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instants philosophie

La conscience est un phénomène vibratoire

5 Juin 2013, 15:31pm

Publié par zwardoz

La conscience est un phénomène vibratoire

Elle n’est pas dessinée alentour du conscient ; elle n’est pas une identité, sur le modèle hérité du cartésianisme (quoi qu’il y aurait à prouver que pour Descartes l’activité de conscience est si insituable, si prise intégralement dans le doute, la suspicion, la suspension de l’intention, qui la montre et démonte un peu partout et si éthérée, et d’autre part que l’activité de conscience produit de telles étranges « idées » qui ne sont pas des concepts, des notions, qu’il est décrit, là, qu’elle relaie, rapporte ceci à cela et que c’est sa seule finalité et opération incompréhensible).


La conscience compacte ? 

Or pourtant lorsque l’on prononce « conscience » c’est une solidité, un être compact, de sorte que l’on emporte dans le même mouvement et l’activité elle-même, vide et sans rien, et toujours telle ou telle identité ; moi-même en tant que je suis ma conscience, conscience morale ou conscience comme « pensée » voir en tant que penser qui pense ; il semble qu’il y ait toujours un raccordement à une forme qui cependant si l’on y réfléchit se retrouve partout et en tous sens, y compris de pure physiologie, identique absolument à elle-même ; j’ai conscience de cette note de piano, comme j’ai conscience de ce que me dit un-tel, de même que ma conscience est probablement en tout égale et absolument identique à celle de un-tel ; ce sont deux gouttes d’eau totalement semblable qui s’applique seulement pour moi à moi-même, et pour un-tel à lui-même. Divers contenus, toutes sortes, un seule être qui ne se distingue partout que d’être cette conscience-çi, à ce point-là du réel, distincte de cette autre conscience en cet autre point, cet autre corps par exemple.


Il est donc une unité, vide, qui s’insère non pas même en tout, (elle n’est toujours totalement engagée en tous les ceci et cela), mais qui apparait ici et là, intercède, cède le plus souvent, interface parfois et qui est somme toute une attirance qui renait sans cesse à chaque fois totalement vide, certes, mais toujours à l’occasion d’un contenu ; une conscience est conscience de quelque chose, elle n’est pas conscience de la conscience (sinon en ceci d’entamer le processus retors de la philosophie qui veut mettre le doigt dessus, malgré que cela soit impossible ; ce sera toujours une conscience seconde de la conscience première).


Comme elle ne s’identifie pas à ses contenus, elle peut donc tout aussi bien être conscience de soi (à la condition susdite) ; le Je peut de fait prendre la place d’un contenu ; ce faisant prenons garde, parce que ce sera toujours un contenu (et non pas la conscience elle-même qui est structurellement en retrait, pour ainsi dire). mais malgré cette précaution, il est vrai que quel que soit par ailleurs le contenu (qui identifiera la conscience de moi-même) il se passe néanmoins une Idée ; et au sens résolument cartésien ; une idée ce qui signifie que l’on va, utilisant un contenu quelconque, obtenir néanmoins une « essence » la nature même de ce qui est au travers de tel contenu quelconque, transpercera l’énoncé et sera amené à se manifester à nos yeux ; si je dis « je suis-je », j’obtiens une idée réelle.


 

La modification de l'être dans sa structure même

On ne s’étonnera jamais assez de ceci ; lorsque Descartes énonce qu’il pense, il ne bascule pas seulement d’un monde (de notions) à un autre (d’idées réelles ici même). Il montre explicitement que si ça pense, ça n’est pas dans un discours, une théorie, mais que chacun pense. Que le registre de l’être n’est pas la « pensée » (désignant par là les divers objets que l’on mouvoir en énoncés), mais est l’être lui-même, qui en tant que Je, pense, ce qui signifie agit.

 

Pour cela le cogito est un acte ; une action qui décentre intégralement toute la réflexion, la réflexivité occidentale : si quelque chose doit arriver (dans le monde, le donné et évidement pour nous, pour chacun, le vécu) c’est par mais aussi en la conscience ; la structure de la conscience (qui est utilisée en tout ici et en tout là qui arrive dans le monde ou le vécu) est ce qui concentre l’activité même. Si quelque chose existe c’est la possibilité de modifier son être propre en sa structure même. 

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Logique déraisonnable du monde qui devînt

4 Juin 2013, 17:08pm

Publié par zwardoz

Il est impossible de combler le gouffre béant ouvert cartésiennement, (remarquons que tout le discours de la méthode est profondément étrange et radicalement existentiel). Il faut s’y faire et essayer d’en comprendre la raison ; pourquoi existe-t-il un être dans ce monde qui n’appartient pas ? 

Partant du principe général que ce qui est, existe parfaitement, la même problématique se reprend ; quel est la perfection (qui n’obéit pas nécessairement à nos préconceptions, du reste où sommes-nous allés chercher ces conceptions ?) de tout-ce-qui-est ? 

Le principe encore plus général est ; le réel, ce qui est, est parfaitement (ou n’est pas, et comme il existe de fait le problème est de comprendre en quoi et comment). 

 

La vérité et la liberté comme possibles

Que nous n’y comprenions rien est faux ; la philosophie a mis en œuvre quantité de vérités. La commencer par l’établissement de la vérité non comme contenu mais comme principe, vide et formel, auquel sont assujetties toutes les vérités secondes, secondes ontologiquement ; autrement dit la vérité-principe est un principe ontologique qui dit quelque chose, de formel, sur l’être. 

De même la philosophie a assuré que la liberté ne s’entend ni de ceci ni de cela, mais en elle-même ; quels que soient les choix ou les inventions du libre, pourvu que ces choix et inventions ne contraignent pas la liberté même, ce qui rendrait tout impossible et qui signifie donc que le libre est le possible. 


La limite de ce-qui-est, atteinte

Sans doute tout cela devait exister ; non en raison d’une nécessité, mais de par cet être lui-même que l’on est, et dire que l’on est nécessairement libre revient à « ceci est notre être ». Ou donc ; or cet être (dont on atteint la limite, et qui est lui-même la limite) il n’est rien en-deçà (et rien au-delà qui puisse l’ignorer et se passer de la nature étrange de cet être-nôtre). Ce qui revient à ; il n’est rien d’autre à vivre, à éprouver et que l’on atteint la racine de ce qui est, en tous cas pour-nous, tel que ce-qui-est puisse nous apparaitre. 

Or cela est équivalent à : le réel est parfait. Autrement dit nous existons depuis le début dans le plus complet accès à ce qui est et depuis le début nous agissons au plus loin des limites qui sont d’autant chaque fois repoussées, expérimentées, vécues. Il n’est rien à ajouter ou retrancher de ce qui est ; au moins quant à la nature ontologique de notre-être ; le réel est intégralement ce qu’il doit être, et comme ce devoir est égal absolument à son pouvoir être, la seule question est ; en quoi et comment vouloir, désirer, décider, inventer de telle sorte que tout cela nous revienne (comme nôtre) ? 

 

Nietzsche

C’est la résolution qu’entendait mener Nietzsche évidemment ; comment renouer avec tout ce qui est, étant entendu que ce qui est, n’est pas du tout tel qu’on le souhaitait, l’imaginait, mais que ça n’est pas une raison pour que nous ayons plus-raison que le réel… qu’à la vérité, la vérité est du côté de ce-qui-est et non pas du rêve inopportun de notre repli, engageant le ressentiment et nous dissimulant la véritable réalité. 

Or Nietzsche sacrifiait sur l’autel de la nouvelle réalité (et en cela il est parfaitement dans le vrai ; il est depuis Descartes l’étendue du monde, autre, radicale, qui se dresse et s’impose à toute rêverie humaine) notre-être ; en ceci qu’ayant à manifester, extraire la réalité nouvelle, il ne pouvait que passer outre les anciennes formulations ; la dureté et l’étrangeté du monde réel sont au-delà des cercles humains, collectifs, personnels ou des anciennes métaphysiques ; sa révolte envers le connu, exprime absolument la nature même de notre être en tant que celui-ci n’est pas exclusivement la raison, l’universel, ni la dernière conscience, mais est la première, la première conscience ; celle qui débute intégralement à neuf et à nouveau et se moque du reste (tout en ré-empilant la totalité de ce qui précède, puisque rien n’est indistinct ni inutile, ni faux en vérité). Cartésienne, la redoutable. Nietzsche est en état de réflexivité intense. 


Un seul devenir global

Il est donc une droite ligne absolument libre (qui part donc souvent dans tous les sens, il est de la règle du libre pur de devenir(s). Les révoltes et les tentatives de nier la philosophie, la raison, l’universalité, l’être libre ou la conscience, qui prennent fait et cause pour le monde, le vécu, le donné, le langage, les inconscients divers et variés, ne se comprennent que d’assister au déroulement unilatéral et au fond serein sous les yeux du Sujet ; pourquoi cherchons nous les causalités dont nous dépendons sinon parce que nous n’en dépendons pas essentiellement !?

Or Nietzsche et les réflexivités augmentées, savent bien qu’ils sont poussés à parfaire encore ce qui est-déjà parfait ; puisque le parfait n’est concevable que si véritablement, lui, il peut encore s’améliorer ; sans ce devenir encore-plus, il n’y aurait aucune liberté de perfection. 


Vérité et liberté comme principe signifient devenirs intégraux

On comprend bien par là que la perfection n’est pas de se tenir béatement « là », inerte et mou, mais est le mouvement même ; comme si la liberté consistait à « profiter » de son état… le libre ne s dit que de dépasser et ceci non d’accumuler mais de changer de mode, de variation(s), de possible entièrement ; étant purement vide et formelle, elle ne tient pas à ceci ou cela mais surexiste instantanément et naturellement, selon son être pur et simple. 


Le retour des trois extases abandonnées

Lequel est réflexivité ; le caractère indéfiniment retors implique que des trois extases aucune n’est abandonnée ; universalité, dieu et être-libre sont un seul et même devenir-être. Etant posé que « être » signifie bien plus que être-seulement-là ; être est intensément réflexif et double, triple, quadruple et n’a aucune cesse en quoi que ce soit. Et réflexivité nous garantit de ceci ; il n’est pas « facilité » ; le devenir-mouvement est effort instantané sur soi. 

C’est de prendre l’humanisation comme un état, alors qu’elle est un devenir, et la personne comme un moi, alors qu’elle est personnalisation, qui nous a condamné à seulement croire en la détermination d’un état de nature enfin réalisé si communément et humainement ; la vérité est que ni l’universalité, ni le devenir de dernière conscience et encore moins la conscience première n’ont cessé de constituer les fondements radicaux de tout sujet, dissimulé en un moi. 

Lequel est si fort embarrassé de son identité ; en la spontanéité duquel « moi-même» on croyait ; alors qu’il est si complètement construction difficile, pénible, amendée, corrodée, emplie d’inconscients et qui ne tient littéralement que d’être articulé par une conscience-vers-le-réel. Cet ancrage seul le convertit instantanément et lui offre son seul devenir possible.  

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L'extase cartésienne du libre (et les maugréants)

3 Juin 2013, 15:08pm

Publié par zwardoz

Il apparait donc que tout ce qui fut pensé depuis Descartes tente de recouvrir, d’annuler, de biffer la découverte de l’unité du sujet en tant que Je.

C’est qu’il s’agit de ramener à rien ou de démembrer ce qui est décrit ; que le sujet, insituable, qui se partage pour Descartes dans la « pensée » en général : qui contient la perception, la souffrance et le plaisir, l’imagination, le corps de façon mystérieuse ou non résolue, mais aussi les notions, les concepts, les idées au sens de simples pensées et qu’il oppose ou dépasse (et explicitement) vers ses Idées, telles qu’elles surgissent du doute, Idées de l’infini, de l’étendue, et du « je pense » qui n’est pas nommé autrement que par cette expression, cet acte, cette activité ; le « sujet » n’est pas nommé comme tel, c’est lui qui décrit, qui doute et suspend toutes intentions, puisqu’il est, lui, le sujet, l’acte d’interposer l’attention, est cette attentionnalité même qui arrête toute intention et donc est en soi et par soi, la volonté (nommée ainsi faute de l’idée d’intentionnalité phénoménologique).


L’os du réel

Cet acte de suspend par quoi ce qui se montre est l’attentionnalité, la possibilité de rapporter soudainement que l’on existe à son interrogation et qui plonge de ce fait dans la structure même de notre être ; planté tel un clou sur l’étendue du monde, qui prolonge « mentalement », idéellement au cœur de la structure du réel ; idéellement en ceci que l’activité métaphysique (qui cherche seulement à établir un discours, une théorie, une pensée abstraite et nominale) est dépassée par l’activité même de ce sujet envers lui-même et qui lance alors dans la réalité, dans le monde, dans la réalisation humaine, lance la foudre d’un accès direct à l’ontos, l’os du réel.

C’est le squelette de l’homme qui apparait, qui s’exprime, qui s’offre enfin une représentation ; laquelle sera recouverte, oubliée, annulée ; c’est que cette lancée absolue (puisque permettant de manipuler notre être par lui-même ; ce que les théologiens, les anciennes maintenances de la métaphysique (opposée à cette ontologie de l’os, du roc réel), les empiristes ou simplement l’activité de penser, les philosophes, refusent profondément.


La revanche des autres

De même il y aura une levée de boucliers envers et contre le cartésianisme ; et à juste raison en fait, puisqu’il est impossible de penser l’os du réel (qui n’a pas de représentation, étant formel), et qu’il fallut se rabattre sur les réalités, les idées-notions et les causalités (sciences, sciences humaines, marxismes, psychologies, etc).

Et ce d’autant plus qu’enfin le cartésianisme permet, ouvre, produit cet effet ; les objectivités, les empirismes, les sciences ou les sciences humaines bien sur existent en eux-mêmes, mais ontologiquement le sujet cartésien est celui au devant de qui tout le reste est possible, qui était impossible pour l’ancienne métaphysique (qui postulait sur l’idée-notion, le discours universel, renvoyé au dieu métaphysicien, pris lui-même dans la théorie métaphysique). Non que Descartes provoque évidemment ces effets, mais Descartes manifeste, exprime l’être qui, lui, rend possible ces effets ; il est au moins cette révélation et non forcément la cause exclusive évidemment de ces effets.


Le vide étourdissant et ses remplissages divers

Contre la formulation la plus adéquate de l’interne de la structure il est donc la nécessité de malgré l’abstraction que provoque l’attentionnalité cartésienne (notre être est le doute-cogito-infini-étendue-corps, tout en une fois parce que re-pris par ce doute et la suspension de l’attention elle-même), de malgré tout penser, aligner des idées, décrire et parler, exprimer, représenter « ce que nous sommes » ou le monde, le donné ou le vécu.

Et toutes ces descriptions se déroulent au-devant du sujet (que nous nous avons nommé tel historiquement).  Y compris celle des inconscients ; la conscience comme formelle ne s’oppose en rien aux inconscients ; elle n’est pas une intériorité mais la projection, l’expulsion, l’intégrale exposition, voir explosion, vers le « là ». En ceci elle est dialectique ; ce qui est exposé, est instantanément dépassé par la conscience qu’elle en prend. Dépassé, soulevé, relevé, absorbé en un mot ; elle en fera quelque chose d’autre puisque cela ou ceci est déjà dans le monde, dans la perception ou le regard.


Les discours selon les autres

Si Descartes manque partout (outre le fait que cette forme est im-pensable),  c’est que l’activité pure et simple des sujets devient immédiatement pris dans un autre-discours ; autrement dit, seul Descartes (pour caricaturer et simplifier, bien qu’il ne soit pas le seul évidemment) promeut que l’activité (vraie, réelle, l’activité active ontologiquement) n’existe que de par soi et que chacun est d’une part la reprise gigantesque de l’universalité (l’ancienne métaphysique) et d’autre part est articulé à la dernière conscience possible instantanément ; dieu, en sa volonté individuelle in-finie qu’il dépose de par son être, en nous, cad en chacun.

 

Il est donc un apogée de notre-être en ceci que l’activité ontologique est de plein droit l’universalité et l’interne structure. Et ce ancrée ici même, qui se sait et le dit.

Cela va contre tout discours extérieur (qui soit nous dispatche dans l’extériorité des causes et des inconscients, soit nous confère une intériorité irréelle, passive) qui finalement aboutit à nous laisser dépendre des autres, de toute sorte d’autres, institutions ou objectivismes, corps ou désir, immédiatetés et parole (qui appartient forcément au groupe, n’importe quel sorte de groupe).

Si le Je, le sujet est et n’est que son activité au sens d’activisme ontologique, alors il dépend de ses « idées innées », pour ainsi dire ; non sous la forme d’idées, de notions, de concepts, de discours, mais sous la forme d’apparitions instantanées de ce qui est.

En ceci se crée l’extase absolue de l’être-libre ; libre de ce qu’il ne dépend dans son être interne que de cette structure elle-même de conscience, d’attentionalité, de suspension et de mise en évidence de l’ontologie pure et simple qu’il y a à être. Si il ne dépend pas, ça n’est pas seulement en ce qu’il est centre de décision, mais en ce que la formulation-même, l’activité de penser, de ressentir et d’instituer ce ressentiment (sur son vécu, le donné, ou le monde, politiquement, esthétiquement, éthiquement, idéellement) dépend de lui et de lui-même (et non nécessairement de « lui seul », ce qui n’a pas grand sens ; le sujet absorbe tout ce qui lui est acquis, tout le passé et les connaissances et les états du monde, du donné ou vécu de son vivant, pour ainsi dire).

 

Cet accès est dit instantané ; il sur-existe tout naturellement

Il est donc un barrage qui tend à nier que nous soyons d’une part universellement et d’autre part attiré par la dernière conscience possible ; ce que l’on résume par ; Descartes est la première conscience possible ; il n’y en eut qu’un. Date structurelle.

Ce renversement est intégral et il fut impossible de penser ou de vouloir ou de décider ou de se savoir hors de cette réflexivité ; il y eut donc un décentrement hors des discours et théories, libéralisant tout accès au monde, au donné et aux vécus. Ce qui veut dire que ça n’est plus la pensée qui nous pense (ce qu’adoraient, à juste titre, les anciens métaphysiciens ; l’universel causant une augmentation considérable de notre être), mais que l’on dirige, articule, rapporte en l’être de tout sujet un centrement qui tient de soi et de soi seul, puisque le sujet est sa propre loi, étant réellement une Loi (et non pas n’importe quoi).

Ce « tient de soi seul » n’est donc pas de se livrer à l’immédiat ; il est tout l’inverse ; c’est uniquement de rapporter, ramener et l’universalité et la dernière conscience et la première qui compte et qui s’agite.

L’autre temps d’exister

La formulation de réduire le sujet au désir, au vécu, à la psychologie, aux causalités, est encore et toujours la reprise (sous les causalités du monde exposées) de la pensée métaphysique sous cette fois les conditions du monde, et de livrer chacun aux discours des autres ; au lieu que l’activisme est de porter d’une part l‘universalité, soit donc le partage du vrai, du bien et du beau et tout autre biens, et d’autre part de finaliser selon la dernière et les premières consciences…

Le cartésianisme ne remplace pas l’attention par un contenu ou une autre attention ; il oriente ou désoriente, remodèle l’attention et la conscience en mais aussi par l’être même de cette conscience ; si cette opération est dite ontologique c’est bien de ceci que cet être non modifiable en soi (c’est une forme) parvient à, se saisissant de soi d’une incompréhensible ruse, se manipuler lui-même ; que la conscience puisse réorienter son être, signifie singulièrement que la forme (qui est a temporelle) puisse devenir et indique donc une autre orientation du « temps ». 

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Les trois extases (l'universel, dieu, le libre pur)

1 Juin 2013, 07:56am

Publié par zwardoz

Que peut-on vouloir, désirer, décider ?

La question de la décision est la plus problématique qui soit ; en un sens on ne peut rien décider. Notre être de conscience, formel, a déjà pris ou choisi ou plutôt inventé les décisions ; l’influence de ce que l’on peut sur ce que l’on est déjà n’est pas tranchée du tout ; qu’est-ce que le désir admettre notre conscience comme sujet change à cet être formel absolument intouchable ?

Or cela change le monde, le monde, le donné et le vécu.

Si on définit notre être comme formel, cela implique qu’il est-déjà dans et par le donné-vécu-monde ; il est réflexivité mais qui ne propose pas autre chose que le même monde. Formel signifie ; qui est dans un rapport instantané au donné, à la détermination ; autrement dit de prendre conscience de ceci ou cela accélère radicalement (à la racine) l’accès au monde même ; au monde en tant que détermination, en tant que règne de la détermination.

Soit donc sous deux substances ; la matérialité et le corps.

La vérité est que toute les humanisations mais aussi pour nous ce qui se substitue et remplace les humanisations (collectives) ; soit donc la personnalisation (qui est rassurée par ailleurs selon l’acculturation et l’universalité ; la culture, y compris mass médiatique, et l’Etat, etc) ; selon l’humanisation et la personnalisation notre accès au donné est, n’existe qu’irréellement.

Puisque la forme « conscience » est vide, elle ne contient aucun programme qui lui accorde la réalité, et ‘autre part aussi gigantesque soient-elles l’universalité ou l’acculturation ne recouvrent pas la réalité ; (bien que l’une comme l’autre ait pu y accroire). La réalité est bien plus vaste que les découpes universalisantes ou acculturelles (cad ayant pour principe le devenir personnalisant renvoyé vers la conscience dernière indéfinie, dieu). Et cependant universalité et acculturation sont effectivement performant ; deux technologies immanquables (contrairement à ce que le libre formulé comme moi peut en penser dans ses révoltes et refus de s’y soumettre en tant que libre).


 

Mais la réalité est ce qui excède toute découpe forcément limitée ; et c’est pourtant en cette réalité, cette épaisseur que la conscience déjà-réflexive est immergée.

Autrement dit ; la conscience de chacun est-déjà dans la décision vers ce qui est déterminé et comment cela est déterminé ; l’accélération provoquée par l’accord de soi et de son devenir formel ne consiste pas à plaquer dans le vécu une extériorité, mais de reprendre identiquement ce qui se veut, se désire, se décide, se parle et s’entend, se sait, en un mot, dans la conscience cachée.

Toute conscience formelle est cachée ; elle est cachée parce qu’elle ne peut pas être représentée, n’a pas de détermination, mais est ce qui joue, navigue, devient à l’intérieur de ce que l’on est-déjà, soi, personnellement, est ce qui travaille, œuvre la personnalisation.

Sans doute aucun la conscience existe formellement, mais puisque vide elle est intégralement mise en œuvre ; elle a déjà parcouru une partie du donné, du monde et pour nos personnalisations du vécu, du corps, de la perception.


 

Le moi aimerait se trouver une résolution qui soit simple ; son être-libre il le conçoit comme un et massif. Or le Un n’est pas selon la détermination, mais selon la forme, et la forme est de part en part réflexive ; comme réflexe instantané de la cervelle ou comme réflexivité arc boutée sur les universalités ou articulée vers la conscience dernière ou encore comme la conscience première cartésienne.

Le lent apprentissage de notre être formel engage ontologiquement : or le moi se visualise dans et par l’immédiateté supposée du corps ; son identité est calquée sur le corps, sur cette unité à part qu’il forme, sur l’image et étayée sur la pensée des autres, et monnayant une idée collective qui parvient à peine à admettre par exemple le démocratique acquis (il en est d’autres possibles).

La vérité est que l’idée collective générale n’est pas même capable de se percevoir selon l’ancien universel d’une part ni comme l’ancien devenir de dernière conscience d’autre part. Ceci n’est pas même acquis ; le libre s’est imposé seul et sans rien, sans s’apercevoir que l’originel du libre est la réflexivité. Que notre être-libre contient et doit agir selon l’universel et la dernière conscience, au moins, au minimum, et que par ailleurs il a à charge d’inventer sa propre résolution.


Les trois extases

Il est sans doute plus général que l’on ne croit que chacun soit frappé par une extase d’existence.

C’est que si il est un éclair absolu qui s’impose de l’universel grec et frappe l’esprit (puisque par l’universel on passe d’une expérience limitée individuelle immédiate à l’augmentation considérable que provoque l’universalisation ; de quelques différences perçues, vécues, on universalise ces différences en séries, idées, et de cette universalisation produit de nouvelles et autres différenciations). Si il est une conversion vers, dans, par la conscience dernière chrétienne (qui subsume l’impensable ; à savoir les consciences prises, immergées dans les vécus et qui comprend, prend avec elle les différentes consciences isolées réunies en esprit, en dieu).

 

Il est aussi une extase de la conscience non plus dernière mais première ; soit de la conscience dite cartésienne (par illustration, puisque formulant au plus proche son être indescriptible, mais il en est d’autres). C’est le surgissement, le rugissement de cette conscience première qui fonde toutes les autres qui se poursuivront jusqu’aux existentiels ; que soudainement l’être-libre apparaisse, et s’apparaisse à lui-même comme « existant pur et simple » incompréhensible. 

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Devenir de tout (2)

30 Mai 2013, 09:22am

Publié par zwardoz

Parole et tribus 

Il y eut donc la Parole comme régulation complète de tout ce qui arrivait dans un monde particulier, celui de la tribu ; toute espèce de réalités, de choses, d’êtres qui apparaissaient dans ce monde était pensés ensemble, avec-chacun, dans l’échange surplombant les échanges, les présentations, les identités, et cet échange surplombant est le langage en tant que parlé et donc organisateur ; il était essentiel que la parole soit en elle-même sacrée et absolument conservée. La transmission de la parole ; par la parole ; est l’état de la vérité en ce monde particulier ; est vrai ce que le Groupe connait comme tel. Si un doute ou une incertitude s’immisçait, l’ensemble risquait de se démantibuler. 


Les deux réflexivités

Les deux irruptions organisées sont d’une part celle grecque et d’autre part celle chrétienne. La conscience refuse de se laisser faire par le groupe et sa vérité, et invente l’universalité et les universalités (politique, éthique, esthétique, idéel du savoir) ; la compréhension de ce phénomène qui rompt tout précédent, cherche à se définir en pensant l’universel même ; le principe actif qui permet bel et bien, effectivement, de penser les différences du monde dans des séries (idées) se dénomme universel pur. La recherche de cet universel, de même que le développement de la pensée universelle produisent quantité d’idées et épuisent le pensable ; tout est exploité absolument. Tout le pensable est littéralement à notre disposition. Il se heurte à l’impossibilité de mettre à jour l’universel pur (qui est censé préordonner toutes les idées comme les idées « produisent » les choses et les êtres). 

La seconde irruption est chrétienne et propose la dernière conscience possible ; elle subsume sous elle toutes les consciences (prises dans un vécu, lequel vécu contient tout ; désirs ou intentions, idées et sociétés, etc) en une seule qui les préorganise mais au sens où par la conscience dernière unique aucune conscience n’est plus esclave (de son vécu, de ses propres contenus, de son immédiateté). Le seigneur (de toutes les consciences qui contiennent tous les vécus qui comportent tout ce qui est rencontrable dans n’importe quel monde) libère, comme il est dit.


Deux époques ; le monde et l’individu

Ces deux époques constituent les deux réflexivités qui manifestent la soudaine prédominance de ce mécanisme de conscience qui décidant de ne plus se laisser faire (par les groupes des mondes particuliers et les vécus des consciences prises, emprisonnées en elles-mêmes)et sont dites réflexives ; elles dépassent les langages (des groupes, langages enchâssés dans des particularités) et les vécus de conscience (limités à tel donné pauvre et sans espoir aucun, qui s »effondrent dans la mort certes mais aussi dans la vie et son horizon faible). 


Les deux principes vides ; la vérité et la liberté

En cette réflexivité généralisée, il est clair que le mécanisme de conscience ne peut pas se figer ; il provoque l’afflux de l’universalité (dans le monde s’imposant en structurant les mondes donnés, proposant la vérité comme principe et non plus des vérités comme contenus, contenus toujours limités) et d’autre part cette révolution interne d’acculturation ; il crée une culture absolue au-delà de n’importe quelle culture (jusqu’alors relative à chaque groupe particulier et impose ce qui nous est évident ; que le libre pur est un principe, comme la vérité et qu’il ne dépend pas des contenus, des vécus, des autres). De même l’universalité grecque de son côté vise non plus tel monde, mais le monde unique ; tout comme la conscience dernière attire toutes les consciences divisées en une seule qui emporte n’importe quel vécu, n’importe quel corps, contenu ou intention. 


 

Liberté et vérité comme augmentation de toutes les différences possibles

L’universalité de toute la réflexivité, (elle s’applique indifféremment à toutes les différences) engendre ceci ; une acculturation et une universalité qui crée une quantité phénoménale de différences, de choses, d’êtres, de vécus. Contrairement à ce qui présupposé dans les révoltes intérieures (contre l’universelle acculturation), la réflexivité crée indéfiniment puisqu’elle propose une structure partout et dans tous les cas particuliers, valide et agissante. 

Autrement dit la réflexivité (grecque et chrétienne) est un Réel ou met au jour ou commence de manifester une forme qui est, antérieurement (à n’importe quel monde humain), qui vise le monde unique, qui est au-delà de toute conscience prise (vers une conscience indéfinie absolue, qui permet un renvoi constant à zéro, cad en la libération pure et simple). 

 

La définition philosophique de l’être de l’homme

C’est ce Réel, cet être-un qui est exposé cartésiennement (illustrativement, au sens où Descartes exprime, fait apparaitre, présente cet être au plus proche, mais non pas le seul ni totalement) ; c’est un roc, l’os ontologique qui porte toutes les réflexivités et que l’on a nommé spécifiquement ensuite ; conscience. 

Et qui s’est réduit ainsi, à partir de la conscience cartésienne (qui se pense comme une entité forte et en tous cas idéalistement posée (tout comme son développement husserlien) à un simple mécanisme ; prendre conscience-de. 

C’est ce mécanisme (qui se nomme tel par illustration) qui est le propre même de la philosophie. La réflexivité s’applique où elle se doit, mais la philosophie seule cherche à remonter jusqu’au principe.

Elle formule diversement le fait lui-même de conscience, sous la vérité ou sous la liberté (cet être-autre incompréhensible, comme est incompréhensible qu’il y ait quelque chose plutôt que rien), et ce qui réunit toutes les explorations (qui annule et réaffirme leurs divergences) est la forme réflexive qu’est de a à z l’être de conscience. Entendant par là que la conscience est un être (et non pas un faire valoir d’autre chose) et qu’elle est à ou pour elle-même (quand bien même l’humain s’y refuserait, replié dans ses ourlets).

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Extension spontanée du libre pur et simple

27 Mai 2013, 13:56pm

Publié par zwardoz

Il est donc au sein de toute la détermination, mondes, donnés, vécus, un être qui en lui-même entend réaliser instantanément tout ce qui est en une fois et intégralement.

Inutile de chercher ce qu’il veut ou contient ou désire ou ce vers quoi il tend, il est et c’est tout ; il ne suppose rien d’autre, et, cause, il a seulement telle ou telle sorte d’effets.  

C’est un mécanisme dit « de conscience », qui est indivisiblement libre et sans rien. Il peut s’avancer tel sur le sol bien réel (n’ayant aucune intériorité sinon par un repli qui s’illusionne de lui-même, repli intérieur à la matérialité et à la détermination) puisqu’il est formel, n’offre qu’une seule face (de pur miroir) qui n’entre donc en composition de quoi que ce soit, et recommence chaque fois qu’elle parait, émerge, absolument vide et simplement une.

Il n’est que ce demi-être, ce retour-sur (n’importe quel donné), qui puisse être tenu comme libre ; n’appartement à rien, détaché de tout et pourtant chaque fois empli de tout ceci ou cela qui arrive. N’opposant aucune résistance puisque son type d’être est autre que déterminé. En tant que conscience il consiste à relier les choses aux signes, les signes aux choses (les signes étant eux-mêmes des rapports et non des « êtres »).

Mécanisme qui cependant dit « je ». Indivisible et identique d’un moment à l’autre, identique en l’un comme en tout autre que lui-même ; toute conscience en vaut une autre. Malgré cela occupant un point distinct à chaque fois ; du temps et l’espace, elle travaille, œuvre, crée, produit la dimension indéfinie qui ne connait pas sa finalité ; elle œuvre de fait, étant mise en forme que cette forme simple.


 

Selon l’information des choses

Elle œuvre malgré nous, et notre moi, bien que produit de sa structure de conscience, la déteste. Elle articule en somme le donné, local, limité, à tout le donné, l’ensemble de ce qui est, partout, toutes les différences (et ce au fur et à mesure ; elle qu’un seul accès à la totalité de toutes les différences et cet accès est vide et formel, elle apprend, arpente peu à peu le donné empiriquement) tandis que notre moi, telle humanisation, telle culture particulière tentent de se refermer sur les quelques déterminations isolées, sélectives, dont on voudrait former Sens (qui s’affaisse à plus ou moins long terme).

Mais l’ensemble de tout ce qui est, est plus ou moins un agrégat de déterminations, dont le seul sursaut est (autant qu’on le sache) d’être parfois conscience-de. Dans ce retour-sur (n’importe quel détermination) tout se joue, se dénoue et puis se noue, sans que l’on n’en connaisse rien ; puisque nous existons comme moi, ou être humanisé, tandis que la conscience articule au plus loin et plonge dans le réel au-delà de toute identité, individuelle ou collective ; tout moi est donc pris dans un plus grand jeu que son identité, toute culture est percluse de déterminations mais aussi entourée dans plus effarant devenir ; le mécanisme entraine tout, parce qu’il revient absolument un, mille fois si il le faut, comme une vague réelle qui balaie tous les montages individuels ou collectifs.

 

 

Le (non) sens est inverse au cours des choses

Ça n’est pas que ça n’a pas de sens, mais bien qu’il est à rebours et que le mécanisme Est le sens. Un sens rétroactif pour ainsi dire ; ce que l’on recherche au-devant (en des objets de désirs, de volonté, de réalisations) est, existe antérieurement ; aucun objet ne donnera ce dont il n’est que l’effet.

Et se tenir antérieurement, dans la structure même est à la fois possible et impossible ; pour y commencer, ou s’y annoncer d’être à tout le moins, il faut recourir non pas aux idées concepts notions, mais à ce que l’on a nommé philosophiquement l’Idée. L’Idée du Bien platonicien, l’Idée du Un plotinien, l’Idée en sa construction évoquée cartésienne, mais il est de nombreuses articulations possibles qui amènent vers l’articulation (conscience-réel)

Le sens même, celui qui est antérieur à tout montage et fabrication, (lesquels ne sont pas à négliger, mais qui sont pris dans un plus grand mouvement mécanique qui brasse dix mille fois plus de réalités que toute culture ou que toute personnalité). Le sens insensé qui est inverse, qui est-déjà. Qui est déjà contenu et dont on perçoit les effets et qui ce faisant dévore les mondes ; puisque rien, aucun monde, aucune détermination ne peut s’opposer à ce qui est purement formel.


Conscience et états divers du monde et du moi

Inutile de chercher ce que peut bien contenir la conscience en son être ; elle est uniquement de jouer dans les déterminations et de les construire et déconstruire ; elle suit une finalité mais cette finalité est la qualification, la nature de sa structure ; qu’elle applique sur tel état du donné, tel état de monde ; sur tel état de personnalité elle va produire un ajout, que rien ni personne n’a « voulu » ; c’est elle qui « veut » au sens où la structure de conscience de ce que simplement ceci ou cela lui est présenté sous les yeux, est déjà avancée plus loin, emportant ceci et cela vers et dans un autre horizon, renouvelé.

Horizon formel, cad vide, qui se tient là uniquement comme potentiel et si l’on veut puissance ; pour la conscience toute sa dimension est acte pur ; quel que soit le mélange de ses compositions, elle re-commence en chaque instant à relancer n’importe quel état du monde ou du moi.


 

La réflexivité est-déjà reprise intégrale du monde en tel état

Le recommencement est structurel, certes, et repart de zéro (le possible de conscience est toujours intégralement présent), mais ne pas oublier que la conscience est réflexive ; elle est en son être même réflexif cad retour-sur, et retour-sur un état particulier du monde, du donné, du vécu ; c’est absolument cet état effectivement donné et déterminé, qui est, sera repris ; il est en un sens inutile de se demander par quel bout prendre et utiliser la conscience ; elle utilise déjà tout ce qu’elle peut utiliser, aléatoirement parfois, précisément d’autres fois.

 

Le mécanisme de liberté est déjà en cours et ne cessera pas ; même si il échoue ici et là, il reviendra identiquement absolument en sa forme (sans rien donc parfaite). Il retravaillera à nouveau, il œuvrera puisqu’il est la dernière limite, le bord de tout ce qui est, qui recommence d’être incessamment. 

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L’universel grec, la dernière conscience possible chrétienne et le libre pur

23 Mai 2013, 15:26pm

Publié par zwardoz

 

Nous produisons constamment, de tous temps, des quantités astronomiques de nouveautés, multipliant les objets, de désirs, d’échange, de signes ; on tient communément ces objets pour les finalités seules intéressantes.

La philosophie et le mouvement qu’elle a inauguré à concurrence du christianisme, consiste à délaisser les objets du monde, tout-venant ou rares, pour remonter inversement vers la source préalable ; de sorte qu’atteignant notre-être (quel qu’il soit, esprit, âme, conscience, ou dieu ou l’universel pur, etc) nous puissions non être le jouet des objets, mais obtenir le maniement, la distance, la possibilité même.

Nous saisissant de notre être (antérieurement à tout désir, volonté partielle, images ou imaginations, échanges ou ordres humains et cultures), nous disposerions de la capacité-même ; autrement dit de la puissance en soi. Puissance au sens de potentialité.


 

Le refus de se laisser faire

Le chrétien refuse de laisser son être dans les dispositions du monde, du donné, du vécu ; de même le grec n’admet plus que son être (possiblement universel et emplissant tout le monde) soit si déplorablement limité à un pauvre vécu, individualisé et particulier. De part et d’autre, on refuse qu’il y ait un groupe ou système clos d’échanges, remplaçant la culture par l’acculturation chrétienne (la communauté « en esprit ») et le groupe par la politique enfin nommée telle quelle (et non plus recouverte par un système de domination magique, violent ou réglée traditionnellement, dont le sens, abscons ou particulier, de toute manière s’efface et disparait).


La conscience de soi de la conscience tout court

Nous sommes donc engagés dans la possibilité absolue ; la dernière présente en tous cas ; de saisir ce qui origine notre être et cessant de l’être (naturellement) nous nous disposons à en devenir conscience consciente, pour ainsi dire.

Seulement voila, il faut cesser de l’être pour le devenir. La manipulation de la conscience, notre être, par la conscience elle-même est mouvement incompréhensible ; puisque l’on ne peut se saisir de la conscience par une représentation (toujours quelconque en regard de son potentiel absolu), représentation issue du monde, et qui ne colle jamais et ne peut pas délimiter de quelque manière cette être de conscience. Ce miroir qui reflète tout ce que l’on veut comme scènes et images et signes et réalités, mais qui surface simple et sans rien, ne se reflète pas lui-même.

Aussi l’universalité grecque (du politique, éthique, esthétiques et idéel) comme le devenir conscience indéfinie et dernière chrétienne, rusent nécessairement à extirper notre engagement dans la limitation du monde, du donné, du vécu, vers une reprise, une extension et donc installent le Potentiel pur, la puissance bien au-delà de n’importe quel donné « là ». L’universel pur d’une part (l’Idée des idées, la compréhensivité en soi de la compréhensibilité des réalités, le Un ou le Bien qui préordonne ou produit et les idées et les réalités) ou dieu d’autre part (qui maintient absolument qu’il existe une dernière conscience possible absolue qui ne se laisse pas emprisonner dans les consciences prises, vécues).


L’oubli historique de ce qu’est l’être-libre

Or ceci s’oppose à notre être devenu libre ; qui oublie instantanément qu’il s’origine lui-même et dans l’époque grecque t dans le christianisme ; puisque le libre est par essence, par structure, déjà intégralement « qui il est », formant un avec soi, est sa propre idée (indéfiniment déliée). Ce en quoi il se trompe ; le libre est parce qu’il est l’aboutissement du réflexif ; de l’universel grec comme dépassement du langage et des groupes, et de la dernière conscience libérée, littéralement de toutes les pauvres consciences engagées et perdues-déjà, sauf à se souvenir de l’unique conscience qui les domine toutes.

Il a beau être-libre, il est avant tout réflexif ; c’est sa nature, sa structure, et tout ce qu’il peut être.


Le libre comme poursuite du réflexif par lui-même ; vers la précision absolue

 

Mais il est vrai pourtant que libre, il est ici et maintenant, il l’est ici et maintenant. Autrement dit le réflexif qui traitait jusqu’alors des groupes et des langages, des cultures et des vécus dans les grandes largeurs, le réflexif est par le libre immédiatement de plein pied avec tout le donné, le monde-même, le vécu tel quel (le corps par ex). Le réflexif est par le libre bien plus précis, réel, adéquat ou inadéquat, en tous cas à proximité de « ce qui est tel que cela est ». 

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La dimension réelle

22 Mai 2013, 08:25am

Publié par zwardoz

 

L’ensemble de tous les dépassements se nourrissent à la source de l’être de conscience comme technologie absolue (au sens où pour nous il n’en est pas d’autre, et que s’y trémoussant on est au bord du monde ou mieux au bord du réel). Qui reste peu compréhensible, splittée entre l’universalité grecque et la dernière conscience possible chrétienne, excepté si on s’y introduit comme réflexivité ; réflexivité grecque et réflexivité chrétienne ; or conscience, être conscience est de fait structurellement être-réflexivement.

Ce qui augmente considérablement le potentiel et ce qui permet de reconsidéré l’acquis et le possible.


L’obnubilation de la conscience en son objet fallacieux

Ce qui s’aperçoit difficilement en état de vie ; la conscience est focalisée sur son objet, ou plus exactement en son intentionnalité. Etant formelle elle intégralement dévouée à ce dont elle a conscience.  Elle s’y absorbe et son être, formel, n’oppose aucune résistance mais au contraire abonde et participe jusqu’à l’os. Elle est ce dont elle a conscience ; sauf qu’en plus elle resurgira toujours identique à elle-même quel que soit le contenu. Cette persistance continuera de pousser n’importe quel contenu bien au-delà de ce qu’il peut ce contenu.

Ainsi la personne adorerait se contempler soi en son identité ; c’est ce qui soumet chacun dans son image de soi, ou celle que l’on présente aux autres ou celle que l’on désire vivre en telle acquisition. Mais il n’est aucune image conclusive de soi puisque l’unité réelle des intentions est « à rebours » ; elle se tient dans la structure très simple et très vide de la conscience formelle. C’est uniquement en cours d’action, dans l’intentionnalisation même, cad dans le jeu des identités qu’il est une supposée unification de la diversité intentionnelle ; elle se prête comme moi, comme image pour les autres, comme objet du désir, comme Sens élu idéalistement.


 

Il n’y a pas de Sens, excepté à rebours

En réalité il n’est donc pas de Sens, au-devant ; mais seulement des résolutions à demi entamées par une unité antérieure structurelle. C’est en cela que l’on parle de non-sens ; ça ne va nulle part puisque ça part de l’essentiel absolu structurel et antérieur. Autrement dit tout est effets de la structure et jamais dans les résultats, les effets on ne retrouve l’intensité du début ; jamais on ne trouve en quelque objet que ce soit la performance abominable d’être-conscience.

On se figure seulement cette performance ; on l’imagine et la rêve au-devant, comme ayant sens. Mais toute la vérité consiste à non plus chercher la réalisation dans l’objet, bien plutôt à remonter en sens inverse, dans l’antériorité, et à comprendre que tout effet, au-devant, sera uniquement résultat d’une structure pure et vide.


 

Le in-sensé, antérieur à tout

S’il n’est pas de Sens au-devant (qui soit désirable ou qui réaliserait de quelque manière ce que nous serions, puisque tout ce qui est à réaliser, la conscience, est-déjà là, effectivement réel), il est par contre antérieurement à tout effet (tout vécu, tout donné, tout monde), une unité structurelle absolument énigmatique ; on ne sait pas ce que « conscience » veut dire dans un monde d’une part et d’autre part ce qu’elle est en elle-même ; qu’est-ce qui lui est possible ?


 

Absorption et réalisations : le creusement inconnu

En somme l’in-sensé est l’un-sensé. Ou qu’il n’est pas d’intériorité, mais une antériorité ; profonde et pourtant sans épaisseur, légère. Le un est antérieurement et se déploie en tant que conscience ; ce qui veut dire en tant que forme. Et visiblement il peut absorber le donné, le monde, le vécu, comme il vient, et se restructurer constamment, puisque formel, au-delà des matérialités, déterminations, et plus concrètement il peut produire dans le monde ses propres réalisations, universalités, devenir-conscience, personnalisations. En un mot il œuvre, travaille, pousse à être ce qui lui vient. Il nous entraine.

Universalités, devenir-conscience, personnalisation sont des avancées dans, à l’intérieur de la dimension ouverte par l’être de conscience (marquant par là que la structure vide creuse dans l’épaisseur de la réalité) et nous ignorons jusqu’où la technologie qu’est la conscience peut avancer. 

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Du devenir de tout

20 Mai 2013, 17:54pm

Publié par zwardoz

Il n’est donc à proprement parler rien du tout. N’existe qu’une masse de déterminations, plus, de par notre être, une forme vide et sans rien. 


On remarquera que les déterminations, quelles qu’elles soient, ne font que passer ; elles sont en acte et se déroulent et s’étalent. On ne saurait qualifier exactement l’être de la détermination, ce en quoi cela consiste. Pour le moment. 

 

La première conscience possible (grecque)

Par contre les progrès philosophiques à propos de notre-être se sont avancés fort loin, et au contraire de ce qui se dit ici et là, comme désespoir abyssal, il est un acquis absolument qui s’est élaboré depuis le début de la réflexivité de notre-être ; depuis qu’il a décidé, pour ainsi dire, de passer outre d’une part le langage et les groupes humains particuliers, (inventant l’universalité qui se suppose comme universel pur).


La dernière conscience possible (chrétienne)

Et d’autre part par-delà les vécus et les consciences obnubilés par leurs objets et leurs corps (créant la dernière conscience possible indéfiniment remise qui domine, seigneur au-delà, toutes les autres ; chrétienne, donc, qui soumet chaque conscience engagée en son vécu et tout ce qu’il contient, et les soumet toutes en une seule inatteignable ; dont aucune formulation ne com-prend, n’intègre la trinité ; le trois est insoluble, il est le dernier point possible). 


Les deux explosent en tout et partout, puisque le dépassement du langage et du vécu (du corps, crucifié) manifestent la réflexivité ou le dépassement constant qui n’a d’autre fin que de se réaliser. 

Pour cela la réflexion philosophique est précisément (sa dénomination marque de fait son objet et son effet) l’exposition du réflexif pur et simple. 

Or la conscience, puisque c’est en elle que consiste notre-être, est tel un miroir ; simple surface qui reflète toutes scènes, mais ne se reflète pas lui-même ; il n’est rien dans le monde, la détermination, le donné ou le vécu qui puisse exprimer le miroir qui pourtant peut potentiellement tout exprimer, manifester. 

 

Les deux réflexivités historiques

Aussi est-ce par détours et ruses, que la réflexivité se donne à entendre, voir, comprendre, exprimer, représenter ; universalités (esthétique, éthique, politique, idéel) ou acculturation généralisée (engendrée par le christianisme, qui vise à formuler notre-être indépendamment de toute particularité et de toute immédiateté ; d’où la distance prise sur le monde et les corps et les passions, etc, et la distance infinie qu’obtient la dernière conscience possible, in-définie et hors du monde). 


La réflexivité en soi

Mais pourtant la philosophie creuse la réflexivité pure et simple (in-dicible au sens propre) ; elle parvient à isoler le Réel par lequel nous existons ; notre-être. Et ce donc selon des tours et détours, qui rendent la compréhension philosophique assez extrême. Puisque si notre-être est bien ce que la philosophie en révèle, on se situe alors à la pointe ultime ou dans le creux in-fini de ce qui est (au moins pour-nous, quant à savoir jusqu’à quel degré cela correspond à l’être-qui-est, externe, on ne le saura lorsque l’on aura franchi la dimension que notre-être ouvre dans la réalité déterminée).


Le savoir instantané de et par notre être

Puisque la question est effectivement celle que l’on sait telle quelle depuis le début, ce que toutes les consciences n’ignorent pas depuis qu’elles sont elles-mêmes ; étant donné qu’une conscience est « à soi-même », pour soi-même, elle se sait ; elle est sa propre idée, et en un sens spécifique ; elle est son Idée (marquant par là que l’Idée de conscience est autre chose qu’une idée notion, ou qu’un concept, ou qu’une idée de mots). 


Savoir vs connaissance 

Il y a lieu d’interroger ce « savoir » qui ne se connait pas ; il ne se connait pas exactement (objectivement donc) mais il se sait puisqu’il est ce savoir au sens où il est la conscience de la conscience qu’il est ; ce dont il a conscience, il l’est. 

Aussi a-t-on pu supposer que ce savoir s’étendait comme connaissance ; comme une vérité saisissable dont nous ne serions pas saisis. Mais comme elle est ce qu’elle a, elle ne peut jamais se saisir de soi ; si elle le pouvait son être dépendrait de ses contenus ; hors elle est antérieure aux contenus ; quelle que soit la scène qui se déroule dans le miroir, elle n’exprime jamais le miroir lui-même. Qui est sans visage. 

 

Le miroir sans reflet

Et donc puisqu’elle est conscience de (soi), elle ne peut pas ne pas se savoir (sans jusqu’alors se connaitre) et lorsqu’elle commence de se séparer de toute réalité donné « là » dans le monde, (elle admettait l’immédiateté du monde qu’elle enroulait dans le langage des tribus), elle imagine ou reconstitue autour de la scène exprimée dans le miroir qu’il existe un bord et plus un encadrement qui une fois connu donnerait accès à toutes les scènes du monde (d’un monde unique alors) et à toutes les perceptions, et à toutes les finalités. Cet encadrement fut bel et bien réalisé ; il fut penser la totalité du pensable sous cette formulation, dite métaphysique (jusqu’à ce que le métaphysique, qui revient au discours, se transforme en ontologie, lorsque le « sujet » transporte son intention en son identité absolue). 


L’époque métaphysique

L’époque métaphysique est celle qui considère la finalité selon l’idéal de la connaissance ; le savoir, réflexif du sujet, n’est pas encore découplé de la connaissance dite des sciences, précise et exacte, et cette métaphysique croit pouvoir penser la totalité de ce qui est, et selon une compréhension idéalisée du langage (en tant qu’il n’est plus laissé tel quel en une communauté) puisque le langage augmenté permet d’universaliser la perception ; on perçoit mieux les différences dans le donné et on en perçoit plus et le registre de l’universalisation crée ses propres étendues de mots. 

Cette époque est entièrement conservée ; elle éclaircit et invente le sur-langage et toute l’universalité disponible ; sauf qu’elle ne parvient pas à conclure son programme et bute sur ; quelle est l’origine de la compréhension elle-même (c’est en fait le sujet, la conscience qui produit cette compréhension) et quelle est l’origine du monde donné « là » que la pensée ne peut pas contenir ? 


Le dépassement ontologique de la métaphysique

Dans les deux cas (sujet et origine de ce qui est) on touche à l’ontologie ; non plus le discours le plus cohérent et total qui reflète la perfection de tout ce qui est (perfection de sa propre énonciation, qui nous « donne » toutes les réalités et leurs différences dans des séries-idées vers une Idée des idées), mais qu’est-ce que le sujet qui est (et est origine de tout discours) et qu’est-ce que la réalité des choses, des êtres, etc (de l’étendue cartésienne à la matière énergie de la physique) ?

 

La négation des empêcheurs de tourner en rond

(niant la perfection de ce-qui-est)


Contre tous les empêcheurs, il est clair qu’il faut impérativement conserver et la métaphysique et l’ontologie premièrement développée, (à partir de Descartes), puisque l’universalité ou la dernière conscience possible chrétienne sont de fait la réflexivité même (de dépassement des groupes et des langages comme de toute conscience prise dans son vécu ; lorsque la conscience refuse de se laisser faire par les corps et les mondes particuliers).

En somme rien n’est à jeter et tout doit être admis, puisque si le réel est, alors il est parfait (bien que l’on ne connaisse pas effectivement ce qu’est cette perfection là). 

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La conscience et le dépassement de tout-ce-qui-est (sans reste aucun)

16 Mai 2013, 18:04pm

Publié par zwardoz

Qu’est-ce que l’être ; tel qu’il puisse supporter un être spécifique si résolument, si essentiellement libre et qui ne correspond à rien qui soit, aucun monde, aucune détermination, et qui n’existe, cet être spécifique, que structurellement ; forme vide, sans rien ?

 

L’anti monade (incompréhensible)

Il est absurde de se demander comment la conscience qui serait une et monadique, solipsiste, isolée, pourrait avoir une certitude quant au monde, aux autres, aux choses, et à toute extériorité, (et une certitude non seulement au sens de croire en la réalité de, mais au sens de certitude sur laquelle élaborer son orientation ou donc son action ; c’est en cela que « certitude » signifie). C’est absurde parce que la conscience étant purement formelle, est-déjà pleine de tout ce qui est extérieur, elle est déjà perception et même physiologies, et signes et mots et autrui et cultures diverses ou acculturations et y compris universalités. 


Conclusive (de ce qui arrive)

C’est par le haut et en tant que conclusive, et conclusive en ceci ; qu’elle revient toujours instantanément et revient purement vide et uniquement structurelle, et quel que soit le contenu, l’identité, le donné ou l’état du monde, et quelle que soit la personne ou la personnalisation ; le libre, l’être-libre est ce qui revient absolument identique à soi, puisque ce soi n’est pas composé et que formellement un il réenclenche à nouveau et au fur et à mesure travaille n’importe quel donné ; la conscience œuvre la réalité et est la technologie absolue qui remodèle et suit son propre plan, puisque formelle, ce plan, cette programmation est sa structure même (et non pas une « planification ordonnée ou préordonnée). 


Hyper activisme instantané

Si la conscience est cette forme, elle est activité ; et c’est Descartes qui produit, manifeste cet hyper activisme ; mais c’est aussi cet hyper activisme qui crée l’universalisation (extraire du donné immédiat des différences, entre les choses, et en élaborer les séries, ou idées ; universalité qui augmente considérablement notre être, et permet alors de reconnaitre dans le même monde d »autres et indéfiniment d’autres différences, d’autres perceptions ; c’est donc une technologie assurée depuis lors). 


L’actualité qui creuse et tranche

Si elle est activité, alors la conscience est l’actuel pur et simple ; il n’existe aucune conscience qui serait hors des présents. Elle est la forge interne au temps comme elle conquiert l’espace et les choses ; elle est purement éthérée et littéralement « rien » mais cette forme surgit instantanément dans la cervelle ; elle est un réflexe absolument identique à soi, qui contient donc son programme propre, et creuse incessamment tout ce qui lui tombe sous la main ou les yeux. 


La sinuosité impérieuse

Elle peut reprendre mille fois la même transformation sur les choses, les signes, et ce qu’elle conquiert est enregistré (par le cerveau ou par le langage ou par les cultures ou par l’acculturation et les universalisations qui suivirent). Elle reprend tout identiquement telle synthèse culturelle particulière d’une tribu in vivo, comme telle développement des mathématiques échevelées. 


L’horizon bien au-delà

Il est ainsi inutile de se demander comment la conscience purement vide fait-elle pour actualiser une quantité de réalisations humaines si elle n’est pas elle-même ces contenus, ces cultures entières ou ces universalisations élaborées ; elle absorbe, nue et vide, ce qui apparait et le connait tel quel. 

Et elle le connait tel quel (tel qu’il se présente dans sa complexité) parce qu’elle est, la conscience, en tant que forme pure, le simple rapport. N’étant rien, elle est activité et activité de relation, de rapport ; elle rapporte tel ceci à tel cela et l’ensemble à un Horizon indéfini. 


De sorte qu’elle n’est en aucun contenu particulier ni universel, ni en aucun Sens (qui supposerait qu’elle contienne une programmation complexe et immuable, préordonnée) ; elle n’est pas en cette personnalisation mais en ce que cette personnalisation se rapporte dans son horizon ; elle n’est pas en telle objectivité (une science par ex ou une législation) mais en l’horizon vers quoi se porte cette objectivité. Elle est la technologie absolument et parfaitement adaptée à un monde, à quelque monde que ce soit, s’étend du particulier à l’universel, de ses contenus à toutes ces propres consciences, et tisse incessamment, reprenant mille fois les rapports divergents, vers un horizon qui est celui de son hyper activisme en quelque donné-monde-vécu que ce soit. 

Mais qu’elle n’y soit pas, signifie qu’elle pousse à être et porte au-delà de tout donné ; aussi cela pose-t-il la question de l’être ; quel être désigne-t-elle qui n’est nulle part en quelque monde ou réalité que ce soit ? 

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