L’inouï – 2
Puisqu’il s’agit de retrouver ou de discerner l’inouï dans ce qui semble tout naturel, évident, à peine perçu ou mal interprété.
Ça n’est pas parce que le moi, le moi psychologique (et ensuite psychique, qui a pu nécessiter que s’invente la psychanalyse),
ce n’est pas parce que le moi ne comprend pas les réponses qui furent apportées depuis 3000 ans, que ces réponses n’existent pas, ne furent pas prononcées.
On l’a dit et on le répète dieu, la pensée et l’universel, le sujet et puis le réel formulent très exactement ce qui est en jeu (sans doute en existe-t-il d’autres encore, de ces formulations dont nous ne possédons que le commencement du début, puisque la logique du réel est le Possible, lequel n’éteint pas, au-delà de tout temps de tout espace de toute détermination).
Ces quatre positions manifestent la compréhension que l’on a obtenue, et ces opérations furent possibles non d’une intuition supra-naturelle, mais de ce que notre être, étant un rapport, perçoit instantanément la formulation qui entre en tant que rapport (il y a deux bouts pour ainsi dire ou un miroir en un miroir) ; un rapport se-sait, et se-voit. Lors même qu’il ne correspond à aucun contenu connu de conscience ; puisqu’il se signifie lui-même (opération à l’origine de tous les signifiants, de quelque langage que ce soit).
Or pourtant il est hors de question de dénigrer le moi ; peut-on imaginer la « conscience » en dehors d’un corps, vivant ? La loger en la pensée, comme si la pensée contenait « de la conscience » ? La copier dans une intelligence artificielle, comme s’il s’agissait de datas ? La décoller de ce corps effectivement existant et hors de sa vie vécue, de son existence, comme s’il s’agissait d’un esprit, voire d’un pur esprit …
En quoi la dimension christique, contre tout gnosticisme (qui dualise notre être, entre des rapports idéels, tandis que le christique envoie vers un plus grand rapport possible, qui emporte le corps et le vivant et conséquemment la création, le donné, la nature, en un possible formel et n’entrechoque nullement des essences) et contre toute abstraction ou toute rationalisation, la dimension christique impose radicalement que « ceci est votre corps » ou ceci est votre vie. Tout intégralement.
On reviendra sur le flash total de tout ce qui ex-siste en une seule fois et en un seul Instant hors temps (bien que le temps soit effectivement, tout comme l’espace évidemment ; c’est d’une dimension en-plus, la cinquième, dont il est question).
Puisque le christique est le regard (qui se tient par dessus la mort, définissant le segment naissance-mort) et qu’il rend possible, ouvre que chacun soit chacun, que l’on soit donc le rapport, actif forcément, que l’on existe ; lors même que le regard de chacun est pris-dans celui du un tout-seul, forcément divin ; qui enclenche la séparation de soi à soi (ce que le moi, qui croit en son « être » et donc sa satisfaction, ne comprend pas du tout).
C’est bien évidemment une illusion objectiviste, ou scientiste, ou réaliste et donc fortement idéaliste, qui prétend la distinction de la pensée et du corps ; le christique est bien plus rigoureux et formellement exact ; on ne peut pas téléporter sa pensée, au sens où celle-ci imagine ‘être’ comme représentation. C’est donc cette conscience-d’un-corps et non pas l’autre-surface du corps que crée un champ intentionnel ; qui ouvre l’eschatologie absolue, qu’elle soit christique ou pas, peu importe ; il s’agit de re-Créer, par quoi le créé augmente le réel.
Aussi Descartes, Kant, Sartre (et Lacan à sa manière) déplacent notre réalité dans ce réel qu’est l’arc de conscience ; et selon un corps dont la pensée, la perception, l’imagination, la décision naissent de et par un champ intentionnel (lequel est au final et très réellement, ce corps sur cet horizon du monde, du donné là, de la réalité, mais perçu par l’horizon non fini du champ).
Dont on comprendra par la phénoménologie (du champ intentionnel) et par Lacan que le dit corps vivant est coupé en deux de A à Z ; sans reste ; puisque nous n’existons (pour nous-même, que nous existons donc tout court) par cette division (et le regret éternel d’un objet perdu, le petit « a », ou d’une fusion freudienne, perte et fusion qui n’ont jamais existé).
Ainsi tout se déplace. De l’idée, de la pensée, de la représentation ou de l’imagination, de la volonté à l’image, vers cette structure qui intentionnalise.
Or donc le moi voudrait une réponse à sa mesure ; en tant que vie vécue, relationnel, objet de désir ou images. Rien de cette sorte n’arrivera, puisque l’on perçoit avec les yeux du rapport ; c’est bien pour cela que si l’on saisit les positions dans les règles on ne remonte pas des choses ou des psychologies à dieu, à l’universel, au sujet ou au réel, mais on part de dieu, de l’être, du je ou du réel. On est immanquablement porté à partir de tout-en-haut.
La pseudo compréhension inverse ne saisira jamais aucunement le savoir qui part de lui-même, c’est évident (il cherchera des images, des désirs et des objets, des vécus ou du relationnel, des choses ou des réalités bien concrètes), mais surtout il ne pourrait pas même commencer d’élaborer une compréhension, une connaissance, un savoir au niveau de ces articulations et ces positionnements. Qui sera interprétée comme réalités déterminées, alors que l’on est introduit, toujours, à la version seule réelle, ce qui veut dire formelle ; on est perçu par dieu, on est pensée universelle, le christ nous regarde, le sujet se-sait (sans qu’il lui soit possible de s’objectiver, comme l’a compris Descartes et comme l’imposera Kant, puis Sartre), on est signifié comme libre ou comme citoyen, etc.
Aussi est-ce pour cela que la religion, la philosophie, le sujet permettent justement une telle élaboration ; quoi qu’il en soit de dieu, de l’être ou de la substance, du sujet ou du je, du réel ou de l’exister, la moindre des possibilités théoriques consiste en ce commencement de compréhension, soit donc un discours suffisamment structuré, suffisamment organisé.
Puisque sinon la capacité, la possibilité, la potentialité, la puissance contenues dans la forme (dieu, pensée universelle, sujet ou réel) continuerait de nous échapper et sans moyens intellectifs de commencer de les maîtriser.
Et sans cette compréhension à son dû niveau, c’est cette puissance, ce potentiel que l’on continuait de percevoir, désirer, imaginer dans les images, les objets et les vécus. Nous livrant ainsi au réel (qui est inévitable et seul vraiment voulu, intentionnalisé) mais au réel abaissé dans le monde, les satisfactions immédiates ou les facilités.
La question est donc comment nous convaincre que certes les images, les objets et l’humain existent mais sous condition, sous conditions de dieu, de l’universel, du sujet et du réel. Non que les immédiatetés n’existent pas, donc, mais qu’ils ne valent que dans le positionnement bien-plus-vaste.
Ou dit autrement ; on peut désirer ce que l’on veut mais dans une organisation suffisante, qui sinon, manquante, nous plierait vers l’immédiateté seule. Et nous serions sans rien.
On a donc dit que nous ne sommes pas sans rien, ayant retenu, autant que possible, les expérimentations et ainsi les avancées des autres sujets ; et ce depuis la sortie des mondes dit (improprement) immédiats, en ceci qu’ils sont holistiques, cycliques, sacrés, communautaire, partageant la parole, comme trésor qui organise l’ensemble des humains et par quoi le groupe fait office de véridicité, ne posant pas la question de la vérité, ou de la vérité comme question, puisqu’en ce cas il faut installer une distance, qui romprait la communauté et l’immédiateté de la perception parlée partagée (dont on a bien compris qu’il s’agissait d’une seule énorme réflexivité, puisque ces mondes particuliers créent le langage, les échanges, les systèmes familiaux, etc.
Mais s’y ajoutent deux solides embranchements, évidences ; le monde unique donné là (l’être, les grecs, le monde unique universel en dessous de tous les mondes particuliers) et couperait le corps en ce monde unique ; chacun a un corps posé dans le monde unique. Ce qui concerne chacun, et le christianisme se propagera comme vérité.
Ce corps, qui n’appartient plus à la communauté, appartient dès lors au christique et de la sorte s’intériorise comme étant le-mien-propre. En quoi Descartes ré-intériorise, pour ainsi dire, faceà lui-même et donc devient-autre ; dès que l’on exprime ceci ou cela, on sort de ceci ou cela, ce qui impose de poser un nouvel horizon ; les grecs en réalisant la pensée se tiennent hors de la pensée, aussi l’être existe en-dehors ; c’est donc un arc pensée/monde par quoi cet arc est pensé dans l’activité de chacun ; on ne peut pas penser sans penser, activement.
De même que le rapport, libéré, se voit comme pensée ; il se voit, puisqu’il l’instrumentalise comme moyen, pour l’individu, de passer par-dessus le groupe et le langage commun, et ainsi d’installer un nouveau vocabulaire (qui réclame que l’on, chacun, y entre, en pensant, en actualisant les rapports, nouveaux, que sont les idées) ; et donc comme pensée qui s’auto-organise puisque sinon on ne contrôlerait rien du tout, et ne comprenant pas ce que l’on dit on n’en pourrait certes pas dire beaucoup plus qu’une monstration ; ceci est une chose, mais il faut bien que l’on se représente cette chose et ce en dehors des habitudes et des pratiques communes, voire communautaires.
Cette unité de la chose, commune, en nous, elle se tient dès lors, désossée, dans le regard, cad l’intention, de celui qui prononce et qui donc doit penser ; créant la distance requise, cette distance qui produit l’insatisfaction ou l’absurde ou ce que l’on voudra, et ce qui vient en premier, à celui qui pense, ça n’est pas telle ou telle chose immédiate, donnée là, mais une généralité ; le feu, l’eau, etc et puis l’idée abstraite en tant qu’abstraite ; penser l’eau, le feu ou l’être, c’est distinguer l’immédiat ; l’être, qui est l’idée vide, comme dieu ou le sujet ou le réel, mais vide veut dire formelle (et pour nous, ici, le réel même du réel ; à savoir le présent comme Exister, ou l’arc de conscience comme rapport du rapport lui-même, ce qui est précisément ce que l’on nomme l’inouï). Ou donc c’est la séparation ou plus précisément la séparabilité de toute la réalité qui s’impose, de même que dieu lance intégralement toute la puissance de l’intention ; non pas que l’on acquiert une « toute puissance », ce qui n’a pas grand sens et frise le fantasme total, mais bien qu’il immisce dans la représentation la possibilité de l’intention et donc de la modifier ; modifier quoi ? Modifier la consistance du péché en nous ; ou donc réorienter. Pourquoi réorienter ? Parce que le péché est l’intention déterminée et qui appartient au monde et ne nous permet pas de nous décoller du monde, du vécu, du corps, des autres, etc. C’est bien pour cela que du point de l’intention il n’est rien du tout excepté l’Intention.
Pareillement il faudra que la révolution et l’humanisme refusent l’église et la religion, puisqu’il s’agira précisément de faire la place pour la liberté. Et la liberté est cette conscience qui relève d’elle-même ; ou, dont le rapport n’est pas troublé par un autre rapport (ou une série rapports prescrits).
Le tout, dans tous les cas, est de libérer la possibilité de rapport(s), et originellement la possibilité du rapport lui-même ; hors du monde (que dieu crée), hors des communautés (seul le christique est-autre et libère votre corps), hors de la communauté (et donc de penser originellement sur le là du monde), hors de la société (et donc celle-ci est élaborée par et pour les libertés, idéalement).
Ou dit autrement le grand Rapport unique tout-autre, dieu, s’investit soudainement en un corps, humain, et le divin (du un) qui existait séparément (au contraire du sacré qui se réserve une part dans ce monde, ou un temps spécialisé), le divin donc est un corps en tant que séparé ; chacun se retrouve propulsé au bout de sa vie vécue (qui dès lors apparaît comme telle, et non plus en-rôlée dans des castes ou des essences attribuées, homme ou femme, esclave ou libre, riche ou pauvre, païen ou juif ou grec, etc ; apparaît comme telle, ce qui veut dire nue).
Structure absolument remarquable, le christique ne jette en aucune manière le discrédit sur le monde, puisqu’il lance que l’on ait à charge de l’élever, de le magnifier ; le monde et les vies sont seulement emprisonnées dans les ténèbres ; ou si l’on veut les rapports sont enchaînés au donné en tant qu’immédiat, alors que notre être réel est, lui, non immédiat, articulé, et ainsi empli de la Distance, qui seule permet que l’on ne soit pas ce corps mais qu’on « a un corps » ; si nous l’étions nous le saurions pas ; si nous le savons tel c’est que nous ne le sommes pas.
Soit le corps, vivant mais pris en une conscience, halluciné, soit ce corps donc est le centre pesant de la représentation (et alors toutes les intentionnalisations se plient vers le bas, et recherchent exclusivement l’immédiateté),
soit l’arc de conscience relance l’intentionnalité vers le haut, et alors recherche les positions possibles du réel ; du réel ce qui signifie de ce qui est-autre.
Ce qui est-autre, puisque l’arc de conscience est un rapport et que ce rapport n’existe qu’en tant qu’activité et ne peut pas être objectivé, et qui par ailleurs peut se percevoir à partir du dehors ; peut prendre la place, le lieu, le point se situant extérieurement.
Cette extériorité, soit donc l’altérité comme structure effective (de ce qui est, de ce qui existe, sinon rien n’existe, rien n’existe sans les distinctions, les distinctivités ; il devait absolument exister tout le possible, ce qui n’empêche nullement que le possible est encore-toujours en cours, puisque si il cesse, tout cesse ; le réel est forcément toujours encore plus parfait, non-fini) cette extériorité est inimaginable hors d’une structure de conscience, hors d’un rapport qui est à lui-même sa propre position et qui donc est-déjà autre-que-lui-même. Si ce rapport, cette conscience était « quelque chose », elle serait incapable de se dé-placer ; c’est parce qu’elle est un rapport vide qu’elle devient hors de soi, étant entendu qu’elle est toujours dés le début hors de soi, et qu’elle n’est « conscience » que d’être un rapport, cad de n’être pas, d’exister.
Et elle « existe » parce que l’être n’est pas, nulle part, sinon au-dedans du mouvement qu’est l’exister ; c’est donc dans le temps, au sens de présent qui passe (étant lui également un rapport), qu joue l’arc de conscience.
Dit autrement rien ne se meut plus rapidement que l’arc de conscience ; puisqu’il lui est possible de passer d’une position à une autre (ce qui est impossible à quoi que ce soit dans le monde, que l’on sache) et que donc l’arc ne tient pas à une information ou une connaissance, déterminées, quelles qu’elles soient, mais au rapport lui-même, lequel est ainsi formel ; vide mais formel, vide parce que formel et que cette forme se désigne elle-même, se substituant elle-même à « quoi que ce soit d’autre », pourvu qu’elle le pointe d’un signe, par lequel elle découpe la réalité, ce qui veut dire par quoi elle montre ce qui est possible ; l’activité intentionnelle est toujours en direction de ce qui deviendra, de ce qui peut devenir ou du plus grand devenir ; ainsi l’être, ou quelque idée, désigne non seulement ce qui est, identifiable, mais l’universel en quoi est pris ce qui est désigné ; l’universel, la pensée universelle, celle des idées, des systèmes, indique de fait et par structure le rapport dans lequel les rapports (constitutifs de ce qui est désigné) sont pris ; c’est pour cela qu’interrogeant quelque ceci ou cela, on est porté de fait et immédiatement (voire instantanément) au plus grand universalisable ; dès que l’on commence de compter, on signifie l’infini des nombres (puisque le un est un rapport, de soi à soi de quelque ceci que ce soit, et donc tous les rapports).
Puisqu’il faut bien se poser la question ; pourquoi sommes-nous invinciblement tiré vers l’unité, le un, l’universel ou le général ?
Si, effectivement, n’est effectif et réalisable que telle ou telle situation, tel ou tel objet et que c’est par cette précision que la science, la technique ou le droit, ou tout aussi bien une œuvre, sont vraiment réalisés, ça n’a de sens que dans le plan tout à fait général qui permet d’organiser les réalisations ; le droit ne vaut que dans une représentation de l’humain selon la liberté ou selon le contrat ou selon l’État ; on ne porte pas à la précision une technique sans qu’il y ait une science préalable ou suivante (une invention, hasardeuse, peut porter une science avenir) ; de fait les grands arcs, dieu, la pensée, le sujet ou le réel, supportent leurs infinies possibilités incalculables ; qu’elles naissent de la matérialité (telle époque, tel peuple, tel individualité) ou d’une méta-intuition soudaine et, remarquablement souvent, généralisée ; dieu, la pensée, le christique, le sujet, la révolution « surgissent » et s’imposent … pourquoi ? Quelle est l’interruption extrêmement étrange qui vient couper la réalité et ouvre le réel, cad les infinités des arcs intentionnels ? Comment se fait-il dit autrement, qu’un soudain rapport inouï autorise quantité d’autres rapports et comment se peut-il que ces rapport soient non des idées (déterminées) mais des sujets ? Des arc de conscience ? Ou encore ; les grands rapports structurels créent précisément des rapports effectifs, ce qui veut dire des sujet-rapports si l’on peut dire, étant entendu que le véritable rapport est de fait et en lui-même « une activité » (sinon il n’est pas un rapport ; remarquons que toute chose, toute réalité est en mouvement… que toute matérialité est « du mouvement »).
c’est ainsi l’inouï, cad l’impossibilité si nous n’étions que ce que nous sommes (des choses déterminées), qui nous a atteint et bien plus d’une fois. La question restant ; se livre-t-on au corps pesant, vers le bas, ou déplace-t-on le centre en haut ?
Puisque si l’on a bien suivi, et si notre être (qui n’est pas un être) se produit comme cosncience-de (cad mouvement ou rapport), alors soit il parvient à se dégager de tous les contenus (et donc à se signifier comme formel, dieu, pensée, sujet ou réel, et ce qui peut s’intercaler entre ces quatre-là évidemment, les figurer), soit il reçoit son unité de l’extérieur, cad du corps (du pulsionnel dirait la psychanalyse, étant entendu que l’étayage pulsionnel peut conduit pour Freud à la sublimation et pour Lacan à une sorte d’éthique, que probablement il n’a pas achevé, ou que pour Sartre à une extrême exigence, comme celle du dieu un tout-autre, ou kantienne, ou etc).
Si l’unité s’appesantit par le corps, ça n’est pas que cela soit tellement mauvais ou d’une noirceur abyssale, mais c’est surtout que l’espace (et le temps) de l’intentionnalité de conscience de plus en plus difficilement sera en mesure d’organiser, d’élaborer, d’inventer, de créer des rapports, puisque plus ou moins et même de plus en plus, l’intentionnalité sera embauchée, ou débauchée, et utilisée par la satisfaction imaginée ; et l’arc supérieur paraîtra d’autant plus comme une contrainte indue, voire haïssable, et, en tous cas, externe à ce subjectivisme du corps du moi, du moi en tant que corps vivant, halluciné, puisque le dit corps ou plus exactement la dite conscience-dans-ce corps, hallucine sa satisfaction, mélangeant et donc amplifiant, jusqu’au fabuleux, la pseudo-plénitude ou jouissance. Lorsque l’espace (et le temps) se réduisent, on étouffe.
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