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instants philosophie

L'arc de conscience

8 Octobre 2023, 13:54pm

Publié par pascal doyelle

Notre être n’est nullement la pensée ou la connaissance ou l’esprit ou ce que l’on voudra, mais consiste en cet arc de conscience. Aussi esthétiques ou littératures, politiques ou éthiques, religions ou humanisations et personnalisations, excèdent de toute part ce que les grecs pensèrent réduirent à la pensée seule. Ce mouvement que l’on recherche depuis Descartes, Kant ou Hegel.

Que l’on peut très bien considérer comme purement matériel, puisqu’il sort, cet arc, de la cervelle, vers le monde donné là, qu’il surprend comme « là » (être ou existence) et dont on a tiré non pas seulement l’existence (d’un monde particulier de choses et d’êtres déterminés, saisis par cette conscience, néantisante, ce à quoi aboutit Sartre) mais l’exister ; à savoir que le présent, purement formel, mais néanmoins absolument existant, est même -le plus existant- puisqu’il est, ce présent, l’exister-même tel qu’il déroule l’intégralité de tout ce qui fut, est, sera.

On ajoute cependant que si le présent est la forme de tout ce qui est, ce présent recèle une infinité de perspectives, et on l’a d’abord caractérisé comme et par le principe du Possible ; qui n’est pas le possible de tel ceci ou tel cela, mais le Possible en tant que tel, ou donc, pour éclairer cette notion autre que toutes les autres, le possible du Possible.

Ou si l’on préfère ; le possible, comme principe, réalise, rend réel un possible toujours plus grand, étendu, profond, interne et externe, et dont on admet absolument parlant que cet arc de conscience, qui est à lui-même l’image et le miroir, et n’ayant ni début ni terme, reste suspendu dans et par la Possibilité même. Dieu, la pensée universelle, le sujet ou le réel permettent de constamment reprendre la réalité (déterminée) à zéro, à partir du réel, depuis le rien du possible brut. Ou du possible pur.

C’est ce qui empêchera de confondre l’image dans le miroir (quelque définition de notre que ce soit, y compris la « pensée ») et le miroir lui-même ; les véritables repères dans l’historicité imposent une position, telle ou telle position ; dieu, l’universel, le sujet et le réel). Ces quatre-là constituent le Bord de toute conception possible ; ce qui veut dire qu’ils se situent, littéralement, juste au-dehors de toute pensée, représentation, imagination, affect, contenu de conscience ; et se remarquent de ceci qu’ils renvoient à, vers, par et pour l’arc de conscience ; ce qui veut dire chacun.

Chaqu’un. Mais en tant que tout « soi » renvoie avec plus grand que lui-même ; dieu est hors du monde (et de toute composition dans ce monde) ; la pensée assigne la vérité comme principe et ne s’emprunte d’aucune vérité définie en particulier ; le sujet est inaccessible, inaccédé ; le réel est bien entendu posé « là ». tout indique le dehors. Si le sujet était seulement un moi, ce serait seulement un contenu déterminé et non ce rapport à (soi) dans lequel rapport le « soi » est le rapport lui-même, tel qu’il se signifie (et ne s’atteint pas mais se suppose) ; le « je » ; en ce sens il n’existe pas de « moi », mais il existe un sujet (qui se tient sur et par le Bord, en l’occurrence du corps) ; et il n’est aucun ‘sujet’ puisque le sujet n’est pas de l’ordre du monde, du donné, et qu’il naît dans l’instant de sa « conscience de soi » (durant l’adolescence par ex, mais par exclusivement).

Or pourtant chacun sait signifier ces quatre positions, inaccessibles. C’est qu’il ne s’agit pas de connaissance ou de concept, ni du monde ou de l’imaginaire, mais de signifiants purs et durs. Elles relèvent du signifiant même ; et donc du langage, de tout langage ; l’arc de conscience est originellement le signifiant, premier, celui qui ne peut pas être signifié, qui est, donc, signifiant pur et simple, et ainsi substituable, au sens où existeront tous les autres signifiants (y compris les sons ou les couleurs ou les formes utilisés en esthétique, y compris les signes que peut s’infliger ou qui supportent le moi, bref tout signe, en ce que tout signe est un rapport).

On peut croire par ex que l’on imagine dieu à partir du langage ; mais de où sort le langage ? On a vu que l’animal, le vivant sent bien qu’il est au centre de son monde (cad son milieu) mais que l’arc de conscience non pas perçoit l’horizon, mais se perçoit à partir de l’horizon ; ce qui veut dire à partir du réel formel. Il existe des signes qui sont des signifiants dans un langage ordonné parce que cette cervelle créeun arc intentionnel de conscience (qui est dans la nécessité de se situer lui-même dans sa propre non programmation, puisqu’il s’agit d’une mémoire hyper immédiate, ce qui veut dire actuelle).

Ce qui veut dire, aussi, que chacun se saisit d’un point-autre (celui du psychanalyste situé derrière le divan ou d’autrui ou de soi comme autre-que-soi ; on n’est pas celui que l’on est, puisque l’on « n’est » pas, mais signifie à partir du bord).

Celui-là même que désigne Descartes, Kant, Hegel, Husserl, Sartre (et Lacan dans sa magistrale inversion de Sartre, et de la pensée, en tant que tout est imaginaire, y compris le concept).

Descartes reste tout à fait général, voire indifférent quant à la définition de la « pensée » ; « ce qui pense, imagine, ressent, perçoit, etc » bref tous les domaines intentionnels rendus possibles par l’intentionnalité ; Kant renvoie au « sujet », transcendantal, et Hegel à ce même sujet mais en tant que négativité mais capable de toute la phénoménologie qui a lieu et fut réalisée, au travers de l’historicité, et enfin Husserl parvient à caractériser notre être comme « intentionnel » et bien qu’il lui assigne « les idées » et pour finalité le savoir, et enfin Sartre décroche l’arc de conscience de toutes les facultés ou de tous les domaines, et impose cette structure comme « néantisation » face à l’en-soi de l’être tel que donné là, massif, opaque, morne, gluant, etc. Comme néantisation , ce qui veut dire, basculons, rapport et rapport (forcément) sans contenu ; puisque si le rapport consistait en tel ou tel contenu, serait-il électif ou superfétatoire, ce ne serait pas un rapport et nous resterions coincés dans telle ou telle identité ou idée ou langage, etc ; or tel n’est pas le cas.

Dire par exemple « que nous sommes le langage» c’est déjà ne plus l’être.

Ce que l’on signifie, même abstraitement ou ébauché, c’est déjà ne plus l’être ; on le fait entrer dans la représentation et ainsi dans une modulation éventuelle.

Pareillement le christique nous prévient ; ce ne sera pas le corps naturel et pas le monde qu’il faut saisir, puisqu’alors ils se saisissent de nous, mais « un plus grand rapport ». Ce que le christianisme nomme « amour », qui veut dire ; le plus grand rapport (ou pour Descartes le plus généreux ou le plus révolutionnaire, qui aurait dû rester une exigence et non la constatation mensongère d’un état donné figé, gelé, couvrant une mascarade de plus en plus envahissante et perdant totalement le sens de l’universel, pour se plonger dans le subjectivisme sans fond, sans mesure, sans limites prétendument). Sartre ou Lacan, ou Kant ou Rousseau, et évidemment toute la philosophie, consistent à s’assigner de plus grands rapports et de les montrer tels qu’effectifs dans le monde, la vie vécue, la perception, la réalité, la réalisation humaine ou personnelle ; l’arc que l’on a tiré du bord du monde, du Bord de tout ce qui est, nous pousse invinciblement à désigner le réel. Mais cette fois il doit être assumé, assumé et assuré par ce qui se désigne comme « je » ou plus généralement comme structure-sujet ; dont on a vu que si le principe du réel est le possible, alors seule une structure sujet, cad un rapport, existe à la fois en avant et antérieurement ; seul un sujet, un rapport est à la fois alpha et oméga. Ou donc ; si le réel est le possible et donc le rapport, alors il s’enjoint de s’agrandir dans sa possibilité même ; c’est le sens, la signification de toute religion, de toute pensée (universelle), de tout sujet, et du réel même.

(il est clair, mais il faudra le préciser, que cette plus grande possibilité ne s’entend pas selon l’étendue, l’espace ou ce que l’on désigne comme temps ; temps habituel entouré et mesuré par une spatialisation ; ni par ex selon la « richesse », mais selon justement ce que cherchent à désigner religions, pensées, sujets et réel ; le christique, tourné vers autrui ; le sujet, de Descartes à Sartre, tourné vers sa véritable intention : Lacan « ne pas céder sur son désir » ; la pensée, ne pas croire que notre idée est « subjective » ; la révolution, l’humanisation est partagée, et non le libre cours des libertés, anglo-saxonnes, qui ne sont que rivalité).

De deux choses l’une ; si le réel est effectivement formel, alors le présent est l’interrogation maximale et hors limite, puisque le présent est la limite, le bord de tout ce qui est ; et soit le bord fonctionne comme ressort de tout ce qui est, soit il indique tel quel la dimension du formel, ce qui correspond absolument au Possible comme principe de tout, et si le principe est le possible alors le possible est non-fini, se déroule bien au-delà de la détermination, on verra dans quel sens, signification, signifiance, signe.

Dans les deux cas, le je, ce rapport si étrange, est le point de bascule. Puisque nous ne sommes jamais là où nous (nous) percevons, mais à partir du point qui, lui, n’apparaît pas. Ce qui nous introduit immédiatement (et même instantanément, et antérieurement à nous-même) à la structure étrange du « rapport ».

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L‘intention par-dessus

23 Septembre 2023, 13:13pm

Publié par pascal doyelle

On ne comprend pas vraiment en continuant d'utiliser le concept "être". Que veut dire "être" pris comme une unité ; "pensée de la pensée" ? esprit , hégélien, qui est pur mouvement de tous les concepts soit dit en passant ? Théo-logie? Descartes ne définit pas l'être... il dit ; l'étendue (tout ce qui est), dieu (en tant que volonté infinie), le je qui se-sait. il éclaircit de cette manière tout le penser. Sitôt que l'on use de "l'être" on prédéfinit la réalité comme déterminations ; ce que l'on nommait jadis le fini ; et on était obligé de sauter dans l'infini de l'être (en vérité seulement imaginé et non pas pensé) et de perdre le fil (supposant seulement un horizon un, L'être).

Être nous conférerait une consistance ou une certitude indubitable, en un discours clos, total, exhaustif et sans reste aucun. Une objectivité et une fixité.

Ce qui ne correspond pas à ce que l’on éprouve, ni ce que l’on perçoit et pas même à ce que les sciences paraissent comprendre de la réalité ; à savoir que tout se meut, devient, se transforme lorsque ça ne disparaît pas, se décompose, s’oublie, se perd, se déroute.

La certitude cartésienne est celle d’une forme, vide, et non d’une consistance ; la conscience de Sartre est ballottée en tous sens et constamment en perdition ou engluée ou écrasée ou annulée ou niée par autrui, l’autre conscience ; aucune évidence ni aucune connaissance qui nous délivrerait ; seul le réel brut de notre existence est exposé.

Il revient donc de redistribuer les notions et ne pas commencer (ou terminer) par l’être, mais d’analyser comme la réalité nous apparaît ; soit un présent actualisant. Présent qui n’est pas « du temps », pas le laps entre le passé et le futur, mais l’actualisation même ; ce qui se dit autrement ; l’exister. Ce qui permet d’entrer dans la structure de « ce qui est » (génériquement parlant), en approchant la réalité comme formelle (le réel, le présent, l’exister) et effective (les déterminations, les choses les êtres, etc). Ce qui implique également au moins deux autres notions (qui permettent donc d’ouvrir le concept « être » en distinguant ce dont il s’agit, de même que Descartes qui abandonne la pensée théologique ou d’Aristote) ; le rapport et le possible.

Ceci donc en vue d’expliciter ce que par « réel » on peut saisir.

On use donc de concepts qui relancent la perspective et entendent, à tout le moins, ramener l’idée à l’expérience que l’on en a ou peut obtenir ; à savoir que l’être, le réel, génériquement, peut se préciser en tant que « ce présent », tel qu’il nous accompagne, nous soutient, nous précède ; on considère que ce-présent est matriciel ; soit donc la forme, non abstraite, du réel-même. Ce faisant on introduit donc à cela même que l’on est en train de vivre, d’éprouver, de percevoir.

Et porte attention à ce que l’on intentionnalise, ou intention à ce dont on cherche l’attention ; ou attention par laquelle on recherche l’intention

(tout comme, dès le début, Perceval, Lancelot ou Arthur sont manifestement les formulations inquiètes ou angoissées ou coupables ou humiliées ou dépressives de l’intention qu’ils incarnent, de l’intention qu’incarne le héros de ces tout premiers romans en tant que romans ; ce qui est stupéfiant, inaugurant que le questionnement s’impose en tant qu’orientation de « soi », dont on ne sait pas quoi faire, où, vers quoi, pour quoi lancer cette conscience que l’on a, et que l’on a parce que cet avoir est notre être, et donc notre existence (et non notre être) étant entendu que ce que la conscience que l’on a, peut être modifiée de cet « avoir » même, qui échappe à l’être)

et n’importe quoi ne peut pas n’importe comment entrer ‘en conscience’. La question de ce que l’on mémorise, et antérieurement y de ce que l’on expérimente ou de ce que l’on éprouve, à pour finalité de distinguer ce qui est accidentel en nous (et que l’on prend peut-être et éventuellement pour notre idéal ou notre blessure ou notre alter ego, etc) et de ce qui est universel (disait-on autrefois, la philosophie mais aussi la poésie ou le roman ou les esthétiques et évidemment les religions, servant de moyens de tri, de sélection, d’organisation) distinguer ce qui est accidentel et le plus souvent nous entraîne vers le bas ou à tout le moins des distinctions de moins en moins significatives, et à terme n’aboutissent qu’à des choses désignées du doigt ou rêvées, d’une part

et de ce qui est universel ou véritablement formel ; à la recherche du formel qui est précisément l’objet de notre analyse ; qu’est-ce qui vaut ? Quelle est la finalité de l’intentionnalité (cad tout, de tous les champs intentionnels) ? Et, puisque beaucoup de domaines furent effectivement découverts, depuis 2500 ou 3500 ans, et quantité de domaines, quelle est l’architecture du réel intentionnel ? Comment organiser tout cet ensemble ou plutôt tous ces ensembles ?

Il n’est aucun concept objectivement ou rationnellement posé là, étal, qui puisse dans son unité déterminée rassembler tous les autres concepts, déterminés eux aussi ; aucune détermination ne peut unifier toutes les déterminations ; de même aucune réalité ne rassemble toutes les réalités ; le concept réel et le réel lui-même sont nécessairement et impérativement, pour insister, d’une autre nature ; ou si l’on préfère, ce qui est déterminé est de fait fini, comme on sait ; comme on sait, mais évidence dont on ignorait comment s’en sortir ; on imaginait un « infini », une unité, une réalité des réalités, qui s’est révélée n’être qu’un mélange de conscience et de contenu, de structure et de finitude, de concept et d’imaginaire. L’intentionnalité se mêle au déterminé (l’idée) et l’élève formellement comme « absolu ».

Or on a vu que l’on a pu, justement, ramener absolu, infini, réel vagues et éloignés à des réels désignés ; ce en quoi consiste Descartes, initialement ; et qui existent vraiment là dans le champ de perception ; non comme signifiés (auquel cas il s’agirait de déterminations) mais en tant que signifiants ; le réel, le sujet, l’universel, dieu se présentent comme signifiants bruts ; que l’on ne rencontre nulle part dans le monde mais qui se posent comme signifiants pour, précisément, un être (qui n’est pas un être) et se tient de se signifier lui-même, d’être lui-même son signifiant (ce qui veut dire que Pierre ou Catherine ne sont pas les signifiants eux-mêmes, mais les rapports qui, respectivement, se présentent comme Pierre ou Catherine ; au sens où Pierre est Pierre lorsque son je fait de son être une existence ; ce que cherchait Sartre ; qu’est-ce que Gustave a fait de Flaubert ou inversement).

De là cet attachement à l’historicité. Étant entendu que cette architecture s’est communiquée des uns aux autres et a progressé au fil de temps, au long de sa propre proto-expérience ; puisque nous sommes engagés dans littéralement le pur Possible qui nous soit, éventuellement et si on est gentils, accessible.

L’attachement à l’historicité, à la variation de l’expérimentation de l’exister et du devenir ; qui n’est absolument pas un devenir déglingué ou d’un arbitraire ou d’une diversité distraite, mais le devenir du possible même et celui-ci, étant formel, est unique. Et formel, il est excessivement resserré.

Engagés dans le pur Possible veut dire ; dans la plus grande possibilité possible du réel (puisque le possible est la règle même du réel).

C’est pour cela que définir notre être ou le caractériser comme rapport indique un universel plus grand mais qui échappe ou se situe en dehors d’un ordre ou d’une raison, logos, esprit, etc et universel plus grand qui est déposé en et par chaque un, chacun ; supposant alors qu’il y ait une reconnaissance et une connaissance qui vient du dedans, lesquelles sont connues et reconnues par et pour et vers chacun, une coordination qui s’impose de et dans l’historicité même, dans le cours du temps, de l’histoire, de la médiation ou de la méditation que chacun creuse, entame, ouvre, en bref intentionnalise en lui-même ; là même où le rapport qu’il est, qu’il existe, lui échappe bien que ce mouvement soit plus lui-même que lui-même (la conscience, cet arc existant, étant plus grande que le conscient ou la représentation) et bien que « ce que l’on pense, désir, imagine, perçoit » se pourvoit dans l’arc de conscience ; les traces, les signifiants, sont des tracés et formulent à terme et dans la Possibilité même les décisions, les orientations, les internationalisations et finalement, peut-être, notre intention d’exister ; ce que l’on veut vraiment, ce que l’on attend ou ce que a, aura présupposé toute une vie durant.

En quoi une vie vécue doit, impérativement (et de toute manière dès que l’on est « conscience » on est intention, et probablement, quoi que pas forcément, toujours plus précise ou décidée ; on ne peut qu’assurer et assumer cette intention) une vie vécue doit s’autoriser, se permettre de se réunir dans une capacité, un choix, une logique, un logos, une ligne individuée et, au moins, au minimum, choisir de se perfectionner ; se notifier, sur le bord de la cervelle, qu’il doit orienter, formellement, le champ intentionnel (cad en l’occurrence son je, sa conscience de soi, au sens où on peut signifier son honneur, sa liberté, son désir, sur lequel il ne faut pas céder, disait Lacan, son choix sartrien ou son exigence kantienne, etc) même si, évidemment, ça n’est pas et ça ne sera pas simple, du tout, et même quasiment irréalisable, seulement ébauché, à peine envisagé (et encore moins accessible si l’on ne s’est posé aucune question, même le chrétien des premiers temps, qui sacralise les enfants et les petits oiseaux, se sait, à tout le moins chrétien et pose l’interrogation par le christ même), orientation de soi seulement supposée et non comme décision « forte », qui ne tient pas la route, conscient qui ne tient pas dans le temps, puisqu’il n’est pas le temps, n’est pas la structure intentionnelle.

Mais comme précisément intention, au moins, au minimum, une intention, vague, légère, supposée, survolante, éthérée, papillonnante peut-être, une intention d’exister. L’orientation cumulative mais pas seulement qui eurent lieu durant toute une existence ; il s’agit tout autant de l’orientation originelle, celle par laquelle, véritablement, nous nous sommes, chacun, aperçu au bout de l’enfance ; dans l’adolescence ; lorsque l’on découvre que le monde est-autre, qu’autrui est-autre, et que nous-même sommes autre pour nous-même ; c’est en ceci que le désir, sexuel, la sexuation donc est ou aboutit à cette découverte, que l’on est autre-que-soi ; ce que l’on s’empresse de combler par le tomber-amoureux, et qui cause tant d’angoisse, puisque l’on ne peut pas situer notre « être » puisque ça n’est pas un « être ».

Et que les inquiétudes quant à la sexuation, aussi charmantes ou angoissantes soient-elles, ne répondront pas à l’interrogation qui porte sur notre intention d’existence, (mais cette interrogation porte l’étrangeté de moi envers moi-même, en quoi je ne suis pas un « moi ») laquelle intention d’exister est bien plus étendue que n’importe quelle partie du monde, de la vie vécue ou de la connaissance (du corps en l’occurrence) ; c’est bien cette prédominance au-delà de tous les champs (de conscience, y compris celui de la pensée, de la connaissance ou de l’objectivité), cette prédominance de l’arc intentionnel antérieur à tous les champs intentionnalisés (ceux qui furent, qui sont ou qui seront inventés ou créés), cet arc intentionnel qui est l’interrogation même ; le plus grand universel n’est pas une « pensée », un « concept » mais un sujet et non seulement ses structures mais son archi-tecture. Ce que dieu, le-philosophe (qui n’est pas la pensée d’un système mais ce qui se montre dans tel ou tel système), le sujet (christique ou cartésien et suivants, jusque Lacan) veulent exposer, déplier, manifester ; y compris la notion du « réel » entendue comme Rapport. Ce qui existe comme rapport nous implique, et ce totalement, puisque ce rapport conduit ou est mené par le Possible ; si le réel peut être désigné comme rapport (de tous les rapports, en tant que dieu, sujet ou exister, et impliqué par toutes les religions, les systèmes universels, les sujets, y compris en tant que créateurs, de rapports donc, esthétiques ou éthiques, etc), si le réel peut être désigné comme rapport, il amène instantanément à cet exister, qui doit créer, inventer, jusque dans sa perception, son affect, ses désirs, ses relations, sa liberté, sa justice le challenge, cad la constitution des rapports dont il s’illumine.

Ou de la négation des rapports, qu’il maudit, dont il est alors la, malédiction ; il est clair que le christique nous a averti que tous nous nous tromperons, égarerons, nous nous effondrerons ; « on déconne, on ne fait que ça, tout le temps », Lacan. En quoi c’est l’intention que l’on en a, d’exister, et l’intention dont s’opérera le compte, dont le compte s’opère continuellement, la représentation significative que l’on a voulu donner de son existence, de ses choix, de ses inventions de soi, de ses créations peut-être, de notre engagement ou de notre croyance (quelle qu’elle soit). C’est bien la philosophie ou le christianisme (ou la révolution) qui nous signifie que nos choix, décisions (on préfère Intentions) ne peuvent pas exister abstraitement ; si ces intentions existent, elles sont réellement et concrètement agies.

Soit donc ; c’est pour cette raison que dieu, pensée universelle, sujet et réel s’installent comme positons formelles et qu’aucune définition de l’intentionnel ne doit, ni ne peut prendre le pas sur le seul exclusif et unique mouvement comme mouvement (et non comme « définition ») ; et qu’alors la pensée, la philosophie, mais aussi la religion, l’œuvre (esthétique poétique littéraire, etc), la politique et tous les domaines de champs intentionnels, s’adressent au sujet par et pour lui-même ; en tant que ce qui est sauvé (et ce qui sauve) c’est le rapport tel quel (et non tel ou tel contenu). Le réel est formel.

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Cohérence du réel

16 Septembre 2023, 11:17am

Publié par pascal doyelle

Tout ceci n’a pour finalité que d’expliciter la bizarrerie, l’étrangeté, l’énigme, le mystère de notre être, lequel ne peut pas, en aucun cas, être interprété en tant que « cervelle plus imposante », puisque l’on a vu, cent fois, que « penser » ça n’accomplit pas du tout l’ensemble de toutes nos capacités, et que l’intellect, mais en vérité (et en réalité) toutes nos internationalisations, ces champs intentionnels (de la perception à la pensée, en passant par les affects, compliqués, et l’imagination, et tous les domaines des esthétiques au politique, de l’éthique à la connaissance) tous ces champs n’existent que renvoyés à une unité, laquelle ne consiste pas en l’être, l’esprit, dieu, le sujet métaphysique, mais à cette unité de mouvement, étrange, qu’est le rapport ; il n’y a pas une essence, un substance, un être, une unité inerte, mais un mouvement et un mouvement qui crée des mouvements ; si le rapport est réel, alors il est le seul qui existe ; le reste est, et se décompose dès que composé, mais le mouvement se poursuit ; à savoir en tant que présent (qui déroule tout ce qui « est »), ou donc en tant qu’il est le « temps » (qui, de même, si il existe, est tout ce qui existe et n’existe que le temps lui-même, qui s’offre alors comme dimension structurelle), ou enfin en tant qu’il est l’exister pur, et purement formel ; celui qui contient, et rend possibles, toutes les choses et tous les êtres.

Or donc on verra, une autre fois, que si notre être est ce mouvement, il n’est pas une seule réalité, une seule réalisation (de soi, d’un « soi ») mais que si le réel est un par son mouvement (ou sa structure), la réalité est alors feuilletée, lisible, dicible, multiplement, imaginable, pensable, ressentie sous et en différentes feuilles de réalité ; il est des diversités que l’on admet par facilité, qui nous reviennent parfois et s’éprouvent difficilement, et il existe des pensées, des esthétiques, des éthiques ou politiques, des romans et des poèmes, des visions et des illuminations, parce que le réel se multiplement donne en lisibilités et perceptions jouant dans et par la Manifestation.

La manifestation du mouvement-même, qui, par nature, puisqu’il est mouvement (de mouvements), mouvement donc qui se démultiplie, se distingue, inaugurant qu’il y ait une réalité, laquelle n’est pas lisible en une seule fois, mais requiert toujours une pluralité ; la multiplicité (des réalités) et la pluralité (des sujets) sont appelées par l’unité structurelle de mouvement (qui sinon serait inidentifiable et donc ne serait pas). On y reviendra.

Ce mouvement est tout aussi bien et même originellement le possible brut.

Brut : de là que l’on pré-voit que peut-être, le présent est dimensionnel ; qu’il dresse, et toujours plus intégralement et de manière toujours plus élevée, subtile, élaborée, qu’il dresse la Possibilité : le réel est en re-création qui prenant base de ce qu’il perçoit, de lui-même, tend à se perfectionner ; la finalité, interne à la possibilité, qui est elle-même interne au mouvement brut, qui est interne au rapport, est la perfectibilité. Ce qui entre en rapport, malgré bien des égarements, errements, et donc quant à la réalité, brutalités et horreurs diverses et variées, ce qui entre en rapport est destiné à se perfectionner.

Certes on le sait quant à la réalité matérielle, qui se complexifie, mais également du passage de l’inorganique à l’organique et de l’organique à ce vivant qui se-sait (non pas qu’il fasse par là référence à une connaissance de soi, mais à un se-savoir, « je pense donc », autrement dit à un signifiant qui se désigne soi comme rapport).

Mais aussi dans la tenue du temps ; soit il indique une déperdition totale (et ce indéfiniment dans le refroidissement de tout cet univers qui est), soit il indique une autre direction ; on a choisi le caractère formel de l’autre direction ; si le réel est formel (ce mouvement, ce rapport, ce présent) alors les espaces, l’espace lui-même, les choses qui sont, sont relatives (à ce rapport), deviennent d’un plus grand devenir.

Ce qui peut sembler abscons (c’est une chose) et surtout abstrait ; ce qui ne se peut pas. Parce que l’on a reconnu le caractère absolument formel de « ce qui est »… le présent est une forme et tout devient en (et par) cette forme ; l’exister est une forme (l’exister ici ne désigne pas l’existence, comme lorsque Saint Thomas distinguer l’essence et l’existence ; l’existence étant en ce cas l’acte continué et continuel de la réalité qui se déroule, et tout aussi bien sa particularité, les choses et les êtres déterminés, qui relèvent de l’acte de dieu ; ici l’exister est le plus grand et le plus précis universel ; ex-sister c’est la possibilité qui sort d’elle-même et devient sa propre vision et à partir de cette vision (de ce champ de perceptions qu’est « la réalité », la manifestation), progresse. Ainsi du (relatif) désordre s’impose quantité de niveaux d’ordre, qui s’appuient sur les précédents (il n’apparaît il ne survient une matérialité ordonnée qu’à la suite de l’indistinction, le vivant que dans une cohérence matérielle, et une conscience que dans et par un vivant, c’est pour cela que l’arc de conscience est le corps) ; rappelons que l’on admet ici que la réalité est infinie, qu’une grande partie de cette réalité s’est effondrée, qu’il n’est demeuré, en très gros, que l’ordonné qui seul dure, et offre une base pour ce qui viendra ; le temps, la durée, encore une fois joue à plein ; mais de l’infinité de départ il reste une infinité de réalité.

Et quant à la notion d’infini, on a vu qu’elle ne permettait pas du tout de comprendre le « réel ». Qu’au contraire, l’infini est subordonné à la notion de rapport, lequel n’est définitivement pas « fini ». ce qui est pris dans un rapport est déjà changé, or tout est rapport(s). de même que l’être est relatif et que l’exister, l’acte, l’activisme du présent, cet activisme qu’est le présent, est absolu ; il occupe tout et use de toute l’énergie (matérialité, vie, conscience).

Pareillement « présent » est tellement formel et ne consiste en rien de déterminé (qui contient ou déroule pourtant toute la détermination), tellement formel qu’il est unique ; il n’est qu’un seul présent, titanesque, infini, absolu, et il est ce en quoi consiste le réel. Et on ignore jusqu’où existe le présent ; ce en quoi le rapport, comme technologie effective du réel, ce par quoi il existe un réel, soit donc que « le réel est le possible », et seul le rapport assume cette possibilité.

On ne doit pas seulement retrouver l’étrange et le mystérieux, et donc relire toute l’historicité (plutôt que de se contenter de ce « moi », si récent, qui croit être tout et qui n’est tout que pour lui-même dans sa limitation), mais retrouver ou trouver le multi/splittage de la réalité et que c’est précisément de se percevoir que le rapport, le mouvement se différencie et qu’une réalité, une matérialité ou que le vivant existent.

Aussi l’historicité est-elle non pas les aléatoires de tel ou tel contenu, auquel on a tôt fait d’en critiquer le relativisme ou l’abstraction ou l’idéalité ou même la facilité, mais le marquage du réel en positions et ces positions (dieu, la pensée, le sujet et le réel) sont des mouvements. Ce dont on établit ici la cartographie, la cartographie du mouvement digne et seul susceptible de décrire le réel en tant que Possible intégral (dont on est forcé d’en attendre la réalisation totale et ainsi parfaite ; de là que Kant suppose un devenir absolu au sujet). Mais alors le devenir intégral et parfait ne se réalise pas en un devenir simple mais en un devenir démultiplié, un feuilletage. En somme un devenir simple n’a pas de sens, puisque sans aucun espace et temps interne allégués aux réalités (qui sont toutes, elles-mêmes, des rapports). Étant sans cesse en passe, en possibilité de se reconfigurer ; le kaléidoscope qui cherche la perfection, la réalisation totale de toute la possibilité.

Il existe un point qui contient tous les points. Dont le présent est l’instant unique multi-démultiplié, ou donc déplié, comme il sied à une réalité.

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Ce qui Existe

2 Septembre 2023, 15:57pm

Publié par pascal doyelle

Si l’on dit que le « rapport » est le concept absolu qui contient et constitue tous les autres, cela se voit tout à fait nettement par les mathématiques, les nombres.

On peut compter tout ce qui est, et ainsi tout calculer, puisque le un est simplement et rien que le rapport à elle-même de n’importe quelle chose ; de même on dénombre les parties (qu’il faut évidemment préalablement identifier, par naturalisme et scientificité) et si il en manque une, qu’au lieu de faire 10, la chose fait 9, il faut retrouver le morceau et au moins expliquer cette part manquante ; de sorte que, compte tenu de la part manquante, on retrouvera le 10, les dix parties de la chose en tant qu’une (tout manquement étant résintallé explicitement, soit comme retrouvée soit comme explicitée : puisqu’une fois que l’on entre dans le calcul, on ne peut plus faire l’impair sur une absence, une absence non expliquée ; sinon le train, la ligne, la continuité des rapports sont interrompues et on ne comprend plus. Le principe du nombre, et donc du calcul, consiste à déployer le un de la chose et si impossibilité, d’expliquer ce manque, et ainsi de l’expliciter quand même, en tirant vers un Un qui soit nouveau et permette d’inclure la différence.

Là où par ailleurs on se contentait d’admettre que cette chose est telle et puis c’est tout ou est mystérieuse et admise comme telle.

Autrement dit dès que l’on a voulu faire entrer les réalités dans un calcul ou dans une pensée, il fallait dès lors rechercher jusqu’au bout (jusqu’à la complétude ou alors l’incomplétude mais explicite, qui, alors, soit permet de compléter malgré tout ou bien laisse ouverte la possibilité de progresser et de cerner le manque prochainement) ;

et pareillement toute pensée, qui veut explicitement manifester (à toute conscience, cad à toute attention) ce qu’elle dit, énonce, propose, se doit de lier et relier des rapports transparents ; et donc toute idée, cad tout signifiant intentionnellement désignant du doigt telle ou telle réalité (ou réel), est un rapport s’intégrant dans d’autres rapports, afin que tout l’ensemble du discours apparaisse ; autant dire que si un tel système se présente comme fixé ou figé (des rapports mouvants, sans condition d’explicitation de leurs mouvements, n’aurait que difficilement un sens) c’est souvent perçu de l’extérieur, tandis qu’en lui-même il conserve et même développe son explication, cad son mouvement.

Aussi les véritables points d’inflexion du réel se désignent comme tels, comme mouvements. Dieu, la pensée, le sujet ou le réel se programment en tant que mouvements.

Le christique, le premier mouvement individualisant, existe en référence, évidemment absolue, au christ lui-même ; par qui chacun est un ; certes il est dit que chacun est un exclusivement dans la libération, ou donc dans le regard (ou l’intentionnalité) du christ ; puisque lui seul existe hors-monde, hors conditions, hors donné ; annulant riche et pauvre, femme et homme, païen et juif, esclave et libre ; il n’existe qu’un seul regard, mais puisque c’est un regarde il instancie chaque regard comme tel (indépendamment de toute détermination, de toute part au monde ; tout adhésion au monde est happé, déjà, par les ténèbres et y compris votre propre affect, votre perception, et évidemment vos désirs). C’est Descartes qui restructure le dit regard, qui, cette fois, se regarde lui-même … Ainsi existe dans le monde (et dans la vie vécue de chacun), au moins un point (et un seul en fait), qui échappe au monde, au donné et aux déterminations ; et cette échappée hors du monde, signifie ceci ; que le réel est lui-même cela même qui échappe à lui-même.

Si le réel n’est pas l’être, cet objet fixé à ses déterminations, seraient-elles universelles, c’est qu’il ressort d’une logique du mouvement, mais si l’on enclenche le mouvement (comme étant au principe même) il ne cesse pas ; un mouvement figé n’a pas de sens.

Autrement dit ; le monde, la réalité, l’être en somme est déterminé, certes, mais cette détermination n’est pas le bout, l’extrémité, l’extrême et dernière possibilité du monde ; si une part du monde échappe au monde, c’est que le « monde », la « réalité » ne sont pas constitutivement le réel. Ce qui est réel c’est ce re-tour, ce tour nouveau, cette possibilité que, par ex, et exemplairement, manifeste qu’il y ait un « je ».

on peut bien imaginer une détermination infinie, ça n’a strictement aucune signification mais reste une « imagination » ; ce par quoi le mouvement qu’est un arc de conscience transmet, par fantasme, son in-finité à une détermination, un contenu, un signifiant ; de même que ce corps, vivant, fixe de manière aberrante, sa vie à un objet ou l’enclot en un signifiant qui fige le jeu des signifiants (névroses et obsessions, etc) mais clôture sur un signifiant qui est lui-même une intentionnalité répétée (qui peut ainsi être non pas effacée, annulée, mais contournée, détournée, pour peu que cette-conscience se-voit dans une-autre-conscience, en ce que « conscience » étant un rapport, elle prend tout à coup la position au-dehors (et ainsi substitue le signifiant) ; raison d’un psy qui écoute, entend, et en lequel par substitution « on se voit soi-même » d’un point autre ; c’est bien de ceci qu’un arc de conscience ne peut pas se constituer comme sa-vérité (subjective) mais se valider d’un autre point, dieu, l’universel, le sujet ou le réel (ou la révolution, cad aussi bien autrui).

on a vu que le « je » veut dire que c’est le rapport lui-même qui se nomme tel (« je ») puisque c’est le rapport qui se signifie, en tant que rapport, initiant qu’il existe Le Signifiant (qui substituable engendrera la possibilité de tous les autres). Si on admet que le je est ce retour qui revient sur ce qu’il dit, et plus généralement sur ce qu’il «signifie », alors on admet qu’il n’existe qu’en tant que pur devenir, pure possibilité ; et effectivement (Descartes le dit quelque part) il lui est possible d’inventer ; il ne s’agit pas seulement de signifier un « être » (qui n’est pas un être de toute façon) qui est, mais de montrer qu’il peut créer. Ajouter des signes aux signes et non pas seulement retrouver sempiternellement la logorrhée de la communauté, du langage commun, des objets communs.

C’est donc dans l’incomplétude (ce qui s’oppose totalement à l’idéal de l’être, qui n’est visible nulle part) que s’impose la logique à partir, littéralement, du christique ; puisque ce qui « sera » est à faire. Cela nous est confié. En l’occurrence dans la foi. Dans la foi, puisqu’il faut investir, s’investir bien plus que le raisonnable (folie pour les sages et scandale pour les juifs) ; il est demandé de surinvestir ou ce que Kant désignera comme l’appel infini qui ne se voit nulle part dans le fini, dans le monde, dans la vie vécue. Et tout au contraire vous poussera à l’abîme, vous forcera à vous abîmer, détruire, annihiler, détruire, haïr ou mépriser ou désespérer, etc. Puisque tout ce qui est du monde ou de la vie est déterminé, sauf la point qui parie pour « le plus grand possible ». ou, disons nous, pour les plus grands, élevés, étendus rapports possibles ; le possible étant pour nous les rapports possibles. C’est bien le fait de notre historicité que de dénicher ou inventer, ou révéler ou créer le plus de rapports possibles, ce qui veut dire non pas possibles idéalement on ne sait où, mais possibles au sens de réalisables.

C’est dans et par l’historicité que dieu, la pensée et la raison, le christique et Descartes, la révolution et la concrétisation de toutes les intentionnalités humaines collectives ou individuelles, eurent lieu. Puisqu’au sortir des mondes immédiats cycliques holistiques communautaires, etc (qui sont chacun à part leur propre réalisation) on arc boute à un résultat (sinon celui déjà acquis par le groupe) ; et non à une idéalité. Le moi chrétien est une réalité et d’autant plus une réalité vécue, qui s’éprouve comme subjectivité, ce qui ne s’était jamais vu, ou plus exactement qui n’était pas représenté, qui se confiait à telle ou telle valeur (l’héroïsme par ex) mais non pas à soi-même, dans sa simple vie vécue, dans ses relations de personne à personne (on tenait jusqu’alors des rôles, des identités de groupe ou de caste, ou de sexuation, etc).

Donc on est entré aussi bien dans le concret, la concrétisation et ainsi de l’intentionnalisation que l’on développe soi-même, individuellement par la pensée (il faut penser pour penser et pour penser il faut percevoir hors du groupe et du langage, on perçoit le monde donné là, nommé l’être, individuellement et on crée alors le langage requis à chaque fois, reprogrammant en chacun le langage, la pensée, la perception) que par la personnalisation, en se créant soi à partir, en l’occurrence, que l’on y croit ou non ça s’est passé ainsi, à partir donc du regard christique puis de l’auto-regard, qui n’est en rien « subjectif » mais structurel ; si il était subjectif il serait relatif à des images, fantasmes, et non à une structure de vérité, de liberté et de réel ; Descartes ou Kant ou Hegel, etc, articulent l’arc de conscience au réel, ce qui veut dire au résultat (et aussi bien scientifique), puisque sinon ça ne sera pas l’intentionnalisation qui sera prescrite mais tel ou tel contenu fascinant, délétère, morbide, répétitif, pliant vers le bas.

Lorsque le christique ou Descartes ou les grecs n’admettent comme unité que celle « très abstraite », du un, de l’être, du je, de dieu (cad de l’intention unique forcément première forcément pure et sans rien de préalable) c’est bien que l’arc de conscience n’est valide que selon le rien (comme on disait par Heidegger ou Sartre) et le rien, pourtant, en tant que formel ; ce que l’on ajoute ici, à savoir que le formel existe et est même absolument parlant cela seul qui existe ; le reste est, et donc disparaît ; tout ce qui est, est déterminé et se décompose déjà, sauf l’arc (et le présent) qui existe(nt).

L’être disparaît et n’apparaît que soutenu par l’exister, ou le présent, ou l’arc de conscience et le champ intentionnel.

Soit, donc comme on l’a déjà dit cent fois, le présent manifeste tout le possible et tout disparaît, tôt ou tard, au point que de tout il ne restera rien.

Soit le principe du réel est le Possible et le Possible en tant qu’il ne cesse pas (ou l’on a vu également que seul un « sujet », une structure-sujet, est susceptible seule de tenir que le possible soit le réel, puisque seul un sujet est un rapport qui n’est en aucun début ni aucun terme, mais existe en tant que mouvement, hors-temps).

Ce que l’on nomme la non cessation du Possible est le divin, l’éternel, le non temps, la réalisation intégrale du Possible infiniment possible. Et ce par quoi on entend avancer dans la compréhension du processus intégral.

Le divin n’est pas la réalisation de « l’être », comme d’une chose fixe ou déterminé (qui fait office à vrai dire de fantasme, d’hontologie, d’une honte logique) mais la toujours plus grande possibilité du possible ; ce qui par le christique se nomme re-création, la re-création ayant débutée par la résurrection, qui réoriente intégralement le réel, ce qui veut dire le possible du réel, qui initie l’ensemble de tous les rapports qui seront.

Dit autrement que l’on y croit ou non (là n’est pas la question), il s’est révélé (divinement ou transcendantalement ou structurellement ou dimensionnellement) la capacité de la capacité, l’attention à l’attention, l’intention de l’intention ; et c’est cette circonvolution (ou qui paraît telle) que l’on a progressé, et ce dans tous les champs intentionnels ; des esthétiques aux scientifiques en passant par éthiques et politiques et consciences de (soi). Raison pour laquelle il y eut un tel déploiement de possibilités, cad de nouveaux rapports (y compris relationnels) depuis 2 000 ans ou 3 500 ans si l’on préfère.

Prétendre avancer dans le processus intégral du possible pur et surtout du possible brut, peut sembler une gageure. Peu importe. Sans doute.

On avancera donc dans la possibilité du possible, étant entendu que le « réel » réalise tout le possible ; le néant existe, tout comme l’être, il n’existe à proprement parler que le mouvement et tout ce qui est réel se meut, et donc le mouvement est la structure même du réel, ce qui veut dire que le mouvement ne cesse pas, jamais, qu’il veut établir un toujours plus grand possible, dont on a dit que seul une « structure-sujet » est capable d’assumer ; étant un rapport et un rapport formel, de soi à soi en tant que signe qui se désigne, le rapport est ni le début ni le terme mais la transformation, dirait Hegel, ou le devenir brut. La grande éthique consistant à ouvrir le plus loin mais aussi le plus précisément possible et enfin le plus concrètement possible tous les rapports, les rapports en cohérence (ce qui fut fait depuis 3 500 ans, au moins).

Dieu, l’universelle pensée, le sujet et le réel entendent donc certes modifier ou transformer le monde, mais avant tout créent la structure intentionnelle (qui rend possible quantité de nouveaux rapport). Ceci s’effectuant par une sortie de tous les contenus connus (de telle ou telle époque, comme le dieu unique formel en comparaison des mythologies et autres représentations mondaines, sacrées et communautaires) ou comme la formulation, forcément par lui-même, du je (sinon ce ne serait pas un « je », mais une désignation extérieure, ce qui n’a aucun sens ; c’est après le je, énoncé, prononcé, qu’il y eut des je, et bien sûr antérieurement aboutissant à l’exposition du je dans son propre champ de conscience, comme Montaigne par ex, ou Perceval).

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Le firmament de l’arc de conscience

20 Août 2023, 18:01pm

Publié par pascal doyelle

Rappelons que l’on ne perçoit pas l’horizon, on perçoit à partir de l’horizon ; ce qui veut dire que l’on institue un rapport qui permet d’instituer des rapports, dont celui-ci que l’on se perçoit comme étant dans le monde ; un animal perçoit le donné, le milieu mais ne se perçoit pas ; il vous reconnaît, évidemment mais ne se reconnaît pas, il est au centre, il est un vivant, autonome dans son milieu, et ayant son propre sens intérieur, son unité éprouvée mais non pas représentée.

Or cependant ça n’est pas représentation qui nous constitue comme conscience, mais l’arc de conscience qui rend possible qu’il y ait une représentation ; la conscience ne réside pas dans le langage ou quelque représentation, mais a malgré tout besoin du signe, en général et sans tenir à aucun en particulier (sinon cette conscience serait enclose dans telle ou telle détermination, ce qui est absurde puisqu’elle passe justement d’une signification à une autre ; ce qui lui est possible puisque le signifiant majeur ou plutôt le signifiant unique est celui-ci ; la conscience (se) signifie et comme ce signifiant unique est le rapport de conscience lui-même, cad littéralement qui « n’est rien », alors il se substitue en tous les signifiants possibles, effectifs ou créés ; son caractère fondamentalement formel autorise toutes les substitutions, signifiants, signes, et permet les signifiants de tel ou tel groupe mais également les signes individués (que chacun peut re-trouver à son tour dans telle ou telle œuvre, esthétique, littérature, mais aussi mathématique ou science, etc).

De ceci, de la performance absolue de l’arc de conscience comme rapport de tous les rapports possibles (son caractère formel signifie également qu’il est substituable à tout, qu’il est « dieu » ou l’image de dieu ou encore une autre formulation innommée encore)

on suppose donc le caractère formel de tout ce qui « est » ; soit donc le présent (ou plus exactement l’exister plus grand que l’être, l’indéterminé ou l’in-fini plus grand que toute finitude, etc), qui déroule la totalité de toutes les réalités, choses ou êtres.

Que l’arc de conscience soit formellement unique et exclusif, veut dire qu’il comporte, contient, est originellement plus universel que l’universalité ; l’universalité est, en comparaison de ce rapport, une « universalisation », cad un procédé ou un processus, qui déploie, développe l’arc de conscience. C’est au même sens que l’on dit ; le réel est nécessairement un « sujet », puisqu’un sujet seul peut assumer qu’il ne « soit » pas, qu’il ne soit pas ceci ou cela, mais le devenir même. Un sujet, en effet, n’est pas le début ni le terme, mais le mouvement même. À quoi on a identifier absolument le réel en tant que Possible (et raison pour laquelle le réel est plus grand que lui-même, ou second niveau, que le Possible est toujours-déjà-encore possible ; « je suis celui qui est en cours d’exister »).

Et donc en tant que conscience vous n’êtes pas au centre, mais décentré.

Ce décentrement, cad ce rapport qui prend des rapports, doit être nommer ; dieu, la pensée, le sujet ou le réel (et leurs variantes) ; qui sont des positions purement formelles ; comme « je suis celui qui sera », « celui qui est en cours d’existence » ou l’être est, le non-être n’est pas, ou je suis la vérité le chemin et la vie, ou « je pense donc je suis », ou enfin, ce qui réalise, réal-ise, tout « la révolution », installant chacun, chaque un, dans la formule, tout à fait générale, de liberté-égalité-fraternité.

Pour comprendre tous ces mouvements (de conscience), il faut donc saisir ce que « rapport » signifie. Une conscience est un « arc » de conscience puisque c’est un champ intentionnel, créé et qui rend possible, étant formel, tous les champs intentionnels que l’on voudra (ou que l’on pourra) ; que ce champ se réfère au groupe ou ensuite à l’arc individuel de conscience (obligeant alors le groupe à s’upgrader, en une sorte de seconde acculturation, ou acculturation au second degré ; en ceci qu’alors chacun est ouvert sur le donné là, le monde, la vie vécue, et sa propre mort, la perception, et qui permet de déployer aussi bien la science que les esthétiques, etc, éthiques et politiques, qui n’appartiennent plus au groupe, ou à la collectivité ou communauté. Les sciences par ex ne sont, littéralement, perceptibles, dans le monde donné là, que par les individualités. De même les esthétiques ou les littératures.

Saisir le « rapport » c’est comprendre qu’il n’appartient à rien de ce qu’il met en rapport ; il n’est aucun des contenus de conscience ; n’étant aucun des contenus déterminés, ce rapport est donc autre (que ceux-ci) et est nommé « conscience ». en ceci qu’il est conscience d’abord et avant tout du rapport qu’il est, il se signifie mais, derechef, n’entre jamais dans cette signification en tant que tel et reste toujours à l’extérieur ; il peut croire qu’il est un-tel ou tel groupe ou tel contenu, mais en vérité il est le regard qui fait surgir cette perception, cette œuvre, cette révolution, ce moi. C’est parce que les déterminations entrent dans le champ intentionnel de signes qu’elles seront organisées, réorganisées, transmises, recréées, etc.

Le champ intentionnel est meuble, autant qu’il est perméable, poreux, puisque les contenus des signifiants ce sont les perceptions (ou les émotions ou les élaborations considérables qui s’en suivent, les mises en forme culturelles, les langages par ex, et ensuite dans ces mises en forme ces synthèses-analyses que deviennent les individualités, lorsque l’on passe d’une acculturation communautaire à l’acculturation individualisée, le cercle de conscience, en fait la spirale de conscience, s’étend (au monde donné là, aux vécus, aux corps, aux relationnels, etc) et s’approfondit, cad prend conscience de soi comme conscience, de soi comme rapport des rapports et du caractère absolument formel du réel.

On ne parviendra jamais, donc, à saisir objectivement, selon l’objectivité du discours métaphysique (qui permit d’admettre le « savoir » comme constitutif, puisqu’auparavant le groupe, et son langage, commun, exotérique ou ésotérique, s’imposait comme véridicité, connue et reconnue par le groupe et non dans la coupure qu’installe l’individu percevant requérant une pensée ordonnée, un réseau intentionnel, d’idées donc, et réinstallables, pour ainsi dire, en chacun, sous condition qu’il pense, évidemment). Et ainsi le linéament qu’il faut suivre c’est le pli, le dépli ou repli ou la torsion de l’arc de conscience ; l’initiateur étant Descartes, puis Kant, puis Hegel, Husserl, Sartre et Lacan, en son genre, à savoir le linéament qui dessine pour et en un moi qu’il soit coupé : coupé par devers, l’inconscient, qui joint le corps donné là inerte et donc détenu par un signifiant qui ne le saisit jamais, et coupé par devant, vers l’universel pur, dieu, le sujet, la pensée, l’effort esthétique poétique, ou ce que l’on voudra qui élève, qui décolle le moi du signifiant rendant possible toute la profusion libératrice du possible.

En revanche de quoi, toute la représentation commune du monde des mois, lentement depuis deux siècles, puis dans l’explosion des années soixante, pousse chacun à s’identifier à « qui il est », à son image, laquelle ne cesse de se répéter. En somme seul le sujet avance, parce qu’il se meut des signifiants qui ne sont pas, nulle part, et qui, même repêchés au travers de toute l’historicité (dieu, la pensée, le sujet ou le réel) et même recousus à nouveau, existent, vivent.

Puisque le rapport ne s’épuise pas, étant donnée sa condition formelle, laquelle n’est nullement abstraite (comme peut l’être une idée) mais absolument concrète et dont la concrétude est précisément ne tenant à rien de composé (et de périssable, déjà en décomposition, le vivant à proprement parler ne tient que sur sa pointe ultime et déjà il commence de dépérir, aussi était-il infiniment stupéfiant que le dieu soit le-vivant, comme maintenant la pointe périssable devenue éternellement vivante),

le rapport donc est ainsi précisément la-vie, le plus grand rapport possible à toute chose et à tout être.

En quoi étant perception, puis perception étendue et enfin perception acccélérée par les signes et l’activité signifiante prenant conscience d’elle-même, puis encore sup-posant son unité, elle finit par la reconnaître comme rapport, mouvement, possible et devenir du devenir lui-même, devenir du possible, possible toujours plus ouvert mais également plus rigoureux, puisque se prenant lui-même comme structure en construction ou architecture structurelle.

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Mise à jour de la réalité humaine

6 Août 2023, 14:56pm

Publié par pascal doyelle

De même que ce sont développés les sciences et les technologies, pareillement il y eut une observation et une analyse stricte et rigoureuse de l’activité de conscience.

En vérité l’activité de conscience non seulement n’a pas le choix (si elle veut survivre, cad fonctionner dans le monde) mais de plus on a vu qu’un arc de conscience doit absolument et à tout prix s’accrocher au réel tel que là ; soit donc dieu, l’être, le sujet ou le réel ;

sinon il s’envolerait dans l’imaginaire, non pas l’imaginaire très sérieux de la création mais au sens de l’irréel et de la folie, individuelle mais également collective (le nazisme est, entre cent autres, un imaginaire débridé, qui, comme il le sait lui-même, se destine pour la mort) ; aussi dieu, la pensée, le sujet et le réel (cad la réalisation humaine de tous les champs intentionnels, de toutes les entreprises, sciences, technologies, droit, État, mais aussi de tous les mois, de toute la personnalisation, qui conquièrent de haute lutte qu’ils soient, ces mois, viables).

On a assisté à une concrétisation de tout, mais n’oublions pas, une concrétisation de tout à partir du dieu un et unique et antérieur à tout (puisqu’il n’a d’autre « définition » que l’Intention unique exclusive (forcément puisque formelle et donc en tant que rapport absolu de tous les autres rapports, y compris ces êtres, qui ne sont pas des êtres, déterminés, mais des rapports soit donc des arcs de conscience) ; à partir de la pensée grecque, à partir du sujet christique puis cartésien, à partir de la révolution (de la concrétisation dans l’historicité même et donc sur toute la planète, de fait ; c’est bien parce qu’elle est arc-boutée au réel, et donc à la réalité, que la « conscience » séparée de tout groupe déterminé, se déroule dans toute la réalité, dans toute la réalité qui est réellement ; le pétrole existait bien avant, c’est seulement à tel moment, historique, qu’il est utilisé. Spartacus se déclare libre avant le christique, mais le christique affirme l’infinie valeur de chaque un, de chaque conscience, hors de toute définition, identité, communauté et ayant à reconstitué une « communauté » de second niveau, soit donc le Saint Esprit, c’est, littéralement, ce que signifie, implique cette représentation de la ‘nouvelle communauté’, qui sera réal-isée par liberté-égalité-fraternité, y compris lorsque cette révolution se voudra athée ou incroyante ou anti-église ; puisqu’il fallait bien qu’un tel mouvement si absolument total se détache, se distingue, de même que Descartes, plus subtilement, annule la théologie mais aussi la pensée métaphysique).

Dès que l’on sort du groupe constitué en monde échangé/parlé/perçu (en tant qu’égyptien ou maya ou bambou ou celtique ou ce que l’on voudra)
on bascule instantanément dans la structure agissante ; l’activité de conscience intentionnel.
Ainsi le groupe n’est plus la Vérité, mais la véridicité, comme principe et non comme contenu, s’impose. De même l’intention plutôt que la communauté, la liberté plutôt que l’identité, l’universel plutôt que la localité. Etc. C’est tout l’ensemble structurel qui vient intégralement en une fois tout entièrement ; tout entièrement le dieu divin, tout entièrement la pensée et l’universel, tout entièrement le sujet, tout entièrement le réel ou la réalisation humaine, humaniste puis personnaliste.

L’activité de conscience au sens strict n’est pas la ‘connaissance’, qui veut lier deux contenus (ou deux rapports) l’un à l’autre ; de sorte que tout est identifiable. L’activité de conscience renvoie toujours, elle, à l’incertitude, puisque son objet unique est non tel ou tel rapport, encore moins tels ou tels contenus de rapport, mais le rapport lui-même ; aussi au sens strict file-t-il le réel, l’intention, l’idée au sens le plus universel, vers le rien, vers la forme, vers l’infini (ou dieu, la pensée, le sujet ou le réel). Évidemment lorsque l’on a voulu lier deux contenus selon la raison, la connaissance, on a accompli un grand pas. Mais lorsque l’on a désigné le dieu un unique antérieur à tout, encore plus (puisque l’on a débarrassé le divin de tout le sacré ; l’ancien sacré appartient désormais au monde, redevient selon le monde, qui ne contient plus de lieu ou de temps réservés ; seul est divin l’intention, donc purement formelle, du dieu un (puisque formel, sans division intérieure) et unique (étant formelle l’intention est unique, n’est pas composé, qui puisse se doubler ou se tripler selon telle ou telle détermination ; aussi il n’est aucune détermination en dieu, mais, apprendra-ton plus tard, un dépli du rapport, le fils et puis le saint esprit, et l’ensemble seul est divin ; cette circulation, ce rapport de rapports).

Lorsque l’on a désigné l’être, comme idée, principe, logique de la réalité, on a exclu toute détermination mais afin de manifester toutes les réalités déterminées, une par une (que ce soit par les maths qui signifient tout réel en tant que rapport) ; l’être, cette idée principe, est le levier qui permet d’analyser et de lancer, pour la première fois, l’idéal d’une connaissance (math et philosophie pour les grecs) qui sait ce qu’elle dit (parce qu’elle en divise les rapports, mathématiques ou idéels), parce que c’est le levier qui rend possible l’intentionnalisation adéquate, le rapport formel qui admet tous les autres rapports formels ; lançant donc le réseau intentionnel généralisé des idées, puis des systèmes.

Les mécréants, les incroyants, les rationalistes n’admettent au fond pas que l’intentionnel soit vide, cad formel ; l’être ou dieu ou le sujet ou le réel ne - sont - pas, puisqu’ils se tiennent comme positions, et non comme tel ou tel contenu ou idée définie ou calcul ; ils ex-sistent.

C’est dans cette ex-sistence que nous nous sommes avancés. C’est précisément le formel pur que l’on inventorie et donc son déploiement dans cette historicité (qui est devenue celle de toute la planète et de toute l’humanité).

Dans l’indéterminé. Qui fonctionne non par définitions seulement, mais par plis. Plis de l’unique position (les déplis entraînent les déterminations).

L’activité de conscience n’est pas la ‘connaissance’ ; de même que l’on ne peut pas réduire la conscience à la pensée, ou au conscient ; l’arc de conscience est bien plus grand, étendu, que le conscient ou la pensée ; par exemple on ne peut pas comprendre l’art via l’universel, parce que l’universel est très court, et que l’art manifeste l’activité de signes (mots, couleurs, sons, en fait tout peut s’imposer comme signe de, comme activité signifiante).

L’arc de conscience (dont la prononciation est, au plus proche de chacun, le « je », lorsque l’on entame le champ fondamental et fondateur du je, de l’individualité qui prononce « je » et donc fait entrer cette activité en propre dans la représentation, ce qu’elle ne quittera plus)

l’arc de conscience est plus grand, encore plus universel que l’universel, que la pensée, la connaissance universelle ; le sujet est le seul universel existant connu (il en est peut-être d’autres ; dieu, la pensée en soi, le christique, le réel comme dimension, etc et toutes les variantes que l’on voudra, la volonté nietzschéenne ou l’être heideggerien, bouddha ou l’atman).

Et le sujet « je » est le plus grand universel connu, puisque c’est non seulement un rapport mais le rapport à (soi) dans lequel rapport le « soi » est le rapport lui-même et non ceci ou cela (la pensée ou telle idée), ni telle ou telle identité (Pierre appartient à sa conscience et non pas la conscience simple fonction de Pierre). Étant le rapport à (soi) le sujet est le signifiant premier ; le signifiant qui n’a pas de contenu, de signifié et donc dont le signifié est le signifiant lui-même ; je désigne je ; dieu est indérivable et désigne dieu (du reste il le dit dès le début, « je suis celui qui est » ou « je suis celui qui est en cours d’existence », et c’est un étonnement intégral que cette phrase ait pu se prononcer il y a 3000 ou 3500 ans) ;

la pensée est la pensée de la pensée, l’universel se connaît tel quel et se livre entièrement (sinon il resterait de l’obscurité et une incomplétude qui rendrait la compréhension incomplète et donc irréelle ou inefficace) ;

le sujet se découvre lui-même par lui-même (par qui cet être qui n’est pas un être mais un rapport pourrait « se savoir » sinon d’énoncer, par lui-même, « je pense je suis » et en tant que constatant un fait brut absolu, absolu parce que formel).

En somme on a découvert, depuis Descartes, Kant, Hegel et Husserl, le principe de notre réalité ; que nous créons un champ intentionnel ; lequel se formule par ce marquage que sont les signifiants (que décriera la linguistique, etc, et la psychanalyse, surtout lacanienne), qui sont, donc, des signes qui s’introduisent dans la perception (et l’auto perception évidemment) et permettent de développer des champs, des domaines, des champs intentionnels marqués, remarqués par des signes.

Et c’est l’interprétation mondaine, réalisme, scientiste, déterminée du principe des structures (intentionnelles) qui dégrade l’ensemble de toute l’acquisition de position, de position divine, métaphysique (universelle), ontologique (de ce « je » sujet, qui se prend pour seulement et exclusivement un « moi », ce qu’il est mais auquel il ne se limite absolument pas) ; de même que l’imagerie généralisée détruit la littérature ou la poésie ou que l’industrie détruit le cinéma, etc.

Ou dit autrement, depuis Descartes nous sommes passés par dessus la barrière de la « pensée », cad de la métaphysique (qui admettait que « la pensée » constituait la réalité même), et qu’ainsi le champ d’observation s’est considérablement accru et notre regard bien plus aiguisé et investigateur ; puisque tous les domaines de l’activité de conscience, signifiante, sont possiblement analysable ; Kant découvre le champ phénoménal du sujet et tente de penser par delà la pensée (en dressant la structure du « sujet », du sujet transcendantal, de continuer la philosophie, la réflexivité, le retour sur notre être par cet être lui-même, et non plus seulement la réflexivité interne d’un discours qui s’auto-mesure et se tient en se réfléchissant, ici il s’agit de revenir sur notre être, tout entier, et de découvrir sa racine et sa racine est une structure, agissante, qui crée ce que l’on a nommé des champs intentionnels.

Il n’y a pas de clôture des dits champs, puisque le bord, la limite, le réel est rétroactif, antérieur ; de même que le présent est le Bord du monde, de même l’arc de conscience est la limite interne et externe de notre être ; qui débute par là sans jamais se clore sur tel ou tel contenu (évidemment puisqu’aucun contenu ne peut dépasser la forme qui le génère).

C’est ainsi sur cette limite interne (aucun « moi » ni aucun concept ne peuvent remonter dans la structure intentionnelle, qui est leur cause, et dont il sont les effets) et limite tout aussi bien externe, puisqu’il s’agit de la mise en branle de tout ce qui existe ; le présent actualise, déroule toute la réalité, de même que l’arc de conscience (qui s’articule sur l’arc du présent).

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L’incrustation hors du temps

29 Juillet 2023, 10:31am

Publié par pascal doyelle

On dira donc que le réel est pur mouvement, mais que ce mouvement est une structure (et ainsi descriptible).

De même notre être n’est pas un être mais un champ de conscience intentionnel, lequel est un rapport, et tisse des rapports et donc la question est ; que sont les meilleurs rapports ?

Pierre ou Jeanne n’ont pas une conscience, ce sont leurs consciences respectives et en propre qui détiennent « Pierre » ou « Jeanne », deux identités déterminées avec lesquelles leurs consciences, chacune, ont affaire, ont à faire : on a à faire avec ce que la vie, le monde, les autres, soi-même ont fait de nous ; il n’y a pas une « essence identité personne », sauf dans l’arc d’activité de rapports créés dans l’actualité, la pénible ou difficile (ou joyeuse) activité en son actualité, durant l’existence qui se déroule.

Aussi faut-il informer très scrupuleusement cet arc de conscience, non pas le « moi » (qui est composé, voire une composition) mais le je.

Lorsque dieu et l’intention Unique, la pensée universelle et l’être, le sujet christique ou/et cartésien et suivants, le réel et la révolution, la liberté et la véridicité, la fraternité et la commune réalisation nous appellent, nous sommes pris, surpris par un petit bout. Un tout petit bout, mais lequel est le levier qui rend possible tout le possible.

On ne trouvera pas dieu, la pensée et l’être, le sujet et le réel dans ce monde, puisqu’ils sont la forme du monde, la forme des réalités, ce que l’on a nommé « le-réel » (avec le tréma et les guillemets) ; or il se trouve que notre être n’est pas un être, mais lui-même une forme ; l’arc de conscience qui n’est que mouvement.

Aussi créons-nous les langages et les signes ; et toute marque peut devenir et s’imposer comme signifiant ; Rimbaud ou Picasso imposent un langage, en propre et singulier, qui, de fait, n’en sont pas moins réels que tous les autres langages, communs, collectifs, et souvent même plus réels ; ils créent à vue. La perception fait office de réelle Création. Au sens propre et littéralement. On disait, précédemment, que l’occident (et toutes les civilisations) trouve sans cesse le moyen de non seulement se sauver, au sens de salvation, quelque sens qu’on lui donne, et en même temps de sauver le monde.

Il ne s’agit pas seulement d’épargner son âme, mais de la risquer. Non pas seulement s’élever, dans quelque abstrait absolu, mais d’élever cela qui est, et plus encore cela qui Existe.

C’est ce à quoi correspondent les esthétiques, innombrables (depuis que l’individualité est devenue le centre de tout réel, et donc de toute réalisation), mais également de toutes les éthiques nouvelles ou de toutes les politiques, et on peut considérer la Révolution (et sa cohorte de réalisations sans cesse réexpérimentées, spécifiquement la française et spécialement les différentes versions depuis deux siècles expérimentées, en tant qu’élévations continuelles, qui de plus en plus profondément et extensivement, augmentent la possibilité ; la possibilité de tous et la possibilité de chacun ; toute esthétique vous demande, à vous, individuellement, de vous élever. De trouver dans votre perception (au sens précis et élargi) les signifiants qui conduisent en cette autre perception, chaque fois nouvelles, du monde ; c’est le sens même de la Création, et la Création, le neuf, le nouveau, le jamais vu ni ressenti, est le sens même, la signification, l’orientation, la direction du réel.

Ou donc si le présent est l’opérateur, et que le présent dépend du concept de Possible, le sens du Possible est littéralement et absolument, de Créer.

« vous ne le chercheriez pas, si vous ne l’aviez déjà trouvé ».

ce que l’on sait déjà, sans l’avoir trouvé, c’est le rapport, et non pas tel ou tel rapport, cad tel ou tel contenu de rapport, mais la forme du rapport même. Dont on a déroulé la structure comme actualisation du possible en un présent,

tenu comme dimension (et non seulement opérateur et encore moins fonction, de la réalité),

lequel présent existe afin que le réel soit plus grand que lui-même et atteigne une finalité (in-finie) digne de son (évidente) absoluité (soit « existe » soit « existe pas » et le réel étant le Possible, le possible est la seule notion absolument nécessaire).

On a pu désigner, dans la réalité même, les effecteurs de ce mouvement infini (cad de la forme qui précède, ontologiquement, toutes les réalités et toutes les réalisations, en l’occurrence les réalisations humaines) ; d’une part le présent qui déroule l’entièreté de tout ce qui fut, est, sera, et d’autre part l’arc de conscience, qui crée le champ intentionnel qui rend possibles tous les champs domaniaux intentionnels.

Aussi est-ce infini, puisque la forme (des réalités et des réalisations) est un mouvement

- qui produit des distinctions, des déterminations, ce qui veut dire des quartzs, des atomes et des choses et des êtres qui se produisent comme calcifications du mouvement originel, la matière est un refroidissement, et qui se distinguent et donc diffèrent, et au préalable se distinguent selon l’espace et le temps, ou l’espace-temps,

- et donc qui se crée aussi en des réalisations, humaines autant que l’on sache (il en ait probablement non « humaines » ailleurs que sur cette planète) et qui se déploient dans les champs intentionnels, peuples ou sujets individuels). Un mouvement ne s’arrête pas à tel ceci ou tel cela, ne se rencontre pas dans le monde (ni dans la vie telle qu’immédiatement reçue), et ne peut pas être saisi extérieurement, comme un objet, de désir ou d’analyse, mais par le mouvement que l’on ne peut pas saisir, on est saisi.

Soyez saisis par dieu, la pensée, la poésie ou la révolution, ou la liberté, mais ce mouvement ne se tiendra que tout au bout de votre être, puisque ce mouvement n’est pas de l’être.

Ou dit autrement ; le présent est l’actualisation qui invinciblement réalise, réal-ise.

Le néant et l’être existent (le néant n’opposant rien du tout), et par être on entend l’exister ; l’actualisation de tout le possible.

Deux attitudes ; soit on admet que le présent déploie tout ce qui est, et puis ensuite tout se disperse, et tout étant réalisé, ne reste le rien du tout indéfiniment éloigné, éclaté (la structure espace-temps se déchirant) ou indéfiniment glacial (plus rien n’est possible, que l’univers se recontracte pour exploser à nouveau, en est une variante ; dans les deux cas rien n’est mémorisé, rien n’est conservé, rien n’est plus lisible par qui ou quoi que ce soit). De toute manière ce qui est déterminé est destiné, de fait, à disparaître, se décomposer.

Et en ce cas, d’un seul présent entièrement déployant tout le possible, on tient ici que le présent, ce laps de temps entre le passé et le futur, est l’opérateur effectif de toute réalité.

Soit on considère, en plus de ce présent fonctionnel, que la forme de ce qui est, soit le présent (puis l’arc de conscience), est lui-même, si l’on veut, en point d’interrogation ; la structure du présent renommée exister, non seulement fonctionnelle mais dimensionnelle, est également la structure du possible et c’est le possible qui prend la place de la notion de présent et alors non seulement tout le possible se réalise (en un ou plusieurs univers, ou encore en univers successifs et oublieux), mais c’est le possible qui se réalise ; en ceci que le possible est le devenir du possible et celui-ci ne s’éteint pas. Dit autrement le réel est le possible non pas cherchant seulement à être comme tel ceci ou tel cela, mais le possible est toujours-encore plus grand. Et le sera toujours plus.

Ce qui implique donc que l’on considère que la réalité est relative à plus grand qu’elle-même. Et que ceci même que l’on cherche parce que trouvé, est cela même qu’est notre capacité, notre Capacité. Que peut une conscience ? Jusqu’où lance-t-elle le rapport qu’elle existe ?

Tel langage, Rimbaud par ex, cad un langage oui mais un langage investi ; et même si il est nécessaire d’apprendre le langage commun et celui des proches, famille ou classe sociale (ou télévision ou internet), il n’est vraiment, pour nous, chacun, que des langages singuliers ; lors même qu’en aucun cas il s’agirait de mésestimer le langage commun ; les langages individuels s’ajoutent (et nous montrent plus, du monde, de la vie vécue, du corps, de la perception, là où l’on apprend le plus, pour nous, pour organiser notre subjectivité, qui est absolument fondamentale, que ce soit le sujet ou le moi, la version concrétisée du sujet, qui n’est en rien méprisable, ni réductible).

Comme d’autres l’ont dit ; vous retrouverez ce que dans cette vie vous avez désiré.

On ne peut pas être plus clair.

Autrement dit ; quels sont les rapports que vous aurez tissés et ce dans l’actualité d’une activité, puisque les rapports ne sont pas de l’ordre de l’être (qui est toujours non pas forcément secondaire mais dans tous les cas second) mais de la dimension du devenir, du possible, du créer (et on ne crée que si l’on crée, rappelons que tout moi est déjà créé, original, jusqu’à atteindre, plus ou moins et selon, le sujet originel, dimensionnel ; le sujet originel n’est pas dans le passé du temps, mais dans le possible qu’est le temps).

Votre possible dépend de la capacité de votre intention, de votre tissage de rapports et donc de l’élévation interne à la dimension du rapport possible, celui qui crée (ce qui n’est pas).

La question ; si notre réel est un rapport, cesse-t-il ?

Le possible cesse-t-il ? S’il s’agit du possible d’un quelque chose, d’une chose déterminée ou d’un être déterminé, il et elle se décomposeront. Destinalement.

Si le possible est la nature (dont on a reconnu la structure) du réel, alors le possible est en lui-même et donc par lui-même, le réel, et par structure ne cesse pas.

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Création du signifiant

9 Juillet 2023, 07:54am

Publié par pascal doyelle

Soit donc l’intention (du champ de conscience intentionnel) et sa manifestation, les signifiants (le verbe, la parole, le langage, les signes, les champs de langage).

Ou donc ; que chacun dès lors doit absolument et rigoureusement faire attention à son attention, ce qui signifie que chacun doit inventer ; que l’invention, qui puise dans l’actualité, dans le présent, dans le donné là, dans la perception, qui se dévoile (le réel ou la vérité ou les œuvres, ou la politique, etc), au lieu qu’auparavant il s’agissait d’un ordre cyclique de la communauté, du monde identique particulier, sans distance (ou dont les distances étaient intérieures, pour son renouvellement de monde sacré).

Chaque signifiant, signe, doit découper une partie de la réalité, mais comme nous n’avons pas de toute-connaissance du donné là, alors chaque découpe est une invention ; dans la masse du donné tel qu’il vient (et en lequel nous ne voyons rien), il faut prendre sur soi (sur son attention) pour séparer les éléments, lesquels ne viennent pas tout seuls, mais par système ; des tas de systèmes de repère par lesquels ils, ces éléments, se distinguent.

Mais ce faisant, cette bête, cet animal, ce vivant, doit lui aussi se positionner dans son système de repères ; il (se) signifie ; étant entendu que l’arc de conscience ne se transforme pas en signifiant, il est toujours constamment autre que tout signifiant ; il se crée dans la cervelle et rend possible les signifiants.

Ou donc il s’agit d’instrumentaliser la distance, la distance même qui constitue, comme on l’a vu, l’arc de conscience qui crée un champ intentionnel, qu’il marque et remarque via des traits (dirait Lacan) ou des signifiants ; il existe quatre signifiants (que l’on sache) ; dieu ou l’intentionnel même, la pensée ou le réseau d’intentionnalisations (cad d’idées, et puis d’idées en systèmes), le sujet (christique ou cartésien), le réel (et la réal-isation de toute l’intentionnalisation humaniste et puis personnaliste).

Cette distance, soit donc un arc de conscience, qui, comme tel, se perçoit du dehors ; contrairement à ce que l’on a pris l’habitude de juger, dieu, la pensée, le sujet et le réel ne sont pas des déterminations humaines, parce que ce ne sont pas des déterminations. Le concept d’être n’est pas un concept ; on le sait (et on le dit) depuis le début. On a pu commencer de penser puisque déposant là au dehors le signifiant « être », qui est un non-concept (ce sont juste des tours et détours de la pensée qui croira penser l’être) ; de même dieu, qui, évidemment, ne peut pas être saisi (il nous saisit, ou pas) ; le sujet que Descartes signifie mais c’est à partir de l’échappée du sujet en tant que tel, que revient la possibilité d’une (nouvelle) pensée ; pareillement de même que par Descartes, le sujet est ici même et maintenant (et que donc, comme on verra, c’est à partir de lui que l’on va penser), de même c’est l’autre partie de Descartes, à savoir le monde, ou l’étendue, que l’on va vivre, se vivre, vivre l’humanisation qui viendra ; puisque si le réel du sujet est ICI, alors la réalité est tout aussi bien réalité donnée là, et déterminée (et de plus pensable par la mathématisation, ou le droit, ou les sciences ou les images et les objets de l’industrialisation qui viendra).

En bref on n’a pas, on n’a jamais posé les bornes de la mentalité, du regard, de la conscience au hasard ; on a toujours vu ce que l’on faisait, voire ce que l’on allait faire. Sitôt que l’on sort du groupe, de la communauté comme véridicité, on invente la vérité non plus comme tel ou tel contenu, mais comme principe (qui augure de la quantité de systèmes ou d’idéologies qui viendront). Le dieu jaloux veille à ce qu’il n’y en ait pas d’autres ; parce que si il existait deux dieux, ils seraient déterminés ; or il est, lui, le dieu unique de l’Intention qui ne peut qu’être unique, puisqu’elle est formelle. Lorsque l’on découvre, invente le je, on est saisi du sujet que l’on existe, mais que l’on n’est pas, que l’on n’est plus ; Perceval ne connaît pas son propre nom… il l’apprendra en cours de roman. Mais alors il n’est plus lui-même, puisque le roman est son devenir autre, ou donc son devenir je.

Quatre signifiants majeurs, et ainsi leur instrumentalisation : ils sont nommés, dénommés, afin d’entrer dans le champ intentionnel, dans le champ de représentation ; si ils ne l’étaient pas, nommés, il serait impossible de s’y repérer et ils n’obtiendraient aucune influence, aucun effet, aucun rapport à soi, aucune transmission ni coordination (entre tous et chacuns, chaque un).

Lorsque le moi supprime dieu, la pensée et l’universel, le sujet et enfin le réel, il supprime la distance ; il veut, voudrait, désire être celui-ci qu’il est ou qu’il croit être. Son fantasme d’être. Qu’il permute en quantité d’objets, avec facilité ou difficulté (coinçage et répétitions ou impossibilité de désirer, et donc approche maligne de la jouissance terrifiante ; le plaisir, les plaisirs et puis le conscient suffisant médiatisant la Jouissance Terrible, celle qui, si elle existait, viendrait anéantir le moi, et cette approche de la Jouissance terrible s’impose comme angoisse pure, simulant le-réel pour l’inconscient, pour le sujet-inconscient).

Évidemment à l’autre bout, très exactement, le je cartésien ; il est inutile, inconséquent, absurde de les opposer ; le champ intentionnel est un champ, qui va d’un côté à l’autre ; et il y a un inconscient parce qu’il y a une conscience ; on a vu et dit que cette conscience n’est pas le-conscient, mais bien plus étendue que celui-ci, qui se construisait autour et par des contenus ou identité plus ou moins bien définis ; la conscience elle, au contraire du conscient, est l’arc généré par ce corps vivant dit humain, et qui a ouvert un champ, poreux, perméable, ouvert en et par la perception (intérieure et extérieure) ; rappelons donc l’arc de conscience ne stationne pas en telle ou telle pensée ou représentation, toute pensée, représentation, langage, signe est toujours constamment téléporté sur l’horizon du monde, ou du corps, de la perception donc en général ; l’arc de conscience est continuellement vivant, existant, et donc positionne au dehors l’horizon du réel ; non qu’il perçoit seulement qu’il y a un horizon, mais il se perçoit à partir de cet horizon (et c’est cette perception à partir de, à partir du bout du bout, du bout du monde, de l’au-delà du monde et de tout ce qui s’y trouve, qu’il peut, cet arc, designer n’importe quel ceci ou cela, soit donc créer des signifiants.

Il n’y a aucun représentant, aucun signifiant du je, sinon celui qu’il s’adresse ou qu’il duplique vers autrui) ; dieu, pensée, sujet, réel doivent se comprendre comme la, les transmutations du rapport de conscience ; on peut ne pas croire en dieu, ou la pensée, mais on ne peut pas nier, renier l’arc de conscience ; une conscience qui dirait que son être est contenu dans « la pensée » formule un non sens ; ou donc, et inversement, lorsque l’on disait « la pensée », on entendait la conscience ; de même que l’on ne peut pas fonder la logique ou les mathématiques, il est impossible de déduire la pensée ; puisque cela seul qui existe c’est l’arc de conscience intentionnelle.

Or donc cela engage très loin ; il est impossible tout autant de fonder l’être ou le néant ; le réel n’« est » pas ; il existe ; il ex-siste. Il ex-siste comme mouvement. De ceci que l’on peut pas du tout fixer, substantialiser quoi que ce soit ; il n’existe que le mouvement, mais le mouvement existe. Et c’est ainsi la structure du mouvement que l’on veut définir.

Mais si c’est un mouvement, lorsqu’il se conçoit, il se meut et donc n’est déjà plus ce dont on partait ; de là que toute avancée, dans la pensée ou ailleurs, est une modification ; en vérité on ne peut pas faire un pas, sans avancer, cad sans transformer et donc inventer, créer. Le réel est de but en blanc et de A jusqu’à Z, un Créé.

Dès que l’humanité sort des mondes cycliques, holistiques, paroles et monde entremêlés, elle crée hors du temps cyclique et débute l’historicité ; l’historicité veut dire que plutôt que la mémoire (celle du groupe, de la tribu, celle enserrée dans le trésor du langage partagé et re-mémorisé constamment par l’ensemble humain) est mis en avant l’actualité, l’actualité de la découverte (du monde donné là) et de l’invention (de nouvelles idées, langages, concepts, systèmes) ; c’est dans l’actualité que se découvre le monde donné là (grec, les grecs qui inventent l’actualisation d’un réseau intentionnel d’idées, lesquelles sont pensées actuellement ou n’existent pas et qui doivent être constamment réactualisées par chacun) ou l’actualité de notre propre existence en tant que vie vécue, laquelle est évidemment exprimée, manifestée, signifiée au début, originellement, par le christique ;

sa fonction (outre la croyance ou la foi évidemment) est de mettre en avant, de signifier la vie vécue de chacun, telle qu’elle ne fut jamais exposée ; c’est la première fois que chacun, tout un chacun, est en mesure de s’exprimer dans le champ de la représentation ; de sorte que dès lors l’ensemble de toutes les vies individuelles sont laissées à elles-mêmes, et le groupe ne peut plus intervenir, s’interposer entre chacun et la mort, la souffrance, la solitude, autrui, les autres peuples, le monde, etc. Mais en même temps chacun est laissé à lui-même ; il devient cette articulation ; ni homme ni femme, ni esclave ni libre, ni riche pauvre, ni juif païen, aucune détermination qui puisse atteindre l’arc lui-même qui se signifie selon cette rupture et s’impose sous le couvert du un tout-seul (le christique).

C’est évidemment l’infinie variation des rapports possibles qui naissent de cette mise à l’écart de chacun, qui créera l’historicité suivante. Et c’est ce rapport, cette articulation, ce face à face qui prend saisissement de soi, par Descartes.

Dès lors cette unité, récupérée par le sujet et donc ici même et maintenant, non seulement dans le monde (cad dans l’étendue) mais dans l’arc du sujet, pourra être répercutée ailleurs et ailleurs en tout ce qui existe (le règne des possibles de Leibniz ou l’être substance de Spinoza, qui obtiennent, obligatoirement, leur autonomie, pareillement si le sujet réside ici même, si donc il existe une ontologie de l’ici, et non pas du là-bas divin ; c’est ce que le christique délivre quand même ; il existe-en-tant-que-corps humain, vivant, il faut l’admettre que l’on y croit ou non ça ne change rien ; puisque c’est acté, acté historiquement et en chacun), s’il est une ontologie ici même, alors le monde est, la réalité est, la perception est, etc ; et il revient à chacun (et à tous, comme nous l’apprendra la révolution, à tous en tant que chacun et chacun en tant que tous) de relever, d’élever, de ré-écrire et finalement d’écrire tout court la réalité, le donné, le monde, mais aussi évidemment le vécu et la perception et l’ensemble de tous les signes.

Cette unité, forcément active puisque conscience de, plus loin, soi, sera répercutée

De ceci donc que le réel est porté intégralement par le créé ; qui est continuel, on crée continuellement et aucune conscience-de ne s’effectue sans inventer du réel en plus (tout moi est-déjà un ajout et une acquisition par rapport à son héritage ) ; de même que cet univers est une inventivité continuelle, et qui, bien sûr, se continue lorsque ce sont des signes, des langages et puis des langages dans les langages (par ex les mathématiques qui constituent systématiquement ce qui existait ponctuellement auparavant, telle l’histoire et ensuite y compris telle esthétique, telle poétique, ou telle politique ou éthique ; les domaines se distinguent et se séparent puisque leur unité est le je).

Tout moi s’ajoute déjà à ses propres parents et évidemment aux conditions sociologiques, sociétales ou de ce que Hegel nommait esprit, ou image du monde, et du reste c’est cet ajout continuel qui constitue le devenir de l’esprit ; on ne peut pas ne pas créer dès que l’on énonce, prononce, manifeste ; toute manifestation est-déjà dépassée/élevée. Reste que l’élévation ne s’intègre pas en une « pensée », serait-ce le Savoir Absolu (de toutes les étapes passées et qui, lui-même, l’esprit est formel, vide et se tient de son propre devenir, su).

Il est plus rapide de modifier les langages que l’adn ou la structure moléculaire ; l’arc de conscience, intentionnel donc, est ce que nous saisissons de plus proche de ce que par « rapport » on peut entendre. L’arc de conscience imprime un mouvement accéléré au changement, au devenir, au créé. Mais dès lors il est, lui, en tant que moi ce qui veut dire en tant que je, en charge du possible ; ce que signifie réellement, effectivement la « démocratie », qui ne désigne pas un régime artificiel extérieur, mais les choix (de vie, de vie vécue, de relationnel, ce que les libérations multiples et à rallonge, portent mais aussi les choix de consommation et de production et d’investissement et d’entreprise), les choix qui concrétisent ce je ; au lieu de quoi on a obtenu ce que l’on voulait, des mois livrés à leurs fantasmes et aux concrétisations de ces fantasmes ; des objets.

Il n’est qu’un seul moyen de sortir du jeu indéfini des images/objets ; c’est de tirer à soi l’historicité ; comment en suis-je rendu ici même et maintenant ?

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L’épouvantable difficulté

1 Juillet 2023, 10:27am

Publié par pascal doyelle

Alors on a vu que dieu (que l’on y croit ou non), la pensée universelle, le sujet (christique et cartésien), le réel (le je, la révolution, liberté, égalité fraternité, le moi, mais aussi les sciences et technologies, les esthétiques, littératures, et le monde humain planétaire, en bref la réali-isation)

Les quatre, dieu, l’universel, le sujet et le réel constituent les expressions absolues, formelles, de notre être qui n’est pas un être, mais un rapport en tant que champ intentionnel.
L’exposition de l’intentionnel unique et formel,
le réseau des internationalisations (idées et universalisation),
le rapport de l’intention à elle-même (le je),
la concrétisation de Toutes les intentionnalisations (humanisation et personnalisation).
Les quatre se caractérisent par leur abstraction ou plus exactement leur caractère formel. Ce qui veut dire vide.

Vides sont les quatre puisque ce sont des arcs en mouvement ;

mouvement qui épuisera bientôt les réalités et même la réalité naturelle donnée là, ce monde, mais aussi en chacun des mois peut potentiellement éreinter les vivants, puisque cet arc est hors la vie, hors le vivant, bien plus puissant que toute réalité déterminée ; on a nommé ce rapport, qui épuise toutes les réalités et créent tous les rapports seconds possibles, on l’a nommé l’existant ; l’arc de conscience c’est ce qui rend fou un corps vivant, qui n’en demandait pas tant ; fou, délirant ou brisé, égaré ou profondément séparé (et de par la psy coupé en deux de A à Z, sans reste, mais donc avec cet arrière-goût qui revient, l’inconscient, le pli inconscient qui revient via plein de signifiants mais ne peut pas lui-même, ce pli, se signifier) ; on ne trouvera pas de résolution qui puisse réparer la distance de cet arc, mais c’est cet arc, ou donc cette séparation, qui doit être élaborée.

Le moi, dernière acquisition humaine, si l’on y songe, voudrait unifier ou éprouver l’union de son être ; mais il n’est pas, ne sera jamais, n’a jamais été une unité. Les images (et les objets) se prêtent de cette unité rêvée comme substituts fantasmatiques (et sont produits … industriellement).

Étant entendu que l’arc de conscience et le présent sont des réels en tant que rapports structurels.

Ce qui veut dire, remarque, que le réel entier est arc-ticulé, sans jeu de mots ; un mouvement à tout le moins fonctionnel, et peut-être dimensionnel ; ce qui veut dire qu’alors l’arc, conscience ou présent, s’ex-siste comme dimension plus grande que n’importe quel monde, comment ? On ne sait pas, mais que ce soit un tel mouvement dimensionnel suit parfaitement la logique d’un réel plus grand que lui-même, proposition qui seule paraît digne, ou équivalente logiquement, à « un réel il y a » ; il y a un réel, ça n’est pas pour rien, ou alors c’est idiot et pas seulement absurde.

Tel que, ce champ intentionnel de l’arc de conscience, se représente lui-même dans sa possibilité et ce au sortir des mondes humains particuliers ; chaque monde existait chacun pour lui-même, lorsque le groupe, la parole, le monde, les échanges, etc formaient un tout, cyclique et non pas historique, et dont la véridicité est intégrée, au groupe lui-même, et non pas la vérité comme principe et donc distance comme il viendra par la suite ; dans chacun des mondes particuliers tout est intégré, et le sacré est une partie, réservée, du monde, un temps et un espace interne).

Ce champ qui est originel de tous les signifiants, ne peut lui-même se représenter ; c’est en ce sens que le rapport, l’arc de conscience, n’est pas lui-même un signifié, un contenu ; mais il peut être désigné par et pour un je… seul un je « comprend » (littéralement) ce qui est en cause dans le signe « je » ; et tous les signifiants sont à l’image de ce je, de ce rapport.

On en remarque d’abord ceci que ce je n’est pas un moi, ce je n’est pas une identité déterminée (Pierre, Paul, Jacques ou Catherine), ce qui n’empêche nullement ce rapport d’être singulièrement ; la singularité du je est incomparable. Et n’est absolument pas réductible à l’universalisation ; c’est l’universalisation, qui tisse des rapports, qui est relative au rapport exclusif qu’est un arc de conscience. La forme universelle qu’est le je est le réel le plus universel que l’on connaisse. Même l’être, qui est l’idée universelle par excellence, est déterminée en comparaison du je, qui est ce rapport se désignant lui-même ; on comprend donc que considérant Descartes on est loin de minimiser sa découverte ; il plante le clou là où, très précisément, il existe, là où ex-siste le rapport-même et le seul rapport que l’on sache (le rapport qu’est dieu est seulement supposé ou représenté).

Dieu, la pensée, le sujet et le réel sont évidemment des rapports, et donc des distances, et des rapports qui engagent des rapports. On ne naît pas « dedans », on en décide du dehors (lors même que pour le judaïsme il s’agit encore d’une linéarité naturelle, compte tenu de l’époque, le christique apparaissant dans l’État universel romain, et la pax romana) ; on se décide donc pour l’individualité ou pour la pensée, etc, qui n’existent pas sans cette distance (l’esthétique n’est plus rituelle mais valant en et pour elle-même). Distance qui n’est nulle part ailleurs que dans une représentation humaine ayant signifié et donc organiser quelque peu voire élaborer la distance de conscience comme structurelle (représentée donc en idées ou littératures ou droit ou esthétiques, etc).

Les réels définis par dieu, la pensée (le droit, l’État, le savoir, les sciences, la systématisation des mathématiques par ex l’universel donc), par le sujet (l’accès à soi) ou par le réel (la réalisation de toutes les internationalisations humaines et personnalistes possibles, depuis le 19éme) sont eux-mêmes des ajouts au « monde humain particulier », à la catégorie « monde humain particulier », aussi entre-t-on alors dans l’historicité, qui ne répète pas le cyclique mais devient. Au langage (inventé par les mondes particuliers) s’ajoutent des langages, mathématique ou littéraire et individuel, les systèmes de pensée ou les développements de l’État, de la politique, qui accentuent puisqu’ils exigent une expérimentation individuelle, ce qui veut dire actualisante ; la mémoire n’est plus seulement celle du groupe (dans le trésor du langage mythique) mais dans la mémoire individuelle transmise très précisément de l’un des sujets à un autre sujet, via les œuvres, évidemment.

Les quatre consistent en des positions et non pas des figurations seulement mais des configurations, qui engagent, en tant que telles, l’arc de chaque conscience ou, donc, créent de tels arcs ; des positions structurées et ainsi structurantes en tant que rapports. Qui impliquent et poussent chacun à créer son propre champ intentionnel, lequel commence de mettre en œuvre l’actualité, la totalité du champ intentionnel possible qui pourra être créé.

Il est bien clair que dieu, la pensée universelle, le sujet ou le réel déposent chacun là où il existe et lancent à chaque fois un circuit singulier qui, si étrangement, fonctionne … La révolution fonctionne, la littérature (qui est lue par chacun dans le silence, et non pas un phénomène de groupe), le cinéma ou internet, mais aussi d’évidence le christique ou la pensée, on ne pense pas si on ne pense pas (et cela implique un langage interne et spécifique à l’intérieur du langage commun, ce qui vaut pour toute esthétique indépendante, etc) ; on se lance dans la révolution ou non ; il est question d’une augmentation, intensification, accélération ou concrétisation de l’arc de conscience dans quantité, à chaque fois, de systèmes de rapports inventés, créés, partagés, et une in-finie élaboration de réal-isations ; à quoi on aboutit historiquement au 20éme ; et aux années soixante qui importent cette accélération en chaque « moi » ; les années soixante sont la démocratisation de la personnalisation, des « mois ». Dont on rappelle qu’il fut nommé tel la première fois pas Pascal au sujet de Descartes « le moi de monsieur Descartes ».

Autant dire que l’on est bien loin de maltraiter le devenir philosophique (ou historique) au nom d’une « plus grande vérité universelle », alors que précisément ce que l’on dit c’est que bien avant la pensée, une structure existe, ex-siste et qui n’est pas «de la pensée » mais de l’acte, de l’activité, originellement bien plus universelle que toute pensée ; l’universalisation (la pensée ou les nombres, mathématiques) est dérivée de l’arc de conscience, qui n’est évidemment pas plus subjectif qu’objectif mais au-delà. C’est bien pour cela que cet arc est tout aussi étrange que l’est le présent ; une conscience-de est la plus effarante des possibilités, de même « il y a un présent ».

S’ouvre pour chacun le gouffre de l’arc de conscience ayant accès à lui-même ; ce que cet arc s’empresse de signifié, par un contenu, une identité, le moi-même, et donc cette concrétisation en-un-corps, cette élévation du vivant dans l’Existant, et désignant au bout du champ (intentionnel) la possibilité à tout le moins non-finie, puisqu’aucun contenu de rapport n’équivaut au rapport lui-même.

Que le rapport soit en lui-même et non pas simple fonction d’un donné, d’un contenu, change et inverse tout. Si la forme est le réel des contenus, si le présent est la forme des réalités. Mais on peut tout à fait considérer que l’arc de conscience (qui ne fait aucun doute) est simplement une extension, une extension du vivant ; au vivant, qui perçoit, s’ajoute la conscience intentionnelle, qui se représente et qui représente, laquelle conscience, alors, croit, faussement, que son être est infini ou dimensionnel ou finalité, alors qu’il est juste l’accélération du vivant (et ce jusqu’au détriment du vivant, de la vie, du monde donné naturel).

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Intention de dieu

24 Juin 2023, 13:04pm

Publié par pascal doyelle

Exposons de but en blanc la circonvolution de dieu. Il est clair que l’on ne pense pas, ce faisant, épuiser la nature de dieu.

- Il apparaît, bien sûr, que ce dont on se sert, ici, pour re-saisir l’intervention ou l’intercession (le christique) de dieu, c’est du concept derapportqui permet d’universaliser par la bande quantité de réalités, d’essences, de notions, de projets, etc. On insiste sur ce point puisque l’on admet le Possible comme concept fondateur de tout ce qui est (et non pas l’être ou une variante) ; et comme le possible est la notion active, de même il n’existe pas de rapport qui ne se meut point, pour ainsi dire. Ainsi les mathématiques développent le rapport en tant que nombre, qui est le rapport à (soi) de quelque réel que ce soit ; formant un « un » et entrant en toutes les sortes de rapports, cad de calculs. De même le langage qui lie un signe et une perception (ou un signe et un signe et une perception, extérieure ou intérieure). Le Possible n’est pas un être-qui-devient, mais c’est le possible lui-même qui devient ; suivant la distinction du réel plus grand que lui-même ; la finalité aboutissant constamment à rendre possibles encore plus de possibles. Un être vivant est relativement indépendant du monde ; il se meut, une pierre ne se meut pas. Etc. Tout est donc mouvement et devenirs. La structure de conscience et son champ intentionnel de signes (et donc de rapports) et peut-être dieu sont ce qui, pour nous, constitue la plus grande possibilité connue, intuitionnable, imaginable ou pensable ; rappelons qu’il y a signes, cad langages, parce que la conscience est ce rapport à (soi) dans lequel rapport le dit « soi » est le rapport lui-même (et non une identité, seconde). Dieu, la pensée universelle, le sujet ou le réel ont pour but de saisir, flasher le dit mouvement, et donc en même temps qu’ils sont énoncés, les quatre accélèrent ou intensifient ou augmentent ou concrétisent le dit mouvement.

- Perspective non théiste ; sous-entendant que rien nulle part jamais ne s’est effectué au hasard ; ce que l’on peut remplacer par ; que tout s’est effectué par nécessité interne épuisant au fur et à mesure les possibles, jusqu’à, évidemment, l’obtention d’une réalité à peu près stable, susceptible, ayant éliminé le désordre, de s’élaborer sur elle-même, chaque nouvelle réalité successive s’ajoutant à une mise en ordre précédente ; il est clair que cette « nécessité » n’est nullement un ordre extérieur, mais le tissage des rapports que sont chacune des choses et chacun des êtres ; tout rapport est en lui-même activement et non pas passivement ; dit autrement, un être, ou une chose, n’est pas agi par les causes de son être, mais lui-même, cet être ou cette chose s’ajoutent à son donné ; une abeille est l’invention de l’ensemble des rapports « abeille » ; de même uranium est l’invention d’une organisation en plus, toujours en plus, qui n’était pas auparavant ; la réalité est toujours singularité.

Dieu

Il sait tout et se tient tout au bout de toute la réalisation du monde.

Il a donc prévu la désobéissance d’Adam. Ce qu’il veut (autant que l’on peut en saisir, mais on ne va pas le répéter constamment) c’est ajouter à ce qui est déjà ; à savoir ajouter à lui-même et aux anges et quoi ce soit du même genre, ce qui signifie « du genre parfait » ; dieu est parfait, les anges sont parfaits (esprits intégraux et absolument réalisés) ; et donc ce qui s’ajoute à la perfection c’est cet être imparfait, l’être humain, ou si l’on préfère ; au divin dieu ajoute la liberté.

Laquelle n’est pas en elle-même déterminée, et donc déjà égarée ou égarante ou déjà toujours en manque, en faute, en erreur, en folie et en délires divers et variés. Remarquons tout de suite ; si l’on parie sur un être libre, il est impossible (ça n’a pas de sens) de le situer dans un monde parfait et totalement ordonné. Donc on obtiendra un monde relativement ordonné et relativement désordonné. Et il n’est pas étonnant dès lors que nos ancêtres (hypothétique ou symboliques) désobéissent ; manifestant ainsi leur inadéquation, conforme à leur nature libre ; le paradis aurait pu durer 500 milliards d’années, rien de nouveau n’en serait ressorti.

Le pari consiste dont en cette possibilité de renouvellement ; un être libre renouvelle totalement le sens, l’orientation de la création ; il lui faudra devenir, se modifier, ou transformer son monde ou décider et surtout inventer son existence. Ce que ni dieu ni les anges ne sont susceptibles de proposer.

Que l’on ait pu concevoir ce mouvement d’une ampleur absolue comme une faute et un péché, paraît un peu ou suffisamment étrange. Mais n’oublions pas ceci que le plan, la planification d’ensemble a consisté pour dieu, à éduquer cette humanité et ce en employant les moyens adéquats de telle ou telle époque. Aussi faut-il immédiatement remarquer que le ton change, pour ainsi dire, avec le christique (qui se présente comme dieu lui-même et qui de ceci vient considérablement et même absolument transformer ce que par « dieu » on peut entendre, ne serait-ce que dès lors il est trois dieux, trois personnes en une seule nature).

Le christique remplace la Loi par l’intention ; vous ne serez pas jugé par la Loi mais par votre intention ; par la Loi vous êtes toujours coupables (outre qu’elle provoque en nous la déviance, la dérive, la désobéissance, le désir et l’interdit, etc, ce que pointe totalement et clairement Saint Paul), mais par l’intention, pourvu que vous y acquiesciez, vous êtes sauvés ; d’autant que (jésus) annonce « je suis venu pour sauver et non pour juger », et sauver non les justes, mais les pécheurs.

Le principe est que l’intention (que vous ex-sistez, individuellement forcément et non plus selon tel ou tel groupe ) l’intention qui est absolument et formellement un rapport, est en elle-même toujours constamment (le long d’une vie) et continuellement (en chaque point de ce vécu) renouvelable et modifiable (ou globalement ; vous saurez l’intention qui vous a conduit tout au long, vous le saurez mais seulement ensuite, parce qu’une intention n’est pas une idée claire, mais une phénoménologie, dont les tenants et les aboutissants ne sont pas du tout évident ; que l’on soit libres ne veut pas dire que l’on connaisse tout ; sinon nous serions assignés à un ordre, un universel fixe, etc, ou à une nature déterminée ; or précisément notre destination est d’inventer, de créer le possible lui-même ; les conditions de possibilité en nous (en tous, universellement, et en chacun, individuellement ; soit les grecs et le christique).

De créer l’espace-temps interne de ce champ intentionnel de conscience.

Revenons sur le péché ; pour ce faire il faut user d’un concept suffisant qui permette de circonscrire le réel en cause. Le péché est le mauvais rapport, le rapport qui abaisse et nous fait tomber vers le bas. Il est autant de rapports vers le bas que vers le haut ; les premiers laissent le corps rechercher une satisfaction, les seconds tentent d’élaborer l’attirance selon l’élévation ; selon le christique, la pensée grecque, le sujet ou le réel. Les rapports happés par la satisfaction s’éteignent, ou s’épuisent plus vraisemblablement, par et dans des résultats immédiats, les choses elles-mêmes, les psychologies ou le seul relationnel (qui fonctionnellement est un miroir, ou plus exactement un concours d’images, une rivalité, et au final la joie du plus fort).

Inversement le christique est venu afin de nous élever. Il nous élève selon et par une quantité pharamineuse de moyens qui sont tous absolument et intégralement essentiels, même si parfois très difficilement compréhensibles ; une liste à vrai dire infinie, parce que chacune des possibilités d’orientation de notre regard, de notre intention est engagée et que chacune nous soumet à une compréhension, une difficulté de saisie, et même se constitue bien au-delà de l’entendement, de ce que Kant par ex nomme entendement. Puisque ce qui est mis en scène c’est notre intention ; que veut-on vraiment, comment et pour quoi ?

Dans un monde ordonné, comme tendaient à l’être les mondes humains autour de la méditerranée (et partout ailleurs du reste), la liberté, votre intention pèse peu ; à moins de s’imposer comme héros ou césar ou esthète ; mais en ces cas leur valeur était relative à leur projet très distinctif ; la sagesse elle-même était une conformité à un ordre.

Rappelons donc ; dieu est le un tout-autre, puisqu’il est l’intention, qui est formelle et donc unique (elle n’est comparable à rien, et tient toute la détermination au-devant de soi), et ainsi tout-autre puisqu’il n’est rien de déterminé ; sa distinction est interne, en tant que rapport il se distingue de lui-même (il est le Grand Rapport qui créera tous les petits rapports, anges, choses ou êtres ou donc consciences, qui sont elles-mêmes des rapports, créant des langages, des systèmes de signes, de rapports, y compris les nombres). Le christique vient à point (cad dans l’empire romain, et la pax romana du droit et de l’État) qui instancie le rapport ou l’intention en et par chacun et donc par chaque un.

Ce qui ne s’est jamais vu, nulle part. Mouvement qui embarque l’ensemble de toutes les expériences possibles saisissables par et pour les consciences individuelles (et non plus seulement par et pour les groupes humains qui jusqu’alors faisaient office de véridicité ; dès lors la vérité s’impose comme règle, qui était jusqu’alors identique au groupe, et chacun est estimé relativement à lui-même, ou en l’occurrence relativement à dieu, pris un par un).

En engageant le christique et la vie vécue (et la mort de chacun), mais aussi en lançant la rasions, par quoi il est exigé à chacun de penser, ce sont l’ensemble de champs originellement individuels qui s’ouvrent, historiquement (de même par ex que l’esthétique n’est plus ritualisée mais devient une discipline, un domaine intentionnel à part entière, et donc créateur artiste par créateur artiste et s’augmente ainsi la charge civilisationnelle singulière et totale à la fois). Certes la pensée cible l’universel, mais cet universel n’est accessible que si chacun pense, et est donc absolument lié à ce que l’on a désigné comme étant le plus universel, la forme la plus universellement partagée ; la conscience (et non la pensée, qui est seulement un effet).

Vous ne serez plus jugé par la Loi mais par votre intention, et ainsi vous ne serez plus jugé (mais pardonné en votre intention pourvu que), mais on ne rentre pas là-dedans ici.

À partir du christique l’individualité est appelée en tant que telle, par son signifiant, et appliquée à tous et ce indépendamment de quelque qualification, aptitude (position sociale, sexe, race, peuple, groupe humain, etc) que ce soit. Ce qui veut dire que la distance rend possible l’accès à soi. Et encore plus étrangement et fondamentalement l’accès à l’intention comme telle ; de sorte que du dieu unique un tout-autre à l’inscription, que dire, l’identité entre ce corps et cette conscience, cette nouvelle intention il s’agit du développement d’une seule perspective, qui est la perspective exclusive et, par ailleurs, absolument formelle.

On peut se contenter des organisations d’églises, diverses et variées, et originellement catholique ; il n’y a rien à redire, sauf que depuis quelques siècles cette providence supposée est quelque peu dépassée par l’historicité. On prétend ici que l’historicité, cad le temps, ne peut pas se comprendre par la fixité et l’immobilisme ; on trouve absurde les péroraisons n’admettant pas la révolution, l’État, le droit, la liberté et les libertés (lors même quelques dérives ou exagérations, souvent évidentes), tout aussi bien les sciences, naturelles ou humaines, y compris la psychanalyse du plus bel effet de manches. Ou dit autrement si effectivement il y eut historicité et réalisation de l’humanisme puis le personnalisme, ça n’est pas pour rien, ni sans raison.

On peut tout à fait réintégrer ce redimensionnement, qui se déploie durant plusieurs siècles, dans le christique lui-même ; puisqu’au final il s’agissait de lancer pour chacun que chacun ex-siste. Que chacun sorte, naisse, apparaisse à ses propres yeux et que cette apparition, cette manifestations pense bien à ne pas s’égarer hors du rapport unique absolu et formel qu’impose le christique ; à savoir qu’étant chacun un rapport devenu, il s’existe d’un rapport encore-plus-grand.

Le christique impose l’égalité (de tous les chacuns) et ce dans la vue d’un-seul, le christ-dieu ; fils du père, signifiant, verbe de l’intention, volonté première et omniverselle pour ainsi dire ; ce qui signifie que l’intention première est exclusivement formelle, et donc forcément unique et tout autant universelle ou encore qu’elle est le Rapport avant tous les rapports et qui crée qu’il y ait une infinité de rapports créés ; les choses ne sont pas des choses inertes mais des activités, des rapports qui se structurent de leur mouvement en propre, et distinct ; aucun rapport est inactif et indistinct, sinon il serait incapable de mener le rapport ou l’ensemble des rapports qui le définissent.

L’apparition du christique en-un-corps n’est évidemment pas indifférent ou un accident mais signifie tout. Absolument tout. Signifie l’ensemble de tous les rapports possibles (et en élévation) susceptibles de naître d’une-conscience-en-un-corps. Un corps vivant. Aussi le christique se nomme-t-il le Vivant, la révélation du dieu Vivant, en un corps

Corps vivant, tout vivant investissant son propre corps comme distinct de son milieu, et l’humain ajoutant cette distance dans la distance, à savoir ; que non seulement il perçoit, mais il (se) perçoit et de telle manière qu’il n’est pas le signe qui le distingue ; il n’est pas Pierre ou Jeanne, mais la conscience de Pierre ou de Jeanne ; un rapport, une conscience, ne peut pas être son contenu ; il est toujours autre que son contenu. Et envoie bien au-delà du réalisé et prend en charge cela même que l’on veut cernier, discerner ; la possibilité.

Que l’on mesure bien l’étrangeté du dit rapport, cad de la « conscience » ; elle ne réside pas dans quelque contenu que ce soit … elle les produit, assignant les signes et les perceptions ; mais elle n’est, elle-même, en aucun. Où est-elle ?

Et on l’aura compris non pas la possibilité vers le bas (et son extinction dans l’immédiateté du donné de la satisfaction, hypothétique ou hallucinée, ce que la psychanalyse désigne comme « jouissance » et qui est seulement imaginaire), mais vers le haut et admettant la réalité, le réel ou le principe du réel ; puisque si le fantasme se répète (et se dégrade), le réel permet de constamment ajouter au réel, offrant une extériorité (à la conscience) sur laquelle elle peut s’appuyer et progresser, devenir, soit donc créer (le fantasme n’invente que faiblement, voire répète). La rasions elle-même naît à cette fin (admettre la réalité du monde), pareillement le christique (admettre autrui) ; et donc le christique impose l’égalité des consciences. À quoi s’ajoutera cette création cartésienne de la conscience-de-soi ; au sens où il exprime, manifeste cette possibilité en chacun, qui certes n’attendait pas que René la représente mais qui, la représentant, l’institue et l’accélère, permettant que la structure de conscience, de chacun de ce fait, entre telle quelle dans la représentation générale et non seulement soit élaborée de sa propre dénomination, mais qu’elle puisse pousser l’ensemble de tous les rapports, de toutes les intentionnalités, de tout le relationnel, etc, et que cette attention soutenue envers l’attention elle-même (cad la conscience envers la conscience) nous amène jusqu’à Lacan.

C’est la même règle qui s’applique à tout ; puisque notre être est un champ intentionnel, ce qui s’y produit, ce qui y est nommé implique la modification de notre être (qui donc n’est pas un « être déterminé » et n’entre pas dans une « essence »). Et ce qui se crée, ce ne sont pas (seulement) de nouveaux objets, concepts, images, etc ; mais des structures (intentionnelles) nouvelles ; rapport à l’Intention première (et donc autre que tout), rapports des rapports entre eux (les idées ou les mathématiques) développés pour eux-mêmes, rapport de soi à soi via autrui (l’égalité et donc l’unité de chaque un et de tous les autres en tant que chaque-uns), rapport à soi se présentant face à soi (liberté) sans rien d’autre (conscience de soi, cartésienne, et ce jusque Sartre-Lacan).

Chacun peut prendre le court-circuit divin, christique (ou universel ou individuel) pour un apprentissage, non-théiste, ou une révélation, c’est comme l’on veut.

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