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instants philosophie

Le réel qui est devenu

16 Juillet 2014, 08:06am

Publié par pascal doyelle

Ce qui est devenu

Contrairement aux désespoirs sans bornes, aux doutes quant à la logique de ce que l‘histoire humaine a dressé, à l’incertitude qui parait régner dans tous les esprits, aux promesses de décadence, de perte injoignable, contrairement aux états de choses et aux dépressions des mois, il est dans tout le devenir l’approbation d’un réel qui n’en a pas fini avec lui-même et nous avec lui.

C’est que l’on a voulu, pensé saisir les choses qui sont, en une Vérité, mais c’est bien pire, c'est bien plus fondamental ce qui existe et s’est mis en branle ; c’est le réel.

De même que les mondes humains immédiats croient exister comme vérité, pareillement les mois (la dernière formulation de notre être spécifique) croient en eux-mêmes ; ils sont à eux-mêmes leur propre vérité, disent-ils, et comme rien ne marche comme il faudrait (en général), ils se soumettent à la question, et s’inventent des tas de procédures qui puissent leur expliquer comme ils sont malheureux, perdus, et si peu détenteurs de leurs vies.

C’est qu’ils comparent ce vécu, qui ne ressemble à rien, pensent-ils, ou qui ne ressemble pas à ce qui devait être, qui ne leur ressemble pas, comparent à une sorte d’idéal, substitut de la Vérité du point de vue du moi, dont si on l’examine, on se demande bien de où il sort et ce qu’il signifie. Parce que si c’est le réel qui arrive, qui est là, cette idée de soi du moi, comme la Vérité dont on espérait tant, tout cela s’efface, et il en reste que le réel.

Et c’est tant mieux, parce qu’il n’est rien d’autre (rien d’autre en tous cas qui soit constatable, pour ce qui est des au-delà divers, il faut laisser cela à la croyance de chacun, ça n’est absolument contradictoire, ce sont deux logiques différents et cela seul qui est constatable est retenu ici).

Les idéalités, les mois idéaux, les vérités, seront toujours rattrapés par le réel, il est le seul plan qui existe. Il faut imaginer toutes les bonnes (ou mauvaises raisons) qui s’entortillent comme autant de tourbillons qui s’agitent à sa surface et dont le terme, la finalité même est de retrouver le même réel, ce à quoi ils résultent ; mais les tourbillons sont eux-mêmes les bien venus, ils sont dans l’ordre des choses du réel. Il ne faut rien réprouver ou annuler ou glisser sous le tapis ; du reste peut-on annuler quelque chose de réel ?

La cervelle, le moi dans la cervelle, la vérité qui se rêve tout autant éternelle que la cervelle, de son rêve endormissant, croient que l’on peut faire comme si ça n’existait pas. Mais c’est ce à quoi ça reviendra, de fait, et autant en user plutôt que de se cacher sous la couette, ce qui n’avancera rien du tout, absolument rien. C'est au réel même que la pensée s'articule ; il n'est rien de raisonnable par la pensée.c'est une autre cohérence qui s'est engendrée.

Ceci étant il est hors de question de baisser les bras, ni de seulement constater que ça aboutit au réel, et d’abandonner les vérités ; c’est que quelque chose de plus grand s’est passé. Plus grand que la vérité, qu’est-ce ? Sinon le réel lui-même.

C’est en cela que nous sommes engagés, réellement, dans le dur, dans la dureté même ; et il n’est pas à récriminer contre, puisque le réel est ce qui est, ce qui veut dire « tout ce qui est » ; il n’y a rien d’autre, sinon les atermoiements divers dont la vérité s’habille, ou les rêves atones du moi, ces vacuités si grisantes. Si donc il n’est que le réel tant mieux, parce qu’alors tout est là.

Et ce littéralement : tout. C’est là que « ça devient ».

Les rêves éveillés ou non, les idéaux ou les explorations bizarres retournent au, vers, par le réel.

Il se trouve que pour nous, ce qui devient c’est notre être. Et il faut écarter les mauvaises interprétations de la philosophie, de la pensée ; depuis les grecs c’est la dureté qui mène le jeu, la solidité, la seule constante qui compte, qui pèse, qui porte à conséquences. On nomme cela : réflexivité, ou forme ou structure ou conscience mécanistique, le noyau dur, dont l’élaboration a souscrit à une machinerie intentionnalisatrice (qui prend tout ce qu’elle trouve et le transforme, mais aussi qui se produit elle-même et s’engendre, de multiples manières ; éthiques, esthétiques, politiques, idéels comme la raison ou la science, qui produisit l’humanisation (qui est un effet de cette forme, de même que la personnalisation et les mois).

Il n’est de ce point de vue rien d’humain ; mais ça ne contredit absolument pas l‘humanisation, qui en est l’effet ; sauf que, à la racine, c’est bien autre chose qui est en jeu, qui se joue, qui se permute, se diversifie, se vibrille, dans les esprits et dans les corps dans les corps aussi, surtout, de plus en plus.

Cette racine, cette structure antérieure ne veut rien, mais elle est pur agissement. Ce qui est une différence considérable ; elle ne veut pas au sens où elle ne prévoit pas selon un reprogramme préétabli (où le serait-il, et par quoi ?), mais elle agit en ce qu’elle met en forme. C’est une forme, donc elle met en forme, rien que de très normal.

Comme nous sommes, y existons, en cette forme, nous ne la percevons pas ; la pensée, la philosophie comporte une part de remise en forme, pour ainsi dire, en ceci qu’elle permet que nous puissions nous rendre compte, prendre conscience que la structure existe et devient et nous comporte ; la pensée sert alors à retrouver ce que nous sommes déjà, et puisque cette forme que nous sommes est activisme de conscience purement formelle, d’en prendre conscience foudroie et accélère radicalement la tenue de la trace, de l’engendrement, de la possibilité.

Réfléchissant à cette historicité qui nous conduit jusqu’ici même, maintenant, bien loin de s’en démoraliser, il faut bien approuver tout cela ; ça a eu lieu, c’est arrivé, cela s’est déroulé, cela s’est exploré et a exploré le monde, et cela, cette structure mécanistique, a même su commencer de remonter son propre cours, sa propre forme. Elle l’a nommée. Isolant son mécanisme et reprenant son élaboration intentionnalisatrice, la Grande Machine articulée.

En fait il n’y eut rien qui fut erroné, égaré, perdu, durant tout ce temps historique ; les soi-disant égarements et décadences font partie du jeu que la forme se joue. On désespère pour des raisons, très précises, et qui reconduisent tôt ou tard au réel, et qui servent bien à réamorcer ou à réentendre ou à relancer le réel.

Le réel qui prend son départ dans la pensée grecque rend celle-ci extrêmement ardue et tout à fait étrange et pas du tout pacifiée et placide ; c’est une intensité absolue, bien éloignée de la sage raison prétendue.

De même la passion qui anime les chrétiens engage fondamentalement la réalité de tout vécu, par le christ on sait que l’on est « là », cloué sur la croix, qui rassemble chacun de sa naissance à sa mort, et que de fait on est autre que cette crucifixion, et c’est sur cette altérité incroyable que cela nous engage. Ce mouvement cette réflexivité totalise le vécu et le réintroduit autrement.

Pareillement Descartes expose, décrit le sujet fondamental, le sujet qui n’existe pas, le sujet impossible ; et il s’en réjouit, il en est très heureux Descartes, ça se voit, ça s’entend. Il a lancé la seconde partie de la pensée, lorsque celle-ci avance bien plus profondément que l’universalisation prêtée aux grecs (et qui outrepasse l’universalisation, vers une plus grande cohérence encore) et qui permet une relecture de leurs multiples possiblités intellectives ; les grecs nommaient autrement le Même que Descartes redistribue. Des uns à l’autre, cela, le « cela » fondamental, se précise, se concentre, se radicalise, rassemble encore plus d’extensionalité, condense l’intensification.

Extensionalité et intensification de la réflexivité qui a commencé de dépouiller le réel.

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L’être absurde et le mécanisme abominable

14 Juillet 2014, 08:22am

Publié par pascal doyelle

Ce qui prend la main en écartant tous les mondes particuliers humains, mais aussi en luttant contre le repli que toute humanisation produit en se retrouvant entre soi, est une structure inhumaine et purement mécanique, sauf que sans ce mécanisme l’humain n’existerait comme effet. De même sans la conscience mécanistique que chacun comporte, nous ne serions pas des « mois » et la personnalisation est due à ce mécanisme sublimissime.

Il faut partir de ce principe là ; considérons tout ce qui nous compose, approuvons toutes les causalités, els déterminations, les identités du moi, le langage, le conscient, la cervelle et le corps, à tout cela il faut toujours constamment ajouter le mécanisme de conscience. Autrement dit poser le mécanisme de conscience ça n’est rien remplacer du tout ; c’est admettre tout ce qui est donné là, construit, organisé, plein de systèmes divers et variés, mais la conscience est le truc en plus.

Pour une raison tout à fait effarante ; parce qu’elle est actuelle.

Il n’est aucune conscience qui ne soit pas actuellement en acte. Puisqu’elle est l’articulation qui surgit de la cervelle vers le réel et que le réel est toujours « là », dans le présent pur.

On pourra la soumettre à quantité de déterminations (qui sont toutes vraies), rien ne fera que l’acte de conscience ne s’arcboute sur le réel là au présent pur et simple. Tout ce qui est déterminé, vient buter sur le présent et l’actualité-même, et passe au tribunal, à la moulinette.

Ajoutons à ceci que l’articulation de conscience est la rétroactivité qui veut venir remplacer l’être de conscience comme surgissement ; ce qui est impossible puisque la conscience de surgit de la cervelle, toute nue, sans rien, pure articulation vide, qui absorbe ce sur quoi elle tombe, de rencontre hasardeuse, et qu’elle est elle-même un maelstrom vibrant qui varie incessamment et qui de plus peut se permettre de jouer de tous les dispositifs qui lui sont antérieurs diachroniquement, temporellement (le corps, la cervelle et ses mémorisations, le langage et le conscient et les autres, etc), de mélanger tout cela en n’importe quel sens, en se composant et décomposant librement.

On obtient donc une sorte d’être radical et structuré (selon l’actualité, le surgissement nu et la connivence des registres divers), qui n’a rien à voir avec quoi que ce soit bien qu’il apparaisse en plus de tout le reste, de tout ce qui n’est pas sa structure.

Sa structure est dite mécanistique, pour bien insister sur ceci qu’elle n’obéit à rien ni à personne (elle est un rapport, vide, à soi qui en contient rien, n’est pas composé et purement formel), mais ce mécanisme est conscience de conscience ; elle sait qu’elle sait ; et ce qu’elle désigne par ce savoir, ce « soi » qu’elle est, ne désigne rien sinon sa naissance sans rien. Entendons bien qu’elle ne nait pas d’elle-même ; elle nait de la cervelle, mais naissant de la cervelle et puisque son être est d’avoir conscience, elle échappe instantanément puisque cet avoir-conscience est un rapport (qui exclue donc tous les autres). Son savoir de soi (totalement vie et purement structurel) réussit la performance fabuleuse de couper instantanément les rapports qui le précèdent en instituant son rapport propre, lequel étant vide et sans rien obtient tous les rapports possibles et impossibles.

Parce que cet être n’est pas une station fixe, mais un devenir pur, celui qui absorbe n’importe quelle donnée, et n’importe quel donné. Il n’est pas celui qui choisit librement ceci ou cela (à quoi on ramasse le liberté, et ce qui est absurde), il produit des ceci et des cela, en quantités. Il ne joue entre les déterminations qui sont, il crée de la détermination prise dans ses filets ; il invente ce qui n’est pas ; puisqu’il est activisme pur et sans rien, sans reste aucun, dès qu’il s’agite (et il ne fait que cela il s’agite), il ajoute à tout donné encore plus de données. C’est bien par cette instantanée inventivité qu’il dépasse toujours-déjà ce qui est donné là, ce qu’il reçoit même comme perception est déjà transformé ; ce qui veut dire qu’il rapporte déjà les rapports immédiats, dans l’instantanéité de son rapport (lequel est toujours dans l réel, puisqu’il articule la cervelle au « là » externe).

Évidemment il ne peut pas tout (et soit dit en passant il est la preuve que le tout n’est pas, qu’il n’est que des uns mais aussi que le un ça se structure et s’élabore, c’est la prouesse qui utilise le mécanisme de base de la conscience mécanistique en élaborant une machinerie intentionnalisatrice, ce que l’on nomme les grecs), mais un par un il explore et un par un il impose ses devenirs successifs ; par lesquels il (se) veut. On précise d’une mise ne parenthèse puisque que cette conscience mécanistique n’est pas une identité, mais un réflexe, littéralement, elle réfléchit déjà tout de suite. Elle n’est pas une simplicité donnée là inerte, elle est déjà constitutive, elle absorbe l’être et le recrache.

Rapport des rapports donc (rapport articulé au réel seul) et inventivité expresse.

Il faut insister sur ceci ; c’est une monstruosité. Ça n’a rien de naturel, rien d’humain, rien du donné, rien du monde ou de quelque fantasme que ce soit ; elle travaille au réel et produit comme effets soit l’humanisation (que l’on doit aux grecs, aux chrétiens et aux renouvellements, notamment cartésien, puis aux grand suets ), soit la personnalisation (et les mois dans le monde humanisé, les mois sont des créations en plus du monde humain, risquant même de décomposer ce monde universel). Mais son être en propre est tout à fait autre que tout ; il est le rapport (et donc n’a rapport à rien), comme tel incompréhensible, non supporté ni par les humanisations, ni par les personnalisations, ni par la cervelle, ni par le corps. Il vise tout ce qui est.

Par ailleurs il est impossible de contrôler le mécanisme ; toute pensée, toute décision est déjà elle-même un donné sur quoi « ça réfléchit ». On ne peut pas remonter jusqu’à la racine puisque la racine n’appartient à rien, est uniquement le surgissement de la cervelle qui ne comporte rien, ne programme rien, mais pré-voit. Il ne prévoit pas au sens de construire une intentionnalisation consciente, il pré-voit directement dans la réalité. On dira si il ne comporte rien ce mécanisme, il ne peut pas même pré-voir… mais il n’en a pas besoin de réfléchir par lui-même, puisqu’il vient après tous ces dispositifs, du conscient ou de l’identité du moi ou de la cervelle physiologique et de ses mémoires, et que tout cela pense de fait à sa place, sauf qu’en plus il relance tout ce matériel (y compris l’humain et el moi) vers le réel ; c’est cette articulation là qui est. Qui seule est.

On ne parle pas ici d’une sorte de conscience spontanée qui serait quelque chose, mais d’une structure qui vient en plus et admet déjà tous les dispositifs antérieurs, mais qui de par sa prestation (son se-savoir, son réfléchissant de ‘soi’, son rapport vide à «’soi ‘), n’est jamais atteint en son être par tous les systèmes déterminés qui pourtant le cause. Son in-dépendance ne renie aucune de toutes ces dépendances … elle n’oppose aucune résistance puisque son attractivité est de rajouter du donné au donné, en et par l’actualité aberrante (celle qui nous dit que nous « existons » réellement, dans le réel réel, et non pas irréel ou imaginaire ou dans le rêve éternel de la cervelle).

Il n’est absolument pas question de renier qu’il y ait des causalismes et des dépendances, puisque le mécanisme de conscience vient en plus de tout cela ; il n’a affaire qu’au réel seul, cad à l’altérité pure du donné là gigantesque. Non pas aux réalités (qui sont déterminées dans le réel) mais au réel seul comme contenant effectivement « là », absurdement là.

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Le désir et l'amour

12 Juillet 2014, 11:11am

Publié par pascal doyelle

Le moi est son corps, mais cela il ne le sait pas ; il n’a quasi aucune perception de sa physiologie, de son fonctionnement biophysique mais il se perçoit. Il se perçoit extérieurement et de fait le regard des autres joue alors en plein ; cette extériorité du corps, son image il s’en fait une idée, et littéralement une idée, un rapport intellectif, mais cela c’est autre chose.

L’extériorité du corps est ma conscience ; mais le moi ne se sait pas, il reste focalisé par son unité propre, par laquelle il se nomme (je suis un-tel, dont on ajoute ; que l’on soit un-tel, certes, mais qui est « je » ? on voit bien par là que l’on est déjà double, d’une origine (je) à un effet (un-tel). Cette unité du corps il la trouve dans le regard des autres et ce sont les autres qui lui apprennent à parler et pour parler il doit identifier sa conscience à l’autre conscience ; de sorte qu’il prend place en et par l’autre (les autres qui par ailleurs possèdent le monde ; il n’est aucun accès au monde, aux choses, aux objets, sans la reconnaissance des autres et sans des échanges tous mesurés et précis).

Le moi est son corps et l’ignore, mais il formule une unité, son identité ; comme telle elle n’obéit qu’à sa propre unification ; mais cette unification doit comporter tous ses dispositifs ; le moi est l’unité synthétique, de synthèse immédiate qui monte peu à peu son projet, le projet qui le définit ; il opère spontanément et cela se passe plus ou moins bien, puisque rien n’assure, ne paramètre, ne coagule comme il faut son unité.

Et ce d’autant plus que de toute manière en plus du moi, il existe ce « je » qui dit « je suis un-tel », et qui de fait n’est pas ce moi, n’est pas un-tel ; c’est ce je qui préexiste au moi. Il lui préexiste non pas chronologiquement, mais ontologiquement il se constitue antérieurement dans l’antériorité temporelle, dans la rétroactivité.

De même ce qui est nommé et repéré est le moi, un-tel, je me nomme un-tel ; mais le je qui se nomme ainsi lui n’est pas signifié, il reste là, sans rien, dans une extériorité abominable ou fabuleuse ; il est autre de fait et autre que tout. Il n’est rien du tout de manière déterminative, mais il est une forme, une structure préalable ou qui se rend préalable au moi, au défini, au déterminé.

Ce que l’on voit, vit, ressent revient à l’unité du moi telle qu’elle se projette, se produit, se visualise, mais l’on ne vit pas, n’éprouve pas le je antérieur ; il est le repli dans lequel existe le pli qu’est le moi (de même que l’Etre de Heidegger qui délivre des étants, en se cachant donc : remontée dans l’antériorité ; ça n’est pas un hasard, Heidegger explore le situé, là, le « là » en lequel chaque conscience existe, qui entoure cette existence, de même que Sartre expose les situations, et tente de parcourir les sous-consciences ou peut-être hyper consciences qui se satellisent autour de la conscience du sujet hypothétique, ou la psychanalyse inventorie les dispositifs dont le moi est la synthèse très limitée, ou les possibilités du moi dans ses entortillements de l’identité et des dispositifs et des consciences potentielles).

Les grand sujets veulent extraient, soumettre, explorer, découper, diviser ou synthétiser en conscience ce « je » antérieur qui n’existe pas ; le moi ignore ce je, il s’en sert comme d’un moyen, moyen d’une fin qui est son identité et qu’il tient au-devant de soi, non pas en tant que « moi-même », (il est très difficile de répondre à la question ; qui suis-je ? ça part dans tous les sens et ça ne peut pas se totaliser réellement), non pas en tant que moi-même, mais il se tient là devant comme objets ; par tel ou tel objet il se perçoit ; plus il se manifeste un objet surabondant, plus il existe ; l’amour est évidemment un tel objet absolu, mais dans ses deux parties ; d’abord comme désir qui meut le corps, qui s’dresse à l’inquiétude que suscite mon corps et dont l’autre corps est censé donner la réponse à la question que mon être-là est. Mais aussi plus durablement en tant que l’autre est l’autre conscience ; non pas seulement l’autre moi, (qui serait ou risquerait à coup presque sur de n’être que la Même synthèse que je suis, projetée et reconduisant mon-moi, ce qui est une redite continuelle), mais l’autre conscience, cad cet être inatteignable mais qui porte quantité d’effets ; si l’amour est la réduplication du moi, ça ne compte pas (de ce point de vue de l’amour, mais chacun joue comme il l’entend au fond), mais si l’amour est le point si externe à tout qu’est l’autre conscience, cela s’adresse non plus à mon-moi, mais à cette conscience repliée (structurellement et toujours repliée, toujours impossible mais qui a des effets réels) et donc engage sur un autre cheminement que celui du moi.

De deux choses l’une (mais les deux existent toujours) ; soit le moi se projette (et se répète) soit le moi glisse vers la conscience antérieure (celle de l’autre et donc la sienne propre) et assure, assume, engage, crée des effets plus grands, plus réels, plus conséquents.

Or ces effets (que la structure antérieure provoque, bien qu’elle n’existe pas et ne se nomme pas et n’est pas déterminée) ne se « soient pas » ; ils glissent eux aussi dans l’antériorité mais supportent, affirment, créent un moi plus conséquent (en ce sens cela a des effets, des déterminations évidement) ; l’amour est idéalement (mais il faut que le désir, cad la projection du moi lui-même existe tout autant) l’augmentation, par contre coup pour ainsi dire, du moi. On voit donc comme une superstructure (inexistante) s’ajoute et réarticule en plus le moi (qui est lui-même la structure initiale, et fondé sur le je inexistant qui pourrait se figurer comme infrastructure).

Ceci étant donc de simples divisions, étant évident que dans la réalité tout est constamment effectif et subissant des variations continuelles en chacun.

L’autre voie se veut comme acharnée à son être ; pur et simple. L’infrastructure n’est pas « infra », il se révèle comme forcenée ; le moi ignore la conscience et privilégie le contenu sur cette forme vide et sans rien ; pour le moi existe ce moi, cad ce corps, cette identité, ces objets et éventuellement un hyper objet amoureux (dont le lancement, le point de départ est le désir du moi et qui peut basculer vers l’amour, ou ce que l’on nomme tel, puisque l’on ne sait plus trop démêler le désir (du moi) et la réalisation du relationnel, l’assumation du conséquent, durable pour ainsi dire (mais aussi selon cetet version atemproelle du suejt comme passion surdimensionnée), et ceci parce que l’on se règle sur le moi, ses objets et que le moi se tenant à cette logique n peut pas, plus interpréter l’articulation de superstructure selon cette structure initiale et se coupe alors d’autant plus de son infrastructure de conscience, il devient incoerciblement son corps composé comme moi ; il faut que l’articulation soit « complète », qu’elle comporte infra, supra et structure ).

Privilégiant le contenu (de conscience), la conscience ‘de » ce contenu glisse par en-dessous ou au-delà ; on ne peut pas maitriser la conscience (ce mécanisme absolu, les sujets ne maitrisent pas leurs être-de-conscience, ils veulent connaitre cet être, et remonter au plus loin dans la structure). Le contenu devient « ce qui est », cela seul qui est (les sujets ne tiennent pas à « ce qui est » ainsi défini, ils pensent que la structure remonte dans son être étrange et replié).

Mais le contenu, quel qu’il soit, est toujours perçu ; le point de perception est non visible ; et donc il se meut, il vadrouille, il peut tout aussi bien exister ici que là, et plus probablement ici et là à la fois ; « conscience » n’est pas « conscient » (qui se stabilise sur une fixité assurée, que le conscient nomme d’un mot et mot qui fait partie des échanges avec les autres et redouble ou acquiert par là que tel mot désigne telle chose réelle parmi les autres). Conscience est un point de vue (c’est même le seul qui existe) mais structurellement insituable.

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La liberté antérieure

10 Juillet 2014, 10:22am

Publié par pascal doyelle

La vérité est relative à un être qui ne l’est pas.

Ceci pour dire autrement qu’aucun discours extérieur ne peut prendre la place d’une conscience ; et que de toute manière quels que soient ces discours et autant d’étendue en imposent-ils qu’ils seront renvoyer dans leurs pénates, tôt ou tard, parce qu’ils ne sont pas réels.

La conscience, oui.

Elle ne contient absolument rien, est purement formelle, et l’ensemble de tout ce qui est (le moi, le conscient, le langage, le corps comme physiologies ou comme image de (soi), les échanges, n’importe quel signe, etc) réfléchissent pour elle, mais si elle n’existait pas, ça ne réfléchirait pas. Il est inutile de se demander ; mais que puis-je faire ? Parce que c’est déjà en cours. Ça existe déjà, on est déjà la conscience que l’on est et elle est non accessible (si elle était accessible elle ne serait pas libre et dépendrait d’un contenu quelconque, un contenu est toujours quelconque par rapport à une conscience articulatrice, pour ainsi dire).

Cependant puisqu’elle est réflexivité (sur) soi, ce que l’on en pense ou non est essentiel ; contrairement à ce que l’on prétend, la philosophie ne vise pas du tout à une maitrise ; parce que la philosophie est la réflexion sur cet être étrange et autre (séparé de tout, puisque non composé et formel, il n’a affaire à rien, il surgit de la cervelle, indépendamment de tous les contenus de cervelle, n’importe quelle conscience est parfaitement identique à toute autre, elle n’occupe cependant pas le même « lieu » de temps et d’espace, le même « point »), et étant réflexion sur la réflexivité qui joue, qui se joue, elle est littéralement dessaisissement.

Ceux qui prétendent faire office de maitres, les discours qui s’instituent comme confondant la carte et le territoire, les sciences qui croient que leur cartographie Est le réel, ne se rendent pas compte que les cartes forment des bouts de puzzle, qui ne composent jamais le réel lui-même. Et que seules les consciences s’élancent vers et dans le réel. Les discours susdits sont bien utiles, mais sont à disposition des consciences et ce qui seul permet d’accéder à ce qu’il ait une conscience articulée au réel, est la philosophie ; en ceci qu’elle provoque non pas la maitrise mais le dessaisissement.

Ce que l’on pense de son être propre aboutit donc à se dessaisir de soi, ce qui signifie du moi, du conscient, du langage, des autres, du monde, de la représentation de tout cela pour basculer dans la double représentation qu’est le conscient (j’entends ce que je dis dans la bouche de l’autre), l’ épaisseur du langage, le point qu’est tout autre que cette conscience çi, la multiplicité du monde et son irrésolution, l’étrangeté de se représenter (soi ou quelque réalité que ce soit), d’exister « pour » un « soi » (qui n’est plus un moi).

Il est clair que cette articulation qui en plus d’exister, se sait (et se dessaisit), s’effectue non pas immédiatement (on serait « naturellement » immédiatement soi-même), mais au plus haut. Au plus haut de soi, on se retourne dans son être, c’est la structure de conscience qui étant déjà toujours articulée et réflexive, se retourne une seconde fois sur elle-même, en elle-même ; elle se considère comme étant-déjà-réelle.

La philosophie consiste donc à retrouver ce que l’on est déjà, mais que l’on ignore, bien qu’on se sache déjà … La certitude, le savoir n’est pas la connaissance, qui pose son objet face à soi (laissant ininterrogé ce « soi », on s’y contente d’un moi normal, ou donc on absente son sujet, on fait comme si le sujet n’existait pas, au profit de l’objet, tandis que al philosophie est la réarticulation impossible de la conscience sur elle-même ; c’est impossible, mais ce faisant elle trouve).

On est déjà soi-même mais on ne le sait pas bien, on le sait vaguement. La pensée (et la philosophie est ce mot d’ordre, le seul : pensez ! réfléchissez votre être ! réarticulez non pas vos contenus mais vos intentionnalisations !) va ainsi paramétrer les conditions de retour à cet être ; ce que l’on nomme conditions de vérité, conditions de sujet, conditions de moi ; le sujet dans un moi (le sujet est impossible, et les grands sujets s’épuisent impérativement à vouloir remplacer leur être par leur conscience, ce qui est le même… et les engagent en des tourments sans nom, sans mots, sans signes, sans paroles, et leur permet de dépasser tout cela, ce qui veut dire non pas ignorer tout cela, mais surajouter, surajouter des mots aux mots, des signes aux signes, des corps aux corps, etc ; la conscience comme articulation est le surajout, constamment acharné).

Le sujet dans un moi donc est ce que l’on est d’abord et avant tout (il se produit rétroactivement de lui-même ; ce qui en clair veut dire qu’’il est ce corps par ex, de fait, qu’il en prend la conscience, et qu’il revient sur ce corps en le réarrangeant … l’image du corps est l’accès dont on dispose à notre « là », notre présence dans un monde ; on n’en connait pas la physiologie, mais on a accès à son image exposée dans le monde, on est homme ou femme (ou les deux ou une possibilité inventée, comme on veut, comme on (se) veut ; (se) entre parenthèses parce que « ça » se veut et que cet être qui (se) veut est plus nous-même que nous-même ; il est la conscience antérieure au moi (qui est une représentation seconde d’un Même déjà là).

Il ne faut pas croire que de dire ; ça se décide antérieurement au moi, signifie qu’il s’agit d’une sorte de détermination causale (puisque l’on ne contrôle pas notre conscience, qu’elle échappe au moi, au conscient, alors quelque chose la contrôlerait ; non, rien ne la contrôle, pas même elle-même) ; la rétroactivité implique que la causalité, qui existe, nul le ne niera, est toujours déjà réinterprétée, et réinterprétée en ce sens précis ; on y surajoute, et par conséquent les déterminations nouvelles risquent fort de n’être pas du tout comprises, prises dans la détermination précédant. La précédance est battue en brèche de ce que précisément non qu’elle soit niée, mais elle est acceptée et puis actée dans le même temps, dans la même temporalité. L’articulation de conscience est ce qui joue au temps. Ou ce qui introduit du temps dans l’espace (sauf qu’en plus l’espace lui-même est constitué de temps originellement).

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Le petit moi (comme technologie)

6 Juillet 2014, 14:18pm

Publié par pascal doyelle

Le petit moi (en comparaison des Grands Sujets) n’est pas celui que l’on croit ; il remplit superbement sa finalité et démontre de faits (innombrables) qu’il existe. ce qui est à comprendre dans sa situation ; comme faisant suite à l’universalisation qui a installé historiquement l’Etat universel, la démocratie, le droit y compris constitutionnel, mais aussi les droits, toutes sortes de droits en tous sens, mais aussi l’acculturation hyper généralisée (lecture et écriture au début du siècle passé, éducation pour tous, mass médiatisation qui accélère l’ouverture et conformer une idée-image du monde, quasi sensible présente à chacun, qui entre dans la rétine même, de se saisir ou croire adéquat au « monde », idée-image de l’humaine installation sur le monde, etc), faisant suite à l’universalisation il y eut comme ampleur fondamentale la personnalisation ; chacun y va de son moi bine à lui, au point de décrocher le monde comme étant le monde des mois ;

Ce que toutes les sociétés humaines veulent acquérir de par la planète, ce qui a débouté le communisme, puisque celui-ci en était resté à un homme générique universel, croyant , pourquoi pas, c’était tenable comme idée, croyant réguler la réalité humaine selon la vieille recette de l’universel-seul, mais alors n’y suffisant pas, puisque l’acquis est la complexité, et qu’un État universel ne peut ni gérer, ni surtout engendrer suffisamment de complexité ; le libéralisme, à tous les sens possibles, oui, il le peut.

Les grands sujets sont fondamentaux, et mènent leurs empiries et ontologies existentielles et intellectives (il en existe de toute sorte, des quantités de saisissement de la conscience par elle-même, ce qui est impossible et donne des Grands Sujets, cette impossibilité même).

Les petits mois se vivent apparemment tels quels mais comme ils sont une invention fondamentale, ils créent leur propre devenir, leurs propres devenirs, multiples ; il est hors de question de prendre un air hautain de suffisance qui dénigre ces pauvres mois ou ces egos de je ne sais quelle supériorité métaphysique prétendue, d’une Kultur rêvée et supérieure et de cracher sur précisément le monde des mois, ses représentations, ses esthétiques, ses récits, ses corps, ni même de réduire ses folies ou ses dépressions à une mention « psychologique » qui le rapetasse dans un objectivisme laborieux. Le moi est la formulation hyper évoluée de la réalité humaine, et si il n’obtient la grandeur fabuleuse (et à peu près cinglée) des grands sujets, il a de fait créé un-tel-monde, et je ne vois personne qui sérieusement envisage de se passer de son moi, de son ego, de ses boires et déboires, si d’une position méta-physique illusoire et purement théorique.

Accepterions-nous de vivre dans une communauté repliée, un milieu concentré ou une société communiste ? De nous passer de nous-même ?

Donc c’est acquis (ce qui ne veut pas dire que devant les catastrophes qui menacent, de tout point de vue, il n’y ait pas un retour de l’universalisation qui imposera un coup d’arrêt à ces débauches du moi … histoire de remettre un peu d’ordre dans tout ce bazar … on n’a pas la liberté de choix et d’inventions sans causer du désordre ; ça n’existe pas, il faut admettre avantages et inconvénients, ou alors on n’est pas dans le réel).

Le moi contrairement au sujet qui veut absurdement et comme un fou se saisir de ce qui ne se saisit pas (la conscience, mécanistique, mécanisme fabuleux et invraisemblable), le moi ignore qu’il est une conscience mécanistique ; il croit que la conscience est un passe plat, une fonction, et les sciences iront jusqu’à nier que ça puisse exister … (ce qui est confirme à leur réduction légèrement aberrante de sujet absent, de sujet qui fait comme si il n’existait pas, déplacé dans l’objet tout entièrement).

Comme il ignore la conscience, celle-ci se déplace un peu partout ; on veut dire d’un énoncé, d’un geste, d’une chose là au-devant, on ne sait pas « qui perçoit, qui entend, qui parle ». C’est extrêmement difficile de savoir qui est l’énonciateur, qui parle qui, et qui parle de quoi.

Lorsque l’on compare le moi au sujet absolu, cad au sujet cartésien, on se mélange tellement les pinceaux que cela ne veut plus rien dire ; le sujet cartésien n’a rien à voir (en marquant fortement les distances) avec le moi ; il cherche autre chose et autrement ; son rayon n’est pas celui du moi, et il faut une indistinction de base pour confondre l’un et l’autre. de même en coagulant le moi et le conscient ; le conscient est ce qui s’énonce là devant et est entendu de l’autre et idéalement de tout autre ; la raison, par ex, mais aussi les diverses acculturations (un prêche à l’église ou un JT ou une déclaration quelconque). Il est clair que le moi qui est la charge pesant de « je suis un corps qui pense, imagine, désire, perçoit, etc » n’a pas à ressembler au conscient ; il est une mitoyenneté de tous les dispositifs ; du conscient , du sujet structurel, de la cervelle, du langage, du corps physiologique et du corps perçu, par soi ou par les autres, des choses du monde, etc. il est la synthèse tout à fait limitative de « ce qui est » (limitative et non pas limitée ; il n’a pas à s’étendre à tout et pour tout, ça n’est pas du tout sa fonction).

On ne peut donc pas soumettre le moi à des comparaisons absurdes.

Le moi ignorant la conscience qu’il est (mais rien n’y personne ne sait l’activisme de conscience mécanistique ; le sujet, le grand sujet fait semblant d’être en mesure de se saisir de son être de conscience mécanistique, c’’est impossible, et ce faisant néanmoins, dans ses efforts surabondants le sujet crée et produit des tracés qui explorent cette impossibilité, se rendant ainsi fondamental. De même le grand sujet ne parvient absolument pas à réduire les problématiques considérables du moi, ça n’a rien à voir ; il n’est en aucune manière un super-moi, il aurait plutôt tendances à détruire, détériorer son propre moi, à l’abîmer, dans l’abîme donc). Le moi ignorant la conscience qu’il est, s’attache au contenu ; il est ou croit être le super contenu des contenus ; il faut bien qu’il assume cette synthèse qu’il est des dispositifs et de tous les contenus qui se présentent.

Il crée une synthèse pyramidale de « ce que il est », tout comme les sociétés humaines se représentaient selon la logique pyramidale de la synthèse tendue au sommet par un « un » qui fait-tout », qui fait office de tout (dans un monde particulier limité d’une synthèse limitative).

Sa finalité n’est pas de répondre de tout tout le temps, mais de réorganiser autant que possible « ce qui arrive », ce qui arrive constamment, aussi bien l’événement que le quotidien (le quotidien ne cesse pas d’arriver ; il est quantité de perceptions qui se produisent ; il est faux de limiter la conscience à l’attention exceptionnelle, elle est constamment sur le qui-vive, puisqu’elle est vivante au plus haut point, qu’elle le sache ou pas). Le moi n’est pas le conscient qui rend comte de soi, comme pressé par l’injonction. Aussi le moi use de tout ce qu’il peut ; imaginaire, langage, corps, signes, autrui, etc, pour maintenir autant qu’il est possible la synthèse relative et totale girouette qu’il est de pied en cap ; il est une pression formidable exercée sur le moi par lui-même (ça n’est pas « la société » ou on ne sait quelle aliénation qui l’empêcherait d’être heureux ou d’être « lui-même » ; « lui-même » est tel, sous-pression, de fait et structurellement).

Le moi est une girouette qui se tient plus ou moins, il agit. Sa finalité n’est pas d’établir un être surabondant mais imaginairement ou idéalement il tend vers ce perfectionnement ; ce qui est complètement illusoire mais nécessaire ; sa fonction de moi lui produit une telle exigence, mais sa fonction réelle est de raccommoder, de repriser, de rattraper les débordements, les incertitudes, les inconvénients de ses avantages. Qu’il se mette la pression ou qu’il croit que les autres ou les choses ou ses désirs ou etc, lui imposent de se soumettre, est le jeu de la conscience qui se déplace un peu partout et prend, occupe des positions incompréhensibles ; il croit que sa conscience est son moi, que son moi est double (il sait ce qu’il fait, dit-il et on lui colle l’étiquette de cartésien, alors que Descartes envisage lui de réguler de toutes autre problématiques et existe d’un autre règne, il ne faut pas tout mélanger), que son moi répond à ce qu’il dit (de lui-même, des autres, des signes, de son vécu, etc).

Le doublement du moi par lui-même lui est effectivement possible de ceci qu’il ignore qu’il est « une » conscience (il n’y en a pas deux mais celle qui est réelle, active, navigue de partout et vagabonde souvent). C’est structurellement qu’il ignore la conscience qu’il est (dont on rappelle qu’elle est insaisie, même par les grand sujets qui pourtant veulent la décrocher de sa cachette ontologique fondamentale, inattaquable), parce qu’ainsi il se produit doublement ; comme étant ici et là, à la fois. Si il savait qu’il est ici ET là, il se contredirait et « ici et là » disparaitraient ; comme il est ici et là en l’ignorant, il lui est possible de s’entendre parler. (ce qui est une figuration, son règne est plus étendu que la parole, c'est justement de ne plus seulement se réguler comme parole dans un monde particulier d'un groupe localisé, qu'il est, tout nu, face au monde donné "là").

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Les Grands Sujets

5 Juillet 2014, 12:02pm

Publié par pascal doyelle

Il est probable que les devenirs des grands sujets recèlent des vérités exactes qui nous remonteront au fur et à mesure, n’ayant pas encore suffisamment de distance pour en préciser les contours, les dessins, les schémas, les précisions et fondamentalement la présence bien effective et causatrice dans le réel même de chacun, qu’il soit un moi ou une tentative de sujet (ce que chacun est, doublement).

Devenirs des grands sujets depuis deux siècles ; à partir de la révolution, unique et extensible ; voir trois si cela débute par Descartes, qui exprime, représente, décrit notre être au vif, le premier et l’unique, il n’y en aura pas d’autres, sauf qu’il existera donc des sujets, pluriels et aventureux ; voir encore antérieurement, puisque se cherchait la source de notre possibilité en propre et ce au travers de la Pensée, grecque, ou de la pensée chrétienne ; la réflexivité étant de fait face à elle-même et instantanée, par la dénomination de « ce qui est » et se représentant selon la médiation du Fils, vers la dernière conscience indéfiniment possible de dieu, que l’on y croit ou pas peu importe.

Parce que si l’on a mis au jour depuis et avec les grecs notre être lui-même, non pas si l’on a animé une « idée », ou des systèmes d’idées, mais notre être dans sa structure même, alors cet être, à vif, a commencé à cet instant-là de réagir et d’agir en propre ; tel quel. Il faut écarter toute interprétation qui présenterait la pensée (ce que l’on nomme tel à partir des grecs) comme simples systèmes, entre autres au travers de l’histoire et du monde, et comprendre que c’est une structure, active, toujours active, forme sans contenus elle n’existe qu’activement, et que donc c’est cette structure qui est la « vérité », non plus au sens d’un objet ou d’un monde puisque tous les objets et les mondes sont relatifs à cette forme.

Ce qu’il faut entendre comme suit ; notre être, exposé vivement au donné là, au monde même (au monde en deçà des mondes particuliers qui eurent cours jusque là), au là gigantesque du donné indéfini (on ne sait où commence où s’arrête l’univers ou les univers possibles de matière/énergie ou autres), notre être exposé ne s’est jamais égaré, jamais perdu lui-même de vue, mais a suivi sa structure (qui ne cesse que si elle meure de ce corps-çi qu’elle est ou dont elle est issue instantanément et immédiatement). Les tracés qu’il a poursuivi, qu’il a voulu, qu’il a tenté et toutes ces aventures, sont réelles et correspondent au réel. De sorte que cela explore mais ne se trompe à proprement parler, jamais.

Aussi lorsque Descartes expose cet être là, le mécanisme de conscience commence de s’exposer aux réalités et commence de (se) travailler. Non pas ne vue de produire l’esprit (hégélien, qui consiste à rassembler les résultats de ce travail de conscience, mais en quoi donc il faut absolument conserver et affirmer qu’il y a des résultats et que ceux-ci prirent la forme des concepts, puisque la négativité est « ce qui produit » ce rassemblement, momentané, qu’est l’esprit, devenu), non pas hégélien donc mais en vue de réarticuler constamment notre être en tant qu’il doit créer ses formulations (qui sont non des idées, notionnelles, mais des idées comme rapports, cad comme structures actives, en « dur » et non pas idéellement, dans un monde donné « là » dont il ne connait rien a priori et de son être qu’il sait mais ne connait pas et qui doit se créer non par des contenus (des idées, images, etc) mais par des structurations nouvelles dans la structure même de conscience mécanistique.

La réaction et tout autant l’action de notre être (qui n’est pas seulement selon des « idées ») est instantanée ; parce que dans sa contenance, sa réalité, son réel, sa réalisation même il est menacé et dissout par le réel là donné gigantesque et incompréhensible. Parce qu’il doit absolument se considérer comme corps, comme moi si il écarte qu’il soit (aussi) suejt hétérogène, comme identité (momentanée), comme langage et y compris comme conscient (qui s’échange et se mémorise en et par les autres et desquels le sujet à rebours du moi, veut prendre sa partie essentielle).

Les sujets et le moi

Rappelons que les sujets ( dont l’essence descriptive est assurée par Descartes, exprimant là le sujet purement et simplement un mais seulement décrit et exposé, in vivo, qui pose l’idée réelle instantanée et parfaite de son être, idée que recompose, restructure Descartes ; les idées pour Descartes ne sont plus les notions scolastiques), les sujets donc sont ceux qui veulent se saisir de leur être de conscience (ce qui est impossible) tandis que le moi, qui se découvre et s’invente encore plus pluriellement, élabore les contenus de cette conscience ; langage et corps forment les deux longes par lesquelles nous nous élaborons ; mais au fondement du langage et du corps, il est cet être de conscience mécanistique qui travaille (et torture).

Lorsque les grand sujets s’en prennent à leur être de conscience, à la structure qui outrepasse les mois, leur propre moi, leur propre vécu monde donné, ils créent non seulement les contenus nouveaux, mais surtout les structurations de conscience (qui n’existaient absolument pas auparavant et qui, ces structurations, produisent les contenus qui les exposent dans le monde). les structurations poussent à des positions extrêmes (le suejt est un être tout un, sans faux fuyant, il affronte l’impossibilité même et l’altérite lui recouvre le monde, le corps, le conscient, le moi, il est extrapolé hors de tout, mène un devenir absolument effarant ou effrayant).

Il apparait donc que Hölderlin (Heidegger en recherche la vérité), Rimbaud, Lautréamont, Proust, Artaud, Céline, Joyce, Dostoïevski, bataille, Beckett (il en est des centaines, puisque le sujet est ce qui multiplie la liberté, de fait, la vérité se partage, la liberté se propage), explorent non pas tel désespoir ou telle dépression ou une folie ou une idiotie devant le monde, mais explorent leur être ; en tant que grand sujets ils performent au sein du réel qui apparait seul aux grands sujets, leurs aventures dont, si l’on suit l’hypothèse générale ici, on peut penser qu’ils en ramènent nos possibilités outrepassantes elles-mêmes ; en ceci qu’elles concernent les possibilités, les capacités (que l’on ignore a priori, qui doivent s’exercer, se lancer, se tenter, aussi folles et difficiles et intenables soient-elles ; se saisir de notre être de conscience est impossible, ça n’empêche nullement de le tenter et de ramener de ces explorations effroyables ou fabuleuses des avenues fort réelles).

Il est ainsi un assaut de connaissances qui nous viennent de l’expérimentation de cet être tel que s’existant dans ce monde, ce monde donné dont le là gigantesque s’offre aux possibilités des sujets qui veulent saisir leur être mécanistique de conscience, et produisent ainsi des nouveautés qu’aucune ancienne vérité ne peut attraper. Et il serait profondément absurde d’interpréter ces devenirs comme expériences négatives, sortes de manques et de déchéances diverses, de dégradations et de regret ou de mélancolies qui présupposent un état éthéré ou une idéalité éternelle ou un monde jadis autrefois si « humain » ou si « vrai » ; ce serait encore et toujours de manipuler une « vérité » qui serait la totalité (à l’image de ces mondes particuliers pour lesquels la parole était le groupe et le groupe le monde donné localisé).

Les sujets n’en appellent pas à une totalité (harmonieuse, immédiatement vécue, et si ils jouent de la « Vérité », de dieu ou des grecs idéalisés, ou de l’idéalisme même, ce sera uniquement et au fond afin de creuser leur être un, un tout seul, un sans rien, la pure structure impossiblement saisissable qu’ils éprouvent dans la dureté, la sophistication, du langage par exemple, se rendant incompréhensibles, l’absurdité et le morcellement, et donc comme monde, naturel ou humain, comme vécu et comme moi, comme donné et comme corps).

En vérité, même au travers des extrémités auxquelles leur passion structurelle les mène, ils n’en ont invraisemblablement que faire ; puisque le structurel, la forme impossible de leur être les supporte. Ça remplace tout. Ça remplace tout parce que c’est originellement à partir de là que « ça est ».

Mais si il n’est pas une telle « vérité » (à la fois universelle et totale, qui ne peut pas exister, il n’y eu que des vérités de monde particuliers limités, puis très loin des grecs idéalisés, des systèmes Pensée exploitant les mille possibilités de la réflexivité et cela se voit ; ça se voit que les systèmes de pensées sont des aventures extrêmes et valant une par une, s’originant en un seul arc de réflexivité repris par chacun et par tous), il est par contre une multitude de Uns. Ou plus exactement les possibilités des uns sont apparues lorsque l’on a rétrogradé la vérité en l’élargissant indéfiniment dans un système formel ; ce qui rendit possible qu’il y ait des vérités, des vérités situées dans la pluralité des uns en tant que les unes relèvent eux non pas d’un système de pensée ou de pensées, mais d’un système formel élaboré par son propre activisme (les uns se communiquent aux uns, il faut penser pour comprendre, on n’a pas le choix du tout). Et donc le système formel (de l’absence de vérité qui crée des vérités) est ce que bizarrement on nomme la pensée entendant par là la raison ; alors que visiblement c’est tout l’inverse ; chaque système se détache absolument des autres ; une volonté farouche de générer. Les Uns se réjouissent de leur profusion.

Assigner à celle-ci qu’elle ait à former un système de vérité unique et totale, c’est vouloir écraser la profusion. Alors que véritablement la profusion est bel et bien là, vérifiable ; ça part en tous sens. et l’on en désespère … de quoi en désespère-t-on ??

De même que l’on maltraite les grands sujets et les couvre de maladies (mentales ou spirituelles, allez savoir), de même on néglige la profusion des vérités (sous prétexte que de vérité totale il n’est pas, alors que ça n’est plus cela qui est en question, en marche, mais l’activisme de notre être, qui étant réel et un se passe du tout et de la Vérité en les multipliant et non en les excluant) et pareillement on assigne les mois à leur saleté de corps, sa chosification par l’objectivisme et l’objectalité (qui le déchoit de son sujet potentiel).

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La Parole et le langage

2 Juillet 2014, 09:43am

Publié par pascal doyelle

La parole et le langage

Ça a pris le nom de philosophie, mais parce que la philosophie est ce qui se charge d’expliciter cela même qui est arrivé à l’humain, bine plus généralement, et en toutes les possibilités ; soit donc la réflexivité pure, la faculté de renverser la pyramide qui partait de la base de son monde là donné alentour, au travers d’un groupe humain entre soi qui parlait et unifiait le tout en une synthèse, la pointe de la dite pyramide, et qui soudainement, cette pyramide, s’est renversé et que la pointe splittant les groupes humains et leur synthèse (qui incluait la Vérité comme telle), ceux-ci se sont retrouvés fort dépourvu d’être projetés dans le grand monde, donné dans le « là » gigantesque, indéfini.

La pyramide inversée tourne la base vers la totalité (incontrôlée) de tout ce qui est, et non plus dans le quant à soi d ‘un groupe qui parle. La pointe s’enfonce de plus en plus profondément dans le sol (réel et tout aussi incontrôlable, puisqu’elle est l’être même qui n’est ni humain, ni le moi) et la base s’étend universellement vers l’univers.

Le moi regrette si intimement ce temps du groupe humain, puisque tout langage conserve encore le circuit qu’une communauté humaine dénommait par sa parole interne ; dans le langage est inscrit l’enroulement (langage-monde-parole-échanges-communauté indivisible dans le trésor de la communication super essentielle, perdre la possibilité de se comprendre eut été la fin de tout ce monde particulier). Et chaque moi doit unifier sa réalité (sa diversité) dans l’impossibilité de renouer les fils d’un tel enroulement. Il doit se figurer un habitat qui supporte le langage et il est avant tout ce corps, dont il ne sait pas quoi faire, qu’il ne sait pas assigner dans un groupe et une parole partagée, puisque depuis le renversement de la pyramide, l’expérience, l’empirie, la saisie ontologique de ce qui est, ne s’effectue plus par la parole qui réunifie un monde donné, mais par la pointe qui sépare et divise.

Pour chacun, son moi doit être en mesure de comprendre non pas l’unification (la synthèse) mais la division qui énumère les choses, qui oppose les uns aux autres (qui libèrent les échanges par exemple ; les échanges ne sont plus régulés et parlés mais existent d’eux-mêmes et pour eux-mêmes, de sorte que le déchainement des échanges de notre temps est l’effet de la possibilité de division indéfinie que le renversement de la pyramide produit).

Mais le moi ne peut pas se penser comme, tel un Sujet ; le sujet vaut en lui-même parce qu’il est de soi l’idée intellective (intellectuelle mais portée ontologiquement). Personne ne vit comme cela ; personne n’est un « sujet ». et ce que l’on va nommer plus tard à la suite du sujet parfait cartésien ( qui n’est nulle part réalisé, qui est la description de « comment ça est » la plus brute), ce sont ces mois (libérés par la révolution et la réalisation de l’universel, mais lâchés dans le monde brutal délié de toute parole) mais des mois qui par intuition de leur être structurel voulurent se saisir (sauvagement) de leur structure de conscience ; ouvrant les affres et les horreurs depuis deux siècles, de Hölderlin à Lacan, en passant par Rimbaud, Kafka, Dostoïevski, etc, série indéfinie en nombra, puisque le sujet engendre des sujets, indéfiniment, chacun dans la tentative de trouver le un, détotalisé, qu’il est

Le moi ne peut se rattacher qu’à deux impératifs réels ; le corps et le langage. Il est clair que le langage n’est absolument plus la parole (même si il retient en son système même qu’il est Parole du groupe mélancoliquement abandonné) ; aussi le moi, se transformant en sujet, se veut-il le langage et l’esthétique ; l’expression qui tente d’une part de renouer les fils de l’enroulement mytho-idéel du groupe, mais n’y parvenant de toute manière jamais (puisque ce temps là est passé, structurellement écarté par l’articulation même que les mois et les sujets sont devenus), il déploiera, le sujet, toute la littérature, toute l’esthétique qui se puisse ; et loin que ces efforts surhumains (littéralement, puisque le moi et l’humain adoreraient retrouver leur unification de synthèse passée et perdues, se lover dans l’enroulement du monde et de la parole et du groupe), loin que ces efforts soient seulement un regret ontologique (de la synthèse de mondes ou du moi et du corps ou du moi et du langage), ces créations, ce déploiement interrompue de créations, d’inventions, de techniques et d’arts, tentent par-dessus (le regret et la mélancolie, la dépression et la folie, le désordre et l’absurde, le désespoir et la haine et le dégout) d’articuler ce dont ils sont la puissance.

Ainsi la Parole (vivante dans un monde vivant des paroles du groupe) est remplacée par le Texte sacré, et le texte sacré remplacé par l’œuvre ; le groupe vivant par la communauté des croyants ou par la communauté des révolutionnaires, l’ordre du monde vivant par le chef divin, roi, empereur, leader investi.

Mais ce qui se réalise vraiment c’est l’accès par quelques uns en ce corps et en cette parole transformée en langage ; autrement dit on ne se comprend plus, il n’est plus de parole commune partagée vivante et vie du monde localisé, mais il est la nécessité d’apprendre le langage de l’autre sujet. Esthétique et langage (littérature, philosophie, etc) formulent l’articulation nouvelle qui débarrassée des mondes particuliers (valant chacun un par un), du corps (seul repérage essentiel dans le monde dévasté et brutal, culminant dans l’amour soit de la communauté, soit des mois eux-mêmes, qui trouvent là le moyen de poursuivre leur non pas unité ou unification, bien que cela en prenne tournure, mais de réarticulé leur lien rompu, de le réélaborer), ou du langage, formulent la véridicité qui s’éprouvent.

Ils peuvent bien encore espérer trouver la vérité qui réunit ; en réalité elle n’existe pas, mais de cela ils produisent quantités de vérités … Que la vérité n’est pas une, signifie « qu’il y a de la vérité » et qu’elles se produisent en profusion ; de même le libre n’assigne en rien sauf de choisir mais surtout et avant tout d’inventer. Ceci est le système second, le système formel (qui préexiste aux vérités et aux libertés). C’est ce système que théorise la philosophie et qu’elle éprouve jusque dans es heurts et malheurs ; qui n’en sont pas, puisque la philosophie comme l’esthétique ou le langage, les sujets ou les mois explorent. A partir de la seule pointe ontologique qui fut jamais (il n’en existe qu’une seule). Si il se produit quantités de vérités et de libertés, c’est que l’antériorité (ontologique, un seul être réel valant pour toutes humanisations et toutes personnalisations) doit obéir aux conditions de vérité et aux conditions de sujet.

Et si l’on se demande pourquoi succomber à un tel système, c’est qu’il n’en existe pas d’autre ; il est le reflet de la structure existentielle d’une part mais existentielle parce que structurelle ; il n’est pas de pensée possible qui interpréterait cet être, cette structure puisqu’elle est à la racine.

Il n’y en eut qu’une seule, un seul os de notre réalité, extrait de celles-ci, de tous les mondes particuliers, et valant pour le monde donné là gigantesque et unique, universel au sens propre ; ça n’est pas la raison qui a colonisé le monde, c’est la réflexivité, la vérité principe et le libre pur, c’est cette cohérence là qui joue (avec nous) son propre jeu de pointe impitoyable qui creuse le réel et étend son règne unique, unique mais proliférant. La vérité est relative mais donc à un être qui ne l’est pas et qui a su élaborer son système formel adéquat.

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Le désordre et le non-sens

29 Juin 2014, 13:39pm

Publié par pascal doyelle

Du gaspillage si évident de l’énergie/matière ou quoi que ce soit d’autre, on en conclut que ce qui devient, et donc ce qui est, mène son propre déroulement et ici ou là il se crée de l’ordre. Autrement dit il y a de l’ordre, parce que l’ordre c’est ce qui dure, ce qui est en soi une stabilité (plus ou moins durable), et qu’alors par exemple sur un système solaire suffisamment stable il peut apparaitre de la vie, enfin telle forme de « vie ». Ce qui dure offre le minimum pour qu’en plus de tel niveau, il puisse se produire un second degré d’ordre (comme il y eut des désordres en plus, mais comme le désordre ne dure pas, la matérialité ne s’en souvient pas, ou vaguement comme d’utiliser le pétrole ou le cerveau reptilien :-) ).

De même il y eut quantité d’humanisations, des mondes humains, qui utilisèrent leurs facultés apparemment en admettant le donné là, du monde tel que perçu dans telle localisation et en tel groupe qui se valide lui-même d’exister et qui auto confirme son propre déroulement (sa mythomanie). Ce qui n’est pas du tout une hypothèse stupide ; on peut tout à fait admettre que si ceci ou cela apparait, c’est que ceci ou cela est vrai, puisque réellement perçu mais aussi réellement parlé et que visiblement dans un groupe on s’auto comprend, de fait, et de plus à partir et vers telle réalité perçue, elle-même orchestrée dans un champ d’échanges.

Mais ce système de synthèse du donné là alentour, ne suffit pas ; or cela ne se voit pas. Ça n’est pas la déroute dans le désordre et l’insuffisance d’un système-monde qui a provoqué que soudainement on a pensé à procéder autrement ; c’est du dedans de notre être que quelque chose, une autre manière est apparue. Du reste comment pourrait-on définir que tel système, telle civilisation fut « insuffisante » ? Elle n’apparait qu’ensuite, lorsque l’on a proposé quelque autre système et rétrospectivement ; tout système de groupe tend à se valider et revalider lui-même. Pareillement, un moi dans sa synthèse (parce que le moi fonctionne synthétiquement comme les mondes partuilers humains), qui poursuit sa résolution, quand bien même suffoquerait-il dans la réalité ; il n’en « voit » pas d’autre, de résolution.

Du même genre, on remarquera que les chinois ont inventé l’Etat, ou les égyptiens perfectionné les mathématiques, etc. ça n’est pas d’ordre intellectuel ou à proprement parlé culturellement que soudainement il y eu une émergence, un en-plus. Et que l’on ne sait pas encore trop ce en quoi il consiste ; puisque l’hypothèse « raison », non seulement on retrouve de la raison un peu partout, mais de plus elle est devenue elle-même, cette hypothèse, singulièrement non efficiente pour comprendre ce que cette humanisation spécifique est devenu et que visiblement les devenirs outrepassent l’universel, l’humanisme, etc.

Pour cela on modifie la compréhension, au moins préalablement, d’une apparition de la « raison », par celle d’une articulation plus détaillée et plus compréhensive ; que l’on nomme cohérence et que l’on réfère à ce que l’on a déjà entrevu comme Conditions de vérité (les grecs) et Conditions de sujet (y compris les étranges sujets bigarrés voir assez fous qui suivirent Descartes, mais aussi les réflexivités kantiennes ou hégéliennes, dont on voit bien la suite ; sujet transcendantal et négativité): soit donc le, le système formel (et donc unique et universel, mais pour un autre horizon que seulement de raison-humaniste) qui se passe de vérité et de définir la liberté, qui tient de peu mais ce « peu de chose » modifie tout).

Système formel et cohérence sont descendus jusqu’au ras des pâquerettes ; en chacun, nous confirmant un « moi », qui est une bizarrerie insondable (de sa proximité avec l’articulation structurelle de la conscience mécanistique, rien en fut plus proche de la structure, en supportant tout le poids, que le moi, engendrant soit des mois soit des sujets, voir de super grands sujets, comme on a vu, mais aussi des sujets absents de la science, qui s’effacent et reportent leur cohérence en et sur un « objet », défini comme un).

Les humanisations et pour-nous les personnalisations, sont donc à l’inverse de ce que l’on croit, des moyens pour cette structure qui est apparut et a pris le pas sur la particularisation des mondes humains ; l’humain est l’effet d’une cause qui n’a rien de « naturelle » en ceci que de fait puisque la conscience mécanistique se précise de se rapporter à son propre circuit (qui n’apparait qu’avec elle-même, sinon elle ne serait pas « conscience » et on ne voit pas à quoi elle servirait et comme elle ne respect rien, n’est jamais comprise dans son « milieu » ni même qu’elle eut tendance à ne pas même respecté son propre groupe humain et a passer outre les échanges réglés et les paroles, les langages, on peut admettre aisément qu’elle n’appartient à rien, et qu’elle est la puissance même (ou du moins ce que nous connaissons comme pouvant être dénommer « puissance », et ce au sens réel de potentialité qui excède (en fait elle excède tout, elle n’est pas attachée à, du tout, à quoi que ce soit, c’est littéralement une sauvagerie, sauf que pour se déployer elle peut engendrer des stabilités ; des mondes humais ou des mois, mais aussi se produire, lorsqu’elle prend conscience d’elle-même (ce qui ne devait pas manquer d’arriver, il se trouve que ce furent les grecs) elle produit un « monde humain » dit de second niveau, créant sa propre dimension ontologique (cad modifiant réellement et effectivement son être, sa structure et non pas seulement agitant des « idées » irréelles), et élabore ce que l’on nomme le système formel (qui tient aux conditions de vérité et conditions de sujet).

La philosophie, qui est la discipline, le discours, qui prend en charge cette émergence (de cet être qui existe pour lui-même et se sait non comme « humain » mais comme conscience de son dynamisme de conscience, ce que les grecs nomment réflexivité en somme, « ça » se sait instantanément, puisque c’est, ça existe réflexivement ; il serait absurde qu’elle ne se sache pas elle-même … !), n’est ainsi absolument pas une « sagesse » ou une tempérance ou une facilité ou une sorte de colmatage de notre « pauvre condition », mais est littéralement et en tous les sens une science ; mais comme ça n’est pas une science-connaissance, on dira que c’est une science-savoir ; elle se-sait (de même que Descartes installe définitivement que le sujet se-sait, les grecs imposent que l’être-se sait ; la conscience étant l’arc réflexe de la cervelle arc bouté au réel, et non plus à un contenu irréel).

Il est tout à fait inutile voir absurde de condamner les devenirs réflexifs qui eurent lieu ; tant que l’on y est, si cela ne vous plait pas, faites mieux que Platon ou Descartes … Ce qui est strictement impossible ; parce que c’est non pas le devenir d’idées ou de systèmes idéologiques, voir idéomaniaques (qui auront lieu bien plus tard), mais les devenirs d’un être, d’une structure (qui ne tient pas spécialement à tel ou tel système, qui devient et c’est tout). Le désespoir et l’incompréhension qui règne, cette sorte de déprime ou de « oh mon dieu que je suis malheureux et que je n’y comprends rien » (à l’histoire, à ma vie, aux autres, etc), est contrebalancé par l’hypothèse, l’expérimentation nietzschéenne ; en gros « peu importe que ça n’a pas de sens, « ça » est !

De ne pas reconnaitre la pensée, grecque, cartésienne, et de prendre les expériences des sujets (de Descartes à Lacan, de Rimbaud à Artaud, etc) pour des déprimes profondes, c’est abandonner l’ambition fondamentale, la volonté fabuleuse. Qui articule de A à Z le devenir de « cela » qui est apparut et a désarçonné toute l’humanisation.

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Sartre et l'abomination

26 Juin 2014, 15:11pm

Publié par pascal doyelle

Voila, ça existe : le réel existe.

Il faut voir que ça ne peut pas être ignoré, ni que cela fut dit par Sartre. Formuler tel quel. « Ça existe ».

C’est un français, ça n’est pas rien parce que originellement Descartes était un français également. De l’étendue donnée là, comme surface autre et de l’existence, ici même, il n’y a qu’un pas.

Cela tient-il à la langue ? Mais on présente la langue comme supérieure aux individus ; sous prétexte qu’ils naissent dans la langue. Il n’y a aucun langage qui existe si il n’y a pas de consciences pour l‘actualiser. Et quand bine même chaque conscience nait dans la langue, dans le langage, n’a pas grand importance ; puisque toute conscience est parfaitement égale et identique à toute autre. Expérience d’une conscience ou de toutes, c’est la même chose, face au réel.

Le réel de « ça existe » peut être approché de mille manières, que donc « ça n’a pas de rapport ». Je n’ai pas de rapports possibles à l’existence ; ça existe ailleurs, le soutien de ce qui est, de tout ce qui est, est autre que je. Et moi-même je n’ai pas de rapport avec « moi » ; tout est extérieur et autre, fondamentalement autre, obéit à une autre logique, une autre logique d’être ; ça n’est pas le même être et « je » se localise seulement ici même, d’en avoir conscience. Je n’est rien d’autre que l’étrangeté absolue et irrémissible.

La confusion est intégrale parce que rien ne permet de passer au-delà ; on est littéralement hors de tout ce qui est.

On dira ; oui, mais ce je est un corps, un moi, une identité, dans un monde humain, dans un langage, dans ceci dans cela. Ah bon ?

Aucune de ces raisons, secondes, ne peut revenir sur l’altérité, l’absurdité confondante, sidérante, que ça n’a rien à voir de l’un à l’autre. Et que ce je n’a pas de rapport même avec ce corps ou ce vécu ou ce passé ou cette identité et nous plonge dans la sidération complète ; il n’est pas de secondarité, de raison palliative à « cela », cette position radicale.

C’est quand même Sartre qui dé-couvre cela ; on a pu si souvent pleurer le malheur ou la souffrance ou la mort, etc, mais ici c’est antérieur à tout cela (qui sont des effets, des conséquences d’une séparation ontologique totale) ; notre être (le « je » qui constate que « ça existe ») est autre que l’être, cad autre que tout le reste.

Les séparations qui s’emmêlaient les pinceaux auparavant, sont ici tranchées ; il y a des catastrophes ou des absurdités, parce que originellement notre-être n’est pas l’être, du tout. Même si il existait une différence seulement minime, c’est ce minimalisme là qui vaut, qui exprime le fait fondamental. C’est en cela que ça se joue ontologiquement ; c’est prononcé une fois pour toute dans la distinction définitive, qui touche tout ce qui est, qui l’enfonce absolument, le cloue.

On peut entourer le clash, l’emmailloter, présenter que l’être, là au-dehors (cad tout, « moi » y compris) c’est en vérité l’Etre, heideggérien, à attendre une révélation, ou que c’est la matière (et ça devient dès lors un objet face à un sujet, lequel est nanti de « quelque chose », la raison, la pensée, le sens, etc). Mais ce sont des couvertures ; en fait, en réalité, ce qui est là, tout autour, est d’un autre être que le « je ».

On dit « je », pour ne pas mélanger la « conscience » qui est une dénomination universelle pour la pensée, (et tout à fait validement), mais ça n’est pas « la conscience » qui est autre ; parce que la conscience c’est une idée, et qu’une idée n’existe pas ; il n’existe que des consciences, une par une, et même à chaque fois « rien qu’une », séparée totalement de tout le reste.

Et donc on conserve absolument « la conscience », mais comme telle totalement vide et simple point qui est « là », plantée comme un clou sur la réalité ; elle est « dessus » parce qu’elle n’est pas dedans. Et visiblement il n’y a pas de dedans par lequel elle soit, elle n’habite rien, et même à supposer qu’elle soit produite (de la cervelle, du langage, du vécu, etc) ça reviendrait au même ; puisqu’elle est un rapport à son être (par lequel elle est séparé radicalement de tout), elle exclue tous les autres rapports ; tous les autres rapports sont posés secondement par le rapport premier, et le rapport premier est celui de la séparation absolue entre notre-être et l’être (cad tout le reste).

Cela revient à dire ; ce que constate Sartre, ça n’est pas une idée. Ça ne peut pas être annulé comme toute idée. Si l’on supprime que ce ne soit pas une idée, si l’on réduit cela, cette monstruosité, à une attitude déduite de telle ou telle psychologie ou anthropologie, etc, cette interprétation tue le sujet, le « je », abolit que le je soit le seul qui ait un accès immédiat au réel.

Tous les autres discours (psychologies, anthropo, philosophie mal venue, cad qui surinterpréte et ne laisse pas un blanc, une absence, une possibilité absolue, idée des idées ou un au-delà de l’être de Plotin, ou esprit qui se connait hégélien, dont on en sait pas du tout où il va, etc), sont seconds. Ils existent, personne n’en doute, mais secondement ; parce qu’au bout du compte n’importe quel discours sera utilisé par un « je », un scientifique vous fournira des anxiolytiques, un politique substituera à votre vie une idéologie, un « penseur » vous nommera quoi penser (alors que l’injonction de la philosophie est « pensez ! », que ça vous revienne et de toute manière vous n’y comprendrez rien si vous ne l’éprouvez pas, vous-même).

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Les sujets et les mois

25 Juin 2014, 08:28am

Publié par pascal doyelle

« Je suis un-tel »

Que vous soyez « un-tel », sans doute, mais qui est le « je » ?

Il est donc trois solutions, qui n’en sont pas, trouvées au problème unique et fondamental du sujet de Descartes. Les grands sujets, le sujet absent de la science et les mois.

Rappelons que Descartes découvre, dé-couvre, le sujet dans sa structure ; qu’il ne nomme pas « sujet », qu’il décrit tel quel et au plus proche. Celui-là est le sujet fondamental, l’unique, inexprimable en réalité, mais qui se pose « là ». Qui donc fait l’objet non d’une démonstration, mais d’une monstration ; « voila, l’origine de la pensée est ici même, cet être là. »

A ce sujet il est trois résolutions qui s’offriront ; les grand sujets, le sujet absent de la science et les mois.

Les grands sujets essaient de se saisir de la conscience mécanistique, ce qui est impossible. Le sujet absent de la science, de tout remplacer par des objets. Le moi croit se saisir comme identité et que la conscience soit son contenu (« je » est réellement « un-tel » croit-il).

Les grands sujets sont absolument incompréhensibles par les mois. Rimbaud, Mallarmé, Nietzsche, Heidegger, Proust, Artaud, Céline, etc, Lovecraft, Ph K Dick, et toutes les dimensions singulières qui furent créées, ouvertes, et s’empiffrèrent de leur altérité fabuleuse. Cela fait appel à une dimension de sujet, que le moi a évacué et que la science ignore par principe.

Le sujet absent de la science fait comme si il n’existait pas (tout le poids est transporté sur l’objet ; il doit former Un, si il ne forme pas Un, il faut des petits uns par addition, soustraction, etc, qui au bot du compte formeront le Un, mais compris).

Le moi exploite immédiatement le contenu de conscience, sans chercher à remonter cette conscience jusqu’à sa racine (ce que veulent les grands sujets et ce qui inquiète fondamentalement le moi), et puisqu’il se voit objectalement (dans des objets ou plutôt des contenus), le moi sera donc son corps, (qui est lui-même objet affreux) et entretemps, de retrouver ce corps dans la mort, il multiplie les interfaces ; son identité, ses désirs, ses objets (puisque le corps est insupportable et qu'il n'est pas vraiment un contenu de conscience, on le remplace par des signes plus maniables). Il délaisse son sujet, et n’enquête pas plus que cela ; et puisqu’il est ce moi et ce corps, "ça" lui viendra par le corps.

Ses catégories ; névroses, perversions, psychoses, et la liste n’est pas close, (ça invente ses « maladies », si cela peut être nommé encore tel), ce sont son travail à lui, au moi, son œuvre à lui. Le moi est profondément engagé dans son élaboration selon son principe propre et plus que cela ; il est de pied en cap cette élaboration. Pour cela le résultat de son principe (celui idéal, non le réel) est l’amour, ce qui veut dire l’objectalité (de même que la science est l’objectivité). L’amour est de se trouver comme et en l’autre comme objet (objet absolu s’entend, et par objet entendons "contenu" de conscience, ce qui entraine évidemment bien plus loin que l'objet "objectif"). sans cela le contenu par quoi il se connait, et se nomme « moi », reste sans rien du tout.n'étant objet de rien, il perd non seulement son moi, mais perd aussi qu'il soit une conscience (ce qui est abominable).

Les grands sujets ont abandonné leur moi (plus ou moins évidemment, c’est souvent une question de proportionnalité, d’investissement sur et par la structure seule de sujet, puisque réellement il n’existe que des mois, sauf qu’il peut se prendre pour un sujet et le re-vouloir), et commencent d’élaborer leur singularité intentionnelle ; ils veulent remonter vers le « je » de « je suis un-tel ». Pénétrer le secret abominablement.

De tout cela rien n’est écrit pour les sujets (comme pour les mois) ; cela va s’inventer, se découvrir, s’explorer, et éprouver le corps du moi comme le moi du sujet comme l'être du sujet.

Jusqu’alors l’horizon des sujets se constituait de l’horizon humaniste ; Montaigne écrit pour tous les êtres humains. Mais une fois acquis l’humanisme, et l’Etat et le droit installés historiquement, les consciences sont abandonnées, là, sur la rive du monde réel ; plus on élaborera l’humanisme et le droit (que l’on songe aux libérations continuées des deux derniers siècles), plus le malheur interne, structurel, est étrange et incompréhensible ; ça se creuse par en dessous.

De même que la révolution s’est proposée, un temps, comme nouvel horizon (en substitution de l’ancien universel réalisé historiquement), de même le moi, et la science à ses côtés, (puisque les deux ignorent le sujet) s’est bien convaincu qu’un moi il était (et pas autre chose, pas une sorte de monstruosité ; le sujet est en chaque moi, la monstruosité, l’engeance, l’affreux). Se multiplient les prises en tenaille de notre être défini comme un moi. Une sorte de composé, un agrégat, et les irruptions du moi, des dysfonctionnements de compositions (et non une unité affreuse singulière).

A partir du sujet dé-couvert, cartésien (il peut prendre ce nom, mais Descartes montre un être et non pas en produit une idée), il y eut donc trois semi résolutions de notre être (les sujets, les mois et le sujet absent de la science), mais aucune n’est adéquate ; en réalité il n’est sans doute pas du tout de résolution possible, notre être (ce par quoi créent les grecs une nouvelle intentionnalisation par dessus les langages et les peuples, les cultures et les mondes particuliers, (et ici par delà les sujets et les mois) ; la pensée qui n’est pas la raison et qui se continue impitoyablement par Descartes et le renouvellement réflexif fondamental incrusté comme corps), notre être donc est non pas représentations et idées (ce qui tranquilliserait bien et nous laisserait inchangés) mais structure active, agissement non représentable.

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