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instants philosophie

Champ pulsionnel, champ intentionnel

6 Juillet 2026, 12:50pm

Publié par pascal doyelle

Emergence et effondrement 

Si nous étions à peu près équilibrés, le champ pulsionnel ne viendrait pas mordre et détruire le champ intentionnel ; mais sans cesse les pulsions reviennent et ne s’épuisent jamais, puisque rien ne se fait sans l'énergie du vivant. Rappelons que le champ pulsionnel, à proprement parler, n’existe pas à l’état naturel ; il est déjà ce corps vivant, cette vie, investie et montée en épingle par le champ des signifiants, cad à vrai dire du champ intentionnel ; le champ pulsionnel n’est pas “l’instinct” mais le fantasmatique et la jouissance, ou si l’on préfère l’instinct naturel coupé, découpé, réarrangé par l'imaginaire ou plus exactement le champ intentionnel des signifiants (puisque les signifiants n’existent que par l’intentionnalité, et que l’arc de conscience est invariable, il s'impose comme l'extase s’impose de fait ; comme le réel s’impose ; il est en soi et par structure évident, évident en ceci qu’il assume le Possible et que le possible ne peut pas être impossible ;

et donc le jouir halluciné qui promet bien plus qu’il ne peut donner, vient meubler l’activité intentionnelle, qui sinon s’ennuie, s’angoisse, et active ce qui précisément n’existe qu’activement ; en tant que l’intention (la conscience) est une tension qui rapporte toujours ceci et cela  ; et qui cependant activité intentionnelle qui nous laissera toujours insatisfait 

et de toute manière l’énergie, toute indifférente mais tenace, reviendra constamment, comme les morts-vivants ou les vampires (à moins que ce corps meurt, que la vie, la tension, s’affaisse). 

Et donc pour contrebalancer l’immédiateté que recèle la jouissance, hallucinée, qui glisse vers la non temporalité, l'inarticulation, puisqu’en définitive ce devrait se terminer dans le jouir du corps, de la vie qui se contente, supposément, et tout l'ensemble du mouvement s’enclôt dans le corps donné là. 

Ou donc dans l’infinité d’images du corps, de soi, des objets de désirs, telle que la folie règne depuis 60 ans ; déchainement donc du champ pulsionnel par en dessous du champ des signifiants, du champ intentionnel et peu à peu grignotage de l’intentionnalité découpée et effilochée. 

Or donc l’intentionnalité est un arc ; soit une organisation et même une méta organisation, qui doit statuer non seulement sur le monde, les déterminations, la vie vécu, le relationnel, mais également sur l’ontologie, soit ; la mise en forme du réel. 

Non seulement de la position dite “un réel il y a” (et sous entendu il est Autre et réclame une attention, uen intention absolument spécifique), mais de la définition du réel comme étant le Possible même. 

Et dont on voit bien qu’il n’est pas du tout assujetti à l'imagination mais à la cohérence ; étant rapport. Le possible est le rapport, inarrêtable comme tel ; et que l’on peut seulement et uniquement mettre en forme. Aussi le rapport ou le possible est immédiatement imposé par et selon dieu, la pensée et l'universel, le sujet christique et cartésien, la révolution et l’Etat et la société civile ; soit donc des formulations absolument rigoureuses et qui promeuvent et propagent la rigueur et l'exigence. 

Si le rapport se ramollit, il se détériore. Ou dit autrement il ne fait plus civilisation. 

Il s’engage dans une civilisation amoindrie. Une civilisation suffisante se produit d’une régularité (qui maintient une répétition la plus rigoureuse possible, trésor du langage commun, qui ne doit pas se perdre) ou d’un dynamisme ; d’un dynamisme si il s’enclenche d’une structure ayant acquis son autonomie ; d’une structure qui est à elle-même son propre mouvement et qui ne dépend pas exclusivement de la communauté. 

Et de même que pour penser il faut penser (... ce qui signifie activement penser, on ne peut pas apprendre par cœur), et de même que l’on ne peut pas faire semblant d’avoir foi en christ, d’être le je qui pense donc qui existe, de réaliser historiquement la révolution, pareillement le sujet, l’arc ne peut pas ne pas se situer ontologiquement et donc s’exprimer, se manifester ; il faut qu’il entre, que son indépendance entre dans son propre champ ; certes on est libre depuis le début (depuis que peu à peu le “sur-naturel” a saisi qu’il existait en plus du donné là), mais de le dire de telle ou telle manière approchante (comme vacuité nirvanique, comme mana ou comme dieu unique un tout-autre, ou comme sujet christique ou cartésien ou comme liberté et égalité)de le dire accélère et permet une efficace bien réelle et même au fur et à mesure de plus en plus réelle ; et ce jusqu’à que la barre, la limite, le Bord finisse par se déplacer au plus près de la plus réelle réalité, à savoir lorsque le sujet (le citoyen en l’occurrence) finit par se positionner comme “moi”, et qu’alors il atteint à la limite du corps du vivant, à la limite de la vie pulsionnelle, 
avec laquelle il aura à faire. Désormais. 

Dit autrement, l’arc de conscience, qui est un champ intentionnel, doit se tenir jusqu’à parvenir à passer outre le champ pulsionnel (soit donc la modification d’un corps vivant au contact du découpage par les signifiants, de telle sorte que ce vivant j'hallucine en état de jouissance totale, ce que ne subit aucun animal à proprement parler ou tout au moins pas au point de constituer son unité même). 

et c’est bien de cette unité dont il est question ; on a vu qu’il était illusoire de tomber dans l’angélisme et supposer que l’on puisse se convertir réellement au plus haut point d’élévation, hors de la satisfaction, puisque tout arc de conscience, champ intentionnel tire son énergie du corps vivant ; jamais on ne se séparera de cette unité du vivant agissant ; mais la question est de néanmoins positionner une réserve, une précaution, une ouverture, une capacité qui au minimum ne se démet pas, ne s’affaisse pas et continue de maintenir une possibilité Autre ; 

ce qui veut dire une possibilité de rapports ordonnés hors et par une non immédiateté, une non satisfaction, une non hallucination ; ou si l’on préfère (et puisque le “désir” est cette sorte de définition minimale par laquelle on a cru pouvoir caractériser notre être tel que donné, naturel, spontané même, immédiat et selon telle ou telle idéologie, libérale en l’occurrence, tout comme “besoin” dans le communisme) que malgré que tout veuille nous convaincre de la nature, de l’essence, de l'identité donnée là de notre être supposé, on sache, inversement, que non nous n’appartenons finalement au monde, pas même à ce corps, et pas plus à cette vie vécue. 

En bref de préserver que nous soyons Autre (de fait si nous n’étions pas autre (que nous-même) rien n'apparaîtrait à nos yeux ; et pas même la perception, entendue humainement, n’existerait ; tout le champ de perception est tenu et donc retenu parce que signifié). 

c’est pour cela que continue de s'imaginer que par exemple nous méritons mieux que la vie vécue, que la “société” (ce personnage à part entière, alors que cette société c’est précisément nous-mêmes), ou cette réalité telle que connue quelque chose cloche ou ne tourne pas rond. 

c’est dans ce décalage que l’on propose de placer le seul horizon réel ; puisque le champ intentionnel c’est précisément ce dispositif qui s'utilise à modifier le donné là, à le prendre et reprendre, à le transformer, au sein d’un collectif (une communauté telle qu’elles se réalisèrent autrefois) ou via ces incroyables dispositions civilisationnelles qui se permettent de déplacer la réalité de plus en plus vers et par chacun (de plus en plus “sujet”). 

De fait il ne s’agit pas simplement de chacun tel quel, mais de chacun puisque coordonné dans son ensemble structurel historique ; c’est pour cela qu’existe l’historicité ; chacun sait (ou le devrait) s’originer, par ex dans la révolution du 18ème ou les années soixante ou dans la cité ou ensuite par la nation ou selon la révolution communiste passée ou éventuelle  ; ce “décor” historique n’est nullement un décor ; il s'agit tout aussi bien de la rationalité, empiriste par ex, ou du christianisme ou du “nouveau monde américain” ou de l’empire anglais,

c’est seulement le “moi” qui croit exister sans rien et tient son historicité pour un décor ; il croit être le personnage principal du film ou de la série, le reste compte pour rien. Le moi est désespérément seul.  

Et ayant abandonné tout effet de référencement (méta historique ou historique) le moi est pourtant l'emplacement, le lieu de la distinction et du désarroi fondamentaux ; à savoir ; cède-t-on à ses désirs, ou pas ? 

Qu’un moi puisse envisager de ne pas céder , à son/ses désirs (puisqu’une fois la porte ouverte c’est une addiction) est une hérésie ; ce serait, pour lui, se précipiter dans la non existence, et de fait par “dépression” c’est exactement ce en quoi il tombe ; il supprime non pas tel ou tel espoir ou désir, dans le champ, mais l’entièreté du champ lui-même. annulant tout manque (et donc sans plus aucune pression), et disparaissent l’attention, l’intention, parce que la tension du vivant, littéralement, est supprimée. Le vide de tout manque abolit le champ intentionnel (la dépression est le manque du manque). 

Le champ intentionnel se tient du désir de l’objet. 

Reste alors à chacun de bien élire, discerner, décider son choix, sa destination, son destin, sa possibilité, et surtout de sorte à ne pas oublier son origine d’historicité (c’est pour cela par ex louable ou non que la “révolution” a pu s’installer comme horizon pour des millions de personnes ou la “nation” ou la “libération”, chacun côtoyant ses abîmes respectifs). 

il s’agissait donc, tout en maintenant évidemment le pulsionnel, seule source d’énergie intérieure, de créer des arcs, des architectures qui puissent s’élaborer et surtout au moins demeurer viables et donc émergentes, hors du marécage toujours invasif du champ par en-dessous pulsionnel qui rabat sans cesse, avec la constance du vivant, vers l'immédiat ; le corps cherchant la même matérialité, densité, épaisseur de satisfaction, sa semblance. tandis que de l’architecture intentionnelle, on n’en trouve nul aspect dans le monde, ni le vécu ; et qui ne tient que d’une foi singulière ; dieu, la pensée, les sujets, l'humanisme, la nation, la poésie, la révolution, bref toute élévation
et une foi qui risque fort, au demeurant, de s’éclater contre le mur du moi ; soit donc la proximité insigne du champ pulsionnel, 

Champ pulsionnel que le moi affronte seul, puisqu’il s’est séparé de tout le reste ; de dieu, de l’universel, des sujets, et même de la révolution et de l’humanisation, et même séparé de la personnalisation (qui est une haute valeur ajoutée) et dès lors dévorée, cette personne humanisée, par la jouissance hallucinée entourée de ses images-objets, en ce monde prétendument humain qui la livre au déchiquetage selon les objets, les signifiants, les images et ensuite à la déchèterie ; en bref à la crétinerie. 

 

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Phénoménologie humaine

29 Juin 2026, 20:23pm

Publié par pascal doyelle

Le système Jésus, c’est donc la naissance de la capacité individuelle, en tant que celle-ci qui est d'abord fixée par le christique. 

On a vu en quoi et pour quoi, afin que chacun s’institue et s’intitule sujet, ce qui veut dire “rapport”.
Et ce sous les auspices d’autrui ; afin que chacun se sache accueilli.

Mais le rapport comme tel est une exposition ; et doit phénoménologiquement se manifester, s'exprimer.

Dit autrement ce mouvement, historique et qui crée l’historicité, s'inscrit dans et le divin (que l’on y croit ou non, peu importe, c’est l’ampleur civilisationnelle qui est prise en compte), de sorte qu’il entre dans la représentation générale absolue, celle qui est partagée, de manière à ce que chacun puisse se référer ; il est clair que la compréhension solipsiste, à quoi aboutit ou aboutirait la philosophie, grecque, quelque étendue que ce soit le club ou l’école, ne peut pas s’imposer universellement ; puisque l’universel seul réel, c’est le sujet en tant qu'il est le-rapport, originel, de tous les rapports. 

Le sujet connaissant de la pensée ne peut pas concerner tous unanimement ; la présentation de soi à soi et en l’occurrence de soi à autrui est par contre d’une application universelle ; puisqu’alors c’est la formule purement formelle, et non dépendante de quelque contenu que ce soit. 

Et qui ne peut donc se réguler de l’extérieur ; il est impératif que chacun soit, à lui-même, son propre paramétrage ; et cette introduction, dans la réalité du monde et du monde social, est fondamentale et inédite. 

Et ainsi que soit institué, de par sa propre puissance, en l’occurrence sa faiblesse insigne, celui dont rien ne peut nier le rapport, ce qui veut la capacité de créer, sous-entendant de créer des rapports, jusqu’alors inouïs, jamais entendus, nulle part, par quiconque. 

De sorte qu’à partir dudit sujet, divin, deviennent lisibles quantités de possibilités, et au point que l’on ne peut plus s’en passer, et que même on ne comprend plus du tout ce qu’il pouvait en être auparavant ; le dépli du Réel s’est effectué et dès lors le réel se perçoit par ce nouveau pli, et étant structurel il s’instancie dans toutes les dimensions, tous les domaines ; ce n’est pas seulement l’individualité qui sera générée, mais l'ensemble de tous les rapports de toutes les sortes de la réalisation. 

Que ce soit l’effet, l'ensemble des effets, de la structure “arc de conscience” ou “champ intentionnel”, implique évidemment la véritable participation créatrice des sujets ; ce sont eux qui puisent, qui puissent dans leur percept du monde, dans l’affect de leur vivant, dans l’épreuve de leur Intention (puisque le christique est celui qui engage la capacité ; que voulez-vous Vraiment ? reprenant en une nouvelle formulation l’exigence qui pesait sur les hébreux).

C’est par le système jésus que l’on a dépassé la pensée grecque ; ce qui ne la renie pas du tout, mais déplace l’universel dans le sujet ; qui n’est alors absolument pas une “subjectivité” (qui vient bien plus tard, s’opposant par ex à divers types d’objectivités ou d’organisé sociétal) ; si il existe un sujet, il est plus grand que la raison ; de sorte que la démocratie (celle très spécifique à partir des trois révolutions, et évidemment de celle française, qui de fait, instruit le réel de la liberté avec sa dimension d'égalité, ce qui prouve absolument, 

que cette liberté là se hausse à la plus impérieuse objectivité et universalité) la démocratie est la profusion d’objectivité, d’action, d’activité, de progression, de progrès, ce qui veut dire de projets portés de et par les sujets, seraient-ils seulement des individus (qui peuvent biens ‘afficher comme individus, puisque leur nouveau statut les poussera selon leur instantanéité, qui n’est pas l’immédiateté, à se prévoir, toute littérature, politique ou morale, etc, s’y entendant et inventées, créées à cette fin ; éduquer, élever les sujets comme sujets, de fait intégralement parce qu’originellement universels ; le marxisme et ses variantes consistant à nier la structure et à ne concevoir l'universalité que comme universalisation, pensée classique, lors même à prétention scientifique, et alors montée en épingle des déterminations, tandis que le sujet est, inversement, la forge, le creuset antérieur aux déterminations, sa structure entretenant l'activité des sujets). 

Et donc notre “être “ (déterminé) n’est plus une essence, fixiste, mais un champ intentionnel, ou donc phénoménologique ; jouant du phénomène, comme d’autres du colt, ce champ peut aisément se permettre de se modifier, de prévoir ses modifications, ce qui implique de les communiquer à tout autrui, qu’ils se coordonnent (en quoi on comprend la “démocratie” ce système étrange et à ce point mystérieux dans ses capacités et que l’on ne peut pas interroger réellement sans se prendre d’une ontologie ; le citoyen d’un Etat est plus que l’individu d’une société et ladite société “civile” n’existe que dans le formel du “citoyen” ; ce qui constitue une indépassabilité et chaque fois que l’on a tenté de dépasser ce statut, ontologique, cela a abouti à un écrasement, totalitaire, ou une caricature, consumériste par ex). 

Ainsi on peut dire, on a pu prétendre voici l’essence l’homme, et voici l’essence de la femme, par ex ; mais si il s’agit de champs, modulable, phénoménologiques (modulables parce que phénoménologiques, dont les contenus sont constitués de signes et de perceptions, de relations et de représentations, d’affects et de sentiments de soi ou d'autrui, etc, bref tout ce qui apparait et qui existe en tant qu'apparaitres, Sartre ramenant la réalité à l’apparition par ex), si il s’agit de champ, alors même si demeure à chaque fois une structure nette, elle s’assouplit et s'intègre pluriellement (ce qui implique qu’à chaque fois il faille définir et redéfinir els mouvements d'ensembles de signes-percepts-affects-etc). et c’est donc précisément l'ensemble de ces champs qui est soudainement accéléré à partir de l’installation de la démocratie (qui avait aussi bien démarré bien auparavant). 

De fait que l’on sorte des essences (et de la conception universalisante de la représentation, maximisée par la théologie) renvoie chacun à sa capacité de se prévoir et de se tenir tout autant d’autrui ; la relation, le relationnel accroît sa vivacité, mais aussi sa viabilité ; tout champ de perception ou d’affect ou de désir, produit une reformulation du champ basique pulsionnel (lequel commence à dériver, et réclame psychologies, sociologies, psychanalyses, et d'éducation via lesdits mass, journaux, ciné, tv,  et puis micro médias, tout comme jadis la littérature ou les esthétiques) ; cette accélération gigantesque (qui a su trouver ses moyens et ses diverses énergies, ce qui se paie ou se paiera au centuple) est le champ phénoménologique que l’on peut dire total au sens où depuis la (les) révolution(s). 

De fait la totalité des moyens de communication, de représentation, d’expression au final devait aboutir à cette micro médiatisation et médiation ; chacun devenant l’interface, au risque de perdre son unité, ou donc d’irréaliser son existence, de se perdre dans les rapports ‘imaginaires) qui s’effilochent en pure perte, accrochant chacun, l’arrimant non pas à l’élévation (et donc ultimement à la coordination de tous) mais l’ancrant en cette coupure du vivant et l’arc de conscience, du vivant, qui n’est plus qu’hallucinatoirement satisfait, et de l’existant (qui lui s’utilise à élaborer des rapports, significatifs, reliés, mis à l’épreuve) ; et la réduction de l’arc de conscience au “désir” lequel sera manipulé par les objets ou donc par les images (d’objets).

 

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Le système Jésus

20 Juin 2026, 11:39am

Publié par pascal doyelle

Il ne s’agit pas du tout d’imposer une nouvelle humanité, et encore moins de plier notre nature humaine à une nouvelle exigence. Mais de laisser chaque conscience advenir à sa révélation ; étant entendu que de conscience miroir de celle-ci il n’en est qu’une, celle du christique.
Et ce sera donc non la contrainte mais la conviction qui l’emportera ; par ex, le christianisme ne bannit pas l’esclavage (tout le monde antique reposait sur là-dessus, difficile de le refuser, sans tout effondrer, mais il affirmera absolument le l’esclave est l’égal du maître ; ce qui est travailler les conscieces et qu’elles s’en convainquent).

ou plus exactement, il en est quantité d’autres de conscience miroir, mais la seule qui tienne est celle du christique (de là qu’il faut se méfier des faux christs, des antéchrists, des menteurs et des tricheurs, et de tout ce qui annihile ou plus perversement annule l’arc de conscience, lors même de sa parution. le christique ne peut pas étouffer l’arc de conscience puisqu’il est parti, passé de l’autre côté, il ne peut donc pas appeler selon le monde, le vécu ou le corps ; c’est une absurdité et une faiblesse et une lâcheté que de croire amener une perfection de ce monde, ce vécu ou ce corps ; ce qui ne veut pas dire qu’il faille désirer le malheur, mais bien distinguer comme la véritable attente se situe soit au-delà, cad en plus, du monde, du vécu et du corps, soit, si l’on est mécréant, se situe au bord du monde, du vécu et du corps. 

ce qui dévoile la véritable signification du christique ou devrais-je dire le début du commencement de l’introduction de la Dimension dans le monde, comme se situant au bord et en plus du monde, du vécu et du corps. 

Si l’on se demande où et comment se déplacer sur le bord et en plus, il suffit de comprendre que très quotidiennement, probablement, c’est cela qui nous arrive ; aborder une œuvre, une musique, une rencontre, un engagement, une responsabilité, etc, tout ceci ne peut se projeter qu’à partir du bord. Nous existons dans la distance (qui rend possible que tel et tel et tel ceci ou cela existent pour nous et nous apparaissent, et sans laquelle nous serions une immédiateté, un corps, un vécu, nous ne les tiendrions pas à distance dans l’aperçu du réel, ce qui, donc, veut dire dans l’aperçu du possible. 

Le christique consistant, tout comme la pensée grecque et l’idéal de savoir ou de science (lors même que les grecs n’avaient pas accès à l’expérimentation, qui ne le deviendra que lorsqu’un sujet se posera face au monde, sujet que n’invente pas Descartes mais qu’il exprime et donc par cela, ensuite, accélère, puisqu’il fait entrer dans le champ de la représentation l’agent actif, le nouveau rapport qui accélère tous les rapports, comme la pensée grecque ou comme le dieu unique, donc formel, auquel on ne peut attacher aucune détermination et qui s’impose comme formel, inaugurant l’historicité, “cela qui existe dans le temps”, du reste le christique rassemblera à la fin du temps toute l’historicité, et pareillement il rassemble pour chacun son existence, d’un point au-delà de la naissance/mort, comme on a dit). 

Puisque si dans les communautés humaines autrefois le possible équivalait au monde, le vécu au collectif, le corps à son rôle intracommunautaire, depuis le dieu un tout-autre (qui fait sortir du temps et donc crée l’historicité), la pensée grecque qui éloigne le langage commun pour un langage informé de son expérience, le christique lui revient sans cesse de ce que nous nous tenons au Bord de l’existence, à partir du point d’échappement qui existe au bord et en plus du monde, du vécu et du corps ; la résurrection (si on ne croit pas) est à tout le moins (mais c’est alors fondamental) le re-commencement continué du monde, du vécu et du corps ; l’élévation, puisque l’on entend ne pas recommencer les mêmes fautes, égarements, erreurs, etc ; il ne s’agit alors pas de contrainte d’une loi extérieur, mais de chercher la conviction du sens de l’existence comme re-commencement ou donc comme re-Commencement. 

Le par-don est explicitement la possibilité, la capacité de renouveler l’intentionnalité (de n’être pas condamné au “péché”, rappelons que Sartre avancera que nous sommes - condamnés - à la liberté, ce qui est quand même particulier…et que l’être et le néant se clôt sur l’évocation d’un “dieu” si éloigné, tandis que le christique est tout sauf lointain ; on ne s’en rend pas, plus vraiment compte ; on en est resté à une idée reçue de religion marâtre, castratrice, etc ; le christique n’a rien à voir dans son principe et sa systématique avec cette contrainte, toute extérieure.

Et c’est pour cette raison qu’il ne contraint pas, puisque son principe est d’atteindre ce qui ne le fut jamais ; la conviction, ou dit autrement l’intention, l’intentionnalité (ou si l’on préfère la foi), laquelle n’est , de toute manière, pas atteignable de l'extérieur (sinon pas simulation, falsification, tartufferie, mauvaise foi dirait Sartre …). Aussi n’est-ce pas l’anathème jeté sur le monde, le vécu ou le corps (comme ceux qui vibrent de “libérer le pulsionnel” en se croyant devenir “encore plus eux-mêmes”, et qui les conduit à l’absurde), mais l’élévation du monde, du vécu et du corps.
Et c’est ce qui véritablement se réalisera, toute l’historicité, esthétiques, poétiques, éthiques, politiques, humanisation et personnalisation (et concurremment science et connaissance, bref tout, puisque c’est le rapport qui est atteint au cœur). 

rappelons que si le christique outre la morale et l'éthique que cela impose (et donc la conscience de “soi” littéralement ce que l’on existe pour soi-même, hors monde, hors rôle sociétal, hors vie vécue, puisque face au un tout-seul rendu incarné, en tant que corps vivant divin, qui est également hors-monde, et se tient comme point, ce qui veut dire arc), le christique prévient le possible, en tant que “aimez-vous” signifie ou entraine que chacun peut s'exposer lui-même, se sachant accueilli en tant que lui-même. Dès lors les sujets pourront devenir : devenir réels, s’exposer (ce que comprendra une bonne partie de l’humanité). 

Nb ; les wokes et autres (chacun ses passions) c’est ironiquement qu’ils n’entendent pas le “ni homme ni femme, ni riche ni pauvre, ni juif ni païen, ni libre ni esclave” ; il est clair que la sexuation est un non problème, ou devrait l’être (quoi qu’en puissent penser les tradis de toute sorte ou même l’église).

 

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Le mouvement du réel

13 Juin 2026, 13:06pm

Publié par pascal doyelle

On ne trouvera nulle part un “moi” ou une “chose” ou une “essence”. 

Puisque la structure de ce qui est est son existence, ou préférablement son exister, et que cet exister est le mouvement. 

C’est pour cela que l’on semble ne saisir que du sable. 

Sauf à tenir et maintenir l’intentionnalité ; c’est l’intentionnalité qui est l’autre partie de la réalité, soit donc assumant le réel. Le réel est la forme de la réalité. 

C’est en ceci que l’on doit traduire dans les notions la structure qui, elle, ne peut pas apparaître ; sauf si l’on est soi-même un arc de conscience, qui, lui, comprend qu’il y ait mouvement, et qui, lorsqu’il ne s’illusionne pas d’une consistance quelconque, saisit et ne saisit que cela : le mouvement, le rapport (comme les mathématiques par ex, ou dieu, ou le sujet, ou la révolution en mouvement, celle qui vient de loin). Une œuvre est un système de mouvements, au point que l’on ne sait où regarder, comment écouter, lire ou relire, et ainsi de suite. Et certaines comme systèmes de grand mouvement, embrayage de moyeux. 

De même que l’on ne vit pas immédiatement les tenants d’une œuvre ; il faut poursuivre les pistes qui sont invoquées, évoquées, supposées ; ceci permet à chacun de continuer de lire la même œuvre, de continuer de l’écrire (il n’y a que le moi, des années récentes, qui croit que tout lui sera donné gratis, et ce faisant ce moi est lu, écrit, affecté et n’est pas lui-même acteur). 

Cette re-lecture, ces sens non pas cachés mais supposés, étirent l’arc de conscience et sa capacité de signifier, sa capacité de rapports. 

Et c’est également pour cette raison que l’on comprend. On ne comprend que par le mouvement et on ne comprend que le mouvement. Aussi pense-t-on spontanément et puis pense-t-on à la réflexion que seul l’infini existe. 

On a vu que l'infini, titrature magique, peut être pensé et explicité par le rapport ; le rapport n’est ni ici ni là et sa manifestation la plus claire c’est le sujet, qui existe avant et après lui-même et pas même dans le passage d’un contenu à l’autre mais bien au-delà de tous les contenus ; puisqu’il est de fait que nous sommes capables de parler plusieurs langues et même d’apprendre patiemment quantité de langages (les maths, la philo, les esthétiques, telle politique, etc). 

Et que donc nous ne tenons pas dans les contenus mais au-dehors ; existant en dehors c’est pour cela, pour cette raison, de structure, que ces langages existent : parce que nous ne sommes pas dedans mais au-dehors.

Les langages étant eux-mêmes des rapports.  

De susciter l’apparition du “réel” signifie que nous voici capables de visualiser qu’un réel il y a ; ce point externe qui nous voit, puisqu'étant rapport il nous est donné, et acquis, que nous nous percevons, que nous sommes autres que nous-mêmes et cette distance est inexplicable, si notre être n’est pas précisément un rapport, lequel jette tout dans l’altérité ; inutile de supposer une “connaissance” de soi ; il suffit de nous pointer d’un signe (je, moi, Pierre ou Dupond, etc) pour que paraisse cette unité (de mouvement qui se désigne par et dans un mouvement, ce que l’on entend parfaitement, puisque le rapport, qui n’est pas un contenu, et donc pas déterminé, n’a pas besoin d’une perfection, une perfectibilité suffit, c’est le mouvement qui se-désigne, de même que Descartes ne se connait pas mais se-sait, fondation de tout ce qui suivra, sous diverses formulations, tandis que le dit cogito est lui unique et irremplaçable).

C’est non pas dans l’insituable ou l’obscurité d’un quelconque contenu (tout contenu de conscience est quelconque par rapport à cette conscience, par rapport à ce rapport, ce mouvement, c’est le rapport, l’arc de conscience, qui génère les contenus, lesquels sont de fait constitués de rapports, langages ou perceptions ou affects et les deux) mais dans et par la structure du mouvement lui-même. 

Obscurité puisque dès que l’on expose  un contenu dans la lumière , il s’effiloche ; c’est seulement dans l’illusion de la projection (de l’intentionnalité) que l’on suppose la densité ou la substance ou la consistance en transférant l’unité du mouvement (qui se-sait) à l’objet ; pareillement dans l’objet du désir, lequel est mais est hallucinatoirement ; puisqu’au fondement la “jouissance” (la terrible) est la satisfaction fusionnelle, qui donc détruirait le moi ; lorsqu'on se réveille d’un cauchemar, en fait on se rendort, parce que le conscient, éveillé, est opposé à la Chose fusionnelle, dont l’approche s’alourdit de l’Angoisse.

On ne parvient jamais à saisir quoi que ce soit ; puisque tout, y compris les choses du monde, se constituent, de par leur activité même, en tant que rapports, coordonnés lorsque systémiques. Mais cette insaisissabilité se double d’une compréhension de la signifiance ; de la compréhension du mouvement (qui nous ouvre toute compréhension, intellectualité et saisissement), puisque le mouvement qui constitue les choses et les êtres et nous-mêmes, est ceci même qui nous constitue ; nous correspondons “en mouvement” à tous les mouvements. 

On comprend instantanément le “je pense, je suis”, ou dieu (puisque l’on (se) perçoit, depuis toujours) ; croire au sujet, en dieu, en l’universel, en la révolution (cad à l'organisation explicite des sociétés humaines, ce qui est devenu évident depuis 2 ou 3 siècles et ne l’était pas aussi clairement auparavant) ; ce qui veut dire dans tous les cas que chacun est appelé à penser, décider, projeter (l’entreprise économique existe depuis des millénaires mais la dénommer amplifie d’autant les ouvertures, de même le sujet existe depuis 2 ou 3 millénaires, mais manifesté, exposé il déploie toutes ses capacités, puisqu’il entre alors, par la nomination, dans le circuit, explicite ; depuis les années soixante, le moi tout entier exposé prolifère, les “libérations” se démultiplient).

 

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Creuset de la possibilité

6 Juin 2026, 12:33pm

Publié par pascal doyelle

C’est au terme d’un devenir cohérent que l’on est parvenu à se produire, inventer soi-même comme “moi”. 

Il fallut plier et replier le rapport, pour que, en son sein, naissent les sujets, et au sein du sujet (dont la médiation historique est le citoyen, ayant en vue la société civile, le libéralisme et l'entreprise, les désirs et les objets, le relationnel et le psychologique ou le psychique, psychanalytique, etc, et y compris les mass et micro médiatisations, le ciné, la télé ou le net, et ainsi de suite), que le moi a pu déployer son propre monde, le monde des mois (tel que propulsé par les années soixante et leurs variations, et qui furent, presque, mondiales). 

Tout ceci n’est pas un hasard ; n’oublions pas que se-produire comme corps-vivant humanisé et personnalisé, signifie que l’on a poussé plus loin, au plus loin, le rapport ; ou donc que ce corps vivant est pris-dans le champ intentionnel, lequel n’est pas seulement universel mais singulier et sujet ; puisqu’en vérité il n’existe d’universel (une des extensions du rapport) que parce que le sujet, rapport originel, existe (outre la raison ou la pensée ou le concept, il est d’autres capacités universelles, comme les esthétiques, les littératures et poétiques, les éthiques et morales, les politiques, etc, et y compris l’humanisation (révolution) et personnalisation (le moi). 

Le moi est ce tissage de rapports tenu au plus près, au plus exact, au plus détaillé et ayant investi ou s’étant étayé sur cette unité du corps-vivant (qui possède son propre affect d’être, sa propre disposition de mouvement ; ce qui est la base de l’affect du vivant, il se sent être vivant puisqu’il doit se mouvoir). Et n’oublions pas que pour tenir une civilisation de haut niveau, suffisamment complexe, organisé et coordonnée, sont requis des unités ultra complexes et qui plus est disposant de leur propre unité de rapport ; puisque ce ne sont pas des réceptacles de données, mais des unités qui se déplacent et qui composent (le citoyen réceptacle peut bien être idéalisé par le communisme, il ne mène nulle part, il est creux). 

C’est pour cela que l’on ne peut pas créer une haute civilisation sans une unité complexe et donc difficile, souffrante, difficilement élaborée et qui se donne, par elle-même, du mal ; c’est d’une historicité, d’un peuple, d’un langage, de relations humanisées, de perception de soi et d’autrui que naissent Platon ou Mozart ou De gaulle. 

Or cette unité c’est de dégager cette structure telle quelle (le rapport, sous la formation du dieu un unique et universel, l’intention, de la pensée et du déploiement de toutes les intentionnalités dites “idées”, puis système, des deux sujets, le christique selon l’autre unique, du christ, et autrui comme soucis absolu, et sous l’auspice de Descartes (et de tout sujet qui dit je et entame sa véridicité, cad l'ensemble des rapports créés rendus universellement, et il existe quantité de domaines et en chaque domaine, l’esthétique par, quantité d’occurrences expressive qui se tire du donné là, du vécu et du relationnel, de la liberté possible). 

Soit donc ce rapport, se sachant, peut dès lors vouloir explicitement créer ; ce qui ne manque pas de toute cette historicité ; et rappelons que toutes ces ouvertures ne désignent pas un donné-là, qui serait, par ex, connu ; mais tire de ce donné et du vécu tire des lignes de possibilités ; une œuvre ne dit pas ce qui est, mais prend ce qui est dans la perspective du possible ; c’est le possible qui “voit” ou si l’on préfère qui Voit ; on voit, on ressent de ce qui est mais sous la lumière du à-venir. 

L’unité complexe qui œuvre une civilisation n’est nullement une essence ou une identité, déterminées, mais la structure (il n’est qu’une seule sorte de “conscience” , la même structure identique mais chaque fois singulière, en quoi donc le réel est constitué d’infinis) ; le rapport tisse des mondes, humains, dits particuliers (les mayas ne sont pas des égyptiens, et la civilisation qui s’est déployée sur toute la planète est l’a-civilisation, la civilisation structurelle, selon diverses variations) ; mais pour tisser selon la structure (et non plus dans une détermination) il faut que le rapport se dise lui-même et s’utilise comme fil du tissage ; dit autrement, l’arc intentionnel prend conscience qu’il crée les contenus (qui ne sont plus reçus comme parole-échange-monde donnés et vrai comme maya ou égyptien), et tend à propager non pas des représentations mais des articulations ; nation qui se veut telle (et non pas qui “est”), pensée qui s’étonne, doute et s’interroge et commence de fabriquer, sujet qui tient sa naissance et sa mort (le christique), sujet qui se tient vertical et énonce, société humaine qui se projette (au su et au vu, évidemment, de tous, puisqu’elle repose sur l’accord et en vu de la coordination de chaqu’un). 

c’est la structure qui s’avance sur des constantes renouvelées à la surface de réel ; ou donc qui avance dans l’épaisseur de l’inépaisseur (le présent et l’exister). C’est dans la structure du réel, soit donc dieu ou l’universel ou le sujet ou la singularité ou donc le rapport même, ou dans la possibilité de l’humanisation-personnalisation qui se nomme le royaume, autrement et ailleurs (de l’Autre-Côté).

Et c’est bien parce qu’elle existe, cette structure, à la surface du réel (ou sur le réel comme surface, le présent et l’exister) et qu’elle n’est pas selon la réalité, déterminée, ou le monde ou le donné, qu’elle n’est pas selon l’être mais selon l’exister, que cet arc de conscience peut constamment modifier et reprendre et refabriquer la réalité. Cet arc existe selon la distance et non selon le là massif et déterminé ; ce qui veut dire que le réel se tient tout entier dans la distance (le monde est une réalité, une démultiplication, toute détermination est déjà constituée de rapports, et non d’êtres-là, d’étants, d’ousia ; déterminations qui seront reprises par un arc de conscience dans d’autres sortes de rapports, les universalités par ex ou les esthétiques ou les éthiques pour les vécus ; et tout ceci se tire comme autant de lignes de possibilités ; un tableau réordonne la perception et la réalité dans et vers une plus grande capacité ; ainsi le vrai (l'adéquation à ce qui est) reste conservé mais est élevé plus haut, vers une encore plus extrême réal-ité, de même que la révolution a pour finalité d’extrapoler la capacité humaine et puis personnelle donnée comme monde et vécu.

La possibilité, soit donc la constitution même du réel, ne cesse de pousser au plus précis, au plus étendu, en la plus grande extension de réalisation. Et ce qui s’expérimente c’est la faculté initiale du Créer. 

 

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Le champ d'existence

31 Mai 2026, 09:48am

Publié par pascal doyelle

Pour les mois, l’instrument de mesure de leur investissement d’existence est réglé selon le corps ; entendons non pas le seul corps vivant mais le corps vivant tel que passé dans l’élaboration qu’est tout arc de conscience, tout champ intentionnel, ce qui lui suppose quantité de capacités ; lors même que la fondation du calcul du moi est le champ pulsionnel (qui est non pas nu et brut, pour un être humain cela n’existe pas, mais qui est suffisamment torsadé et comme dit Freud étayé ; ce qui se dirigeait vers la dite sublimation, et initialement en tant que l'individu sait reporter la satisfaction, et intercaler le plus possible d’interfaces ; ou donc ce qui signifie que l'individualité si il ne parvient pas à positionner le réel, passe en-dessous du langage, de la communication, du monde commun, d’autrui, et évidemment de sa conscience de lui-même ; et positionner le réel, c’est déporter l'arc de conscience dans la position de l’altérité ; soit donc de placer un horizon non pas dont on a conscience mais à partir duquel on se perçoit. Et cette articulation est absolument, ce qui veut dire formellement, la distance, la distance intentionnelle (qui permet de placer et déplacer des signes, des langages), puisqu’elle s’ex-siste au lieu de l’Autre.
Dit autrement, alors seulement les choses existent pour nous-même. c’est parce que l’on est parvenu à se situer sur l’autre horizon (il n’et d’horizon de toute manière qu’autre, sinon on se vit dans son milieu, comme tout vivant, qui se sent vivre mais ne se sait pas, puisqu’il n’a pas de signes, puisque pas de distance, puisque pas d'articulation constitutive du réel dans sa position, et c’est parce que le rapport originel est cet “être” qui n’est pas un être mais un mouvement, que ce rapport, formel peut substituer quantité de signes ; il est, lui, le rapport, qui évidemment ne dépend pas du langage, c’est le langage, les langages qui dépendent de lui, le rapport initial, original, originel et qui forme pure permet la substitution, cad les signes.
De sorte que cette structure originelle utilise les langages vers l’horizon du monde (du vécu, du corps, d’autrui) et au final ou structurellement vers le réel, cette position, “qu’un réel il y a” et qu’il est Autre ; ce qui signifie qu’il ne peut pas être pensé et intégré à quelque calcul, mais uniquement positionner par un sujet, une structure-sujet (serait-elle le mana d’un collectif ou comme pour l’occident tel la conscience “de” (plus loin) (soi)) et c’est ce que l’on désigne comme “signifier” ; signifier c’est non seulement énoncer mais surtout et préalablement (à toute proposition, énonciation, parole) accorder au signifiant cette distance, par laquelle tout signe est rendu possible, tout sujet et tout autrui rendus manifestes. Et sans quoi nous serions (ceci ou cela) mais nous n’existerions pas ; tout apparait, à nos yeux, par et selon cette distance ; ou donc ce rapport.
Il existe ainsi une élaboration, une architecture du champ intentionnel ; qui ne naitrait pas et ne tiendrait pas sans l’architexture du corps, l’autre-corps, le corps recouvert de signes, l’autre surface du corps ; le champ est écrit dans son inscription dans un corps, dans ses affects ; l’affect est l'élaboration de la pulsion ; le champ intentionnel est la redistribution des pulsions, des affects, des perceptions, des images, des imaginations, des désirs, etc, et des langages (chaque œuvre est devenu en elle-même un langage, il n’y a plus seulement une seule bible mais des quantités, des quantités de sujets qui embrayent sur des quantités de sujets-lecteurs (qui sont dans l’obligation de recréer tel champ en eux).
Puisque les champs sont constitués de rapports, ces rapports peuvent être réécrits.

Mais on ne peut pas nier ni la réalité (sinon on disparait, étant non viable), ni la structure sujet elle-même (la liberté ne peut pas se nier elle-même), ni le réel (et en ceci les perspectives sont ouvertes, en tant que formelles, ce qui veut dire en cohérence, puisque si le réel est “rapports”, cette notion contient en elle-même la dite cohérence).


 

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Creuset de la conscience historique

23 Mai 2026, 10:58am

Publié par pascal doyelle

Ce qui distingue la pensée ou la position de droite de celle de gauche c’est la position face au réel ; la gauche ‘pour simplifier, ou donc l’anarchisme, le socialisme, le communisme etc) croit que nous ne sommes pas nous-mêmes. Nous ne sommes pas nous-mêmes parce que l’ennemi, le capitalisme, le libéralisme biaise, déforme notre être réel ou notre être possible ; soit donc nous attend quelque part une version idéale de notre humanité ou nous sépare de notre véritable humanité, qui est donc abâtardie par les conditions actuelles. 

Il est clair que la droite considère que l'histoire, et l’état actuel de la réalité, reflète vraiment la vraie nature humaine et qu’il faut plus ou moins raisonnablement ou déraisonnablement la laisser-être, telle quelle. 

Soit on se réfère alors à une essence, humaine, qui posséderait tout le jeu de dés en somme. Soit on affirme la liberté de sujet ; si quelque réalité ou mieux quelque réel (structurel) peut advenir, ce sera par et pour les sujets, et non pas par dessus leur tête. 

Ni l’essence naturaliste droitière, réaliste, ni l’essence humaine humaniste généralisée et prédéfinie dans une idéologie ou une rêverie anarchiste, ne règnent. 

Ce qui règne c’est l’intuition et même l’ensemble des intuitions constitutives de l’essence de l’homme comme n’étant d’abord ni une essence ni de l’homme mais du sujet. Soit donc la qualité absolue, infinie d'écoutant qui permit d’inventer la littérature (au sens moderne qui est le nôtre depuis Chrétien de Troyes, et compagnie, y compris les troubadours, trouvères, et ménestrels), la conscience de soi, le deuxième sujet (Descartes), et finalement la “société qui se voit et qui se veut consciemment, pour chacun et pour tous ; la révolution, Fr. 

C’est cette articulation, innommable, non représentable, pure intuition du possible net et coupant, qu’il se veuille comme la royauté, de France, ou l’Etat, organisé et démocratique. On ne comprend pas encore ce qu’il en est du “démocratique” et on ne saurait délimité l’organisé de cette société vivante là ; pour la raison que si on a mis en marche la société qui se crée elle-même à vue et à vue et au su de tout un chacun, c’est que l’on ne sait pas ce que cette capacité peut ; soit donc la “troisième voie”, entre le communisme et le libéralisme, c’est justement ce que la réalité doit instaurer, ce qui veut dire créer. 

Or c’est bien sur la voie de quoi, entre autres, De Gaulle et divers socialisme limité, et divers économistes, de pointe, et non pas idéologiques, espéraient avoir le temps de se lancer. 

Pour ce faire, il était impératif de creuser la réalité, en l’occurrence la réal-isation humaine, les activités, les rapports humains et ce sans détruire sa solide base d’historicité brute, le sujet et le citoyen, le moi et le relationnel, l’épaisseur du temps et l’organisation explicite ; il était impératif de se centrer sur l’articulation elle-même du réel là où elle agit, ce qui veut dire là où elle tisse des rapports et décortiquer la nature de ceux-ci (ce que Marx ou Keynes ou Perroux tentent de penser, et tant d’autres). 

Inversement le communisme ou le libéralisme purement capitaliste instituent la force brute ; puisqu’en eux-mêmes, réalistes et naturalistes (c’est comme ça ma pov’dame) ou idéalistes à prétention universalistes ou scientistes (le socialisme “scientifique”) constatent un état de fait (l’économie “fait comme si” l’économie était un fait donné naturel et l’observe “comme si”) soit un angélisme (notre “vraie” nature est déformée par le capitalisme, d’inspiration rousseauiste pour ainsi dire). Et l'angélisme n’y suffit pas ; puisque c’est ce qui s’est vraiment réal-isé, historiquement, qui exprime, manifeste, énonce la réelle structure, seule vivante ; celle du système des libertés (soit le non-système). 

Tout le reste se nomme récupération du non-système ; des idéologies diverses aux technopowers, des mass médias et micro (internet) aux industriels (qui produisent du “moi” à tire-larigot). 

Or, outre tous ces mensonges (il faut bien qu’ils se produisent, puisque la révolution est le réel, ce qui veut dire en l’occurrence (mais il en est d’autres) que toutes les intentionnalisations humaines tendent à se réaliser depuis lors, outre ces mensonges donc il est clair que quantité de possibilités, de réelles créations et inventions (et non pas seulement techniques ou esthétiques, etc) quantité de créations éthiques et politiques ont vu ou commencé de voir le jour. Toute cette historicité est évidemment à examiner.

remarquons que, comme dit dans l’article précédent, que les Structures, ces formes, ces formes de Tissage, de rapports nouveaux et créés, s’imposent et repèrent l'historicité, le temps lui-même ; ces formes se dressent impérativement et comme dit structurent l'humanisation (ou la personnalisation ensuite), alors même que parallèlement d’autres quantités s’ingénient à tordre et biaiser les réels historiques ; orientant vers quelque fantasmatiques supposés (du libéralisme ou du communisme).

Il apparait à vrai dire qu’il n’est rien de plus fondamental (concernant le devenir humain ou le devenir tout court) que l'articulation qui eut lieu par et vers la révolution ; la tenue d’une société humaine en face d’elle-même, telle que se décidant véritablement explicitement (lors même que les français révolutionnaires ou les américains ou les anglo-saxons en leurs genres respectifs, ne comprenaient qu’à moitié, le rapport qu’est une “conscience” cad un “arc” s’intuitionne en tant que forme-qui-se-réalise, elle ne se connait pas, elle se-sait, de même que Descartes n’a pas besoin de se connaître, il se-sait, ce qu’est le cogito qui renvoie la “pensée” ad patres, comme Kant et puis Hegel le comprendront bien). Société humaine se décidant explicitement et donc amenant chacun dans la lumière ; la lumière de “se tenir devant soi ou/et devant les autres”. 

En quoi le programme (structurel) du christique entraîne alors et le dieu un tout-autre aussi bien que la pensée universelle grecque, et toute littérature et toute esthétique et toutes science ; puisqu'il n’existe qu’une seule structure agissante (étant formelle elle est non composée et ainsi in-comparable, et se distingue de tout, puisque opératrice de toute distinction). Chacun est amené dans la lumière et puisque l-égalité est installée dans la-liberté, celle-ci est déjà surélevée.  

Mais c’est également à chacun se sup-porter la lumière (“la lumière est venue en ce monde, mais ils ne l’ont pas reconnue” et pour cause “Et ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.” Saint Jean 3-19)

 

 

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La structure historique, en acte

13 Mai 2026, 12:19pm

Publié par pascal doyelle

Des critères politico-historiques du royaume on saisit bien que l’on prend absolument au sérieux ce qui fut réalisé.

Soit donc la société humaine qui intègre l’intention divine, (ce qui veut dire l’intention au principe), l'universel de la pensée, le sujet christique et cartésien, et qui se décide alors, toute armée de ces trois capacités, au-devant d’elle-même et de tous, puisque précisément cette nouvelle organisation humanisée ne peut pas s’instaurer sans que chacun soit absolument réel ; ce qui veut dire formellement réel. 

L’intention divine, au prémisse de tout, de toute l'historicité (et qui entame précisément qu’existe une historicité, un devenir juif, et ensuite un devenir encore plus eschatologique chértien), puisque dans le temps se déplie la volonté ou plus précisément l’intention (qui est bien plus vaste et applicable que la seule volonté, la volonté est abstraite du corps, l’intention embarque le corps, comme dirait Descartes, et le coeur, comme dirait Blaise, et comme le dieu un unique universel formel et donc absolument distinct (rien qui lui soit comparable) impose sa logique, il est celui qui entre en rapport et de cela crée chacun, ou un peuple, dans l’instant même qu’il se dit, se montre, s’expose ; il indique, littéralement, le sens de tout ce qui est ; sens qui n’appartient à rien de ce monde puisqu’il est hors du monde (et de tout, ayant tout créé et lui-même absolument concentré dans son Intention). 

C’est ainsi par destination et destination non seulement implicitement mais explicitement significative que s’impose tous les déroulés de l’historicité. Il est clair que si le réel est non pas un contenu (un ordre, une pensée, une détermination, une information, etc) mais une structure, celle-ci sait ipso facto qu’elle n'appartient à aucun contenu, et cherche instantanément ou immédiatement sa signification ; et elle la sait. 

C’est ce que veut dire le “je pense, je suis”, qui n’est pas un concept (et donc ne peut pas être objectivé dans quelque discours qui refléterait sa détermination) mais un mouvement, puisque le réel, la structure du réel ou plus exactement le réel comme structure est un mouvement. Pareillement dieu ou le réel (la révolution, celle qui réal-ise, rend réel et accessible l'ensemble de toutes les réalisations, de toutes les intentionnalisations humaines et personnelles, et qui laisse se côtoyer la dégradation et le royaume, chacun appartenant à l’un, à l’autre et aux deux.

Et dès lors, il s’agit pour chacun de mesurer sa part de réel et sa part d’indéfinie perte du réel (l’irréel est la version infernale, on ne cesse de désirer, ayant élevé le désir en concept, et donc n’importe quoi), le glissement dans l’irréel (le fantasme, qui se donne pour bien plus concret, toujours, alors qui culmine à la plus grande illusion) ; c’est en ce but que travaille nietzsche ou sartre ou sortant du moi Lacan (et Kierkegaard, etc) ; présupposer une identité (ou un processus, l'engagement sartrien par ex) qui puisse se mesurer à cette réalisation mirifique que fut le royaume ; ce qui veut dire la révolution. Se rendre au moins à peu près adéquat à cette immensité, cette intervention dans l’historicité qui ne fut qu’à peine décidée par les acteurs ; c’est que la structure, la seule existante (à entendre comme la seule “vivante”) s’est déclenchée de par soi et que cela, qui existe comme rapport et donc mouvement, se-sait en vérité instantanément, se-sait avant de se savoir en somme ; de là que l’on tente cent fois de prédéfinir notre réel ; enfin lorsque l’on s’en inquiète, parce que la plupart du temps les mois reçoivent leur identité téléportée du ciné (Marilyn ou Bardot, Dean ou Brando, Cruise ou Eastwood), de la tv, d’internet qui pilote les images donc les objets donc les désirs (d’objet). 

Évidemment la plus grande identité qui fut, reste le christ, et d’autant que lui, il est venu et puis parti, remonté, et hypostasié et ce “pour tous” ; il est le non-sujet, qui instruit Autrui et donc tous les sujets à venir ; pareillement on ne peut identifier le sujet cartésien ni kantien ni hégélien (instant du je, sujet transcendantal, négativité de la conscience) et pas plus le vide sartrien ou le moi épiphanique lacanien  (qui est là, et puis pas-là, et re-là, mais plus à la même place, puisque le moi tient par ses désirs et que la société capitaliste s’entend à bien lui en offrir,pas gratos ).

La signification réside en la constante de révolution ; si l’on considère que la révolution est terminée et toute figée, alors l’esprit est mort ; c’est de se plonger dans l’état, le donné comme massif et immédiat (ce que Sartre désignait comme en-soïté, ou Lacan comme confusion ou fusion, objet, terrifiant, de désir; qui supprime la distance, hallucinatoirement, l’imaginé passant dans la perception) ou dans la substitution, si étrange que cela puisse paraître, de la révolution comme structure à une humanisation quelconque ; toute humanisation sera toujours quelconque (parce que déterminée) par rapport à cette architecture qui s’est écrite dans l’historicité même ; pareillement que le sujet soit une identité est une hérésie ; le sujet est cette forme que l’on a amené comme structure, non définie ; lors même qu’elle effondre le “moi”, le sujet demeure. 

Ou donc il est un point dans l’historicité qui reste absolument isolé et tout à fait autre (comme dieu, le christique, la pensée ou le sujet). Et que l’on ne peut pas réduire. 

On considère, ici, que De gaulle fut précisément la forme de la révolution (il se nomme tel lui-même, et bien que peu l’ait compris, voire aucun) ; révolution de l’Etat, de la société française, la plus achevée, la plus lucide et la plus élaborée qui fut jamais. Ou donc ; il n’y aucune raison de considérer que les choses arrivent au petit bonheur et sans raison ; c’est la raison ou plus exactement la structure du réel qui s’impose. Soit donc, revenons à l’essentiel ; le royaume. 

Il est celui par qui liberté, égalité et fraternité trouvent leurs incarnations (nombreuses et factuelles) ; il est bien certain qu’ensuite il n’y eut plus de dégradation, appauvrissement (de structure et donc appauvrissement économique littéralement qui suivit).

 

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Les critères historico-politiques du Royaume

2 Mai 2026, 18:19pm

Publié par pascal doyelle

Il est un présent afin que s’expérimente une “réalité”, laquelle est a priori la seule et unique qui tente le déploiement du possible et en supposant qu’il n’est de cohérence et de viable qu'une seule. 

Ceci sous-entendant qu’une réalité, s’élaborant, est un processus suffisamment extrême et précis pour qu’il n’existe pas trente-six cohérences possibles. Rappelons que le “possible” susnommé n’est pas le possible imaginaire, qui compose tout et n’importe quoi n’importe comment. Mais le possible suffisamment cohérent et adéquat qui puisse durer ; et il dure parce qu’il est organisé ; et étant organisé, sur cet organisé un nouveau développement devient possible (comme au-dessus de l’inorganique, l’organique, le vivant).

Ce présent développe toute sa puissance, cad le potentiel du possible ; ou probablement la diversification du rapport, la pluralité du rapport, laquelle diversité est in-finie, puisqu’un “rapport” ça n’a rien de composé, de déterminé, c’est le mouvement pur et brut. 

Très brut. Tel le présent qui déroule toute réalisation et opère d’une part le tri (de ce qui va durer) et d’autre part le tissage ; aussi n’existe -t-il rien qui puisse se nommer “l’être” et tel une substance, ni même uen consistance quelle qu’elle soit ; non, ce qui existe c’est la capacité du possible, qui est, à vrai dire, la seule dimension admissible pour superviser ce que l’on nomme “le réel” ou “la réalité” ; toute autre désignation réduit la voilure, or le “réel” ne peut pas être réductible à un ceci ou cela. 

C’est par là que la “conscience” est absolument ce rapport qui n’est pas lui-même déterminé et peut ainsi énumérer, agglomérer et relier tout élément ; et raison pour laquelle il est “des langages” alors même que chacun sait bien qu’il n’appartient à aucun ; et bien que tous naissent dans une langue spécifique, et c’est bien pour cela, cette indépendance de la conscience, que l’on peut traduire une langue dans l’autre et que toutes désignent le même monde, le même donné là ; ce à quoi a affaire la conscience c’est au monde ; ce par quoi il est possible pour une conscience d'utiliser le langage, puisque visant par-dessus vers le monde donné là, mais aussi vers le vécu et le corps ; et comme on le remarquera peu à peu le monde, le donné, le vécu et le corps viennent à paraitre dans le (les) langages ; 

ainsi la pensée grecque expose le monde donné là, le monde donné en dessous des langages et du langage commun, et opère alors un travail en chacun qui se nomme “penser” (on pense en effet individuellement même si les grecs ne parviennent pas à dénommer l'individualité du sujet) ; pareillement il est appelé dieu, incarné, pour ramener la parole à, cette fois, l’individu sujet, nommé et à l’imitation duquel, Christ Jésus ; ou encore s’inventeront les sciences (ou se découvriront leurs objets, dans le monde donné là) ou se créeront les littératures et les esthétiques ; et tout aussi bien les éthiques, morales ou politiques ; et par la politique c’est le réel qui s'impose (chacun devient son universalisation et sa personnalisation, et est conduit vers le réel, puisque vers la réalisation, que ce soit le monde politique universel ou aux années soixante de son universalisation personnalisée ou plus exactement de sa personnalisation universalisée ; de là qu’elle tendent à se publier ou à sa propre publicité manifeste et visibilité (raison d’être d’internet évidemment). 

que ceci ne mène nulle part est relativement faux (même si il est du n’importe quoi global et tout aussi bien  chez chacun), puisque se re-connaît alors tous et chacun dans la manifestation généralisée ; et qui se déroule sous les yeux non pas des mois seulement ou de “tous” mais sous le regard du sujet. 

C’est le sujet qui se donne en spectacle et un spectacle en partie très utile puisque l’on voit ainsi “ce que l’on veut” et surtout “ce que l’on peut”. Et cet immense mouvement historiciste (de réal-isation de tous les possibles humains et personnels) réussit assez souvent ; point besoin des soeurs Kardashians ou de Loft Story, beaucoup d’entre nous réalisent quantité de possibilités et de concrétisations (dans tous, absolument tous les domaines) ; que le système du spectacle expose les plus exubérants ou les plus immédiats, c’est tout autre chose (et relève de la production industrielle du “moi”, qui finalement occupe beaucoup de visibilité globale mais concerne vraiment assez peu de vécus, qui eux sont en nombre de leurs propres réalisations ; les wokes appartiennent à cette fausse publicité en partie également, et bien qu’il soit tout aussi clair que ces émancipations, ces libérations, ces acceptations, etc, aient pu profiter et favoriser quantité de personnes, de personnalisations, et donc de leurs sujets correspondants. 

Considérant que la revendication “woke” (ou autres, puisque le 20 et 21ème furent des expansions de libérations) succombe à l’irréalité, signifie que la volonté constructiviste de toute révolution oublie si aisément qu’en fin de compte il ne s’agirait que d’idéologie, de représentation et que modifier la représentation suffirait à transformer la réalité ; évidemment tel n’est pas le cas ; la révolution (cad les deux celle de la liberté et celle de la liberté-égalité, soit donc l’empire sans borne, l’ouest américain ou l'alunissage, the new frontier, etc), ou alors l’Etat, non fédéré et un ) s’imposent non par l’idée mais par la structure effectivement réelle ; la révolution ne peut pas se “vouloir communiste” (pas plus qu’anarchiste et autres variantes) ; la révolution met à jour, amène la présentation, et non leur représentation, la présentation des sujets, de la Constitution et de l’Etat, et non pas des constructions abstraites, idéales ou angéliques ; Lénine veut reproduire la révolution française mais il produit un monde idéologique et non une structure réelle.. 

En gros sont donc “de droite” ceux qui s’inscrivent dans le réel (quitte à se figer et tenir violemment à ce réel supposé ; en vérité n’est réelle que l’historicité même non le gel des “acquis”) et “de gauche” ceux qui continuent de distribuer encore un peu plus d’universalisme (quitte à délirer, angéliquement ou pas) ; ni l’un ni l’autre n’ont raison, qui prétendent incarner l’historicité.
Sitôt abandonné le communisme (définitivement défait), ce sont les modulations de l’intentionnalité historique, gardant chacun leur quote part (et leurs irréalités respectives). Outre la gauche qui rêve et ses dérives secondaires (le wokisme), la droite de ‘attacher au seul réel tombe dans le “réalisme”, le plus dur, le plus crû (la “république” tirera à maintes reprises sur la foule, et la finance ou la bourse feront office d’objectivités ultimes) ; et c’est nier le réel même, à savoir que la révolution doit continuer mais ni selon la droite, ni selon la gauche. Qui sont, outre les effets vraiment utiles, ne sont pas réels ; mais des caricatures, ou des schématiques si l’on veut, parce que l’on ne sait pas comment ré-inventer et re-créer et continuer la révolution (qui reste donc inachevée et incertaine dans les limbes de l’historicité ; c’est ce que visait De Gaulle, évidemment, ce qu’il tentait).

Le “centre”, position hypocrite, continue de faire rêver mais uniquement avec des mots et des images, tandis qu’il poursuit le durcissement selon l’ordre le plus désobligeant, comme on sait ; puisque le centre s’est détaché du réel (des sujets, de la constitution et de l’Etat) et ne croyant plus du tout à quelque universalité (qui gardait quand même une rigueur, serait-elle morale, et quand bien même son excroissance dérive dans la facilité et le ridicule) ; le centre est ainsi profondément non patriotique (une démocratie s'exerce dans la limitation d’un territoire) et immoral, et a-universel (il ne rend compte de rien ni à personne).

 

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Succession du possible

27 Avril 2026, 15:25pm

Publié par pascal doyelle

Étant entendu que le mouvement réalise le possible et que précisément c’est le possible qui est en question ; au sens où “jusqu'où le possible peut-il devenir ?”
Si existe un dieu-sujet, il est clair qu’il ne sait pas jusqu’où le possible peut devenir ; cela signifie (même si il n’existe pas) qu’aucun ordre ne préside au devenir ; si un ordre existait hors du devenir, à quoi bon celui-ci ? 
Si devenir il y a (c'est-à-dire s'il y a réalité) c’est afin que quelque réel nouveau, neuf, inattendu, survienne, ou plus simplement naisse. 
Ou donc inversement il y a réalité puisqu’il y a devenir et devenir parce qu’il y a réalité ; on n’imagine aucune réalité qui ne devienne pas, serait-elle un “monde figé” ? Non.
Si devenir il y a et qu’ainsi quelque nouveauté paraît, alors le mouvement, ou le possible, est le sens de ce qui devient et ce pour quoi et donc vers quoi “cela” devient. 
Et si dieu existe, alors il apprend ce que devenir peut. 

C’est qu’en effet si devenir d’une réalité il y a, c’est que tout repose sur l’activité de toutes les choses et de tous les êtres ; de même que les “choses” et les “êtres” sont des activités ; des tissages de rapports, ce qui implique aussi bien leur mouvement propre que leur mouvement propre dans et par leur donné, pour une pierre, leur milieu, pour un vivant, leur monde, pour une conscience-de (soi). 

Sur l’activité des choses et des êtres qui agissent leur devenir ; dans le “libre” jeu (il n’y a pas d'ordre qui précède ou qui surplombe) des rapports tissés ; de sorte que l’on peut dire qu’il n’existe que des mouvements ; les universalités, mathématiques ou “essences” ou lois, etc, naissent des agissements ; toutes les descriptions décrivent des rapports (choses et êtres) en les transcrivant dans des rapports (mathématiques ou descriptifs ou d’idées, etc) ;  les choses et êtres ne se conforment pas à telle “loi” mais ils sont, produisent les lois qui les constituent. Libres s’entend ici évidemment vis-à-vis d’un ordre supposé. 

Mais n’est libre au sens propre que cet être qui a rapport avec lui-même ; qui donc se signifie. Il s’affecte d’un signe et ce que dit ce signe, ça n’est pas ceci ou cela (n’importe quelle partie du monde), mais du signe même, ou donc en vérité et bien plutôt du rapport qui rend possible qu’il y ait “des signes” ; le langage est l’interface de rapports, pris en conscience, dans et comme champ intentionnel, qui traduit les rapports que sont les choses et les êtres et qui plus est qui se représente lui-même dans son propre champ ; de sorte qu’il s’agit d’une machinerie et même de la machinerie seule imaginable (comment imaginer une réalité qui ne soit pas en devenir et donc en mouvement(s), que l’on nomme rapports ?)

Or cette machine titanesque (et peut-être infinie, le divin étant lui-même “infini” mais il vaut mieux dire “singulier”, puisqu'il existerait formellement, ce qui signifie non multiple puisque non composé et donc non composable ou n’est pas distinguable en lui-même, ni hors de lui-même, il est formel et ainsi occupe tout, par quoi ce qui est un est unique et de même le un est l’universel)

Cette machinerie absolue n’est pas une fixité.

Et ici on peut introduire un autre pan du montage (ou démontage) du réel. On dit que si le divin n’existe pas, alors tout, un jour, disparaîtra, à jamais, comme n'ayant jamais existé (même si cet univers “revient”, ce sera sans aucune mémoire) ; soit donc une réalité non seulement absurde mais totalement idiote, d’une stupidité effarante. Tout, cette jolie nature, Bach ou Montaigne, moi-même ou quiconque comme n’ayant jamais eu lieu, puisque pas même quelqu’un pour se souvenir de quoi que ce soit. 

Or la référence à la mémoire, au souvenir, c’est l’inscription, la connaissance, la conscience de ce qui a eu, a et aura lieu qui disparaîtront dans le néant ; étant entendu que toute chose et tout être sont eux-mêmes des tissages (en une unité distincte) des activités, des mouvements de son être ou plus exactement cet “être” n’est rien que l’ensemble de ses rapports ; cet ensemble (singulier et donc aussi bien universel) ce que l’on nommait jadis “essence” ou idée c’était la mémorisation des activités désignant tel être ; l’abeille est l’ensemble des qualités de cette abeille, mais qui est l'ensemble de ses activités (qui ne sont pas celles d’un bourdon, etc).

Et c’est alors à la totalité des mémorisations, ce qui veut dire des activités qui tentèrent si résolument leurs propres possibilités (et donc inattendues) qui sans le divin disparaîtraient.

Ainsi le divin, dieu serait lui-même la mémorisation des mouvements. Étant lui-même le plus total mouvement de tous les mouvements.

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