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instants philosophie

En-avant

25 Février 2022, 18:35pm

Publié par pascal doyelle

Si le possible est le réel, alors le possible est cela seul qui existe.

Si le réel est le Fait d'Exister, alors le réel est non visible, non déterminé et on présente ici que cette forme du "réel" est non seulement atteignable, analysable et qu'elle fut déjà effectivement décrite ou approchée. Ces formes seront, ont été, sont dieu, l'universel, le sujet et le réel mème.

Si le "réel" se structure tel le mensonge ou l'impossibilité de Münchhausen ; de ce qu'il se promet il deviendra ; et c'est ainsi qu'il faut de toute manière basculer dans la foi, la conversion (à la pensée universelle par ex, à la morale qui veut son propre règne qui n'est pas du monde, kantienne donc), à la suspension de l'être par la considération de cet être par un je qui dès lors se-sait (mais ne se connaît pas, pas besoin de connaître pour se-savoir, sinon rien n’avancerait jamais), par la révolution (qui sera toujours réengloutie par le passé, le monde, les intérêts, les classes, les pouvoirs, les dominations, le poids ontique déterminé en somme, l'ontologie tenant, elle, au possible, mouvement, réel, présent en-avant) : la conversion en la vision de la Possibilité même.

Il ne s'agit pas d'assigner le destin à un effondrement de ce qui est dans la disparition ou la dispersion ; on décide plutôt de l'être-pour-la-possibilité, en tant que tout ce qui "est" est disposé dans "l'exister" comme suspension invisible, formelle, et que c'est l'attention que l'on portera au Possible qui nous crée, nous créera, nous a créé, nous a toujours déjà créé.

Et ceci que le réel soit fonctionnel ou dimensionnel ;
ce qui veut dire qu'il soit la structure
fonctionnelle du réel et auquel cas il est préférable, plus cohérent, plus extraordinaire de le vivre, le percevoir, l'éprouver, le parcourir le plus complètement possible,
ou que le réel soit dimensionnel et existe en et par
lui-même ; que la réalité, les réalités soient installées dans un point de perception, d'expression, de manifestation, de capacité, et en un mot d'intention tenant tout ce qui est et existe dans son faisceau ou donc que tout ce qui existe fut donné en une fois qui se travaille, qui œuvre, qui transforme, qui devient et qui, pour le dire, crée et re-crée "ce qui est" à partir de l'exister même. En ce cas tout ce qui est existe dans la dimension suspendue du présent en tant qu'exister et structure-sujet ; qui seule rend possible que le possible soit possible et qu'il devienne ; non pas que quelque chose devienne en lui, ce que l'on constate évidemment, mais qui disparaît, mais structure-sujet en tant que seule elle peut modifier ses conditions de possibilités et se transformer elle-même, en quoi on a reconnu non la perfection (qui est fixe ou figée et donc n'est pas parfaite) mais la perfectibilité (la liberté de grandir).

Dans les deux cas le réel (et la réalité, la cause et les effets, le pli et les plis qui s'ensuivent) explorent le Possible brut et pur ; de manière rationaliste ou de façon théo-logique (quel que soit le théo, le divin, le dimensionnel, le réel plus grand que lui-même) ; dans les deux cas il s'agit d'une structure-sujet qui s'instancie afin de se modifier, de grandir, de s’augmenter, de poursuivre toutes les possibilités (et non pas seulement de réaliser un possible s'effaçant au fur et à mesure et pour rien en somme, puisque disparaissant à jamais pour qui que ce soit).

Ceci pour insister sur la non évidence que l'être, le donné, le là déterminé, la réalité puissent passer seulement pour ce qu'ils sont, qu'il réside donc là quelque étrangeté, mystère, illumination ou révélation. On dira que le "biais cognitif", comme disent les autres, tient de ce que nous sommes "conscience" et que donc on interpréterait irrépressiblement via cette finalisation ... Mais, de fait, cette "conscience" existe et donc la réalité rend possible qu'une telle sorte d'être soit effectivement actif dans un univers ; et que par ailleurs on saisit immédiatement qu'une telle performance (qu'il existe un être au moins qui est non pas ce qu'il est mais le rapport à (soi), dans lequel rapport le "soi" n'est pas une identité mais le rapport lui-même qui se-sait, qui n'a pas même besoin de se connaître pour se-savoir, distinction du se-savoir et de la connaissance, du je et de la pensée, Descartes), une telle performance donc est en elle-même une illumination-révélation. et d'en approcher et cartographier les limites réelles (ce à quoi l'on s'emploie depuis, au minimum, 3000 ans).

L'état de croyance est évidemment totalement partagé et totalement amplifié en quelque société ou quelque vie vécue que ce soit. et pour les petits mois de rien du tout (perdus sans plus aucun ordre commun, au point d'être sustentés continuellement par perfusion de quantité de désirs et d'objets de toute sorte) la dé-pression menace qui est se révèle comme manque de manques ; on ne désire plus rien parce que l'on est réduit, ramené à la racine, vide, formelle, qui ne peut plus, peut pas, ne veut plus construire de désir (tout désir ou toute intention donc étant construits, artificiels, tirés vers l'avant). sans en-avant le système intentionnel cesse.

De même que psychanalytiquement le moi est élaboré sur du vide, sur une division (antérieurement à laquelle qui coupe le corps en deux, qui (le) perçoit d'un dehors, d'une autre-conscience impossible, invisualisable (on ne peut pas voir ce qu'elle voit, on imagine l'autre-conscience, fondement de la paranoïa, qui est fondement de l'arc de conscience tel que reçu par un être vivant qui, normalement, se vit au centre de son milieu, et non pas agressé par un prédateur, ce pour quoi passe l'autre-conscience supposée), qui peut dès lors prendre mille formulations), et de ce vide envoie, adresse un (ou des) possible ; et donc la foi, la conversion, le décentrement, autrui (le tomber amoureux par ex), une éthique, la poésie, la révolution ou tel engouement tentent de combler, cad exprimer et marquer, et permettent e laisser entrer dans le circuit (vide, formel) de telle sorte que l'intentionnalité soit occupée, préoccupée si l'on veut, intéressée (qui était coincée, bloquée, empêchée, névrosée, obsessionnelle, angoissée au final dont elle ne savait quoi faire) ; ce qui veut dire que l'on ne va pas combler la division (qui est irréductible) mais que l'on va faire avec et qu'elle ne figera pas ou moins les capacités d'exister (la psychanalyse ou la vie tout simplement dénouera le coinçage et au fond l'angoisse qui paralyse ou biffe les possibles humains, personnels, universels ou créatifs, etc) .

Dit autrement il n'y a pas de "vérité" précédente (mais seulement une division du vivant qui cause un "moi" dans un champ intentionnel, que contrairement à Sartre qui le traitait impersonnellement, nous insistons à placer et déplacer comme singulier, unique, un, mais formellement un, ce qui est la seule manière de prescrire une réelle unité, qui ne soit pas composée cad indéfinie, ce qui serait contradictoire)

et il n'y a pas de vérité stabilisée consciente mais bien plutôt une possibilité en-avant, en tant que forme ouverte, dont le "contenu" pourra être pris tel ou tel, mais faussement parce que la vérité qui est le réel est la structure réelle elle-même "de conscience" ; ce ne sont pas les contenus mais la structure qui doit devenir (tel "aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés", mais comment nous a-t-il aimé ? Qu'est-ce que le je suspendu cartésien ? Pourquoi je est-il un autre ?)

Il est des unifications conscientes mais dans un champ et ce champ lui-même actif pour et par une structure-sujet, en l’occurrence un je. Dont on ne sait ce qu'il est vraiment.

Et ainsi tout je doit se tirer lui-même vers le haut (il ne peut subir une modification, c'est lui qui devient) et il se tire vers le haut en produisant son intentionnalité ; la seule modification qu'il admet est donc celle des grands possibles effectivement agissant (qui agissent non sur telle ou telle partie du monde ou de la vie vécue, qui retombent dans le monde, ce dont elles sont faites, ces parties, mais agissent sur la structure de conscience, ce qui veut dire sur le placement et le déplacement de ctete structure ; dieu, l'universel, le sujet et le réel délimitent les surfaces réelles de cette structure réelle.

Nous les avons donc découvertes, depuis 3000 ans, au moins (on ne remonte pas plus loin, faute de connaissances personnellement). Nous ne sommes pas sans rien. Nous avons pu effectivement délimiter des stratégies de structure, du réel même en lequel nous nous sommes introduits, dans la forme de la réalité, dans la forme qui entoure la réalité (déterminée), et dont on a dit que le présent constituait justement le Bord qui entoure, la dimension directement verticale.

Si la mesure du "réel" n'est pas dans le monde, alors ça n'est pas le temps, ou l'espace ou la détermination, c'est la forme du monde donné là déterminé (tout le déterminé est fini), donc le formel, l'absolu (puisque non déterminé et non composé, formel) est cela qui compte ; on ne voit pas le présent ou le Fait d'Exister. on dit ici que le fait est le rapport, lequel, forcément, devient. Mais si le réel est le rapport qui devient alors le réel est brut et pur devenir ; c'est le devenir qui devient ; et pour cela le devenir est sujet ; seul un sujet, cad un rapport, peut n'être pas "ce qu'il est" mais ce début et ce terme qui reviennent l'un sur l'autre ; le début se modifie d'après le terme. cela n’apparaît qu'à celui qui perçoit, qui Voit que seule le réel est formel.

Dans un rapport, un rapport qui existe en et par lui-même (on est cette conscience quels que soient les contenus, les images, et chacun perçoit autrui parce qu'il est la "même" conscience, qui n'étant pas attachée à un contenu ou une identité ou son moi, peut tout aussi bien et à la fois être la même formellement et la distincte formellement ; le formellement est ici le un, le rapport, qui suffit et qui suffit absolument à ce que l'on saisisse autrui ou que l'on en soit saisi ; la singularité y atteint son maximum (que l'on sache, sauf à rencontrer dieu, l'universel, le réel, le sujet nu), l'unicité sans détermination et pourtant inconfondable (on ne peut pas contourner un "être" qui est un rapport).

Ce disant nous pénétrons dans la forme des réalités ; soit donc nous nous introduisons dans le réel des réalités. dit autrement ; dans le Fait d'Exister comparativement ou opposé à l'être ou au donné là (du monde, de la vie vécue, des sociétés humaines, des représentations, etc). soit donc si l'on préfère non au monde donné là, mais au monde donné "là". le "là" du monde, de tout ce qui est (et relève de l'être et non de l'exister) est ce qui transcende, et amène tout en avant.

Sauf que l'on dit ; c'est l'en avant qui attire tout le donné ; le donné, le passé est attiré en avant. c'est la raison d'être du devenir. il y a réalité (et donc "quelque chose") parce qu'il y a devenir et que dans ce devenir se réalise non pas "ce qui devient" (qui ne cesse de disparaître et de toute manière disparaîtra presque totalement dans une dispersion indéfinie, de même qu'existait au début une énergie indéfinie) que dans ce devenir se réalise non pas "ce qui devient" mais se réalise le devenir lui-même. pour illustrer et rendre compréhensible ; on ne crée pas la structure de la liberté pour que l'on puisse désirer n’importe quel ceci ou cela, mais pour que la structure de liberté devienne effectivement la finalité (très difficile) de chacun vers lui-même (liberté) de chacun vers tous les autres (égalité) ou de tous vers chacun (fraternité).

Ce qui ne revient pas à établir un règne moral à proprement parler (ou secondement seulement et par illustration en quelque sorte), mais à élever. si on élève on n’échange plus des morceaux de monde, des choses, des objets, mais des rapports ; certes les choses valent qui nous permettent de survivre puis de vivre, à peu près correctement, puis de nous égayer. Mais aucune de ces satisfactions ne peut nous combler et qui plus est il est requis certaines "choses" spéciales" qui seules nous animent réellement; ce que l'on nomme les œuvres.

Les œuvres tiennent à ceci qu'elles "contiennent" les consciences ou évidemment comme rien dans le monde ou la vie ne peut contenir une conscience (puisque de toute manière c'est elle qui ouvrant des champs intentionnels nous les montre ou donc les crée) ; les œuvres appellent les consciences ; et elles rendent très difficile que tel champ puisse se clore sur une chose, un objet ou un contenu, on n'enf ait pas le tour (du reste peut-on même faire le tour d'une chose ? Voir la phénoménologie, on ne perçoit que trois faces du cube) ; toute œuvre est pleine de contenus qui s'entremêlent et n'en finissent pas ; c'est la possibilité du signifiant qui difficile indéfiniment mais surtout infiniment ; puisque, quand mème, elles suscitent le faisceau intentionnel et ne se dispersent pas dans l'atomisation ou la détermination du monde, de la chose ; on n'y entre pas sans modifier la conscience que l'on est, par quoi on cesse, un moment, d'être pour ex-sister (si ça ne modifie pas, ça reste un fantasme, une imagination au sens d'image, du moi).

Si vous comprenez c'est que vous ne comprenez pas.

Puisque le but est d'introduire à la forme même de ce qui existe antérieurement (à vous-même, votre passé, votre déterminité, votre identité, vos images, vos relations, au monde, au donné, à tout champ de perception et de signe). et c'est antériorité est en-avant (puisqu'elle vous vient d'une révélation, d'une intellectivité, grecque par ex, d'un regard non-fini (et qui brise en deux le fini, le christique de fait et initialement et le premier et le plus incompréhensiblement qui se puisse), d'un cogito ou d'un fait absolu historique (la révolution fondamentalement). et que de tout cela on n'avait aucune idée, image, imagination, prévision, avant que "cela survienne". Avant dieu, le un tout-autre, l'être, le christ ou le sujet, la révolution on ignorait vraiment ce qui arriverait et ce que ces Possibilités intégraient, comportaient ; on ne savait pas du tout que le devenir devenait et qu'il agrandirait le devenir (et infiniment) le devenir lui-même.

Dit autrement l'in/fini existe absolument dans le fini. Il n'est pas que le fini, l'in/fini existe. et comme on a cessé de réserver l'infinité à l'absolument réel, recherchant précisément une autre définition de l'infinité (de l'éternité ou de la substance ou de l'être ancienne manière ou de la vérité ou de la liberté, etc), on a désigné cette activité dans le donné, au travers, et en-avant du donné, en tant que dimensionnel.

Dans la dimension il y a le présent, la colonne du présent (que l'on tient dimensionnellement comme réel et effectivement le plus réel du possible brut, qui explose en une fois et ensuite se travaille, œuvre, crée et re-Crée, en vérité le re-Créé est la question qui œuvre constamment la réalité, l'être, la détermination, finie, est relative à la possibilité qui n'en finit jamais de se perfectionner), le présent donc qui déroule tout le reste ; les choses, les êtres, vivants ou équivalents (que l'on n’expérimente pas), et enfin "conscience" ;

- conscience soit donc le rapport à soi dans lequel rapport le "soi" est le rapport lui-même, ce qui seul lui garantit qu'il outre passe toute détermination et sans lequel outrepassement il ne saurait constituer des champs, intentionnels, et donc rien n’apparaîtrait à ses yeux ; il n'aurait pas de corps, de communauté, de vie vécue individuellement, de perception et de représentation et donc d'expression de quoi que ce soit ; c'est l'activité de conscience qui montre et organise et partage et finalise, selon quantité de possibilités, qui se précisent de plus en plus, passant du groupe holiste à l'individualité séparée, tout à fait généralement, individualité séparée qui aurait dû, aurait pu s'ordonner elle-même, puisque rien extérieurement n'est en mesure de mobiliser l'énergie, la volonté, l'intentionnalité, l'intentionnalisation des champs de conscience. Sauf le je. On ne convertit pas quelqu'un de force, et s’il ne s'opère pas lui-même il ne peut pas bâtir les stratégies, et les tactiques, requises ; c'est bien la raison d'un tel "sujet". Et lui-même ne le peut pas ; il doit se motiver, de rassembler, se récapituler au sens eschatologique, individuel et universel, comme on a vu : les deux sont-ils séparables ?

Le Christique et la Révolution, les deux faits absolus, nous indiquèrent que non.

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Certitude de soi

19 Février 2022, 12:29pm

Publié par pascal doyelle

Tenir le fil

Si la liberté est précisément cela même qui compte c’est que la structure du réel consiste en cette liberté même. Soit donc en ce qu’elle peut, pourra, a pu prendre en charge. Prendre en charge non pas d’appliquer un ordre quelconque (comment ce qui est libre se soumettrait-il à un préalable?) mais afin de porter plus loin la borne du réel. Puisque l’on ignore jusqu’où le réel peut avancer.

Ce qui vaut pour le réel, pour l’humanisation et évidemment la personnalisation. L’intention, l’attention, la conscience, le champ intentionnel le moi en est chargé au premier chef ; on a trop habitué le moi à se considérer comme une moindre charge, un arrangement, et un bricolage. Lors même qu’il s’agissait originellement et historiquement du moi lui-même (qui se découvrait et s’inventait alors) qui centralisait tout l’espace et tout le temps de la création (ou révélation), de l’apocalypse (ou eschatologie) christique.

Comme tout groupe, toute communauté dans le maelstrom et le désordre méditerranéen (tenu par la pax romana, par les légions au besoin) se dissolvaient, il parut d’une part la pensée du monde (universel) et d’autre part le corps de chacun (sa « vie »),

la pensée unique universelle d’un monde lui-même unique universel

(plus aucun monde particulier ne se déploie « par-dessus », la connaissance, celle de la philosophie, de l’idéal de savoir dans la forme du système, ou des mathématiques, non déjà celui des objectivités scientifiques)

et donc pourtant ça n’est pas la pensée unique universelle d’un monde lui-même unique universel qui est le plus grand universel ; c’est la conscience en chaque corps qui de la naissance à la mort se perçoit dans la fulgurance comme une existence ; selon le segment naissance-mort, qui à la fois s‘impose et devient relatif, à une autre logique, je suis le chemin, la vérité et la vie, puisqu’effectivement la conscience-de (quoi que ce soit) est plus grand que n’importe quel contenu, et de plus autrui est la marque, le signe que l’on comprend bien qu’il s’agit non de « soi » mais chacun, chaque un, de sa nature donc absolument universelle.

- une existence valant en elle-même infiniment et non pas de son identité, de son statut (ni homme, ni femme, ni libre,ni esclave, ni grec, ni juif, tous un en christ, St Paul) ni même de ses actes héroïques ou de ses performances ; le je vaut en et par lui-même, cela veut dire qu’il peut, qu’il doit investir ce nouveau champ de possibilités

- le je vaut en son Intention (et non selon ses actes ou la Loi qui juge seulement).

Mais l’on voit dès lors qu’il s’agit d’une structure qui avance et tire elle-même tout le reste. Nous ne sommes pas humains ou personnalisés ou déterminations mais d’abord le mouvement et sa capacité.

Il va falloir quand même éclairer ce dont il est question lorsque l’on a pu, parfois, on ne sait comment, ni de où , lorsque l’on a pu aborder les extrémités, les activismes, les Bords de la réalité (naturelle), de la réalisation (humaine), de la perception (dans le champ de perception ou d’épreuve, d’épreuve de soi, d’épreuve d’existence). Toutes progressions extrêmement exigeantes.

Puisque la structure agit par hétérogénéité, par décentrement, par altérité, par déplacement du faisceau intentionnel qui ne prend plus pour centre, pour poids, le corps, l’intérêt ou l’énergie mais la vision, la perception, l’articulation ; dit autrement il s’agit, par exemple, de connaître une chose en elle-même et non plus pour ce qu’elle procure habituellement dans telle groupe humain ou dans telle appétit. Le paradigme, qui fut institué de par lui-même, resterait l’objectivité, l’objectivisme, si par ailleurs il ne s’était également et même plus imposée cette altérité, ce décentrement, tel que dieu, la vérité, la liberté ou la révolution (la justice ou la moralité kantienne), qui oblige à saisir que certes on n’obtient pas un bienfait immédiat, mais que le report de cette satisfaction, même conséquente et difficile, prouvera à l’avenir que l’on en « profitera » non pas soi ou même le groupe mais l’humanité ou la science ou la liberté, etc.

L’arc de conscience, qui est un rapport (dont il manque un point éloigné et donc dont il manque les deux termes ; le début s’absente parce que le terme s’échappe, le terme permettant de re-venir sur le début ; le rapport est mouvement et donc meut ses points d’attache),

l’arc de conscience donc s’instancie instantanément comme Stratégie ; en tant au rapport c’est faussement qu’il se fixe sur un objet, d’attention, d’intention ou de désir, de connaissance ou d’objectivité (de discours métaphysique ou scientifique), et faussement tout autant sur une œuvre (esthétique, poétique, etc).

Stratégie qui grimpe immédiatement du plus haut, du point le plus éloigné jusqu’au corps tel que donné là. L’expérience habituelle du moi ce sera évidemment le tomber-amoureux, par lequel l’autre s’impose comme le mystère étrange inaccessible (et qui le demeurerait si le vécu déterminé n’emplissait tôt ou tard le champ de rapports). Mais ce sera aussi la poésie, la révolution, l’engagement éthique, etc. Cette forme stratégique extrémiste est extrémiste ; elle n’est pas

Ce qui n’est pas évident du tout. Il n’est pas évident que la justice, la moralité, la liberté vaillent en et par elles-mêmes ; sauf si l’on admet qu’il existe des étapes de développement (selon quel critère?) qui permettent de passer d’une petite civilisation à une plus grande.

Or il s’avère que la plus grande quantité de rapports crée une telle civilisation, et évidemment il s’agit de rapports entre les consciences, prises une par une individuellement ; de sorte que la possibilité de dédisions, de projets, de vies vécues, s’en est trouvée absolument ouverte ; tout ce qui n’est pas interdit est autorisé, au lieu de « n’est possible que ce qui est autorisé ». Or cependant cela implique ceci qui est fondamental ; si chacun est envoyé à sa liberté, celle-ci doit d’elle-même non pas seulement se limiter, mais se réguler ou se régler ; ce qui veut die être en mesure d’élaborer sa hiérarchie de satisfaction, et comble du malheur, la nécessité de son insatisfaction.

Autrement dit que la structure de conscience lorsqu’elle se finalise selon le corps ou la satisfaction ou le donné ou le monde, produit un fantasme d’être, une rêverie, une imagination hallucinatoire, que chacun prend pour le désirable, et le réel pour et par ce désir, ce qui exprime une infantilisation, et pour le dire un irréalisme, ce qui dans un monde qui est justement aligné au réel même, à l’enjeu extrêmement fondamental ; de là que le « désir » devienne emblématique et symbole de notre « être », or nous n’avons pas d’être, nous ne sommes pas et on ne peut pas supposer cet être.

Ce qui revient à ce la motivation de chaque un. On ne peut pas imposer la régulation de la liberté, elle doit elle-même saisir sa structure ; or elle ne le peut que d’en être saisi. Dieu, la pensée (l’universel ou la vérité), le christique ou le sujet, ou la révolution et le réel c’est ce dont elle devait, aurait du, aurait pu être saisie. Ça n’est pas arrivé, sauf pour quelques-uns d’une part et d’autre part au niveau de l’historicité.

C’est tout ce qu’implique que nous définissions ici cette structure-sujet, du je absolument mouvement, ce qui veut dire rapport. Par quoi on voudrait, peut-être ou non, ce qu’indiquaient ces extrémités étranges ; dieu, l’être, le sujet et le réel. Que l’on ne s’aperçoive plus que dieu, l’universel, le sujet ou le réel sont effectivement des illuminations issues du Bord du monde, de la vie et de tous les champs intentionnels, cette ignorance, cette obscurité de l’âme c’est la marque, le signe de l’enténèbrement. Par quoi le moi a succombé finalement à ses petites finalités, non celles qui réclamaient sa conversion et sa capacité, mais la faiblesse de son corps ; l’économie, libérale ou communiste, n’est que l’idéologie d’un tel corps ; il n’y eu pas d’autres idéologies que celles-là ; notre temps n’a produit aucune régulation autre que celle du fantasme et de l’irréalité (en prétendant précisément à l’objectivité marxiste ou au réalisme naturaliste libéral), aucune pensée, aucun système qui puisse accorder une perspective à la masse des déterminations (produites, fabriquées, désirées, imaginées) qui nous engouffrèrent.

Au fond le moi le sait bien qui se confie à son objet, considérant par là que la vérité (la réalité, la valeur) se situe en cet autre qu’est l’objet, mais un objet, une chose, une image, un affect ne sont
p
as un rapport. Sa soif déraisonnable d’objets et d’images, vient de se confier à ce qui est autre que lui-même, mais il n’aboutit, faute d’élaboration mentale, d’élaboration intentionnelle, qu’à des fétiches, les signes fades, les retours d’affect, les pauvretés et les gris-gris, et fondamentalement la magie obscure.

On comprend bien que si le rapport, le champ intentionnel, est ce en quoi et par quoi nous existons, alors tout, y compris les affects, doivent se convertir. Il n’y a rien en dehors ; sinon l’imagination qu’il y est un en-dehors, un monde, une chose, un objet, une production, un moi qui pèseraient leur poids d’être, mais si l’être est, l’être n’existe pas. C’est donc la prouesse de la conversion, de la foi, de la vérité, de la liberté, de la révolution ou de la poésie, d’une esthétique, d’une possibilité structurelle formelle qui compte ; à savoir que ce qui existe vraiment est le mouvement et non ce qui est mû. La cause et non les effets ; nous habitons, si l’on peut dire, la cause, le mouvement lui-même, la forme. Et c’est par stupidité, aveuglement, imbécillité que nous croyons en des contenus, des effets, des choses supposées (dont l’être est sinon absent, en tout cas imaginé, sans plus et satisfait, certes mais satisfait le corps, le fantasme, ce qui veut dire qu’il ne satisfait rien du tout).

Il s’agit, il s’agissait d’approcher le bord, puisque de toute évidence nous nous situons selon une ligne de partage peut-être, de séparation sans aucun doute ; c’est immédiatement qu’est écartée la complétude, et c’est uniquement de faire front, de poursuivre, de suivre, d’enquêter et d’analyser cette séparation qui dispose du seul sens, de la seule signification admissible ; si nous sommes mouvement, vers quoi et comment cela se meut-il ? Et si nous sommes mouvement, alors le réel est en tant que mouvement, et non mouvement qui se résoudrait.

Il y a séparation afin que les réalités, et donc le réel, se sépare, se distingue, qu’il grandisse, s’augmente, s’intensifie, que par les effets la cause devienne. La finalité étant que la possibilité du possible puisse étendre sa capacité ; cela même qui n’est pas évident du tout ; que le réel soit un re-tour et qu’en ce nouveau tour, le cercle trouve en lui-même des possibilités nouvelles. C’est ainsi que le royaume, la révolution, la liberté de chacun, son Ex-Sistence trouve en elle-même un recours toujours bien plus grand. C’est ce que signifie que l’ontologie soit celle de Münchhausen. Littéralement. Que le réel devienne plus réel, veut dire que dieu, l’universel, le sujet ou donc l’exister s’instancient, s’inscrivent, s’implantent toujours-plus en tant que Réel.

Par exemple le christ nous indique en quel sens, quelle orientation, quelle direction (littéralement aussi, cad direction dans le réel et le monde et la vie donnée telle que là) il faut se tourner pour que le réel avance (sinon il reculera, et surtout pour nous il nous happera par devers, nous dévorera dans le sens inverse).

Un mouvement qui s’aplanirait, cesserait et annulerait sa structure même.

Et c’est tout autant ce qui permet de basculer d’un être rêvé, halluciné, qui susbtantialise la réalité (ce que visiblement elle n’est pas) à la considération que « le réel » est formel et que se pose la question de la nature de cette formalité.

De par le fantasme, on imagine la satisfaction, le bonheur, la complétude, l’être solide et ressenti. Mais si l’on devait véritablement admettre, intégrer ce qu’il en est de notre être il faudra se tenir au plus près du fil et qui n’est que tel, un fil.

Le fil est ce qui tient tout le reste, tout ce qui est, tout l’être, toute la vie vécue. On n’otiendra, de ce côté-ci, rien d’autre que de tenir le fil. Dit autrement ; ce qui constitue le fil qui entoure le monde et la vie est cela même qui seul compte. On existe sur le Bord.

Rien de ce qui est du bonheur ou d’une société organisée, juste, préservée des nécessités ou des difficultés n’est négligeable. Mais en aucune manière toute cette préparation ne suffira. La question demeurant ; qu’est-ce qui nous manque, nous manquera, quoi que l’on fasse ou veuille, nous manquera de ce côté-ci du réel ?

On peut se contenter de très discrets bonheurs ou de grandes gloires. Mais ce sera au prix de n’avoir pas creusé verticalement. De n’avoir pas cherché l’articulation très réelle originelle, la source, la cause,l’articulation, le pli de tous les autres plis. Chacun fait comme il veut après tout. Laisser grandir le vertige n’est peut-être pas une bonne chose.

D’autant que la recherche risque fort de s’effondrer sous son propre poids et se perdre elle-même, se dénigrer et se dégoûter ; il faut bien s’assurer que sa propre volonté, sa propre intention ne faiblira pas, lors même qu’elle tournerait en rond ou tournerait folle.

Ou donc ; quels que soient les résultats cette volonté-là ne lâchera rien de et dans sa propre intention. C’est de cette intention dont il faut rester certain, quelque résultat escompté. Elle est et restera certaine de son Intention ; ce qu’impose profondément Descartes ; que rien ne peut détourner le flux, le faisceau de la certitude, lors même que l’on ne comprend pas, ne connaît pas, puisque cette certitude affecte la structure et non les contenus, la forme et non les effets selon le monde ou le donné ; il y a en nous autre chose que la pensée.

Donc nous sommes sauvés. Que l’on tourne et retourne en quelque sens que ce soit. Puisque notre être est atteint de sa propre évidence, quelque chose en nous est déjà sauvé, autre, en plus, externe et manifestant cette effet de Bord. Et si c’est un effet de Bord, alors le bord est déjà lui-même distinct. De sorte que c’est seulement si l’on se croit encore dans le monde ou la vie vécue que l’on ne Voit pas comme l’on se tient du Bord.

Qu’il y ait un Bord (et c’est ce que signifient dieu, l’être et l’universel, le christique et le sujet, le sujet et la révolution, cad le royaume des fins, le moi et son conjoint le réel, qui apparaît avec l’existentialisme quand même, il faut se rendre compte de ce fait crucial) veut dire que le Bord est cela même qui existe et que la forme (de la réalité, cad de cela des réalités, la forme s’imposant comme seule unité des réalités ; il n’y a aucune réalité en soi ou une qui rassemblerait les réalités, ça n’aurait aucun sens) que la forme donc prévaut sur les contenus, l’intention sur le vécu (l’intention d’exister est plus grande que toute vie, le je que tout moi-même).

Répétons.

Il n’y a aucune raison de douter de quoi que ce soit. Ce qu’avance Descartes n’est pas (seulement) une procédure épistémologique ou une connaissance ou une pensée. Que le je soit le cogito (ou plus exactement que le cogito soit le je) emporte, quels que soient les effets, résultats, contenus de conscience, champs intentionnels en quelque domaine que ce soit (éthique, esthétique, politique, d’humanisation et donc d’historicité ou de personnalisation et ainsi de modification de toute vie vécue en existence telle quelle, etc), ce changement, ce re-tour, ce nouveau tour joué, ne peut en aucune manière être nié, abrogé, annulé, dénaturé ; il est hors champ puisque tenant tous les champs.

C’est bien pour cela qu’historiquement l’articulation intentionnelle (ce qui veut dire l’égalité christique, la liberté cartésienne et la révolution) s’est imposée. Elle est le fait structurel formel, et donc absolu.

On peut bien tenter de le contrarier, rien n’y fera puisque c’est à partir de lui, de son acquisition, de son auto-acquisition (puisque c’est un rapport il doit se-vouloir, et se-vouloir comme mouvement, autre et étranger à lui-même et à tout, un rapport ayant rapport à … soi comme rapport, à soi comme mouvement, l’enquête ayant à être menée sur ce mouvement comme mouvement, ce que Descartes voit très bien qu’il désigne en tant que dieu, ce dieu tout à faut étrange et mystérieux lui-même, qui n’est plus le théologique).

On dira, peut-être, que ça tourne en rond. Mais c’est un rapport. On ne sait pas ce qu’il contient d’une part, et d’autre part il désigne, il oriente, il signe vers quelque réel. On peut très bien n’admettre que la fonctionnalité ; à savoir que ça s’utilise, ce rapport, afin de mouvoir les pensées, les représentations, les images, et à la base les signes (qui installent les dites images, représentations, et même émotions ou affects, puisque tout peut être signifié, accolé d’un signe, ce que justement l’acculturation gigantesque depuis 2500 ans (au moins) a décuplé, étant donné que nous sommes sortis du cercle du groupe, de la communauté, qui devait garantir sa stabilité stricte, question de survie, de communication entre, et de transmission dans le temps, cyclique de ce fait).

Ici est absolument écarté que la « pensée » ou la représentation ou le langage puissent créer l’arc de conscience ; au minimum il est fonctionnel (et, en vérité, pour nous, ici, il est dimensionnel, lors même que le statut, la solidité et la consolidation de ce dimensionnel restent absolument l’interrogation majeure ; qu’est-ce que ce dimensionnel ? On abat toutes les cartes, depuis le début ; on ne sait pas ce qu’il en est, on approche du bord, de l’arc de conscience dans l’arc du présent et du présent comme Exister, l’exister comme cause des choses (seraient-elles des univers ou des galaxies ou des molécules), des êtres (et spécifiquement des vivants, selon notre expérience) et des consciences, autant que l’on sache.

Que la pensée ou le langage créent la conscience nous semble une aberration ; il n’y a de pensées et de mots que de signes par, vers, et pour un arc de conscience ; tout signe adresse à un faisceau intentionnel. Que le langage soit requis, oui, mais est requis également un vivant et son corps, un monde naturel et un univers ; ces requis n’expliquent pas la nouveauté, le surgissement.

Rappelons que le rapport implique à la fois la réalisation et la possibilité. Ce qui est réalisé, au sens limité (et ce qui est réalisé effectivement est toujours limité, par définition ; il n’est que de la détermination) ne peut être tout ce qui est. En vérité le « être » n’est pas. Sauf relativement à l’exister, ou donc au Possible. Ce qui existe vraiment est le possible et ce possible vient tel le présent ; dans le présent le possible devient possible. On pourrait même imaginer, visualiser qu’il existe un Possible dans le Possible. En fait il ne peut en être autrement ; sinon le possible n’existe pas et donc rien n’existe, étant entendu que l’on a assujetti la réalité en tant qu’elle est réalisation, réal-isation, réalisation en cours, et ainsi incessamment en cours.

La Réalisation ne peut pas éteindre la Possibilité elle-même (si l’on accepte l’hypothèse, le principe que le mouvement, le formel, la structure existent et seuls existent).

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Le réel selon Münchhausen

12 Février 2022, 07:49am

Publié par pascal doyelle

De manière tout à fait générale on dira que le « réel » est tel le Baron de Münchhausen qui - dans le film de Terry Gilliam - pour se sortir de l’océan, au péril de sombrer, se tire lui-même hors des flots, par les cheveux et se suspend jusqu’à s’élever.
Le réel c’est pareil.

Il n’y a pas de préalable au réel, parce que le réel est le possible ; le néant existe tout comme l’être (au sens générique, simplement désignateur). Et le néant n’offre aucune résistance à l’être et tous deux sont communément réels. De telle sorte que le Possible règne et est la seule et unique règle. Donc tout est (ce qui ne veut pas dire que tout ce qui est imaginé, est ; une licorne est un mélange, d’un cheval nanti d’une corne frontale). La question de la raison d’être du réel n’a pas lieu; le possible existe et est de fait possible (le possible non existant n’a pas de sens).

Et la question devient ; jusqu’où le possible est-il possible ? C’est en cela que le possible se suspend à lui-même, à sa réal-isation et donc au devenir brut. Au devenir non de quelque chose mais devenir du devenir.

Le curieux est que la question ne peut pas cesser ; sinon le possible cesserait et donc tout cesserait.

Deuxième application du possible ; il doit se réaliser. Il sera donc un rapport. Ce qui est en rapport seul peut devenir ; l’être, au sens strict cette fois et non plus générique, est second (et ensuite secondaire et finalement dispersion et quasi disparition, sans jamais parvenir au néant total, un presque vide indéfini, glacé, noir), et surtout l’être est déterminé et toute détermination cesse à un moment ou l’autre, et est en lui-même limité, limitatif et fixé en telles déterminations données ; elles se produisent et puis se détériorent, et de toute façon ne sont que composées (composées de compositions et sans doute de flux, de variations de mouvements, d’énergie donc).Le rapport, qui est donc ce qui devient, peut indéfiniment (et donc infiniment) se modifier.

Et d’autre part, qu’il y ait devenir signifie, implique que cela qui devient existe non pas tant en soi (ce qui ne veut rien dire puisque tout est devenant) que par soi ; il faut que ce qui existe – se – réalise, qu’il soit tout à fait ce qu’il est et qu’il ne dépend pas d’un aperçu, d’un ordre préalable, d’une essence réelle ou d’une idée idéelle, qui se situeraient on ne sait où ; que chaque chose soit un rapport c’est ce que cela signifie ; elle se lie à elle-même en son activité (et est cette activité, l’abeille est une abeille et son être est son comportement qui n’est pas celui d’un bourdon).

Ontologie (structure active)

Le réel, dont la raison est instantanément son existence (réaliser la Possibilité, de tout) et sa logique (le possible) désigne également son moyen ; le rapport, qui réalise, rend réel ce qu’il agit, un rapport agit, il n’est que cela, et son effet ce sont les choses, les êtres et les consciences (autant que l’on sache et sans préjuger de ce qui peut-être existe hors de notre horizon tel que donné).

De même l’universel, la pensée, les idées, les mathématiques encore plus, sont des rapports ; des universalisations ; leur stabilité même convient à leur statut, leur consistance non pas d’êtres, mais de rapports ; un est le rapport de soi à soi, deux forment un « un » qui est dit « deux » et peut être composé ou décomposé, additionné ou soustrait, etc, jusqu’à peut-être aboutir à une inégalité, mais qui devra être expliquée par une égalité de substitution (qui dépliera l’inégalité et donc la résoudra en l’expliquant, en remplaçant un rapport, absenté, par un rapport supposé et puis sans doute vérifié ou hypothétique).

Le rapport lui-même est la stricte possibilité (le n’importe quoi n’existe pas, dans la subjectivité elle-même le n’importe quoi est toujours soit déterminé et reçu tel quel, soit relève d’une intentionnalisation, consciente ou non, ou inconsciente et liée, mais n’est pas « n’importe quoi »). On ignore ce que comporte l’idée même de rapport. Mais on sent confusément que si tout s’échappe de ce que l’on veut saisir, le mouvement lui existe. Et que donc l’exister, cette activité, est le réel même.

Ce qui entre en rapport ne tient pas à son être, c’est au contraire cet être, quel qu’il soit, qui est né du rapport, puisqu’il n’est, dans sa déterminité même, que les qualités que sont ces rapports (plutôt que tels autres). Que dire alors d’un être, qui n’est pas un être, mais une structure de lien, de relation, de signe ? Qu’il n’existe que dans la forme stricte du rapport pur, sans doute, mais du rapport brut, surtout. La dureté du rapport, de ce qui n’est pas, et n’obtient aucun repère sinon de commencer de positionner ce mouvement lui-même par lui-même ; quelle autre partie du monde, de ce qui ne serait qu’une partie de monde, pourrait-elle le désigner ? Il ne peut que se signifier. Mais cependant comme c’est un rapport, il ne se tient ni de son départ ni de son terme, auquels cas il cesserait, donc il se tient de lui-même ; il est saisi de lui-même et non pas saisissant quoi que ce soit. C’est ce saisissement d’en-haut qui lui vaut. Et sans laquelle orientation il ne peut établir, lancer, supposer aucune stratégie et donc annulerait ainsi tout rapport possible, la cessation même de son exister et son enfoncement dans un donné quelconque. Les ténèbres.

Le rapport est donc par hypothèse la plus grande cohérence possible et, dans la réalité, commandité de fait dans les choses, les êtres, les consciences intentionnelles (et éventuellement d’autres êtres que l’on ignore). Puisque le rapport ne donne rien de consistant, mais le mouvement seul, et engage alors choses, êtres et consciences à tenir ce rapport qu’ils sont.

Si on insiste sur le rapport c’est qu’il formule très spécifiquement ce par quoi on désigne « le réel ». à savoir le formel à l’état pur et comme on a dit le formel brut « qu’un réel il y a » (nécessairement puisque le possible existe tel quel en sa consistance même ; il y a forcément le possible brut, puisque le possible n’est ni l’être ni le néant, et n’a pas à se justifier en quoi que ce soit. Le possible est cela qui occupe tout le champ (du possible).

Et c’est donc également cela même qui devient ; le possible devient veut dire que le possible est de plus en plus grand. Évidemment « de plus en plus grand » ne s’applique pas à l’énergie infinie et brutale du début, aux qualifications localisées et actuelles des vivants et leurs capacités, aux consciences et leur investissement, leur articulation dans un espace-temps de signes, cad de champs intentionnels et donc d’horizons et d’horizon réel unique (la position « qu’un réel il y a ») et qui dépend de « leur propre volonté » (et éventuellement tout ce que l’on ignore de la possibilité structurelle du réel).

Devenir de plus en plus distinct, veut dire un rapport qui se Crée : c’est sa nature même, son essence, sa logique, son fait (qui est un mouvement, Création ; une chose déterminée est créée, un rapport Crée). Pur, brut, et brutal devenir. Donc tout est. Et le caractère formel sur lequel on insiste est que le fait effectif du possible est cela même qui se nomme Présent. On ne sait pas encore sinon approcher mais non pas définir le possible du possible ; par ex ; on ne sait pas ce que dieu, l’être, le christique, le sujet, la révolution, le réel signifient, impliquent, supposent et prédisposent, tout cela est justement ce que l’on expérimente, ou donc ce que l’on éprouve au sens le plus total qui soit ; que l’on songe au christ… ou au moi-même en tant que perdu dans son bricolage d’être imaginé il s’égare et se tord en tous sens, se tord sur lui-même ; le Moebius de Lacan, son tour-ment, si l’on veut,

de même que Descartes faisait re-tour, un nouveau tour sur soi, qui du coup n’est plus le même soi : il fut créé une structure-sujet de ce qu’il intervenait non plus seulement dans ses idées (des réseaux intentionnels qui par les signifiants modulent des signifiés, eux-mêmes liés de signifiants) mais intervient dans la visibilité de son propre champ, et cette introduction, cette intervention produit un rapport/signifiant, capable de signifiés et de signifiants, et ainsi un champ et donc un horizon. Ou si l’on préfère ce positionnement est une tactique dans une stratégie qui introduisant à un réel tel que là (le je, et ce au-devant du monde-étendue) il est possible de déplacer ce réel sur une surface réelle (et la révolution dressera le champ humain des sujets libres, par ex, pareillement chacun devant le réel donné là, l’existence qui existe et est autre).

Soit donc l’exister. Non pas l’être ou ce qui est mais l’exister comme acte, activité, mouvement, devenir, on nomme cela comme on veut et qui existe sous ce qui se nomme le temps (ou l’espace). Le présent est ce qui « contient » tout le reste. Et le présent ne se voit pas. Il est ce en quoi tout se voit. Le présent lui-même est le contenant-mouvement et tout entièrement clair et transparent ; c’est « ce qui se passe » dans le présent continuellement actif qui compte ; jusqu’où donc le présent ou l’exister ou donc jusqu’où le possible peut-il exister ? On ne sait pas et rien ne le sait (et pas même le fils, sauf le père qui seul se tient au bout de tout ce qui fut, est, sera, aurait pu, devrait, a peu être, etc).

Le présent est la forme de tout ce qui est, sera, et de tout ce qui fut. Et insistant sur son caractère absolument formel, veut dire qu’il se dresse instantanément et travaille en et par cet Instant Unique absolument formel qui seul Existe. Et dont précisément ce que l’on nomme «conscience » tient sa structure ; dans la totalité de tout ce qui est, des choses, des êtres (vivants ou équivalant, après tout on ne sait pas jusqu’où les rapports sont capables de s’inventer), dans tout ce qui est donc il y a au moins une sorte d’être qui se-sait ; dont l’être est autre que soi, ce qui veut dire qu’il est un rapport ; et ce rapport est le se-savoir, de toute « conscience ».

Raport, conscience, qui ne se sert pas de « pensées » mais de signes, qui désigne et manifeste son intentionnalisation. Le royaume de signes est immensément plus grand que celui des pensées, et crée l’ensemble des domaines intentionnels, constitués d’indéfiniment de champs intentionnels. Aussi l’activité de conscience outrepasse la philosophie classique, et le conscient et avec Sartre on a compris que la conscience de chacun existe comme et par et selon le corps, ce que poursuivra Lacan en analysant le dehors de la spirale que produit une-conscience dans-un-corps. Une conscience dans un corps ne dessine pas un cercle, mais un cercle ouvert et si le cercle est ouvert en son terme alors il sera ouvert en son origine…

Réfléchissons à cela que la structure « rapport » ne pousse pas seulement l’incertitude du terme, de l’effet, du résultat mais de l’initial, de la source, de la cause, du début. Le rapport est cela même qui permet de re-venir sur le début (ce qui est totalement impossible si il n’existait que l’être, déterminé en lui-même). C’est pour cette raison que si le rapport existe, il est absolument le réel ; il n’y a pas quelque chose qui subirait un rapport : c’est le rapport (dont la nature, la structure est ignorée) qui existe. De même que la règle de ‘ce qui est’ est le possible brut. Nous passons de la nudité du réel pur possible entièrement donné à son devenir et ce devenir est immédiatement et même instantanément lancé comme réel et c’est seulement au-dedans ce réel élancé qu’il travaille, qu’il œuvre, qu’il se crée et se recrée puisqu’en tant que réalité, manifestée, il se Voit.

La visibilité, qu’il y ait donc une réalité (qui est une réalisation de rapports, tous actifs par essence, par nature, par structure), signifie, implique, impose qu’elle se modifie ; le principe même (identique au Possible comme seule règle du réel) est la modification, la transformation.

En quoi la perfection, réelle, consiste non pas en une image figée, mais en la perfectibilité. Et seul un sujet, ce qui veut dire un rapport existant ou si l’on préfère vivant au sens suréminent est capable de devenir. L’existant est donc pour nous, ici, l’antériorité dont le vivant est une attirance. Par attirance on désigne la capacité du passé d’être étiré vers l’à-venir étant entendu que le présent est admis comme dimension autre, antérieure et au-delà du temps.

Ce qui paraît néanmoins absolument logique si l’on tient que la règle (de ce qui est, génériquement parlant) n’est pas l’être (le donné et le passé expliquant le donné) mais le possible brut qui ouvre constamment ce qui se peut. Le temps existe parce que la logique qui imprime les réalités s’impose comme présent qui tient et détient tout ce qui est et œuvre en perfectionnant continuellement, constamment, tout ce qui est, fut, sera et, donc, existe potentiellement. Ce qui compte c’est l’augmentation, l’intensification, la densité, le distinctivité de ce qui est possible et cela ne se peut que si le déterminé (les réalités) sont relatives, et relatives non à une autre sorte de déterminité ( ce qui n’aurait aucun sens) mais à une forme structurelle, qui, elle, n’est pas relative, puisque formelle, mouvement, rapport et donc absolue.

Le relatif dépend de ce qui ne l’est pas, mais ce qui ne l’est pas, relatif, en l’occurrence est pur mouvement et n’est que mouvement (que l’on désigne comme présent, structure-sujet ce qui correspond à l’expérience effective que l’on en a, mais dont on ignore la nature même, bien que si ce réel-mouvement est formel il se donne tel quel, n’étant pas composé, ni composable ; il est entièrement là selon sa nature de perfectibilité). Et cela seul, puisque formel, n’est pas relatif, puisqu’indéterminé et ayant à tout pousser vers la détermination, et de plus en plus capable, ce qui veut dire vers toujours plus de distinction, ayant au principe la distinctivité, ce qui veut les rapports démultipliés, densifiés, intensifiés, distingués.

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Le je de cohérence

5 Février 2022, 08:24am

Publié par pascal doyelle

La cohérence du je, mais il était possible de dénommer ; la cohérence de la conscience. Il est de fait que la conscience est un rapport, à moins de supposer qu’elle est ou s’installe de et par la « pensée » ou l’information ou on ne sait quoi d’autre ; comme si « conscience » pouvait naître d’une quelconque déterminité : on ne voit pas comment une conscience serait présente dans un contenu ou une détermination, puisqu’elle assure le rapport, qui précisément rend possible qu’il y ait une pensée ; « conscience » est un fait brut ; il n’y a de contenus que d’un rapport et le rapport étant formel, il n’est pas lui-même déterminé ?

On a vu ailleurs qu’il est impossible de déduire « conscience » de quoi que ce soit d’autre, de même que l’exister ; on peut par contre établir des rapports de rapports ; ainsi le néant et l’être existent tous deux, et dans l’être la détermination et l’indétermination et notre être est précisément de n’être pas mais d’instancier un mouvement et justement le mouvement (de conscience) dans le mouvement du présent, étant compris que le présent est la forme de toutes les réalités (lesquelles ne sont pas en-soi, et l’être relatif à l’exister, donc tout est mouvement et c’est le mouvement qu’il faut comprendre aussi loin que possible, ou le poursuivre le plus en-avant, ce qui ne se peut que de le vouloir, comme sujet.

Voila, résumé.

Remarquons ceci. Si le je est un rapport (et même par ailleurs le rapport, puisque la forme de dieu, de l’universel, du sujet, du réel, étant formelle, précisément, si elle se donne c’est toute entière, telle quelle, absolument, en une fois) alors le rapport est instantanément universel. Il n’existe aucune autre formulation que celle de l’universel. Si on dit par ex que le je est sa propre loi, il est cette loi, en tant que loi (il n’est pas une loi arbitraire, qui n’est qu’un cas particulier de la structure universelle qu’est le rapport, lequel est donc universel parce que singulier, tenant d’un rapport réel qui comme tel est-déjà un). Il assume d’être cette capacité. Le sujet est la première et véritable formule de l’universel (on inverse l’habituelle réglementation ; c’est parce que c’est un rapport, et donc un singulier qu’il y a universalisation, qui est un processus ou un procédé, un mouvement spécial dans le mouvement strict de conscience).

Si le je est le sujet et que le sujet est seul capable de la perfection même (à savoir non pas la perfection inerte et figée mais la perfectibilité, donc la forme du sujet, et en aucune manière « objet » qui est seulement une vue de l’esprit, cad non pas même une idée mais une imagination, par laquelle on confère à une représentation, une notion une densité ontologique ou infinie ou absolue, mais qui n’est pas dans cet objet-notionnel ; dit autrement dieu, le dieu un tout-autre, le dieu vivant n’a pas grand-chose à voir avec le dieu déiste, la notion ou l’idée générale ou absolue ; il est vivant, ce qui veut dire intention pure, ou donc création.

Si le je est un rapport il contient donc déjà l’universel, et déjà se situe au niveau de l’universalité, du général ; et même si le je est un rapport il crée l’universalisation de par sa forme même de structure ; le sujet est l’universel réel. Le sujet n’est pas la subjectivité ; et du reste la subjectivité n’est pas un caractère dégradé de l’universel qui serait objectivité ; dans la subjectivité, soit la formulation concrète du je, du sujet, en un corps, il est originellement, structurellement l’élévation du corps dans une surface-autre qui seule rend possible qu’il y ait un « moi » ; me moi est déjà toujours incarné et actif dans et comme champ intentionnel ; entièrement construit mais qui récupère dans cette « constructivité » une spontanéité (celle que l’on nommait jadis celle de l’esprit). Nous sommes déjà toujours selon l’unité de structure (cad le mouvement) et non pas un être fixé, figé, naturaliste ou immédiat ; l’immédiat est utilisé dans la perception, la pensée, l’intention mais ne constitue pas notre être.

C’est bien pour cela que la forme, la formulation dernière de l’humanisation (après celles du groupe et des royautés et des sociétés musulmanes ou chrétiennes, puis de l’humanisation révolutionnaire, universaliste communiste ou libérale individuelle) est la personnalisation ; par quoi chacun est en demeure d’exister et non pas seulement vivre, de vouloir et non pas seulement d’être béatement heureux et satisfait (de quelle sorte de satisfaction?! Sur le fond e quelle identité ? Naturaliste, psychologique puis psychique, depuis la psychanalyse, relativement à une idéologie, marxiste ou libérale ou publicitaire ou mondialisée ?)

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Si le réel est ce rapport, en tous cas pour nous, pour l’être dit humain, cad celui qui se produit dans son actualité, son activité, lorsqu’il me^t en jeu ce rapport, alors la cause est toujours là, présente, active et ce qui naît est causé par la grande cause toujours active et parfaite en son genre, à savoir comme perfectibilité (et non comme perfection par quoi elle serait, nous serions inertes, figés, fixés, morts, alors que visiblement la réalité est vivante, elle est « vie » ce qui pour nous ici se traduit comme ex-sistante, elle sort-de. Dit autrement le futur ne se produit pas de causes, parce que la cause, réelle, est toujours plus grande que n’importe quelle réalité réalisée (naturelle) ou réalisation (humaine en l’occurrence) ; la réalité, déterminée, court après la cause. Et cela veut dire que la raison d’être de la réalité est cette réalisation ; elle ne sait pas elle-même jusqu’où elle peut ex-sister. Même dieu.

Même dieu. Puisque que c’est pour cela qu’il nous crée (ou crée des êtres conscients, ce qui veut dire qui existent comme rapport et qui devront décider et qui de toute manière ne pourront pas ne pas décider, sauf de ne pas exister du tout, de ne pas exister pour-eux-mêmes, ce qui est la définition du rapport-à ; une chose est ce qu’elle est, un vivant est ce qu’il est, bien qu’il aperçoive le donné, son milieu, tout autre que soi, il ne se perçoit lui-même à partir du Bord, cad de l’horizon, et en quoi, donc, existe cet horizon, qui autrement serait un « milieu »).

Il ne suffit qu’il y ait des anges (parfaits en leur genre), et dieu lui-même s’estime ‘incomplet’ puisqu’il va commencer de nous demander de continuer le devenir possible ; d’augmenter le divin en le faisant passer bien au-delà. Et ce non pas pour une raison égocentrique, mais pour une raison extraordinaire (il faut en finir avec les critiques pusillanimes, de même qu’il n’est pas une détestation de la « vie » mais le projet de porter plus loin le vivant réel, cad l’ex-sistant réel qui doit, alors, parvenir à sortir de lui-même dans et par un rapport encore plus divin que le dieu originel, raison du christique et de sa poursuite, cad le Saint-Esprit, nous, l’historicité qui deviendra par elle-même, puisqu’ayant à s’acquérir, un rapport, un être qui est un rapport doit s’acquérir de lui-même, sinon tout est inutile ; le péché impardonnable est celui contre l’Esprit Saint).

À savoir que le possible soit encore plus grand que le réel (alors que le réel est né de, par et pour le possible, c’est donc la même logique). La question étant non pourquoi on existe, mais jusqu’où. Puisqu’il ne se pouvait pas que rien existe, étant entendu que rien, précisément, existe autant que l’être (génériquement parlant), et que donc le possible est la logique même. Qui se continue par ; jusqu’où est-ce possible et cela se nomme par exemple dieu. On y reviendra, sur la Conséquencialité du « tout le possible existe », en une fois, d’un bloc, d’un seul coup, d’un seul Bord, d’un seul Instant. Conséquencialité impliquant que l’effet du réel n’est pas, jamais, en lui-même fini, lors même qu’il produit toute la finitude. Dit autrement que la finitude, qui est tout cela qui apparaît, n’est pas tout ce qui existe.

Jusqu’où est-il possible d’exister, sous-entendu et sous condition qu’il faut que cette possibilité vienne non résoudre et donc restreindre le possible, mais le rendre encore plus possible ; il est dans la logique, le sens même du possible qu’il revienne à lui-même afin qu’il s’étende et qu’encore plus de réel soit possible.

Qu’il puisse exister au moins une nation, au moins un peuple en lequel ce rapport (à soi : quel soi ? Quel corps ? Quel sorte de relation entre soi et chacun et tous ?) de telle manière que sa révolution soit si compréhensive qu’elle tienne l’historicité, la civilisation requises à cette fin. Qu’elle soit si compréhensive que se-sachant elle se veuille ; française.

Le je de cohérence signifie, signe le rapport, en personne, en sujet, puisque seul le sujet peut se développer lui-même et déplier sa capacité, n’étant pas attaché à un être quelconque (tout être, toute détermination, tout vécu est quelconque pour le je). Il se porte instantanément au Bord, au Bout (de sa vie vécue y compris) et de par l’horizon même (à la fois l’horizon structurel, le réel, et l’horizon effectivement là, dont le corps ; il est déjà au Bout et au Bord de son corps, ceci est mon corps, cad le vôtre tel qu’il est, mais vous vous existez, vous n’êtes pas).

Aussi le je mène-t-il une virtualité de son existence que n’épuise pas du tout sa vie vécue, quoi qu’il vive, sauf son intention (ce que Nietzsche rêvait comme Volonté par ex, ou Heidegger comme Être). On ne sait pas quelle est cette intention que l’on existe. Chrétiennement on le saura au moment christique ; ça nous sera révélé.

Le trajet existentiel est dessiné de tracés minimalistes, il constitue ce que par « vivre » chacun nomme et tel qu’il sera appelé par les épreuves, les expériences, les vécus, les attentes et ce qu’il va, ne somme, faire de ce que la vie, les autres, lui-même aura fait de lui-même… ce qui veut dire qu’il va, de toute manière, se réfléchir. Qu’il se réfléchisse comme philosophe, poète ou personnalité ou révolutionnaire, quantité de sorte de mois, de personnes, de sujets, de réalisations, de consciences, chacun devra re-bricoler le bricolage qu’il a schématisé dans la précipitation. Dans le fait son affect d’existence est un bricolage. Et il ne s’en satisfait pas du tout.

Le tout, l’ensemble, la vision de « soi » n’étant plus entachée d’une chosification ou d’une identité ou d’un sens extérieur, le mouvement donc est bel et bien le signe d’une existence, qui ne se présente, se rend présente que dans l’arc de conscience qui prît une existence pour se formuler en tant que je ; le je que cet arc fut, est, sera et tient sous la forme de cette tension, de cette attention, de la finalité qu’elle se non pas donne mais se présuppose, se tente, se rend possible, et donc rend possible qu’elle soit possible, ce qui est excessivement important, fondamental, essentiel, structurel et qui occupe en vérité l’attention (à exister) comme dimension (indépendamment des quelconques bricolages ou aménagements du moi psychologique mais aussi psychique, cad relatif à la psychanalyse ou psychiatrie et non seulement dans la mise en forme psychologique d’un moi, fort ou pas, relationnel ou non ; ces conditions du bonheur obligé en somme, qui ne sont pas négligeables, du tout, mais seconds).

Il existe, à vrai dire, un investissement qu’exige le réel et vers lequelle s’organise l’activité intentionnelle, à la fois sachant et ignorant son devenir ; que va-t-on véritablement signer de notre nom reconnu, non pas du tout parfaitement, défini, mais dans son intention, laquelle n’est pas complète, pas complète du tout ; une intention n’est pas une complétude, le réel de la réalité n’est pas un achèvement mais surmonte toute espèce de détermination puisque ce qui existe c’est la forme des réalités (le présent ou l’arc de conscience) et non les plis qui varient du Pli, les effets de la Cause formelle (à savoir la colonne du présent, son actualisation comme principe du possible in-fini, ce par quoi le fini est utilisé par l’in/finité du possible). La suspension de la possibilité puisque la possibilité est cela même qui est en jeu. Quel feuilletage du je se choisit-il ? Quel feuilletage pluridimensionnel ?

Si le je est un rapport, il est à la fois d’un côté et de l’autre, dans l’effet et la cause, et c’est très exactement en ce rond-point, partie et juge, avant lui-même et après lui-même, accordant, peut-être, une vision de celui qu’il sera, a été, existe, en tant que le présent est l’acte même de l’actualisation de ce qui peut être, de la possibilité du possible;en quoi un roman ou une éthique ou une religion ou une pensée organisent, de fait et dans le fait même, non de disposer telle ou telle extériorité mais l’attention de ce à quoi on fait attention. Toute œuvre (en tous les sens, de la politique à l’esthétique) oriente le regard même, l’intention, le champ intentionnel ; puisqu’ils sont précisément cela même qui se met en place en ces occasions.

Et cette démodulation de l’intention (qui n’est donc pas naturellement ou psychologiquement ou psychiquement donnée, fixée, inertielle, passive ou soumise, et qui implique que chacun ait accès, ce qui s’effectue de fait, puisque c’est un rapport) cette démodulation devra modifier l’affect de l’existence, et ce vers le haut. Vers le haut, puisque vers le bas elle en vient. Qu’elle perde le sens d’en haut, c’est justement ce qui tend à s’imposer constamment, par faiblesse et facilité, et curieusement on dépense une énorme quantité d’énergie afin de s’assurer de cette déperdition ; on cherche à s’en convaincre par mille moyens tous plus inventifs les uns que les autres. En quoi on voit que le mal, la ténèbre est véritablement une perversion d’une débilité déroutante.

Et cet en-haut, cette élévation est la seule solution, sans laquelle ce je, ce rapport donc sera une inquiétude, ou une angoisse, et même un tourment, caché peut-être, voire une horreur.

Et pourquoi voudrait-on qu’un rapport soit négatif ?

C’est seulement dans la constitution d’un objet ou d’une image ou d’un idéal rêvé que la conscience se condamnerait comme impuissance, se délimitant comme néant, vide, fonction, abstraction. Le rapport est la Vie Vivante. C’est uniquement par idéalisme que Hegel ou Heidegger ou Sartre présentent la « conscience » comme négativité ou Kant comme transcendantale pure forme abstraite dont il ne resterait que le moi empirique, résidu, et comme non Existante. Le je, lui, sait qu’il ne se verra pas, se donnera pas comme une chose ; il n’en est pas une du tout ; il montre bien que le réel est constitutivement une non-chose. Comment le réel serait-il une chose déterminée et livrée à la finitude, toute cessante et disparaissante et dont il ne restera rien ?

Le rapport introduit précisément en l’essence même du Vivant, lequel n’est plus relatif aux vivants, mais à l’initialité de l’Exister, dont le vivant est l’image approchante, mais non l’essence même. Tout ce qui est exposé dans le rapport (et nous le sommes totalement, de pied en cap, puisque la division fait que nous parussions) ce sera le contenu, vivant, exposé par l’exister même, lequel est bien plus antérieur (à quelque vivant, ou réalité, que ce soit, étant l’exister brut).

C’est bien de cela que la conscience-de-soi n’a pas besoin de connaître le « soi », puisque c’est le rapport, et donc non la connaissance mais le se-savoir ; cet acte, qui crucifie tout ce qu’il perçoit, et qui crée, qui crée non seulement le champ de la connaissance (comme le croyait la métaphysique, et le crut encore après Descartes), mais tous les champs, et qui est déjà en elle-même, re-création de la création ou devenir du possible.

Ce qui est pris dans le rapport, ce qui veut dire chaque conscience, est tourné d’un seul côté ; le possible brut. Non pas le temps, et le futur, mais la Possibilité de la colonne du présent qui ouvrit tous les univers. Pourquoi investit-on en un moi ? Pourquoi la personnalisation, si excessive, s’est-elle imposée, sinon que le je cherche alors de paramétrer, délimiter, circonstancier, mesurer son attention, son intention ? En bref chercher à éprouver son véritable présent, ,et sous la forme de la création, ou de la réalité, et donc de la réalisation ou de la re-création ; et jusqu’où tout cela est actualisable.

On sait que la récapitulation de tout s’est signifié comme eschatologie. Et qu’en l’an 50 l’ensemble de tout le temps fut annoncé. Quelle sorte de civilisation est capable de se prédestiner ?

Aussi ce ne sont pas seulement toutes les objectivités (sciences et connaissances, musées et récapitulation de tout ce qui est) qui furent expérimentées, mais tout autant les subjectivités (et toutes les sortes de peuples, de mondes, de personnalisations) ; soit la plus intégrale compréhension et la plus extrême épreuve de ce qui est et de ce qui vit. En somme tout est accompli.

Or cependant tout ceci est, fut, sera d’une immense brutalité.

Puisque ce qui existe comme rapport, quand bien même parvient-il à entrer en rapport, à s’introduire d’abord ans sa propre surface (qu’elle se nomme dieu, la pensée universelle intentionnelle, idéelle, le christique ou le sujet ou la révolution, qui sont des coins qui anglent le réel), cet être qui n’est pas un être est excessivement durement mis en demeure de lui-même, de sa capacité. Pour nous, en notre état, cela veut dire que tout moi sera porté à incandescence, qu’il le sache ou non, et que cette brûlure, ce feu est ce en quoi consiste exister.

De même pour tout non-croyant, il faut se rendre compte que ce ne sont pas seulement les réalités, les vécus qui sont modifiés, mais le réel, la structure de conscience qui se réordonne ; de même qu’il ne suffit pas de dire, très aristotéliciennement, que notre être est la pensée ou l’universel, ce qui ne bouleverse que périphériquement, tout extérieurement et laisse juste supposer que l’on s’identifiera à « la pensée », ce qui supprime le je, l’individualité ; laquelle individualité est, en vérité (universel) mais également en fait (de structure), un plus grand rapport que la série de rapports des idées. Lorsque le réel prend d’assaut la conscience existentielle ou l’énergie celle nietzschéenne (et cette transformation est un décalque ou une précision si l’on préfère de la métamorphose qu’initie le christique). Il est ainsi une densité de la surface du réel, qui se piste, se poursuit, au travers de son expérience, ce qui veut dire de l’historicité, puisque c’est un rapport qui doit s’acquérir.

Quelque réel s’impose qui re/structure le rapport (que l’on existe) ; puisqu’en son principe même le rapport est le devenir même, et cela qui peut devenir (n’étant pas seulement lié à la détermination ; les déterminations se dissolvent). Le rapport (en quoi consiste une « conscience ») ne peut pas se déterminer, donc il devient. Et notre historicité est ce devenir. Nous sommes devenus, distinctement, sur la surface du réel (puisqu’un réel non explicite n’a pas de sens, tout est en-vue, qui requiert que l’on comprenne et bien sûr ça n’est pas évident, puisque c’est le-réel, ce-qui-est-en-jeu et qui devient) et distinctement marqué, ce mouvement, ce rapport, par des « là » ; dieu, l’être, le sujet, le réel, comme positions. Soit donc le diagramme cartographié jusqu’ici.

Rappelons le schématisme. Ce qui se crée dans l’actualisation du champ intentionnel ; puisque c’est un rapport il existe « de son vivant », qu’en son acte de rapport et ainsi actuellement ; ce à quoi contraint et rend possible, à la fois, par cette logique du rapport que le réel existe et que la réalité soit ; de même en un tel rapport inimitable et non symbolisable et sans représentation mais activiste et extrémiste, de même donc que dieu et « je suis », le christ comme événement, le cogito comme acte, la révolution comme fondation, le réel tel que là, et la pensée qui pense ou n’est pas,

dit autrement dieu est l’actualisation-même ; il naît dans et par le présent parce que la réalité, l’être, ce qui est, nommé de manière générique, ne possède aucun autre axe que la pure et brute actualité, le seul présent comme forme structurelle du possible. On a vu que la structure sujet est seule capable de porter la vraie perfection, à savoir la perfectibilité (effectuant dans son rapport qu’il soit un re-tour, un nouveau tour), et seule capable de devenir (en quoi elle est, littéralement, la possibilité telle quelle).

Et l’actualisation du champ c’est l’autre-surface du corps, celle des signes, des rapports, (et de ce rapport très bizarre ou étrange qu’est un « moi », se tenant au plus près du corps et du bout de la vie vécue, comme de son Bord)

et signes qui constituent des traces qui formulent le trajet de chacun, de chaque un. Or on a dit que seul le mouvement est réel (seul il est l’exister et le reste, ses effets, sont l’être, la détermination, le Pli/les plis, la Cause/les effets, qui font retour, en tant que perceptions, ou réalités, réalisations ou décisions, ou plus précisément intentions). Et seul le (je) existe.
Le je se prévoit (et pour nous se voit, de manière kaléidoscopique) sur la colonne du présent : tout est Actualité pure, il ex-siste dans l’actualité potentielle et en tant que tel ; il est structurellement (subjectivement et objectivement et au-delà) suspendu à sin actualisation intentionnelle, qui ne « finit » pas, qui se tient dans, de, peut-être par et pour la forme-réelle.

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Le point extrême

29 Janvier 2022, 08:31am

Publié par pascal doyelle

Se tenir au plus haut, et ainsi nous continuons.
À tout le moins il s’agit d’explorer les limites telles qu’elles se sont imposées dans cette civilisation, indépendamment de la vérité ou réalité de ces limites, que l’on considère pourtant, personnellement, comme illimitées, ce qui veut dire réelles ; étant entendu qu’au final chacun est seul, absolument seul, à juger du réel ou de l’irréel ; ce qui consiste à s’avancer, s’amener, se mener au plus prés du Bord, au plus près des Bords qui furent approchés, et donc suivre les quelques-uns ; cette proximité du Bord des réalités, Bord qui constitue la seule unité d’un devenir formel brut, n’est pas donnée -

On considère et on admet que l’état de faiblesse tout à fait stupéfiant de conscience structurelle nous empêche de comprendre ce qui eut lieu historiquement
et que cette faiblesse méprisable nous rend incapables de quelque illumination que ce soit.

De même que Rimbaud devenait « Rimbaud », celui ou ce sujet qui est connu sous le nom de - Rimbaud - en haussant son attention jusqu’au devenir, à l’historicité de ce qu’il désigne effectivement lui-même comme « la poésie », qu’il connaît et reconnaît comme telle, et se reconnaît en s’affirmant comme étant le devenir poétique-même, et donc assume et, surprise, assure, la possibilité de cette réalisation sur-objective ou méta-réelle qu’est la Poésie (et cette méta en une évidence explicite effective et réaffirmée cent fois) et que au final tout cela veut dire qu’elle est ce champ spécifique qui parle et part du signe-même, celui du raisonné dérèglement de tous les sens, ou si l’on préfère de toutes les significations en une fois, et aboutit, impose le signifiant tel quel, le verbe, l’intention plus qu’excellente, parfaitement exécutée et qui se sait en tant que telle ; il ne cesse l’auto-affirmation de ce qu’il dit, de ce qu’il est, de qui il est, et l’affirmation du signifiant brut, seule mesure de toute chose, tout être et toute conscience.

De même les révolutionnaires, ne sachant pas vraiment ce qu’ils font, mais bel et bien décidés à l’accomplir, et partant dans tous les sens, chacun, s’en prenant les uns les autres, écumant tout le moment d’historicité brute, très brute, rendent réelle une élévation sans commune mesure et étrangement le sachant très bien ; « déclaration des droits de l’homme et du citoyen », ce qui veut dire de tout le monde, de chacun et statuant du monde humain lui-même,

Et encore Descartes tourne tout uniment sa face sans côté pile d’aucune sorte, uniquement côté face, vers le réel, prononce que lui, le je, existe, parce qu’il pense qu’il existe et donc ne pense pas mais se-voit, et qu’alors l’acte de conscience-signe est plus grand que l’activité de contenus intentionnels, le pli plus grand que les effets pliés.

Et donc, initialement, ce qui veut dire à l’origine même de cette civilisation (qui est devenue mondiale, par le libéralisme et le marxisme, puis le libéralisme seul) initialement donc le christique donne tout et signifie strictement que dieu abandonne son être divin et s’incarne, se délaisse dans et par la finitude d’un être (et non plus selon la position de son ex-sistence comme dimension). Rimbaud nu et sans rien, adolescent sans contenu est tout entièrement basculé du côté face, et le christique est absolument, le seul totalement et en toute intention, abandon à la volonté du Père. Qu’un être fini intègre le divin, l’infini, veut dire que le fini n’est pas la seule borne de ce qui est, et que donc le fini est acté par l’infini.

Et chacun en notre vie, qui par là, par quelques bouts bizarres, énigmatiques, étranges, mystérieux, mystiques ou logiques (logiques puisque c’est d’un rapport, d’un mouvement, du devenir pur et brut du pur possible dont il s’agit), nous sommes donc rendus aux extrémités de la réalité,

ou plus exactement du réel tel qu’effectivement il s’est imposé à l’être de l’homme, et ce au travers de ce que l’on nomme parfois des « événements », entendant par là qu’ils échappent à la raison déterminée et surprennent tout le monde, y compris les acteurs (dieu, le christique, la pensée et l’universel, le sujet et la révolution, les œuvres, les décisions, et champs de percpetions).

Saint Paul (Philippiens 2, 6-11)

Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus : Le Christ Jésus,
ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.
Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.

L’abandon de soi n’est nullement la cessation du je. Mais on ignore ce que c’est que le je. On l’existe, par instants, par instantanéité brute. L’abandon est la discontinuité du moi oui, qui de toute manière n’est que se déléguant en des choses ou des signalisations. Mais la cessation du je, non. Puisque par cet abandon c’est le je, ce qui veut dire la grande capacité (comme celle de Rimbaud d’adhérer absolument au devenir poétique, ou ce que Badiou accroche à l’universel, supprimant le sujet de ce fait, ce qui est absurde). Littéralement c’est ce par quoi, cet abandon, on obtient un « nom ». Ce qui veut dire singulièrement. Ce par quoi, ce mouvement, l’arc de consciences acquiert sa possibilité, ce qui veut dire les rapports les plus grands, les plus précis, les plus intentionnels, mais qu’évidemment il ne contrôle pas, qu’il ne domine pas, qu’il reçoit on ne sait de où ou de qui.

Le problème est qu’une fois le moi lancé au-delà de lui-même, vers le je singulier (capable de l’élévation, quelle qu’elle soit), on ne sait pas ce que c’est que ce « je ». Il prit nom de dieu, de la pensée, du christique, du sujet, de la révolution, de l’historicité, et d’autres domaines (esthétique, éthique, etc).

Soit donc ; il est question d’assister à la naissance même. La naissance d’en haut. Puisque si notre être, qui n’est pas un être, est un rapport, il naît de son vivant, au sens littéral. Il naît dans une actualité qui se décide, s’intentionnalise, se projette et donc rend possible ce qui auparavant ne l’était pas (ce qui contredit le principe habituel de la « science », à savoir que le donné, le passé, explique le présent, le possible) ; on a vu en quoi puisque le champ de perception appelle une réponse qui n’est pas déjà mémorisée mais doit s’inventer, se créer.

Le christique constituant le re/nouvellement, le « cela qui re-nouvelle tout ce qui est » ; on ne peut pas mieux, on ne peut pas plus, que l’intention unique et formelle, unique parce que formelle, rien ne pouvant la distinguer de quelque autre que ce soit, qui vient renouveler toute, forcément, la réalité et les corps. Ou si l’on préfère qui sublime absolument l’Intention (qui jamais ne s’épuise elle-même et jamais ne déchoie dans ce qu’elle réalise, alors même que tout n’appartient qu’aux ténèbres et au mauvais, à la détermination quelconque voire néfaste, sinistre, la mort). Qui sublime l’intention parce que l’intention est sublime et absolue et formelle ; la forme du Rapport

La naissance est ce à quoi l’on assiste par Descartes ; il écrit, décrit l’instant de sa naissance de sujet et ce faisant chacun naît au je que chacun, chaque un, est. Il l’est ainsi sous la forme non de l’être objet, objectif, donné-là, mais il l’ex-siste.

La naissance par l’esprit est ce qui est décrit christiquement. Le Saint Esprit est cela même, le divin, qui préside à la naissance de l’esprit en chacun, puisqu’aucun moi livré à lui même ne peut engendrer l’intention absolue, qui ne peut se créer que dans l’actualité de la capacité pure et lrute (non déterminée et instanciée uniquement par le rapport qu’elle rend possible).

La naissance (de la société humaine, ce qui veut dire humanisée) est manifestée, exprimée, avec toute la complexité d’acteurs « qui ne savent pas ce qu’ils font » bien que le sachant quand même, manifesté par et dans la révolution et l’ensemble de toutes ses variations (ou dérives) en France et en chaque nation, peuple, territoire. Et ce concrètement et effectivement.

La naissance par l’esprit a pour but, pour finalité de créer en chacun la possibilité de la capacité ; en somme l’esprit motive. Ce sans quoi nous n’en aurions qu’une pauvre idée, et surtout une vanité. Et donc tout l’inverse de ce qu’il faut. La vanité, l’amour-propre préjuge et croit détenir ce qu’il va découvrir. L’abandon de soi, l’abandon du moi, est le dépouillement et la capacité d’un autre contenu. Et donc que le signifiant est indépendant du signifié.

On dira que le signifiant semble arbitraire et le signifié tout à fait organisé (le comble du signifié étant la notion vérifiée ou calculée, idéal de la science, de la connaissance, de la raison, de l’objectivité). Mais en vérité le signifiant n’est jamais placé ni déplacé au hasard. La pensée du signifiant qui glisse est celle non seulement dans la psychanalyse (de Freud et suivants, applicable aux mois) mais fondamentalement celle de Lacan ; l’arc de conscience qui ne sait pas de où il vient ni où il va, se visualise comme une forme enroulée, un anneau de Moebius, le dessus dessous et le dessous dessus, puisque qu’il n’est qu’un seul faisceau mais comme il est un faisceau il est et n’est pas le contenu de conscience. Le moi peut bien chercher son origine, sa cause, elle est, fut et sera toujours en avant (cad dans le futur sans doute, mais plus exactement dans le possible, le futur ayant été pour une philosophie existentialiste le réceptacle encore réaliste du possible brut ; on reviendra évidemment sur ce possible a-temporel de la structure de conscience et peut-être du présent, sur l’a-temporalité absolue, ou à tout le moins formelle, donc dimensionnelle ou fonctionnelle du réel).

C’est lui qui est libre ; et la liberté est, ici, la plus grande capacité possible (elle n’est pas la subjectivité désordonnée d’un moi ou d’une immédiate identité bricolée). Elle articule. La liberté articule, ordonne, organise et organise spécifiquement les sujets. Donc cela même qui peut créer quantité de champs (dont ceux de l’objectivité, mais l’arc de consciences génère tous les champs possibles d’intentionnalité).

Rimbaud ne connaît pas ce que c’est que le rapport, mais il sait sa Vue. Il assume le fait externe du réel et donc veut non seulement créer un monde, mais il veut re-Créer le monde ; il sent bien qu’il se tient du rapport qui engendre, génère, crée nativement ; il est le voyant et dans sa Vue il signifie, comme tout champ de perception, et conçoit ceci comme étant la Poésie même, ce qui veut dire le signe, ce par quoi le monde est, le verbe brut, la brutalité du verbe. Aussi saisit-il que seul il ex-siste, que les autres sont si malmenés, mais que lui il s’aime. Ou il le voudrait.

C’est qu’il ne comprend pas qu’il ne saisit pas le rapport, mais qu’il en est saisi. Il aura beau se débattre contre la religion, le christ, dieu, la raison, la vérité, l’humanité, la vie et la réalité, il a pris la forme du rapport pour une subjectivité créatrice, prométhéenne, de divinisation de sa volonté ou de son grand désir (comme Nietzsche), mais il est trop lucide et s’aperçoit rapidement qu’il ne peut rien seul ; il abandonne tout. Mais il fallait bien que l’un d’entre nous se tienne à l’extrême limite de la possibilité du je.

C’est bien parce que le christique fonde une religion et tournée vers autrui que le grand mouvement de conscience fonctionne (et traverse les hiérarchies et les églises et les doctrines et jusqu’à la formulation effective, cad efficace, de liberté-égalité-fraternité) ; s’égarer dans la liberté du je ou se perdre dans l’égalitarisme envers autrui, c’est ne pas voir que leur rature même, leur structure est celle du rapport, lequel doit dès lors s’instituer comme seule logique, seul logos, relevant de l’unique catégorie réelle ; celle du possible brut. Je ou autre n’ont de réalité(s) (d’effets), n’obtiennent de possibilités (dans un monde humanisé et personnalisé) que des rapports susceptibles d’être activés par les je eux-mêmes (et donc de créer des relations de leur fait).

Or cependant l’initiative, l’initiale historicité du christique ne fait pas sa propre volonté mais la volonté du père ; seul le père peut, puisque le père est l’Intention-même, le rapport initial. De ceci la nature même du rapport est envoyé au plus loin, au plus haut, ce qui veut dire dans la forme même du « père », de l’intention pure ; puisque hors de tout et formelle, et donc toujours absolue et « en elle-même », mais cet en soi étant par nature « rapport » c’est une structure entièrement externe, le véritable interne du réel est cet externe, ce qui conduit instantanément à ce « qu’il y ait un réel et une réalité », un manifesté, une manifestation ; qu’il y ait une réalité est redevable exclusivement au possible brut, cad à sa formulation comme rapport/s, pli qui s’envahit de plis, aussi est-ce dieu ou l’universel (cad un rapport lui-même en quoi consiste l’universel), le singulier dont la définition devient extrêmement difficile mais que justement on approche ici ; à savoir que l’on est un je qu’en abandonnant tout contenu, toute identité, toute détermination.

On y reviendra, forcément, puisque c’est tout l’enjeu ; pourquoi la révolution rend possible des je reliés en égalité et qui sont ces je ? Pourquoi le moi n’est pas un je, bien qu’il le croit ? Pourquoi le christique est-il un véritable je, ayant tout abandonné de lui-même ?

Or c’est justement en et par ce je que chacun existe. Nulle part ailleurs. C’est le cœur du centre du début du bord du réel de l’arc de conscience, arc-bouté sur/vers/par le réel, la position du réel tel que « là ». Et la seule position logique qui assure qu’il y ait un « réel » se définit comme Possible brut. Y compris doué de cette brutalité, mais qui relève ladite brutalité en élévation.

Et par la grâce seule nous sommes sauvés, ou si l’on préfère en et par l’Esprit-Saint qui seul nous donne la capacité de comprendre ce que dans l’événement christique on a à peine « Vu ». Que cet événement, comme les autres, Descartes qui montre le je, Socrate qui nous apprend à Penser (personne ne peut penser à notre place), la révolution que l’on ne comprend pas encore, que tout ceci soit Vu mais incompréhensible, cela signifie qu’il s’agit du rapport (qui existe donc en et par lui-même et qui se déplie pluriellement)
et que l’on ne peut saisir que d’en être saisi ; de l’installer en nous, dans le rapport que l’on e
x-siste et rapport qui seul peut en ressaisir la Vie : au sens où dans le monde de ténèbres et de mort seul le christique est Vivant, que nous traduisons ici par Existant. L’existant signifie « en rapport », pur mouvement, ou esprit ou intention. Les ténèbres sont le piège de la détermination, celle-ci serait-elle idéalisée ou magnifiée ; ce qui est idéel ou illuminé relève non du monde mais du faisceau qui élève le déterminé dans sa Vue.

On a seulement entrevu le sujet cartésien, que lui-même ne nomme pas comme tel « sujet » et sur lequel on développe encore jusque Lacan. On saisit à peine une œuvre et on ne vient jamais à bout d’une morale et encore moins d’une éthique ; celles de Sartre ou de Nietzsche sont inflexibles et renvoyés à une rigueur inhumaine (qui ne préserve certes pas l’intelligence et l’attention christique qui introduit chacun dans le rapport lui-même), de même que l’injonction de dieu, qui va remplacer la Loi (inapplicable) par l’Intention (apportée à chacun par le christique, pour et selon le pardon, puisque cette intention se jugera elle-même, le christ offrant ‘seulement’ la foi, la possibilité de la conviction du plus grand rapport non fini, infini, qui pardonne sous condition de votre repentir, ce qui signifie de la conscience de votre finitude qui ne peut pas se sauver elle-même et requiert le plus grand rapport possible, et son intention qui, elle, est passé dans la réalité, qui est destinée en elle-même à la dispersion indéfinie, aux ténèbres désunifiés,

puisque ce qui unifie la réalité, les réalités c’est l’actualité de l’intention, ou du présent (étant entendu que l’on ignore la nature, l’essence, la consistance, la dimension du dit présent)

l’actualité du rapport tel qu’il est à lui-même la tension, le plus pur, abstrait, formel mouvement, cela seul qui « devient » au sens spécifique (tout le reste est, ce que cela est et tombe aussitôt dans la détérioration)

le rapport le plus formel puisqu’il n’est pas mais ex-siste (ce qui se nomme donc « conscience », rapport à soi dans lequel rapport le « soi » est le rapport lui-même et non quelque identité, essence, détermination, pensée, contenu, etc).

Le rapport est la structure (du réel) et n’existe que l’actualité (continuelle) du possible (qui réalise tout) et tout signe vers, par, selon le rapport réel en acte ne se fait pas sans vous. Ce qui a pu se désigner comme « événement ». au sens de trans-historique, et qui comme tel décide de l’histoire ; en fait il n’existe une historicité (qui sort de tout monde cyclique) que par et dans ces « événements ». dont on dit ici qu’ils sont formulés comme structure, rapport, rapport qui rend possible quantité de rapports à chaque fois.
L’intention de dieu
(il n’existe à strictement parler que cette intention, le reste sont des signifiés, choses et êtres, et éventuellement des êtres signifiants, qui ne « sont » donc pas, mais existent),
la pensée du monde en réseaux
intentionnels (idées et systèmes),
le corps
christique et l’individuelle vie transformée en existence,
le sujet qui se voit lui-même réel
(je),
la révolution qui
formule, littéralement, l’égalité christique et la liberté du sujet,
le monde des mois (qui rendent concrets
l’humanisation augmentée de la personnalisation).

La logique du signifiant n’est donc nullement un vide, ou une formalité abstraite, ni ne se traite comme un système structuraliste, mais signifie ; signifie un réel qui agit et dont s’est coupé l’humanisation d’une part et la personnalisation d’autre part, soit donc une objectivisation et une subjectivisation. Privilégiant les contenus, se focalisant sur des objets, d ‘une part produits (en quantité titanesque) et d’autre part désirés (obtenus par et pour les mois sans lesquels ils ne tiennent pas, ils n’existent que dans cette tension de conférer une vérité et une liberté aux désirs d’objets qui synthétisent « la réalité » chaque fois en une fois massive, consistante).

C’est que, ici, le je n’est pas du tout subjectif ni objectif. Puisqu’il est la structure (en forme de rapport et donc un je) et qu’il crée les champs intentionnels qui par re-tour fait-voir, un re-tour qui est toujours un nouveau tour. Et donc prend non seulement la pensée mais toute l’activité de conscience ; de A à Z, de haut en bas, de droite à gauche ; rien n’apparaît sans le re-tour qu’est le champ intentionnel (qui va récupérer toute perception accessible du vivant, du donné, de la réalité, et qui potentiellement peut développer quantité de signes et donc de réalisations nouvelles, indépendamment de tout milieu, puisqu’élaborés à partir de l’horizon et non pas se tenant sous l’horizon dans tel ou tel milieu ; c’est à partir du grand rapport que cela doit se calculer, se percevoir, s’ordonner ou s’organiser, mais existant comme rapport cela ne peut qu’être investi, et selon la mesure de l’investissement.

Rimbaud abandonne, et redevient Arthur, mais c’est le cas de tout le monde, de chacun ; chacun se tient de son je qui perçoit tout au long la vie vécue de son moi, or pourtant chacun aura décidé, d’un moment ou d’un autre, à partir du je.

Du moins est-ce l’impératif absolument catégorique, et ce dont vient nous avertir le christique ; qu’il faudra/fallut et faut encore décider, et non selon la volonté mais selon l’intention, ce qui est beaucoup plus difficile, intention qui ne vient pas du moi ou du conscient (la volonté nous laisserait en paix, cad inerte, une fois prise, figée ; l’intention non). C’est pour cela que l’on Voit, et qu’on ne ‘connaît’ pas. Puisque c’est un arc l’intention est de l’autre côté. Parce que Voir c’est ne pas se soumettre aux intérêts de la vie ou du monde ; mais se tenir du point-extrême, celui tout-au-bout

lorsque Rimbaud dresse tout le spectacle de son devenir subjectif et du devenir objectif civilisationnel en une seule fois, de l’historicité et de l’à-venir futuriste, de la création et de la re-création de tout ce qui est, amour réinventé et haine furieuse de tout, maudit, pire damné, génie sans doute mais jamais béni. Rimbaud veut reprogrammer, réactualiser, relancer d’un grand départ le nouveau rapport d’existence (de même que le chrétien espère redisposer son intention en sa nouvelle naissance, et que le christ récapitulera la création, pour saint Paul). Puisque ce point-extrême c’est par là seulement que l’on (se) voit ; nous ne sommes pas la conscience qui (se) voit, ou encore moins le moi qui se voit lui-même ; on est Vu, par dieu, l’universel, le je ou le réel. L’être-via-la-mort était une variation et un substitut négatif, parce qu’il nous était devenu impossible de passer outre la compréhension déterminée, mondaine de l’indéterminé, de l’illumination.

Et impératif par quoi s’initie cette historicité. Dieu hors-monde, christ hors-temps, je hors-la-vie, réel hors-réalité. Or on tient que tout ceci fut effectivement réalisé. Puisque le possible en est la réalisation.

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La portée infinie du réel

22 Janvier 2022, 07:41am

Publié par pascal doyelle

Sens des significations. Rassemblement de l’activisme. Nous sommes partis donc de ceci que tout est vrai (même au prix d’une caricature ou d’un schématisme, le but étant de, peut-être, mettre en évidence le non explicite).

Tout est vrai, absolument tout. Toutes les attitudes et les positions des consciences manifestent le point d’inclusion dans leur moment et leur lieu effectivement réel. Moïse a raison, Platon a raison, Descartes ou Lacan ont raison. Ils décrivent très exactement, ou le plus exactement possible, l’acte et l’actualité de leur conscience ; et ce au plus près au sens où la forme ‘conscience’ ne peut pas se dire telle quelle, qu’elle existe antérieurement et sur le Bord de tout ce qui apparaît et qu’il s’agira toujours d’approches et il ne peut en être autrement (nouménale, disait-il). Pourquoi (et comment) décriraient-ils autre chose que ce qui a lieu effectivement ? Il existe une unilatéralité du réel, un seul côté et nous sommes dessus, de ce côté-là, le seul.

Sur le Bord et de l’autre côté (du monde, du moi, du corps). Et vers le Bord, vers l’autre côté il faut avancer et partir à la recherche desquelles, sur la marche de cet autre-côté, du côté-autre qui n’apparaît pas puisqu’il est cela qui fait apparaître. Il y a de l’être (en tant que masse indéfinie de déterminations, de galaxies, d’univers peut-être, sans unité implantée on ne sait où en cet océan de réalité étalée) et l’exister est l’unité, formelle, de tout ce qui est (en tant qu’être, déterminations) et cette unité est le Bord de tout ce qui est ; soit le présent. Le présent est le Bord infiniment là, partout. Tout est situé toujours au Bord et le réel un extrémisme activiste absolu et formel.

Ceci revenant à distinguer l’être (en quoi on coagulait tout ensemble de ce qui est distinctement) de l’exister (qui est le scalpel qui découpe le donné là, le « là », exister, du donné, déterminé ; produisant des distinctions ; la coupe génère les réalités, et la coupe s’effectue en avant, à partir du possible, puisque le réel est suspendu en tant que possibilité).

Si l’on prend génériquement (à fin de schématique description donc, seulement intellectif), ce qui est contient à la fois le néant et l’être ; le néant n’opposant rien à l’être, les deux sont également. Le possible est la Règle. Dans ce possible, il est requis qu’il soit constamment possible. Et donc soumis à l’acte, l’actualité, l’activité, l’activisme, dont on a dit qu’il constituait le Bord de la réalité, et donc son travail, son œuvre, sa possibilité. Le réel soit donc la désignation non schématique de ce qui est, est un activisme et toujours à l’extrême extrémiste limite de lui-même. Aussi avançons-nous que le présent, l’actualisme qui déroule tout ce qui est, est la colonne du présent ; le maelstrom, le kaléidoscope, la vision, la manifestation qui ne cesse de se manifester et qui veut en tant que Possible Règle non pas la perfection mais la perfectibilité ; la capacité de toujours être plus grand que lui-même, réalisant sa rature même ; la Possibilité brute et purement possible ; on ne sait pas jusqu’où cette perfectibilité peut avancer ; du reste et par ailleurs on ne voit pas à quoi pourrait servir la réalité ou le réel sinon de grandir dans sa capacité même ; non seulement de tel ou tel bout, mais dans sa structure même de « réel ».

Aussi sera-t-on toujours appelé. Appelé par quoi pour quoi on l’ignore, mais appelé. Et ainsi de relever les extrémités, de récupérer les historicités qui ont pu nous élever, rassembler leurs sens, et les tenir. Tout existant en un effort, de par une intention, et tout disparaissant, s’effaçant lorsque se dissout cette volonté.

Puisque le sujet, soit donc le rapport à (soi) dans lequel rapport le « soi » est le rapport et non pas une quelconque identité, est la structure-sujet qui seule est susceptible de re-venir sur ce que elle est initialement afin de modifier ses propriétés (ou en l’occurrence les situations elles-mêmes, rencontrées, vécues, organisées sociétalement, constitutionnelles, objectives, etc, afin que les réponses en soient modifiées). Ce re-tour est la capacité même de devenir. Les choses perçoivent leur donné, et se réorganise leur être, de même les vivants, et, toujours plus précisément, les conscients. La course interne est d’avancer une plus grande précision, et ce via son auto-perception.

Tout est vrai à sa mesure et il s’agit bien évidemment de définir en quelle mesure et l’étalon, le maître, le signifiant. Or si quelque structure réelle donne le visible, elle n’est pas elle-même dans le visible, sinon elle collerait à telle ou telle détermination et serait dans l’incapacité de montrer quoi que ce soit, excepté elle-même. Comme l’adn montre ses codes dans le vivant ou l’atomicité ses relations nucléaires.

Donc la structure qui montre est autre, et qu’il n’est plus étonnant qu’elle se prête à mille voire cent mille versions du monde, du vécu ou des idées, et aussi variations de sa propre interprétation ; étant structure elle se-sait, se désigne et doit forcément se nommer ; ne serait-ce que pour se déplacer elle-même dans ce champ qu’elle crée. Mais cette nomination est toujours relative à sa situation, au champ dans lesquelles elle se délimite ; et il s’avère que de tels champs furent bel et bien et fondamentalement repéré ; dieu, la pensée, le sujet et le réel. Dès qu’elle s’« aperçut qu’elle ne recevait pas on ne sait de où du monde donné là tel quel, mais qu’elle produisait cette position elle nomme celle-ci ; dieu comme l’intention (qui demande, qui exige, qui veut un monde, un vécu humain qui n’est pas, nulle part, et n’est pas un monde donné naturel ou immédiat mais un effort), la pensée qui crée de nouveaux réseaux d’intentionnalités (les idées, les esthétiques, les politiques etc), le christique qui rend possible des sujets, le sujet qui lui se-sait et acquiert sa liberté en plus de l’égalité christique, le réel ou la révolution qui concrétise (et notamment dans l’humanisation universelle et l’individualisation du moi-même).

Par elle, la structure, tout a été fait. Sans elle rien n’apparaîtrait et nous n’aurions même pas de visage.

Et comment ce qui naît dans l’actualité de son agissement et donc semble tout à fait accidentel, pourrait-il n’être pas attendu, et la finalité de toute la réalité ? C’est en ce sens que dans le présent (qui est la colonne du présent) naît précisément ce pour quoi tout est. Dans le présent naît l’inattendu et l’inattendu est le sens du possible brut.

Ce qui nous indique, (que l’on suive ou non) que si la réalité est effectivement cette réalité donnée là, comme ensemble de déterminations, toujours déterminée, par contre ce qui est réel est la forme de ces réalités (qui ne disposent donc d’aucune réalité-une qui serait telle la réalité des réalités, ce qui n’a pas de sens ; si il est une unité des réalités ce ne peut pas être une réalité, cad une détermination, une super détermination, on considère ici que « la pensée » présenterait une telle mata détermination et donc n’est pas crédible du tout).

Ce qui existe c’est le formel et non le contenu dans le formel ; le présent et la gigantesque colonne du présent et non les effets qui, cependant, manifestent les possibles. Sans cette visibilité le rapport n’aurait aucune vision et dans l’incapacité de se voir il ne se modifierait pas. Ce corps est couvert de signes du champ intentionnel, de même que l’abeille est son corps tel qu’il se comporte (et il n’y a pas de reste, d’abeille cachée en son essence ; son essence est l’ensemble de ses activités ; un chat ou un chien peuvent apprendre puisqu’articulés dans un champ étendu, etc).

Et la forme des réalités est justement cela même qui actualise l’ensemble du déroulé des réalités, à savoir le présent ou dit autrement l’exister est cela qui produit l’être ; mais l’être n’est rien que la manifestation de l’exister et non pas la perfection de l’exister. L’exister est présenté à l’inverse comme la perfectibilité ; la capacité de se perfectionner (sans quoi on ne parle que d’une perfection inerte, morte, fixée, figée, ce qui n’a aucun sens). Ce que veut l’exister c’est non pas la perpétuation, ou la perfection, mais l’agrandissement de la possibilité même ; qu’il existe plus de possible encore. La non temporalité de l’exister.

Ce qui semble le plus secondaire, le présent (en comparaison du temps le présent est ridicule), est admis ici comme non seulement essentiel mais fondamental, initial, continuel, seule unité réelle et active et déployant tout. Ce qui permet, donc, de situer le réel comme formel. Il est impossible de « mesurer » le présent, le réel, l’exister, puisque c’est cela qui s’impose antérieurement à tout le reste. Et cette structure est dite de perfectibilité et assure et assume sa structure sujet ; il n’est que le sujet, cad un rapport, qui puisse devenir encore-plus-lui-même ; étant entendu que le rapport ne naît pas d’un début vers un terme (en quoi le réel serait fini et disparaîtrait à jamais), mais que le rapport est cela-même qui rend possible un début et un terme n’étant ni dans l’un ni dans l’autre et permettant (puisque non temporel) de re-venir sur le début comme vers le terme ; puisqu’il tient dans sa vue le terme alors il sait qu’il que le début sera repris.

Il est une auto création, ou si l’on veut une création tout court ; la logique est le créer le plus stupéfiant et la capacité de devenir pure et brute. Ou devrait-on dire brute et pure, puisque la finalité est d’amener encore-plus-loin la perfectibilité de la réalité et du réel. Qu’il y ait, donc, une finalité interne à tout cet externe qu’est une réalité (toute réalité est intégralement manifestée, une réalité non manifeste n’a pas de sens ; ce qui est « réalité » existe en soi-même, ce qui veut dire qu’elle se constitue comme rapports actifs, qui se déterminent de par leurs capacités et ce, probablement, à partir d’un donné « là » gigantesque, et donc infini, mais comme il est infini il en reste toujours une infinité de possibilités à quelque moment du déroulement que ce soit ; brutalité y comprise ;

brutalité puisque le donné là est jeté tout entièrement comme Possibilité absolue. Et ici il faut admettre cela ; que le divin est jeté là tout comme la réalité infinie, le divin est la possibilité de structure qui rend le début et le terme séparément l’un de l’autre ; le divin lit aussi bien dans un sens que dans l’autre. Et si il veut la plus grande perfectibilité cela signifie qu’il lui faut œuvrer afin qu’il existe encore plus de perfectibilité, non pas plus de perfection mais plus de capacité vers la perfectibilité que chaque rapport peut obtenir, soit dans la réalisation des choses, soit dans la le devenir des vivants, soit dans la conscience de soi.

Les choses se réalisent dans l’espace et le temps, les vivants dans leur milieu, les consciences dans le monde. « conscience » se définissant (selon sa structure et la logique en propre) comme « ce qui est avec soi », ce qui veut dire non pas ce qui « est », mais qui existe, puisqu’elle cela seul (que l’on sache) qui est rapport à (soi) dans lequel rapport le « soi » est le rapport lui-même (et non pas une identité toujours quelconque), et ce rapport est donc un « je ».

l’acte du divin n’est pas de concentrer la création, mais de distribuer la création ; soit donc que les choses, les êtres et les consciences soient des rapports, garantissant leur autonomie, parce que l’on ne peut pas admettre que ce qui se réalise, se rend réel soit dépourvu de soi-même, et que donc il ne eut consister qu’en un rapport, effectivement actif et non pas mécaniste. C’est en cela que ‘lon a dit que l’acte du divin est de signifier et non pas de penser. Ce qui règne est la signification, la portée du possible, la capacité préservée du possible dans la réalité ; à savoir que toute réalité non seulement se contient elle-même mais promeut, rend possible, rend encore possible un devenir, puisqu’assurant de par les rapports régulés ou réglés qu’elle est, la possibilité, stabilisée, de ce qui sera.

Puisque seul ce qui est organisé, dure. Le reste s’effondre, tombe. Et cela vaut pour les choses, les êtres et les consciences. Selon l’espace et le temps, selon le milieu et le centre (cad l’unité du vivant), selon la distance et l’articulation (cad l’altérité). À savoir que l’unité soit contournée par elle-même afin que dans cette étrangeté elle devienne. Tout est livré à l’altérité, mais une altérité qui sera au fur et à mesure assumée et intégrée ; et pour ce faire il n’est que la logique du rapport. Ce qui revient également à imposer l’idée que le-réel est une extrémité, un extrémisme et pas du tout un être donné là, une facilité ou une évidence ; la compréhension, l’intelligence, la possibilité est incluse dans la perspective des choses qui se perçoivent, des êtres qui connaissent leur unité propre dans leur milieu, les consciences qui se voient à partir de l’horizon, à distance. Il n’y a pas de réalité non-visible, elle est entièrement donnée à la perception, et les déterminations des choses, des êtres et des consciences (qui admettent en elles le donné et leur corps de vivant) sont des perceptions et des actions.

Aussi l’arc de conscience se situe-t-il au-delà de l’unité du vivant, ou donc hors de la-cervelle ; puisque le rapport qu’elle crée de par son champ est évidemment un rapport, ce qui veut dire ‘qui a rapport à soi’ et ce exclusivement à toute autre relation ; donc le champ, chaque champ se donne tel qu’il se fonde. Et si il ne connaît pas le terme, la fin, les résultats (y compris de ne pas comprendre le bien ou le mal qu’il fait, la vérité ou l’erreur qu’il partage ou propage, etc) c’est très justement et très logiquement ; c’est parce qu’il en va ainsi.

Et donc le temps, le déroulement, ou pour le dire autrement l’eschatologie générale du monde, de ce qui est, est précisément cela même qui est en question ; au sens non pas de sa réalisation ou non, mais bien plus : jusqu’où cela peut-il se réaliser ? Et cela on l’ignore avant de le décider sans connaître ce que l’on décide, se fiant, se fiant, ayant foi seulement en l’intuition formelle (que l’on peut dire dès lors formellement réelle) du rapport tel qu’en lui-même (indépendamment de tout moment historique ou an-historique du monde humain). Le rapport contient, schématiquement, sa propre logique, laquelle n’est pas nécessairement exprimée positivement (dans le monde, selon un système de lois ou donc de constitution d’un société humaine consciente d’elle-même).

Si on se tenait à cela qui est manifestement exprimé, on aboutirait immédiatement à quelque donné, déterminé en lequel aucunement la forme, le rapport ne peut s’exprimer adéquatement ; il n’est aucune représentation du rapport sinon l’intuition que le rapport à lui-même de son unité, en tant qu’elle est un rapport, rapport à plus-grand-que-soi (sinon il serait chose ou être ou identité, communauté, idée, système, idéologie, moi-même, etc ; de même que l’œuvre renvoie au spectateur, au je, et ne prend vie, ex-sistence, et insistance également que de lui, si lui-même s’y accorde, s’y abandonne, pareillement le poète en est devenu autre que soi).

Le concept général qui signifie que tout est vrai est l’exister en tant que purement formel il ne peut pas se dire dans une représentation mais exclusivement signifié par et pour un ou des sujets ; qui n’existent que comme tels ; en se voulant, se décidant et de manière généralisée en intentionnalisant et bien sûr d’autant plus lorsqu’ils entrent eux-mêmes dans leur propre champ (à savoir dieu, la pensée, le christique, le sujet, la révolution, le réel).

La question centrale est donc ; comment entrer dans le rapport, en tant que tout, absolument tout, durant cette historicité, a été accompli afin de complexifier, perfectionner, définir et redéfinir ce rapport et que l’on entre de plus en plus dans quantité de champs intentionnels (de l’esthétique à l’ontologie, de l’humanisation à la personnalisation) et repérables, compréhensibles, accessibles (il faut que le rapport s’impose en chacun, que chacun mais aussi tous soient au niveau, au même degré de conscience) mais également entrer en se motivant, en conviction, selon quantité de conversions et de possibilités (le moi-même est considéré ici comme la formulation la plus concrète, la plus dense, la plus incorporée du rapport de structure ; le développement des mass et micro médiatisation avait, devait avoir pour but d’incorporer en chacun la forme de l’humanisation et de la personnalisation).

Perfectionner ce rapport, cela veut dire en quelle capacité s’implique-t-il lui-même ? Quelle est sa conviction, sa conversion, est-il seulement encore capable d’une telle force ? Dispose-t-il d’une intention, d’une finalité, d’un appel, d’une construction mentale, cad aussi psychologique ou psychique, pour mener une Intention ?

Soit donc l’éthique structurelle brute. Puisque l’accès au rapport comme possibilité se crée comme rapports en un sens d’élévation ; que ce soit l’Intention pure de dieu, sanctifié de fait, l’intentionnalité développée des idées universelles, qui conservent et propulsent la forme de transparence, l’intention individuée sous le regard du un tout-seul unique, le christique, forcément unique, et forcément à la fois non-là et présent, de l’intention de soi du sujet cartésien inscrit dans son acte et son actualité prouvant son ex-sistence, ou du dépliement concret dans tous les possibilités du monde, humain, qui a lieu depuis le 18éme, comme révolution. En bref et dit autrement il s’ouvre la structure du rapport qui se tient ; comme intention en soi, réseaux intentionnels universels dus à la propre pensée de chacun, intention de par soi, et intention via tous les autres et chacun ; ce qui réclame, c’est évident, un ensemble de paramétrages interne à l’acte de conscience qui pourtant de lui-même se donne simplement.

Dans le rapport il est possible d’entrer ; et on entre dans le rapport depuis que l’on a quitté les mondes immédiats, qui prenaient leurs contenus pour le monde même, et sitôt sortis nous tombons sur et dans la structure ; dieu, la pensée, le sujet, le réel. Et ainsi de re-Créer ce rapport, de le porter plus loin ; puisque c’est de lui, de sa capacité, de sa possibilité intime, de son investissement et de son ampleur dont il est question. Et seule question.

La re-Création du rapport vient de ce qu’il est fait pour cela ou si l’on préfère c’est sa structure même ; que le réel soit ou devienne plus grand que lui-même ; cette excessivité est la logique significative du réel. Ce qui ne veut pas dire plus grand en tant que monde, puissance ou pouvoir dans ou sur le monde ou sur soi-même (ce qui produit toujours un artefact, une représentation qui n’est pas le réel du je lequel est inimitable et non représentable, toute représentation étant-déjà prise dans un horizon et donc n’est pas accessible le je comme tel en cette manière de contrôle ou de conscient) mais le re-tour que le possible se donne à lui-même.

C’est pour cela, pour reprendre cette impossibilité de représentation et donc de contrôle sur « soi », que la distance, l’articulation, la dimension ou donc un point-autre est toujours supposé ; non seulement on se tient de dieu, de la vérité, du je, mais aussi du réel brut ; le moi ne s’acquiert que si il se distancie de lui-même et se perçoit du dehors, ce que par ailleurs le vivant qu’il est ne supporte pas. Mais puisqu’il est devenu un moi-même, il n’admet que difficilement voire ne peut pas admettre qu’il s’existe de la structure externe (de dieu, de la vérité, du sujet ou du réel) ; il croit à son fantasme. Et probablement selon une bonne logique, ou une bonne intention ; à savoir qu’il juge que son contrôle lui assure la vérité, l’intention la meilleure, la plus efficace, l’unité de soi du sujet (tel qu’imaginé). Et c’est vrai en un sens (il ne doit pas se lâcher et faire n’importe quoi), mais ça ne suffit pas du tout ; il faut que cette mesure de soi, de son intention, de ses intentions, que cette mesure soit la plus vraie, la plus réelle et la plus libre et donc ne pas dépendre de soi précisément (parce que ce sera toujours un faux-soi, une image, une idole comme on disait jadis, une image (qu’on lui vendra, au final), une illusion et un masque de moi-même recouvrant le je.

Aussi interviennent-ils : la grâce divine (sans laquelle on ne peut rien), l’historicité (qui décide étrangement pour chacun et pour tous), le réel (l’ignorer c’est tomber dans le temps et la disparition) et l’abandon de soi ; le singulier individuel est en deçà ou au-delà du moi-même qui se gruge ; il devient Rimbaud, il ne l’est pas, et pourtant il l’était de toute éternité ; et ça ne le rendra pas nécessairement « heureux », il est question d’élévation non de satisfaction.

Le divin, l’abandon de soi, l’historicité ou le réel envoient vers l’élévation, la dé-mesure du faisceau de conscience qui quitte la détermination du vivant attaché ou de la cervelle déterminée. L’élévation

(la capacité de décision, jusqu’où cela est-il possible ? Jusqu’où est-il possible de décider, ou si l’on veut de percevoir, d’orienter la perception, antérieurement au conscient et à l’identité du moi-même, puisque dans une structure de rapport perception est décision, et cette pré-disposition est ce qui compte)

L’élévation est ce qui est en en jeu, pour chacun - et pour tous, ce dont l’historicité et le réel de la révolution nous apprennent, et précédemment le divin et le christique. C’est très exactement cela qui doit être décrypté et décrit. Décaler le faisceau de l’attention, via un descriptif de ce dispositif qu’est l’attention, la conscience-de, l’intentionnalité ; à quoi doit-on faire attention ? Subjectivement ou collectivement, dans notre intention d’exister ou dans notre perception, selon la vision du réel (le divin, l’universel, l’intention individuelle, l’existence concrète de cette intention, soit donc l’historicité depuis 70 ans et la réalisation du monde humain total) ou selon l’historicité déroulante.

Éternité ou plus étrangement et de manière très peu compréhensible non-temporalité, a-temporalité ou suspension ou relativisme du temps (puisque l’exister est antérieurement, théoriquement, à l’être) et entendant par là la colonne du présent dont la présence se constitue et se constate de notre être en forme de rapport, dont les termes manquent ; que nous soyons « rapport » est en soi-même absolument étrange ; de même qu’il y ait un « présent ». On reviendra évidemment sur cet en-dehors du temps et ce que par structure du réel on peut comprendre.

C’est pour cela que le je en sait beaucoup plus qu’il ne croit sur lui-même, et c’est dans cette réserva, réservation, virtualité de soi qu’il peut devenir. Si il en trouve la mesure tout à fait autre que n’importe quelle identité, unité, contenu. Et il n’est pas un contenu, une identité ou une unité parce que sa nature, sa structure est un rapport. Il ne détient pas l’autre partie (et donc la part qu’il croit est elle-même fausse ou erronée ou imaginaire, mais le rapport lui est toujours dans le vrai, le réel et la structure roide). Il en sait plus mais non pas sur la forme assurée et de connaissance ou u conscient ; il en sait sur son possible, sur l’exister qui a couru de sa naissance à sa mort, sur l’orientation de conscience dont il s’est tourné ou détourné.

Somme toute le faisceau de conscience se détache de la cervelle (qui est déterminée) et prend place dans l’actualité du présent qui renvoie tel le miroir d’autres possibilités et s’attachant à un hyper objectivisme ; ce qu’est la Poésie par ex, ce qui est la matière d’historicité de la poésie pour Rimbaud (qui règle allégrement ses comptes soit dit en passant), ou ce qu’est ou ce que fut votre vie, votre affect immédiat, soudainement perçu externe à votre regard, ce en quoi se constitue l’historicité ; ne sommes-nous pas marqués, écrits par tel événement général, global, n’en suit-on pas les traces internes, signes spécifiques de l’historicité brute ? Nous sommes toujours tirés par les extrémités. Et les excès parfois et les extrémités toujours de notre propre existence. De même que le réel se situe à son extrémisme, pareillement toute existence.

Puisqu’intérieurement la structure même du moi consiste en et par la division du signifiant qui produit qu’il y ait un « moi ». Il est une toute présence du réel brut dans le faisceau de conscience, que toute dénomination consciente va manquer mais qui cependant persiste dans le faisceau, qui retourne tout signifié en lequel on croit vers le signifiant que l’on ne voit pas. Et sitôt que Rimbaud tire le fil, tout vient. Ce qui vaut par son illustration et qu’il vécut très mal, raison pour laquelle on l’invoque ; le réel ne va pas sans mal, sans insatisfaction du vivant, du moi qui colle au corps vivant mais non pas le je, et qui donc poursuit la résolution de ce je dans son existence ; le christique est hors-vie, de par son événement même ; et ce redoublement soudain du moi dans un « je » extrêmement étrange et déjà extrême ; il ne prononce pas pour rien que je est un autre, et Descartes que le je se découple (De où ? Comment ? Pour quoi ? ). cette illustration vaut pour toute vie vécue qui se-perçoit soudainement à partir d’un point-autre (un événement, une souffrance, une angoisse , mais aussi une historicité, une œuvre, une vision ; l’aberration extrémiste du réel intervient effectivement constamment et pour chacun ; l’aberration est le réel, sa logique d’im-Possibilité même, que la quotidienneté, qui est vendue-achetée en général, étouffe, généralise, éteint ; le Possible lui ne s’éteint pas). Ce qui vaut pour toute conscience et en toute existence.

Il est certain que se plie dans cette réservation (du rapport, du possible) l’exigence, l’assignation, la capacité, la vue. Celles de dieu, de la vérité, du sujet, la dureté du réel (respectivement ; l’exigence de dieu, l’assignation de la vérité, la capacité du sujet).

Reporter l’attention sur la structure formelle de ce qui est (génériquement parlant) en tant que ni l’être ou le néant ne posent problème (puisque le Possible est la Règle de tout) veut dire que le réel, la consistance du réel tient précisément en cette formalisation ; que le réel demeure constamment dans la suspension qu’est la Possibilité. Que la consistance, construction, entière possibilité, capacité en propre de la structure du réel soit le - mouvement - envoie dans la capacité infinie du fini ; qui se tient dans la Vue de la re-Création continuelle. Ce qui se tient dans la Vue se modifie de la perception même ; le champ de perceptions (y compris des choses, des êtres et des consciences évidemment) veut dire que « réalité » s’entend comme « visibilité », mais qui Voit ? Le champ de la perception qui semble causé, est en fait la cause elle-même dont les choses, les êtres et les consciences sont effets mais effets en rapport ce qui veut dire réfléchis, aux deux sens du terme ; en arc-ticulation. De ce que les choses, les êtres et les consciences se Voient (ou sont Vus).

Finalement il revient à choisir ; si vous croyez à la finitude, alors tout ce qui fut, est, sera disparaîtra. Il n’y gardera aucun souvenir, témoin, signes. Le fini est-il dès lors tout ce qui est ?

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Le moi martyrisé, mais le je libéré

15 Janvier 2022, 07:54am

Publié par pascal doyelle

Que le réel soit le présent, cad l’exister, signifie, peut-être, éventuellement, potentiellement, théoriquement, etc, que tout existe dans la suspension indéfinie de la colonne du présent.

Que la question fondamentale n’est pas « pourquoi quelque chose plutôt que rien », mais « que faire ».

et donc imùplique de récupérer les analyses de cette activité qui eut lieu historiquement, se plongeant dans la forge même des présents actualisés ; depuis dieu jusqu’au sujet-inconscient de Lacan. Puisqu’à chaque fois que l’activité de conscience tourne son regard vers le rapport qu’elle est, qu’elle existe, elle repère ce qui arrive, et comment elle se déplace à la surface du réel (la réalité, les réalités emplissant la dite surface et lui-même comme humanisation ou comme personnalisation déposant dans le donné les déterminations, cad en l’occurrence des signes et les signes de son activité ; qui sont bel et bien perçus, étant entendu que l’on ne perçoit que de et par notre activité ; aucune réalité ne venant à nous telle quelle).

Évidemment comme c’est une forme, une structure, ce qui veut dire un rapport ; raison pour laquelle elle se potentialise par des signes, qui relient, qui ne tiennent pas en place, aptes à saisir les mouvements de la réalité, qui elle-même n’est nulle part en-soi, sinon par une fiction, une imagination qui solidifie « l’être » des choses, elle reporte son unité, de rapport, dans la chose, qu’elle hallucine et ce jusques et y compris dans l’objet de désir du moi, raison pour laquelle le moi non pas devient fou, mais qu’il soit fou dès le début, à laquelle imagination projetée il peut opposer son orientation vers le réel, cad la castration, ou la séparation, en quoi «il n’est pas le centre du monde », et que son objet n'est pas "à lui" ni lui-même, qu'il voudrait incorporer pour saisir son propre corps, ce qui est impossible, et déjà fou d’abord pour la psychologie et le psychisme (conscience-en-un-corps investi), et en quoi à l'opposé en tant que conscience-acte il se tient toujours de plus grand que lui, dieu, la pensée et l’universel, le sujet et la révolution, cad l’organisation réellement objective, ce qui veut dire médiée, du monde humain, médié selon la liberté et l’égalité, ou selon l'oeuvre ou selon le tomber-amoureux du moi, etc.

Comme le moi est la formulation dernière que l’on sache, de la structure de conscience, laquelle est par ailleurs toujours « sujet », étant entendu que cette forme structurelle est la plus aboutie que l'on connaisse (elle contient et produit par ex l’universel, y compris les mathématiques qui sont des rapports, un est un, toutes les institutions et les moralités et les esthétiques et les poétiques, etc, bref tout, puisque tout cela se délègue comme champs intentionnels de signes tendus, organisés, en cohérence, et affecte les sujets eux-mêmes, dans leur propre champ individué),

et que le moi est donc un dynamisme, qu’il se produit selon un désir, ou une dé-pression, cad un manque du manque (il ne sait plus qu’il manque, son objet de désir est annulé, il ne se projette plus, l'intentionalité est éteinte),

alors toute l’architecture n’est pas une solidité massive mais une possibilité ; laquelle est architecture est étayée sur l’architexture qu’est un corps individué, pris dans un champ, un regard (ce qui pour un vivant, qui, lui, est au centre de son milieu, et non de son monde, est une structure quasi paranoïaque). L'autre surface du corps porteuse de signes-vers.

Cette possibilité fut et est continuellement immédiatement saisie par le Haut.

Ce qui veut dire par dieu, la pensée, le christique et le sujet, le sujet et la révolution (l’organisation cohérente de la liberté par l’égalité), le sujet et le réel ; cad le moi en un corps dans le monde parmi les autres et ayant une vie vécue, reconnue comme telle, par, en l’occurrence, le système économique comme idéologie du corps-conscience du moi, cerné par le moi, soit selon le besoin, générique, et communiste, soit selon le libéralisme et le désir-objet, et antérieurement selon le corps-signes, toute l’acculturation généralisée depuis le christianisme et l’universalisation, esthétique par ex, qui s’adresse directement à-chacun, à-chaque-un. Et le sujet et le réel n'est rien d'autre pour nous, depuis longtemps mais spécifiquement depuis le 20éme, un "moi", cette personnalisation dans l'humanisation du 18éme

Évidemment il y eut quantité de variations dans ces champs intentionnalisés ; on s’en tient, normalement, au plus élevé (que soi-même on puisse admettre dans notre propre champ personnel de conscience ; à chacun en gros son « élévation », on préfère Rimbaud à Mallarmé, ou vice versa, et on choisit son regard organisation, infiniment vivant pour soi-même, mais clairement on admet ici que le christique est la plus haute position qui nous soit parvenue ou révélée, au point de n’être toujours pas compréhensible en elle-même ; ce qui repose sur ce principe d’historicité que les positions détenues le sont absolument… elles valent en et par elles-mêmes et il est impossible de nier cette historicité, au profit par ex d’une interprétation toute-moderne, toute-contemporaine, comme si notre siècle ou telle théorie ou idéologie détenait la « vérité » ; exigence est faite, par contrecoup de serrer au )plus près la compréhension, du christique, de Descartes, de Nietzsche, etc, évidemment cela implique néanmoins notre propre compréhension-interprétation, mais de toute manière toujours et en définitive c’est à chacun qu’il revient de décider, juger, comprendre ou non, ou de reprendre, autrement, une autre perspective, pourvu que telle ou telle cohérence soit assurée et assumée).

Il y eut quantité de variations (et de systèmes philosophiques ou idéologiques, lorsque la révolution installe la vérité, cad la réalité des corps, un par un, et le réel des libertés, une par une) parce que la structure, elle, ne passe pas ‘dans’ la réalité, les signes, etc ; il n’y a aucun signe ni système de signes, organisé, qui puisse se comparer à la structure formelle du je, qui n’est pas le subjectif mais la structure sujet (celle qui seule est l’universel réel ; cad le rapport qui peut re-venir sur son propre départ à partir de ses résultats ; qui n’est pas fixé, figé par ses effets mais est en lui-même cause-de, quantité d’effets et donc, étant déjà lui-même hyper cohérent, en tant que rapport initial, ordonne, organise ces effets en systèmes, de là qu’il y ait toujours systématique de signes, sinon « ça ne tient pas », ni dans l’auto-cohérence de la conscience, et sinon elle se perd, tombe dans telle immédiateté ou subjectivité, ni dans la cohérence, adéquation, comme on disait, vis-à-vis de la réalité, et spécialement de la vie vécue, en quoi pourtant le moi s’enferre, souvent, et même essentiellement, puisqu’il croit qu’il « est » ou que son objet de désir « est », désirable, comme dit ;

c’est en ce cas tout à fait dramatiquement ou tragiquement et évidemment comiquement que le moi se donne en spectacle ; il est toujours pris dans-un-autre regard (ou alors l’auto regard devient ou est fou, au sens propre, ou en tous les cas scindé, névrotiquement ou tentant de cerner son comportement par une obsession, toc, etc, le moi ayant inventé quantité de variations de la gestion du regard-désir-angoisse-dépression, etc, e qui veut dire qu’il voudrait, désespérément, se sentir vivre … or puisque nous sommes cet arc de conscience, nous sommes constamment et de fait structurellement séparés de la « vie » ; de toute manière le vivant ne se pose pas de question, il va-vers son milieu mais ne se perçoit pas à partir de l’horizon du monde ; c’est ainsi peine perdue que d’attendre de se sentir « vivre ».

et en conséquence de quoi il faut dès lors non plus fuir cette distance, cette séparation (de soi d’avec soi, par quoi il existe précisément un « soi », dans un champ intentionnel, alors que le vivant est juste vivant),

mais s’installer dans cette distance ; ce à quoi prédispose dieu, (la pensée) l’universel, (le christique) le sujet ou (la révolution) le réel.

S’installer dans cette distance, s’instancier, est l’actualisation, forcément volontaire et décidée (de conversion, par dieu, l’universel, le sujet ou le réel, ou donc les quatre), qui admet, accepte, se rend compte que le je n’est pas un moi (ni un groupe, même juif) mais un rapport vers un plus grand rapport.

Aussi est-il impératif que ce rapport lui-même soit immédiatement affleurant. Ce qui signifie qu’il soit un moi, parce que le moi est l’identité la plus extrême et la plus proche du Bord. De là qu’il soit, le moi existentiel, au 20éme siècle, et puis qu’il invente différentes névroses, obsessions, perversions (pour le distraire de cet existentialisme, à savoir que le réel existe et que lui, le moi, n’en est pas du tout le centre) ; dit autrement, l’arc de conscience aboutit, débouche, atterrit dans l’instantanéité du présent brut, cad de l’exister pur, le « là » instancié absolument comme forme de tout ce qui, par ailleurs, est ; l’être étant second, et l’exister premier.

On peut croire au monde, aux objets, aux autres, à la société, au progrès, tout ce que l’on veut, mais en dehors du monde s’impose l’existence en tant que telle ; caractérisant la forme qui entoure tout ce qui est. L’existence du monde n’est pas le monde. L’existence c’est la position « qu’un réel il y a » et que c’est tout à fait autre chose autrement qu’il nous demande. Dieu, la pensée, l’universel révolution, le sujet, le réel nous demandent autre chose autrement et on ne sait pas ce que c’est.

Si l’on se demande en quoi l’exister du monde est autre, distinct du monde même, c’est que cet exister est un rapport qui n’entre donc en aucune de ces ou ses manifestations ; de sorte que le transcendant est cela seul qui existe, et que le reste, l’immanent, est. Transcendante est la cause, immanent est l’effet (ce qui est effets est forcément immanent). Toute la manifestation est externe, puisque précisément il s’agit que se déploie une réalité, qui ne peut tenir uniment en un seul « lieu » ou une seule unité ; et c’est, comme on l’a vu, justement ce en quoi consistent les rapports ; que les réalités soient des rapports veut dire que chacune, de ces réalités, doit s’établir elle-même (en quoi chacune « consiste », dans la solidité de l’être, lequel est, par ailleurs dissout dans et par l’exister, l’être étant second, et le néant, l’exister et l’être étant instanciés tout à fait, absolument réels, étant entendu que le Possible règne, est la Règle et que donc le néant, l’exister et l’être existent).

Si les choses et les êtres, galaxies ou vivant minuscule sont, cela implique qu’ils existent et se tiennent d’eux-mêmes, en tant que rapport qui se développe, via l’actualisation de son activité.

Ce disant on ne connaît pas « ce que » ils sont absolument parlant, puisque leur réalité, déterminée, est leurs déterminations, mais leur principe est qu’il n’y a pas d’unité sur-essentielle, d’unité ni même mathématique, ou intellective ou métaphysique qui chapeauterait ces activités mais bien toujours à chaque fois l’activisme de chaque être (qu'ils ex-sistent dans un présent hyper actif, le fait d'exister brut, très brut) sans lequel activisme il n’y aurait pas de « réalités » qui se tiennent elles-mêmes d’elles-mêmes (leur activité, propre, c’est ce en quoi consiste leur détermination spécifique).

Et puisque notre être, qui n’est pas un être, est instancié instantanément comme rapport (sans quoi il n’existerait pas de champs de signes) alors nous naissons absolument, formellement, toujours à partir du Bout. Du Bord (du monde, de la pensée, du corps, de tout puisque de Bord il n’en existe qu’n seul, l’exister, le présent, l’actualisation, la colonne du présent). Et nous naissons de l’horizon, du réel-même, qui seulement alors se dévoile comme position. Nous sommes engagés dans la re-Création.

Si il fallait, pour atteindre le réel, commencer par comprendre, connaître ne serait-ce qu’un dixième ou la moitié ou la totalité de tout ce qui « est » (déterminé donc), nous n’en sortirions jamais, et de toute manière nous n’avons pas à nous connaître nous-même, mais seulement à nous signifier ; ce en quoi consiste le se-savoir (distinct de la connaissance). Aussi sommes-nous libres 'de fait' ; et ce pour cette raison que notre arc de conscience n’est pas situé « dans notre tête », dans notre pensée, mais dans et vers l’horizon, dans le « là » du donné, dans le présent et l’actualité telle quelle ; en dehors donc. de la cervelle, à proprement parler.

Et c’est en ceci que la structure, le sujet est intraitable. On ne le retrouvera pas, nulle part, dans le monde, dans la vie vécue ou envers les autres. On dira qu’une œuvre esthétique par ex, est effectivement et réellement « de la structure actée », ne serait-ce qu’en cela qu’elle s’adresse au je, et en fait n’existe pas ailleurs que dans la structure intentionnelle qu’elle capture (mais sous condition de l’effort de ce « spectateur », elle vous soumet non seulement en votre consentement mais de par votre assiduité, transcendance, conviction, passion, cad amour). Mais l’œuvre en elle-même est effet, effet d’une intention qui est à ce point dénudée qu’elle parvient à devenir cause de cet effet, de cette pluralité d’effets que contient une-œuvre (qui ne naît jamais de rien du tout, mais de l’historicité même, ayant été soi-même humilié par ses prédécesseurs, à la leçon desquels on s’inscrit ; sinon on délire).

Le devenir-cause (d’effets, dont l’unité se tient dans la conscience intentionnelle de chacun, en tant qu’il devient via telle œuvre, celle que l’on voudra, durant un moment le dit sujet, de cette actualisation qu’est la compréhension, parfois soudaine ou toujours évoquée, invoquée, puisqu’elle ne dure qu’attirée dans le faisceau intentionnelle qui ex-siste de l’œuvre) et qui laisse pourtant une trace parfois intacte, pure, brute, fulgurante (durant un moment, non temporel, « on a compris ») ; c’est bien pour cela qu’elle requiert comme tout le structurel, la foi, la conversion (à dieu, l’universelle pensée, le sujet ou le réel).

On voit bien à tenir Rimbaud, entre mille autres, que la position de la cause (d’effets) remplace dans la cervelle, précisément le cerveau, l’attachement à la satisfaction du vivant, à son intérêt primordial (survivre) par le fulgurant et soudain intérêt de penser, de voir dieu, de créer, de la liberté brute, de la poésie, détestant même les poètes, et tous les autres et tout ce qui est ; lesquels facteurs d'effets se situent hors de la dite cervelle, et donc qui en tant que positions n’existent que dans l’arc actuel de l’intention (dieu), de l’augmentation intentionnelle en réseau d'idées actuellement acquises (grecque), de l’intensité (du christique et du sujet), de la densité (telle que la révolution instancie les sujets, un par un). Raison pour laquelle ensuite « on ne sait pas ce que l’on a fait, ce que l’on a vu ou entendu, ce que l’on a décidé ».

ça n’a existé que par l’actualisation fulgurante (serait-elle une décision de « tous », lors de la révolution).

C’est seulement lorsque s’installe le monde des mois (depuis les années soixante) que l’état du monde paraît éternel et stable et totalement matériellement là, puisque toutes les intentionnalités se sont (très idéalistement) matérialisées justement (rendues effectives par le déploiement de l’énergie et des technologies parallèles conséquentes).

Ce qui est un piège.

Parce que « celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, n’est pas digne de moi » (le christ). Et le « sans cœur » de Rimbaud n’annonce pas autre chose.

Or il est devenu si manifeste et évident .... que ce monde et cette vie, désormais vécue, par chacun, volontairement, aboutiraient, parait-il, à un accord, une convenance réciproque, une réalisation, de soi-même (ce qui se nomme « le moi »), un bonheur.

Mais la structure de conscience ne correspond à rien qui soit du monde de la vie, et donc à rien qui soit de la cervelle. Elle est hors de la cervelle, puisque l’arc de conscience intentionnel que constitue dans l’actualité de son exercice. De là qu’il soit éthique. Ce qui veut dire exigence. De même que dieu, autrefois, et le christ transformant cette exigence en une foi tout à fait spécifique ; que lui, le christ, il est vraiment le Fils. Ce qui veut dire le deuxième dieu vivant. En attente du troisième, le saint-esprit partagé en tous et chacun. Et ayant suspendu le temps de l'histoire et des ténèbres, pour l'eschatologie, le temps du présent qui réalise le royaume et la lumière (que le monde n'a pas connu, ni reconnu).

Pareillement on ne comprend pas Descartes selon la connaissance (de là qu’il sort de la métaphysique, et abolit celle-ci, puisqu’il décrit un réel qui ne tient pas dans la limitation de la pensée, ce que continuera Kant, qui, lui, a bien saisi, ou Hegel qui étend considérablement la même constatation de l’activité de l’arc de conscience, il impose même qu’il y ait une « phénoménologie », cad un champ intentionnel husserlien), mais dans la dimension du se-savoir (du signifiant qui s’estime à juste mesure, et fait bloc de par cette liberté à toute entreprise dévoyée du monde).

Et il n’y aura de révolution qu’impossible, imposant le réel de la liberté - et - de l’égalité. Sinon tout retombera dans le monde et la noirceur. Chacun se con-fiant à de faibles finalités, des bassesses. 

Et encore Sartre et Lacan (pile et face de la même pièce) qui dénoue l’analyse du je en tant qu’articulation, du corps et à chaque fois en-dehors du corps. L’arc de conscience qui est un rapport (et donc actif absolument, cad formellement et absolument, ontologiquement) est hors de la cervelle et n’obéit donc pas à la satisfaction du cerveau et du corps en tant que vivants ; l’arc est Existant et non pas « vivant » ; il retourne à la logique du corps vivant lorsqu’il ne saisit pas, ou donc n’est saisi lui-même par la transcendance de l’arc ;

L’arc en vérité se replie sur le corps et son plaisir, sa finalité naturelle, ses possibilités mémorisées comme adn ou habitudes vécues déjà, son état euphorique hormonal, ou ses pulsions (etc on a évidemment décuplé les possibilités de description, étant donné la proximité du corps vivant pour un « moi », une conscience individuée qui n’a plus un contact formel avec quelque communauté que ce soit, qui déportait l’arc de conscience vers et par le groupe), il se replie sur la logique de la satisfaction, mais il ne faut pas se tromper … l’arc de conscience n’aime pas cet état de « plénitude » (qu’il hallucine, imagine comme « jouissance », ce qui veut dire mort, inertie, passivité complète, destruction, auto-destruction)

et cet arc ne se gêne pas du reste pour se rendre malheureux … Il invente quantité de maladies psychologiques et psychiques (ics), parce qu’il existe une telle distance entre nous et nous-même que ce qui compte véritablement c’est l’articulation vers le haut (aussi impossible et hors de proportion soit-elle) mais qui trouvera un chemin inversé, vers le bas, vers le corps, qu’elle déchirera (lentement ou brutalement, de façon plus ou moins civilisée, éduquée ou barbare, individuellement ou collectivement), puisque l’arc de conscience qui se crée dans l’actualisation, sort du corps ; il se perçoit à partir de l’horizon et donc d’un corps vivant complètement brisé, coupé, sidéré, effaré et à vrai dire terrifié ; à moins précisément de transformer cette division totale (il n’est pas de « moi » avant cette coupure, le moi est tout entièrement dans la moindre de ses champs intentionnels et il en est des millions, des milliards, à partir de la coupure) et de tenter de se saisir « de ce dont le je est saisi » (par en haut ; dieu, la pensée, le sujet, le réel).

Dit autrement ; puisque l’arc de conscience se crée dans l’actualité (dans le présent brut), c’est seulement en étant saisi. Et non pas en imaginant ni pensant un saisissement ( "pensant" selon une objectivité que Lacan réinstallait dans le conscient, cad selon l’inconscient, puisque le conscient est signifiants pris dans le signifiant brut du corps coupé, et dépendant du signifiant initial, que l’on ne peut jamais ramener tel quel dans le champ, puisque ce signifiant est « le-corps », avec le tréma et les guillemets, cad autre, ce que l’on n’accepte jamais, névrose ou donc on a refusé l’articulation, psychose, de là que le réel brut inconscient envahi et se voit par l’hallucination dans la perception même), mais un saisissement qui ex-siste ailleurs et autrement, que l'on ne comprend pas, ni n'est de l'ordre de l'imagination, et ce par la foi, la conversion vers l’universel ou le je en tant que structure, statut de citoyen par ex ou artiste ou scientifique qui invente et renouvelle.

Ce qui veut dire insaisissable ; le je ne se connaît pas, il se-sait, d’un signifiant élevé, selon l’élévation, dont le christique est, pour nous depuis 20 siècles, et pour nous ici, la formule absolue ; « je ne veux plus, c’est le christ qui veut en moi » Saint Paul ; ce qui nous est absolument incompréhensible.

Mais si nous le comprenions, nous serions déterminés, nous ne serions pas libres, nous ne sommes libres que d’en-haut.

Retenons que le fait du « moi », qui semble tout à fait second, voire secondaire, est en réalité fondamental ; croit-on que l’on ait bouleversé toute société humaine existante pour simplement un effet secondaire ? Que l’intentionnalité, cad le champ intentionnel parvienne à se concrétiser si radicalement en un corps, réclame une technologie, mentale pour ainsi dire, organisationnel, totalement débordante.

Le 20éme et le 21éme. Qui évidemment se tiennent également d’objectivités ravageuses et d’idéologies effarées ou effarantes. Puisque le champ intentionnel est étiré dans tous les sens. « Le raisonné dérèglement de tous les sens », de toutes les significations, de tous les signes. Puisque seule la liberté règne et qu’elle seule trouve et seulement en elle-même le plus haut réel.

 

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De l’ensemble du réel

8 Janvier 2022, 08:20am

Publié par pascal doyelle

Il s’agit donc de penser « l’irrationnel » ou plus exactement l’indétermination.

La chose bizarre, là, que l’on retrouve toujours au bout de n’importe quelle pensée, l’être, la pensée de la pensée, le un, dieu, le christ qui est venu-parti-encorelà (mais comment?), le sujet nouménal ou pas, la Volonté ou l’énergie ou ce que l’on voudra.

Bref le truc, le trucage, le signifiant, vide peut-être, celui qui fait retour et revient vers vous, mais de ce fait il vous implique, appelle, inquiète, motive, insuffle, explose, et parfois semble vous trahir ou délaisser.

Dont on admet ici, l’indétermination, qu’elle est la structure même en tant que réel de la réalité (raison pour laquelle ne sont que des réalités, et aucune réalité-une, et que donc existe à la fois toute la détermination et toute l’indétermination dans sa nature propre).

L’indétermination est spécifiée comme forme. Forme des réalités (soit donc le présent qui déroule depuis le début tout ce qui fut, est, sera) et forme des contenus (des champs intentionnels, par lesquels apparaît, pour nous, les choses et les êtres, les représentations communes ou les pensées, les imaginations et les perceptions, bref tout ; rien n’apparaît pour nous sinon re-pris dans un champ intentionnel porté par les signes, qui découpent, distinguent, imaginent et ré-emboîtent diversement, mais aussi par lesquels on invente et crée), forme des conscience soit donc l’activité de conscience-de (quoi que ce soit).

Rappelons (si ça n’a déjà été fait) le principe. Le réel est à ce point de brute et pure positivité que l’on admet ici qu’il se dirige vers et par une sur/positivité, laquelle réclame, intérieurement, au sens de processus, procédé, opération interne à la structure (et donc n’est pas une « intériorité » à proprement parler, bien qu’elle se prête telle pour tout je) laquelle réclame une articulation, dit autrement une réflexivité.

D’où la nécessité et quelque part l’intuition brute, que la réalité, soit les réalités (puisqu’aucune réalité-une ne vient couvrir ou chapeauté les réalités déployées) est suspendue dans ce que l’on désigne comme présent, qui n’est nullement le « temps » comme présent (entre le ce qui est passé et ce qui est à venir) mais le présent que exister.

L’exister est cela qui suspend toute réalité dans l’élévation de la Possibilité.

Ou autre formule, étrange ; la colonne du présent.

On tient le présent en tant que fonction absolue, cad formelle, ou dimensionnelle, ce qui voudrait dire réelle absolument parlant. Dans les deux cas il s’agit effectivement, dans l’effectivité même, du réel ; le réel fonctionne en tant que roulant sur l’actualisation qu’est et qu’est totalement (il n’y a pas de réalité ou de réel non accédé, où, existerait-il ? ) le présent, l’exister, l’effectivité brute.

La question (outre que l’on annule la question le néant/l’être, puisque l’on considère que le néant existe et que n’étant rien du tout, il n’offre aucune résistance s’opposant à l’être, et que donc tous deux sont effectivement existant, et qu’ainsi ce qui règle ce qui est, c’est le Possible brut, devenant ; qu’est-ce qui se passe une fois admis que le réel est l’actualité absolue du néant et de l’être ? Et on commence d’y répondre par ceci ; le réel devient.

On se demande ce que signifierait une « réalité » ou « la réalité » qui ne deviendrait pas … Sous-entendant que ça n’existerait pas. Pour une raison qui est relativement facile et pour le dire tout à fait fondamentale ; ce qui est une réalité existe soi en tant que rapport(s), avec un « s » puisque dès qu’il y a rapport il y a rapports ; un rapport tout seul n’a aucun sens (et donc on suppose que les rapports sont en nombre infini, ou dit autrement dés que cela ou que l’on détermine on ne cesse plus de déterminer ; la réalité existe infiniment en extension de quantité (ou en intensité d’énergie). Ni la question de l’être-néant, ni celle de l’infini ne sont en cause (ce sont des faits admis absolument, étant entendu que la règle de « ce qui est » (prononcé abstraitement) est le Possible brut). Ce qui existe en tant que rapport(s) existe en et par lui-même ; dieu crée une réalité "autonome" qui doit tenir d'elle-même qu'elle est les rapports qu'elle existe dans le déroulement d'une actualité, cad d'une actualisation se tenant elle-même (il n'intervient pas toutes les 3 secondes...)

Étant entendu que « ce qui est » se déploie totalement, et que donc le fait est d’une positivité immanquable en quelque sens que ce soit, la question, déplacée, est celle du comment et du pourquoi.

Or on présuppose que si le réel est l’acte d’exister brut, alors ce qui existe est le mouvement. Et si le mouvement est la structure même de ce qui est, alors il ne cesse pas. Si jamais le mouvement cessait, toute réalité disparaîtrait et donc n’aurait jamais existé.

Deuxième déplacement donc ; si le mouvement est cela qui existe (et cela seul qui existe, en une fois, puisque le mouvement étant formel, non déterminé, ne peut pas être composé, c’est une forme brute), le problème est la nature du mouvement ; dont on remarque immédiatement qu’il conserve la règle même de ce qui est admis ici comme effectivement existant ; le possible. Le mouvement, toujours absolument possible, re-prend l’initiation même qu’un réel il y a, à savoir le Possible pur.

Donc le réel se poursuit et il se poursuit en tant que « se réalisant » (ce qui est la nature même qu’il y ait « une réalité », totale et totalement déployée).

C’est en ce sens que l’on a admis que la structure du réel, absolue, formelle, fondamentale, initiale et significative, sera celle du sujet. Pourquoi ? Parce que le sujet est cet être qui n’est pas un être mais un rapport et que donc ce rapport se rapporte non à quelque ceci ou cela (auquel cas il perdrait sa qualification même de sujet, de rapport, et donc s’effacerait dans une détermination quelconque, étant entendu que toute détermination est quelconque, elle se compose et décompose, se distingue d’autres, dans la processualité indéfinie ou infinie des finitudes),

mais se rapporte à lui-même. En quoi on a reconnu l’arc de conscience qui est le rapport qui se-sait en tant que rapport, comprenant ce se-savoir non comme une connaissance (par quoi il tomberait dans la détermination, serait-(elle celle de la épinée, qui est un repérage de finis tendus par une activité intentionnelle, et qui donc revient toujours à un sujet qui seul est l’universelle activisme), mais un se-savoir, le signe de (soi), le signifiant même (le verbe qui tient de l'intention initiale).

La différence qui s’impose étant que ce qui existe comme rapport (et donc n’est pas) est seul capable de perfectibilité.

De la perfectibilité on a reconnu qu’elle était la seule perfection qui ait un sens.

Ce qui est seulement parfait est fixé, voire figé et donc ne peut pas exister (aussi tout se meut).

Si tout se meut ça ne veut pas dire que tout parte et disparaisse mais que le mouvement est cela qui existe ; et cela seul qui Ex-siste.

Donc on en revient à la colonne du présent brut et pur actualisant la totalité de « ce qui est » (abstraitement désigné). Et qu’alors la question véritable est celle ; que se passe-t-il ? Comment le réel ne cesse pas ?

Seul ce qui est sujet, cad rapport, est capable de re-venir sur l’initial et le terme. Rappelons que l’on se situe alors non plus du tout dans le temps ou l’espace, mais dans le Fait absolu du présent, comme Fait d’exister brut.

Dit autrement on admet, si l’on se repère au dimensionnel (et non selon le degré du fonctionnel) que le réel suspend la totalité de la réalisation selon l’activité formelle du réel brut et pur, du présent ; tout est dans ‘actualisation absolue, formelle, qui tient dessous soi les réalités, les réalisations, les choses, les êtres,bref tout ce que l’on voudra.

Ou donc la forme brute - présent actualisant -  existe toujours structurellement en quelque point de la réalisation, de manifestation, de la réalité déployée dans son déploiement même. Il est ce en quoi tout le reste est, tandis que lui ex-siste.

Donc ce qui existe soi-même comme rapport, à savoir conscience/de/soi (dans lequel rapport le « soi » est le rapport lui-même et non un soi quelconque, donc ce que pierre fait de lui-même et non ce qu’il est, puisqu’en tant que je il n’est pas, il existe, et donc ex-siste, en tant que mouvement brut et pur).

ce qui existe sait (du se-savoir du rapport, un rapport se sachant de fait) le mouvement,

Il ne sait même que cela ; le reste est signifié mais non signifiant brut et pur.

On ne peut pas y accéder sans en payer, sacrifier, le prix. Et on n'y accède pas, on l'ex-siste. Autant qu'on peut, ce qui n'est pas beaucoup.

Ou donc ; le je n’est pas une « subjectivité » (il ne se regarde en aucune image ni ne désire en aucun objet), mais cela ne veut pas dire qu’il s’agisse d’un universel, abstrait ; il s’agit de la structure (objectivement absolue) sujet (absolument je et un en tant que rapport).

En vérité c’est la structure-je qui est absolument universelle ; puisqu’en elle le rapport se-sait ; ce qui veut dire que seul il est capable de stratégie, ou de Possibilité.

Identifier ce se-savoir, ce signe, cette signification, ce signifiant brut, qui s’actualise (forcément puisque c’est un rapport), à une pensée serait tout à fait déraisonnable. Il vous appelle, puisque vous voici déjà pris dans le rapport, dont l’autre bout nous saisi, ce qui veut dire que l’on ignore aussi l’initialité ; de où débute-t-il ? La nature même du rapport est non situable. C’est seulement qu’un moment « je » apparaît.

Ça ne veut pas dire qu’il serait un sous-produit. C’est bien de s’instancier comme je qu’il y a un rapport. Que serait un rapport qui ne serait pas sujet ? Rien. Il se tiendrait d’un côté ou de l’autre, mais pas un je, cad un acte, un mouvement, et précisément que seul le mouvement existe. Le reste est, et découle de l’exister. Une détermination déjà morte ou inerte ou passée ; un infini vide et abstrait, l’universel de la pensée générale, l’infini comme qualité en elle-même ; or l’infini s’applique à, est relatif à un réel désigné et non pas valant en soi ; la question étant ; qu’est-ce que ce réel ? Ce qui revient à dire que l’infini est très commun, et de la nature même de ce qui est, et qu’ainsi il est censé exister quantité d’infini ; ce qui est « infiniment » ne peut pas limiter une nature, une réalité, un réel, une structure... Déplaçant la question de ce qu’est cela qui existe (et non de sa quantité, cad de sa qualification universelle telle ou telle).

De toute manière d’un caractère universel on n’apprendra pas l’essentiel ; à savoir que ce sera un rapport et sans être amené à percevoir ce rapport (il sous-tendra de lui-même des particuliers ou des un peu moins universels, pour ainsi dire, des séries ceci ou cela). Et admettons le Rapport lui-même, on n’en saura pas plus en soi, mais il permettra de dresser une stratégie… et d’organiser non plus des idées mais des règles, dont les comportements, les patrons, les diagrammes, les schémas, lesquels seront essentiellement des possibilités, selon le monde, le moi, la vie vécue, la perception ; une esthétique est une série, mais vivante. Elle se perçoit dans, comme, par, selon, vers le monde. De même les mathématiques dressent des plans. Ce qui veut dire que la véritable majorité de ce qui est vécu est de l’ordre de la possibilité (de perception, de décision, de capacité, de projets, de désirs, etc).

Or cependant il n’est pas question de dénier l’universel ; qui conserve en soi la forme, la formulation du rapport (sinon on désigne, on pointe du doigt la chose qui est-là, une chose commune ou naturelle) ; sans pourtant nier le rapport en tant que tel ; à savoir que la seule forme compréhensible que nous connaissions du dedans (d’un se-savoir) est la structure-sujet ; puisque le sujet est ce qui existe à la fois au devant et en arrière, en avant et en retour ; ce qui fait re-tour. Et ce qui fait re-tour c’est non la forme de la réflexivité (relative à la métaphysique, de la pensée), mais au « nouveau tour ».

dont on a dit que Descartes justement nous joue un nouveau tour. Et donc étend le rayon de la « pensée » (redéfinissant la « pensée », la réflexivité, en attendant Kant et Hegel et puis ensuite « cela » qui pense et n’est pas « de la pensée » ; Husserl, Sartre, Lacan).

Ceci étant il s’agit de passer outre les catégories… les catégories universelles. On abandonne l’infini (qui paraît la brique commune de ce que l’on nomme « le réel », et par quoi « le réel » est en soi beaucoup, beaucoup, énormément plus ‘grand’ que l’infini. De même l’espace ou le temps. On a basculé à vrai dire depuis longtemps de l’autre côté ; depuis Descartes c’est tout à fait autre chose et autrement qui s’avance.

On veut dire que, de même qu’on admet la pensée des penseurs pour vraie et effective (ils n’étaient pas sots … pas plus que nous en tout cas ! C’est le moins), de même on admet que le christique crée, découvre, révèle (comme on veut) la structure-même. Rien n’est égaré (pourvu que l’on entame une perfection ou perfectibilité suffisante, une conditionnalité élevée) ; donc tout est vrai (c’est juste que l’on ne comprend pas correctement « ce qui est arrivé », de même qu’un philosophe ne comprend pas forcément ce qu’il implique, Kant, puisqu’il décrit ce qu’il voit, au plus proche et au plus intelligemment ou intellectif, mais comme c’est un réel, une structure effective il n’en fait pas le tour, comme une chose dont on ne perçoit pas à la fois toutes les facettes).

Si il est supposable qu’au travers d’idées et de systèmes d’idées on se trompe, lorsque ‘lon admet une structure (l’arc de conscience, qui n’est pas du tout « de la pensée » ou de la représentation) alors elle ne se trompe pas ; et si elle ne définit pas strictement (son « être ») c’est bien parce qu’un « être » elle ne l’est pas ; c’est un rapport et donc aucune définition ne la circonscrit (de là que l’on aboutisse toujours à un ineffable soi-disant, l’être, le bien, la pensée de la pensée, le un, dieu ou le sujet ou le réel) ; c’est sa nature même, son essence en propre que d’échapper à la détermination (étant la forme des déterminations, le réel des réalités).

Nous sommes entrés, depuis le christique, au moins, dans la forme même, ne l’ayant évidemment jamais quitté et c’est bien l’Intention, l’intentionnalité qui se montre par dieu, le un tout-autre ; ce qui est un et tout-autre c’est justement que ce soit une intention, un rapport (qui s’appartient-à-soi, puisqu’un rapport qui ne serait « lui-même en tant que lui-même », n’a aucun sens ; mais inversement que le rapport soit à lui-même n’entache pas sa nature de rapport, et donc l’altérité interne. L'Intention de la capacité d'un sujet qui modifie y compris les conditions initiales de son "être", qui n'est pas un être ; on ne voit pas à vrai dire comment il pourrait en aller autrement ...

Par quoi on retrouve la logique que l’interne, selon un rapport, est un externe.

Que l’intériorité du réel soit précisément le plus externe possible (l’exposition, la manifestation, l’apparaître) signifie tout particulièrement bien la nature et la structure de ce qui est un « réel ». et comme c’est d’une nature formelle, il est unique.

C’est naturellement que l’on navigue dans et par l’ineffable ; puisque ce qui apparaît ce sont les réalités, mais la forme qui les entoure n’est pas dans le visible ; elle est la visibilité sans laquelle les choses n’apparaîtraient pas (et il y a une réalité parce que déterminée, ce qui veut dire distinctive).

Aussi l’arc de conscience est-il articulé sur le présent, cad le Bord de la réalité et dispose ou se prédispose antérieurement à tout ce qui apparaît dans le donné ou apparaîtra (puisqu’aucune réalité ne nous vient si nous la signifions pas, d’abord selon le groupe puis selon les expériences absolues cad formelles, de dieu,de l’être et du sujet, se concluant sur le réel).

Ce qui veut dire que l’ensemble de ce qui est réel se joue constamment en chaque instant.

L’ensemble est remis en jeu, en situation, en une orientation, en une possibilité et une capacité.

Ce qui est réel, ou dit autrement la forme même du réel. Ce que le christique, la pensée, dieu, le sujet et la révolution (la conscience de lui-même de l’humain et du moi, puisque la personnalisation a suivi bien évidemment l’humanisation universelle) saisissent absolument.

La non considération de ce Fait absolu, de cette forme exclusive et unique c’est le (très fameux) nihilisme. Lequel s’efface patiemment de la réalité, ne supportant plus le réel, ne supportant plus l’arc absolu, forcément absolu du réel brut (croit-on qu’il puisse exister ce Réel sans qu’il se propulse immanquablement et irrémédiablement au plus haut point de sa possibilité ? D’une part.

Et qu’il soit en lui-même, le-Réel, en recherche de sa plus grande capacité ? D’autre part.

Et comment cela serait-il possible (cette Possibilité qui définit précisément ce dont elle est la règle ; seule la possibilité brute peut s’instancier comme possibilité pure) sans que de par sa suspension in/finie du présent, le présent retienne justement toute la possibilité constamment afin qu’elle soit à elle-même son jugement, sa distinction, sa décision, et qu’elle, en tant que structure-sujet (de qui seule peut dépendre la possibilité) se tienne dans-sa-propre-vue ?

On suppose ce faisant qu’il n’est qu’une seule orientation, direction, focalisation possible du réel, de ce qui ex-siste (même si on - connaît - pas cette possibilité ni notre capacité, on - sait – cette vision). Et on nomme cela historicité. Étant entendu que pas un seul ne s’est avancé sans tenir solidement ce qui le précédait, et puisque la structure même du réel est d’avancer, d’avancer non selon le temps seulement mais selon la verticalité.

L’arc (de conscience dans l’arc du présent actualisant, constamment, la Possibilité, cad le Réel même) ne doit pas être brisé. Or il dépend de lui (et de lui seul) qu’il le soit ou non. C’est uniquement en terme d’exigence que l’alliance se noue. Ce qu’avait bien repéré Sartre ; comment s’engager ? Reprenant ni plus ni moins la question fondamentale du christ (ou Badiou la fidélité) ; comment obtenir que notre fidélité, notre foi, notre engagement, notre capacité, notre volonté puissent se tenir de la vraie finalité ? Que la liberté a pour but la liberté en elle-même, et puis ensuite seulement des propositions secondes, et plus loin secondaires et distrayantes (ou désirantes). La liberté est en dehors, et se discerne en et par elle-même et ensuite seulement aura d’éventuels effets. Parce que sinon les manifestations (dans le monde) seront possédées par des causes (relatives au monde, au donné, au vécu, au corps vivant) et non effet de la grandeur de la liberté, de l’autonomie de l’intention (en quoi on reconnaît aussi bien le christ que Descartes ou Kant, mais aussi la pensée, depuis les grecs, ou encore la poésie découlant d’elle-même, ou la révolution qui « se-veut », on ne sait pas pourquoi). Dit autrement ça vient du dedans, du re-pli, du pli antérieur aux plis (qui sont des effets, tous, sauf le pli antérieur, seul et unique).

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Proclamations du devenir humain et personnel

1 Janvier 2022, 09:42am

Publié par pascal doyelle

Les juifs inventent, reçoivent, se voient assujettis, transformés en sujets, sujets non pas en eux-mêmes d’abord mais d’abord d’une Intention infinie, qui de tribu les créent en nation. Ils subissent l’absolue volonté d’une Intention et dans cette libération, se produit le rassemblement des volontés, d’une nation intentionnelle, qui ne manque pas de se proclamer face aux autres nations, qui viendront. Pourquoi cette Intention ? Que veut-elle ? Que signifie « une intention » ? Une intention formelle, vide, mais exigeante et donc exclusive ; puisque ce qui est intentionnel est unique. Ils n’y comprennent rien, c’est difficile de se représenter, dans le monde, le donné, les réalités déterminées, toutes, une « intention » qui est, forcément, hors du monde (à preuve elle dit qu’elle a tout créé ; tout est hors d’elle, tout est au-devant d’elle, et elle n’apparaît ni ne peut apparaître dans le monde donné ; il est la Vie (ce qui veut dire « ce qui ex-siste ») et ce qu’il crée ça n’est pas un monde donné mais des rapports, choses ou êtres ou donc notre liberté (le rapport qui a rapport avec (soi) comme rapport et non comme être) ; liberté et égalité et fraternité, comme on dira plus tard ; mais alors qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce qu’il veut ?

Les grecs créent la pensée, la démocratie, la science, l’esthétique (valant pour et par elle-même, dégagée des rituels et du groupe, puisque de toute façon il s’agit d’un univers grec divisé, de cités jalouses) et supposent soudainement un universel, qui s’étendra bien au-delà. On peut formuler, intentionnellement, consciemment (ne se référant plus à la communauté de paroles), formuler des rapports de telle sorte que l’attention se fixe de l’un à l’autre rapport et donc en cohérence (sinon se raconte n’importe quoi n’importe comment, non seulement on ne peut pas le communiquer, mais surtout on ne comprend rien à ce que l’on dit ; il est admis dans ces nouveaux rapports explicites qu’ils soient organisés en clarté, et si cohérence il y a ainsi système, et repérage du système, dont l’auto-cohérence est la première exigence, et l’adéquation aux choses étant non pas secondaire, mais seconde, jusqu’aux sciences qui substitueront aux rapports de la pensée les rapports des nombres (un étant le rapport de un à lui-même, et soustraction ou addition, cela doit reformer le un, ou alors l’expliquer par des fractions ou multiplicateurs de un, etc ).

Le christ crée le Fils de l’homme, le regard unique du un tout-seul, bafoué, humilié, crucifié ; puisque les grecs ont découvert, dé-couvert, le monde donné là ; l’être du monde ; qu’il y a un monde en-dessous de tous les mondes ou images ; le christique saisit qu’il n’existe que des corps, singuliers, un par un. Dès lors tout est complet ; la pensée pense le monde, le christique rassemble la vie, la vie vécue de chacun à partir d’un point forcément-autre ; au-delà de la mort, ce qui veut dire au-delà du segment naissance-mort. Et donc chacun renaît.

Et la puissance absolue du christique est son ouverture infinie ; tout est compris dans le segment naissance-mort ; chacun se découvre une vie vécue et la considération de cette vie vécue. Et ce non sous l’angle de la liberté (il faut néanmoins se libérer du vieil homme, de la chair, de l’épaisseur et des ténèbres du monde), mais en celui de l’égalité, de chacun et de tous sous le regard du un tout-seul.

Chacun renaît de ce qu’il ne sera pas jugé mais pardonné (et échappant à la rigueur de la Loi de l’AT, et du dieu unique qui exigeait) ; ça n’est plus la Loi mais l’intention, et cette fois l’intention de chacun, la minuscule intention, et non plus l’Intention de dieu même. Vous vous égarerez, mais peu importe ; tenez l’intention, ne la perdez pas, ayez, littéralement, confiance dans la confiance qu’il a placée en vous ; elle est déjà là (le royaume a commencé) et sera toujours là (rien ne peut effacer une intention, un acte, un fait oui, mais une intention, non ; c’est un rapport infini.

La pensée peut bien vouloir installer l’intention dans la finitude (de la pensée, qui n’est toujours qu’une par une, serait-elle liée par raison et universalisation, ou ânonne ; Descartes rompt que la pensée soit métaphysique, elle est structure du je), elle ne peut atteindre l’infini réel, cad l’intentionnalisation ; l’universalisation est une variante seconde (mais non secondaire, dans la dimension du structurel il n’est pas de secondaire, le secondaire se rempli d’immédiatetés, ou de ténèbres), une déclinaison de l’intentionnalisation, et c’est l’intentionnalité qui est mise en jeu christiquement. La plus grande verticalité qui soit. Le singulier, rapport, se dévoile comme l’universel seul réel, puisque constitué du seul rapport à (soi)initial (et lié absolument et formellement à l’Intention unique de dieu le père, le père de toutes possibilités, le vivant donc, l’existant au-devant de lui-même, et donc de tout). OU dit autrement le rapport à (soi) ne peut pas se transformer en ces contenus qu’il fabrique, produit, invente, crée ; le rapport initial sera toujours plus étendu, et fondamentalement diffère en nature de quelque produit que ce soit ; serait-ce l’universel comme pensée, qui est toujours finie, déterminée. Et de même le je sera toujours autre que sa perception, son relationnel, et même évidemment toujours autre que « lui-même », cette identité, laquelle est bricolée au long d’une vie héritée, vécue, et même décidée ici et là (rien de ce que l’on ‘veut’ ne réabsorbe notre je, Sartre ayant eu fort à faire pour placer une quelconque idée de « destin » ; on fait le mal que l’on ne veut pas, et ne fait pas le bien que l’on veut, St Paul ; livré à sa décision strictement individuelle, le je n’est rien ; de par dieu, l’universel, le sujet (qui est une structure-sujet) et le réel le je de-vient dans le Rapport qui le saisit, et non dont il se saisirait ; le je n’existe que dans ce plus grand rapport, or présenter un grand rapport c’est présenter Le Rapport lui-même, qui étant formel ne se divise ni ne se décompose en déterminations).

C’est la structure qui est venue au-devant. Pourquoi voudriez-vous que ce qui existe en tant que rapport soit dans l’incapacité de manifester sa structure, le rapport qu’il est ?

Il se signifie ; non pas se connaît, mais étant dans sa propre Vue, chacun peut le Voir. Descartes ne présente rien d’autre que la vue directe du rapport lui-même. Le christique, de même. Et dans les deux cas in/finiment.

Abandonner l’intention, c’est une félonie, une trahison, un abandon, une non-volonté (impossible puisque l’on ne peut pas ne pas vouloir, ne pas intentionaliser, ce sera donc une volonté méchante et stupide, qui se rend idiote, et une perte de soi, une perte de (soi). Une facilité en vue d’une détermination quelconque et basse. Il n’y a que l’in/fini qui soit admissible, lors même que nous en sommes constamment incapables ; cette impuissance importe peu. Puisque le registre véritable est intentionnel et non pas factuel. Et donc le christique emporte la mise ; vous vous égarerez, mais cela n’a pas d’importance, votre intention seule compte, et du reste « vous sera comptée », elle vous portera vous-même à votre propre crédit, et non pas « jugée » extérieurement ; comment pourrait-on juger une « intention » extérieurement (selon une Loi) ?

Dès que s’effacent les mondes emplis, les mondes de la parole communautaire partagée immédiatement nés, dans un monde donné emplis de contenus, la structure (dieu, l’universel, le sujet, le réel) apparaît ; elle surgit et se signifie. L’in/fini (le réel, le réel comme forme des réalités, dont la structure est le présent, ce qui veut dire, pour nous, êtres humains, l’actualisation du je) est paru sur la scène de la réalité ; non comme pensée mais comme signifiant formel (dont le signifié est autre, le christ repart et nous laisse le signe de l’accès).

 

Monde unique universel grec et romain,

et christiquement le corps individué formellement signifié ; par le regard absolu du christique, qui évidemment « n’est plus là », nous a ouvert la possibilité et devait se retirer mais « est encore là », nous délivrant l’Esprit Saint « afin que nous puissions comprendre » le rapport infini qui n’est pas du tout clair, et qu’il faudra inventer, créer, poursuivre la Création, découvrira notre véritable intention, mais fondamentalement la Créer ; elle n’est pas, elle doit Ex-sister, ce qui existe doit acter effectivement son véritable et actualisé rapport, un rapport n’est pas abstrait mais vivant ; le christique est la vie (ici, l’existence-même).

(le christique est un champ tellement infini que l’on n’espère pas du tout en venir à bout en quelque sens que ce soit … il est incompréhensible qu’une telle densité ait surgi en une fois (en en centaine d’années ou un cinquantaine, avec Saint Paul ; puisqu’il signifie le point exact du je en tant qu’intention, en tant que champ intentionnel, il porte tout, tout ce qui peut exister ; le chemin, la vérité et la vie)

 

Les suisses, les anglais, les américains, et puis les français élaborent le peuple, la démocratie, la nation modernes ; d’abord par la liberté (anglo-saxons) puis selon la formule de liberté et égalité (qui lie, rend complexe et réfléchie, organise la simple et seule liberté ) ; et les français proclament, proclament historiquement (non « nous le peuple » mais « déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen ») et sans trop savoir ce qu’il en est (tout en le sachant fort bien) ni ce qu’il en sera ; ils n’y comprennent rien, mais ils le décident et le déclarent à tous les peuples, l’extension de la proclamation à tous les peuples, toutes les nations potentielles, et chacun orienté en et par lui-même dans son statut de citoyen compte-tenu des autres sujets libres. À charge aux français, et aux autres, d’expérimenter cinquante modalités de cette Révolution (laquelle est unique, il n’y a qu’une seule révolution possible, et ses variantes plus ou moins qualitatives, si l’on peut dire).

 

Cette extension de l’universalité de la liberté, qui a dû s’acquérir indépendamment, et même envers et contre le christianisme (et les églises) rendant à chacun qu’il acquiert (Descartes) sa propre capacité ; chacun relève de sa propre intention (le christique se chargeant fondamentalement d’accueillir cette liberté, en, non plus jugeant selon la Loi (à laquelle il était difficile, voire impossible, de se soumettre) mais se pardonnant (puisque, chacun, le sait, « on déconne, on ne fait que cela, tout le temps », Lacan). Se pardonnant à condition de ne pas oublier son intention décidée et tenue. Tenir le pas gagné.

Le changement de dimension est fondamental ; passer de la Loi à l’Intention, par laquelle le christique ne fait que cela « pardonner»  (puisque c’est votre intention qui vous sera révélée et vous « jugera », et non le christ). Ne craignez pas de vous tromper, mentir, trahir, égarer ça arrivera constamment.

 

La raison en est que votre intention est toujours, cad structurellement, plus grande, que ses effets ; ses effets sont toujours quelconques, sinon nocifs, ou encore totalement dévastateurs ; il y a une disproportion entre la volonté ou sa version étendue, l’intention, et ses résultats ; il faut toujours reprendre l’intention afin de la perfectionner, de la poursuivre, de la rendre plus complexe et plus simple, plus réelle et donc moins irréelle (par quoi on poursuit des fantasmes ou de pseudo résolutions, qui tournent en rond, qui tournent en boule, qui nous rendent cinglés, zinzins, perdus, n’obtenant même plus que nous puissions remonter, relancer, recréer l’intention ; il s’agit là du sens même de la Création, ou du Créé en tant que processus absolu, cad formel, de poursuite du réel ; le réel se marque de ceci ; son rayon d’action doit ou devrait devenir plus grand que son point de départ ; aussi toute la réalité est orientée. 

Évidemment cela signifie qu’il faut élaborer cette intention, cartographier ses possibilités et elles sont en nombre indéfini, recouvre cent milliards d’existences, de vies, de choix, de visions (d’esthétiques, de poétiques, de politiques, etc ; depuis que l’on a découvert que les contenus, de conscience, ne venaient pas d’eux-mêmes mais que nous les créons, depuis 3000 nous ne cessons de créer).

Élaborer cette intention, individuelle, c’est non seulement penser une idée, mais activer et actualiser et constamment relancer le corps ; une religion, christique, une littérature et une représentation de soi dans la société humaine humanisée, un peuple spécifique et distinct et qui se sait en tant que tel, mobiliser un ensemble d’affects et de considération de soi et des autres ; se concrétisant historiquement en tel-peuple (préfiguration du Royaume évidemment ou de Cité, secondement). Or donc il fallait que cette élaboration soit coordonnée ; on se libère non pas soi seulement mais tous, de sorte que tous relèvent constamment soi et soi continuellement tous (la liberté simple anglo-saxonne est concurrentielle, voire rivalité brutale, et aboutit à un Empire, jeté sur le monde, et non un Royaume).

 

Ontologie orientée en-avant.

Il est admis ici que la « pensée » cad la réflexivité ou mieux la réflexion sur notre « être » (qui n’est pas un être, sinon il serait du monde) s’est déployée comme une très réelle et effective et efficace technologie et élaboration ; la réflexivité ne s’utilise pas seulement sur des pensées ou des systèmes (assurant leur surveillance et cohérence) mais sur l’observation, l’expérimentation, la décision, la création et l’actualisation d’un « être » que chacun éprouve absolument (la plus grande épreuve de soi constituée par le christ, qui donne tout ce qu’il est et se maintient du point le plus haut, élévation, et le plus autre qui se puisse). Et dont on éprouve absolument et formellement et concrètement (en un corps, d’où l’achoppement initial et initiateur du christique ; ceci est monde corps) en tant qu’intention (ce que n’importe quelle pensée voudrait recouvrir d’une détermination, si possible « élevée », mais aucune ne parvient au niveau, au degré d’intensité, d’investissement, de Vue, de vision adéquate ; il n’est en vérité que le je et chaque je, le chaque-un, qui perçoit ce qu’il se peut exister (et avec éthique, effort, faiblesse insigne, pauvreté et difficulté, bref une éthique, point). Et on ne peut pas l’acquérir, et s’y maintenir, sans activisme et extrémisme, parce que le réel est en lui-même extrême, extrêmement dans la capacité d’avancer encore plus avant. Comment se pourrait-il que le réel ne se situe pas précisément au plus extrême de la Possibilité (il est la possibilité même).

 

C’est pour cela qu’il existe un présent (le Bord de tout ce qui est, et par quoi on bascule del’être à l’exister, sous condition de tenir le faisceau de conscience à partir du Bord, et du Bout, du tout-au-Bout) et que toute la structure du réel tient en et par ce présent ; le présent appelle et vient d’en avant ; le réel est en avant ; dieu, la pensée, le sujet, le réel, ou ce que vous voudrez bien y investir, mais il faudra réellement y investir… parier et vouloir, et décider, mais surtout intentionnaliser ; la différence entre la volonté abstraite et l’intention, ou l’intentionnalité, est que celle-ci doit conformer un Corps (et non un objet, et que l’on ne peut pas « être » ce corps, sinon imaginairement, cad faussement, mais qu’il faut l’exister ; raison pour laquelle le christique emporte son corps, tout entier et toute sa vie vécue, pour un autre-corps).

Le corps du christ par ex, ou ensuite, se cherchant, le corps de la perception déployée par les esthétiques, poétiques, romans, cinéma, télévision, et l’esprit couvrant le corps de signes de la société du 20éme et 21éme ; en bref cet autre-corps, cette autre-surface du corps qui porte des possibilités via les signes qui sont des rapport et donc des possibilités. Pour soi ou pour les autres, pour la perception (les esthétiques créant la possibilité d’autres esthétiques, suivant littéralement un entraînement de possibilités et de capacités et d’investissements) et pour la réalité, la réal-isation.

Le point central est l’acquisition de l’utilisation de la conscience, de l’intentionnalité, qui au début se laisse naturellement guidée par ses contenus ; elle y croit et d’autant plus qu’il s’agit de croyances du groupe, qui forme l’horizon ultime de quantité de tribus, peuples, royaumes, empires. Le groupe fait fonction de vérité et de véridicité (de contenus d’une part et d’autre part d’acquisition ou de préservation des contenus, leur survie dépend de la stabilité du communiqué, entre vifs et de transmission, entre générations). Évidemment toute la problématique (l’unique problématique) est de déterminer les rapports, cad les contenus ; on croit que le soleil est un dieu par ex ; que ce monde de parole et d’échanges (l’égypte ou les mayas) est tel quel et tel que partagé (puisque tout le monde y adhère et que personne n’existe extérieurement).

Soit.

Mais le problème réel est d’entrer le rapport lui-même dans le rapport ; de rendre stratégique le disposition du rapport , et donc d’élaborer qu’il soit signifié et saisi par chacun.

D’en dresser l’activité, d’en élaborer les possibilités, d’en cartographier l’historicité, de positionner ses points d’accès,

- disposition du rapport à soi, du rapport à lui-même, de sa capacité ; il ne s’agit pas de Pierre ou de Corinne mais du je en Pierre et en Corinne, de ce que son je fera de Pierre ou de Corinne ; par quoi le je n’est pas universel au sens abstrait mais le seul universel réel, cad le rapport singulier qui seul peut disposer de soi en avant de soi en tant que rapport ; l’universel, abstrait, est une déclinaison du rapport initial et originel et original ; on ne a vu la raison ; ce qui existe en tant que rapport peur modifier le début et le terme, le terme et le début et re-venir, comme une première fois à chaque fois qui efface et relance ; le rapport est ce qui fait re-tour, un nouveau tour, sous considération de cohérence évidemment sinon c’est juste n’importe quoi, et en tant que cohérence le rapport est historicité ; il se tient, au-devant et en arrière de lui-même, il est non-temps avéré -

 

autrement dit de positionner le rapport comme inventeur, et absolument parlant créateur ; c’est lui, le rapport, le champ intentionnel, qui crée les contenus. Puisque l’in/fini fut actualisé (christiquement et selon la pensée, finie, en son mode propre) et que la liberté (cartésienne et révolutionnaire) actualise l’actualité ; et de fait elle fait-historicité brute, comme dieu.

Et prendre conscience de la production de ces contenus revient à situer dieu (l’intention), la pensée (et le déroulement potentiel de l’intentionnalisation, cad l’universalisation des internationalisations, des idées, des contenus devenus rationalisés, puisqu’il faut les ordonner pour les produire adéquatement, adéquatement non d’abord au donné (sciences qui viendront) mais par rapport à eux-mêmes ; et une œuvre esthétique est proportionnée à son apparaître même, cohérente, adéquate à sa beauté ;

et surtout en considération de soi ; le christique est la conscience de la continuité du Créer, celui de dieu, et il le dit ; vous êtes frères et cocréateurs, en adoption. Et de chacun comme élaborateur de sa propre considération (rapporté instantanément à autrui, puisque le christique est l’égalité du rapport, qui rend possible la possibilité de tels rapports, ce que l’antique, même les grecs, ignoraient, sinon via une médiation ; la puissance de César ou la pensée ou l’héroïsme, bref une valeur et non pas une structure réelle, valant infiniment en et par chacun).

mais élaborer le rapport que l’on est de telle sorte qu’il manifeste le je que je suis, le sujet, c’est intégrer dans le champ intentionnel la manœuvre, l’utilisation du rapport par lui-même, l’utilisation de la conscience par elle-même, et par quoi elle doit dire « je ». et placer en conséquence le dit « je » dans le champ de telle sorte que l’on puisse certes le présenter aux autres (pour qui se je doit être exister, et donc être manifeste, visiblement ; « je ne suis pas un libre ou un esclave, ni un homme ou une femme, ni juif ni grec, ni riche ni pauvre, etc »),

mais également et surtout fondamentalement donc que « je » soit présenté à lui-même et désigner/ entrer dans une/des stratégies. Et donc organiser la réalité humaine (universelle) et absolument personnelle (individuée).

Il ne suffit évidemment pas de proclamer « l’égalité, christique, et la liberté, cartésienne, du je ». Il est impératif de structurer l’ensemble de toutes les stratégies de rapports possibles, réels et reconnus (des uns et des autres, puisque cela ne peut se faire sans toutes les autres conscience-de-soi) ; et ces rapports stratégiques constituent l’ensemble de tous les rapports de ce corps à lui-même, en tant que chaque corps lance une stratégie propre, une résolution de l’équation, et ce dans tous les domaines (poétiques, esthétiques, éthiques, politiques, etc ) d’humanisation du monde et de personnalisation de cette humanisation ; en quoi consiste la dernière grande révolution des années soixante, qui propulsèrent sur le monde tous les registres du moi, de cette personnalisation (de ses libérations et égarements évidemment). Personnalisation(s) en nombre évidemment indéfinie, relevant de chaque un, et créée au sein de l’humanisation datant déjà de 2 siècles depuis la révolution. Et le monde s’est couvert de signes et de comportements, tout à fait autres et nouveaux profusions et décentralisations généralisées en tout et pour tous et par tous (récupérés industriellement bien sûr mais là n’est pas l’essentiel).

Puisque la finalité est que chacun s’institue comme centre, certes et puisse se gérer (ce qui ne se peut sans se créer et créer ses possibilités, sa potentialité, littéralement ontologique et divine, au sens d’onto-théologique, strictement parlant, puisque le théos est venu se réaliser, se rendre réel afin de continuer la Création, le Créer, ou plus généralement divine, touchant au possible même de ce qui est, d’une part et de ce qui existe, d’autre part, de « ce qui est possible du possible »), et centre décentré (puisque personne ne peut organsiner la réalité, la vie, soi-même sans adopter le point-autre, dont le christique est probablement l’absolu encore incompréhensible et en lui-même hors de toute proportion, au point qu’il prévient « vous ne pouvez pas devenir sans le secours de celui qui a créé et crée le devenir même », le dieu vivant, le grand rapport de tous les rapports (choses, êtres, rapport au rapport lui-même)

ou à tout le moins (pour ceux qui ne croient pas) « vous ne pouvez pas devenir sans le signe suffisant de la possibilité brute et pure du devenir » (la pensée et l’être, le bien et le un,etc, le sujet et l’historicité, la révolution donc de la liberté-égalité, ajoutons tout ce que, véritablement, on ignore encore la « révolution » telle qu’en elle-même).

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Signe vers la perfectibilité

25 Décembre 2021, 09:16am

Publié par pascal doyelle

On fait court, et dru.

C’est seulement que l’être est contenu dans un mouvement et que ce qui existe, ex-siste, est le mouvement. Donc le mouvement est seul réel. S’il est seul réel, il ne se fige pas, jamais (sinon tout disparaîtrait, et en vérité ceci, ce gel du réel, est impensable et à peine imaginable, sinon abstraitement).

On envisage donc la suspension (infinie) du réel. Un présent infini, en verticalité, si l’on peut dire. Et le sens, pour nous, lors d’une vie vécue qui se sait et devient dès lors une existence (et plus seulement une vie) est la révélation que le je est feuilleté. Il s’est-su, il se-sait, il se-sera.

Il déplie le long d’une courbe, l’arc de sa conscience de soi.

Étant entendu qu’il ne s’agit pas de la conscience d’un-tel moi ; ça n’est pas la conscience « de » pierre. Comme simple fonction d’une identité ; laquelle consisterait en quoi ? Mais bien Pierre qui est fonction de cet arc de conscience ; tout dépendant de ce que ce je fera de ce « moi », bricolé à l’arrache, au cours d’une vie, plus ou moins vécue, et arc de conscience qui fera son je de ce que les autres, la vie, le monde ont fait de lui.

Il est ainsi une ligne non visible qui glisse au travers, et se tisse d’un vêtement. L’autre vêtement. L’autre surface du corps. Celle sur laquelle les signes sont écrits. Les signes au sens strict ; ils montrent l’orientation, désigne, signalise.

L’ensemble de tous les signes qui tracent les possibilités de l’existence, cet ensemble n’est rien que et tout entièrement l’ensemble de l’historicité. Il n’y a aucun raccourci.

Excepté quelques points ici et là, et évidemment le seul est unique christique. Qui rassemble structurellement, absolument toutes les positions possibles ; celles que l’on a pu repérer, avant parfois mais essentiellement ensuite, et les positions que l’on ne comprend absolument pas du tout.

Ce qui veut dire que toutes attitudes qui en découlent sont … des attitudes et non la seule et unique position incompréhensible par débordements en tous les orientations effectives dans un monde et un corps.

Il n’est en vérité aucune autre position ; on continuera de les qualifier telles ‘positions’ pour simplifier. Descartes évidemment occupe la seconde position ; soit l’instruction, l’in-formation du je par lui-même, et non plus pas le seul regard christique ; il fallait bien sur que le regard, externe absolu, du christique vienne se prendre dans l’actualité de tout je (le christique portant l’égalité de tous sous le sien et Descartes redirigeant le regard en interne de l’arc de conscience ; on dit bien en interne et non « intérieurement », comme si il se constituait une subjectivité ; le je n’a rien à voir avec la subjectivité. Le je expose absolument dans l’externe du réel ; à preuve, on ne sait pas « quoi » en faire, puisque tout (ce qui tombe sous les yeux, dans un monde, une vie vécue, une perception, etc) est dans le champ qui lui-même n’est pris dans aucun autre. Il n’est qu’un seul interne et c’est celui du Père ; soit l’intention formelle absolue ; qui est purement intentionnelle et qui signifie tout le reste (qui ne « pense » pas, qui signifie).

Ensuite vous essayez de comprendre ce déroulé comme il vous semble ; que dieu, le christique, le sujet, le réel ou la pensée, ou ce que vous voudrez, existent ou non, ça n’est pas le problème ici.

Il s’agit de mettre en place les paramètres qui furent positionnés tout au long ; admettant, par principe ferme, que toutes les articulations qui eurent lieu s’imposent comme effectivement réelles ; Socrate a raison, Plotin, st Thomas ou Sartre. Bref tout le monde a raison, même si on ne sait pas pourquoi. Sous-entendu ; ils n’étaient pas plus stupides que nous. Bien sur il est un zone moyenne (grosso modo tout le monde finit par déconner, certains moins que d’autres… mais aussi souvent on agglutine des raisons arbitraires ou particulières ou immédiates ou faciles ou idiotes ou habituelles ou tradi ou ce que l’on voudra ; bref du très moyen, ou du très névrotique ou imbécile ; l’histoire fait le tri ; ça ne viendrait à l’idée de personne de moquer Descartes, ou alors c’est votre jugement qui vous juge).

Autre validité : notre être n’est pas une idée, une pensée, et n’est même pas un « être », déterminé. C’est une structure ; la structure intentionnelle de l’arc de conscience ; qui ne peut pas se déplier comme notion ; sinon en tant qu’il s’(agit du rapport à (soi) dans lequel rapport le « soi » n’est pas une identité, ni un être donc, mais le rapport lui-même ; et ce rapport se voit à partir du Bord, ce qui veut dire qu’il doit ‘se’ voir, pour exister… Il requiert absolument l’actualité, l’actualisation, raison pour laquelle on ne pense pas sans… penser… C’est actif, ou ça n’existe pas, on est attaché à l’activisme et donc au présent. N’étant pas une idée notre structure agit et réagit adéquatement ; Descartes ou Socrate juge ou pense ou décident adéquatement, pourvu qu’ils se garantissent d’une éthique divine (ce qu’ils avouent bien nettement).

Comme il s’agit d’une technologie intentionnelle,

- qui se fonde sur son indétermination, et n’existe que dans et par l’in-détermination elle-même du réel, à à savoir que la logique est celle du possible, ce qui n’est pas du tout le vide, ou le néant ou autre notion métaphysique ou irréaliste ; et puisque, par ailleurs, pour nous le réel est le possible brut, le pur possible qui ne cesse de se réaliser, réal-iser, de s’instancier, de se suspendre verticalement, oui comme le Baron de Münchhausen ; il n’y a aucune autre explication possible et donc hypothétiquement aucune autre explicitation, qui déroule la structure du réel, du présent, des arcs de présent et de conscience, de leur Actualité formelle,

- que le réel soit suspendu par lui-même, signifie le déploiement ou l’auto déploiement de la réalité, revient à dire qu’il existe en tant que déploiement de rapports (qui tous se tiennent dans leurs propres formulations, et ne viennent pas d’un « ordre » extérieur, que les choses et les êtres soient leur(s) rapport(s) c’est ce en quoi et par quoi ils consistent, comme activités, mouvements),

- et de rapports, en nombre infini (au début mais ensuite ils sont encore infinis… réfléchissons bien cela),

- et rapports qui se voient, en tant que réalités précisément déterminées, dont la détermination aboutit donc à ces champs de perceptions, ce qui veut dire de distinctions continuées,

comme donc il s’agit d’une ‘technologie’ (créée par le réel donné là dans son activisme forcené, le réel étant de fait extrême, extrémiste ; on existe toujours au Bord du réel, en tant que présent, qui est le seul Bord de la réalité, de l’univers, supposé ici infini ; infini n’étant pas en soi une unité mais une qualification ; le réel use des infinis afin de perfectibilité ; par quoi la perfectibilité pourrait-elle s’approcher sinon par ces infinis ?)

technologie, donc, intentionnelle ou structurelle, actuelle, c’est vraiment l’indétermination qui recrée constamment ; le un de Plotin, le je suspendu de Descartes, l’esprit hégélien, etc. Et évidemment chaque position offre quantité d’effets, d’effets cette fois déterminés dans le champ intentionnel ; du christ à la révolution, de dieu à la nation, de la vie vécue à l’existence et aux littératures, des objectivités aux subjectivités, etc.

Seule manière de réserver l’organisation localisée à partir de larges bases statistiques (les particules par ex) organisation d’une réalité, et dans sa brutalité, puisqu’étant rapports les choses et les êtres doivent s’articuler, produire leur capacité, et ne reçoivent pas un ordre extérieur mais se gérèrent de rapports (forcément) actifs. Et par quoi on peut tout autant prévoir que l’activité de dieu consiste à propager l’autonomie (non la pensée mais le ressort interne de ce qui est).

Il est évident que de ce fait, ce Fait absolument majeur, formel, et absolu, il n’en existe qu’un. Si l’arc de conscience est le réel mouvement lui-même, il signifie une seule orientation, mais comme c’est un rapport, indéterminé, il contient tout le reste. Cependant, donc, quoi que l’on fasse, désire, décide, imagine, perçoit, pense, etc, on signifie un seul et unique rapport.

Du reste si le rapport existe il est exclusif, n’étant pas composé, il est « tout rapport quel qu’il soit ». L’exister est ce rapport, qui peut être décliné en « possibilité ». évidemment il n’y a de « réalité » que du possible brut, mais cela veut dire que le « programme » de l’exister est le possibilité même ; soit cela seul qui peut devenir, se ceindre de la perfectibilité, et donc un sujet. La structure sujet est cela qui est réal-ité, parce que seul le possible pur a un sens .

Rappelons par ailleurs que seul ce qui est « rapport » continue d’exister, puisque ce qui est ‘en rapport’, selon un ordre local, une organisation, une cohérence, offre du temps en plus … ce qui veut dire dure, dure dans le temps ; ce qui est décousu s’étiole, c’est la formulation ‘en rapport’ qui ouvre une plage relativement stable, et locale. Ce qui est sans-rapport(s) disparaît. De toute l’infinité qui s’imposait, ne reste que le relativement stabilisé (mais peu importe puisqu’originellement de l’infini il reste l’infini de l’univers plus ou moins organisé). Et « plus ou moins et local » parce qu’il n’est pas un Ordre régnant uniformément sur tout ; ça n’a même aucun sens ; il faudrait imaginer un Rapport terrifiant qui ne laisserait aucunement les rapports (que sont les choses et les êtres) s’établir ; or les choses et les êtres sont des rapports « vivants », autonomes en se constituant eux-mêmes (leur essence étant les rapports, ceux que l’abeille produit pour être abeille, et rien d’autre et ce sur des millions d’années dévolution du vivant, qui lui offre des bases locales stabilisées ; pensons alors à dieu qui n’aurait pas en cas créé un ordre mécaniste ou déterministe amis une variabilité intelligente, au sens où choses et êtres et réalités « perçoivent » le donné ; toute chose, même inerte, perçoit le donné en ce qu’elle l’est, ce sont l’ensemble de ses déterminations ; il n’y a détermination que parce que perception, cad « réalité » ; la réalité est cela qui perçoit (et nous nous nous percevons, à partir du Bord, de l’horizon et potentiellement de tout horizon, puisque l’on ne perçoit pas de l’horizon, ce qui est le rapport du rapport sur lui-même sans détenir la formule divine elle-même ; à son ‘image’).

Plus il y a aura et plus grande sera la possibilité. Dieu même, comme idée si l’on veut, est la plus grande possibilité possible, et donc toujours dans le Créé.

Le plus sidérant (entre mille) étant qu’un tel divin délègue. Il délègue le rapport lui-même. Ce qui veut dire que pas un n’existe sans se-savoir.

Nous voici donc introduit à ce se-savoir étrange. Rappel : on nomme se-savoir parce que justement ça n’est pas une connaissance ; si tel était le cas il serait déterminé (même sous l’universalisation qui se qualifierait de telle ou telle). Le se-savoir est le rapport à soi, du rapport lui-même. Et donc pour nous le rapport cartésien.

 

Comme il est très difficile (voire impossible mais c’est autre chose) d’entrer dans le rapport lui-même, on use de subterfuges ; et cela tombe bien puisque l’introduction du rapport dans le monde, l’historicité ou la réalité humaine ou la vie individuelle ou la perception est cela même qui modifie de bout en bout tous ces champs (et conséquents et subséquents). Il est monde, historicité, vie personnelle ou réalités humaines par et dans la construction du champ intentionnel ; qui évidemment ne crée pas les dites réalités, mais les re-prend dans son champ ; on a une vie ou un corps, parce que nous ne sommes pas cette vie ou ce corps ; sinon nous serions. Nous serions peut-être dans un milieu d’un être vivant, qui ne se perçoit pas à partir de l’horizon, et nous percevrions effectivement ce qui nous entoure, mais nous ne nous percevrions pas nous-même dans un horizon. Et si nous percevons de cet horizon c’est que nous sommes potentiellement et donc structurellement tous les horizons parce que « tout horizon ». Il y a un effet absolu, cad formel, de Bord.

(et on a dit que le bord de tout ce qui est (être) est le présent (exister)

l’introduction du champ intentionnel dans le champ lui-même, à partir de quoi il sait dès lors qu’il est producteur de contenus ; et non plus qu’il reçoit le monde informé tel ou tel, qui était à chaque fois déterminé, maya par ex, et n’est parvenu à se savoir que de se désigner, sinon comment aurait-il pu ?

Et ceci se rend réel, à soi-même, sous les deux formules ; dieu (intention pure) et le monde donné « là » (l’être, soit donc la notion universelle, com-portant l’universalisation comme telle, dès que l’on commence de signifier universellement, en sachant ce que l’on fait, mais on le sait forcément, on signifie tout, on forme idées et systèmes d’idées afin que le rapport, devenu explicite, parcourt toute sa capacité, de même que calculant les choses, elles peuvent faire un ou un+ ou un- , mais alors il faut comprendre d’où vient le plus ou le moins, afin de retrouver le un objectif).

Et donc chacun est ainsi constitué du monde donné « là » (l’être universel) et le je (sous la formule du christique, via le regard du un tout-seul, abandonné, trahi, jugé et crucifié, qui distribue instantanément, par-delà et hors du temps et eschatologiquement évidemment, le nouveau temps, qui est le temps réel, cad le présent dressé verticalement en et partout et par tous).

Remarque ; que le je soit ce méta-universel du je, ne signifie pas du tout que son unité de je soit rompue par une transversalité quelconque, écrasé par l’universel, mais bien que le je contient l’universel ; l’universel est le rapport déplié (dans diverses directions et donc constitue comme tel la performance même du je, du rapport) ; mais le seul sens de l’universel est le je, cad la structure sujet qui seule admet la perfectibilité in-finie ; aucun terme ou aucun début de rapport ne contient le rapport lui-même, qui s’appartient seul, mais comme il est ce « rien agissant », il Donne, et par le christique qui remplace la Loi qui nous juge par l’intention, infiniment infinie, il par-donne ; en vérité vous serez jugé par votre intention, vous sera révélé votre vraie intention.

On signifie par là que n’existe que le transcendant ; l’immanence ou les immanences, comme on veut, ne sont que dans l’exister, et l’exister est brut mouvement qui se subtilise in-finiment ; si il cessait d’être in-fini, il cesserait tous court ou il faudrait imaginer (ce serait une imagination) un infini figé, ce qui n’a aucun sens. (c’est de cette imagination ontologique métaphysique dont se moquait Lacan, en raison précisément de l’élément non rationnel, non compréhensible, qui unifie mentalement pour le dire «l’idée de l’être », sans lequel elle ne se produirait pas comme borne des idées ; l’être, le bien, la pensée, le un, le dieu-théologique).

Ce qui ‘est’ ; soit donc ce qui est déterminé) est toujours de fait limité ; et se tient donc dans sa propre vue ; se tenir dans sa propre vue, veut dire être déterminé. Et ainsi se définissent les choses et les êtres des uns aux autres, de face ; puisqu’il n’y a dans la réalité qu’une seule face. Et de manière générale ou même absolue, cad formelle tout l’exister est tourner d’un seul côté ; vers le plus, le plus réel, celui qui actualise la plus grande possibilité possible (reste encore à signifier ce en quoi consiste cette possibilité la plus grande ou plus exactement en quoi consiste sa « grandeur », qui n’est pas du monde, comme on sait. Tout ce qui est, est tourné d’un seul côté : en avant. Dans et par la possibilité brute … très brute… qui se subtilise au fur et à mesure et dont la subtilisation continue, est toujours cela même qui (seul) existe.

La question, derechef, n’est pas l’être ou le néant (auquel cas il faudrait trouver une raison, ou une cause, extérieure, à cet être ou néant), mais (puisque le néant existe tout autant que l’être, au sens générique, et que le néant n’oppose évidemment rien à l’être, et que donc les deux existent, et ainsi le possible est la règle des deux) qu’est-ce que l’être (cette fois au sens spécifique d’exister) et si il est exister et donc mouvement, comment pourrait-il cesser ? Donc le mouvement existe in-finiment d’une part et d’autre part on n’en trouvera pas de « raison » qui lui serait extérieure, mais on en saisit le ressort interne ; afin d’encore plus de possible.

Ou dit autrement (puisque tout le reste est réglé et qu’il n’est pas de cause ou de raison extérieure ; c’était une vue de l’esprit, littéralement) alors tout est absolument et totalement et de A à Z positif ; ou donc qu’elle est la raison interne (la Possibilité brute) et quel est le ressort interne (le présent, comme déroulement, qui n’est pas de même genre que le temps, de là qu’il soit la cinquième dimension, si l’on veut).

C’était une vue de l’esprit qui ne se prenait pas lui-même en compte ; il objectivait et assignait une extériorité. Tout le travail fut (depuis Descartes, mais aussi Hegel, qui par ailleurs va tenter de réinstaller le sujet dans une pensée, qu’il doit ressaisir d’une façon non métaphysique, mais quand même ça le titille) de concevoir que la cause se présentait (littéralement encore) comme effet ; ou inversement que l’effet est la cause. Que le réel est un rapport qui non pas avance en avant et revient en arrière, mais avance en arrière et revient en avant. Ça n’est pas le même « temps » et donc ça n’est pas le « temps » du tout ; c’est autre chose, autrement.

Et cet ‘autre-chose-autrement’ est ici-même (ce qui revient à dire qu’on le quitte pas et qu’il ne nous quitte jamais, il n’y a rien sans que cela soit présent, donc le présent est toujours présent, sauf que l’on nomme cela « présent », comme si c’était le temps - présent – alors que c’est tout autre-chose-autrement)

et donc en chaque ici même (où et quand que l’on soit, puisque personne n’est en dehors du présent, et donc tout est dans le « présent », comme autre-temps, mais comme ça n’est pas du temps on estime donc que l’exister est la trame même).

Et donc appliqué au je, il n’est pas lui-même (puisque de toute façon l’être est mais n’existe pas et seul existe l’exister, le mouvement pris en tant que tel). La bizarrerie du ‘rapport’ étant déjà envisagé par Hegel ; où « est » le rapport ? Pourquoi tout est-il « rapport » conclu, si l’on peut dire, par un seul rapport ; la pensée pense des pensées, et le savoir absolu est l’ensemble des connaissances mais est-il lui-même une connaissance ou seulement une affirmation, formelle, de lui-même ?

Bref.

Ceci c’est dans la perspective métaphysique, universelle et objective (selon la philosophie donc). Mais si cette affirmation est le je lui-même ? Et si le réel est ce présent, s’activant de toutes parts ? De toutes parts puisque il n’est aucun présent au repos.

Qu’est-ce que cette activité, cet activisme, cet actualisme ? Comment comprendre que n’existe que dans et par l’actualité ? Se peut-il que l’actualité ne soit rien d’autre qu’un passage et donc disparaissant tout intégralement ? Et emportant, à jamais, tout ce qui apparût ?

Qu’est-ce que l’inverse, à savoir qu’est-ce que le présent qui dresse la colonne des possibilités, occupant toute la réalisation, étant entendu qu’alors celle-ci est splittée par le présent lui-même ?

Et ainsi : quelles sont les variations, versions de vous-même ? Une, deux, quatre, dix ou cent variations ne vous sont-elles pas venues ? Vous reconnaissez la route, mais les diverses routes qui pouvaient s’emprunter ? Avez-vous vraiment oublié vos possibilités de choix ?

Quelques moments étranges laissés ici et là. N’existe-t-il pas quelques moments distincts ?

C’est par la distinction que les réalités se découpent, l’instant de feuilletage de la perception intentionnelle.

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