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instants philosophie

L'autre-côté du présent

30 Août 2026, 19:15pm

Publié par pascal doyelle

On a vu que le présent (qui n’est pas le laps coincé entre le passé et le futur mais est l’exister)
est admis comme étant le Bord du monde, de tout ce qui est
(a priori et plus ou moins la réalité n’a pas de bord et s'étend sinon infiniment en tous cas indéfiniment, ou peu s’en faut, n’oublions que l’on est borné par l'horizon visible, les galaxies au-delà sont trop lointaines pour que la lumière nous parvienne).

Si l’on insiste sur le présent, c’est que dans le même mouvement, le présent peut et doit être considéré comme étant l’éternel-même.

Non pas que le présent (laps de temps) soit éternel
(qu’il serait éternellement là, par exemple)
mais bien de ceci qu’il est le versant présent d’une actualité éternelle.

Actualité éternelle.

Dit autrement il existe un autre-côté du présent
et cet autre-côté donne en l’éternité.
Si l’on préfère, les traces qui s’inscrivent dans le monde, s’écrivent sur l’éternité.

Ou plus complètement encore ;
plus loin vous serez capables d’inscrire sur le monde, dans la vie vécue (et le relationnel), en ce corps
et plus explicitement vous éclairerez l’éternel.
Sinon, à quoi servirait qu’existe un “présent” ?
Qui se perdrait dans le néant.

Qu’existe un présent. Il y a un présent afin que se réalise quelque chose, quelque réel ; et un réel nouveau, inouï, inattendu (il n’est pas d’ordre supérieur qui préexisterait, il se suffirait à lui-même, inutile de le doubler par un “monde”, une “réalité”). 

Si quelque réel doit naître, constamment (puisque le présent dure), alors soit il se perd et disparait aussitôt né (le présent est seulement le laps de temps entre le passé et le futur)
soit il est mémorisé, et ainsi parvient à rester à disposition éternellement. 

Il y a des esprits faibles (et j’en fais partie) qui accepteraient, par abandon, que tous les présents succombent dans le néant, que de tout cela il ne reste plus de traces, dispersons nous dans les ténèbres.

Le fait est que la lumière existe. Que l’on peut bien avoir honte, mais ça n’est qu’un moment, ça n’est pas le temps et encore moins l’éternel. 

Si le réel du réel se tenait dans le monde, il ne resterait que le monde, lequel disparait constamment, comme tout ce qui est composé se décompose, sauf le présent, cad la forme, le caractère formel qui produit tout ce qui fut, est, sera. On ne eut donc pas compter que le réel tient dans la réalité, la forme dans le contenu ; or pourtant la forme de notre être est elle certaine ; elle se-sait ; on en revient au cartésianisme parce qu’il ne s’agit pas seulement d'une “preuve”, de ceci ou cela, mais de la soudaine interposition du réel dans le monde, en l’occurrence interjection poussé qu’est la pensée comme tri dans le monde donné et le vécu (l'universel donc, qui opère une régulation dans la masse du champ de perceptions, et ce par le concept ou par les maths) 

interposition soudaine dans l’interjection de la pensée ; à savoir qu’il existe une forme primordiale qui préexiste à la dite pensée (rappel ; la pensée ne naît pas d’elle-même, mais d’un sujet et le sujet, lui, parce qu’il est le rapport qui se désigne lui-même, lui, préexiste, et en tous cas (en tous cas) permet d'étendre la compréhension, est plus effectivement compréhensif et compréhensible et source de saisissement. 

c’est bien ce mouvement de technologie pour ainsi dire, de technologie de l’exister, de l’exister comme opération qui-produit ou donc qui-crée, qui est, ici, en tentative d’approche direct ; il n’échappera à personne que le sujet (cartésien) est soudainement plus absolument (cad formellement) proche, plutôt que “la pensée” et sera du reste poursuivi par Kant, Hegel, Husserl, Heidegger, Sartre, Lacan etc ; c’est la même séparation qui est approfondie. 

Le sujet, la structure-sujet, le sujet comme rapport, le je comme déjà-toujours-pris dans son commencement est ainsi, pour-lui-même, l’autre-côté et déjà installé dans cela même qui articule, par quoi le “réel” est déjà-toujours et encore (puisqu’il est selon, par et alors pour le possible), le réel est déjà toujours encore éternel ; ce en quoi nous avançons depuis 3000 ans (et auparavant, mais on n’y connaît, personnellement, pas grand chose de l’hindouisme, etc, sauf de se référer à la typologie hégélienne par ex). C’est, de ce quel point de vue (il en est d’autres), la capacité d’explicitation, de dépliement qui compte. Jusqu’où peut-on déplier la réalité, le réel, que l’on a sous les yeux et que l’on ne perçoit pas.

 

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La possibilité d’Existences

15 Août 2026, 11:05am

Publié par pascal doyelle

On sait bien que tenir l’exister comme plus absolument fondamental que l’être, c’est s’engager par un chemin très difficile et très incompréhensible et en même temps évident. 

Si l'exister est plus réel (il est même le réel, sous les auspices du possible et du présent et du rapport, de la même structure), alors toute la détermination est seconde. Seconde jusqu’au secondaire. Elle disparait. 

Et de fait, la détermination, la réalité, la matérialité disparaissent. Tout ce qui est composé se décompose. On ne voit pas comment il pourrait en aller autrement. Il serait même absurde d’imaginer autrement. 

Et donc cela signifie que le réel (si tant est qu’il existe, mais il est, ici, admis effectivement) n’est pas de l’ordre du composé. De la détermination. ce qui revient, autrefois, jadis, à admettre un indéterminé, ou l’infini ou la substance ou comme on voudra la nommer. 

Or ici l’indéterminé, dont on ne doute pas, est absolument précisé ; il est là, ici-même et dénommé comme présent. Le présent est la forme du monde, de tout ce qui est ; tout ce qui est, est passé par le présent qui actualise tout le possible. 

Ou dit autrement le présent est le bord du monde (dont on doute qu’il puisse exister ailleurs un autre “bord”, du reste toute la réalité est toute la réalité et le bord n’est à strictement parler nulle part ; on tient même, par pure hypothèse, ici, que le monde, l'univers comme on dit, est infini ou indéfini, comme se déployant par exemple, on a même supposé imaginairement que suite au tsimtsoum, le présent puisse correspondre au bord de dieu ; le tsimtsoum comme rétractation de dieu offrant dans son infinité infinie, pour ainsi dire, un “lieu” espace et temps dont il borde de toutes parts). 

Bref. Chacun y trouvera ce qu’il entend et cela peut être pris comme une inspiration, une indication, une orientation ; l’articulation doit effectivement s’opèrer, s’avérer quelque part, en un lieu qui n’est pas un lieu mais ce qui précède. Ou donc l’articulation, c’est là où “cela” (le réel) arrive. Et toutes les articulations baisent l’historicité ; c’est la progression au-dedans de l’historicité qui nous éprouve, en-avant. 

Ainsi le réel arrive dans et par le corps-ci-devant, par exemple se dit “Jésus” ou se dit “Socrate” ou se dit qui l’on voudra. Puisqu’alors chacun déploiera au-devant de soi sa potentialité, et elle fut innombrable ; il y eut une quantité évidemment faramineuse de sujets. 

Ce sont les prophètes (ou l’on voit que l'individu et le peuple ont partie liée) ou les héros grecs et à la fondation du sujet en ce-corps depuis le christique, exemplairement, et au sens où, ensuite, chacun deviendra son exemplarité de plus en plus profuse ; l’articulation se joue dans un-corps, et c’est bien pour cela que le moi, la typologie du moi en est éminemment concerné. Au travers de ses choix et de ses inventions, de son champ de perception et de celui des signifiants, de son unité et de son relationnel, bref de tout l'ensemble ; puisque seul le sujet a-perçoit tout le donné et en offre une transfiguration, ce qui veut dire continuation ; le sujet est ce qui poursuit le réel plus loin et c’est pour cela qu’il se tient, toujours, au Bord du monde, de la réalité, de la perception, du corps, de sa propre existence et qu’il s’y entraine lui-même, se motivant à exister. 

Si l’on se demande, en demeurant dans le giron de la “saine raison”, d’accord la vraie signifiance est celle des sujets mais qu’en retire-t-on comme connaissance ? 

Et bien précisément l’ensemble de toutes les explorations réelles que furent vraiment les existences des sujets. Certains illustres, et beaucoup inconnus (mais connus des leurs ou d'eux-mêmes ou de dieu ; le sujet est toujours en rapport). Et tout ce matériel de possibilités c’est ce dont regorge l'historicité, y compris le savoir, la connaissance que l’on nomme ici savoir, tel celui des peuples. Les peuples sont précisément les lignes infiniment explorées de leur devenir.

C’est de par cette ampleur que les peuples prennent sens, en tant qu’incarnations. 

Et c’est ici qu’il faut bien insister ; la raison, la pensée, la rationalité nous ont habitués à invoquer des principes abstraits (tout à fait validement), mais la substance de la réalisation est, elle, toujours incarnée, incorporée ; elle se tisse de certains corps. Individuels ou selon les peuples. 

Si le présent est le bord de tout ce qui est, il est ici même absolument proche, il est même ce qui nous précède, toujours, et le possible, ceint par le présent, attire toute la réalité, ce qui veut dire la réalisation ; la réal-isation est appelée par le possible, par l’à-venir. 

C’est évidemment l’inverse de ce qui est présupposé rationnellement, selon la raison classique, idéal sur lequel se base, en réalité, toujours la scientificité (sinon les scientifiques eux-mêmes) ; que la connaissance est l’horizon ultime, l’horizon ininterrogé à partir duquel on comprend exclusivement ; ce qui est faux, on a ici passé son temps à montrer que la réflexivité (le retour-sur) est le seul horizon, doté de et par le sujet, qui donne la saisie, et que, ensuite, le dit sujet (qui est alors constitué comme dernier horizon) est à lui-même le seul (horizon) qui soit auto interprétatif ; dans la mesure, très exacte, où il manifeste, expose, montre et démontre qu’il est le possible–même (le possible-même sous condition de notre actuelle expérimentation, peut-être limitée ; limitée mais non pas inexacte, puisque, réellement, de fait, et effectivement, le sujet se donne vraiment tel quel ; il ne nous dit pas tout, peut-être, mais ce qu’il dit est factuel) ; 

Inversement, la rationalité est quand même une drôle de perspective, parce que si tout est causé, c’est en relevance du passé, c’est le passé qui crée du nouveau. De où tire-t-il cet inouï ? 

Et au final tout cet inouï est-il destiné à seulement disparaître à jamais ? 

Tout ceci n’aurait aucun sens et resterait indigne de toute considération. Un effacement généralisé, et même total, sans aucun souvenir de qui ou de quoi que ce soit. peine perdue. et inintéressant. 

Et donc, toute la réalisation s’écrit par le présent sur cette surface étrange du réel et il en résulte toute cette, ces réalités. toute la réalisation. 

Dans le fond, l’hypothèse du rapport (que le rapport est l’exacte proportionnalité de toute réalité, toute chose, tout être) comble bien cette stupéfiante infinité de réalisations ; il n’est pas un “être” massif, un, solide, consistant, qui éprouverait une difficulté insurmontable à se démultiplier (la fameuse multiplicité en considération du Un hypothétique), mais le rapport si. Pour le rapport, c’est de fait dans sa capacité que de devenir, d’une part, et de se multiplier, d’autre part. 

C’est dans sa nature, la nature (l’essence) de sa structure. Le rapport immédiatement et même instantanément, devient. il fait pour cela. 

En vue de ce que l’on supposait que dieu ne crée pas des choses et des êtres, mais des activités, cad des choses et des êtres qui reposent sur leur propre devenir, leur activisme, leurs activismes. « Laissons être et devenir tout cela. Voyons donc ce qui peut exister hors de la perfection (incompréhensible) de monde être et de mes anges, si parfaits, trop parfaits. Voyons ce qu’ils pourront, ces êtres imparfaits et donc libres. Qu’ils puissent surgir de leur liberté même. C’est fait pour cela. 

Il confère ainsi à toute la création, sa capacité spécifique ; créer ; le “créer” comme activité et le terme rapport indique strictement le mouvement du possible (et le monde comme mouvement et tout ce qui s’y trouve). 

Alors si dieu décide de promouvoir la liberté, ou la capacité de créer (une communauté humaine qui crée le langage et les échanges et la représentation et le sacré/profane, puis la mise en avant de la structure même comme dieu, pensée, sujets et réel, qui outrepassent la seule communauté), c’est qu’il a une idée très valorisante de la création ; elle vaudra de ce qu’elle peut. Et le régime de dieu est non pas, alors, la perfection, mais bien qu’il soit pour le créer-même, l’activité de créer. soit donc la perfectibilité ; ce qui nous jette dans des abîmes d’exposition, puisque l’on ne sait pas jusqu’où le possible se peut (de même que le christique nous montre que l’on doit se donner à jamais, mais jusqu’où ?) 

Pareillement, si l'historicité existe, c’est que l’adéquation (des sujets) se cherche et se transforme ; si il existe des dizaines voire des centaines de milliers de sujets (connus, sans parler de tous les autres, inconnus), c’est afin que tous soit donnés au regard de chacun ; qu’il s’effectue une concordance des sujets, ce qui veut dire une concordance, une semblance des possibilités. Puisque raison ou pas, objectivités diverses ou pas, c’est toujours en dernier lieu chacun qui jugera, qui choisira, qui inventera. (rappelons que chaque moi est depuis les années soixante appelé, en singularité propre, à se décider).

Si l’on prend la mesure du démesuré De Gaulle ou de Rimbaud ou de Robespierre ou de Descartes, c’est notre capacité et de “la” capacité elle-même (à exister) dont je deviens la conscience. Toute cette exposition, celle des sujets, formule autant de configurations, d’investissements, d’épreuves, d’exigences.

Et il n’est aucun autre exemple qui soit disponible ; on ne peut pas remplacer les explorations, les devenirs des sujets par quoi que ce soit. Par ces sujets le Bord de la réalité est incarné, éprouvé et tout entièrement perception, affect, intellect ou signifiants ou tout ce que l’on voudra puisque cela qui entretient tout, toutes possibilités) est le sujet tel quel. 

L’universel, l’universalisation, la rationalité, la sociologie ou la psychologie épuisent le Bord du monde (ou du vécu ou de la perception ou du corps et de la vie individuée). Les exigences de sujets nous demandent toujours d’être là. 

 

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Le degré de civilisation

8 Août 2026, 17:40pm

Publié par pascal doyelle

Etant entendu qu’il n’est de modification que celle admise voire initiée par et pour le sujet (la contrainte n’a d’effet qu’abstrait, extérieur ou de rejet si le sujet, la structure-sujet, ne l’admet pas ou mieux ne l’initie pas de lui-même : et c’est pour cela que l’historicité s'accélère ou tout simplement naît lorsque s’introduit le sujet, cad le champ intentionnel lui-même : moi, je, le champ intentionnel je suis qui je suis, je suis celui qui devient, je suis celui qui ex-siste, qui apparaît et fait apparaître ou ayant fait apparaître - tout ce qui est, si l’on est croyant. Puisque de toute manière le champ nous précède toujours ; il précède tout signifiant ; et les réalités n’existent pour nous que via et par les signifiants qui découpent la masse de la perception (même si évidemment la finesse de la perception du vivant constitue 60 % du champ de perception ; le signifiant se love, s’emprunte, se dérive de la perception du vivant et sans le vivant et son unité (de vivant automouvant) l’arc de conscience ne serait pas ancré dans une unité ; le sentiment du vivant par lui-même est fondamental.

Sur et dans ce vivant s'arc boute l’arc de conscience ; étant un rapport, il se tient de la position du réel ; laquelle position peut tout aussi bien s’imposer selon la communauté (ce qui veut dire tout monde particulier, égyptien, maya, etc, et qui créent, ces mondes, le noyau langage-groupe-monde-parole-perception partagés) 

ou selon ces arcs étranges ; dieu, la pensée, les sujets, le réel (et la révolution). 

On dira ; que vient faire la communauté (ancienne organisation du champ intentionnel, dit “des mondes immédiats”, qui évidemment ne l’était pas, immédiats, puisqu’il ont créé la communauté, le langage, les échanges, le sacré et le rituel qui régule le sacré en ses espaces et temps délimités, tandis que le divin, lui, est dénommé tel ici, puisque séparé ; le sacré cadre le monde et l’humain, le divin est hors du monde et de l’humain, raison pour laquelle le divin est indéterminé) que vient faire la communauté donc en comparaison de dieu, de la pensée, des deux sujets et du réel ?

c’est que la communauté fait-office de réel, de position-autre ; aucun individu dans une communauté ne peut ni vivre ni encore moins s’opposer au régime collectif. Pas un seul mot de travers puisque le langage appartient à tous et que pas une seule virgule ne peut être déplacée ; on est à l’opposé de l’a-civilisation ; celle qui ne se fonde pas sur un contenu sacré-profane, mais selon le divin séparé du monde qu'il a créé et de l'existence humaine (qu'il re(prendra pour lui-même et pour nous, en re-Créant le possible même). 

A-civilisation qui réclame pour être comprise qu'effectivement il s’est imposé non plus une essence déterminée (égyptien, maya, etc) mais que finalement la-Structure-même; en personne, s’est mise à jour, pour ainsi dire, et sujet (puisque rapport) se prononçant lui-même (je suis qui je suis/serai/en cours d’exister, l'être est, je suis je pense, la révolution s’instaure, ou moi la vérité-l’ics je parle, ou je suis ce que je ne suis pas et je ne suis pas qui je suis, de respectivement Lacan et Sartre)

, et qu’elle est apparue dans le champ intentionnel, dans son propre champ ; Socrate apparaît dans le champ, du langage, et crée la pensée ; qui elle-même n’a de réalité que par et dans la conscience de quelqu’un. 

Se distinguant de toute pensée “spontanée” en ceci qu’elle se sait comme pensante et donc astreinte à une cohérence, et même à justifier de quoi et comment et par quoi et vers où elle tient cette cohérence ; soit donc à terme la forme vide de “l’être” qui est de fait prononcée en-avant de tous les systèmes suivants.

Puisque l’on est engagé dans la compréhension explicite de l’être que l’on est (à savoir qu’il n’est pas un être mais un rapport), alors ce rapport sera explicitement proposé comme tel. Sauf qu’alors, malgré tout, on ne comprend pas déjà que ce rapport (dont on saisit bien qu’il manifeste de face, Moïse, l’intention-même (dieu), la pensée vraiment en cohérence (qui se sait comme pensée donc), le sujet (attaché à autrui, d’une part, comme condition de moi-même, d’autre part) et le sujet qui doit se tenir dans son propre champ (il se-dit et donc il se-sait, comme autre que tout), et la société humaine qui annonce qu’elle sera (en et pour chacun et tous), réellement, dans l’historicité ; on ne comprend pas que cet être qui se manifeste est “le rapport lui-même” ; non seulement donc “ce qui explicite” (tous les autres rapports, d’intention, de savoir, de conscience de soi et de devenir historique) mais qui s’explicite lui-même dans sa nature même, cad dans sa structure. 

Même si il faut attendre le christique pour précisément un-seul, cad tous un par un, un-seul puisse apparaître dans le champ ; ce qui implique non seulement que le un-tout-seul soit nommé (Jésus, Pierre, Jean, Perceval, etc) mais qu’il soit originellement la source des signifiants ; qu’il confesse donc ses fautes et péchés, égarements et faiblesses et cela constitue la trame absolument réelle et effective de tout ce qui va arriver. 

Et c’est cela l’a-civilisation ; la civilisation universelle, qui de fait s’est installée sur toute la planète, le fond de l’affaire étant constitué de et par les rapports ; des maths à la monnaie, des corps aux groupes divers et variés, qui distribue l’objectivité aussi bien que la subjectivité, les signifiants à disposition jusqu’aux images et aux affects, bref tout le possible est ouvert et accessible, lors même que pour se faire valoir les mois imaginent toujours se “libérer” de ceci ou de cela, espérant alors maintenir le “bonheur” ici-bas, soit donc l’illusion de la jouissance (infinie et terrible) qui, pourtant, leur supprimerait tous les plaisirs ; rappelons que les plaisirs (du plus simple aux plus élaborés) permettent de médiatiser la jouissance (qui est l’ancrage hallucinatoire dans le corps, dans le vivant) et qui rend possible de réguler le pulsionnel dans un champ ; les objets des désirs, les images d’objets des désirs, à quoi on passe une grande partie de notre temps, entretiennent à la fois cette distance (du plaisir) et la foi en la “jouissance horrible”, savamment entretenue et abolissant le sens inverse du rapport ; à savoir que le sens réel du rapport (de l’arc de conscience) est dieu, la pensée universelle, les deux sujets, christique et cartésien (qui en est seulement l’expression la plus manifeste ou exemplaire), le réel et la révolution (la société responsable, ou coordonnée et non pas ce gloubi-boulga informe).

La civilisation universelle, mais dont le clou qui l’inscrit en tant qu’historicité est le christique ;  puisqu’elle bascule et montre, expose, exhibe sa petitesse, sa mort, sa souffrance, ou ses plaisirs et ses jouissances, étant entendu que le réel ne se situe plus dans la surveillance de chacun par tous, mais de chacun en sa régulation autonome ; ce que signifie, implique, porte et surtout élève le christique ; et ce de la naissance à la mort et … au-delà ; puisque, pour les mécréants, on ne saisit ce laps naissance-mort, que si on se situe en plus, ailleurs et autre que cette vie vécue ; mais alors où se positionne-t-on ? On comprendra que l’on tente d’y répondre ; de décrire le lieu, le point, le bord à partir duquel tout le reste est perçu et qui ne peut manquer d’être non seulement pensé, mais éprouvé ; éprouvé au plus incroyablement du creux de ce corps coupé en deux par le signifiant ou, si l’on préfère, cet arc de conscience (puisque le champ des signifiants ne tient pas comme ça en l’air, on ne sait comment, mais surgit d’une structure) ; par quoi c’est le seul moyen de comprendre l'ampleur du christique ; à savoir qu’il (dieu ou la structure-sujet ou l’arc de conscience ou le rapport, qui est tout le possible, étant mouvement) est devenu ce-corps-là et qu’il en est mort ; l’inauguration de la vie vécue de chaqu’un ; ce qui est bien sûr la forme ultime de présence (que l’on connaisse).

 

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La conscience, dispositif

3 Août 2026, 16:15pm

Publié par pascal doyelle

Cette civilisation est donc la machinerie unique et formelle à remodeler l’arc de conscience (ce pour quoi  cet arc est fait) c’est au sens où cette affaire rend à chacun cette capacité ; de transformation ; que survive toujours l’intention indépendamment de ses contenus, décisions, désirs, résultats d’existence, trahison, haine d’autrui ou pour autrui, etc ; que l’on ne se noie jamais ; 

Par un autre bout, cela revient à prétendre qu’aucun contenu de conscience ne remonte jusque dans la structure qui a permis ce contenu, ce qui est plutôt logique et cohérent et offre par ailleurs une remarquable stabilité ; notre existence réelle ne varie pas incontrôlablement. Et ce qui signifie aussi, et surtout, que cette structure “conscience” est non pas “rien” mais vraiment une structure effectivement consistante en elle-même bien que d'une consistance tout à fait autre que tel ou tel contenu, et à vrai autre que tout contenu ; ce sur quoi nous sommes à l'affût depuis, au moins, descartes ; qui passe outre, ou plutôt outrepasse la “pensée” (grecque puis théologique) vers le sujet, signifié alors comme “volonté”, ce que l’on a traduit ensuite comme “intentionnalité” (qui obtient le bénéfice que l’intentionnalité s’applique à toutes les facultés et pas seulement telle la volonté au seul “conscient” ou à la représentation ou à la raison ; kant lui-même insiste suffisamment d’une liberté nouménale, hors champ, hors phénoménalité et Hegel engage le devenir de cette conscience-négativité ; de même sartre, et bien que la phénoménologie, qui dégage pourtant le principe de conscience intentionnelle, ne tend à la dériver que de l'idéalisme, ou d’un semblant d’idéalisme ; puisque tournée vers le dehors, elle n’est pas identique à elle-même.

Or pourtant c’est encore coller l’activité de conscience à ses contenus, seraient-ils élevés.

et c’est que pour distinguer la “conscience” de tous les contenus, réclame une autre architecture qui inclut l’arc dans et par le réel ; non en tant que le réel est ceci ou cela (le réel est l’exister, cad le possible et donc “qui attend sa potentialité” de même que la création gémit dans l'enfantement, comme disait l’autre, St Paul), mais en tant que le réel est la position du réel, le fait attracteur du réel qui, quoi que l'on fasse ou veuille, implique le mouvement, le devenir et nous attire en avant ; c’est le possible qui crée tout ce qui est (donné là comme monde et comme vécu). 

Il faut, inversement, dégager la conscience de tout sans qu’elle soit définie “en elle-même”, et c’est donc un être, un exister formel ; ce qui fut bel et bien déjà dit “je suis qui je suis, serai, en cours d’exister”, “l’être est, le non-être n’est pas”, “je suis le vivant” (christ), “je pense, je suis” ; 

de là qu’elle soit, ici, impliquée comme rapport ; le rapport est toujours déjà hors de soi, ce qui n’épuise pas sa forme en quelque contenu que ce soit, et surtout ce qui autorise de proposer une structure qui devient architecture intentionnelle dont le contenu, les contenus ne sont pas selon le monde, la pensée, autrui ou un soi-même ; l’architecture intentionnelle est celle de la position du “réel” ; aucun robot ni donc aucune Ai et pas même un vivant non intentionnel, n’a conscience du réel ; et c’est seulement une conscience qui sait qu'elle va mourir ; puisque seule elle se perçoit du dehors, ou comme on l’a dit du Bord du monde (ou de sa vie). L’animal vous voit et vous reconnait, mais il ressent seulement l'unité de sa vie (ce qui est déjà extraordinaire) ; il ne perçoit pas l’horizon parce qu’il ne se perçoit pas à partir de l’horizon ; c’est seulement qu’il y ait un “réel”, c'est-à-dire un point-autre, extérieur non seulement mais externe et ontologiquement autre, qui nous rend possible de signifier, un ou des langages (en quantité, y compris ces langages que sont les œuvres, esthétiques ou littéraires, sciences ou connaissances, pensée ou philosophies, etc, et donc tout autant soi-même selon la personnalisation de son idiosyncrasie, qui lui confère un inconscient par ex). 

Il est ainsi une structure de conscience qui vaut en et par elle-même et non seulement puisque dotée de ses propres finalités, finalités indéterminées puisque formelles (pour cela, l'indéterminé n’est pas une vague subtilité, mais une forme avérée et distincte) ; et on a reconnu au minimum et fondamentalement dieu (l’intention unique formelle et donc autre que tout), la pensée (comme réseau intentionnalisateur de ce qui s’est auto désigné comme idées puis systèmes), les deux sujets, christique et cartésien, et enfin le réel même, réalisant l’historicité, et se réalisant comme révolution (tenue au devant de soi, de tous et de chacun, de la société humaine telle qu’elle se veut explicitement) et par là réalisant absolument toutes les intentionnalisations humaines possibles (ou potentiellement possibles) ; de là cette prolixité que l’on nomme 19ème, 20ème et 21ème. 

Ainsi tout est devenu ; tout le possible (et de structure aussi bien que déterminé, de réel autant que de réalités) est devenu. 

On ignore si du possible est encore accessible dans ce monde (si tant est que nous survivions comme espèce) ; puisqu’avant dieu, la pensée, les sujets, le réel et la réalisation, on ignorait que tout ce possible était possible. 

On ne peut traiter de dieu, la pensée, les sujets ou le réel d’un simple potentiel de connaissance (déterminée) ; même si évidemment la mise en forme objective, de quantité de problématiques à chaque fois, enrichit totalement la conscience que l’on a (de tout ceci ou cela) ; de même que cette connaissance (y compris sous ses pratiques techniques) permet toujours plus d’instrumentation et de capacités libres effectives, ayant effets. 

Puisque l’arc de conscience, c'est-à-dire le rapport qui se sait comme rapport, c’est justement cette activité qui a permis de prendre conscience de notre activité de cohérence, qui a pu créer l'universel en tant qu’il se sait universel ; sinon il élaborait des religions, des mondes, des vérités diverses sans connaître son unité de structure, bref sans se connaître comme universel, et raison pour laquelle penser c’est d'abord savoir que l’on pense, c'est-à-dire savoir que l’on va aligner des rapports qui doivent se comprendre, et s’étager ou s’ordonner ou se hiérarchiser, etc, par quoi dans la “pensée” il est formulé l'ensemble des impératifs de systématique, intérieurs au système ou extérieurement à son adéquation dans la réalité et le réel ; si les rapports ne sont pas éclaircis, on perd la notion, la qualité même de rapport ; ce serait comme de calculer en oubliant une partie de l’équation. 

En somme l’universel apparait et parce qu’il se sait, il peut, doit produire des rapports explicites ; du reste on ne voit pas qu’un rapport ne s’institue pas de l’explicite. C’est tout un qu’il apparait ; dès le début toute la pensée est là. ce qui ne signifie pas qu’elle ne progressera en rien, mais qu’elle sait sa structure, sa forme. 

Restera ceci, et c’est fondamental. Qu’il faudra traduire dans l’explicite la structure réelle qui se tient de l’effectivement là ; à savoir celle du sujet ; lequel ne rentre pas dans l’explicite ; il faut voir ainsi les contorsions kantiennes, hégéliennes, husserliennes, et sartriennes, et y compris lacaniennes puisque celui-ci se décalque de Sartre (il met le doigt sur l'articulation, l'articulation en un corps vivant et dévoile absolument tout). l’anneau de moebius par exemple ; dont le dehors équivaut au dedans et qui pourtant est saisi absolument d’un dehors et d’un dedans bien réel ; c’est que le pivot, l'articulation de notre être et cela même qui rend possible et crée le champ intentionnel, c’est le faisceau de conscience, cet arc, ou donc, pour le vivant, cette tension, qui dynamise et qui étant mouvement ne peut être saisi que par une conscience ; seul un sujet comprend ce que c’est, et seul un sujet sait qu’un réel il y a, cette position du “là”, ou du dieu unique qui ne peut ressembler au monde, ou l’universel libéré du centre, ou le sujet qui manque de l’autre bout, l’autre bout du rapport qu’il est, et sans savoir si c’est le bout initial ou le bout terminal qui échappe ; puisqu’il est le-mouvement-même. 

Tout ce qui est instruit ici, c’est le dessin de la ligne qui se meut, que l’on nomme “conscience” et que l’on découple de toute autre essence, identité, détermination, et c’est précisément ce vide que l’on poursuit, puisque c’est une forme et non pas rien. 

Et que si c’est une forme, alors c’est cela même qui existe, le reste “est” (et donc disparaît déjà). L’être est déterminé, la forme, l’exister, non (et il serait trop simple et facile de seulement le signer comme “indéterminé”, il est clair que l’on avance dans et par le mouvement-même, que l’on touche au Bord, du monde, du vécu, du corps, au Bord divin ou, si l’on préfère, dimensionnel, étant entendu que le présent, l’exister est la cinquième dimension).

 

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L'imperfection, sens du christianisme

25 Juillet 2026, 12:27pm

Publié par pascal doyelle

Il nous fut donc impossible de réguler notre être pour la raison qu’il n’est pas un être (déterminé), mais une structure, formelle, qui ne peut être “contrainte” que de et par sa formalité même ; ou donc à qui on ne peut en imposer que si elle-même se convainc, puisque cette structure est libre et ne peut subir extérieurement mais seulement se convertir intérieurement pour ainsi dire. 

Cette “intériorité” n’est à vrai dire pas une véritable intériorité ; laquelle en tant que subjectivité, entretient l’illusion de sa complétude ou plus simplement de sa pleine conscience. 

La structure de conscience, la structure intentionnelle n’est pas celle du conscient ; le conscient se tient de ses décisions, de ses mises en forme, formulation ; l’intentionnel se tire de ses prospectives, de ses finalités ; il est clair que dans un monde humain qui a retiré toute finalisation, au profit de réalisations bien concrètes (raison pour laquelle à la suite de dieu, de la pensée, des deux sujets christique et cartésien, il y eut le temps du réel, de la révolution, de la réalisation de TOUT ce qui est humain, d’abord d’un humanisme universel et puis d’une personnalisation de plus en plus accélérée ; au rebours du communisme qui crut pouvoir demeurer dans l’universel humanisme, et définissent chacun comme besoins, et non comme désirs, tel le libéralisme. 

Cette réalisation à laquelle se confie toute l'humanisation puis toute la personnalisation, évidemment permet quantité de bienfaisances ; nul doute ; mais aussi évacue et annule les finalités ; ce que l’on a nommé ici et là les “transcendances”. 

La transcendance permet que l’intentionnalité s’ouvre sur une non réalisation, et qu’elle ne se soit pas jugée et ne se juge pas sur ses résultats. 

Ce principe du hors champ, se nomme dieu ou le divin. 

Mais aussi la révolution (qui distingue cet ensemble humain, cette société par une perspective généralisée). Ou la connaissance, dont la philo (qui fut la première à élire la connaissance comme idéal), reprenant à zéro chaque fois, tablant sur le donné là tel qu’il apparaît non pas à telle communauté et sa représentation ni à tel groupe d’intérêt. Et enfin de déployer la stratégie du sujet (qui peut s’élaborer et se déplier en quantité de réalisations, de possibilités, soit donc de consciences prises ; ce en quoi consiste la littérature, la représentation individualisée, les vies vécues, ou les libérations par exemple durant le 19éme et tout le 20ème). 

Il permet d’échapper à l’immédiateté. 

Toutes les théories de la vérité qui ne pensent celle-ci que déterminée (sur quelque plan que ce soit, rationnel, naturaliste, religieux, farfelu, etc) aboutissent à la condamnation, au tribunal, à la conformité. 

Notez bien ceci ; que le christique ne veut pas une perfection exemplaire ; il existe afin que l’imperfection de fait et dûment constatée, ne nous soit pas une perte ou un oubli ou une déchéance ; mais compte tenu, donc, de l’imperfection ; et sans la Loi qui corrigerait au sens propre et figuré, et modifierait cette imperfection et donc la condamnerait constamment ;

Au contraire selon l’Intention telle que, seule, elle-même peut se reprendre constamment (il est inutile et impossible de reprendre l’Intention d’un je existant ; lui seul a accès à sa capacité ou possibilité). 

Le christique est littéralement le réel en tant que re-commencement et même en tant que re-Commencement. 

Du reste de cette imperfection constatée, il fut élaboré une considérable littérature, et c’est même l’essence de la littérature-même ; non seulement des confessions (St Augustin, Montaigne, Rousseau, etc) mais tous les boires et déboires qui coururent le long des siècles. 

C’est qu’alors la porte est grande ouverte de la non-semblance ; inutile de croire se conformer à une idéalité (héros ou dieux ou légendaires épiques, etc) ; voici venu le temps, l’historicité tout entière de la faiblesse et des égarements ; suscitant précisément, très précisément la conscience (lectrice) de ces erreurs et de ses fautes (envers le christ, autrui ou soi-même) et c’est justement cette articulation qui compte ; que l’on puisse percevoir, éprouver la difficulté d’exister. 

L’imperfection est alors suivie du pardon, soit donc la remise à zéro continuelle ; puisque le principe n’est plus d’obtenir une humanité “parfaite” (selon la Loi, la loi ou la communauté oppressive, ou tel totalitarisme ou une sorte d’idéal de “satisfaction garantie”) mais est la conviction ; chacun sera plus convaincu du bien à terme. Le christianisme ne supprime pas l’esclavage (qui s’imposait comme un système économique général dans toute l’antiquité, et évidemment dans toutes les civilisations), mais il commence par convaincre le maître que l’esclave est son égal… difficile de ne pas réfléchir et éprouver alors l’esclavage comme esclavage. Cette conversion (qui est aussi la foi, dans le système du christianisme, qui est la révolution en 1789, lors même que l’on ignorait vraiment à quoi l’historicité aboutirait, il fallut grosso modo 2 siècles, pour attendre 1958), cette conversion donc est, littéralement, le principe du dit “saint esprit” ou “des lumières” ou des années soixante (en leurs registres avec leurs défauts) et de toute source d’éveil et de compréhension. 

le pardon, initialement, et ensuite toutes les capacités, en nombre considérable, qui eurent lieu se fondent sur ceci ; rien, de toutes les expériences positives ou surtout négatives, ne peut vaincre, annuler, pousser au repliement, à la dépression le coeur de votre être ; à savoir l'intentionnalité, l’intention d’exister. 

Elle revient, continuellement, et doit revenir non seulement inaltérable, mais transformée. c’est le sens même du christique et de tout ce qui viendra et continuera de perfection l’imperfection. 

Les résultats sont comme la Loi, pour St Paul, qui nous condamne, tandis que la propension christique par l’Intention nous libère (je ne serais plus limité à mes égarements, voué à mes erreurs, ou mes fautes ou mes crimes ; c’est l’intention dernière qui compte, évidemment sous condition de sincérité ; comme le moi, les mois depuis au moins les années soixante, ou depuis le 18éme (ou plus), pour ce moi donc relativement récent ; qu’il soit en état de “péché” n’a plus guère de sens ; il tend à se considérer comme innocent et nu et vierge et en somme sans aucune conscience externe qui le jugerait ; c’est que ce moi doit et a tant à faire de se construire, inventer, devenir, se vivre et se vivre avec et par les autres mois, et que toute cette gestion est d’une telle complexité et difficulté, qu’il ne peut pas se déconcentrer pour ainsi dire, et se dérouler d’une autre-conscience externe.

En un sens il a parfaitement raison ; depuis la révolution chacun est en demeure. En demeure de quoi ? D’être lui-même. Et donc si l’on veut raisonnable ou humanisé ou d’une morale acquise, et acquise historiquement, et ceci en une civilisation, éprouvée et non pas imposée abstraitement on ne sait de où (par ex de l’Etat totalitaire, fasciste ou communiste ou autre). Il y a une civilisation qui a rendu possible l’intégration, l’appropriation par chacun de son ipséité effective, réellement de son “moi-même”. et ce sans solipsisme aucun.  

De même depuis que le réel, la révolution s’est imposée comme réalité historique, alors tout est jugé selon cette réalisation ; de là par ex l’injonction à “être heureux” ; si vous ne l’êtes pas, c’est que vous ayant mal débrouillé et c’est de votre ‘faute’ (et ça n’a plus le même sens, la même intervention de réalité humaine et vécue) ; et l’on voit bien alors la dureté de cette vie vécue ; votre moi certes vous ouvre l’étendue d’une vie vécue, mais elle tend à se perdre ; n’est déjà plus à la mesure de votre engouement ; votre engouement intentionnel ; non pas qu’il faille se consoler dans un autre monde, une autre sorte d’illusion, irréalisée et irréaliste, mais que cet autre point de vue permette de re-percevoir la même vie vécue, autrement. 

C’est évidemment ce à quoi s’utilise la littérature, qui pourtant abonde d’échecs ou d’un autre ordre de crimes divers et de folies, seraient-elles amoureuses, désespérées, hallucinées.

C’est que l’arc de conscience ne peut pas se confondre d’avec sa vie vécue, son seul affect, son exclusif langage idiosyncratique, son idiome d’idiot (à quoi nous sommes tous condamnés, mais rien ne dit qu’il faille s’en contenter). 

Ce dépassement de la vie vécue par l’arc de conscience infiniment ou indéfiniment plus étendu, veut dire qu’il est, l’arc, arcbouté ; sur quoi ? Puisque rien dans le monde, le donné, la vie vécue, le corps, et même l’historicité (qui pourtant est travaillée et que les créations sont œuvrées) ne contient cet arc, à quoi, à qui correspond-il ? On a vu, ici, que seul le sujet, la structure-sujet est la capacité même d’un réel dont le principe est le possible ; la structure-sujet est seule apte à recevoir le possible, à supposer l’imperfection (puisqu’une réalité doit se dérouler) et tenir et retenir non la perfection mais la perfectibilité. 

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Le caractère formel et la destruction du monde

16 Juillet 2026, 11:59am

Publié par pascal doyelle

Il s’agit donc, puisque tout ce qui - est - disparaîtra, totalement et sans aucun souvenir, puisque plus personne n’existera ni rien du tout pour mémoriser tout ce qui fut “réel”,

Il s'agit donc d’intégrer que ce qui existe vraiment c’est le présent, en tant qu’il s’agit, ce présent, non pas du laps entre le passé et le futur, mais en tant que le présent est l’exister. 

Ainsi le présent, l’exister déroule tout l’être, tout le possible, et au terme, tout s’écoule et ne reste que le présent, l’exister seul (dont on a dit, pour image, qu’il s’agissait du Bord du monde, du vécu, du corps et accessoirement du bord, pour les croyants, du tsimtsoum, soit le retirement de Dieu laissant place ou dégageant un “lieu” d’espace et temps, choses et êtres, lieu recevant la création). 

Toute la réalité est l’ensemble de tout le tissage ayant créé des réalités, des déterminations, et ceci conforme apparemment un “univers”, ce que l’on nomme tel. 

L’universalité ne précède pas les réalités ; les mathématiques ou les lois (de physique par ex) ou les taxinomies (dont les deux plus étendues, l’inorganique et l’organique) ne préexistent pas. Il n’y a pas un ordre préalable ou des essences et puis ensuite des choses et des êtres, des séries (l’hydrogène par ex) et des éléments. 

Ce sont les choses et les êtres en tant qu’activités qui se créent, se produisent. 

De même, et à l'autre bout, l’arc de conscience, on peut, on doit le supposer en lui-même comme parfaitement identique en toute occurrence ; on change de contenus de conscience, mais on ne change pas de “conscience” ; la “conscience” est un fait de structure, et on a vu, est la structure même (autant que l’on sache), en ceci qu’elle manifeste le sujet, ce qui signifie “celui existe avant ou après son existence” ; soit donc, dit autrement, le rapport lui-même, qui n’a pas d’initial ni de terminal mais constamment le va-et-vient entre un début et une fin, la fin devenant potentiellement (et en vérité toujours) le commencement à nouveau, etc 

Et ce, indéfiniment puisque le rapport ne consistant pas en ses contenus, peut en susciter indéfiniment et n’est jamais lui-même touché par les contenus ; même lorsqu’en tant que moi, il croit être qui il est ; et ici méfions nous, on dit ‘il croit en qui il est, et de cela est aussi fou que le fou qui se prend pour le roi”, mais c’est erroné ; il n’y a pas opposition entre le moi et le sujet, la conscience, mais étendue dynamique ; corps vivant - coupure du signifiant - champ des signifiants (langage) -champ pulsionnel et champ intentionnel (subjectifs) - inconscient - conscient - moi (image de moi-même) - je (qui se-dit, se-sait) - sujet (structure du rapport) ; c’est une plage dynamique qui est dite “articulation” (glissement du réel dans la réalité, comme verra une autre fois). 

Ou donc, comme on le voit, ce rapport formel qu’est la “conscience” est capable de se saisir de tout et n’y a pas manqué ; ayant carbonisé, ou quasiment, la planète. Il ne dépend plus d’un milieu, mais se tenant dans et par l’horizon (de tous les mondes), il devait maîtriser cette maîtrise, mais s’en étant rendu incapable, il périra donc, ayant épuisé toute la possibilité de ce que l’on désigne comme “nature”.

Il revenait (maintenant il est probablement trop tard) à l’arc de conscience de contrôler sa capacité ; au lieu de quoi ayant créé le champ pulsionnel, sur le corps vivant, champ pulsionnel qui n’existe qu’en l’humanité, il s’agit de la pulsion décuplée puisque hallucinée et hallucinée puisque découpée par l'imagination qui sépare et extrapole les images des choses, et donc les désirs adjoints, dans et vers une jouissance délirante, qui voudrait au fond fusionner le corps vivant, retrouver une unité vivante perdue ; puisque nous ne sommes plus vivants, mais existants et donc séparés, sans cette séparation rien n’existerait au-devant de nous et nous-mêmes n’existerions pas au-devant de nous-même, rien ne serait exprimé et situé ; 

ayant créé le champ pulsionnel et plutôt que d’élaborer le champ intentionnel en contrepoint (puisqu’il est impossible de se passer du champ de la pulsion et du corps vivant, il n’y a aucune autre énergie disponible sinon celle du corps).

On a alors succombé à la faiblesse et à la corruption” ou si l’on préfère à la composition de la détermination, et erreur, égarement, folie, faute, crime, etc, correspondent à la faute, au péché ; le péché n’est rien que l’abandon de l’arc de conscience intentionnel au profit d'une satisfaction immédiate (au fondement halluciné).  

Remarquons ceci ; il ne s’agissait pas seulement que chacun parvienne à s'aménager d’avec soi-même (et ne se perde pas en une intériorité hallucinatoire), mais bien que l'ensemble des sujets se soutienne des uns aux autres ; et que chacun devienne pour tout autrui l’occasion d’un renouveau, d’une élaboration, d’une possibilité donc ; ce qui veut dire d’une cohérence ; et c’est cette méta organisation (qui traverse chacun et tous) que l’on a nommée “coordination” ; soit donc “fraternité” à terme, puisque liberté ET égalité se liaient déjà l’une dans l’autre afin que la liberté soit augmentée en et par soi (comme il convient à un être libre qui ne peut que “se contraindre lui-même” pour s'élever, et non pas de l’extérieur), augmenté par l’égalité et l’égalité occasion de personnalisation. 

Au lieu de cette propagation de la réflexivité (du retour sur “soi” de cet être stupéfiant, et retour réflexif qui comprenne son emballement et puisse habiter son propre mouvement), nous sommes tombés dans la rivalité, la concurrence ; alors même que, pourtant, depuis un siècle ou plus nous étions sortis de la rareté (qui pousse à la guerre, la violence, la survie). 

De sorte que ne parvenant pas à se comprendre (comme mouvement), il prend ce mouvement ou ce qu’il meut (l’objet du désir, la mégalomanie, l’hubris, la jouissance susnommée, la fusion désirée et la confusion irréalisante), il prend toutes ces représentations pour des finalités. 

Ce faisant, il dévore le monde, et se déchire lui-même et autrui. 

On a vu que de toute manière, un « monde », étant déterminé, ne peut tôt ou tard que périr, disparaître (tout ce qui est composé se décompose), aussi cette historicité humaine doit être perçue comme mêlant à la fois la perdition (l'immédiateté du champ pulsionnel) et la salvation : l’élaboration du champ intentionnel, ou si l’on est croyant l’élévation dudit champ). 

 

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Concepts

11 Juillet 2026, 21:43pm

Publié par pascal doyelle

L'idée générale (métaphysique ou ontologique) signifie que le présent est l'actualité du possible ; la cause de ce qui est, est le possible ; le moyen du possible est le présent ; la finalité du présent est la réalisation de tout le possible (par ex, la liberté réalise non seulement ceci ou cela, mais la liberté est à elle-même la finalité, et c'est la raison pour laquelle on associe liberté -et- égalité, la liberté se propage, tout comme la vérité se partage).

L'autre sens du même développement, mais d'un autre point de vue ; le possible est le principe du réel ; cette fois ça n'est plus la voie du présent mais celle du "rapport". Le rapport est la structure effectivement réelle du principe (qu'est le possible ; puisque le rapport est une activité et se réalise, de fait) ; par ex, le un, le nombre est le rapport de "soi à soi" de n'importe quelle unité ; les mathématiques permettent de décrire la réalité puisque qu'elles poursuivent les rapports dans les choses. Pareillement le langage est série de rapports (d'un signifiant à une perception, d'un signifiant à un signifiant).

Enfin la troisième entrée c’est de considérer le sujet comme effectivement la plus efficiente actualité du possible ; en ceci que le sujet existe avant mais aussi après son existence ; ceci pour al raison que le sujet s'identifie avec le signifiant, et que le signifiant est fondamentalement meuble, mouvant, mouvement et n’existe qu’en tant qu’activité (et donc activité actuelle) ; aussi le sujet apprendra-t-il l’ensemble de tout ce qui peut se déplier comme rapports. des mathématiques aux langages de toute sorte et toutes les réalités qui sont elles-mêmes des mémoires de rapports, ce qui veut dire des mémorisations d’activités ; l’activité “abeille” est l’ensemble de tous els agissements de l’abeille ; une essence (une chose ou une classe de choses plus exactement) une essence en elle-même, est résumé de rapports.

L’activité est la possibilité créant son propre devenir, par quoi il n’est de réalité qu’en devenir. La création est le sens même du réel, comme structure (le réel) et comme réalité (la détermination, les rapports en tant qu’ils se distinguent et donc se déterminent).

 

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Champ pulsionnel, champ intentionnel

6 Juillet 2026, 12:50pm

Publié par pascal doyelle

Emergence et effondrement 

Si nous étions à peu près équilibrés, le champ pulsionnel ne viendrait pas mordre et détruire le champ intentionnel ; mais sans cesse les pulsions reviennent et ne s’épuisent jamais, puisque rien ne se fait sans l'énergie du vivant. Rappelons que le champ pulsionnel, à proprement parler, n’existe pas à l’état naturel ; il est déjà ce corps vivant, cette vie, investie et montée en épingle par le champ des signifiants, cad à vrai dire du champ intentionnel ; le champ pulsionnel n’est pas “l’instinct” mais le fantasmatique et la jouissance, ou si l’on préfère l’instinct naturel coupé, découpé, réarrangé par l'imaginaire ou plus exactement le champ intentionnel des signifiants (puisque les signifiants n’existent que par l’intentionnalité, et que l’arc de conscience est invariable, il s'impose comme l'extase s’impose de fait ; comme le réel s’impose ; il est en soi et par structure évident, évident en ceci qu’il assume le Possible et que le possible ne peut pas être impossible ;

et donc le jouir halluciné qui promet bien plus qu’il ne peut donner, vient meubler l’activité intentionnelle, qui sinon s’ennuie, s’angoisse, et active ce qui précisément n’existe qu’activement ; en tant que l’intention (la conscience) est une tension qui rapporte toujours ceci et cela  ; et qui cependant activité intentionnelle qui nous laissera toujours insatisfait 

et de toute manière l’énergie, toute indifférente mais tenace, reviendra constamment, comme les morts-vivants ou les vampires (à moins que ce corps meurt, que la vie, la tension, s’affaisse). 

Et donc pour contrebalancer l’immédiateté que recèle la jouissance, hallucinée, qui glisse vers la non temporalité, l'inarticulation, puisqu’en définitive ce devrait se terminer dans le jouir du corps, de la vie qui se contente, supposément, et tout l'ensemble du mouvement s’enclôt dans le corps donné là. 

Ou donc dans l’infinité d’images du corps, de soi, des objets de désirs, telle que la folie règne depuis 60 ans ; déchainement donc du champ pulsionnel par en dessous du champ des signifiants, du champ intentionnel et peu à peu grignotage de l’intentionnalité découpée et effilochée. 

Or donc l’intentionnalité est un arc ; soit une organisation et même une méta organisation, qui doit statuer non seulement sur le monde, les déterminations, la vie vécu, le relationnel, mais également sur l’ontologie, soit ; la mise en forme du réel. 

Non seulement de la position dite “un réel il y a” (et sous entendu il est Autre et réclame une attention, uen intention absolument spécifique), mais de la définition du réel comme étant le Possible même. 

Et dont on voit bien qu’il n’est pas du tout assujetti à l'imagination mais à la cohérence ; étant rapport. Le possible est le rapport, inarrêtable comme tel ; et que l’on peut seulement et uniquement mettre en forme. Aussi le rapport ou le possible est immédiatement imposé par et selon dieu, la pensée et l'universel, le sujet christique et cartésien, la révolution et l’Etat et la société civile ; soit donc des formulations absolument rigoureuses et qui promeuvent et propagent la rigueur et l'exigence. 

Si le rapport se ramollit, il se détériore. Ou dit autrement il ne fait plus civilisation. 

Il s’engage dans une civilisation amoindrie. Une civilisation suffisante se produit d’une régularité (qui maintient une répétition la plus rigoureuse possible, trésor du langage commun, qui ne doit pas se perdre) ou d’un dynamisme ; d’un dynamisme si il s’enclenche d’une structure ayant acquis son autonomie ; d’une structure qui est à elle-même son propre mouvement et qui ne dépend pas exclusivement de la communauté. 

Et de même que pour penser il faut penser (... ce qui signifie activement penser, on ne peut pas apprendre par cœur), et de même que l’on ne peut pas faire semblant d’avoir foi en christ, d’être le je qui pense donc qui existe, de réaliser historiquement la révolution, pareillement le sujet, l’arc ne peut pas ne pas se situer ontologiquement et donc s’exprimer, se manifester ; il faut qu’il entre, que son indépendance entre dans son propre champ ; certes on est libre depuis le début (depuis que peu à peu le “sur-naturel” a saisi qu’il existait en plus du donné là), mais de le dire de telle ou telle manière approchante (comme vacuité nirvanique, comme mana ou comme dieu unique un tout-autre, ou comme sujet christique ou cartésien ou comme liberté et égalité)de le dire accélère et permet une efficace bien réelle et même au fur et à mesure de plus en plus réelle ; et ce jusqu’à que la barre, la limite, le Bord finisse par se déplacer au plus près de la plus réelle réalité, à savoir lorsque le sujet (le citoyen en l’occurrence) finit par se positionner comme “moi”, et qu’alors il atteint à la limite du corps du vivant, à la limite de la vie pulsionnelle, 
avec laquelle il aura à faire. Désormais. 

Dit autrement, l’arc de conscience, qui est un champ intentionnel, doit se tenir jusqu’à parvenir à passer outre le champ pulsionnel (soit donc la modification d’un corps vivant au contact du découpage par les signifiants, de telle sorte que ce vivant j'hallucine en état de jouissance totale, ce que ne subit aucun animal à proprement parler ou tout au moins pas au point de constituer son unité même). 

et c’est bien de cette unité dont il est question ; on a vu qu’il était illusoire de tomber dans l’angélisme et supposer que l’on puisse se convertir réellement au plus haut point d’élévation, hors de la satisfaction, puisque tout arc de conscience, champ intentionnel tire son énergie du corps vivant ; jamais on ne se séparera de cette unité du vivant agissant ; mais la question est de néanmoins positionner une réserve, une précaution, une ouverture, une capacité qui au minimum ne se démet pas, ne s’affaisse pas et continue de maintenir une possibilité Autre ; 

ce qui veut dire une possibilité de rapports ordonnés hors et par une non immédiateté, une non satisfaction, une non hallucination ; ou si l’on préfère (et puisque le “désir” est cette sorte de définition minimale par laquelle on a cru pouvoir caractériser notre être tel que donné, naturel, spontané même, immédiat et selon telle ou telle idéologie, libérale en l’occurrence, tout comme “besoin” dans le communisme) que malgré que tout veuille nous convaincre de la nature, de l’essence, de l'identité donnée là de notre être supposé, on sache, inversement, que non nous n’appartenons finalement au monde, pas même à ce corps, et pas plus à cette vie vécue. 

En bref de préserver que nous soyons Autre (de fait si nous n’étions pas autre (que nous-même) rien n'apparaîtrait à nos yeux ; et pas même la perception, entendue humainement, n’existerait ; tout le champ de perception est tenu et donc retenu parce que signifié). 

c’est pour cela que continue de s'imaginer que par exemple nous méritons mieux que la vie vécue, que la “société” (ce personnage à part entière, alors que cette société c’est précisément nous-mêmes), ou cette réalité telle que connue quelque chose cloche ou ne tourne pas rond. 

c’est dans ce décalage que l’on propose de placer le seul horizon réel ; puisque le champ intentionnel c’est précisément ce dispositif qui s'utilise à modifier le donné là, à le prendre et reprendre, à le transformer, au sein d’un collectif (une communauté telle qu’elles se réalisèrent autrefois) ou via ces incroyables dispositions civilisationnelles qui se permettent de déplacer la réalité de plus en plus vers et par chacun (de plus en plus “sujet”). 

De fait il ne s’agit pas simplement de chacun tel quel, mais de chacun puisque coordonné dans son ensemble structurel historique ; c’est pour cela qu’existe l’historicité ; chacun sait (ou le devrait) s’originer, par ex dans la révolution du 18ème ou les années soixante ou dans la cité ou ensuite par la nation ou selon la révolution communiste passée ou éventuelle  ; ce “décor” historique n’est nullement un décor ; il s'agit tout aussi bien de la rationalité, empiriste par ex, ou du christianisme ou du “nouveau monde américain” ou de l’empire anglais,

c’est seulement le “moi” qui croit exister sans rien et tient son historicité pour un décor ; il croit être le personnage principal du film ou de la série, le reste compte pour rien. Le moi est désespérément seul.  

Et ayant abandonné tout effet de référencement (méta historique ou historique) le moi est pourtant l'emplacement, le lieu de la distinction et du désarroi fondamentaux ; à savoir ; cède-t-on à ses désirs, ou pas ? 

Qu’un moi puisse envisager de ne pas céder , à son/ses désirs (puisqu’une fois la porte ouverte c’est une addiction) est une hérésie ; ce serait, pour lui, se précipiter dans la non existence, et de fait par “dépression” c’est exactement ce en quoi il tombe ; il supprime non pas tel ou tel espoir ou désir, dans le champ, mais l’entièreté du champ lui-même. annulant tout manque (et donc sans plus aucune pression), et disparaissent l’attention, l’intention, parce que la tension du vivant, littéralement, est supprimée. Le vide de tout manque abolit le champ intentionnel (la dépression est le manque du manque). 

Le champ intentionnel se tient du désir de l’objet. 

Reste alors à chacun de bien élire, discerner, décider son choix, sa destination, son destin, sa possibilité, et surtout de sorte à ne pas oublier son origine d’historicité (c’est pour cela par ex louable ou non que la “révolution” a pu s’installer comme horizon pour des millions de personnes ou la “nation” ou la “libération”, chacun côtoyant ses abîmes respectifs). 

il s’agissait donc, tout en maintenant évidemment le pulsionnel, seule source d’énergie intérieure, de créer des arcs, des architectures qui puissent s’élaborer et surtout au moins demeurer viables et donc émergentes, hors du marécage toujours invasif du champ par en-dessous pulsionnel qui rabat sans cesse, avec la constance du vivant, vers l'immédiat ; le corps cherchant la même matérialité, densité, épaisseur de satisfaction, sa semblance. tandis que de l’architecture intentionnelle, on n’en trouve nul aspect dans le monde, ni le vécu ; et qui ne tient que d’une foi singulière ; dieu, la pensée, les sujets, l'humanisme, la nation, la poésie, la révolution, bref toute élévation
et une foi qui risque fort, au demeurant, de s’éclater contre le mur du moi ; soit donc la proximité insigne du champ pulsionnel, 

Champ pulsionnel que le moi affronte seul, puisqu’il s’est séparé de tout le reste ; de dieu, de l’universel, des sujets, et même de la révolution et de l’humanisation, et même séparé de la personnalisation (qui est une haute valeur ajoutée) et dès lors dévorée, cette personne humanisée, par la jouissance hallucinée entourée de ses images-objets, en ce monde prétendument humain qui la livre au déchiquetage selon les objets, les signifiants, les images et ensuite à la déchèterie ; en bref à la crétinerie. 

 

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Phénoménologie humaine

29 Juin 2026, 20:23pm

Publié par pascal doyelle

Le système Jésus, c’est donc la naissance de la capacité individuelle, en tant que celle-ci qui est d'abord fixée par le christique. 

On a vu en quoi et pour quoi, afin que chacun s’institue et s’intitule sujet, ce qui veut dire “rapport”.
Et ce sous les auspices d’autrui ; afin que chacun se sache accueilli.

Mais le rapport comme tel est une exposition ; et doit phénoménologiquement se manifester, s'exprimer.

Dit autrement ce mouvement, historique et qui crée l’historicité, s'inscrit dans et le divin (que l’on y croit ou non, peu importe, c’est l’ampleur civilisationnelle qui est prise en compte), de sorte qu’il entre dans la représentation générale absolue, celle qui est partagée, de manière à ce que chacun puisse se référer ; il est clair que la compréhension solipsiste, à quoi aboutit ou aboutirait la philosophie, grecque, quelque étendue que ce soit le club ou l’école, ne peut pas s’imposer universellement ; puisque l’universel seul réel, c’est le sujet en tant qu'il est le-rapport, originel, de tous les rapports. 

Le sujet connaissant de la pensée ne peut pas concerner tous unanimement ; la présentation de soi à soi et en l’occurrence de soi à autrui est par contre d’une application universelle ; puisqu’alors c’est la formule purement formelle, et non dépendante de quelque contenu que ce soit. 

Et qui ne peut donc se réguler de l’extérieur ; il est impératif que chacun soit, à lui-même, son propre paramétrage ; et cette introduction, dans la réalité du monde et du monde social, est fondamentale et inédite. 

Et ainsi que soit institué, de par sa propre puissance, en l’occurrence sa faiblesse insigne, celui dont rien ne peut nier le rapport, ce qui veut la capacité de créer, sous-entendant de créer des rapports, jusqu’alors inouïs, jamais entendus, nulle part, par quiconque. 

De sorte qu’à partir dudit sujet, divin, deviennent lisibles quantités de possibilités, et au point que l’on ne peut plus s’en passer, et que même on ne comprend plus du tout ce qu’il pouvait en être auparavant ; le dépli du Réel s’est effectué et dès lors le réel se perçoit par ce nouveau pli, et étant structurel il s’instancie dans toutes les dimensions, tous les domaines ; ce n’est pas seulement l’individualité qui sera générée, mais l'ensemble de tous les rapports de toutes les sortes de la réalisation. 

Que ce soit l’effet, l'ensemble des effets, de la structure “arc de conscience” ou “champ intentionnel”, implique évidemment la véritable participation créatrice des sujets ; ce sont eux qui puisent, qui puissent dans leur percept du monde, dans l’affect de leur vivant, dans l’épreuve de leur Intention (puisque le christique est celui qui engage la capacité ; que voulez-vous Vraiment ? reprenant en une nouvelle formulation l’exigence qui pesait sur les hébreux).

C’est par le système jésus que l’on a dépassé la pensée grecque ; ce qui ne la renie pas du tout, mais déplace l’universel dans le sujet ; qui n’est alors absolument pas une “subjectivité” (qui vient bien plus tard, s’opposant par ex à divers types d’objectivités ou d’organisé sociétal) ; si il existe un sujet, il est plus grand que la raison ; de sorte que la démocratie (celle très spécifique à partir des trois révolutions, et évidemment de celle française, qui de fait, instruit le réel de la liberté avec sa dimension d'égalité, ce qui prouve absolument, 

que cette liberté là se hausse à la plus impérieuse objectivité et universalité) la démocratie est la profusion d’objectivité, d’action, d’activité, de progression, de progrès, ce qui veut dire de projets portés de et par les sujets, seraient-ils seulement des individus (qui peuvent biens ‘afficher comme individus, puisque leur nouveau statut les poussera selon leur instantanéité, qui n’est pas l’immédiateté, à se prévoir, toute littérature, politique ou morale, etc, s’y entendant et inventées, créées à cette fin ; éduquer, élever les sujets comme sujets, de fait intégralement parce qu’originellement universels ; le marxisme et ses variantes consistant à nier la structure et à ne concevoir l'universalité que comme universalisation, pensée classique, lors même à prétention scientifique, et alors montée en épingle des déterminations, tandis que le sujet est, inversement, la forge, le creuset antérieur aux déterminations, sa structure entretenant l'activité des sujets). 

Et donc notre “être “ (déterminé) n’est plus une essence, fixiste, mais un champ intentionnel, ou donc phénoménologique ; jouant du phénomène, comme d’autres du colt, ce champ peut aisément se permettre de se modifier, de prévoir ses modifications, ce qui implique de les communiquer à tout autrui, qu’ils se coordonnent (en quoi on comprend la “démocratie” ce système étrange et à ce point mystérieux dans ses capacités et que l’on ne peut pas interroger réellement sans se prendre d’une ontologie ; le citoyen d’un Etat est plus que l’individu d’une société et ladite société “civile” n’existe que dans le formel du “citoyen” ; ce qui constitue une indépassabilité et chaque fois que l’on a tenté de dépasser ce statut, ontologique, cela a abouti à un écrasement, totalitaire, ou une caricature, consumériste par ex). 

Ainsi on peut dire, on a pu prétendre voici l’essence l’homme, et voici l’essence de la femme, par ex ; mais si il s’agit de champs, modulable, phénoménologiques (modulables parce que phénoménologiques, dont les contenus sont constitués de signes et de perceptions, de relations et de représentations, d’affects et de sentiments de soi ou d'autrui, etc, bref tout ce qui apparait et qui existe en tant qu'apparaitres, Sartre ramenant la réalité à l’apparition par ex), si il s’agit de champ, alors même si demeure à chaque fois une structure nette, elle s’assouplit et s'intègre pluriellement (ce qui implique qu’à chaque fois il faille définir et redéfinir els mouvements d'ensembles de signes-percepts-affects-etc). et c’est donc précisément l'ensemble de ces champs qui est soudainement accéléré à partir de l’installation de la démocratie (qui avait aussi bien démarré bien auparavant). 

De fait que l’on sorte des essences (et de la conception universalisante de la représentation, maximisée par la théologie) renvoie chacun à sa capacité de se prévoir et de se tenir tout autant d’autrui ; la relation, le relationnel accroît sa vivacité, mais aussi sa viabilité ; tout champ de perception ou d’affect ou de désir, produit une reformulation du champ basique pulsionnel (lequel commence à dériver, et réclame psychologies, sociologies, psychanalyses, et d'éducation via lesdits mass, journaux, ciné, tv,  et puis micro médias, tout comme jadis la littérature ou les esthétiques) ; cette accélération gigantesque (qui a su trouver ses moyens et ses diverses énergies, ce qui se paie ou se paiera au centuple) est le champ phénoménologique que l’on peut dire total au sens où depuis la (les) révolution(s). 

De fait la totalité des moyens de communication, de représentation, d’expression au final devait aboutir à cette micro médiatisation et médiation ; chacun devenant l’interface, au risque de perdre son unité, ou donc d’irréaliser son existence, de se perdre dans les rapports ‘imaginaires) qui s’effilochent en pure perte, accrochant chacun, l’arrimant non pas à l’élévation (et donc ultimement à la coordination de tous) mais l’ancrant en cette coupure du vivant et l’arc de conscience, du vivant, qui n’est plus qu’hallucinatoirement satisfait, et de l’existant (qui lui s’utilise à élaborer des rapports, significatifs, reliés, mis à l’épreuve) ; et la réduction de l’arc de conscience au “désir” lequel sera manipulé par les objets ou donc par les images (d’objets).

 

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Le système Jésus

20 Juin 2026, 11:39am

Publié par pascal doyelle

Il ne s’agit pas du tout d’imposer une nouvelle humanité, et encore moins de plier notre nature humaine à une nouvelle exigence. Mais de laisser chaque conscience advenir à sa révélation ; étant entendu que de conscience miroir de celle-ci il n’en est qu’une, celle du christique.
Et ce sera donc non la contrainte mais la conviction qui l’emportera ; par ex, le christianisme ne bannit pas l’esclavage (tout le monde antique reposait sur là-dessus, difficile de le refuser, sans tout effondrer, mais il affirmera absolument le l’esclave est l’égal du maître ; ce qui est travailler les conscieces et qu’elles s’en convainquent).

ou plus exactement, il en est quantité d’autres de conscience miroir, mais la seule qui tienne est celle du christique (de là qu’il faut se méfier des faux christs, des antéchrists, des menteurs et des tricheurs, et de tout ce qui annihile ou plus perversement annule l’arc de conscience, lors même de sa parution. le christique ne peut pas étouffer l’arc de conscience puisqu’il est parti, passé de l’autre côté, il ne peut donc pas appeler selon le monde, le vécu ou le corps ; c’est une absurdité et une faiblesse et une lâcheté que de croire amener une perfection de ce monde, ce vécu ou ce corps ; ce qui ne veut pas dire qu’il faille désirer le malheur, mais bien distinguer comme la véritable attente se situe soit au-delà, cad en plus, du monde, du vécu et du corps, soit, si l’on est mécréant, se situe au bord du monde, du vécu et du corps. 

ce qui dévoile la véritable signification du christique ou devrais-je dire le début du commencement de l’introduction de la Dimension dans le monde, comme se situant au bord et en plus du monde, du vécu et du corps. 

Si l’on se demande où et comment se déplacer sur le bord et en plus, il suffit de comprendre que très quotidiennement, probablement, c’est cela qui nous arrive ; aborder une œuvre, une musique, une rencontre, un engagement, une responsabilité, etc, tout ceci ne peut se projeter qu’à partir du bord. Nous existons dans la distance (qui rend possible que tel et tel et tel ceci ou cela existent pour nous et nous apparaissent, et sans laquelle nous serions une immédiateté, un corps, un vécu, nous ne les tiendrions pas à distance dans l’aperçu du réel, ce qui, donc, veut dire dans l’aperçu du possible. 

Le christique consistant, tout comme la pensée grecque et l’idéal de savoir ou de science (lors même que les grecs n’avaient pas accès à l’expérimentation, qui ne le deviendra que lorsqu’un sujet se posera face au monde, sujet que n’invente pas Descartes mais qu’il exprime et donc par cela, ensuite, accélère, puisqu’il fait entrer dans le champ de la représentation l’agent actif, le nouveau rapport qui accélère tous les rapports, comme la pensée grecque ou comme le dieu unique, donc formel, auquel on ne peut attacher aucune détermination et qui s’impose comme formel, inaugurant l’historicité, “cela qui existe dans le temps”, du reste le christique rassemblera à la fin du temps toute l’historicité, et pareillement il rassemble pour chacun son existence, d’un point au-delà de la naissance/mort, comme on a dit). 

Puisque si dans les communautés humaines autrefois le possible équivalait au monde, le vécu au collectif, le corps à son rôle intracommunautaire, depuis le dieu un tout-autre (qui fait sortir du temps et donc crée l’historicité), la pensée grecque qui éloigne le langage commun pour un langage informé de son expérience, le christique lui revient sans cesse de ce que nous nous tenons au Bord de l’existence, à partir du point d’échappement qui existe au bord et en plus du monde, du vécu et du corps ; la résurrection (si on ne croit pas) est à tout le moins (mais c’est alors fondamental) le re-commencement continué du monde, du vécu et du corps ; l’élévation, puisque l’on entend ne pas recommencer les mêmes fautes, égarements, erreurs, etc ; il ne s’agit alors pas de contrainte d’une loi extérieur, mais de chercher la conviction du sens de l’existence comme re-commencement ou donc comme re-Commencement. 

Le par-don est explicitement la possibilité, la capacité de renouveler l’intentionnalité (de n’être pas condamné au “péché”, rappelons que Sartre avancera que nous sommes - condamnés - à la liberté, ce qui est quand même particulier…et que l’être et le néant se clôt sur l’évocation d’un “dieu” si éloigné, tandis que le christique est tout sauf lointain ; on ne s’en rend pas, plus vraiment compte ; on en est resté à une idée reçue de religion marâtre, castratrice, etc ; le christique n’a rien à voir dans son principe et sa systématique avec cette contrainte, toute extérieure.

Et c’est pour cette raison qu’il ne contraint pas, puisque son principe est d’atteindre ce qui ne le fut jamais ; la conviction, ou dit autrement l’intention, l’intentionnalité (ou si l’on préfère la foi), laquelle n’est , de toute manière, pas atteignable de l'extérieur (sinon pas simulation, falsification, tartufferie, mauvaise foi dirait Sartre …). Aussi n’est-ce pas l’anathème jeté sur le monde, le vécu ou le corps (comme ceux qui vibrent de “libérer le pulsionnel” en se croyant devenir “encore plus eux-mêmes”, et qui les conduit à l’absurde), mais l’élévation du monde, du vécu et du corps.
Et c’est ce qui véritablement se réalisera, toute l’historicité, esthétiques, poétiques, éthiques, politiques, humanisation et personnalisation (et concurremment science et connaissance, bref tout, puisque c’est le rapport qui est atteint au cœur). 

rappelons que si le christique outre la morale et l'éthique que cela impose (et donc la conscience de “soi” littéralement ce que l’on existe pour soi-même, hors monde, hors rôle sociétal, hors vie vécue, puisque face au un tout-seul rendu incarné, en tant que corps vivant divin, qui est également hors-monde, et se tient comme point, ce qui veut dire arc), le christique prévient le possible, en tant que “aimez-vous” signifie ou entraine que chacun peut s'exposer lui-même, se sachant accueilli en tant que lui-même. Dès lors les sujets pourront devenir : devenir réels, s’exposer (ce que comprendra une bonne partie de l’humanité). 

Nb ; les wokes et autres (chacun ses passions) c’est ironiquement qu’ils n’entendent pas le “ni homme ni femme, ni riche ni pauvre, ni juif ni païen, ni libre ni esclave” ; il est clair que la sexuation est un non problème, ou devrait l’être (quoi qu’en puissent penser les tradis de toute sorte ou même l’église).

 

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