parce que nous sommes nous-même cette fixité du point.

Ce qui existe en tant que "conscience" , existe comme rapport à (soi). Comme rapport et donc il faut mettre entre parenthèses le dit soi, parce qu’il n’est pas ; il existe ; il existe comme rapport au rapport qu’il est.

Ce qui existe comme rapport, est, de fait et immanquablement, son propre point.

Donc ce rapport se-sait ; il ne sait même que cela ; tout autre contenu est passager. Il est menteur si l’on veut. Mais menteur en une manière bien stricte ; le mensonge sera toujours parlant, signifiant, redésignant le monde, le donné, le corps, et se désignant lui-même, la structure du point qu’il est.

Ce qui est rapport à (soi) est rapport à (soi) comme et tant que rapport. rien d'autre. de même que toutes les réalités ne sont que le seul et unique présent, unique réel instancié.

Le se-savoir est absolument (au sens propre) vide (au sens propre aussi). Il ne connait rien, de là qu’il puisse connaitre quantité de liaisons, de rapports différents, mais il ne se confiera en aucun contenu (il croira seulement qu'il se fige en tel contenu, tel signe, telle identité).

Et donc il faut le dire, ce rapport, ce se-savoir vide mais formel, et le dire autrement que selon telle ou telle détermination, et c’est pour cela que la philosophie est incompréhensible.

Parce que ce qui se montre ce ne sont pas les contenus ni l’argumentation, la rationalité, mais ce qui se montre c’est la rationalité comme mise en forme (la rationalité est prise dans une cohérence plus grande) ; il faut que « cela » passe d’une conscience à une autre, que cela passe de cette conscience à elle-même, que l’attention, l’attentionnalité soit suspendue et reprise, de telle sorte que ce ne sont pas seulement la cohérence des contenus qui est en jeu, c’est la forme de votre conscience, de votre attention, de votre attention à être, ce qui veut dire (puisque cette compréhension ne suppose rien au-delà ou ailleurs) attention à exister ; à actualiser ce que la fine structure de l’attention peut.

Et ainsi le procédé « philosophie » veut modifier votre attention, soit donc ce qui entre et qui sort dans votre cervelle, mais pareillement et surtout et suréminent ce qui change votre statut de corps. Que l'on peut entendre comme tricot de corps ; l’apparescence de votre corps au sens de « sa position sur le monde ». Cette surface de votre corps que vous donne, vous offre, vous fournit l’idée, l’image, les esthétiques ; les esthétiques sont ce qui recouvre votre corps, en lui donnant une autre perception, une autre dimension et dimension s’applique absolument à « corps » ; ce qui doit être évoqué ici est formellement et rigoureusement la spiritualisation du corps, comme il était dit jadis, ou si l’on veut la sublimation. Un processus, un procédé totalement complexe et autre, un maelstrom étourdissant. On n'y est plus soi-même, on est Autre.

On comprend bien que cette surface du corps contre la surface du donné, là, réel, engage plus que totalement notre réalité ; plus que totalement parce que la dite surface se passe par-dessus notre corps ; elle est en plus, elle est la dimensionnalité en plus (de la cervelle par ex, ou du langage ou des autres ou donc en plus du moi que l’on est, et pourtant on n’est que ce moi et il n’est que des mois, sauf qu’ils existent, et que la dimension est justement « là », dans le présent qui ne dit rien, qui attire, qui tire vers).

On assiste donc, esthétiquement, à la transfiguration du corps, ce qui veut dire de l’attention à exister, de la forme de votre conscience, du circuit de votre intentionnalisation du présent ; en tant qu’il condense et concentre, en tant qu’il disperse et s’étend sur la surface, la surface du réel. La transfiguration est la modification du corps requise par l’esthétique, la poétique. on a inventé l’esthétique, afin de transfigurer les corps, ou de se situer dans le point d'attirance hors de la cervelle, dans le "là" du réel, afin de se re/percevoir à partir du "là", du présent indéfiniment réel.

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Le Un qui mord à même le réel

24 Octobre 2015, 09:33am

Publié par pascal doyelle

Nous ne sommes pas nous-même. L’absolu ou le un. Les trajets du moi.

Dans la déliquescence commune, très banale, on ne voit pas bien ce qui pourrait en ressortir ; l’abandon complet de l’universalisation au profit de l’invention dernière venue ; la personnalisation et son effet la privatisation ; met à bas, abolit tout développement concerté du devenir humain ; l’universalisation devait assurer la passation des contenus et de telle sorte que via les contenus, les déterminations, les intentionnalisations puissent se construire en et par chaque conscience l’aperçu intellectif, intelligent, réfléchi par lequel gouverner, au vu et au su de chacun, les finalités inscrites, écrites, explicites.

Or ce qui remplaçât l’universalisation, soit donc l’individualisme délirant, n’est pas l’individualité cohérente ; mais une représentation psychique absurde tenant en ceci ; que la réflexivité humaine qui devait créer l’architecture intentionnelle, s’est pliée aux finalités du monde et qu’il n’existait plus de ce fait d’espace, de temps, de dépliements susceptibles d’être alloués au retour sur soi de l’individualité cohérente.

Il est évident que dans les conditions qui leur sont faites, les mois sont dans l’incapacité de dénouer quelque cohérence que ce soit, puisqu’elle n’est pas, dans l’humain, connue en cet état déplorable du monde, et dans l’incapacité de se construire eux-mêmes comme cohérents. En somme la cohérence a complètement déserté la réalité, et celle-ci est retombée au niveau du monde donné bêtement là, de cet état généralisé du donné qui se délimite par la ligne de mort.

Rappelons que la ligne de mort est ce qui donne le sens brutal, l’orientation du monde lorsque le monde, le vécu, les corps ne sont pas relevés par la réflexivité ; en tout conflit on cherchera à massacrer autrui, en toute organisation on voudra l’exploiter, toute conscience du moi s’effondrera dans le bricolage indéfini. Tant que cette ligne ne sera pas remplacée par l’horizon du réel, celui qui transforme la réflexion en réflexivité, le sens du monde demeurera inchangé, et la porte ne s’ouvrira pas.

Bien sur il y eut quantité d’occurrences dans l’historicité afin que le réel puisse accéder à la réalité ; religions, mystiques, dieu, pensée, sujet, révolution ; tout ceci visait à se substituer à la ligne de mort. Le réalisme, celui de la raison, naturalité et celui de l’humanisme et du moi, croient que cette ligne s’effacera toute seule, de par elle-même, qu’elle se dissoudra dans la réflexion ; lorsque la réflexion aura mis au jour la nature humaine et la nature tout court, la bonté naturelle de la réalité se déversera.

Or manifestement il n’est pas de sens dans le monde donné, de sens tel qu’il puisse déplacer les lignes, les lignes de dégradations qui ordonnent l’humain. Cela seul qui soit en mesure de passer outre le monde, le donné, le vécu, est le réel. Ce qui dans la réalité est dissimulé. Et il n’est rien de dissimulé dans la réalité sinon le bord de la réalité.

Et donc le bord n’appartient pas à la réalité.

La ligne de mort est ce qui nous contraint ; elle n’est pas seulement ce qui sera imposé aux autres, et malgré des détours bien intentionnés qui reviendra puisque collé à même le monde, elle est ce qui oriente nos images, nos désirs, nos pensées, notre intention de vivre. Le problème est que toutes ces finalisations qui tombent dans le monde, et que rien ne relève, n’a pour les contrarier rien d’autre que le réel, ce qui veut dire le bord, la limite interne et externe (puisque de ce point de vue il n’est pas l’épaisseur d’une feuille qui sépare l’externe et l’interne, bien qu’ils soient distincts) ; et que cette limite du monde n’a aucune représentation dans le donné monde vécu. Ni dans le corps.

C’est sur (soi) qu’il faudra prendre, tirer du rien, soutenir à partir du formel l’horizon susceptible de remplacer la ligne de mort. Comme « ça n’existe pas », et que rien dans le monde ne prouve ni de décrit ce qui « in-existe » formellement, il faut pour chaque conscience qu’elle fasse surgir de sa structure ce qui lui confère l’effroyable ou extraordinaire distance qu’elle est.

Que nous ne soyons pas ce que nous sommes, c’est la pensée de Sartre ni plus ni moins (qui durcit les découvertes antérieures, essentiellement en ramenant la distance interne jusqu’au plus proche d’un corps existant ici et maintenant, qui a affaire à l’ici et maintenant, aux autres, aux choses, à sa propre densité effroyable). La non coïncidence.

Et si l’on suit l’idée, le principe que jamais la philosophie, la pensée, la réflexivité ne dévie de sa logique, il faut reprendre littéralement et en tout sens ce qui fut énoncé par quelque explorateur, créateur que ce soit.

Si il est une telle « logique » c’est que ce qui fut inventé-découvert (la réflexivité ou pour la philosophie la réflexion sur cet être nouveau que fut la réflexivité extraite autour de la méditerranée de tout monde particulier), ce qui fut découvert est une structure et non une idée ou un système (sinon le système formel des conditions de notre exister) et que cette structure agit et réagit selon son activisme de structure ; aussi engendre-t-elle les pensées qui lui suffisent, qui lui permettent d’avancer selon son exister.

Une pensée étant un rapport, c’est le rapport comme ce qui excède absolument (étant formelle) au donné monde réalité corps, c’est ce rapport qui se montre ou affleure dans la réalité.

Le tout étant de créer, comme dit, le système formel, celui qui est antérieur à toutes les vérités ou énonciations et qui décrit la position de notre être sur la réalité ; soit donc l’exposition de l’articulation au réel, le réel étant dans le donné là - le « là » du donné, et cette position décalée, cette distanciation de la non coïncidence, mais qui vient soudainement remonter dans la structure même de conscience lorsqu’elle constate que le présent est dans la réalité la réflexivité de l’être, au point de formuler que l’exister est ce qui est, et le reste est le dépôt de l’actualisation.

La pensée au sens propre et unique, est de trouver l’articulation que l’on situe soit au-delà (auquel cas on se décide pour l’absolu et toutes ses versions, interprétations) soit ici même le Un ; auquel cas on poursuit l’atteinte décidée depuis les grecs qui consiste à intégrer l’ici même, le réel, le « ce qui se passe ici et maintenant », et à interrompre l’humanisation selon la synthèse pour l’humanisation analytique ; celle qui décortique notre activité de pointe, la pointe de conscience, la pointe qu’est la conscience qui veut que dans le présent (de cohérence) se manifeste tout ce qui est. La pensée est soit ce qui assure que vous accèderez à l’absolu au-delà, soit que vous assumerez le un ici même ; ce qui veut dire le réaliserez.

Par la pensée dans les deux cas on s’en prend soit à l’absolu soit au un ; et ce sont deux positions dans l’exister qui ne se contredisent pas ; elles partent simplement d’un principe de vue distinct (et dans les deux cas est admis que l’on touche à la racine ou à la source ou à l’originel lui-même ; puisqu’il n’est aucune raison de ne pas supposer, admettre que si l’absolu ou le un existent, ils sont infiniment proches de notre exister même… le contraire serait plutôt absurde, et ce quel que soit cet absolu ou ce un ; le réel, quel que soit son acception, est écoulé d’une seule fois).

Cependant comme la pensée selon le un de « ce qui est » ici même, étant insécable, est tout entièrement « là », et en lequel principe le un ou dieu ou l’esprit ou la pensée ou le sujet ou l’altérité sont les opérateurs de division indéfinie, accumulant les distinctions, puisque le un amené ici même travaille tout le donné et se travaille lui-même en remodelant sans cesse sa propre distinction ; il n’échappe pas à la divisibilité, il est la forme qui se change elle-même.

Si dans la pensée de l’absolu il faut tendre à se refigurer (refiguration)dans l’absolu au-delà, alors qu’à l’autre bout de version, selon le Un, il faut pousser à la modification de notre être et approuver la multiplicité de la réalité et l’altérité du Un (soit dans les configurations pensée-dieu-le christ-le sujet-l'altérité, soit dans les figurations raison-naturalité-moi) ; puisque de fait et d’évidence le Un a rendu cette réalité là indéfiniment diversifiée et radicalement autre, c’est que le Un a pour office d’engendrer de l’altérité et de la diversité. Si la pensée de l’absolu doit trouver toutes les raisons de l’unité (et les pensées de l’absolu créent de vertigineuses argumentations intérieures à l’absolu ou son atteinte), la pensée selon le un doit découvrir toutes les raisons de l’altérité et envahit le monde, le donné, le vécu, soit donc la politique et la gestion ou l’organisationnel des corps, la perception et le corps et l’esthétique, l’éthique et son corps spécifique, etc.

Et puisque le un se trame de fait et par principe dans la réalité et le réel (il est insécable ici même), c’est notre exister en propre qui en crée les différenciations, qui se produit lui-même du dedans de l’attention, dans la précision de l’activité de conscience et ce en tous sens disponibles ; c’est la pointe de notre réalité qui n’appartient à rien sinon à ses effets dans le réel. D’où son activisme politique, esthétique, éthique, idéel, son humanisation accélérée et son creusement de personnalisation ; en chaque moi explose, expose la structure.

Non pas qu’il crée seulement les universalisations, la raison, l’extériorité ou la naturalité, il crée d’abord et depuis longtemps les différenciations internes en chaque corps ; en chaque corps travaillé par le Un, par le formel et ça n’est rien d’autre que l’immense acculturation qui s’incruste dans mais surtout de l’individué ; esthétiques, éthiques, poétiques, politiques, idéels et le retournement de la pensée de l’altérité ; Nietzsche et Heidegger, Sartre et Lacan, Rimbaud et Céline, Lovecraft et Ph. K. Dick et tout autant les stupéfiantes, étranges aventures rocambolesques des mois au travers de leur culture mass et micro médiatisée ; médiatisations se dit alors autrement ; comme médiation. Passage, passation entre soi et (soi).

Ce que l’on a acquis c’est d’abord l’acculturation ; grecque, chrétienne, renaissante, cartésienne, idéaliste, puis en parallèle le réalisme du donné, raison-naturalité-moi et apparemment inversement les extensions des sujets puis des mois ; les grands sujets créateurs, dont Nietzsche effectue la pensée, la pensée réellement en acte et qui a déjà eu lieu au moment même lorsqu’il la crée, et les mois aux étranges déhanchements que nous connaissons, puisque nous sommes ces mois.

Mais puisque la réflexivité produite initialement par les grecs s’attache à « cela même qui agit », à savoir l’attention, littéralement l’attention à ce qui est, la dite réflexivité ne s’arrête pas à ce seul devenir ; elle a déjà déployé son aile sur toute sorte de pensée, où qu’elle soit et quelle qu’elle fut, accumulant extensivement et intensément jusqu’à ce qui pourrait paraitre son opposé, faussement, les pensées de et selon l’absolu plutôt que du Un, parce qu’entre les deux versions il n’est pas de contradiction. la réflexivité qui a démarré autour de la méditerranée, s'offre à toutes les quêtes de tous les peuples et tous les temps. La réflexivité recherche dans les mondes humains tout ce qui fut élaboré, travaillé, extrait ou accroché au firmament.

L’articulation que le un explore est ici même, mais rien ne prédit ce que cela peut être, ni jusqu’où cela existe. On ne sait pas ce que « présent » signifie.

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