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instants philosophie

Le centre du réel

26 Novembre 2022, 10:21am

Publié par pascal doyelle

et limpossibilité imaginaire

Premièrement décidant donc de continuer de prendre au sérieux tout ce qui fut dit, annoncé, énoncé. L’ensemble de toutes les expériences de structure sont ainsi admises dans les performances existentielles (cad totales) qu’elles manifestent (étant totales, ce qui veut dire structurelles, elles occupent et plus véritablement créent l’historicité même).

Dieu, la pensée universelle, le sujet (christique et cartésien), le réel (et la révolution et concrétisation de toutes les intentionnalisations).

Et donc usant de l’historicité comme validité de ces explorations en tant que devenir effectivement réel, deuxièmement,

et troisièmement considérant que le véritable devenir navigue de signes en signes, ou d’ensemble de signifiants en ensemble de signifiants.

Rappelons la difficulté de lecture a pour but, technique pour ainsi dire, de pousser chaque fois l’arc de conscience hors de ses gonds (puisque sinon quiconque livré à soi seul tourne en rond).

Depuis que la source du réel humain fut porté au jour, chacun croit de ce qu’il se dispose de sa liberté, ne former qu’un, une unité, une réalisation de par lui-même ; de sorte qu’il risque fort de poursuivre de sa hargne la structure-sujet ; et ainsi tellement faussement assuré d’être « soi », on niera dieu, l’universel, l’égalité, autrui, la réalité, et le tout, cad l’unité de cette liberté qui ne se comprend pas, s’enroulera dans l’irréalité. L’irréalité est la foi en soi seul. Descartes met à jour l’unité de la liberté mais prend bien soin de la lier à l’ouverture la plus grande possible (et le plus grand possible est l’atteinte toujours repoussée de la perfection, ce qui veut dire de la perfectibilité infinie). Dit autrement la liberté, véritable, est et n’existe que ré-articulée à plus grand que soi ; ce qu’elle ne comprend pas spontanément (puisqu’elle est se-sait libre, elle se croit-une) ; elle ne saisit pas spontanément que son être de liberté est un rapport et donc ne s’offre que d’un réel tout à fait autre ; et il n’est d’autre de cette liberté que dieu, la pensée universelle, le sujet et le réel.

Et non ces promesses déterminées selon le monde, la vie vécue, le donné et le perçu, le corps ou la fausse solidité psychologique d’un moi-même.

On n’éprouvera pas, jamais, quelque absolu que ce soit, parce que le réel est un rapport et que l’absolu sera encore-un-autre-tissage. Et non une acquisition. Notre personne rêve l’être comme un accomplissement, une récompense, une hyper satisfaction, une jouissance, mais c’est une projection (de notre désir, rêve, attente, substitut du bien-être du corps, image réfractée de notre être imaginé).

Et précisément dieu, la pensée, le sujet et le réel inversent littéralement le désir en exigence, la facilité en difficulté, l’immédiateté en médiateté active. La liberté qui se prend pour elle-même se perd dans l’irréalité (ou la suite débridée des signifiants liés, prisonniers de l’imaginaire) ; la liberté réelle œuvre les réalités via le réel, et la dureté de la liaison cohérente des signifiants (qui trouvent là un autre-maître que l’imaginaire, lequel incline au corps satisfait, repu, tandis que l’autre-maître nous rend à nous-même, au délicat usage de la liberté éclairée).

Or cependant, si l’absolu ne nous viendra jamais, comme un hyperbolique épanouissement, cela veut dire que ici et maintenant l’activité divine, ou idéelle ou christique ou digne du sujet réel cartésien ou kantien ou hégélien ou husserlien ou sartrien ou lacanien (etc), cette activité surabondée et cette démultiplication de l’existence s’est réellement propagée et implantée, non seulement en quelques-uns mais par leur ouï-dire en chacun suffisamment motivé pour s’y introduire.

S’introduire dans l’articulation de l’hyper volonté, de la véritable intention (christique ou cartésienne), de la connaissance idéelle (de l’être, du bien, de la pensée, du un, de la substance, etc), du passage entre la conscience et le réel, peut être éprouvé et c’est même cela, cette intervention d’outre-espace et outre-temps, pour ainsi dire, qui constitue le réel de la réalité, l’existence de la vie vécue (à preuve ; la grande expérience du moi, de cette synthèse hâtive de soi ou donc de ce bricolage vite fait qu’est le moi, c’est le tomber-amoureux, et le passage de ma conscience dans, vers, par le point-autre d’autrui).

Que le tissage demeure infiniment tout ce qu’il peut être et que ce devenir soit précisément non-fini, veut dire que le réel et le principe du réel est le possible ; le possible est cela qui devient, cela qui trouve en lui-même la capacité de devenir ; le possible doit se rassembler pour augmenter sa capacité. Mais non pas hors du signifiant et de la cohérence.

Dieu (le repli hors de tout, de tout le donné, qui tient toute réalité dans sa Vue)

la pensée universelle (qui n’a pas de fin, de terme),

le christique et le doublement, puis triplement du divin que sont le père, le fils et le saint-esprit (la communauté des croyants),

le sujet en suspension in-finie qui sans cesse se perçoit et se percevra,

le réel qui continuellement s’obtient au principe de devenir concrètement ce qu’il se voit, de lui-même, devenir (autrement dit qui « avance à vue », qui est réalité afin de se percevoir et se percevant déjà se transformant, se métamorphosant du dedans et du dehors, du grand dedans et du gigantesque dehors).

C’est fondamentalement ce que veut dire Nietzsche avec sa Volonté-autre, ou la capacité d’agir non en vue du résultat (ou de l’efficacité) ni du plaisir ou de la satisfaction (serait-ce le bonheur extatique, éternel, infini ou ce que l’on voudra) ; l’agir nietzschéen est, littéralement, une effusion. De même et ça n’est pas un hasard, que le Un de Plotin produit, crée la réalité par excès, par audace, par surabondance de la plénitude déjà actée de son être.

Acquérir le point qui simplement étant enfin tout ce qu’il est, commence d’exister, relève bien évidemment d’une éthique. Laquelle se constitue de la confluence de toutes celles qui furent recherchées ; accrocher dans et par l’arc de conscience au potentiel brut du réel, admis, par décision (mais la décision fait tout) comme élévation.

Récupérer les rapports élaborés, créer les rapports nouveaux, ordonner la cohérence, rassembler l’arc de conscience tel qu’il s’est créé et se crée historiquement.

La question est, en ce cas, comment rejoindre l’affirmation de soi qui en un sens se suffit à elle-même (et ne demande rien d’autre), mais cependant à condition d’agir. Sans agissement cette volonté-autre ou effusion ou surabondance ne signifient pas grand-chose ; elle ne se prouve rien à demeurer en soi-même, évidemment, et de toute manière n’a rien à prouver tout court ; mais son jeu est de jouer, cad en somme, au final et compte tenu de tout, son jeu est de créer. Le créé est l’agissement de ce qui déjà existant veut se rendre toujours plus Existant.

Et l’agissement n’est pas hors du signifiant ; de la cohérence des rapports. La subjectivité oui, mais le subjectivisme non, qui s’enroule dans le rêve de soi, pour s’effondrer d’irréalité (la version psychique de chacun, ou la version industrieuse qui prétend démultiplier indéfiniment le désir et donc les objets, produits et payés).

Elle échappe structurellement à toute espèce de tautologie, puisque désignée tout à faut autre déjà dès l’abord, étant un rapport, et donc ne se répète pas ; rien dans le réel ne se répète. Le singulier est la loi, ce dont est fait tout ce qui est. À condition que le signifiant soit architecturé ; et non pas laissé au subjectivisme (le rêve voudrait l’ignorer, le nier, mais l’imaginaire ne tient que si il n’arrache pas la structure organisationnelle du signifiant et cette organisation s’effectue en tant qu’actualité de conscience (un ordre vivant, cad existant, et non pas un ordre figé qui serait lui-même en réalité une projection imaginaire, de même Nietzsche ou Heidegger nous considérons ici qu’ils projettent en partie un imaginaire ontologique, même si, par ailleurs, et en eux-mêmes, ils manifestent une véritable présence actuelle ; mais ni la Volonté ni l’Être ne parviennent à rivaliser avec dieu, la pensée universelle, le sujet ou le réel ; puisque ces derniers sont formels et sans déterminations).

Sauf donc que dans les faits, le Un ou la Volonté pourront sembler de simples projetés, et répétant le moi, le désir, l’arbitraire ou telle et telle objectivité, ce qui veut dire telle ou telle objectivisation (puisque l’objectivité même, on n’en sait rien). Or l’exigence n’est pas l’image dans le miroir mais le miroir lui-même, ce qui est impossible (que le miroir se voit), aussi doit-il non se voir mais se signifier, par des signifiants ; rendant possible que « les » signifiants existent (il y a des signifiants parce que le miroir ne peut pas se voir mais doit se signifier ; et parce qu’il y a un sujet qui se signifie, qui se désigne, le rapport réel, seul réel que l’on connaisse est précisément le rapport dont le signifiant est le rapport lui-même (et non quelque identité, toujours imaginée) ; et sur ce modèle engendre tous les autres, et potentiellement tous les signifiants possibles, à-venir, créés ; il n’est nulle part un signifiant qui tiendrait tout seul abstraitement).

C’est bien de ceci que le je ou le rapport ne peut pas désespérer de lui-même, puisqu’il est en tant que potentialité brute, recherchant la pureté, la stricte observance de cette, par ailleurs, brutalité ontologique (l’exister même, le possible comme forme de « ce qui est », qui ne peut pas disparaître).

C’est bien pour cela que l’hypothèse « dieu » ou « vérité » ou « sujet » ou « réel » impriment quand à eux une altérité dont la marque est celle-ci que l’on ne comprend pas a priori ce que « cela » nous veut. Ce que « cela » nous veut, soit donc le possible pur et il vaudrait mieux dire le possible brut, est inscrit au cœur et comme antérieurement à tout. Cette antériorité est l’intériorité (ou inversement toute intériorité est en vérité issue de l’antériorité, ou du non-temps, du possible brut).

Simplement à supposer une altérité qui agirait par pur débordement, on risque fort de seulement l’imaginer. Aussi lorsque par contre dieu, la vérité, le sujet (de liberté et d’égalité), le réel s’imposent c’est de marquer historiquement ce qui eut lieu, ce qui aura lieu ; outrepassant en fait les volontés ou l’intention, déjà trop connues ; ces ultra-structures, historiques, apparaissent « on ne sait comment » (que ce soit par dieu ou l’universel ou le sujet ou le réel, ça vient d’ailleurs que du donné, et affectant la forme du donné, la forme de la réalité, soit donc venant du Réel même ; ou si l’on préfère, l’arc de conscience se-voit, lors même qu’on l’ignore explicitement, puisque cet arc est un rapport dont on ne repère qu’un bout, et à peine et en tous cas jamais l’autre-bout, l’autre-bout du signifiant. Et s’imposant comme architectures historiques, comme historicité en tant que catégorie fondamentale, puisque c’est par elle que l’on mesure l’arc de conscience, cad les architectures de rapports et de signifiants.

Pareillement notre être n’est pas limité par et dans la liberté, ce qui peut sembler absurde comme formulation, mais seulement libre on risque fort d’aboutir à la tautologie (de quelque contenu que ce soit), tandis que la vraie liberté tient en elle-même comme sa meilleure part l’égalité. L’égalité intégrée dans la conscience du sujet libre implique de remodeler bien plus précisément l’énonciation, l’argumentation, la représentation, l’expression, le relationnel, etc ; c’est bien cette logique que l’on a inventé, et plongeant ses racines jusqu’à l’antiquité ; qu’autrui soit implanté en chaque je ; de là que la littérature, poésie, arts et esthétiques nous vinrent, puisque le lien entre les consciences n’est plus seulement assuré par le groupe, la communauté, le langage à usage ou sacré, mais dans et par la reconstruction intériorisé d’autrui (non seulement le christique, dont c’est la loi, la foi en propre mais également la pensée rationnelle universelle, évidemment, ou le sujet cartésien qui fait-voir, en et pour chacun, le je tel qu’instancié et donc partagé, ce qui veut dire re-Créé en chacun).

Sartre croyait que la conscience désirait à la fois ressentir et se voir ressentir et que le cercle serait complet. Comme ces obsessionnels qui « croient croire », qui croient croire saisir la jouissance (dans le voyeurisme ou le fétiche ou la mise en scène ou transformant soi et autrui en objets vivants ; mais autrui et soi-même nous sommes des « choses innommables »).

On a raison de douter du cogito ; le je de départ n’est pas le je d’arrivée ; parce que l’arc de conscience n’est pas une identité (ni du moi ni d’essence) mais un mouvement ; qui se meut à propos de tout et aussi de n’importe quoi ; transformant, cependant ‘un minimum de rigueur) toute donnée en signe et donc en signes (puisque les signes avancent en système et systèmes) ; un minimum de rigueur puisque l’arc de conscience lance A et B vers C, et jamais au hasard. Et jamais au hasard en ceci que le C, même si il n’est pas strictement défini, quelque réelle possibilité du signe C est envisagée ; se trame donc sur l’horizon du monde, de lé vie vécue, du corps, de la représentation, de l’expression, de la perception, une (et donc des possibilités) en tant que C ; on invente C en positionnant le réel, toujours, mais la raison ou la pensée, mais également dieu ou le christique, le sujet ou la révolution (la poésie, l’humanisation, la personnalisation) ont permis d’élaborer des structures organisatrices, des cohérences.

Et ce puisque les réels correspondant à ces structures n’existent pas dans le monde, et dieu, la pensée et le monde (l’universel et le donné unique), le corps, la vie vécue et le sujet, la liberté et l’égalité ne tiennent qu’intentionnalisés et prenant appui dans les quatre positions du réel ; dieu, l’universel, le sujet et le réel ; qui permettent de caler leurs réels non présents dans le monde, l’immédiat et le corps qui n’est que seulement vivant, alors que par l’arc de conscience ce corps vivant se retrouve projeté en tant qu’existant puisque lançant un champ intentionnel qui se réalise, actuellement, se réal-ise et doit peiner, travailler, œuvrer, inventer et créer dans et par cette actualité qui, ainsi, découvre et invente et crée les présents successifs.

Mais cette actualité doit prendre sur elle-même, découvrir en elle-même l’exigence de dieu, le développement de la pensée universelle, la liberté du sujet (entendu comme élaboration d’une cohérence et non pas le gouffre de dissolution, organisationnelle, relationnelle, psychologique et psychique que nous subissons dans le subjectivisme déchaîné) ou la potentialité du réel. L‘imaginaire n’existe que soutenu, par une cohérence des signifiants (l’autre, le grand autre, le sujet, l’énonciation, le classicisme, le conscient lorsqu’il n’est pas figé, auquel cas il se réduit à une variation imaginaire) ; la croyance à une imagination débridée est uniquement idéologique, de même la croyance en un laisser-être du moi, du reste c’est la même idéologie. Il n’existe pas d’unité naturelle et spontanée ; l’unité est toujours articulation et donc effort et difficulté, puisque cette articulation doit être décidée et continuée, ce qui veut dire actualisée et arcboutée sur sa possibilité.

Actualisée et tout se décide, s’oriente, s’interroge par cette verticale inamovible, puisque tout tourne autour du présent.

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Épiphanies et illuminations

20 Novembre 2022, 10:47am

Publié par pascal doyelle

La philosophie débute donc par l’idée de l’être, la désignation générale de « ce qui est », idée générale qui subsume toutes les autres idées. Tout comme le christique montre à chacun sa propre vie vécue hors de lui-même, pareillement l’être rend visible toutes les idées. Et s’utilise essentiellement en tant qu’idée qui rend possible celles (nouvelles) qui viendront et qui n’ont pas manqué, effectivement. L’être est une idée  ; soit donc la certitude, qui peut s’imposer comme vérité dans l’énonciation même, d’une conscience qui contraint sa représentation et veut saisir dans cette idée (ou toutes les autres, une par une) la densité de ce qui la soutient, de ce qui soutient cette idée.

Ou dit autrement ; une idée obtient son statut (d’idée, distincte) lorsqu’elle réunit suffisamment d’intentionnalisations (d’idées) dans le rapport qu’elle impose ; cette idée est constituée d’idées, est consistante de ces idées-là, et à la fois nous apparaît dans une transparence et peut se relier à toutes les autres (non seulement les rapports qu’elle subsume mais aussi les autres idées et donc formulant un système ; le système (d’idées) est le prolongement fondamental, essentiel, ce qui veut dire constitutif, de toute idée, et évidemment dès l’abord de l’idée de l’être.

Idée de l’être qui ne manque pas d’être ignorée, comme le comprendra tout à fait Heidegger ; l’être n’est pas le Gros Étant qui rassemble ou résume les étants simples ; l’être, l’estre, est d’une autre nature, d’une autre structure, d’une autre logique que les étants. De même la Substance n’est pas les attributs ni les idées. Mais l’idée du Bien, de la pensée de la pensée, de dieu tout autant ne sont pas des « idées ».

Elles sont le miroir au bout de toute conscience, de toutes les intentionnalisations, le Rapport au bout de tous les rapports.

Et qui n’est pas atteint, on ne s’en saisit pas ; nous en sommes saisis (que ce soit dieu, l’universel, le sujet ou le réel). Le sujet par ex ne se comprend ou ne commence de se comprendre que si il admet que la liberté, en lui, exige bien plus de lui-même (c’est le sens de Sartre, qui accroche même la liberté, de chacun, à l’historicité, de Flaubert par ex ou du marxisme, ou de la littérature).

Il est clair que nous sommes sur la piste de cet arc du bout de tout ce qui est, en tant qu’il n’est pas une « idée » mais la structure antérieure à toutes les idées, et même la structure, très-étrange, qui précède l’arc de conscience si tant est que « le réel » est la structure-sujet absolue, cad formelle, cad ce rapport à (soi) si infiniment autre qu’il crée le possible même ou mieux qui est lui-même la Possibilité telle quelle (pour le rapport, lui ou le possible c’est le même réel, puisque le rapport n’est pas déterminé). Ce qui veut dire tout, tout ce qui est, fut, sera et qui occupe tout ce qui est possiblement existant. Étant l’exister même.

L’étendue, l’ampleur, la difficulté, l’exigence, les extrêmes affects hyperboliques (trop puissants pour un corps vivant, qui, lui, est son propre centre, tandis que la structure de conscience décentre l’affect) de cet arc nous crée. Et il revient à chaque moi d’atteindre suffisamment, ou pas, son je, qui n’est pas, jamais, en aucun cas, du « subjectif ». Que l’on comprenne que l’on naît littéralement du divin, de l’universel, du sujet et du réel. C’est là que l’on existe, le reste décroît. Et si on s’imagine soi-même autrement, on se perd, on tombe dans les ténèbres. Ce qui ne signifie pas que l’on y existe (puisque de toute manière exister est un mouvement), mais qu’il faut croire que l’on ne retournera pas dans les ténèbres, puisque jamais nous n’y sommes tombés (Kafka, la porte était ouverte pour toi).

L’être, comme idée, ouvre la possibilité, individualisée et hors du langage du groupe, dans la mesure où il existe une énonciation. En effet antérieurement à la philosophie personne ne pense réellement. Ce qui est absurde, apparemment ; sinon pourquoi la philosophie se distinguerait-elle  ? Ce qui veut dire que personne n’instaure un discours qui soit découpable et découpé, qui entend tenir le dit découpage et donc laisser apparaître tous les liens, les relations, les rapports, de telle sorte que l’ensemble du champ de la perception est soudainement augmenté et afin que par, via les « idées » chacun soit en mesure de percevoir au-delà de son habitude, de son passé, mais également au-delà de son groupe, du langage commun, des signes déjà mémorisés comme étant « son milieu », le déjà-connu. Ce qui revient à dire que toute idée est égale à elle-même (comme les nombres et les mathématiques). S’ouvre le champ de toute la possibilité intentionnelle ; celle là même qui se crée sous ses propres yeux et se crée justement qu’elle a des yeux.

De toute la possibilité intentionnelle, cela veut dire … de tous les rapports possibles.

Puisque si le monde est la réalisation des possibles du donné déterminé, l’arc de conscience est la réalisation du possible des rapports tels qu’ils se réalisent sous leurs yeux en tant qu’actualisés (ce qui veut dire pour nous tels que voulus ou décidés ou intentionnels, en somme d’un rapport à la puissance dix ou cent ou cent mille, à la puissance, autrement dit, infinie ; en quoi « l’infini » est ce qui se présentant à soi-même sous ses propres yeux rend possibles ou accessibles tous les rapports qui s’en suivront, durant les siècles des siècles ou dans l’infinité de ce temps spécifique ; l’actualisation-qui-n’en-finit-pas ; tout existant dans l’ex-sistence, dans la suspension fabuleuse et gigantesque de tout-le-possible.

 

Remarque ; que l’on prenne cette suspension pour le potentiel, la potentialité, la puissance même, cad la capacité de, et l’on est saisi qu’il existe alors plusieurs versions de ‘soi’, ou que le je, que l’on existe, tire à sa charge l’ensemble de tous les je possibles qui se pressent soudainement sous les paupières et qu’il en faudrait bien peu pour que l’on ouvre les yeux… ce qui arrive parfois, et éventuellement sans qu’on le sache. On sait que l’arc de conscience est un rapport et donc ne connaît pas tout de ce que cependant il perçoit, représente, décide, intentionnalise, et en vérité lui parviennent transversalement bruyamment ou invisiblement des éclairs de lumière, des illuminations, sous n’importe quelle formulation, apparaître, relation ou œuvre.

 

L’idée générale de l’être accède soudainement à l’actualisation, en chaque pensée, en chacun en tant qu’il pense, à la totalité de toutes les intentionnalisations, les idées et les systèmes d’idées. De même chacun accède à sa vie vécue comme perçue du dehors sous le regard christique ou chacun dans et par le doute-cogito-infini (ou liberté, qui fait suite à l’égalité de tous sous le regard christique) ; et le temps est accédé par la révolution, qui rend possible que chacun décide effectivement dans le temps (et que cette décision ne soit pas abstraite, mais porte à effets, conséquences, privilégiant qu’il soit possible de perfectionner la cause et les effets de cette cause ; chacun étant amené donc à se perfectionner).

Le rapport contient, implique l’idée, le principe, la logique « qu’il n’en finit pas », parce qu’aucun contenu en lui ne peut le contenir et donc se présente à lui-même comme le rapport enfin actualisé et ainsi ayant en puissance la capacité de produire, inventer, créer tous les rapports qui suivront ; ou à la puissance infinie, tous les rapports qui n’en finissent pas de se tisser.

De se tisser, ce qui veut dire de se déterminer.

Et ainsi la détermination n’est nullement étrangère ou autre et basse et méprisable, mais le tissage même des rapports qui ne cesseront pas, puisque la puissance de changement ne réside pas ou pas essentiellement dans les déterminations (qui de toute manière disparaissent) mais dans l’actualisation elle-même. Qu’il y ait un signifiant et il y aura l’infinité des signifiants, ou donc les choses et les êtres ; la distinction et donc toutes les distinctions. Évidemment les choses et les êtres, qui sont des rapports et donc actifs et activement eux-mêmes (la réalité ne se fait pas ‘sans eux’ ; ils sont la/les réalités) et ainsi reçoivent en partage, et en plein pour ce qui est de leur rayon, reçoivent en partage la puissance ; mais il y a « puissance » parce qu’il y a potentialité, cad possibilité brute ; ce qui veut dire quantité de rapports - qui ne sont, ne furent, ne seront et ne seront, ne furent et ne sont pas réalisés encore-déjà-toujours ; et ceci tout ensemble pour bien marquer, remarquer et insister que dans l’actualisation, dans le rapport rien n’épuise le rapport-même.

Ou donc l’exister est l’actualisation de tous les rapports (possibles) mais cela signifie que tous ils seront dispatchés (selon l’espace, le temps mais également leurs réalisations, et tout aussi bien selon leurs vies vécues et encore selon les signes, les intentionnalisations, de leur conscience) ; non seulement ce mouvement opératoire indique la réalité elle-même (qu’il y ait une réalité donc) mais aussi que l’acte lui-même est ce qui se déploie, qu’il existe comme « déploiement » dont la nature, la structure, la logique ne sont telles celles de la réalité, de la détermination. Sinon il n’y aurait pas un « fait d’exister » ou, ce qui pour nous revient au même, on serait dans l’incapacité de désigner un tel fait et encore moins de le caractériser (or on a dit que dieu, la pensée, le sujet ou le réel sont une telle caractérisation).

Le rapport est l’in/fini, et bien sur cet arc de conscience, qui est effectivement le rapport à (soi), qui-se-sait, constitue le prototype de toute possibilité, ou, à tout le moins, l’intuition éventuelle de l’acte du réel même qu’est le Possible, de tout ce qui peut être possible et donc possiblement réalisable. Ou inversement la potentialité dans cet arc de conscience est le se-savoir (qui n’est pas la connaissance, le se-savoir étant plus grand que la connaissance, puisque relève du se-savoir la volonté, la signification, la décision et de manière étendue l’intentionnalité, comme structure inventée ou créée de l’arc des champs infinis en nombre du possible brut d’une part et pur d’autre part).

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Autour, la nuit noire

12 Novembre 2022, 11:51am

Publié par pascal doyelle

Rappelons que l’on considère toute expérience comme phénoménologiquement donnée telle quelle, telle qu’elle se donne, on va voir cela. Aussi notre « conscience », cette structure, n’est pas abstraitement transparente ; elle est un rapport, dont l’autre côté perçoit plus que ce que l’on voit soi-même ; il existe un inconscient par ex, ou telle œuvre ou telle passion nous animent, plus que toute autre, ou on aime telle personne sans raison accessible ou dieu nous parle (prophétisme) ou l’on sait déjà la raison. Parce que l’on est de l’autre-côté, ne serait-ce qu’une seconde ; quelque réel, quelque supposition sont intuitionnés, visualisés, éprouvés de l’autre point.
Le monde est une partie du divin.
Le monde délimité par le Bord.
Et le Bord du monde est le présent.
Aussi faudra-t-il s’attendre à une infinité, une non-finité, de destins, et qui cependant pour quelques-uns de ces destins se vivent et s’éprouvent déjà ici.
Pourquoi voudriez-vous que dieu soit limité ?

Dieu ou, si on n’aime pas la religion, la dimension, la dimension en laquelle tout est ; rappelons que le rapport, qui contient tous les contenus, n’est contenu en aucun ; il y a toujours un plus grand (outre que par ailleurs on sait bien que tous les contenus sont eux-mêmes « de petits rapports » et ce sans jamais aboutir à une solidité, une consistance originelle ; ce qui est originel c’est le rapport, cad le futur, l’à-venir, le possible, le non-temps ou le rapport ; le possible est le rapport, le rapport est le possible, rien ne le limite et l’essence, le principe, la structure du réel est le possible ; ou dit par l’autre bout, ce qui devient c’est le possible ; le possible est de plus en plus grand ; c’est l’unique description, l’unique finalité suffisamment digne, la logique même qu’il y ait une réalité (déterminée) et un réel (la forme des déterminations).

De même que dieu est une infinité de divin, de dimensions dans la dimension, ou de capacités divines (le père, le fils et le saint-esprit, qui veut dire « tout le monde ») ou de noms divins ou d’attributs infinis, tout ceci se comprend si l’on admet la définition du réel comme rapport, qui en lui-même, ne « consiste » pas, il ex-siste, ou dit autrement il produit, invente, crée des rapports et le « rapport » lui-même est la concrétisation du principe, à savoir le rapport est la traduction du possible-même ;
et pareillement nous sommes une infinité, une non-finité de je(s).
Et la question est ainsi, à notre mesure (mais quelle mesure ? Comment mesurer la mesure ?
C’est ce que l’on essaie d’établir, depuis 3 500 ans, et plus)
la question est donc ; dans quelle mesure est-on capable de coudre ou de tisser des rapports ?

La dimension, ou le divin, des plus grands ou des plus précis, des plus distingués rapports possibles.

Ou, version ici-bas et hors dimensionnel ; combien de je(s) peut porter un moi ? Et à quel point, étendue, capacité, motivation, ampleur ou ambition peut-on éprouver l’existence ? (étant entendu qu’il vaut mieux, a priori, éprouver au plus haut d’exister que de périr n’ayant rien expérimenté et l’ensemble de l’historicité est l’ensemble des possibilités acquises (et non pas de ces états dépassés et négligeables, au prix de laquelle considération méprisante nous ne sommes plus que de pauvres mois dépourvus ; et à l’inverse de quoi, doué, doté de cette historicité, nous ne sommes pas sans rien, mais absolument déployés sur toute la longueur des siècles).

Pour résumer ; si on admet que le réel est le rapport (qu’il soit de fonction ou de dimension, et dans tous les cas structurel) alors il faut tenir la théorie du « rapport » tel qu’en lui-même (dieu, pensée, sujet, réel). En somme non pas ce qui est, qui ne peut être que l’objet d’une recension, mais le possible-même, ou donc l’actualité, le présent comme source du possible qui-va-se-créant, continuellement ou non (dimension ou fonction).

Rappelons, donc, que l’on admet et considère les finalités telles qu’elles se donnent ; en tant que phénoménologiquement données telles que là ; phénoménologie selon le dieu un tout-autre, phénoménologie selon la pensée de Platon à Plotin, de la théologie, du sujet individué de Descartes à Lacan en passant par Nietzsche ou Heidegger, et comprenant alors toute cette société humaine telle qu’elle s’est produite, de la société civile aux sciences, des technologies aux mass et micro médiatisation (du cinéma à internet en somme, via la télévision, etc), et en bref de la concrétisation totale, complète de toutes les intentionnalisations possibles par un, puis par des sujets ; c’est pour cela que l’on unifie Descartes et le sujet et la révolution, qui rend possible un monde humanisé (selon la liberté et l’égalité et non selon la liberté seule) qui se donne tel qu’il paraît ici et maintenant, concret, et la révolution qui met en forme, informe tous les sujets, déclaration des droits de l’homme, abstrait, et du citoyen, individué ; depuis Descartes tout se concrétise ; non qu’il crée toute cette historicité évidemment, il marque, signifie, repère, désigne juste le mouvement bien plus ample et dans tous les sujets, et exprime ce mouvement général, et ainsi l’exprimant il l’accélère de fait, il y a des sujets parce qu’il y a des sujets ; le regard ou le miroir jouent absolument, puisqu’il s’agit d’un réel formel.

Et précisément c’est bien parce qu’il s’agit d’un réel formel qu’il en existe des phénoménologies ; la conscience de moïse ou de Platon est rigoureusement la Même. Il n’existe qu’une seule forme de structure de conscience (posée sur un seul et même monde donné là) ; c’est bien pour cela que l’on comprend les langages (systèmes de signes, pour des sujets, qui font-signe vers le même-monde, le même-corps vivant, etc).

Les phénoménologies sont des expérimentations du possible (des consciences possibles), des explorations (de la réalité, des réalités et du réel), des descriptions (rendues possibles, cad accessibles, de ceci que notre être n’est pas un « être », qui serait cela qu’il est, mais un mouvement, un rapport et donc assiste lui-même à lui-même ; ce rapport perçoit ses capacités, possibilités, orientations, etc, et remarque, signale, signifie le moindre de ses soubresauts).

Tout indique donc que précisément ce que l’on va nommer l’occident va chercher à définir le lieu et le moment lorsque tout agit et lorsque tout est précipité dans l’agissement et l’actualisation.

Précipité au sens chimique ; ça se cristallise tel quel. Et ensuite, puisque l’on a actualisé le réel, on pourra de plus et en ajout agir sur cet agissement.

En ce qui nous concerne tous absolument ; la révolution a une ambition universelle, et définit l’homme en soi, l’humain si l’on préfère (mais ça risquerait de n’avoir pas le sens adéquate, puisqu’il s’agit,r appelons-le, de l’homme au sens neutre, et donc chaque je, quel qu’il soit) ; mai précipité du précipité, cette universalité de l’homme obtiendra par l’historicité, un ajout structurel neuf et émergent ; l’individualité de cette universalité ; dit autrement le moi est encore-plus grand que le je universel (mais plus petit que le je singulier, on dévoile de cette manière la hiérarchie ; le je universel, abstrait, le moi concret, non seulement la société civile, comme tentait de la localiser Hegel, ou Marx, ou Freud le moi parvenant si difficilement à se sublimer dans l’universel, le je universel donc, le moi concret, qui se dévoile dans l’explicitation dès le début avec les romantismes divers, les poètes, les littérateurs, tous les devenirs personnels, mais culmine historiquement par et dans les années soixante, qui démocratise, puisque c’est de cela dont il s’agit, et qui mondialise, qui se déploie dans tous les sens admis, dès lors, a priori, dans sa validité et légitimité et représentativité et donc dans ses multitudes d’expressions de ‘soi’, en quoi consistent les dites années. Et enfin supposément, le je.

Le je qui suit le moi qui lui-même suit le je abstrait, ce je réel donc, plus-que-concret, on ne sait pas du tout si il est possible … en ceci qu’il se peut qu’il se réserve si absolument pour lui-même et lui seul, qu’il n’existe aucune représentation (collective donc, communément parlée, universellement exprimée) de sa finalité très étrange ; puisqu’il est, ce je, le rapport même. Celui qui est à la fois illumination, extase, dépression, existentialisme, célinien (puisque Céline effectue précisément ce délicat passage de l’homme universel à cette étrange, et en ce cas, catastrophiquement désespérée individualité, Bardamu l’individu paumé, égaré et pourtant lucide ; il ne connaît pas encore l’exubérance et l’enthousiasme, ou la richesse libérale des années soixante, Houellebecq ne la connaissant que trop, et lui ne désespérant pas seulement mais surtout déprimant constamment, selon non plus le je universel abstrait mais selon la « pauvre » dépression du moi-même, qui est largement partagée à vrai dire). Et autres qualifications potentielles (l’hyperbole nietzschéenne par ex).

Le je libéré (tout relativement, puisque l’arc de conscience qui est actuellement là sur le divan, n’occupe jamais que le Bord du cops, l’autre-surface telle que perçue d’un point-autre, raison pour laquelle il doit, impérativement, y avoir un psychanalyste, assis juste là, tout aussi actuellement, ça n’est pas de la magie mais la structure même de la conscience en tant que rapport qui (se) suppose toujours, dieu ou Lacan, etc) de Lacan (qui est très prudent et qui de toute manière ne cible pas un je idéal, il en est revenu, mais pourtant ne cesse ses allers et retours dans l’histoire de la pensée, l’histoire tout court, y compris les religions, et particulièrement la religion chrétienne, voire catholique), le je sartrien sont d’immenses monuments du je tant que possible ; mais jugulés ou limités l’un par l’extériorité (le regard, autrui, le monde et les choses, le corps, l’histoire, marxiste à terme) et l’intériorité elle-même (on en peut pas revenir sur la séparation qui crée le moi, et donc le je, et on ne peut pas recoudre cette coupure par quoi que ce soit, à cela on ajoute que précisément c’est pour cette raison qu’il faut regarder en-avant ; suivant ceci que l’à-venir, non pas seulement l’avenir mais le possible créent le donné et non le passé ou les causes). Et surtout qui l’un et l’autre se représente le dit je en tant que conscient. Ou alors idéalistement.

On a vu, mille fois, que le je n’est pas du tout idéaliste (qui n’en est qu’une version) et que, au moins, depuis Descartes notre être s’est glissé vers la « volonté » ; aucun contenu, aucune idée idéelle ne dépasse la volonté et qui plus est ce qui caractérise absolument notre être est précisément qu’il se crée d’un champ intentionnel (il se perçoit à partir de l’horizon et non pas « l’idée d’horizon », une idée est elle-même un ensemble de signes, de rapports. C’est bien pour cela que le cogito ne prouve rien idéellement ou métaphysiquement ; ça n’est pas ce qu’il inaugure ; il inaugure tout le reste de la philosophie qui viendra.

On nomme occident non pas une confluence de forces politiques mais affluence de potentialités ; puisque justement c’est de la capacité de tout modifier dont il est question.

On a vu pourquoi ; autour de la méditerranée quantité de sociétés et de communautés dont la résolution est en soi impossible, mais qui dès lors découvre deux évidences ; le monde, et la pensée universelle de ce monde donné « là » unique (l’être en tant que concept et l’humanisme en tant qu’universalité) et le corps, en tant que sujet se percevant au Bout, au-delà du segment naissance-mort, et donc christique, se permettant alors de tout percevoir à partir d’un point tout à fait Autre.

Le monde (donné là qui reçoit par ailleurs tous les mondes humains devenus particuliers que l’on voudra) et le corps (de chacun, indépendamment de tout groupe humain et soutenu du regard du dieu unique antérieur à tout, et autre que tout ; on l’oublie trop souvent, si l’on peut dire, le christ est dieu).

On suivra la même logique ; ce qui viendra ensuite, après le monde universel et le corps de chacun en tant que chacun, a été désigné comme étant le saint-esprit, ou si l’on préfère la démocratie, que l’on mécomprend singulièrement si on croit qu’elle consiste à choisir l’ordre présidant à la société humaine, alors qu’elle (et que jadis le saint-esprit) veut dire d’une part l’inspiration (individuelle) et d’autre part la communauté des nécessités ; et impose en tant qu’individu qu’ici et dès lors on se considère comme jeté-là dans le monde donné tel quel et que c’est le fait immédiat qui structure la possibilité de devenir. Puisque l’on n’est « rien » de spécial, et que l’on doit, devra en décider.

Autrement dit le moi est livré à la mort (ou la souffrance incommunicable ou le désespoir sans réparation ou la dépression structurelle).

Et donc livré à l’activité, l’activisme selon le monde, le vécu ou le corps, puisque c’est insupportable que de n’être rien ou bien peu.

Ce faisant remarquons tout de suite que livré au pas-grand-chose, le moi s’évertue (et c’est sa vertu dans l’historicité) de s’accrocher aux objets en lesquels il place, ou déplace, tout la valeur possible, ce qui veut dire aussi capitalisable (ça n’est pas pour rien). Des vases communicants et des « communicants » tout aussi bien ; soit le royaume ici-bas sur terre du faire-semblant. De même que «l’on déconne, on ne fait même que cela », on fait-semblant d’être.

Or pourtant, à l’inverse, on n’est pas (en fait l’être n’est pas), c’est beaucoup mieux que cela ; on existe.

Mesure-t-on le chemin parcouru ? C’est très difficile, parce que le monde et la vie des mois (à quoi aboutit la démocratie comme royaume effectivement réalisé dans l’historicité, le monde et parmi les corps, qui reste et restera toujours ce par quoi on définit un moi, mieux ce par quoi un moi se discerne lui-même, plaisir ou souffrance cela reste de l’ordre de la peau, qui sépare celui-ci du reste, du reste de tout ce qui est) parce que le monde et la vie des mois se sont imposés si résolument et absolument qu’ils apparaissent si parfaitement naturels. Le désespoir ou l’espoir se formulent selon le corps, depuis le christique on devrait le savoir (ou le reconnaître quant au christ, puisque beaucoup n’ont toujours saisi qu’il voulait élevé le corps lui-même), or la démocratisation, cad non pas la délibération quant au choix de société, mais le régime général de l’individualité, ou du désir, soit donc du projet (Sartre) ou de la dépression (Lacan, voire pire). Aussi autour du possible, si exigu, la nuit noire.

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Petit et Grand Possible

5 Novembre 2022, 12:39pm

Publié par pascal doyelle

Rappelons que le liberté s’ouvre en tant que champ intentionnel, là, devant, au-devant de nous, dans ce lieu pour ainsi dire neutre, vide, formel au cœur même de la perception, et pour le dire ce « là » a priori de l’actuel donné perçu et dans ce lieu perçu par l’actualité ; l’actualisation du champ intentionnel qui permet de très légèrement modifier la perception et donc tout le reste ; quelques signes (en fait un système de signes, sinon ils ne seraient pas mémorisables, ni organisés, ni transmissibles, etc) quelques signes et le donné se découpe comme ci ou comme ça ; ouvrant donc les combinaisons, d’abord individuelles ou prises dans la situation ou l’action, qui seront, ou non, reprises, recousues dans et par le groupe.

Étant entendu que le déploiement des individualités, esthétiques ou poétiques ou philosophiques, etc, a soudainement augmenté depuis la méditerranée, l’ensemble des rapports possibles entre la représentation commune et les apports individuels. Puisque dès lors, depuis le christique, chacun est absolument qui il est, individuellement (et non plus selon sa caste, rôle, sexe, statut social, etc, des siècles et des groupes précédents), et chacun entre, organisationnellement, dans le champ effectif, de l’historicité donc. Ceux qui inventent et inventorient le possible pourront être repris par les suivants au long du temps.

Puisque mémorisés ; la parole de la communauté (qui doit ne jamais rompre sa cohérence parlée) devient le texte sacré, qui devient le texte des artistes, créateurs, et devenu le texte de chacun, afin que chacun prenne appui sur les signes, mais les signes énoncés, exprimés, matérialisés et dont l’actualisation d’une part et l’entrée dans le champ intentionnel de perception permet, qu’étant objectivé, puisse naître le sujet, le je ; le je se-voit, et donc par là existe, existe dans le champ de la représentation, porté par son grand antécédent, le christ, dieu le second, et ainsi se permet, lui-même, d’obtenir une vie vécue, qui, pour tenir, dans l’existence, doit se surveiller, se signifier ; il ne peut pas être livré à l’imagination et au subjectif d’abord, mais à la morale et à l’exigence (et ensuite viendront imagination et esthétiques et poétiques et sentiments et tout ce que l’on voudra ; mais l’autorisation d’être soi est sous-condition mise en exergue et sans laquelle rien ne vaut, ni de toute façon, ne tiendra). Et l’exprimer afin de ne l’être plus. Que l’on ne s’attache plus à l’être, mais que l’on passe dans l’exister.

Basculer dans le regard christique, cartésien, kantien ou nietzschéen, mais aussi selon dieu ou selon l’universel, c’est passer au-delà ; au-delà du donné, de l’immédiateté, et y compris de cette immédiateté (qui est pourtant médiate, cad au moins fabriquée) qu’est notre humanisation et notre personnalisation ; lorsqu’est accédé l’humanisation (depuis la révolution) chacun s’en va vers la personnalisation, comme pour se sauver, et une fois acquises les personnalisations, chacun cherche à s’en dépêtrer (sitôt passé l’enthousiasme ou le renouvellement constant qu’augure cette individualisation hypertrophiée, qui ne peut être qu’hypertrophiée, ne nous y trompons pas ; le réel est toujours à l’extrémité du possible, cad est, tout bonnement, le possible-même, en ceci que le possible est toujours extrême).

Ceci pour poser la compréhension de la structure fonctionnelle ; ce qui parle de soi ; le réel fonctionne ainsi, et spécialement fonctionne ainsi pour une conscience. Dit autrement et puisque nous ne sommes plus sous le régime de la communauté, de la parole commune, du groupe faisant office de vérité et de véridicité, ni sous celui du christique (et du regard égalisateur au moins idéalement), ni même selon la révolution et la réalisation de l’universel, de l’homme (en tant que « droits de l’homme et du citoyen »), mais sous le régime de l’individualisation, de la personnalisation depuis, apogée de découvertes et d’inventions, les années soixante,

alors, donc, pour un moi (ce que tous sont, plus ou moins, devenus) la finalité est de cibler le je.

Le moi est la tâche, la finalité, la possibilité la plus élevée, autant que l’on sache, ou si l’on préfère ce vers quoi il faut devenir et cela même qu’il faut, en plus, élevé. Puisque sinon, ne progressant plus, le moi tombe dans l’immédiateté et se perd dans de petites finalités, devenant incapables de créer des rapports et incapable d’en établir une stratégie, personnelle, universelle, collective et globale, mais seulement de petites tactiques, égaré.

Il s’agit d’exposer l’ensemble de la structure de conscience telle qu’elle a pu installer, instancier ses points de réel bruts ; dieu, l’être, le christique (égalité), le sujet (liberté cartésienne et suivants, jusque Lacan), le réel (depuis la révolution, cad la réal-isation dans le monde et l’historicité, qui concrétise et amène toute humanisation à se concrétiser, ce qui pour personne n’aurait décisivement de sens si chacun n’y était pas motiver en tant que « soi-même », le soi-même est le moi-même, par quoi l’humanisation offre à chacun un intérêt tout à fait maximal et évidemment absolument investi.

Ceci ayant pour fin non pas l’égocentrisme (cependant tout à fait psychiquement incoercible) mais précisément que tout le devenir acquis (dieu, l’être et l’universel, le sujet et la révolution, etc) soit absolument et par chacun actualisé ; ce qui n’eut pas lieu … ou plus exactement ce qui eut lieu en partie ; puisqu’une immense élévation du niveau général et personnel s’est déployé, de fait, sur toute la planète.

Trop, puisqu’entraînant une surconsommation délirante (un monde humain décuplé par une infinité de rapports dans tous les sens, autant d’intentionnalisations déployés et réalisés mais également des relais fantasmatiques et de domination, ce qui veut dire qui ne respectèrent pas du tout la formule liberté-égalité-fraternité, mais uniquement l’égocentrisme anglo-saxon, rien ne régulant, du dedans, la liberté ; l'égalité doit être pensée, intentionnalisée dans le je lui-même) ; exubérance qui, probablement, nous condamnera, plus ou moins, et ont l’origine tient à cet état fantasmatique, qui est entretenu et que l’on entretient, soi-même, au plus haut degré d’une fusion tellement désirée, mais qui ne signifie rien.

Parce que notre être réel n’est pas fusionnel (obtenir ces objets) mais naît de, par et pour la séparation ; c’est comme si notre être ne désirait rien tant que la réunion ou l’union ou l’unité ou l’unilatéralité, alors qu’il n’existe que séparément. Une « conscience », un arc de conscience est de fait et originalement et structurellement autre. Et autre que tout. Ce qu’il faut comprendre absolument ; il est même autre que lui-même. L’idée, le principe de « rapport » implique absolument qu’il soit autre que lui-même ; de cela qu’il se tienne ou se suppose de dieu, de la vérité et de l’universel (qui contient en soi-même sa propre contrainte, sous l’impératif de la cohérence), de la liberté ou de la révolution (cad la justice qui est le lien entre liberté et égalité).

Le rapport, cad la conscience, ne peut pas se souder à lui-même, via quelque contenu que ce soit ; tout contenu en vérité séparera toujours plus l’arc de lui-même (aussi la multiplication des objets, de désir, éloigne celui-ci de lui-même).

Aucun contenu, aucune construction, aucun objet ne remplira jamais l’arc de conscience. Donc dieu, l’universel, le sujet et le réel. L’autre bout du rapport (et donc toujours tout le rapport lui-même, parce que si il en manque un bout, il en manque l’autre bout tout également).

Le christique n’est pas de plus en plus entouré, mais de plus en plus séparé. Descartes expose son absolue séparation, et le cogito la marque, le trait, le panneau indicateur de cette séparation (de sorte qu’il est loin, très loin le temps de la tribu, de la parole-monde-perception partagée, qui pourtant hante encore le langage même, qui suppose toujours autrui qui entend et l’assemblée qui est liée, au point que souvent nous sommes parlés, par le langage ou par les signes ou le passé ou autrui ou le grand Autre de Lacan.

Tout moi, lacanien ou donc tout moi (c’est pareil), est-perçu ; dans la plus grande terreur animale (qui est perçu, du dehors, et ainsi potentiellement mangé). Et de même on pourrait se dire, interpréter que l’envie, le désir de recoudre son être séparé (et qui n’existe que parce qu’il est séparé), de réunifier, de réunir, de fusionner c’est l’unité du vivant, du corps vivant, supprimant le regard-autre, se confondant avec-son-corps (ce qui nous est originellement et structurellement impossible). Mais tout autant sinon plus, l’arc de conscience intentionnel se confond spontanément avec son contenu, ou le contenu avec la chose même, que Kant prendra évidemment soin de détacher, signifiant bien par là que la structure est « en-dehors », transcendantale, et que la véridicité n’est pas telle ou telle vérité, mais relève d’un bien-plus-grand réel ; que Kant continue de décrire à la suite de Descartes, et jusque Lacan (puisqu’il s’agit d’un être réel, qui n’est pas un « être », et d’autant plus sur-réel ou hyper-réel ou tout simplement réel qu’il est tel quel Actualisation, conscience-de, rapport actuel, aucun rapport n’étant non-actuel).

Peut-être donc est-ce le-corps-vivant, qui voulant réintégrer l’altérite de structure, le rapport (qui n’est jamais là où il est), qui nous induit en erreur, mais également le rapport essayant de se supprimer et prenant ses vessies pour des lanternes, recherchant la satisfaction d’une structure fondamentalement insatisfaite et absolument insatisfaite ; le rapport ne coïncide avec rien puisque autre que soi (son « soi » est le mouvement, le va-et-vient si l’on veut). Aussi les mois sont-ils épuisés.

Que l’insatisfaction soit un fait évident et absolument formel, ne signifie pas que l’on n’en retirera rien mais que le bien ou la liberté ou la pensée sont leur propre jouissance ; non qu’ils se garantissent d’un bonheur magique et éthéré et on ne sait de où, mais bien de ceci qu’ils ouvrent à eux-mêmes, ou donc aux rapports, au tissage de rapports, et d’abord à prendre et reprendre les tissages, les réseaux intenses (dieu), augmentés (grecs), élevés (le christique), accélérés et concrétisés (depuis Descartes) qui eurent lieu. Récupérer toutes les variations de structure, c’est ce à quoi on se consacre ; l’expérience est lancée depuis, donc, au minimum, 3 500 ans (sans compter les autres civilisations).

Que chacun se retrouve coincé dans son moi-même, tout à fait exigu, dépend de l’effort que chacun découvrira (cet effort-même, cad sa motivation), en lui-même et tel qu’il se destine (ou est destiné, allez savoir). C’est ce que subodore, pressent Nietzsche (trouver la volonté de la volonté, ce qui peut paraître tout à fait absurde, mais ne l’est pas) ou Rimbaud, sa « destination », une fois atteinte le délaissant brûlé.

Et peut-être précisément, si le réel est dimensionnel, nous attendons-nous, nous attendons-nous nous-même, un par un, et donc chacun s’attend lui-même selon les tours et détours du devenir ou du destin des variations non de son moi mais de l’angle par lequel si diversement cet arc à jouer des variations de son moi-même ; on s’est vu, on se voit, on se voit déjà depuis le point caché ou possible ou de ses effarantes décisions, ou plus exactement intentions qui traversent et structurent une vie vécue (rappelons que tout « moi » n’est pas un être donné, mais une invention, on s’est inventé dans le regard, dans le langage, dans la coupure-séparation-bordure du corps en écrivant cette autre-surface du corps, découvert depuis le christique, à tout le moins, le corps du christ, et écriture qui, évidemment, se lit elle-même, qu’elle le sache ou pas) ; que l’on imagine ainsi la boite espace-temps, instanciée en une fois, toute entière, en un seul instant, qui au-dedans déplie le temps, ce qui ne veut pas dire « que le monde se déroule » mais que les structures du possible se déplient…

Qu’un monde se déroule, nous comprenons à peu près. Que les structures du possible se déplient… c’est tout à fait autre chose, et autrement. C’est cette étrange vision, visibilité parallèle que manifestent dieu, la pensée, le sujet et le réel. Après tout comment se manœuvrent les libertés une fois la révolution les installant au principe ? Pourquoi lit-on des romans ? Pourquoi modifions-nous le champ de perceptions par les esthétiques et les vies éprouvées par les poétiques ? Qu’est-ce que dieu exige ? Quel sorte de regard vient de l’extérieur modifier les champs de perceptions, de représentations, d’expressions, de conceptions ?

L’angle du réel tel qu’il intervient dans la réalité, qui devient réal-isation (ce qui veut dire qu’il ne possède plus cette qualité ineffable de consistance, de solidité), c’est tenir plus sérieusement le présent que la réalité, la forme que le contenu, le réel que les réalités ; soit donc le cadre général et précis plutôt que le nez sur les choses données là. L’universel ou dieu n’étaient rien d’autre que la variation du possible comme plus grande que la réalité donné là.

Rappelons que rien n’obligé à souscrire au dimensionnel (le réel comme distinct de la réalité), et on peut donc n’admettre que le fonctionnel ; auquel cas, ni plus ni moins, on considère que vivre réellement, ce qui veut dire exister, c’est, au moins, à tout le moins, pousser jusqu’au bout du Bord. Bord du donné, du monde, de la vie vécue, du corps. C’est seulement à partir du Bord que l’on existe, qu’on le sache ou non, et si on le sait cette existence s’intensifie, s’augmente, s’accèlère, se concrétise (et on le sait forcément, puisque toute conscience qui existe, existe et donc naît de, par et peut-être pour cette limite extrême, ou donc cette articulation ; articulation, le rapport est précisément une telle limite ; le rapport est sa propre limite, et est, vraiment, cette limite ; la liberté est sa propre loi, mais elle est vraiment cette loi, elle n’est pas « n’importe quoi » ; le tomber-amoureux est la limite atteinte, le plus souvent, par et pour un moi-même, la poésie comme limite et extrémisme, etc).

Au-delà du fonctionnel (vivre ou non et plus ou moins jusqu’au Bout du possible, et donc à partir du Possible même, sous quelque nom que ce soit ; dieu, la pensée, le sujet, le réel, ou l’esthétique ou la politique ou l’éthique, etc) le dimensionnel. Qui n’a pas pour but, seulement, la formation d’un monde, d’une réalité humaine, d’une conscience de soi, mais existe en lui-même ; et donc est son propre rapport. Tous les rapports, sus-mentionnés, se recueillent dans une dimension, séparée, qui prédomine ; et le fonctionnel n’a plus pour but d’ordonner le monde au mieux, au plus haut ou au plus extrême (a-t-on ou non vécu extrêmement ? se demande-t-on fonctionnellement) mais c’est le monde qui manifeste, a manifesté, manifestera le jeu, la pluralité interne du Possible brut, qui ne peut exister, autant que l’on sache que comme structure-sujet, forme du rapport le plus grand possible ; l'universel, la révolution, le réel, dieu, le sujet, etc, que l'on tente de formaliser en notre actualité de conscience (a-t-on commencé de tisser les rapports même du Possible ?)

Remarque ; si le dimensionnel existe il ne possède aucune des qualités ou qualifications que l’on trouve dans le monde, le donné, le vécu ; aussi le dimensionnel vient-il de cette extériorité qui suspend et augmente sans cesse le donné et le vécu ; il y a du « temps » parce que présent infini ou autre malmène le donné (et sans cette agitation le donné tomberait, vers le bas, vers la dispersion, disparaîtrait ; ou donc un moi sans son je, dans la mesure où cela a un sens, puisque toute conscience est structurellement déjà/toujours articulée, un moi sans son je s’effondrerait). Il y a de soudains aperçus qui se transmettent dans le monde, le donné, la vie vécue, la perception, qui viennent d'en-avant.

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Approfondir

29 Octobre 2022, 08:29am

Publié par pascal doyelle

Puisque le néant et l’être existent équivalemment, le principe du réel (génériquement parlant) est le possible.

Seul ce qui existe comme rapport peut supporter (et activement) le possible brut. Si le possible est la règle, il ne peut exister qu’activement. Et un rapport est de fait et structurellement actif.

Si le possible est le réel de tout ce qui est (génériquement parlant) alors le possible est cela même qui devient.Tout le reste est déterminé et donc périt.

Qu’il existe un devenir du possible, suppose qu’il soit un « être », et donc un être non-déterminé.

Ce qui n’est pas du tout une évidence, on le conçoit, mais précisément l’indéterminé est désigné ici comme le réel même (et à la base « le fait d’exister » est l’indéterminé fondamental et par définition, structure, évidence comme on veut, indéterminé unique).

On a qualifié deux réels, au moins, qui ne sont pas des réalités (déterminées) ; l’arc du présent et l’arc de conscience. Il est curieux que l’on n’ait pas plus interrogé la « conscience » comme telle, l’identifiant probablement à la « connaissance », cad la pensée, et la supposant spontanément en tant qu’horizon ultime (celui par lequel on comprend tout le reste, et qui en soi devait, devrait explicitement s’expliciter, en transparence). La pensée pense, et dans la pensée résiderait la « conscience ». Mais aucune idée n’est plus grande que l’arc de conscience ; dieu n’est pas une idée, l’être n’est pas un objet, le réel n’est aucune des réalités.

On a vu que la « conscience » est en elle-même indérivable (de quelque autre horizon que ce soit), sauf qu’elle est en tant que telle le rapport à (soi) dans lequel rapport le « soi » est le rapport lui-même ; celui en et par lequel toute autre sorte de rapports peut, potentiellement, se manifester ; y compris l’exister…

Puisque l’exister qui doit supporter le Possible-même est, au mieux (et autant que l’on sache) exprimer en, par et pour un sujet ou une structure-sujet ; puisque seul un sujet, dit autrement un rapport à (soi), n’annule pas le Possible mais le double, le triple, le quadruple, etc ; il est le Possible indéfiniment possible étant entendu qu’aucun contenu, identité, réalité, ne réabsorbent le rapport. Le rapport ou le possible sont les catégories fondamentales.

Dieu, la pensée, le christ, le sujet, le réel supposent le renouvellement absolu et formel de tout. Le rapport, si il est le-réel, suspend toute réalité, toute détermination dans sa possibilité.

Conséquemment ce que l’on nommait depuis l’être et les grecs, l’universel, revient à une des séquences de ce « rapport ». Tel que lui-même il se décrit ; il est en capacité de se décrire puisque c’est un rapport et qu’il ne peut pas ne pas savoir son activité ; on dit « ne peut pas ne pas savoir », en opérant une distinction ; en ceci qu’il ne connaît pas ce qu’il fait (en terme de « connaissance ») mais qu’il le sait (en terme de se-savoir).

Or réfléchissons bien que s’il est rapport, il n’identifie pas du tout ce rapport qu’il est ; si l’on veut pour faire image, il est un mouvement, se constate comme tel (qu’il se désigne comme dieu, pensée, sujet ou réel), mais ne connaît pas « où » il va. Puisqu’il n’existe pas de fin assignée (qui sortirait on ne sait de où) mais que la fin, la finalité se crée du rapport lui-même en tant que brut ou pur agissement, activité. Lorsque Descartes annonce que la liberté est à elle-même sa propre réjouissance, cela paraît tautologique et comme d’un semblant, mais en vérité il faut comprendre qu’elle ne s’obtient pas seulement comme sa propre fin, mais qu’elle se saisit de soi afin de s’exercer ; ce qui veut dire que produire de prochaines finalités ; Descartes qui prévoyait l’utilité de la raison instruite à partir du sujet, ce qui veut dire des sujets (maître et possesseur de la nature afin de soulager les hommes, médecine, science, mathématiques, morale de l’estime juste de soi, etc), ne laisse pas de penser, d’envisager l’action.

Puisqu’il saisit spontanément que le tissage des rapports effectivement réels a commencé. Il a obtenu le point net planté ici même et maintenant, au centre du monde donné là.

Rappelons ce qui est fondamental ; on ne sait pas ce que l’on veut. Notre véritable intention doit être prise de très, très loin ; de dieu, de l’universel, du sujet ou du réel, etc (ou de la poésie par ex). Parce que c’est un rapport et que l’on ne tient pas le Bout du rapport (et ce faisant l’autre bout n’est pas plus clair). C’est le passage de la Loi (judaïque) à l’Intention (christique) ; de la condamnation au pardon (sous condition évidemment, imposant de travailler notre intention, de l’éprouver, en termes d’affects, et de la comprendre, mettant en œuvre tout ce que l’on sait). Ou donc ; on n’épuise pas notre structure si elle est un rapport ; le « rapport » est tout à fait in-fini (de même que la négativité de Hegel ou le nouménal, etc, tout cela ne vient pas par hasard ou pour combler les trous ; c’est en soi un trou dans la réalité, dans le donné là, qui est tout déterminé, sauf cette mise en place de la perception qu’est le champ intentionnel, avec, au beau milieu, un vertige, un gouffre, un néant, comme il fut dit souvent, et ici un être formel de structure).

Et en somme d’assurer ces libertés dans leur juste et vrai et aussi véritable exercice. Descartes, puisqu’ayant réglé les autres problèmes philosophiques, il s’agissait d’agir dorénavant. Ce qui eut lieu.
Chacun relevant de sa propre liberté, dotée ou douée de générosité et puisque le sujet forme un Un dorénavant, pourquoi se passionnerait-il pour la bassesse et le sordide, la petitesse et l’inefficace? Sinon de ce que croyant manquer quelque chose, il s’éprenait de n’importe quoi ; en se bricolant à la hâte un moi imaginaire. Chacun doté de sa propre liberté, de sa propre liberté de jugement, ce qui étend considérablement l’usage de la raison, qui n’est plus enfermée en quelque « système » ; au point que viendront les idéologies, des systèmes accrochant (théoriquement) à la réalité en cours (la réalité en cours libérale ou marxiste ou socialiste, puisque là aussi il faut acquérir des résultats ; l’ensemble étant guidé par la concrétisation, rappelons-le, de toutes les internationalisations possibles ; de l’entreprise économique et la société civile aux représentations et, donc, aux vies vécues individuelles, apogée à partir des années soixante, quelles que soient les dérives, le niveau général augmente parce qu’il énormise les vies personnelles, et donc aussi le relationnel humain, qui ne pouvait pas se cantonner à l’universel, qui paraît dès lors abstrait à tout un chacun, et quand bien même cet universel est, de fait, oublié, délaissé, moqué, ridiculisé. Cette mécompréhension de la liberté tombe sous le sens ; le sujet, la liberté donc, est une telle acquisition qu’elle est celle qui « repose sur soi-même » et tend à se considérer au fondement (elle ou chacun se rapporte à-soi, résumant, rassemblant tout ce qui précède en un point, qui est, également, un raccourci temporel, une émergence hors du temps, ou donc à soi-même son propre temps).

Cette acquisition de soi était déjà le christique (qui remodèle tout le créé dans la nouvelle eschatologie, qui contient tout aussi bien le messianisme sociétal), mais évidemment en élargissant totalement via les deux voies ; l’égalité (de toutes les libertés) et l’historicité ou le temps (l’alpha et l’oméga, celui antérieur à la création et celui à qui revient toute la création).

Le temps ou donc le déroulement même de tout ce qui est déterminé en ceci que la structure même du Rapport amène absolument, cad formellement, à distinguer. La distinction est cela même qui constitue la détermination ; dans un rapport le premier segment est autre que le second, et conduit au troisième, etc. Soit au déroulement indéfini de toute détermination. Le rapport est ainsi instantanément (ce qui veut dire plus qu’immédiatement, et donc est constitutivement) rapporté au déterminé en tant que tel. Conçoit-on une « réalité » non déterminée ? Non.

La plus intuitive sensation de cette intrication ; conçoit-on un moi-même sans ce corps vivant ? Non. Des signes sans le champ donné là de perceptions ? Une humanisation sans représentation et sans expression ?

Dans la mesure où le christique dégage soudainement la vue, la vision, de chacun, il re-devient le Vivant (tout ceci est dit explicitement, et ne cache rien, d’il y a 2000 ans) ; et donc par ex le nouveau-corps. Ce corps qui publicitairement et de lui-même spontanément sera parcouru d’objets et d’images. Et non plus de signes, mais qui fonctionneront comme des signes et d’un renouveau de plus en plus bigarré et envahissant et donc produit, industriellement, par les-autres-consciences ; l’objectivité ou la technologie masque la domination, et tout autant chacun en « profite », souvent agréablement mais globalement délirant, puisque fantasmatique, et n’apprenant (plus) rien de soi-même, distrait en un mot, dirait Blaise.

Rappelons que dieu est l’intention initiale ; auquel les juifs, comme nous, ne comprennent rien. Il est le rapport qui doit surnager au-dessus (et ensuite au-delà) de toutes les déterminations et subséquemment l’intention avant mon intention ; perdre le fil de dieu c’est tout effondrer, puisque cela empêche de relier les rapports entre eux, à un niveau suffisamment élevé. Ce qui s’affirmera christiquement ; puisqu’alors l’intention s’impose à toute vie vécue, individuellement ; c’est même par ce point tout à fait autre (après la mort) que se constitue le champ « ceci est ma vie », et la question de « quelle est ma véritable intention d’exister ». L’architecture universelle structurelle (celle du je, qui contient l’universel) est noyée, engloutie par le monde des mois, ce qui veut dire la production images-objets.

Cependant donc lorsque le sujet produit le moi, il est clair que la montagne accouche d’une souris ; sauf que sans ce moi, pas de je, et donc pas de sujet (autrefois le groupe remplaçait le sujet, ou faisait office de vérité et de véridicité : dieu intervint, détruisant toutes les images-idoles, et créant l’alliance, soit donc la séparation et la reconduction du réel au second niveau, la communauté qui sera celle du saint-esprit, le troisième divin).

Le moi et ses substituts ; le moi lui-même en vient à produire constamment ses propres substituts, les objets de son (trop) fameux désir ; alors qu’en vérité on ne désire rien du tout, sinon pour passer le temps ou pour « déconner continuellement » comme on a dit déjà. Chacun des objets étant obtenu des images (Debord) et ces images de l’égalité ou plus exactement de l’inégalité … de la hiérarchisation (médiatisée par les images-objets, surréalisme au fondement) ou de ce que Hegel nommait la reconnaissance ; en quoi le christique opposait que lui seul est la seule « image » qui vaille et conduise et manifeste le vrai rapport ; sans le christique chacun est en opposition directe, lui seul médiatise et donc absolument, puisqu’il est, quand même, dieu lui-même, on l’oublie facilement.

Le sujet de ce fait contient le rapport, cad l’universel, ou par exemple le langage (tout signe est déjà en lui-même, en structure, une universalisation, un signe n’est pas ‘en soi’ (et donc forcément dans un système, ce qui n’empêche pas son utilisation et encore moins son utilisation inventive, au contraire) ; c’est justement la malléabilité des signes qui sont articulés sur l’horizon réel ou sur une série d’horizons artificiels (comme ils le furent en tant qu’horizon de groupe, de communauté) qui rend à soi-même le sujet lorsque celui-ci est instancié dans la représentation humaine (à partir de l’arrière-fond de l’État romain doté du christianisme).

Au travers du langage (ou de la pensée) on ne saisit que le flux (comme le montre Hegel) sans aucun terme (l’être, le Bien, le Un, l’esprit, etc, qui désignent des mouvements, ou si l’on préfère des horizons et lesquels chacun en son essence ouvre ou ferme des rapports possibles). Mais ce mouvement est lui-même détectable et analysable (en tant que mouvement et non comme succédané) ; et c’est, surprenamment, cela même qui est véritablement désigné depuis le début par dieu, l’être et la pensée, le christique et le sujet cartésien, la révolution et le réel.

La parenthèse « philosophique et métaphysique » ne dure que jusque Descartes ; puisqu’alors on passe à la philosophie, certes, mais ayant élu un autre « objet » ; Kant, Hegel, Husserl, Sartre, Lacan s’en prenant gaillardement au « sujet », à la structure-de-conscience.

Et, entre-temps, Spinoza, Leibniz, Schopenhauer, Nietzsche, Heidegger, Freud, Bergson qui tentent des ouvertures hors ou anti sujet.

À partir de Descartes on nomme cette réflexivité ontologie (puisqu’il s’agit d’analyser ce qui se passe ici même dans l’activité de conscience ou ensuite d’intentionnalité), et précédemment de métaphysique, laquelle, grecque, est à la fois troublée et étendue par l’hypothèse « dieu », la théologie.

Donc monothéisme, métaphysique (grecque), théologie (chrétienne), ontologie (moderne depuis René).

Dans les trois cas (qui n’entrent pas en contradiction, puisque rien ne peut manifester le réel si celui-ci est rapport structurel) les tentatives qui sont également donc des explorations

d’une même structure, nommée en dernière instance « conscience intentionnelle »

mais aussi bien dieu intentionnel,

pensée en réseaux d’intentionnalités-idées-systèmes,

réflexivité-retour-sur-(soi) s’interrogeant sur ce « soi » (de Descartes à Lacan)

et le réel impliqué par cet être-existant

(le Créé par dieu, l’être par la philosophie, la re-Création christique, l’étendue-monde cartésienne, le nouménal kantien comme dimension, la négativité comme structure invisible et agissante hégélienne, le flux de tous les rapports husserliens, la distinction pour-soi/en-soi sartrienne, le réel-inconscient lacanien).

Et évidemment les suppositions de ceux qui ‘niant le sujet’ pensent effectivement basculer du côté de la Volonté (volonté hyperbolique qui s’objective en tant qu’autre), de l’Être (et non pas en tant que grand Étant déterminé), de la durée ou du temps, ou plus loin de la substance spinoziste ou de la monade leibnizienne ; examinant donc la compossibilité, comme dit Badiou, des réalités ou des substances ou des multiplicités ; si on suit le lien, la liaison entre indétermination (formelle) et déterminations (réalités) on ignore effectivement l’intrication (de la substance une, des possibilités ou de la multiplicité).

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La limite extrême d’exister

22 Octobre 2022, 08:06am

Publié par pascal doyelle

Il faut admettre, c’est un principe, hypothèse, impératif, exigence, logique que le point de vue sur le monde donné là change ce même monde.

Étant entendu que le réel est défini par le Possible, que seul un sujet, qui est un rapport à (soi), est susceptible d’assumer, d’assurer que la finalité du réel, du Possible s’impose comme auto-modification. Hors de cela, le monde, la vie, le corps sont livrés à la détermination, cad à la dispersion (probablement indéfinie, qui s’étire indéfiniment selon l’espace et le temps ou peut-être disparaissent à terme dans le néant ou se déchire jusqu’aux plus infimes particules de réalité-matière-énergie).

Donc se surimpose la forme de la réalité à cette réalité ; le réel de cette réalité, que l’on peut dès lors dénommer, désigner, signifier en tant que présent qui déroule l’ensemble de toutes les réalités (et n’appartient à aucune de ces réalités) ; le présent est la forme réelle et non-déterminée des réalités déterminées. Le présent ou donc l’exister. L’arc de conscience est articulé en l’arc du présent ; ça n’est pas un hasard puisque le présent consiste à actualiser ; la finalité réelle de la structure du réel est d’actualiser le Possible.

Aussi d’une part les réalités existent en tant que rapports (et non comme pâte molle qui subirait passivement un « ordre ») et d’autre part les êtres conscients existent en tant que champ intentionnel, prenant en avant et en plus les réalités telles qu’instanciées dans ce champ. Ou, dit autrement, si les réalités sont des rapports, actifs, et les consciences libres (disposant non pas dans le champ ceci ou cela, objets limités d’attention, mais disposant du champ lui-même ou à tout le moins les champs dominants, perception, représentation, expression, ou même domaniaux, esthétique, éthique, politique, etc) alors dieu ne crée pas des choses mais des significations et non pas des âmes mais des rapports hyper performants. De même l’être ou le sujet ou le réel ; la dimension du réel est tout à fait différente de ce que l’on entendait autrefois comme raison ou pensée ou universalité.

Et bien que l’on se situe dès lors dans l’actualité, le présent, agissant, c’est ce qui paraissait simple ou abstrait, ou point évanescent ou effet vague et secondaire, c'est le présent accessoire qui devient l’acte même. la fondation, l'articulation, l'agissement. L’arc du présent est cela qui est attendu, par tout ce qui est (et dont l’être, en passant, réside dans le passé, effets causés du passé, des déroulements précédents) et dans l’arc du présent s’implante, de par sa propre intention, l’arc de conscience ; il doit le « vouloir » puisque c’est un rapport et que ce rapport n’existe qu’activement.

Assumant son exister (cad son existence, l’exister étant formel, mais aboutissant, concrètement, à une existence, ou donc le sujet de structure en un je, réel et concret) l’arc de conscience prend sur lui d’approuver le réel et ce en archi-texturant son intention (version christique, le corps) ou architecturant son intentionnalité version de Descartes à Lacan, et évidemment l'organisant de toute cette concrétisation historique depuis la révolution, chacun revenant par cette historicité « à lui-même », comme sujet-je libre, constitutionnellement au moins, et libérant toutes les intentionnalités possibles, de la société civile, et économique, aux vies vécues, et donc au relationnel entre je), et cette architecture intentionnelle devient, doit devenir archi-texturelle en un corps (le texturant de signes et non de réalités, de signes en lesquels il faut donner de sa personne, croire), une vie, une existence, un champ de perceptions, de représentations, d’expression, d’intentions.

Selon la réalisation, l’actualisation, de votre champ intentionnel, celui-ci vous délivrera la clef d’accès au champ (du réel) lui-même.

« Aimez-vous les uns les autres » (une liberté sans l’égalité se perd, tôt ou tard dans le subjectivisme, et celui-ci dans l’immédiateté) et plus loin ou plus profondément « comme je vous ai aimés » ; mais on ne sait pas comment il nous a aimés ; déjà la première part est extrêmement difficile et la seconde in-imaginable ; parce que tout ceci ne doit pas se réaliser fantasmatiquement (sur le mode du monde ou du vécu ou du corps donné ou de la détermination) mais selon la structure, cad réellement. Et le réel ne peut s’imaginer ni se penser ou se représenter ; c’est pour cela qu’il est de l’ordre pas même de la décision (trop consciente au sens limitatif) mais de la décision intentionnelle ; il faut prier que le christique nous envoie la force, ou que le père nous envoie la grâce ; ou donc cartésiennement, et croyant ou pas, que le je rejoigne on ne sait comment le je qu’il est ; dit autrement le je qu'il ex-siste ; Descartes, ce qu’il fait, ce qu’il dit, est inatteignable, et pourtant « il a eut lieu ». donc c’est possible, étant le possible même. Mais alors quelle difficulté ! ce dont le moi, n'importe quel moi, tous les mois souffrent, la difficulté d'exister (et intrinsèquement, de le savoir).

Pour le non-croyant, l’arc de rapport que crée le christique et puis Descartes ouvre le réel (initiant quantité de nouveaux rapports, hors de tel ou tel groupe humain) ; de même et l’on comprend tout de suite que la révolution rend accès à une autre historicité (néanmoins préparée par toute l’historicité française et son ambition messianique, au fond, de même que les juifs attendait de l’alliance « à-venir » d’un royaume ici même ou céleste on ne sait). Et cet accès réclame bien plus que la raison ou la tradition ou l’acquis, mais exige qu’il soit créé. Littéralement, ce qui veut dire, en fin de compte, dans le corps de chacun ; ce qui signifie de par les mois, les « moi-même » (le plus redoutable piège des ténèbres, chacun s’estimant parfaitement transparent à soi-même, et ne cherchant plus de recours, de secours, ni donc la grâce ou oubliant l’historicité-même, se contentant de cette révolution-là, alors que d’autres révolutions, en vérité, dorment encore dans la révolution acquise qui se repose sur ses lauriers, histoire gelée, figée que les français voulurent pourtant encore pousser du col, en réinventant dix fois leur projet durant deux siècles).

« Vous serez jugez », par votre intention même ; aussi le christique est « venu à point », en ceci que dès le début, de cette historicité, il nous avertit des enjeux ou même de l’enjeu fondamental (lorsque l’on est mis en mesure de décider d’une intentionnalité de son existence, d’endosser cette exigence. il nous avertit, entre cent aperçus transcendants, que l'égalité est d'abord le seul réel. 

Vous serez jugez, veut dire, au minimum (si l’on n’est pas croyant), que votre intention dans son aboutissement dépendra d’elle-même ; ou donc que vous tisserez les rapports que vous aurez inventés ou mieux créés, avec autrui, avec la vie et la mort et avec vous-même ; de quel vous-même oindrez-vous votre rapport ?

Lorsque l’on croit être qui l’on est, admettons qu’il ne s’agisse que de déployer cet être (avec plus ou moins de réussite, que l’on sait), mais si cet être est un rapport et qui plus est le rapport même, cad le rapport dont la structure est … lui-même (soit donc le rapport des rapports), alors cela change tout. Parce que le réel n’est plus ce qui est, mais ce qui est possible. on ne doit pas seulement déplier le monde, le vécu, on doit le créer, avancer plus loin, alors même que la croix du christique ou l'enfantement de la révolution nous signalent bien à quoi l'on s'affronte ; pareillement le moi gémit d'être cette "chose bricolée et dépressive et obsessionnelle et perverse et parfois psychotique". 

On ne sait pas les possibilités de cette intention, que l’on est, que l’on existe ; et il est très difficile de commencer de la saisir par le christique, et c’est probablement le plus considérable agissement et pensée de cet agissement, pas même mis en chantier...

En aucun cas  votre « être » préexiste, en quelque version de votre passé, de vos identités passées ; qui sont toutes des bricolages, étant entendu que depuis 3500 ans il est dit, ou il nous fut révélé, si l’on est croyant, que le réel est « devant », «en avant », « à venir », du messianisme juif en passant par le christique qui vous recrée, jusqu’à Lacan qui situe le point, potentiel, de la modification de votre « intention d’exister », là même au cœur, au centre de votre réalité vécue, sur la ligne de la coupure qu’impose le signifiant, qui empêche que vous soyez ce que vous êtes). Vous ne vous préexistez pas, ce que explicitement développait Sartre (ou Heidegger, version abstraite, qui par ailleurs supprimait le moi pour la « forme de l’Estre » (l’être comme n’étant pas un étant déterminé, et donc autre chose qu’un étant) ; chacun ramené à l’être-le-là, le là de l’ouverture de l’Estre et autres variations ; sans doute Heidegger éclaire le réel de chacun mais pour dénier qu’il y ait un chaqu’un, un sujet ; ce sont les français qui ont crû qu’il engageait vers ce que Sartre, lui, promouvra, l’individualisation, pour la supprimer dans le marxisme si l’on se souvient… puisque la conscience sartrienne varie entre une individualisation et un champ universel impersonnel, tandis que Lacan creuse cette individualité, en tant que « moi », identité bricolée, mais née en tant qu’effet du signifiant comme cause).

Nous ne sommes pas limités à ce que l’on est (l’être est relatif), parce que l’existence débute ici même et maintenant, constamment. C’est bien pour cela que l’on peut toujours être sauvé. Ou libre. Non pas vis-à-vis du passé, qui est déjà-(en tant que monde ou moi-même), mais libre vis-à-vis du possible ; soit donc vers ce qui n’est pas mais pourra ex-sister, si ce je découvre en lui-même la motivation d’exister. Si il cesse de croire qu'il est qui il est ; le fou se prend pour Napoléon, mais n'est pas moins fou le moi qui se prend pour lui-même. 

Et donc à condition qu’il comprenne qu’il existe véritablement un champ universel absolu, ou un champ intentionnel formel, lequel n’est pas limité à l’universalisation de raison ou objective, mais bien plus réel et efficace que le conscient ; ce vers quoi indiquent, pointent, en appellent Lacan, Sartre (Nietzsche ou Heidegger), Descartes ou Kant, Hegel ou le christ … c’est la capacité de renvoi en un point beaucoup plus antérieur, qui permet que cette actualité-ci devienne bien plus précise, exigeante et difficile ; adopter le point-Rimbaud (ou qui l’on voudra) est, de fait, difficile. Pas pour rien, mais parce que l’on passe le barrage du déterminé, du visible, de l’immédiat, pour la non-immédiateté et que l’on s’adresse non à ce qui est dit, ou signifié, mais au je qui est en train de lire, et ce je est un rapport ; donc ça modifie le rapport (en l’occurrence entre cent autres, au langage ; « dérèglement de tous les sens » veut dire aussi dérèglement des significations, des signifiants ; prodigieuse liberté, insupportable à vrai dire ; Mallarmé dira en vertu du Rien, Rimbaud vers les mondes et les vies possibles ; il ne pouvait pas magnifier ou enluminer le vécu et le donné, que ce soit l’immédiateté ressentie ou son romantisme).

Or on a dit déjà que mine de rien chacun est déjà-toujours au plus extrême de lui-même ; ce que l’on se dissimule 99 % du temps, sinon ça ne serait guère vivable. Et cet extrémisme peut bien évidemment démolir ou creuser du dedans cette construction, bricolée donc mais aussi fabriquée et inventive, qu’est le moi. Qu’il soit une construction veut dire qu’il est un acquis et pas du tout négligeable mais essentiel ; à savoir que sans un moi, un moi-même, pas de je. Le je sans le moi est soit annulé (recouvert ou écrasé par l’universel, platonicien ou marxiste, etc) soit attiré par le christ seul, et donc une perception différée de son unité ; le pari, l’enjeu est précisément de restituée à cette unité sa puissance "subjective", sujet formel et non psychologique (jusqu"alors absolument, formellement, cad divinement, par le christ), et de la restituer en son apparaître, son "j'apparais"  ici même et maintenant, "je suis" ; et enfin absolument indivdiualisée et libre cartésiennement (qui lit « je pense donc je suis », devient cette intentionnalité, instantanément, instantanément le réel s’actualise, ou donc le rapport qui est énoncé est le rapport annoncé ; l’actualisation transmute le possible en réel, lequel réel est encore et toujours-encore la possibilité d’encore plus de réel ; ce qui sera, il n’y aura plus désormais que des sujets, en tant que je(s). Et sa représentation entre dans le champ général de la représentation ; chacun dès lors se saura. 

Et cela viendra à se produire non pas seulement dans la philosophie ou quelques lecteurs ou lectures, mais dans le fait même prodigieusement historique, entamant une entière nouvelle historicité ; la révolution des sujets constitutionnellement pierres angulaires de toute réalisation humaine, de tous les nouveaux mondes humains qui s’ouvriront ; révolution humaniste et universelle, puis personnaliste et individuée au plus haut niveau possible (ce qui ne veut pas dire que l’on soit parvenu jusqu’au terme de la métamorphose structurelle, celle qui re-Crée la réalité, le monde, la vie vécue et le réel, l’arc de conscience dans la précision de sa concentration intentionnelle.

Dit autrement le je cartésien, se réalisant, dans le monde et ainsi les vies vécues, est le moi-même de tout un chacun. De là sa performance et sa performativité absolue, totale, ce qui veut dire formelle et donc radicalement efficace. L’effectivité pure (et brute).

Reprenons.

Le christique détient le je, il est seul et unique et de plus le un tout-seul (abandonné, trahi, torturé, mis à mort). Son regard crée l’âme nouvelle de chacun ; par son intentionnalité il engendre le nouveau champ intentionnel (qui rendra tous les autres, et tous les suivants, historiquement, possibles). Il fallait bien le purement divin pour que l’historicité soit intégralement re-Créée. Il le dit ; il est la re-Création, ou donc la création-même d’un degré supérieur ; par lui, originellement, le père a créé tout ce qui est (ce qui veut dire la détermination), revient au christique de créer la nouvelle de l’indétermination ; l’arc de conscience de chacun.

Et de fait il vous perçoit du bout de l’au-delà du monde et de votre propre vie ; ce qui veut dire en clair que par ce point tout-à-fait Autre … votre vie vécue individuellement est devenue possible (qui jusqu’alors étouffait dans les catégories antiques et les soctés de castes et de rôles ; ni homme ni femme, ni riche ni pauvre, ni esclave ni libre, ni juif ni païen, mais tous un en christ, Saint Paul, tout est explicitement annoncé et énoncé ; soit donc le je individuel seul, face au un-tout-seul, qui exclusivement peut tenir la vue, la vision, l’intention (laquelle échappant à la Loi, peut et sera par-donnée, donnée en plus, et « je ne laisserai pas un seul », ou « je suis venu pour les égarés »).

évidemment l’extrémisme du christique est tout à fait manifeste, c’est le moins que l’on puisse constater.

D’autant, mais on y reviendra une autre fois, qu’il n’est aucune salvation (renouvellement) sauf par le christique ; père, mère, vie et mondes humains, tout doit être abandonné, tout est ténèbres sauf le un qui ex-siste en dehors (et existait bien avant et vous connaissait déjà par votre (vrai) nom).

Le christique introduit ainsi soudainement chacun dans le champ de sa propre perception. Perçu évidemment d’un un-tout-autre, et donc au-bout-de-sa-vie, tenant au devant de soi (qui dès lors paraît, apparaît tel quel) le segment naissance-mort, soi-autrui, historicité (juive) et eschatologie (et à terme re-Création de la Création, et ainsi le Créé lui-même d’une part et le « Créer » comme intimation, ordre, nouvelle règle (ce qui aura lieu par cent mille créateurs, inventeurs, etc, qui viendront selon les siècles). Ce point-autre fait paraître tout ce dont il (nous) s'extrait.

Un nouveau champ intentionnel se crée, parce que perçu par le divin vivant et le manifeste de la plus-grande-vie. Manifesté le champ intentionnel peut bien prendre le signe de la foi, si l’on veut, ou pas, peu importe, puisque l’historicité ne vous demandera pas votre avis et vous-même, à moins de vouloir cesser d’exister, vous ne pouvez plus, pas revenir en arrière ; la scission, la séparation, le signifiant absolu, cad formel, a été formulé et ainsi tout ce qui est écrit fut réalisé, et puisqu’il s’agit de la forme même du réel, faut absolument réalisé). Chacun naît ainsi dans le nouveau champ individualisant mais perçu par le un-tout-seul. Il restera, si l’on peut dire, que chacun devienne le un-tout-seul, lui-même, et admette en lui-même, en son je, qu’il est un tel champ, ou un-tel-champ ; je pense donc je suis.

Peu importe la preuve ou pas la preuve du cogito ; ça n’est pas du tout ce qui est en cause ; mais bien que chacun reconnaisse et connaisse qu’il est sa propre cause. En conséquence de quoi dieu n’est plus « la pensée » ou « l’esprit » mais la volonté ou l’intention. En somme chacun est soudainement upgradé mais alors dieu lui-même est upgradé. Il ne s’adresse plus, ne s’est jamais adressé à votre pensée (qui ne convainquait personne de toute façon, qui ne le soit déjà, qui se soit lui-même convaincu), mais à votre intention, et c’est votre intention qui est créée, qui est le Créé supérieur et donc étendu à tous, un par un (parce que la pensée de son côté, livrée à elle-même, excluait ; ne pense pas qui veut ; ici chacun est déjà-toujours le je qu’il existe ; on ne valide pas sa vie, son existence par la pensée, ni même la rectitude comme l’imaginait les universelles éthiques antiques, mais par son intention (de toute manière « on déconne, on ne fait même que cela » Lacan). Ça n’est ni la pensée, ni la vie vécue qui vous choisira, mais votre propre intention (« je ne suis pas venu pour juger, mais pour sauver ») ; votre propre intention est cela même qui vous sauvera.

Ou donc qui seule vous permet d’upgrader votre vie, d’initier votre nouveau champ intentionnel, de créer le nouveau rapport de votre existence. Ni même la vie vécue, puisque l’ambition, ou donc l’ampleur du renouvellement, de la vie nouvelle (le dieu Vivant, ce qui veut dire ici l’Existant), l’ampleur du champ intentionnel Créé, tient précisément d’acquérir un point externe à cette vie vécue puisque seul un tel point-autre donne à voir (et donc à percevoir, et donc à nommer et donc à décider de) cette vie vécue ; sans un tel point-autre vous n’auriez pas de vie en propre, individuée ; en quoi cette structure est bien au-delà ou antérieurement à l’individualisation ; elle la rend possible,

sans pourtant en revenir ou se limiter à l’universel, l’universalisation ; et cette antériorité à l’universel est nommée, ici, la structure-sujet, soit donc le rapport, lequel contient déjà tout intégralement en lui-même l’universalisation (il n’y a pas de rapport sans rapport, le signe est déjà un rapport) et contient outre l'universel bien plus ; ne serait-ce que le décisionnel du rapport du je, seul un je ouvre le possible, puisqu'il est un rapport qui détient et ne détient pas l'autre bout du rapport.

C’est pour cela que le christique est un arc de conscience et non pas une «idée ». De même les grecs nommant l’être, ils passent par-dessus l’être là tel que donné immédiatement et cet outrepassement fait surgir ‘le-monde’ et quantité de nouvelles perceptions (les Idées manifestent, nous rendent accessibles les nouvelles perceptions du monde donné « là », l’être). L’acquisition d’un point-autre (dieu, l’être, le christique, le sujet, le réel) formulent les nouveaux champs, la nouvelle intentionnalité.

Rappelons que seule devient la forme (le reste, déterminé, périt). Si un avenir ou un à-venir existe, il existe formellement.

Dit autrement ; l’amour monothéiste de dieu, l’amour grec du monde, l’amour christique d’autrui, et enfin la conscience de soi ; puisque contrairement aux trois autres, on a accès à ce ‘soi’, en tant que ce rapport se-voit, au sens de s’intuitionner et comprend qu’il est la forme relativement accessible des autres altérités structurelles ; parce qu’il est un rapport il n’est pas « subjectif » ni « objectif » mais la grandeur même, la forme purement formelle.

« Amour » dont on comprend qu’il manifeste la-plus-grande capacité possible rendue dans la Vue et seule susceptible d’orienter l’intentionnalité (afin que l’on ne se perde plus dans les contenus quelconques) ; ne pas Voir son ex-sistence comme intentionnalité (dont un côté du rapport manque toujours-déjà-jamais, étant le raccourci du temps) c’est remplacer le réel, par quelque morceau de monde ou de la vie. C’est coller le signifiant au signifié (lequel signifié est en fait imaginé, puisque le seul réel est le signifiant même, le désir sans contenu, l’in-satisfaction structurelle).

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​​​​​​​Le devenir plus-grand que lui-même

15 Octobre 2022, 08:26am

Publié par pascal doyelle

Le réel comme possibilité interne

Le but étant d’étendre la capacité d’exister, mais comme celle-ci s’ensuit de la motivation que l’on y trouvera, que l’on découvre en nous-même, il s’agit de faire entrer le rapport que l’on est (et que donc on ex-siste, puisqu’un rapport n’est qu’actif) sur la scène intentionnelle, soit donc de le représenter (en le discernant via des signes, des concepts, et puis des affects) et ainsi développer ou à tout le moins accélérer sa capacité ;

et d’abord de récupérer l’ensemble de toutes les possibilités qui furent ouvertes jusqu’ici, depuis 3500 ans, étant entendu que nous considérons que depuis ce moment, et autour de la méditerranée (sans préconsidérer ce qui a pu surgir en d’autres temps et sur d’autres continents, que nous connaissons peu), autour de la méditerranée lorsque la forme (de la réalité, de la réalisation humaine) pointe dans la représentation et prend place sur la scène consciente (en remplacement des mondes particuliers) et qui s’impose et impose

dieu, l’intention formelle (à l’exclusion de tout ce qui « est », lui il ex-siste),

le monde (donné « là », cad l’être en tant que concept universalisant)

le corps du sujet (christique, et égalité de tous les sujets),

le sujet en personne (Descartes jusque Lacan, la liberté de tout sujet), et le réel.

Le réel donc (en ce cas le « concret », la concrétisation de toutes les intentions humaines puis personnelles)

et ce depuis la révolution, qui packaging tout cela en une fois, si l’on peut dire ; liberté, égalité, et fraternité et permet que se réal-isent le monde humanisé, universalisation, et personnalisé, individuel, accélérant durant les années soixante, cad lorsque cette intentionnalité-là, à son tour, passe sur le devant la scène et envahi toute la possibilité, tandis que les universalisations, comme les sciences, technologies, constitutionnalité des sociétés, droits divers et variés, et ultra méga mass et puis micro médiatisations parcourent toute la planète, renvoyant à chacun et à tous l’image, la représentation de tous et de chacun, idéalement cette mass et micro médiatisation devait aboutir à une mass et micro médiation de chacun vers tous, de tous vers chacun et … de chacun vers lui-même ; chaque moi (chacun informé en forme de « moi ») devant découvrir son sujet (universel) et son je (individuel).

L’alternative

Il se peut, c’est possible, que toute la réalité (ce que l’on nomme habituellement univers, que l’on admet ici, a priori, comme infini ; l’énergie originelle infinie, la matière résiduelle, si l’on peut dire, infinie, l’étendue infinie de tout ce qui actuellement est, ou si,l’on préfère ; la réalité s’est déployée dans toutes les possibilités, même les moins viables ou durables, mais étant infinie il restera la crème de la crème, elle aussi infinie, puisque l’on ne peut pas retirer l’infinité de ce qui est infiniment ; ou donc tout se réalise, il en reste « ce qui dure » et ce qui dure c’est ce qui est ou parvient à une organisation)

que toute réalité donc est destinée à la sinon disparition, du moins dispersion indéfinie (ça durera infiniment de temps, si cela aura encore un sens, ce noir complet, sans chaleur, sans lumière, étiré indéfiniment).

Pourquoi pas ?

À rebours on se demande qu’il serait quand même tout à fait stupide qu’une telle quantité (infinie) d’énergie, de matière, de réalités, de réal-isations, naturelles ou ensuite, autant que l’on sache, humaine, termine sa course dans la glaciation noire et sans plus personne pour se souvenir de quoi que ce soit, et que tout l’ensemble n’ait servi à rien du tout. Idiot, stupide et débile.

Et qu’alors l’étendue effectivement totalement disproportionnée de la réalité (telle que les sciences et les techniques nous l’ont révélée, cet univers infini m’effraie, comme le murmurait le premier de tous les penseurs ayant par ailleurs désigné, signifié le « moi », en ciblant, par la critique, « le moi de monsieur Descartes », à savoir Blaise Pascal)

ce gigantisme surhumain de la réalité ne devient plus une raison de s’effacer de par ses distances extravagantes, dépassé par l’effroi, mais au contraire : toute cette dépense d’énergie ne peut plus, ne peut pas n’aboutir qu’au quasi-néant de tout, à l’oubli intégral non seulement de moi-même (ce qui est, quoi qu’on en dise, ou en prétende, assez dérangeant…) mais oubli de toutes nos réalisations, efforts et personnalités si fort empanachées (oublié moïse, oublié Platon, oublié Michel-Ange, oublié Rimbaud, etc, et ce tableau ne sera plus qu’un galimatias de tâches colorées dépourvu de signification, de regard : pour terminer en poussière).

On peut aussi bien supposer un univers « très grand » et non forcément infini, et admettre dans ce très grand univers une propension à s’organiser, plus ou moins rapidement et avec plus ou moins de dérives écartées de fait, non viables. Univers fini donc mais suffisamment énorme pour assurer un minimum de possibles.

Pour le croyant, que l’univers soit infini ne veut pas dire que cet infini entre en concurrence d’avec dieu ; dieu n’occupe pas un « lieu » dans le lieu. L’infini de dieu est d’une autre essence, évidemment, et de toute manière « infini » qualifie dieu mais n’en constitue pas l’essence ; du reste cette notion d’infini, en elle-même, ne signifie pas grand-chose ; si on désigne par là la durée ou l’étendue du divin, quant à signifier, cet infini, lien de dieu à lui-même, ça ne définit pas du tout la nature de ce lien (et le seul à s’avancer dans la nature divine et ce tenant par quelque illumination que cet être est « de volonté », ou plutôt dont la seule marque en nous de cet infini est la volonté, en quoi on peut suggérer que l’Intention est formellement le réel divin, intention dont on ne sait que ce qu’elle nous communique, d’une part et d’autre part dont la nature, l’essence, est, en tous cas ici, tout à fait étrange ; elle est un rapport (et non une virtualité abstraite ou éthérée), dont, de ceci, nous ne saisissons jamais le terme soit initial soit terminal, final ; le « rapport », en tant que notion, est si énigmatique en lui-même qu’il se retrouve porteur de cette autre super-catégorie du « possible » comme essence, cad structure, du réel. Dont dans tous les cas on remarquera ceci que l’on en sait que ce qui sera éprouvé, expérimenté, réalisé, réal-isé en tant que déploiement de la détermination.

Bref.

Quant à choisir, on choisit : à savoir que le devenir de ténèbres et de glaciation n’a aucun sens mais qui ne peut pas être exclu. Or cependant on en revient à la contenance, la tenue, la logique du réel que l’on a sous la main, et entrant dans son analyse. Ce à quoi se confronte la philosophie depuis le début ; qu’est-ce qui « est » ?

On a quitté les mondes humains, clos sur eux-mêmes et qui acceptaient la perception-parlée du groupe, de sorte que à partir de dieu, de la pensée et du corps christique chacun se retrouve face au donné « là ». et se pose la question ; qu’est-ce qui produit les contenus de conscience (ça n’est plus le groupe ou le sacré, le divin étant séparé du monde et menant son Exigence difficile et autre) et quels sont-ils, ces contenus, distincts et produits, puisque l’on est dès lors en responsabilité de ces contenus, et également qui s’ouvrent comme possibilités, parmi les autres et dans le monde, et comme capacités, en nous ?

Par ailleurs et surtout on a vu que la « réalité » n’y suffisait pas, dans la caractérisation de « ce qui est » génériquement parlant. Et il existe un ‘objet’ qui ne fait pas partie des réalités, c’est la forme des réalités ; soit donc le présent. Le présent est la forme des réalités. Ou dit autrement le bord du monde n’est pas ici ou là-bas, mais ici même et maintenant. En chaque Instant.

Le dit présent est beaucoup plus que le moment coincé entre passé et futur, mais renommé comme exister (l’exister est la forme qui entoure, de manière inimaginable) la réalité déterminée (cad les réalités déterminées, puisqu’il n’est aucune réalité qui résumerait en elles-mêmes toutes les choses, les êtres, les conscients) et inimaginable, mais signifiable, par le signifiant étant nous-même arc-de-conscience nous savons déjà ce qu’est un « rapport » et ainsi dans la capacité de saisir intuitivement, ou structurellement, que le réel soit un signifiant (dieu, l’être, l’amour christique, le sujet, le réel). En quoi le réel est cet acte, activité, propension au pur et brutal devenir.

On saute une ligne et on affirme que le sujet de tout ce qui est, est le devenir. Ce qui peut sembler loufoque, quelque part, mais en réalité s’explicite comme ; le sujet de tout ce qui est, est le devenir parce que le but, la finalité est que le devenir grandisse. Ou donc ; il y a un devenir (cad par ailleurs une réalité) afin que le devenir devienne, devienne plus grand (sinon il s’effondre, s’écroule, se disperse, voire, on n’en sait rien, disparaît). Ainsi le devenir devient et deviendra toujours plus grand. C’est le principe ontologique fondamental (avant d’en trouver un autre).

Dit autrement ; que le possible devienne. Qu’il existe de plus en plus de possible. Non pas simplement de « possibles » mais le possible en tant que tel. Quoi que l’on pourrait tout à fait soutenir, semble-t-il, que la vie, le vivant tient quand même une logique extrêmement prolifique ; la vie se déploie dans tous les sens accessibles et n’hésite jamais ; les moindres variations, les plus grands règnes du vivant envahisse toute réalité suffisamment durable. Il est une monotonie de l’inorganique en comparaison, à tout le moins, de la pluralité inventive du vivant.

On a dit que le réel est activité.

Ce qui veut dire : un rapport. Le rapport est cela même qui supporte le principe que la logique du réel est le possible pur et brut.

On a retiré de la réalité, des réalités, des déterminations qu’elles soient « substantielles », en ceci qu’elles ne constituent pas, ici, le réel de ‘ce qui est’ au sens générique (abstrait) ; on a dit que le « substantiel » était au contraire purement formel et que donc le réel de la, des réalités est le présent, cad la forme qui entoure, de partout, toutes les réalités, choses, êtres, vivants ou conscients ; en tant que Bord. On existe toujours au présent, jamais ailleurs. Et si ponctuellement on n’occupe qu’un seul instant, tous les instants admettons qu’ils existent en même temps ; dans cet autre temps qui est en définitive l’actualité de tout.

Sauf que l’actualité de tout, ici, est l’actualisation de tout (et qui plus est de tout le possible, lequel, pour nous ne s’éteint pas, cherchant constamment à atteindre encore plus de possibilités) ; et cette actualisation, qui ne s’éteint pas, doit être entendu comme suit ; pour prendre un exemple, une illustration qui n’a apparemment rien à voir, lorsque vous créez un tableau, ou lorsque vous jouez une musique, vous ne cherchez pas seulement à acquérir tel ceci ou mémoriser tel cela. En vérité vous vous préparez tout autant sinon plus pour les prochains morceaux de guitare ou la prochaine composition ; vous cherchez, en vous, la possibilité d’autres possibilités, étant entendu qu’il faudra toujours en passer par telle réalisation si l’on veut obtenir toutes les suivantes (ne serait-ce que de Voir les résultats et de les corriger ou reprendre ou réinterpréter, etc, autrement). L’œuvre, l’ouvrage ou l’effort valent pour ce qu’ils autoriseront, ce qui veut dire par le ou les moyens que vous acquérez, de même que le poète vous entraîne dans la possibilité de sa vision. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, sa vision est infiniment plus objective que les objectivités (sciences, Droit, morale, etc). Puisque l’on est alors en régime individualisé et que ces fines pointes réalisatrices sont les plus extrémistes et activistes de l’intentionnalisation, de la création de rapports dans tous les registres, de perception, de représentation, de création et auront à éduquer, instruire, informer au sens direct les arcs de consciences de leurs perceptions aux affects au sens le plus précis et le plus apparemment étrange ; les affects de l’individualisation sont absolument inattendus et difficilement signifiables, ayant pourtant à être distinguer par des signifiants, lesquels seront avancés par quelques je. Aussi réclament-ils les formats des esthétiques et des poétiques, littérature et médiatiques (mass ou micro médiatiques).

Ou donc ; on ne fait pas ce que l’on fait, mais en prévision de possibilités futures, dont on n’a aucune idée, mais « qui viendront » et à condition que l’on soit entré dans la réalisation ; alors seulement d’autres capacités ou possibilités seront éventuellement accessibles.

Ceci donc pour illustrer que le virtuel en général, et en l’occurrence « ce que l’on peut », n’existe que de et par une actualisation, qui relance le possible dans toutes les directions qui seront, alors et alors seulement, réinitialisées, mais compte-tenu des précédentes avancées, explorations, élaborations, affectations, toutes les horizontalités dans un effort individualisant extrême : un moi n’est pas « naturellement » un je, de même que l’on ne se hausse pas sans difficulté (et inconvénients, si l’on est prophète nos jour étaient comptés, les poètes se crurent eux-mêmes maudits, ou divins) jusqu’à dieu, que l’on ne pense pas aisément, mais aussi auquel on ne croit pas facilement sinon de basculer dans les deux formulations abouties, christiquement ou cartésiennement (ou pascaliennement) ; il faut se tenir sur la pointe (du donné perçu, esthétiquement, du vécu, littérairement, du corps, psychiquement, du moi et en fin de compte du Bord de la réalité, puisque l’on opère alors dans l’actualisation (de ce qui n’est pas, nulle part, et doit être pourtant inventé ou créé, ce qui veut dire perçu… que ce qui n’est pas soit néanmoins perçu, comme si il était).

Et si c’est un rapport il constitue la distinction comme son principe, la distinctivité comme principe (la réalité étant elle-même constituée de déterminations qui-se-distinguent les unes des autres, la réalité est constitutivement dans le singulier, la singularité, donnée effarante, est la brique structurelle constitutive de toute la réalité : aucun point n’est un autre point). Puisqu’un rapport n’est déjà plus ce qu’il était précédemment ; il est déjà ce qu’il sera, et est déjà le possible.

Son activité est intégrale, il n’est rien d’autre qu’activité, sinon ne serait pas un tel rapport, il s’effondrerait en quelque détermination quelconque. Non pas que les déterminations soient quelconques, mais en comparaison du rapport lui-même elles le sont.

Or pourtant il ne peut pas en abandonner aucune, puisque chaque détermination déplie la possibilité. Le rapport est inconcevablement lié (inconcevablement pour le moment) aux déterminations, qui sont des distinctions. Qu’il y ait un monde, un univers, une réalité intégralement déterminée (il n’est que des déterminations, de même qu’il n’est que des mois, sauf le sujet en chaque fois, chaque fois singulier en tant que sujet, d’une singularité absolue, ce qui veut dire formelle, « numérique » si l’on veut, mais le nombre n’est rien lui-même que le rapport-à-soi de quoi que ce soit, aussi est-ce une universalité absolument applicable à quoi que ce soit, sauf au point, au cercle, aux droites infinies, mais il est possible de traiter des divers infinis, puisqu’alors on les comptent pour uns, ils entrent ainsi dans un calcul).

Mais que l’on réfléchisse à cette étrangeté que l’on ait un corps, soit donc un corps vivant, séparé du monde, et depuis le christique de tout monde, puisque nous n’avons plus référence qu’au seul christ (dont le Corps est absolument et totalement le Signe même en ce monde et de ce monde, par lui tout fut fait, à l’initiative du père). Au christ puis à-soi-même, cartésiennement (ou Rimbaud ou Nietzsche ou qui l’on voudra).

Un tel corps, un et indépendant du monde, et puis se constituant comme centre de son milieu, de vie, comme tout vivant, mais de plus qui consiste en une autre-surface, celle des signes, par lesquels l’arc de conscience « se perçoit » ou « le perçoit », d’un point tout à fait autre (et même Autre, que ce soit l’inconscient ou dieu ou l’autre comme langage et signifiant supposé, qui ouvre à tous les autres signifiants, bien que le moi veuille sans cesse recoudre son identité dans son-corps, ou le corps-de-l’autre, son « objet » de désir, dont on prévoit la réalité en basculant dans le point-autre). Ce signe creuse une infinie rupture en ce corps vivant, qui n’y comprend rien du tout et entre en panique (le regard, la conscience est toujours-autre, n’étant pas elle-même déterminée, mais formelle, elle n’est intégrable et située en ni par aucun contenu, qui la mixerait en un autre, et serait ainsi représentable ou pensable ; nous sommes livrés à l’altérité la plus vive, le feu vivant, la flamme, et brûlés).

On ne saurait délimiter énergie, matière, choses, vivants, sauf que « conscience » se délimite elle-même ; elle est le rapport qu’elle existe et non pas le rapport qu’une chose est. Il se peut qu’il n’est que le temps et que l’espace vienne en second. Mai peu importe puisque, évidemment, il s’agit de philosophie et de l’aperception, l’antériorité, le non visible et le non déterminé (que l’on peut dès lors pointer comme « présent », cad exister avant l’être) ; toute connaissance de la détermination choisit et n’est que par le choix de son objet, toujours délimité ; une science qui ouvrirait sur l’Objet Total deviendrait philosophie ; quelle détermination pourrait caractériser toutes les réalités déterminées ? Et puisque le devenir qui déroule ces réalités ne contient pas celles qui viennent à paraître, à naître ; les réalités naissent, la vie n’est pas germinalement dans l’inorganique ; sauf selon cette hypothèse que l’avenir, cad l’à-venir, oriente le passé. Ou que donc la Possibilité engage vers ‘encore plus de possible’ et pour ce faire ce qui dure dans le temps c’est ce qui permettra que l’avenir s’appuie sur l’acquis. Donc la réalité s’utilise afin que le possible augmente. Un vivant dispose de plus de possibles qu’un inorganique. Il existe probablement d’un resserrement du temps comme de l’espace ; et un arc de conscience se transmet à lui-même un raccourci existentiel, un laps de temps et de distance (ce qui se nomme le-signe, le signifiant est ce raccourci) ; ce que l’on intuitionne dans les signes ; qui en un éclair fulgurent les significations (lesquelles sont toujours parties de monde relancées ; le moi par ex croit qu’il est hors du monde, certes, mais n’est pas hors du corps qu’il est ou plus exactement qu’il existe, tout parcouru qu’il est de signes, sur l’autre-surface du corps, en et par laquelle il s’écrit). Ce qui ne peut pas rester un signe abstrait mais écrit dans et par le corps, un affect propagé.

La tenue de l’Affect en nous est fondamentale.
L’affect est l’effet du signifiant dans un corps vivant, Lacan n’y contredirait pas.

(ou si l’on préfère, il fallait la psychanalyse, et donc Lacan, pour que l’on parvienne jusqu’à la ligne de séparation, en nous, dans ce corps, ce que désigne « l’inconscient », mais n’oublions pas que les existentialismes ont énormément remué les affects, tel l’angoisse, ou les pulsions, les désirs, ou le regard et autrui ; la structure l’arc de conscience générateur de champs intentionnels, via les signes qui coupent, est infiniment proche, en un « moi », du corps réellement concret, et l’ensemble du 19éme, 20éme réalise cette concrétisation de toutes les intentionnalisations de tous les arcs intentionnels, chacun relevant soit de sa liberté, anglo-saxonne, soit de sa liberté/égalité, française).

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Le biblique, le christique, le philosophique

8 Octobre 2022, 08:57am

Publié par pascal doyelle

L’architecture générale du réel ... vue d’ici.

Jadis nous nous sommes pris de compréhension pour les contenus, cad les mondes humains totalisants, ceux de la communauté-parole partagée-monde donné et perception selon et pour le gouape, ce qui permit d’inventer le langage, tout uniment donné dans le même-monde parlé et échangé, et la communisation puis la transmission du contenu-monde, à chaque fois, se devait d’être rigoureuse (perdre le langage et les contenus c’était perdre le monde, le groupe, l’organisation de tout).

Mais il nous vint, à l’esprit, que les contenus étaient ‘produits’ et nous nous sommes tournés vers l’éventuelle structure productrice de contenus ; soit donc dieu, la pensée, le sujet (christique et cartésien), le réel (et la révolution, cad la concrétisation, humaniste et puis ensuite personnaliste). Dieu, l’être (ou le bien, le un, etc), le sujet ou le réel apparaissent comme purement formels, et ne peuvent pas être considérées eux-mêmes comme des contenus, des déterminations, mais des actes, activités, formes, cadres signifiés. Signifiés et représentés par des signifiants dont on ne peut pas épuiser le contenu, puisque précisément ils manifestent, ces signifiants, la structure qui produit ; les perceptions, les images, les idées, et tout monde humanisé ou ensuite personnalisé.

L’intention (du dieu un tout-autre ou du christique en-un-corps et selon le temps), le réel, tout comme le présent ou la conscience (qui focalise sur tel contenu mais ne se fait pas voir) n’apparaissent pas ; c’est pour cela qu’ils réclament l’engagement du sujet, qu’il croit, qu’il pense, qu’il se convertisse (au christique et l’égale vue de chacun par le un-tout-seul), qu’il doute et s’affirme, sa liberté, ou qu’il veuille la justice de la révolution etc. Un maya vit de fait de l’intérieur son monde et pour comprendre ce monde il naît maya, et le perçoit tel.

Ces possibles qui paraissent par dieu, le sujet, la pensée et le réel n’existent que dans et par l’actualisation d’un sujet (dieu-sujet, pensée-sujet, sujet-sujet, sujet-réel) ; puisque le réel a pour structure le présent qui rend possible le possible, à condition que celui-ci rassemble sa forme-même, à laquelle il faut tenir mordicus. Ils relèvent du décisionnel, ou vaut-il mieux dire de l’intentionnel, de la volonté au long cours.

Ils forment le cadre de ce qui « est » (déterminé) et comme tels « existent » (mais ne sont pas). On décide alors si ‘exister’ est une dimension ou seulement fonctionnel (d’un déterminé) ; on a choisit ici le dimensionnel (sinon l’exister est fonction d’une réalité déterminée qui, au final, se disperse, s’efface, s’effondre, se dissout, et dont à terme il ne restera rien, et plus personne pour se souvenir de quoi que ce soit ; seuls dieu, la pensée, le sujet et le réel existent, le reste passe).

De déplacer les structures dans le champ intentionnel (qui étai jusqu’alors centré sur chacun-son-monde, maya, égyptien, etc) impose, de fait, que ce soit une structure universelle ; rappelons que, ici, le je est la plus grande structure universelle connue (la pensée est structurelle mais aucune pensée ne contient la conscience, et une pensée est différent de toute autre pensée, mais tout je est strictement identique à tout autre je, leur différence, numérique donc pour ainsi dire, n’est pas « vide » mais formelle ; et cette distinction formelle de deux je est donc absolue (mais formelle, ou si l’on préfère ça ne signifie pas qu’ils ne se comprennent pas, mais justement qu’ils se comprennent ; ils ont la même structure et le même monde donné-là).

Dieu, la pensée, le sujet et le réel sont la mise en avant (ou les révélations) de ce déplacement.

De même philosophiquement on s’attache d’abord aux contenus (les idées, les systèmes, soit donc les réseaux intentionnalisateurs qui permettent de mettre en jeu la perception actualisée par chacun (il faut lier telle perception à l’augure de tel signe, tel mot, reprendre tel mot du commun et lui conférer un autre sens, que chacun doit acter en sa propre activité) ; chacun se convertissant à la pensée, se décentrant mais surtout outrepassant tel ou tel groupe,autour de la méditerranée en l’occurrence, et ce donc dans l’actualité du penser ; on ne pense pas sans penser réellement, sans actualiser les rapports qui s’énoncent),

puis on s’aperçoit que toutes les pensées sont relatives à un être, qui, de cela, n’est plus un être, mais une structure puisque les contenus déterminés, même universellement, ne représentent pas celle-ci ; ou donc la structure (le je, le je pense, le je nouménal, la conscience/hégélienne, l’intentionnalité et le pour-soi sartrien, etc) est autre et doit s’analyser telle quelle.

Rappelons ;

dieu est la découverte (ou la révélation si l’on est croyant) de l’intention formelle, laquelle étant formelle est unique, une et uniformelle ; ce qui veut dire exclusive et ne contenant rien ; pure intention qui initie tout le reste. Aussi dieu crée-t-il « tout ce qui est » mais n’est lui-même pas un être.

Et décide donc d’une nation, les juifs, suspendue à sa seule intention. Que nous veut-il donc ? Ils n’y comprennent rien et nous non plus. Le christique viendra afin de préciser l’enjeu.

Si dieu est la nation, cad la Loi, le christique est l’intention, l’intention telle qu’elle existe en ce monde et en une vie vécue ; l’intention remonte encore d’un degré, infini, dans la compréhension potentielle et lancera que chacun devienne pour lui-même réel (auparavant on est ce que l’on est, esclave ou riche, païen ou juif, homme ou femme, tandis qu’ensuite on est un je, face au christique avant d’être un je-selon-soi, cartésien, tous égaux et puis tous libres, oui l’égalité est découverte avant la liberté). Nous ne serons donc plus jugés selon la Loi (et les faits et les gestes, les prescriptions et les règles, lesquels nous condamnent toujours ou nous astreignent à des règlements, des pratiques, de la pureté et de l’impure, etc)

mais « jugés » d’après notre Intention (et non plus nos actes ou nos pensées) laquelle intention (qui est une nouveauté radicale) est toujours très difficile à discerner et que, même, on ne connaît pas vraiment soi-même ; aussi, au lieu d’être jugés, nous serons pardonnés, a priori, étant entendu que de toute manière nous allons nous égarer, nous tromper, nous perdre de diverses manières, nous perdre de vue et il faudra qu’advienne la fin pour que soit rassemblée véritablement ce que nous avons vraiment voulu, décidé, intentionnalisé.

Le pardon est la suite logique de notre être non plus selon la Loi mais de notre être en tant qu’Intention (autant dire qu’il ne s’agit pas d’un « être », et que nous ne serons pas jugés mais que notre intention nous jugera au sens où elle nous ouvrira ou non l’accès au grand possible ou au paradis ou ce que l’on voudra.

Ou si l’on est athée ou agnostique, cette intention nous permet d’accéder à un, deux, trois, etc, niveaux, degré d’intensité ou d’augmentation de notre être ; de faibles finalités ou des bassesses nous bouchent la vue et on se perd et perd son temps selon des futilités, voire des ignominies ; il y aurait en ce cas une capacité plus ou moins organisée ou désorganisées du possible de vie, du Vécu lui-même et ce jusque dans nos affects, ça ne concerne évidement pas seulement l’intellect mais de l’affect à l’intellect en passant par la perception et le relationnel, et le politique, etc). Il s’agit de porter les rapports de plus en plus précisément, et donc d’ouvrir de nouvelles distinctions ou créations, lesquelles montrent (le monde, le donné, le vécu, le corps, etc qui ne se voyaient pas ou peu) ou qui élaborent de nouvelles intentionnalisations (la nation, l’universelle intentionnalisation, pensée ou droit, esthétique ou éthiques, le corps vécu, le segment naissance-mort, autrui évidemment et les nouveaux rapports possibles (soit donc le christique nommément), et bien sûr puisque l’arc de conscience s’est créé (il doit se-créer puisqu’il est un rapport qui n’existe qu’activement) les esthétiques innombrables, éthiques et politiques, humanisations et personnalisations infinies en nombre.

Intention qui ne nie pas la Loi mais l’accomplit encore plus avant, en modifiant sa dimension. Puisqu’il ne s’agit plus de l’Intention uniformelle d’une nation, rassemblant les volontés, mais de l’incarnation de l’intention mais cette fois en tant que chaque un, chacun ; il faut que l’intention devienne plus réelle et vienne à occuper son véritable lieu.

Il est bien évident que l’Europe et la France s’empareront du christique et créeront une acculturation généralisée, et une super-élaboration de tous les rapports possibles, puisque dès lors le je est immédiatement arc-bouté au donné-là (reprenant toute la pensée et tous les registres, comme les esthétiques et poétiques) et instantanément actualisé en tant que présent : Descartes.

On comprendra que d’une part il s’agit de montrer, exposer, représenter la structure qui produit les contenus (alors que jusqu’ici les mondes humains jusqu’alors séparés, les langages, les échanges, etc qui prenaient toute la lumière, cette fois la lumière elle-même apparaît) et d’autre part d’affirmer cette structure, qu’elle est forcément exclusive et unique ; elle est le rapport lui-même, sans contenu qui pourrait le distinguer, le composer, et il n’existe donc qu’un seul rapport, et « rapport » est la catégorie centrale de tout ce qui est ou si l’on préfère de tout ce qui existe, puisqu’un rapport « n’est » pas, il ex-siste, il ex-siste activement, ou n’existe pas, et si on applique cette évidence à tout ce qui est… on ne parvient pas à mesurer l’ampleur de ce qui est impliqué.

Il apparaît donc que si le rapport, l’intention, dieu, le penser, le sujet ou le réel ne tiennent pas dans l’enceinte de quelque contenu que ce soit (mais que par ailleurs si ils ne sont pas pensables, ils sont signifiés et qu’un je, un arc de conscience comprend ces signifiants), on a sauté d’un niveau à l’autre. Même la pensée ne tient pas de ses contenus, les idées, puisque celles-ci sont des intentionnalisations à partir du donné là tel que perçu ; mettant en jeu donc les réseaux intentionnels possibles et passant et se modifiant d’un sujet à un autre, ce qui veut dire d’une cohérence à une autre (de sorte que Hegel a cru, peut-être adéquatement, reconstituer ces avancées, en deux phénoménologies, de la conscience, historique et du savoir, absolu). Les cohérences (les systèmes) sont entraînés par le mouvement d’actualisation de tout, vers et par les sujets, les je, qui, eux, existent de plain-pied d’avec le donné là (du monde, de la réalité) et selon l’actualisation du présent de l’Exister (qui ouvre les possibles en prenant sur sa capacité, sa motivation et sa mobilité de vitesse non finie, un signe qui relie perception et signifiant, signifiant et signifié, et signifiants est absolument rapide).

C’est bien pour cela que les systèmes philosophiques se succèdent ; il ne faut pas y voir un échec mais l’amplification des réseaux de plus en plus étendus, concentrés, précis, pointus, et qui avancent en fait en un certain sens ; la mise en lumière de ce qui était caché mais caché puisque encadrant tout l’apparaissant et qui était recouvert jusqu’alors (on porte attention aux contenus et non aux cadres de ces contenus).

À savoir que l’on est passé de la métaphysique (qui use d’un discours objectif) à une réflexivité qui observe et analyse une activité, ici même et maintenant.

Il est par exemple impossible de prouver l’existence de dieu. Sinon de postuler tout un ensemble de concepts, et à vrai dire de conceptualisation, qui pense ou tend à déterminer une idée centrale tel l’être, et puis de gloser tout autour et il est vraiment convaincant et argumenté de systématiser, mais on peut systématiser sur beaucoup de choses, différentes. L’hypothèse de l’être, immuable, fixe, unilatéral, plein, substantiel, d’un seul tenant, cad d’un seul concept, organisé autour de la perfection ou de l’infinité ou de l’éternité ou de la transparence univoque, etc, réclame tellement d’a priori fixés prétendument une fois pour toute, et surtout qui se résume à ceci ; que l’être est un le gros Objet absolument intégralement réalisé ; sont des pétitions de principe.

Et qui ne correspondent pas du tout à ce que l’on vit, ou si l’on préfère à ce que l’on expérimente.

Or bizarrement le biblique et le christique n’avancent pas du tout dans la même direction… Dieu ne dit pas « je suis celui qui est », ou « je suis qui je suis », mais « je suis celui qui est en cours de devenir », ou « celui qui se fait ». Il n’est pas question de temps ou d’être ou d’immuabilité. Et de fait le christique relance l’ensemble de toute (toute) la machine ontologique, existentielle, décisionnelle (c’est son obéissance à la volonté de son père, ou dit autrement sa décision, à lui, qui est attendue, et c’est même son principe même) ; il relance tout le processus en ceci qu’il révèle tout, tout du père, mais également se révèle en tant que fils et révèle qu’il doit partir pour que vienne le saint-esprit. En nous.

Que l’on comprenne bien ; non qu’il s’agisse de croire ou non, mais de saisir la phénoménologie même de ce qui, aussi invraisemblablement riche cela soit-il, de ce qui se dit, se montre, s’exprime, et s’explique de soi.

Ou donc ; ce qui sera expliqué ensuite sur le mode rationnel et de la pensée, grecque, théologique, est non pas extrêmement mais suffisamment éloigné de ce qui se proclamait de soi. Et ce qui se proclamait de soi par contre ressemble très pointilleusement à ce qui eu lieu ensuite sous la forme du « tous les rapports nouveaux se dresseront les uns après les autres ». Descartes sort de la métaphysique, la révolution réalise « l’humanisme universel » aussi bien que « aimez-vous les uns les autres », sous la formulation de la solidarité (cad la fraternité, restera l’énigmatique « comme je vous ai aimés »… dont on se demande « mais comment nous a-t-il aimés ? »)

pourquoi ? Parce que la réalité, la vie, la vie vécue, l’historicité ne s’ordonnent pas d’un Ordre, serait-il théologique, mais existent en tant que rapports effectivement réels et un rapport doit se réaliser en tant que réels.

Il est impossible de commencer même de saisir ce que l’on éprouve, d’exister, la vraie rationalité consistera donc à penser le mouvement ; ce qui implique une difficulté éthique ontologique ; qui remonte à l’exigence du dieu un, à la croix christique, à la suspension d’être du sujet, à la rigueur, ou rugosité, sartrienne, à l’impossible lacanien, et de manière structurelle à l’absurdité d’exister explicitée comme antériorité continuelle de l’exister en un arc de conscience, mais également en lequel cette capacité vient de « ce qui peut exister », du possible, du réel venant d’en-avant, venant du possible-même (puisqu’il y a un présent afin que « quelque Réel arrive »).

Et donc la vérité ou le réel ne se décrètent pas, ne se pensent pas ; ils se décident. On s’est habitué à pressentir la décision dans sa fragilité ou son arbitraire ou sa contingence, mais c’est précisément là qu’il convient d’engager l’ensemble de tout ce que l’on est…

comprenons bien ; penser l’être se suppose de soi que l’on existe hors de l’être, que l’on observe et analyse de l’extérieur.

Or dans le biblique et le christique non seulement nous ne sommes pas extérieurs mais bien plus notre décision (de Jacob aux disciples et finalement chacun) initialise le réel. On prétend, ici, que cette position externe est bien plus rationnelle et logique que cette précédente fausse extériorité (l’externe existentiel, n’ayant d’autre appui que l’intention et non pas telle notion ou concept ou système ou idéologie, s’opposant à l’extériorité) puisque cette position existentielle est effectivement réelle tandis que l’autre est tout à fait artificielle.

Dit autrement ; si on ne croit pas, on peut penser (rationnellement et universellement mais non plus seulement sous les formulations objectives du discours-objet-sans-sujet) que dieu, le christique, la pensée évidemment, le sujet et le réel manifestent ou s’auto-manifestent (puisque nous ex-sistons en tant que rapport, ce que nous ne connaissons pas objectivement nous le signifions en cette auto-expérience du je, exceptionnellement, puisque le je est antérieur à l’idée, l’être, l’universel et antérieur à la position du réel donné « là », ce que l’existentialisme nommera l’existence brute). Point besoin de dieu ou du christ et le sujet est, à tout le moins, admis en tant qu’apparition de fait phénoménologique (donnée dans l’expérience et dont on ne tire pas d’admission métaphysique même si on est poussé à rechercher et continuer de rechercher l’architecture ici même et maintenant ; l’ontologie, du sujet, depuis Descartes est une immédiateté, une activité, une actualité et même une actualisation et enfin peut-être une instantanéité, si précisément il s’agit d’un raccourcis dans la temporalité même, dans la substance existentielle du réel ou à tout le moins du je).

Souvenons-nous qu’alors cette décision d’exister (l’insondable décision d’être, de Lacan, tout aussi bien) est externe, et se situe sur le Bord de toute réalité (et de tout vécu et de tout corps, soit donc l’extime de , encore, Lacan, qui relativise ainsi l’intime à un externe du sujet-inconscient, de l’inconscient comme coupure, pliure, hiatus qui engendre le moi, dont l’intime est alors exporté dans un autre champ, un champ tel que jamais aperçu par quiconque, sinon au 20éme, à la lisière duquel se situait aussi bien Sartre, puisqu’ils décrivent le même ‘réel’, cette structure arc-ticulée), et ainsi dans le formel pur et dur. Le formel (arc de conscience, présent, indéterminé, in-fini) qui entoure les contenus, la réalité, la détermination, le fini.

On soutiendra même que si la pensée de l’être est admissible au sens grec, elle ne l’est plus du tout au sens théologique ; parce que pour les grecs la pensée est l’horizon, c’est la pensée qui fait-voir le monde (hors de tout groupe ou langage particulier, puisque la philosophie s’échine quand même à fabriquer son propre langage, à faire-pensée dans le monde-donné-là). Tandis que dans la théologie appliquer la pensée à ce « sujet » qu’est dieu et encore plus le christique et toujours tout aussi paradoxalement chacun, appliquer la pensée objectivante à ce qui doit s’engager tel quel et tout entier, est une technique pour le moins discutable.

Dieu ne peut pas se tenir comme horizon en tant qu’être, cette idée centrale et centrée ; puisque c’est un sujet, ce qui veut dire un rapport bien plus grand que n’importe quelle « pensée » ou « notion ».

Ou donc ; l’externe décision existentielle crée le temps. L’extériorité de la pensée théologique ou grecque annule le temps. Et dès lors on ne sait plus du tout quoi faire ni du temps, ni du monde, ni de dieu, ni de quoi que ce soit. La pensée et l’être, le dieu théologique, l’esprit hégélien absorbent le réel en tant que ce vers quoi tout converge, alors qu’il est impératif de saisir l’articulation qui rend effectivement présente tout ce que l’on constate, perçoit, décide et éprouve dans toute son ampleur ; le rapport est cette articulation (mais alors seul existe le rapport, qui ne se clôt ni ne s’éteint jamais dans un forclos incompréhensible ; dieu en soi, l’être en soi, l’esprit et le savoir absolu sont des trous noirs ; or le dieu vivant, le christique, le sujet ou le réel ou la pensée qui pense sont existants et non pas inertes.)

On s’empresse d’avancer immédiatement ce qui, pour nous, ici, constitue l’explication ou explicitation essentielle ; qu’effectivement il nous est possible de décider de ce qui est parce que le réel est, ici, un rapport, un rapport formel, non déterminé et n’est pas dans le monde, lors même donc qu’il est « rien du tout », sinon formel ; soit donc la décision, ou dit autrement la liberté et la liberté est comprise comme « ce qui est capable de créer des rapports et donc de nouveaux rapports ».

aussi cette externalité du réel du rapport seule explique qu’elle soit le temps lui-même. Et cherche à étendre cette compréhension de telle sorte que l’on puisse saisir à même le devenir du devenir ; qu’est-ce qui devient ? Le devenir, et ça n’est plus une tautologie (telle l’être est l’être), puisque c’est un rapport et donc un décalage…

Or la raison fonctionne sur le un est égal à un. Il n’y a pas de devenir. On suppose toujours une extériorité, un ordre préalable ; tout comme on tente de prouver dieu par les ou la cause des causes et des effets. Mais comment appliquer le système causal à « dieu » ?

dieu ou la cause n’a de sens que si la réalité qui en naît ou s’y décide (comme on veut) ajoute à la réalité. Ou donc ce que l’on présente comme ; le réel est plus grand que lui-même. Sans cette finalité il n’est aucune « raison » d’un devenir ; l’ordre imposerait son étendue tout uniment.

La solution, inverse si l’on peut dire, ne se fonde pas sur un ordre, dont on ne peut plus sortir (pourquoi le un produirait-il le monde ? ) mais de la possibilité même ; tout ce qui est possible existe. Le rapport, tout entièrement activité, occupe absolument tout le réel puisque le réel est le possible et que seul le rapport manifeste la capacité du possible (et donc engendre instantanément toutes les possibilités) ; et ce qui existe activement est de fait et instantanément (dans le non-temps) toute l’occupation de ce que «le-réel » veut dire.

Sous-entendu le rapport, le possible est toujours totalement et de plus en plus possible ; il jette intégralement toute la réalité et tout le réel dans le seul et unique jeu. Si le rapport seul existe (le reste est, et se disperse)

La brutalité de la réalité se déploie en tout et partout et puis se régule, de par son infinité même (elle se déploie et se régule statistiquement) ; la réalité est infinie et ce qui en résulte (un univers un peu organisé) est encore lui-même infini (l’infini n’ayant pas de limite en soi, il est une infinité de nombres en quelque catégorie que ce soit, rationnels, irrationnels, etc, ou dès que l’on engage la détermination toute la détermination s’étend).

Le rapport est la structure même du réel, abstrait relativement au nombre, mais en des instances tout à fait exclusives et actives en tant que dieu, pensée, sujet et réel ; qui comme telles se donnent en elles-mêmes (ce sont des rapports) mais dont on ignore la structure absolue.

Dit autrement ; on ne peut pas seulement, admettre la réalité telle que donnée là, en l’état de déterminations diverses et variées, mais relativement à une unité ; formelle. À quoi on l’identifie comme présent, exister, actualité, rapport et sujet ; qui seuls permettent de poursuivre la compréhension de l’activisme forcené de tout ce qui existe, et en quoi on s’autorise de choisir ; si le réel est activité, elle ne peut pas finir. Et en ceci en somme qu’lele est à elle-même sa manifestation et qu’à la perception d’elle-même (en tant que déterminée, elle est déterminée et donc se perçoit et ainsi parfait constamment son actualisme, en distinctions effectivement éprouvées) elle se modifie, ce qui veut dire ; crée le possible lui-même (le possible n’est pas ce qui arrive à quelque chose, le possible est le réel lui-même ; le réel est, sera, est en train de devenir plus grand que lui-même, seule finalité admissible et digne de ‘ce qui existe ‘).

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Possibilités du possible

1 Octobre 2022, 09:48am

Publié par pascal doyelle

Le réel comme actualisation dépend de sa propre capacité. Le réel, l'être autrefois, dépend dans sa structure de l'intention qui sera capable de porter.

Il n’y a en vérité aucune raison de douter. Tous les contenus sont quelconques, mais la forme est antérieure aux contenus : elle n’est pas, elle existe. Et dès lors tout est entraîné dans le mouvement même ; il y a des « idées » (et donc des choses supposées, ou l’être supposément) parce qu’il y a un rapport, l’arc de conscience, qui produit ces rapports que sont les idées (lesquelles sont « emplies » d’une consistance qui n’est qu’imaginée, substantiellement supposée et admise sans critique, cette substance, répétons-le, est imaginée, ressentie par anticipation en quelque sorte, et habille telle idée absolue, l’être, le un, etc, d’une « qualité magique », « infini » relève quasiment d’une même vision).

Mais si le je survient c’est en tant que rapport et un rapport a rapport avec-soi et dont seulement il se prouve d’une sûreté inégalable (il n’y a pas d’autre certitude et celle-ci, ce rapport, admet tous les autres mouvements (dieu, la pensée, le sujet, le réel) lors même qu’aucune idée, qui est composée, ne lui est égale ; et surtout idée et je ne se situent pas du tout dans la même dimension et de fait le je constitue inauguralement un nouveau registre, ce qui deviendra Kant, Hegel, Husserl, Sartre, qui explorent cette possibilité absolue formelle de l’activité et actualité de conscience intentionnelle.

Dès lors la question devient ; qu’est-ce que ce mouvement qui ‘ex-siste’ et qui crée tout ce qui ‘est’ ; l’être étant effets de cette cause.

L’arc intentionnel de conscience est un rapport et ce rapport est universel, c’est un pléonasme ; le rapport est toujours déjà instantanément (pas même immédiatement mais instantanément) universel (sinon il ne se rapporterait pas, il ne serait pas le lien du signifiant en général, mais le « signifiant » est toujours ‘en général’). De même dieu, la pensée, le sujet (le christique et puis le cartésien, l’égalité de chacun et la liberté de chaque un), le réel sont instantanément ouvertures (aux rapports possibles qu’ils rendent possibles) et non pas du tout clôture.

C’est uniquement, ensuite, dans le cours de l’historicité, que l’on se permet de nier dieu, la pensée, le sujet ou le réel, parce que l’on croit découvrir « une plus grande universalité » ou vérité (qui, si elle dénie dieu, la pensée, le sujet ou le réel, se contre-diront, se couperont de leur racine, cause, source, inscription historielle et tomberont dans une faiblesse de conception et une facilité immédiate).

Ainsi l’arc christique, comme l’exprime « ceci est mon corps », parce que c’est le vôtre (que l’on y croit ou pas, le-corps et encore plus la-vie-vécue entre dans le champ intentionnel universel général ; il n’y plus uniquement que César qui existe mais tout le monde, chacun, esclave ou libre, pauvre ou riche, homme ou femme, juif ou païen) ; c’est votre corps qui est exposé, nu et non-mort. Pourquoi ? Parce que dès lors entrant dans le champ intentionnel il devient celui qui porte les signifiants, ou donc tous les nouveaux rapports (de soi au christique, du soi à soi, de soi aux autres, de la direction vers laquelle tous et chacun regardent), tous les nouveaux rapports qui viendront dans et par les siècles qui suivront (qui pour nous sont devenus jusqu’à l’humanisation universelle du monde et la personnalisation universelle des vies vécues, depuis les années soixante).

Entrant dans le champ intentionnel universel et dans l’historicité, le corps, vivant, devient l’autre-surface du corps, portant les signifiants nouveaux (et non seulement recouvert par les signifiants christiques, mais par les signifiants dont chacun va s’écrire, sinon se lire ; lire les signifiants dont on s’est écrit soi-même est évidemment très difficile).

Entrant dans le champ intentionnel (introduit par … dieu, le dieu vivant, celui qui ex-siste contre la disparition et la dispersion des choses composées, celui qui tient donc l’unité par-delà la composition) le regard, l’intentionnel, crée la possibilité de signes, de signifiants. Le christique signifiera donc « chacun parmi tous ». Descartes chacun par chaque un (ce qui ne signifie pas du tout égocentriquement, puisque le je est Rapport et donc déjà en-l’Autre).

Cet être qui n’est pas du monde, puisqu’étant avec-lui-même, supprime ou outrepasse tout autre rapport (sinon il cesserait d’exister celui-ci qu’il est), et qui cependant (comme nous l’apprend Descartes) n’est pas « de la pensée », quel est-il ?

Descartes aperçoit cela tellement qu’il ramène, du point du sujet (qui n’est plus la pensée métaphysique), le donné à l’étendue (et non plus aux qualifications idéelles métaphysiques), étendue géométrique et mathématique.

Autant dire que la réflexion s’attachera d’une part au je et d’autre part à ce nouveau monde (comme substantiel en lui-même par Spinoza et comme possibles pour Leibniz).

Tirant au fur et à mesure la pelote, du sujet, on se rend compte, à terme, qu’il est capable-de-tout. Puisqu’il est, lui, le rapport initial qui rend possible tous les autres rapports, ce qui veut dire tous les champs intentionnels. Il ne s’agit plus, par ex, de réduire l’art, les esthétiques à l’universelle pensée, mais les esthétiques se créent en tant que champs réels ou hyper-réels, lançant des Visions de réalité(s) et même des Visions du réel en et par et pour chaque je ; puisqu’un tableau n’est qu’un tas de couleurs, sauf pour le je qui le regarde ; ce que le tableau, l’œuvre apporte c’est l’arc de conscience(s) qu’ils créent, engendrent, transportent, dont ils instruisent l’intentionnalité de chaque je qui les non seulement perçoit, mais qui les lit.

La finalité, la première, est d’instruire en chaque je la possibilité de ses possibilités ; dieu, la pensée, le sujet, le réel se fondent de ce qu’ils créent, en nous, en chacun, en tous. Non pas des « idées » mais des « idées », entre cent autres capacités (dont les esthétiques, les éthiques, les politiques, les humanisations, les personnalisations, les champs de perceptions, de représentations, d’expressions, etc) des « idées » donc parce que celles-ci ouvrent indéfiniment le monde, mais également la vie vécue et la perception ; Platon a raison, les idées nous montrent, ce qui autrement resterait recouvert par tel groupe ou telle communauté ; la pensée, même celle universalisant de la métaphysique, réorganise la perception et la vie, et donc fait appel à l’expérimentation individuée sinon déjà individuelle ; il faudra attendre le christique pour que l’individualisation commence d’entrer dans le champ, dans son propre champ individuel, et se produit comme telle, St Augustin, etc. Mais les domaines intentionnels créent les champs intentionnels de signifiants (usant de toutes les sortes de signes et chaque créateur mais également chacun, en l’occurrence pour nous chaque « moi » (à sa mesure) instancient ces Visions.

Le rapport, qui ex-siste notre être (qui n’est donc pas un être), est hors-de-doute, mais on ne sait pas ce que c’est(ce qui est, en fin de compte, le but, la finalité absolument réelle ; que ce rapport se décide, s’invente, se crée). On a cependant énormément avancé et guidés non par la poursuite d’une « idée » (une « idée de soi » est juste une composition de signes, et aucun « moi » n’est trouvable qui serait en soi), mais parce que l’on est, parce que l’on existe cette-structure et quoi que l’on fasse (ou quoi que l’on pense) cette-structure nous travaille évidemment ; elle affleure et puis transperce la perception et les signes et vient se dire : elle vient se signifier et à mesure entre dans-son-propre-champ, ce qui lui est à chaque fois spectaculaire, exaltant, passionné, exorbitant. Il est jeté dans le monde donné là, ou traduisons, jeté politiquement(monde au sens précis de l’historicité, à chaque étape) dans la perception (donnée, objective ou personnelle ou esthétique) ontologique du je ; le dépouillement du « là », de l’être tel qu’il est amené à se préciser parce que se concrétisant en tant qu’il se passe, qu’il arrive, qu’il s’effectue, qu’il s’actualise ici même et maintenant ; puisque si le je est un rapport alors le rapport existe ici même et l’ici même est l’activité même du réel.

C’est le réel, la pensée, le sujet, dieu qui viennent à admettre en eux encore-plus de possibilités du possible ; dans le christianisme ; le Saint-Esprit, un troisième divin qui consiste, explicitement, depuis les premiers siècles, en notre propre participation, ce qui veut dire élaboration, du possible de la possibilité, que le christique insiste en tant qu’autrui (l’égalité qui seule donne la mesure et la règle de l’individualité), la possibilité celle qui nous a saisi antérieurement d’une part et au-delà, postérieurement dans et par l’ontologie qui se-crée, elle-même ; la finalité du réel, du possible, consistant en l’augmentation, intensification, accélération, concrétisation du possible que tout ceci soit mis en place d’il y a 20 siècles est sidérant, en soi. Et seulement mis en œuvre en 1789.

Ce qui n’est rien d’autre que l’actualisation du christique. On répète ; ce qui n’est rien d’autre que l’actualisation du christique ; à savoir que le réel (le divin séparé qui existe autrement) est (infiniment) actif dans et comme monde. Dans le monde en tant que sujet-je humain et personnalisé, d’une part et d’autre part en tant que monde en ceci que tout arc de conscience est inscrit dans l’arc de cela même que l’on reconnut comme Bord du monde qui n’est nulle part ailleurs qu’en tant que Présent.

Que l’on croit ou non au christique, soit que la dimension en-plus, celle qui se crée dans l’actualité brute, ou soit cela nous fut révélé, et puisque situé sur le Bord de tout ce qui est, ça ne pouvait nous venir que du divin, le divin existant séparément du monde, le sacré lui délimite dans le monde son temps et ses lieux qui scandent la réalité, il ne prend pas pied depuis le réel séparé et autre).

Ce qui ne veut pas dire que l’on ramène le transcendant à l’immanent, mais que l’on admet que toute l’immanence (ou toutes les immanences, peu importe) sont activées en tant que rapports dans le rapport ; il faut comprendre que le rapport, la structure, l’arc de conscience dans l’arc du présent ne sont pas, plus de même niveau ; non au sens où l’un doublerait l’autre, mais au sens où les réalités (les vies vécues, les corps) sont les effets de la cause (laquelle est unique, uniformelle, in/finie, in-déterminée étant cela même qui de par sa logique de rapport et de rapports distingue, les réalités, les effets, se distinguent, de fait et effectivement, partout et dans le moindre iota de réel ; iota parce que le réel n’est pas mesurable, calculable, on peut le diviser infiniment indéfiniment).

Or dieu, la pensée universelle, le sujet ou le réel sont ces mouvements. Sans présager de ce que le Mouvement pourrait être, mais uniquement en ce fixant sur notre expérience, historiquement déposée depuis 3000 ou 3500 ans. Depuis le un tout-autre, dieu, l’intention première, purement formelle et qui, donc, crée tout le reste. Dieu forcément unique, formel, universel, Rapport de tous les rapports, hors de tout l’être, en plus de l’être, et créant « à son image » des êtres de rapport pur et brut ; des arcs de consciences.

On en revient à Descartes, toujours. Parce que rien n’apparaît au hasard. La structure est le rapport qui seul devient, le reste disparait. 

Ce qu’il avance n’a rigoureusement aucun sens relativement à la métaphysique (au discours objectif sur l’être, le bien, la pensée ou le moteur, le un, etc), mais permet de basculer intégralement la réflexivité sur l’autre axe ; on ne peut pas douter du je parce que le je se meut.

C’est à ce mouvement que sont articulés les structures, dieu, l’universelle pensée, le sujet et le réel.

Pour résumer, une idée ne se connaît pas elle-même, un système ne se sait pas ; une idée ou un système, métaphysique, sont sus. Cela qui sait est bien plus grand que ce qui est su. Le « su » est uniquement moyen pour l’arc de conscience ; tout comme le christique renvoie en son lieu, la Loi ou la sagesse ; c’est l’intention qui compte, parce que c’est elle qui tisse, ou non, des rapports et des rapports adéquats, ou non ; et spécifiquement qui tisse, crée le rapport à (soi) qui admet autrui ou le monde donné là ou le là du monde ou le réel ; il est une conception de (soi) qui est aussi un affect (une passion, du christ ou cartésienne ou existentielle ou psychanalytique, etc). L’attention se déporte donc ; qui ou qu’est-ce qui sait ?

Et vient à la pensée que le réel n’est pas du tout ce qui est pensé, mais cela qui pense, et c’est effectivement ce à quoi la réflexivité qui s’en prend à cet être-ci (qui n’est pas un être, mais un rapport, un mouvement) et vient à l’idée que le mouvement est cela même qui existe ; que donc on a avancé non vers ce qui « est » mais selon ce qui Existe. Se meut.

Mais si on admet que notre être est mouvement alors il n’existe que le mouvement (si il s’arrête, en quelque contenu que ce soit, il cesse, cesse d’exister).

L’incertitude avale tout contenu, tous les contenus de conscience. On peut se plaindre de l’invalidité des vérités philosophiques ou des vérités tout court, mais tel Kant, dont c’est le projet, établir les conditions a priori de tous les énoncés (qui deviennent relatifs mais tiennent bon comme hypothèses et systèmes divers et variés, puisque ce qui prend la place, le lieu, l’unité jusqu’alors réservé à tel ou tel système, se transporte du côté d’une structure plus réelle et en ce sens plus certaine ; le transcendantal ; Kant ne veut pas abolir les vérités disponibles mais installer l’autre projet qui instruit l’architecture de la « conscience », bien qu’à ce moment on ne sache pas trop ce qu’est la « conscience ».

Il faudra Hegel et ses deux phénoménologies (de la conscience, historique et du devenir, et du savoir absolu, qui se donne comme système parfait mais est en vérité la phénoménologie, l’expérience des diverses internationalisations rassemblées en une fois) et Husserl qui malgré qu’il pointe effectivement qu’il existe une activité ‘de conscience’ et un champ intentionnel contenant des champs intentionnels (ils peuvent être créés en quantité), ne parvient pas à séparer l’activité de conscience de toute la prolixité des contenus ; à terme la « conscience » serait idéaliste et Idée. Et Husserl prolégomènes à l’ensemble du savoir.

Vient Sartre qui distingue absolument l’activité de conscience de tout contenu élevé et étend cette activité à toutes les activités dans le monde, la vie vécue, autrui, le regard, le corps, l’historicité, etc.

Or cependant on ne sait pas plus ce que c’est que « conscience ». on définit ici l’arc de conscience comme un rapport ; c’est un être qui est le rapport à (soi) dans lequel rapport le « soi » est le rapport lui-même ; et non une quelconque identité ou quelque contenu que ce soit ; tout contenu ou identité resterait quelconque en effet puisque le rapport à (soi) est vide, ce qui ne veut pas dire néant mais forme, formel, structurel ; n’étant pas attaché à quelque contenu que ce soit, ce rapport peut produire, fabriquer, inventer, créer tout rapport quel qu’il soit ; aussi se multiplient les langages et encore plus lorsque ce rapport découvre qu’il ne reçoit pas un Contenu superlatif qui constituerait le monde, la communauté, la parole, mais qu’il les produit ; dieu est l’intention purement formelle et donc une (aucun contenu, aucune divinité sacrée, aucun panthéon ne peuvent rivaliser puisqu’aucun ne peut distinguer dans l’indétermination formelle qu’est dieu en tant qu’intention, il n’y en a qu’une qui soit possible, et qui donc est le possible-même).

On dira ; quel rapport entre ce rapport et l’être, l’infini, l’absolu, etc ?

Que ce soit un rapport, cette conscience, veut dire qu’elle est la raison, la cause, l’explicitation de l’infini ; nous pensons ou pointons l’infini parce que nous existons en tant que rapport ; lequel n’a pas de « fin », un rapport ne se termine en aucun contenu ; ce que Descartes tentait de placer, déjà, puisque la « volonté » cad l’intention, est, en nous, que nous ayons « idée » de l’infini.

Larc structurel de conscience peine à prendre appui dans le monde, mais également dans la vie vécue ou selon la perception, puisque le monde, la vie et le donné perçu déborde de déterminations, de coloris, de sons et d’images, d’impressionnisme et de prégnance ; le donné vécu là nous envahi et nous-mêmes sommes déjà envahi.

Puisqu’originellement, au sortir de l’enfance, non seulement on s’aperçoit que l’on n’est pas le centre du monde, mais que de plus nous sommes autres que nous-même ; le désir impose invinciblement que l’on désire sans savoir pourquoi. Autre dans le monde donné, autre que soi. Exilé, extradé et on se dépêche de combler ce vertige en désirant, adolescent, ceci ou cela (peu importe quoi, somme toute).

Ainsi se déplace la problématique fondamentale ; que l’horrible satisfaction de la jouissance du corps hallucinée, la satisfaction imaginée, l’objet (prétendument absolu) du désir (contrairement aux petits désirs qui s’écrivent et prennent pied dans la réalité et non pas s’échappent dans l’irréalisme, de l’image, de la consommation, de l’avalement, de la dévoration, la digestion immonde primitive de l’incorporation (et conséquemment de la violence qui s’impose comme seul aboutissement concret possible d’un tel délire de la satisfaction hallucinée), cette horrible satisfaction est inversée : par la pensée qui décentre le moi, le christique (qui souffre, de fait, et ne se satisfait pas du monde donné élevant vers la re-Création, au point que nous-mêmes nous ne comprenons pas ce qu’il indique ...), ou du sujet cartésien qui préfère mille fois la liberté que de succomber aux passions immédiates, mais entend montrer la liberté comme « nouvelle passion », réel affect Créé, réel nouvellement affecté dans l’actualité de sa (propre) distance, par le je, qui n’est plus le moi ; Pascal désignant nommément que, antagonistement, c’est un moi qui se prend pour un « je », puisque pour Pascal seul le christ sauve ; Lacan choisit son camp, Blaise, mais cependant ne prend absolument pas Descartes pour un idiot)

La problématique est ; comment continuer la possibilité de rapports ? Non seulement le christique c’est cela qu’il rend possible, qu’il ouvre, de même que Lacan vis-à-vis des mois (ce à qui il a affaire et qui est l’universelle situation de chacun, de chaque je, le je étant autre que son moi), soigner, ou élever, afin que le désir (ce qui permet d’échapper à l’hallucination de la jouissance terrifiante, de médiatiser la coupure, la séparation qui crée le moi, la représentation, tandis que la jouissance prétend à la présentation de l’intégrale et totale satisfaction, attachée à la sourde et imaginaire complétude du corps de ce vivant qui fut coupé en deux par le signifiant, cad le rapport), afin que le désir donc puisse continuer de s’écrire.

Ce que dieu (l’intention), la pensée évidemment (la vérité et le réseau intentionnel propulsé par les idées et les systèmes), le christique et le cartésien sujets (l’égalité et la liberté), le réel (la réalisation de toute la société humanisée Et personnalisée, les objectivités et les sciences, le récollection de toute l’historicité, la reprise de toute métaphysique et ontologies qui furent, etc, bref la concrétisation et spécifiquement que chacun devienne le je en son moi, à condition bien sûr que précisément il y ait des mois et donc la personnalisation, le corps et la vie vécue absolument)

bref ce qu’ils assurent, conduisent, instruisent en tant que rapports effectivement réels, désignent, signifient le réel, la réalisation, l’actualisation de tout le possible et singulièrement du possible du possible, en quoi consiste le je (le je rend possible le possible, de même que liberté ou, et égalité ouvrent en tant que possibilités les possibles historiques qui sont devenus nôtres).

Aussi certain soit-il (il est contenus de conscience, qui passent, y compris le « moi », mais il existe un je qui est cartésiennement et structurellement absolu, ce qui veut dire formel, et non pas consistant, substantiel ; le je est un mouvement et la pensée, dieu, le sujet ou le réel sont des mouvements, ce au-dedans duquel mouvement on s’introduit depuis le début, 3500 ans)

le rapport, aussi certain soit-il, est continuellement débordé par ses contenus (qu’il investit et qu’il nourrit de toute sa puissance, cad de toute sa potentialité (ce qui est formellement sa capacité ; le possible possible), aussi doit-il se dire, au sens de se signifier, afin de marquer la parole, l’écriture, le texte, et en un mot afin qu’il soit présent dans les signifiants (qui sinon tendent, eux, à s’emplir de quelconques signifiés, imaginés, alors que le signifiant, le rapport est lui seul réel ; il n’existe que la pensée, dieu, le christique/le sujet et le réel ; le reste sont des effets, de l’être, et non de l’exister brut).

Le réel comme actualisation dépend de sa propre capacité, c’est en cela que la liberté ne s’entend nullement comme arbitraire mais comme étant effectivement sa propre loi (exigeante et difficile), ayant à instancier le rapport, le rapport en sa cohérence (aucun rapport ne se soutient sans cohérence). C’est ainsi le principe formel de l’actualisation du rapport ; un rapport n’existant qu’activement, comme, donc, possible brut, ou possible du possible lui-même, seule finalité élevée admissible du réel, qu’il soit plus grand que lui-même et donc d’un réel suspendu à sa propre liberté qui crée le cadre ontologique lui-même.

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Notre expérience, notre histoire

24 Septembre 2022, 08:23am

Publié par pascal doyelle

On résume les deux grands arcs, descriptif et narratif.

Descriptif

Notre être n’est pas un être ; il ne tient pas dans une « pensée » qui se connaîtrait elle-même, ce qui n’est aucun sens, de même Pierre n’est pas la conscience-de-Pierre, mais Pierre est seulement une synthèse hâtive, de contenus subsumés sous le nom, le signifiant « Pierre », et ce sans désindividualiser le dit Je ; le je (de Pierre) est encore plus singulier que Pierre lui-même (son je est son âme, si l’on veut) et cette synthèse hâtive, ce moi, le je, l’arc de conscience, l’intentionnalité en Pierre aurait pu, aurait, dû, devra la développer. Donc ce-corps/ce-passé/cette-identité/ce-moi/ce-je et le tout s’effectuant à par d’une structure.

Notre être est une structure et une structure dite intentionnelle, ce qui veut dire une conscience, une conscience-de. Cette conscience, cet arc est une tension, un mouvement, un rapport vers le « là » du donné, ce qui veut dire l’horizon, et cet horizon est coupé, découpé, séparé de et par le champ intentionnel, qui accolent signes et perceptions ; signes et signifiants en tant que toujours on re/présente les perceptions, on les imagine donc (ce qui rend l’imagination indépendante, en passant), et signifiant dont on hallucine, parfois, le signifié, croyant par définir un contenu (désiré par ex) de cette forme qu’est le signifiant.

L’arc de conscience est le rapport à (soi) dans lequel rapport le « soi » n’est pas un quelque chose ou une identité, quelconque, mais dans lequel rapport le soi est le rapport lui-même (qui dit je) ; et il dit je par dieu, la pensée, le sujet ou le réel. Dans tous les cas il est le rapport qui, en tant que tel, a rapport à plus grand que lui-même… puisque ce lui-même tient en tant que rapport, tendu, extensible, intensif, d’actualité brute (le rapport est toujours activité et ne se repose en aucun contenu, ou terme initial ou final, et donc il n’est pas de fin et pas de cause antérieure à lui-même comme cause ; il n’y a qu’une seule cause qui se modifie elle-même, et reproduit toujours encore plus d’effets). Et ce que l’on croit en dieu, l’intention première (et dernière) ou non ; que le rapport soit révélé ou s’expose lui-même. À chacun de croire ou non. Le « rapport » est l’astuce que la réalité a inventé afin que le simple être là devienne pour-lui-même et ainsi qu’il existe véritablement un devenir (puisque les choses disparaissent selon leur détermination, le rapport n’étant pas limité par ses déterminations continue d’exister, indépendamment). Ou : le rapport est l’exister, l’acte, l’activité absolue, cad formelle, du réel qui contient tous les contenus, la cause de tous les effets, le rapport à (soi) absolument existant ou vivant, et seule existe, véritablement, cette activité en tant que telle (et elle seule devient).

Tout aussi bien que le moindre, le découpage intentionnel vous signifie, en tant que moi, par quelques signes, et images et affects et sentiments, etc ; créant un horizon qui permet de déployer des champs divers et variés ; du psychisme, ics, au psychologique, habituel, aux mathématiques ou ce que l’on voudra ; tout est pris dans la capacité de créer des signes qui distinguent, mais évidemment notre structure ne dépend pas des signes ; elle les crée et relève non des signes mais de l’intentionnalité. Et champs intentionnels donc et découpage qui ne peut pas se refermer sinon d’une autre conscience (qui vous cloue le bec) ou d’une obsession, d’un fantasme, d’une inscription que vous prenez pour votre identité ou votre objet de désir ; ce qui est absurde, on n’a, en vérité, aucun désir, mais une Intention, formelle, par ex la liberté cartésienne ou l’autre volonté de Nietzsche, la volonté comme Autre, ce qui est impossible et donc vrai et seul réel, qui vient d’en-avant. Ce retour interne du champ, cette structure requiert de se délimiter, signifier, puisque, enfin, par dieu, l’universelle pensée, le sujet ou le réel, elle entre dans son propre champ et ainsi peut tisser d’innombrables liens, rapports en plus dans son rapport primordial, et accélérer son activité, réorganiser en elle-même individuellement mais bien sûr collectivement et donc dans et par une historicité, qui note pointilleusement son, ses devenirs.

Tout existe ainsi sous forme de rapports, de signes, dans le découpage afférant et qui donc fait-exister, fait-apparaître tous ces champs réels ou potentiels (puisque le réel est pour-nous les signifiants possibles, le réel ne se limite pas aux choses-données-là, desquelles nous n’avons de toute façon aucune connaissance immédiate, mais seulement des perceptions serties par des signes, et donc organisées en langage ; un langage désordonné n’existe pas). Sans les signes qui séparent les choses, les êtres, nous-même, notre vie n’existeraient pas à nos yeux, et n’existeraient pas du tout. Nous sommes construits, fabriqués, et au mieux élaborés (ce qui veut dire que si l’on y met du sien on peut avancer dans et par cette élaboration).

Dit autrement les choses, les êtres, soi-même nous les pressentons comme réels dans la mesure où nous les investissons imaginairement ; l’idée structurelle tient en ceci que ces choses et ces êtres, et nous-même ne pouvons pas nous contenter de seulement imaginer leur être… Ilf aut en plus les investir structurellement ; la cité n’est pas seulement la cité, mais la cité juste ; autrui n’est pas seulement l’objet de mon désir (qu’il soit à peu près correct ou pervers ou fantasmé ) mais être considéré comme sujet. La vérité, selon l’intention de dieu et la Loi, la pensée universelle, le christique, le sujet, la révolution, le réel consistent non pas à seulement imaginer ce que l’on voit (auquel cas cela tombe dans le fantasme et sa probable dérive, effondrement, irréalité, arbitraire) et pas plus seulement penser (qui tient, se maintient peut-être un peu plus solidement) mais à admettre, en soi, la position-autre ; dieu est absolument autre, autrui, le monde (en soi par ex), et notre propre vie comme étrangeté. Bref à positionner structurellement les réels, ce qui ne peut s’effectuer que dans l’effort de l’arc qui part de l’horizon ; et non pas situe ses objets dans, sous un horizon non désigné, et à partir duquel on peut élaborer une stratégie, une ouverture dans l’intentionnalité, au lieu que celle-ci se clôt, se referme sur la satisfaction qu’elle tienne, soutienne l’in-satisfaction.

Ce en quoi on entre (via dieu, la pensée, le christique, le sujet, le réel, l’intentionnalité, l’arc de conscience, l’exister) c’est dans le mouvement même. Dieu, la pensée universelle, le sujet et le réel s’instituent telles des formes vides mais en vérité des formes réelles ; inutile et impossible de les saisir comme des choses, des objets ou des discours ; ces formes s’adressent exclusivement aux je (y compris lorsque l’on pense et pense universellement, le je étant évidemment capable de l’universalisation étant à l’origine, étant la cause, étant le rapport premier qui rend possible des rapports universels ; l’arc de conscience est l’universel encore-plus-universel.

 

Narratif

Autour de la méditerranée s’effondre, disparaissent, s’oublient quantité de mondes humains qui jusqu’alors reposaient en et par eux-mêmes, chacun (pour comprendre l’Égypte il fallait naître égyptien), quantité de mondes humains particuliers, mais émerge le monde humain général universalisé, supposant cette fois un seul et unique monde donné là (le monde « naturel », perçu en dehors de tout groupe) mais aussi le monde humain universel du droit, romain en l’occurrence.

Apparaît alors l’autre rapport général, à savoir que chacun existe en dehors de tout groupe, toute communauté, et jeté dans et vers sa propre vie vécue individuelle ; ce qui se signifie par et dans le christique. Le christ est le regard qui a commencé, à la suite de l’effacement progressif de l’empire romain (et des autres mondes), commencé de soutenir chacun, chaque un.

Antérieurement il s’agissait non du christique mais de dieu ; comme Intention fondatrice, de tout. L’intention est première et crée tout le reste ; comme elle est le rapport premier, vide, cad formelle, elle est unique et expose absolument tout le reste hors de soi. L’intention est le rapport à soi

Il s’agit alors d’une élaboration ou une architecture ; on ne naît plus seulement dans une communauté qui fait office de monde, de perception, etc, mais dans le monde donné là unique et universel (grec) et de plus et en sus selon cette vie vécue qui est Vue par le regard du dieu incarné (qui a, dit-on, effectivement vécu cette vie et la plus difficile, abandonné, trahi, jugé, torturé et mis à mort, mais également réaffirmant lui-même et de lui-même la valeur infinie de la Vie, cad de l’existence, impliquant que la Création sera re-Créée).

Comme il n’existe plus de régulation communautaire, il faudra construire, instruire, ordonné, motiver, élaborer chacun dans une acculturation, une mise en forme culturelle qui puisse développer l’ensemble de tous les signes, les signifiants, les images, les récits, capables de nourrir l’individualité et décrire son monde, ses champs, innombrables, de perceptions, de représentations, d’expressions, sa vie vécue et son existence ; ce à quoi aboutissent, fourmillent 18 ou 20 siècles.

Et ce déploiement de champs d’acculturations (dans tous les sens de notre vie, individuelle ou collective, de pensées ou de perceptions, les esthétiques et les poétiques, les éthiques et politiques ne se développent pas pour rien, mais vers chaque je et tous les je à la fois, aussi tout cela se communique-t-il en tous directions réelles et provoquent quantité de techniques nouvelles ; le pétrole existait avant, mais c’est seulement alors que l’on comprend non seulement comment mais de fait l’utiliser), ce déploiement de champs intentionnels, puisque nous sommes libres explicitement (ou donc la liberté entre dans son propre champ, se nomme, se désigne, et donc s’impose et s’agrandit, Descartes ne crée pas le « sujet », mais de le nommer il l’accélère), ce déploiement est fondé sur ceci que notre être est non un être mais un champ intentionnel (qui crée et utilise les signes et démultiplie dès lors quantité de nouveaux langages) et que nous naissons « dedans ».

Nous ne naissons pas de ce corps vivant mais lui qui n’en peut mais se trouve transporté dans cet horizon intentionnel et devient tout à fait Autre que lui-même (panique totale du regard toujours ordonné à l’autre, autrui ou le grand Autre, ou la Loi, ou la raison ou le réel ou l’exigence, qu’est la liberté-même, le je), et donc acquiert un « soi » (dont il n’aurait aucune idée autrement, puisqu’il n’aurait pas d’idées… pas de représentations, il se sentirait vivant dans son milieu mais non pas je en et par un horizon qui brise en deux son corps vivant).

C’est bien parce que l’arc de conscience est un rapport qu’il est un diamètre et qu’il existe un tel diamètre. Quoi donc sinon un être qui n’est pas un être mais un rapport pourrait assumer et assurer la Possibilité du réel ? Ou donc pourquoi y aurait-il un « réel » sinon pour devenir ? Non pas un devenir qui finirait, peut-être dans 150 milliards d’années (mais peu importe) par s’effacer entièrement et disparaître, apparaître et disparaître « pour rien ». chacun choisira.

Et donc il existe un être, au moins, qui n’est pas ce qu’il est et est ce qu’il n’est pas, puisqu’il existe comme rapport ; le rapport à (soi) dans lequel rapport le « soi » est non pas telle identité ou contenu, mais est, existe le rapport lui-même ; et donc en partie vide (mais on ne sait jamais quelle côté du rapport est vide…)

C’est bien pour cela que ce rapport peut en inventer quantité d’autres, désignés comme signes, signifiants, langages, systèmes, historicités, et sciences, œuvres, ou humanisations ou personnalisations lorsque la lentille, le cercle de la lentille se resserre et que les rapports possibles deviennent des humanisations, des sociétés humaines réfléchies (réfléchies à partir de quoi?) et des mois humains qui (se) réfléchissent et sont assujettis, littéralement, par cette réflexion vers-soi, mais quel soi ?

Puisque c’est un rapport, qu’il est de fait actif (sinon il ne serait pas un rapport), un rapport lancé sur la réalité et la vie, en tant qu’il les découpe, qu’il les découpe non pour les amoindrir mais afin de les multiplier, ce qui le guide c’est l’horizon du monde, mais aussi du donné là (perçu), de la représentation (qui n’est plus seulement celle partagée du groupe communautaire), de l’expression (qui devient celle de chaque un), et qui se situe ‘en-avant’. Dans l’actualisation du possible (dieu, la cité, l’eschatologie, l’utopie, la société humanisée, la vie vécue, etc).

 

Rappelons ceci ; le champ intentionnel provoque en quelque sorte une version noire et hallucinatoire et une version structurée et positionnelle ; elle cible le là du donné ; l’une entriane dans l’irréalité du désir qui croit qu’il est (alors que cet « être » est seulement un fantasmé, et au comble impossible il s’agit de la jouissance lacanienne, qui ne s’atteint jamais et si par malheur on croit la vivre c’est le comble de l’horreur, c’est le cauchemar dont on se réveille en nage et par ce réveil on se rendort, dans la vie normale habituelle, dans le diurne, l’éveil lui-même est l’oubli de l’horrible jouissance, le plaisir, les désirs sont justement ce que l’on oppose à la jouissance),

et ce réel de structure de conscience qui indique, oriente vers le réel de la réalité. L’irréel versus le réel. La Loi, l’universel, le christique et autrui, le sujet comme autre que lui-même (de Descartes à Rimbaud à Lacan, en passant par Sartre) ; l’exigence versus la facilité.

Et surtout le réel n’incline pas vers la réalité, parce que lorsque l’on cible la réalité ce seront des morceaux de réalités, des images, des coloris, des irréalités, des immédiatetés, qui appuieront vers le bas, tandis que le réel, qui relève de la stratégie et relève la stratégie, perçoit d’en haut. Il ne s’agit pas d’une opposition seulement de l’irréalité et de la réalité, mais de l’irréalité et réalités d’une part et du réel d’autre part. Et seul le réel sauve, permet un rétablissement du saut périlleux, et qui tenait à dieu, à l’universel, au sujet comme autre que soi, et au réel.

Le reste a pour fondement l’imaginaire, au sens psychologique, au sens surtout psychique ; cet imaginaire étant le fantasme hallucinatoire qui vous fait croire en une encore-plus-grande satisfaction ; bien plus profond que le désir sexuel, à vrai dire, et ce dernier utilisé mème en tant que substitut ou écran ou prétexte ou dérivation afin d’échapper au fantasme de la jouissance (qui n’a jamais existé ou qui n’a jamais été éprouvée, et s’impose du sourd dedans comme doublement ou triplement ou infiniment irréelle, l’infini terrifiant).

Le structurel lui c’est le réel, ce qui veut dire l’autre bout du rapport… qui sinon, imaginairement, finit (ou commence) par coller à même lui-même … et ne se perçoit plus comme rapport et meurt, meurt de l’intérieur du rapport (qui dès lors n’a plus d’extériorité, absorbe, mange, avale la réalité, les choses, les vivants, le corps, les objets, etc). C’est donc un équilibre mais qui se tient par la balance du structurel le plus éloigné (cad impossible) ; dieu, l’universel, le sujet et le réel.

Et ainsi à l’autre bout l’intentionnel de structure (d’un arc qui sort de la cervelle vers le monde donné « là », assumant la position qu’un réel il y a) se déploie les possibles intimes, extimes ;

l’exigence (du dieu monothéiste) ou la passion (l’incorporation christique dans un corps vivants de ces impossibilités, en tant qu'impossibles affects)

la vérité (universelle de la pensée)

l’égalité (sous le regard du un tout-seul christique, qui insiste sur autrui)

la liberté (manifestée depuis Descartes)

la liberté et l’égalité (en tant que révolution)

le réel, l’activité, les activités (constitutionnelles et société civile), l’agissement interne de chacun et de tous les je.

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