Décontraction du temps
On saisit donc le laps de temps, le présent, qui n’est pas le temps, justement, mais l’exister, soit l'anfractuosité de l'éternité dans le temps.
Donc.
Il s’agit de gagner ici et maintenant, au fur et à mesure, les possibilités que seul le temps, le présent, l’actualisation permettent d’élaborer ; rappelons que le temps, la réalité, celle qui se produit, se crée au fur et à mesure, puisqu’il existe une réalité afin que le possible se réalise ; qui n’existait pas auparavant, avant qu’elle ait eu lieu, qui était imprévisible et que précisément le dieu un tout-autre (qu’il ressemble ou non à ce que nous en supposons ou non à ce qu’il en révèle) attendait de la création qu’elle montre, expose ce dont cette création est capable, sa capacité d’exister, et jusqu’où.
Si tout était “connu” d’avance, à quoi bon ?
(Ce qui veut dire que pour dieu, si il existe, tout le possible se déploie à la fois sachant et ignorant jusqu’où il sera capable d’exister ; dieu est le système des libertés).
La réalité est ainsi, telle que présentée (ce qui reste pure supposition), l’expérience de la capacité qui échappe à la perfection et est censée avancer bien plus loin et surtout, surtout qui peut découvrir en elle-même la motivation, le ressort, le devenir et ses élaborations et donc de ceci découvrir, créer ses approfondissements, tels que voici véritablement à quoi sert “une réalité”.
Ou alors il s’agissait simplement que cet univers manifeste la “gloire de dieu”. Ce qui est peu explicite, on ne le cachera pas et qui ne convoque pas l’explication complexe et, pour le dire, infiniment complexe que toute l’opération (la Création) doit comme telle receler ;
Puisque justement cette complexité est dite “infinie” non d’un qualificatif hasardeux ou générique mais de ce qu’elle est atteinte dans et par le ressort non fini en quoi consiste la conscience (de) soi ; par lequel (de), la conscience et soi sont distincts et par quoi, pour faire simple, la conscience est autre qu’elle-même. Mais si “autre”, alors quelle est-elle ?
On comprend bien qu'il n'est aucune réponse à cette question, parce qu’aucune détermination ne peut précéder la forme de conscience ; et pour clore, cad ouvrir, la problématique on considère ici que la causalité de la conscience existe en-avant, de même que tout ce qui est. Parce que cela n’est pas mais existe. Dans tous les cas (dieu ou mécréantise ou dimensionnel, comme on veut) c’est “ce qui arrive” qui compte.
Ce qui revient à dire ceci ; que c’est l’émergent qui tient le passé ; la passéïté ne contient qu’elle-même, l’à-venir contient le possible, ou donc qu’il ne le contient pas ; ce qu’il faut expliquer ça n’est pas ce qui a été mais que cela devienne ; croire que le passé contient, comme en enroulement, ce qui sera, c’est ne pas saisir l’autre bout.
Ce qui se dit tout à fait autrement, à savoir :
Soit on croit que le passé produit par causalité tout ce qui fut, est, sera et puis tout l'ensemble disparaîtra, à jamais.
Soit on admet que c’est “ce qui sera” qui attire toute la détermination en tant qu’ordonnée ; ce qui ne peut manquer d’être remarqué et considéré ; la “création”, l’univers, donne tout ce qu’il peut, donner, y compris telle ou telle espèce qui dans tous les cas ne manquera pas d’être “consciente” ; que pourrait-on imaginer prévoir, penser autrement que “consciente” ?
Et qui pourrait confondre la conscience en elle-même, forme, structure, et tous ses contenus ? Aucune conscience n’est identique aux contenus. C’est bien pour cela qu’il y a des contenus (ou des représentations, des langages, des systèmes, des peuples ou des personnes).
Et puisqu'aucune conscience et n’est identique à son, ses contenus ; mais produit le champ qui admettra et donc fabriquera tous les contenus ; cause des effets, qui renverront non pas à leur terminale déliquescence (tout composé se décompose) mais se doit d’être pris et repris par les autres sujets ; ou qu’il vienne alimenter, nourrir le possible-même ;
ainsi ce qui est resté de l'historicité c’est le temps lui-même, ce qui veut dire la dimension de structure qui est, sera reprise en et par chaque structure ;
Lorsque disparaissent les mondes humains particuliers, la ligne est tirée du dieu un tout-autre au moi contemporain, en passant par la pensée (toute reprise ensuite), les deux sujets (christique et cartésien), le réel et la révolution (soit la réalisation intégrale de toute l'humanisation jusqu’à la personnalisation). C’est le même champ.
Qui s’étendra alors à la planète entière, puisqu’il est le champ unique purement formel.
Chaque rapport qu’est chaque sujet de conscience ; une œuvre, littéraire, esthétique ou une morale ou une éthique ou politique etc, vaut de ce qu’elle rendra aux consciences encore-plus non pas de monde ou de déterminations mais de structure (par ex, les grecs, la pensée, l'esthétique qui se dégage des rituels, etc, offrent le monde donné “là”, en dessous de tous les autres mondes humains, les autres mondes représentés, et désignent, les grecs, alors ce “là” (l’être) du monde même ; engageant science et beauté et pensée et universalité, puisque l’universalité se dit de et par le monde donné “là”, l’être, cette notion, est à la fondation structurelle de “la réalité” sous l’égide du “réel”, comme l’essence sous l’exister).
Esthétiques, éthiques ou pensées ou sciences (y compris mathématiques) s’élancent vers les possibilités de monde (de même qu’il existe beaucoup plus de mathématiques que d'applications dans et pour ce monde ou cet univers, et inversement, puisque la perspective de “la réalité” est non finie, qui n’est accessible que par son expérimentation, le champ phénoménal).
Ceci afin d’obtenir cette compréhension que le réel réel, si l’on peut dire, est celui qui crée la prochaine éternité, l'ensemble, acquis, des possibilités. C’est lui qui est agissant dans le temps (et il existe le “temps” afin que l’éternité se perfectionne).
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