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instants philosophie

Avant et après Descartes ; la structure potentielle

19 Avril 2014, 09:03am

Publié par pascal doyelle

La pensée après avoir étendu sa capacité par les grecs, jusqu’à Plotin, et tenté d’adapter cette pensée à dieu ensuite (qui outrepasse la pensée même, puisqu’il relève de la dernière conscience indéfiniment réelle qui réunit toutes les consciences, par le christ qui fait-retour vers et pour chaque conscience, et le saint esprit qui dans la communauté en esprit réunit les consciences à l’exemplarité d’une seule, appelées toutes par l’unique conscience surdimensionnée de dieu ; toutes les consciences sont articulées par l’unique, communauté de l’islam et identité absolue du dieu juif),

La pensée s’arcboute donc en un-seul ; Descartes qui devient soudainement l’unique conscience qui règne ; non plus l’unique de dieu vers laquelle l’on devient (ce vers laquelle on se produit, par laquelle on nait à nouveau intentionnellement par le christ ; que l’on y croit ou non, c’est un fait archétypal unique qui e déploie partout) mais Descartes n’est plus vers l’unique conscience mais est le prototype qu’aucune « idée » notionnelle ne démontera plus, puisqu’il est, lui, l’être antérieur aux idées qui les articulent toutes.

Notons donc que pour les grecs la Pensée n’était pas non plus la « raison », cet objectivisme second qui signale l’absence du sujet (et donc raison tardive et elle-même proposée pour et à partir d’un sujet, que les grecs ne positionnaient pas, objectivisme du sujet absent que veut re-prendre Kant en ajoutant une conscience transcendantale). La Pensée grecque est la compréhension vivante de « tout ce qui est », par quoi enfin nous existons en notre être universalisant, activiste, qui comprend parce qu’il pense et non pas recevrait les idées tout extérieurement. La pensée est ce qui augmente la perception, la capacité de notre corps dans le monde, ce qui agrandit notre être à sa dimension universelle vivante.

Dans tous les cas, il ne s’agit nullement d’une raison froide et extérieure, mais de notre-être se mouvant enfin dans son devenir propre (qui a quitté les mondes particuliers, le groupe, le langage, et propose en échange l’unique monde universel, la politique, l’esthétique, l’éthique, le corps renouvelé, ce qui sera repris par le christianisme évidemment, et supprime le langage ayant en vue de le plier selon l’intentionnalité nouvelle, qui n’obéit à aucun monde, et impose l’idée, le rapport neuf qu’est l’Etre, en tant que surface vide, neutre, sans rien a priori).

Dans tous les cas on est sorti des systèmes clos (dans la mesure où toute philosophie reconstruit à zéro ce qui est, tout système est une articulation, un rapport ou série de rapports et non pas une fonctionnalité d’idées inertes et molles, ordonnées objectivement) ; aussi ce qui se découvre est notre-être littéralement, qui utilise les systèmes d’idées et donc de rapports (de rapports intentionnels) afin de devenir selon sa propre dimension intentionnelle , vide, formelle, aboutissant en fin de compte à élaborer un système formel (celui des conditions de vérité puis des conditions de sujet, et ce non en vue de la vérité ou de notre identité, mais afin que la réflexivité, qui n’est rien de défini, de déterminé, soit capable de se saisir de soi, de sa structure ; la philosophie est la manipulation de notre être par lui-même ; chose impossible et pourtant réalisée).

De sorte que la suite vint.

Descartes inaugure que cet-être est articulé non seulement par la réflexivité universelle (ce qui est déjà une réalisation absolue), mais aussi qu’il est à lui-même sa propre médiation ; qu’il se distancie, qu’il courre plus vite que lui-même ; que la volonté est notre être (que l’on tient de dieu, ce qui es t singulièrement remettre les pendules à l’heure quant à la nature de cette dernière conscience indéfiniment réelle du bout du fin fond du réel).

Leibniz et Spinoza qui paraissent dérouler la pensée, ne bordent réellement que la raison, qui est détenue par un sujet (le cartésien qu’ils tiennent par devers eux-mêmes, en étant radicalement marqués). De plus Kant et Hegel commencent de distancier d’une part les conditions de ce sujet effarant (Kant par le paramétrage du sujet transcendantal, n’oublions pas que le « sujet », n’est pas le subjectif, mais est l’articulation, la réflexivité pure qui est au-delà et autre que la pensée et la raison, que « sujet » signifie l’articulation réelle qui déborde de partout et se donne aussi bien comme éthique ou esthétique, ou politique, ou donc sujet individué, un cartésien, vide et formel absolument).

Kant et Hegel libèrent le sujet de sa réflexivité en ses contenus ; ils exportent tout au-devant de chacun ; et comme le dit sujet est la réflexivité, ceci atteint toutes les formulations ; de l’esthétique à la politique ou éthique.

Hegel est le plus stupéfiant en ceci qu’il débarrasse en un coup, la conscience de tous ses contenus ; le spectacle total de la pensée comme esprit (pensée Une du concept qui se-sait, Hegel entend par là « qui se connait », ce qui une mésinterprétation ; le savoir de notre être n’est pas la connaissance déterminée, sinon la réflexivité ne serait pas existante ; le savoir est la compréhension du formel), libère notre être de tout son passé, de tout son devenir. On voit par là que ce qui se réalise, se rend réel, est ce qui est effectivement en cours et ce qui devient ; le sujet cartésien est par Hegel libéré instantanément de tous ses contenus ; il se retrouvera tel Stirner complètement nu et sans rien.

Descartes impose donc notre être ; c’est notre être qu’il montre tel que un et là, instantanément (selon donc la méthode, le doute-cogito-infini de volonté, cad d’intentionnalisme, d’attentionnalisme pur, qui se suspend à être, qui est hors de l’être, hors de ce qui est). C’est la saisie, la saisie plurielle de cet être par lui-même, par sa rigueur et par son expérimentation, torturée, travaillée, qui aura, par lui, libre cours ; de Descartes à Lacan, en passant par Kierkegaard, Husserl, Nietzsche, Heidegger, Sartre, Lacan mais ceci pour les meilleurs repérages de notre être ; on peut ajouter d’autres et notamment Bergson, tout à fait fondamental dans sa tentative, mais qui « pêche » par son accointance aux données, réalistes, (c’est ce qu’il voulait et on ne lui reprochera certes pas !), desquelles il entend retrouver notre-être (qui en fait ne se retrouve en rien, qui est radicalement Autre que tout, autre que tout monde, tout univers, toute réalité, tout corps : tout.)

Les devenirs qui suivent Descartes sont donc l'expérimentation de "cet être que l'on est" ; qui élabore son système intentionnel en explorant son propre devenir, sa propre dimension. Il se prend de très haut, du plus élevé de son être possible ; afin de ne rien manquer, de ne pas mésinterpréter ; il dépasse tout objectivisme, qui ne prend appui que sur des réalités limitées, et selon tel ou tel principe de "réalisme" fausse la capacité même d'exister. Tout dépend de la densité et de l'intensité que l'on utilise au départ afin de produire le système formel intentionnel adéquat

Par Bergson, qui sait parfaitement ce qu’il fait, il ne connait pas nécessairement ce qu’il fait, mais il le sait (comme tout le monde en réalité ; on sait ce que l’on agit, même si on le connait pas consciemment, la conscience n’est pas le conscient). Par Bergson on découvre que la fondation en conscience prise, en prise de conscience de notre être, de « ce qu’il est », constitue la motivation à exister ; la motivation qui ne convient pas de tel ou tel donné, mais de la source même qui devient ; il interprète cela comme une orientation « magnétique », orientation de notre réalité, il veut inscrit cet être dans le donné de l’expérience, de la matière énergie ; aussi ne se place-t-on pas encore au pur niveau de Husserl, Heidegger, Sartre, Lacan ; qui partent eux, du creuset lui-même, de la structure ontologique vide et articulée à vide, dont le vide est non pas « rien » mais est ontologiquement un « être » de la nature duquel on ne connait rien.

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La difficulté de la philosophie

16 Avril 2014, 09:38am

Publié par pascal doyelle

Notre être est donc situé tout en haut de la pyramide et si sa dénomination générale est « réflexivité », sa nature, son réel est nommé « conscience ».

Evidemment il ne s’agit pas du conscient ; la conscience est l’émergence qui rapporte soudainement (étonnement, aberration, existentialisme, excès, sauvagerie et violence) le conglomérat conscient-cervelle-langage-inconscient-corps au donné « là », ce qui veut dire au réel. La « conscience » n’est pas un contenu (esprit, raison, personnalité, moi, conscient, sujet inconscient lacanien, etc), mais est mécanisme, un mécanisme ontologique ; qui réclame donc pour se définir la philosophie. L’ensemble de la philosophie eut pour but de situer les points d’applications de l’articulation de conscience ; que ce soit la pensée des grecs ou le sujet cartésien ou la structure phénoménologique de Husserl, etc.

Elle ne reprend pas le donné tel quel (il est en soi, non connu a priori, et suit ses propres pistes et nécessités et contingences), mais ajoute une intentionnalité au donné ; l’être est le ramener en conscience de « ce qui est » ; l’idée de l’être est de réorganiser le langage, le conscient, le groupe, le corps, en cette intentionnalité nouvelle qui par les grecs se-sait, se représente (et non plus les dieux ou la nature ou les « forces »).

La philosophie est « ce qui a cessé de définir selon le conscient », en admettant que cet-être de conscience se-sait (mais ne s connait pas) et doit élaborer un discours complexe, cad tordu, qui rend compte de l’aberration qu’est son être émergent, qui n’appartient à rien et qui refuse de se laisser faire par quoi que ce soit (de donné, de là, d’inerte ontologiquement) et qui doit élaborer les possibilités mais aussi les dérives de cette articulation conscience-cervelle.

Ce faisant comme l’on se considère encore comme étant « quelqu’un » ou « quelque chose « , on passe à côté de la structure purement réelle, qui n’est rien, se définit ponctuellement (toute conscience est absolument identique à toute autre, par ex), et joue son propre jeu. Notre être, en son émergence, est autre que tout, rien en lui correspond et rien ne peut lui correspondre ; sans visage, sans représentation, sans idée ni système évidement, sans détermination, notre être est purement émergent ; autrement dit il est capable de tout, non pas dans les faits, mais potentiellement, pure puissance, pure virtualité, et n’est accessible en sa structure que philosophiquement. Toute autre « définition » que philosophique de cet être passe à côté ; pour cette raison la philosophie est « difficile » parce qu’elle pointe, montre, expose, est l’activité de conscience et celle-ci n’existe … qu’activement. Pour comprendre la philosophie, il faut philosopher.

Mais philosopher est donc la modification de "ce que" l'on est, de la fine pointe limitative de conscience.

Et philosopher consiste à se tenir au plus haut possible, au plus large potentiel qui soit accessible (et cette limite bien sur se meut, les lignes bougent, tout système définit les lignes de front mais, étant activisme, qu’il dépasse en et par lui-même, il montre "ce qui est au-delà" de chaque ligne posée). Le conscient se tient sur ses positions, il retrouve incessamment son monde ; la conscience est ce qui relie autrement et ailleurs tel ou tel monde, telle ou telle personnalisation, tel ou tel système.

La philosophie est ainsi ce qui ne peut pas définir raisonnablement, objectivement, consciemment en un mot, un objet, dans un discours étal, inerte ontologiquement, plat, mais puisqu’elle met en jeu notre être même (et donc l’être de conscience du philosophe) elle aboutit non pas à un irrationnel mais à un ob-jet ; un ob-jet complexe qui réclame l’ensemble des ressources (la conscience est l’activité émergente qui passe outre le langage, le monde humain particulier, le groupe, le conscient, l’inconscient, la personnalisation, etc, mais qui passe outre et ce compte tenu de tous ces dispositifs, elle est le dispositif surajouté aux dispositifs, et en aucun cas ne peut les ignorer).

Réduire la voilure, et redescendre dans l’objectivité ou l’objectalité (des psychologies ou du marketing) c’est ne pas se positionner sur l’émergence, et partir d’une prise en compte insuffisante de ce qui est. Ce qui n’annule en rien la validité des objectivités ; toute conscience émergente est au sommet, ou plutot à la limite des lignes, à la pointe de ce qui est déjà tenu, acquis, elle est en-plus de ce qui est et tisse dans le tissu même des réalités et réalisations.

De là que la philosophie poursuit au-delà des mathématiques, des sciences physiques, des sciences humaines, de la psychanalyse, des esthétiques, des politiques ; il s’agit de percevoir ce qui se dessine, ce qui peut se tisser au-delà des lignes de front. Mais ce tissage dans le tissu (du monde, du donné mais aussi du vécu et ceci concerne chacun dans sa personnalisation même) doit se dire de lui-même ; je philosophe ; puisqu’il ne s’agit pas de se prendre pour une objectivité ou encore moins un subjectivisme, une idéologie ou un marketing, cela ramènerait la position en-deçà de ce qu’elle se doit, de ce que l’on doit à notre-être, celui en-plus qui ajoute-à, qui pousse plus loin le réel. Qui avance hors de la cervelle (langage, groupe, conscient, inconscient, etc).

Il est donc depuis le début une continuité durable et assurée, formulant ses possibilités, l’élaboration du tissage articulé, purement intentionnel qui n’apparait qu’intentionnellement et en tant que l’on veut exprimer, mettre en forme (non plate) cette articulation ; on ne peut pas penser étale ce qui est une activité, un mouvement, un devenir, cad un possible. Le possible doit s’acquérir lui-même en tant que possible (sinon il s‘inertie abominablement).

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L'occidentalisation, comme on dit

11 Avril 2014, 18:53pm

Publié par pascal doyelle

Il serait peut-être bon de remettre au gout du jour la ruse de la raison. Comme en ceci nous n’admettons pas que l’occident et l’occidentalisation soit uniquement limités à la « raison », et que nous prenons au pied de la lettre que les grecs ont mis au jour non pas tel ou tel rationalité, mais cela qui est antérieur à la rationalité, à la raison, et qui consiste en notre-être, l’être de tout humain, sa structure.

Structure qui n’est donc pas uniquement repérable en « raison », mais essentiellement en pensée, grecque et puis toute la pensée qui suivit, en esthétique, en éthique, politique et puis via les religions secondes (fondées sur le dieu judaïque), donnant une acculturation universelle qui reprend l’intégralité de la pensée grecque (ce qui est surprenant en soi, sauf si l’on admet un concept plus grand qui puisse les réunir). Puisque cette religion en sa racine entame le processus de réflexivité pure et simple, et admet aisément en elle toute la réflexivité, pensée grecque compris, et enfin produisant universalisation et humanisation (jusqu’aux révolutions qui n’en forment qu’une) aboutissant à la personnalisation comme base fondamentale de toute processus civilisationnel (nous dirions de toute l’a-civilisation, de l’absence de civilisation localisée, particulière, mais de l’affirmation de l’unique civilisation humaine (qui par ailleurs les reprend toutes, toutes les particulières, comme on verra).

Une des ruses de la raison ou de la pensée, ou donc pour nous de la réflexivité déchainée (délivrée des ondes particuliers en lesquels cette réflexivité pensait, tout à fait positivement, élaborer la synthèse de son monde donné ; créant quantités de peuples et de civilisations, chacune Une), une des ruses va consister à utiliser une forme « transportable » (si l’on peut dire puisque c’est d’un Etat ‘fort’ et d’un être humain générique, qui peut s’imposer d’en haut) de la réflexivité en d’autres terres qu’occidentales ; le communisme. Le marxisme est en quelque sorte un manuel à l’usage d’exportation qui va coloniser les peuples et les engager dans l’occidentalisation.

Evidemment ce disant on ne pense pas une seconde à « l’Occident »; il se trouve que la réflexivité a été expurgée, réduite, ramenée par les grecs … ça aurait pu surgir ailleurs (bien que bien sur il y eut chez les grecs « quelque chose » de déterminant dans la culture particulière même de ce peuple). Mais ce qui va contre aussi que ce soit ce peuple là, c’est la réflexivité se retrouve partout dans tous les peuples ; il existe une esthétique de tel peuple africain, des mayas ou des chinois ; des mathématique avant les grecs, de la pensée avant la philosophie, etc. Et ce qui nous permet de repérer tout cela, toutes ces créations pures, c’est qu’ayant, grâce aux grecs isolé la réflexivité, on sait dès lors reconnaître l’esthétique de telle tribu, groupe humain, hors de ses rituels, de ses codes, de ses mythes (et que par ailleurs on sait ou commence de comprendre l’articulation extraordinairement intellective de telle mythologie vivante, encore vivante ou jadis).

Les grecs ne créent pas la réflexivité ; elle est, partout. Mais ils isolent son ressort. Et toute la réflexivité se retrouve alors elle-même, partout également. Il s’agit donc juste d’une systématisation du ressort. C’est cela qui dépasse intégralement n’importe quel « occident ». La réflexivité n’est pas plus grecque qu’elle n’appartient à Descartes ou à l’idéalisme allemand, mais n’est pas non plus limité aux sciences, à la philosophie qui simule la raison, s’étend jusqu’aux esthétiques, pénètrent les éthiques, au-delà des religions, et bien évidemment au-delà des groupes, des langages, des mondes particuliers, comme en un autre ordre des diverses mafias ou intérêts de groupe restreint ; toutes sortes de stagnations, de fixations, de réactions culturelles ou politiques, de caricatures de cette énormité dont il faut dire à « décharge » qu’il est parfois difficile de saisir à quel degré d'être, au-delà des divisions, la réflexivité nous pousse.

La division ajoutée et non pas soustraite

C’est que la réflexivité n’est pas là pour apporter la « paix », mais la division, la séparation, ce qui signifie les distinctions en sa dimension propre. En sa dimension propre qui est que ; les distinctions, les divisions sont acquises (et non pas soustraites), en ce qu’elles s’énoncent dans la réflexivité ; ainsi il y a quantités de vérités lorsque la vérité devient un principe universel. Ou donc il existe quantités de libertés, lorsque le libre se sait et se respecte lui-même (partout où il s’exerce).

Si la réflexivité, son ressort, est commune à tous et toutes, aux peuples et aux mois, il ne faut pas voir en cela qu’elle puisse nier les vérités ; autrement dit, le christianisme ou l’islam ou le judaïsme ne se sont non pas affadis mais maximisés en et par la pensée et le réflexif. Cela est clair. Telle ou telle croyance, rituel, etc, sont par la vérité comme principe, cela même que la vérité reçoit comme vérités (étant entendu évidemment que les conditions de vérité (principe) et de libre pur (conditions du sujet) soient admises ; qui irait là contre ??

Et si le réflexif est notre-propre-être il n’a pas pour but ou plutôt pour effet de réduire ce qui fut ou qui lui est « différent » (que pourrait-il exister qui lui soit différent si il est notre-être ?) mais de magnifier la réflexivité partout où elle est et telle qu’elle est ; ceci à condition que l’on ne puisse plus croire immédiatement que tel énoncé est « en soi » vrai, mais que cet en soi puisse trouver dans la réflexivité les raisons de son être propre. Il est dans la structure du réflexif de s’appliquer, de faire être, de promouvoir ; de tenir serré et exprimer ce qui est, humainement y compris. Il permet d’extraire ou de produire des raisons en plus (en quelque occasions ou croyances ou réalisations humaines ou naturelles que ce soit).

De même il ne viendrait à l’idée de personne de juger (officiellement c’est entendu, officieusement il ya de la marge, inévitablement) un tel de ses choix ; pourvu que ses choix admettent tous les choix qui admettent tous les autres. (C’est cela le système formel unique de la philosophie).

Par ailleurs il faut le dire ; si le ressort de notre être est le réflexif, cela signifie ; notre être est l’acte de conscience. Et l’on ne sait pas du tout ce que c’est. On peut le décrire ici et maintenant pour ce que l’on en constate, et le constatable est partageable (chacun comprend instantanément ce que dit Descartes ; on le sait, mais on ne connait pas intégralement ce que cela comporte ou surtout porte). On ne sait pas ce que « cela » est. On peut ainsi supposer toute croyance que l’on voudra ou désirera, à condition que cet-être ne soit pas contredit (puisqu’alors tout s’effondre, immédiatement et en un immédiat quelconque).

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Le sujet et le moi

9 Avril 2014, 08:34am

Publié par pascal doyelle

Le moi cherche une unité, mais son unité est un bricolage de toutes choses vaguement rencontrées dans le vécu. Le sujet est son unification, mais celle-ci est formelle et sans fond, sans substance. Le moi croit le sujet qui le préoccupe possède une unité solide et substantielle, le moi ne peut imaginer son au-delà que matériellement ou corporellement investie. Le suejt sait qu’il n’y a rien de substantielle mais que par contre la forme existe et que c’est cela qui bouge et se formule.

Le moi est assujetti ; il n’est pas le centre de qu’il est (seul le sujet est tel, mais au prix de n’être pas « quelque chose », d’être un pur mouvement, ce qui implique également un mouvement certes mais structuré, architecturé, qui sait prendre ses appuis et ses navigations). Dans le moi, la conscience est son contenu ; ce qui existe est la conscience, mais ce qui se veut, se désire, perçoit, se saisit, ce sont des contenus. Pour le moi la raison de son désir est l’objet ; l’objet s’impose immédiatement comme désirable en soi. le sujet sait que l’objet est construit, rapporté, élaboré de çi de là, (et pour cette raison le sujet veut, lui, élaboré un objet complexe, un ob-jet, qui soit la manifestation de sa structure de sujet ; le sujet se déverse et à partir de la source qu’il recherche, le moi poursuit à la remorque du monde son objet).

C’et structurellement que l’on engage l’un ou l’autre, l’un et l’autre.

Le moi existe extérieurement en une image ; mais il ne voit pas le cadre et le miroir lui-même. Le sujet a perdu l’image mais il veut que le cadre et le miroir produisent des images, lesquelles seront non plus simples images, mais mages restructurées du dedans, difficilement appréhendables lorsque l’on en demeure à l’état de moi. Il faut se structurer comme suejt pour saisir et être saisi des images restructurées des sujets (ainsi le moi, qui est la personnalisation du 20éme, a produit quantités d’images, et de sons, etc, qui lui permettent de se saisir de soi, comme moi, l’énergie du rock, l’imaginaire de BD et de SF, le cinéma, évidement, à la fois en demeurant le moi qu’il est et en supposant dans ses réussites, un sujet par-dessous).

Le moi est saisi extérieurement, puisque son être est de contenus, et tendu par l’image seule ; en cette dépendance, il se soumet allégrement à l’objectivité (qui le caractérise par ex psychologiquement) ou à l’objectalité (du désir mais aussi du marketing, etc). Il est bien content qu’on lui tende l’image.

Le sujet est ce qui remonte dans la structure, et qui a abandonné les images (de soi, le suejt est sans visage, sans représentation, mais il ne se confond absolument pas avec le suejt absenté de la science et de l’objectivité, il ‘est’ cette remontée structurelle, et non pas substantielle, dans la structure antérieure à l’image ; la surface du miroir et le cadre du miroir).

Le moi est saisi par son extériorité et est déjà pris dans son contenu ; lorsqu’il tombe amoureux, il se saisit de ce qu’il est-déjà, de sa structuralité même ; c’est son apogée, sa mythologie (ce qui n’enlève rien) ; de trouver un contenu qui lui soit son être. Et plus loin c’est aussi sa sexuation, sa division du monde entre homme et femme (ou diversement), entre soi et autrui. L’extériorité du monde pour le moi, qui détient dans cette extériorité son intériorité, n’est pas l’externe monde donné « là » du sujet, qui n’a pour correspondant en lui que l’internalité de sa structure vide.

L’interne de structure et l’externe du « là », du grand dehors, ne s’opposent pas mais s’ajoutent, tout à fait autres, à l’extériorité pour le moi tel qu’il en a tiré son intériorité.

Esthétiques ou éthiques, ou politiques, visent à introduire aux voyages dans le structurel, de même la philosophie est la remontée dans le structurel de conscience, de notre être, purement vide mais architecturé ; le moi désire des choses du monde( qui sont sa raison d’être, littéralement) mais le sujet produit des ob-jets, complexes, qui lui montrent son être ou montrent plus exactement l’agissement de son être formel aboutissant à des « choses » non compréhensibles, puisqu’elles bougent sa structure même.


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La monstruosité avançante. Les distorsions.

6 Avril 2014, 19:10pm

Publié par pascal doyelle

(Rappel : la réflexivité est le concept opératoire qui permet de réunir les deux engeances déchaînées que sont d’une part la pensée et la vérité et l’universel des grecs, et d’autre part le réflexif du sujet, cartésien par exemplarisme, le libre pur, l’existentiel radical ; soit donc pour simplifier la vérité et la liberté qui n’existent donc que réflexivement, en seconde puissance bien plus redoutables que leurs versions « softs » communément admises ou proclamées).


La monstruosité avançante. Les distorsions.


Si ce qui s’est élevé est notre être en tant que rien, (et que ce rien est non pas un « néant » dont on ne voit pas bien ce qu’il peut signifier), c’est cet être qui s’est déchainé. Ce qui se traduit par la suite par la violence et l’exploitation décuplée. Ce qui a été activé, notre être vide, a rendu réalisable la libération de tout le possible. Le sans-loi on a tenté de maintenir régulé, mais tant que l’on ne parvenait pas à le comprendre, le saisir est peine perdue. Les outils que l’on forge ne sont pas efficaces en ceci qu’ils ne parviennent pas à définir leur objet réel.
Dans la mesure où c’est le libre qui fut rendu possible, il s’est bien effectivement lancé dans l’élaboration de sa possibilité ; sciences, technologies, droits, Etat, etc, mais aussi guerres totales et exploitations débridées, et de ce fait a imposé que le libre soit universellement réalisé. Ce qui se cachait aussi sous l’universel, lorsqu’il cesse d’être pensée et créations grecques, se montre tel qu’il est ; soit donc par exemple les devenirs fous des grands sujets (romantiques ou modernes, Baudelaire ou Rimbaud, Mallarmé, etc, Céline, tout et tous en fait), mais aussi se montre tout de go ce que c’est que l’économie ou que les mathématiques ou que la politique hyper efficaces de la réflexivité lorsque le monde, le monde unique des grecs, lui est livré, livré pieds et poings liés pour ainsi dire. C’est la réflexivité qui n’a ni limites, ni impossibilités qui a produit l’universalisation, et c’est elle qui se continue en dévorant les mondes, puis ingurgitant le monde unique. Elle est une monstruosité fondamentale et sans doute aucun elle est notre être.
Et cela continue jusqu’à nous-mêmes ; on commence peut-être seulement de devoir comprendre ce que l’économie signifie (cad ce que les échanges entrainent lorsqu’ils ne sont plus du tout assujettis à des régulations, de groupe, entre tribus ou entre Etats). De même à approcher de ce que comporte la sexuation, l’inconscient et finalement ce que signifie que l’on soit un « moi ».
Il faut donc comprendre qu’il y a et qu’il n’y a pas de règles connues à respecter et plus loin que ces règles sont très peu évidentes et qu'il est très difficiles de penser de telles règles, d'autant que l'erreur se presse dans les perceptions elles-mêmes ; puisque les chemins se produisent sous nos pas. Ce qui revient aussi se demander comment transmettre à notre corps ce qui nous a pris.

Qu’est-ce qui nous a pris ?

On a voulu fortement inscrire notre être comme identité naturelle, comme droits de l’homme à fondement libéral (ou comme homme générique communiste, tous selon les besoins généraux, évidemment c’est le libéral qui l’a emporté, il conserve immédiatement chacun là où il est et qui il est). le moi est « naturellement » qui il est, il admet spontanément son être comme synthèse (de même qu’autrefois les tribus montaient immédiatement le donné là local et la parole du groupe comme vérité ; ceci est la vérité, impossible de la repenser autrement que telle qu’exprimée, il n’y avait pas de distance entre la forme et le fond, sinon réglée).
Mais qu’est-ce que le moi ? Pourquoi est-il affecté de dérives, névroses, psychoses, perversions, dépressions, borderlines, etc ? Pourquoi s’en prend –t-il au corps ? Pourquoi est-il obsédé soit de l’amour soit du sexe au moins fantasmatiquement, sinon pour s’en couvrir transi de peur ? Pourquoi une telle mythologisation du sexe entre homme et femme, qu’il y ait différences est une chose, que ce soit un dualisme si radical en est une autre ? Que veut-il et que veut-il dire le moi par « ce corps » ? Pourquoi ce qui serait langage parle-t-il autrement que dans le langage ? Est-ce seulement le signifiant qui se transmet dans le symptôme ou le fantasme ou est-ce une désignation complexe d’un code de pénétration du corps dans l’épaisseur ou à rebours l’insignifiance du monde ?


Encore une fois, on ne connait pas le cheminement que pourtant l’on est ; on n’est pas un-tel empruntant tel chemin, on est le cheminement lui-même et on ne peut mieux dire qu ceci :que l’on y Est ce corps, qui rassemble tout ce qu’il contient ; conscience, conscient, inconscient, moi, langage, cervelle, physiologies, comportements, vécus, etc.

Pourquoi privons-nous certains du minimum de survie qui puisse leur assurer un corps ? Qu’est-ce que vouloir remplir le corps de connaissances, comme d’un réservoir vide ou de le gaver de substances diverses et variées médicamenteuses ? Peut-on employer le corps comme discrimination ? Qu’est-ce qui ne se perçoit pas, ou plus loin qu’est-ce qui plus ou moins perçu ne parvient pas à se distinguer néanmoins, à s’élaborer en tant que perception entraînant notre pensée sur des abstractions et hors du sol réel ? Qu’est-ce que l’ensemble des mésinterprétations de la perception ?

Tout est perçu mais il est des distorsions désinterpétatives qui ne parviennent pas à élaborer des schèmes suffisants et puis des schémas et puis des ensembles orchestrés de schémas, il est donc des systèmes freinés ou renvoyés à rien dans le perçu ou tout simplement impossibles alors qu'ils Sont là. Le systèmes acquis sont insuffisants pour traiter comme ils le devraient les éléments de visions qui pourtant s’exposent partout ; il est fondamentalement un déficit de représentation du réel. On est à distance de ce qui est réellement.

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L'inhumain chaotique

6 Avril 2014, 09:34am

Publié par pascal doyelle

Si notre être est structurel, il n’a pas de sens ; toute signification est employée en d’autres fins qu’elle-même, elle sert de faire valoir, de motivation, d’équilibre ou de déséquilibre par rapport à des réalités qui sont en cours. Si il n’y a pas de sens, si ça ne va nulle part, c’est parce qu’ici même cela se joue. Ça n’est donc pas un non sens, mais le réel. Et le réel est « ce qui se suffit à lui-même ».

La philosophie mais aussi l’humanisation ou la personnalisation cherchent à retrouver le donné, la réalité telle qu’elle est ; il apparait qu’elle n’est pas du tout ce que l’on croyait, espérait, désirait, attendait, qu’il est une totale inhumanité de ce qui est. Que le chaos règne.

Or pourtant aussi loin nous enfonçons nous dans la réalité, il y demeure une certitude de conformité ; notre être puisqu’il fait partie de la réalité, ne peut ne pas être en et de cette réalité. Il se trouve donc que la philosophie depuis Descartes mais aussi depuis les grecs, a tenté de pousser notre être au plus loin ; si l’on y songe et si l’on écarte les mésinterprétations la pensée nous emporte furieusement loin ; bien au-delà de ce qui est humain, on nommait cela divin à ce moment, un éclaboussement instantané et éternel de ce qui est pris, surpris par la pensée.

C’est depuis le début que la philosophie explose notre être et elle n’est pas le discours plat et mytho-métaphysique ; ce qui a lieu par Platon ou Plotin est l’architecture exhibée, montrée, là devant, de l’explosion de notre être lorsqu’il s’augmente, s’étend ou s’intensifie au plus haut devenir de sa possibilité.

Du reste on dit que la raison s’est accomplie, mais Hegel dresse un spectacle sanglant et violent, on n’en est plus à une sagesse étale et raisonnable. Les grands sujets qui suivirent Descartes, sont entièrement de chocs et de contournements difficiles. Les facilités qu’offrent les connaissances (qui relèvent de la définition de l’homme comme connaissant, ce que l’on doit à la philosophie) augmentent le désordre et la brutalité. L’histoire déborde d’exploitations et de massacres. Ce que nous déchainons n’est pas plus le bien que la folie et la destruction, puisque notre être n’est pas, pas du tout humain. Il faut le constater tel quel.

L’inhumanité est soit celle du contingent, dans un désordre général (aucun sens ne préside ; il est ici et là un peu d’ordre), soit celle du divin ou de la dimension si radicalement autre de la pensée même qu’elle ne nous est pas supportable ou que l’on y tient à peine. Que l’on n’y existe pas, parce que ça n’est pas durable, c’est parfois et de temps en temps qu’il est une perdurance de la vérité ou du libre pur. Une illumination éthique ou une révolution possible, une science qui grandit repoussant un moment les limites, une œuvre qui outrepasse.

L’inhumanité est, depuis le début, exposée ; le divin des grecs, la pensée divine devient l’effarement existentiel « ça existe ». La monstruosité existe, et il n’est rien que de l’exceptionnel et du chaos. Et notre être est en conformité avec cet être-là déraisonnable.

Or donc depuis le début la philosophie affronte soit en plein soleil soit dans le repli puissant du dedans de l’être (que l’on nomme ici structure), qu’il y ait de par notre être un accès à ce qui est. Et si elle dépasse la seule raison, l’objectivité (des sciences) ou l’objectalité (l’objectivisme comme idéologie ou marketing ou idéologies), la pensée articule au sens propre notre être à ce qui est dans le mouvement vers l’inhumain, le super réel. La pensée s’est organisée à partir du vivant, mais hors du vivant et de son monde réglé, s’est dévoilé l’empirique nu et désordonné, matière ou énergie, intotalisation, hors sens, il est manifeste que « ce qui est » suit son chemin produisant ici ou là de la réalité réglée ayant un ordre et une stabilité, mais l’ordre ou le sens sont des ilots, des possibilité du donné « là ». Cela a eut comme effet notre humanité, mais cela peut tout autant en obtenir quantité d’autres effets, productions, possibilités.

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Sartre et Lacan

5 Avril 2014, 08:19am

Publié par pascal doyelle

Lacan et Sartre
Somme toute Lacan part de Sartre. Il reprend le sujet sartrien, ce qui veut dire le pur regard sans rien ; tout est dans le monde. Le moi est donc une construction, un agrégat ou une détermination pour le pour-soi qui n’est rien. Sartre conserve non pas le sujet mais tout cela se joue de comprendre la conscience en elle-même, et Sartre se satisfait de mettre à jour qu’elle n’est pas ; elle est néantisation et donc action et donc histoire qui se fait.
Lacan sent bien qu’il y a une brèche ; c’est le néant qui aspire notre réalité, qui est notre être et il veut le déduire d’une complexité de dispositifs ; dispositifs entourant l'être vide de conscience. Et tous les dispositifs lacaniens existent ; il décrit parfaitement (autant qu’il se peut évidemment) l’ensemble de ce qui précède une conscience, sauf que cette conscience lui parait un trou, un inexplicable, une insondable décision (de telle ou telle bifurcation, en ceci donc la décision d’être tel ou tel est apparemment purement contingente, indécidable, et bien sur ne peut pas être décidé librement).
Mais c’est que Lacan décrit adéquatement la conscience en un Moi. Pour un Moi tous les dispositifs et les substitutions inconscientes existent ; mais une conscience n’est pas un Moi. Ou plus exactement elle est conditionnée en un moi, mais étant conscience extraite et autre, ayant affaire au donné « là » externe (qui lui n’obéit pas au conscient, inconscient, langage, autrui, etc), cette conscience de fait Autre que tout, ouvre toujours déjà son propre règne. Le sujet cartésien n’est pas touché par le moi, parce que ça n’est pas sa fonction, du tout ; le sujet cartésien s’joute à quelque état du moi que ce soit (étant entendu que statistiquement un tel doit au minimum être doté d’un conscient, inconscient, acculturation, etc, qui lui rende possible d’être une conscience à peu près stable).
Parce qu’il est clair que si la conscience une fois atteinte, est apte à l’universel ou au libre, par contre elle vient en plus des dispositifs, qui doivent acquérir une relative stabilisation ; une psychose entame qu’il puisse se produire le rond-point neutre et à peu près réel d’une conscience apte à se consacrer à son être de conscience. Une conscience ne peut pas être traitée, améliorée extérieurement (si elle ne s’y accorde pas, de même qu’elle ne va pas philosopher si elle ne le veut pas), mais il est toujours impératif de repérer, de cartographier, d’observer objectivement les dispositifs qui précédent telle conscience ; en quel état est la cervelle, le conscient, le moi, l’inconscient de cette personne ?
Pour Sartre la conscience est une structure forte, et non pas une structure faiblarde et irrégulière. Mais c’est parce qu’elle est une structure faible et pauvre qu’elle survit ; elle n’a rien à défendre, elle est. Aussi magnifie –t-il soit le courage d’être soit la déchéance ou la culpabilité d’être. Mais ça en se rencontre pas tous les jours … La plupart des gens et du temps, on emploie la conscience à tout autre chose que l’exemplarisme. En réalité l’être de conscience échappe absolument à toute morale ou raison et aucun contenu ne le retient ; pour cela il transforme ce qui lui tombe sous les yeux, la main, et ceci hiératiquement ; il n’a pas un programme installé (il n’a pas de contenu) mais, il est structurellement un programme. Et il n'est pas producteur d'un sens, mais est la possibilité d'un travail, d'une torture de ce qui est.

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Esthétique de la conscience III

2 Avril 2014, 08:39am

Publié par pascal doyelle

(Rappel, la « conscience » n’est ici en aucune manière la conscience idéaliste, le sujet idéaliste ou le moi, ou une entité mystique ou spirituelle ; elle est admise comme pur mécanisme de conscience vide fonctionnelle, qui s’est soudainement émancipée et a développé sa propre puissance. De même elle ne déploie aucun sens, mais elle crée ici et là ; sens et signification qui sont eux-mêmes pris dans la puissance, la potentialité de l’acte de conscience, qui avance et dévore les mondes humains ou les personnalisations, les systèmes d’idées ou les idéologies. L’acte de conscience est pure articulation au réel).

Esthétique de la conscience III

On a donc ; la conscience, le conscient, l’inconscient. Ou donc : la perception unilatérale (mais on ne sait où elle va ; l'aperception est entièrement déversée dans le donné « là » dont le caractère est l’imprévisibilité) unilatérale du là du monde indéfiniment réel ; le moi dans le conscient ; la cervelle dans son organisation complexe, marquée par le langage qui attire vers le donné « là » du donné monde (à la fois comme signe posé extérieurement, perçu, et de ce qu’il est énoncé par l’autre, cad le langage, par l’autre qui entraîne une similitude de miroir, ce dont est constitué le moi, de cette conscience en elle-même ; mais il faut se fondre dans la conscience de l’autre pour simplement comprendre ce qu’il dit ou inversement ce que je dis, ce qui porte plus loin qu'une compréhension de significations).

Il se trouve que cette activité a finalement pris conscience d’elle-même comme telle ; comme intentionnalité, ce qui philosophiquement se nomme « idée ». L’idée est ce par quoi la conscience commence d’architecturer son possible ; aucune idée n’est définitive, mais balise l’exploration de ce qui est, étant entendu que ce qui est pensé, c’est à la fois l’être et notre-être ; la pensée et l’être pour les grecs, le sujet et le monde pour Descartes, etc.

La pensée est en ce sens autre chose que la raison (qui est telle une disposition objective que l’on peut aborder sans modifier notre être ; un discours extérieur, une technologie, ou l’œuvre esthétique qui serait seulement « belle », cad sans possibilités).

Ce qui est la pensée est l’architecture non pas d’idées inertes mais d’intentionnalités qui orientent et désorientent la direction du corps. Et donc ce qui augmente le corps lui-même, cad tout ce que l’on est. Il n’est rien d’autre au bout du compte que le corps, ce qui ne signifie pas qu’il soit impossible de complexifier le corps lui-même, mais le contraire ; le corps est ou devient plus complexe par l’articulation que l’intentionnel pur lance incessamment sur le monde et sur lui-même et sur sa réalisation sur le monde. Mais en définitive, au bout du compte, cela revient au corps.

Le déplacement du corps sur le monde là-inconnu, est la réflexivité même (la réflexivité tombe instantanément sur l'idée grecque : l'être, le réel). Ce qui suppose donc que le dit corps perceptif est structuré ou structural ; le corps renouvelé. Ce qui n’est pas le corps illimité, mais l’inverse ; le corps structural n'apparait que si l’ensemble (conscience, conscient, inconscient, langage, etc) est respecté et activé. Que si le conscient, le langage, autrui, l’inconscient, la personnalisation dans l’humanisation, la pensée et la cohérence proposent un « ob-jet ». C’est par le marquage du réel par un ob-jet que le corps est projeté dans l’horizon, l’horizon n’apparait que dans la mesure de l’hyper détermination orchestrée dans l’intentionnelle conscience qui assume tous les dispositifs qui la précédent (le corps, le langage, la cervelle, etc) et conscience qui pousse au maximum la précision de la cohérence (dans la circonvolution externe du « réel », la non-cervelle qu'est le réel).

Pour cette raison le scientifique prend son pied (la définition objectale de la réalité humaine, le marketing, comme l’idéologie, et tout autant les images, les Images, la projection objectale de ce qui n’est pas, de ce que nous ne sommes pas ; il n’y a pas plus d’image de soi qu’il n’existe à ce niveau de « moi ») ; le marquage selon son sujet absent, imagine un objet délimité, mais comme il n’a pas ou plus la conscience-même, sa jouissance est frustration et ce qu’il impose aux autres est frustrant. La science est une partie non le tout, parce que le tout n’est pas. Il n’y a pas de tout, le seul accès au « tout » est la conscience de chacun ; qui est-elle-même, mais qui ne s’appartient pas elle-même.

Il n’y a pas d’elle-même dans son être, sinon second et aucune conscience seconde ne peut remonter vers la conscience première ; il n’y a pas d’elle-même à quoi elle appartiendrait ; la conscience (à rebours du conscient qui est en écho, en double, le moi et l’autre par ex) n’a pas de pendant ; c’est pour cela qu’elle est libre. Elle ne se connait pas et donc elle est libre ; elle ne se connait pas mais elle se-sait (ce qui définit le rapport structurel vide) ; elle gravite par ce qui arrive dans le grand Là du donné monde. Elle est saisie du corps qui perçoit, et n'étant pas sans puissance, elle pousse à être le corps, elle en crée des renouvellements.

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La conscience comme corps (esthétique II)

1 Avril 2014, 13:51pm

Publié par pascal doyelle

L’activité de conscience est donc l’intentionnalité purement fonctionnelle qui déploie, développe, engendre sa propre architecture. Comme ce déploiement est celui de rapports, ils ne sont saisis qu’en acte, et la philosophie ne peut être atteinte sans s’y investir, y investir son être (le lieu, l‘identité de cet être étant suspendue, on ne connait pas ce qu’il est, et étant en acte c’est son possible qui devient, rendant impossible sa définition). Autrement dit notre être ne rentre en aucun discours « objectif », tout discours objectif est mis à sa disposition et tout discours objectif est lui-même un effet, et entre dans l’intentionnalisation générale.
On a cru pouvoir détourner la philosophie en restreignant sa capacité en une identité, nommée, la caricaturant en l’établissement d’un discours normé, qui définirait ses objets, mais ce sont des ob-jets, des possibilités ; les idées sont des rapports (engageant notre être ; la scientificité est un sujet absent de ce fait, qui pose des objets tout court). Mais il est clair que l’on ne lit pas la philosophie sans y être ; ceci modifiant notre être, et par cela seul il est en devenir. Au contraire du sujet absent, cad du moi scientiste ou technologique qui s’en sort sans une égratignure, et les fameuses crises narcissiques, Galilée, Darwin, Freud, aboutissent finalement à conformer ou ensuite conforter un moi laissé à son seul être-là immédiat, construction bricolée, tandis que depuis le début la philosophie impose que l’on n’est pas le moi que l’on croit être ; on est la pensée pour les grecs ou la réflexivité sujet pour Descartes et bien plus ces sujets étranges qui suivirent Descartes jusqu'à Nietzsche ou Lacan.
Les textes philosophiques sont indéfinis ; ils ouvrent la possibilité (il n’en est qu’une seule structurelle , celle qui, vide, rend possibles toutes les autres possibilités lorsqu’elles en valent la peine, et reçoivent valeur de leur potentiel structurel) et cela d’autant que par les grecs (et Descartes et suite) ce qui est exposé, ce ne sont pas des idées ou des systèmes mais c’est notre être même ; au sortir des mondes particuliers (monde local-langage-groupe) l’articulation au réel, qui se rend réelle de par son être (elle est réflexivité formelle), l’articulation est unique dans un monde unique, autrement dit universelle.
Il n’est donc pas de contradictions entre les systèmes, mais chaque fois l’avancée vers la résolution potentielle, et ce non dans l’imaginaire ou la fuite, mais dans la remontée de cet être qui est (recouvert par les mondes particuliers ou plus exactement se cherchant au travers de ces mondes jusqu’à émerger et se dire, se représenter lui-même, comme pensée grecque et comme réflexivité cartésienne). Aussi la philosophie, qui exprime cet être qui se désigne enfin tel quel, résiste de fait à toute contradiction ; elle n’y est pas essentiellement mise en cause ; ça n’est pas son problème que d’établir un discours raisonnable tout plat, ça n'est pas son ob-jet (dynamique, en devenir, qui grimpe constamment sur ses précédentes réflexivités pour avancer).
Croire qu’il existe un discours objectif et que c’est ce qui est visé, c’est croire imposer un discours de « raison » aux animaux humains (et donc par ailleurs croire que la distinction animal-homme est une rupture). Alors que si notre être est ce qui a surgi, chacun est déjà cet être ; de fait (et les animaux sont déjà perception réelle). Toute conscience est à elle-même dans son désordre. L’ontologie plonge en et par chaque conscience. Il ne sert à rien d’imposer la « raison » (qui n’est pas la pensée) à une conscience ; ça n’a rigoureusement aucun sens. De fait la philosophie réclame pour être lu, d’être investie en tant que sujet. Sinon c’est peine perdue.

La conscience formelle de l'être formel
La philosophie avance sur le sol même de ce qui est ; là où notre être est posé (figuré par ex comme l’étendue cartésienne et le sujet suspendu). Aussi lorsque la pensée s’est conclue comme réflexivité individuée (chaque conscience est cartésienne, de fait, inutile de se battre contre), chaque conscience a commencée de dépouiller et explorer son donné « là ». Chaque conscience est devenue romantique, existentielle, ontologique, ou donc pour les mois dépressives, psychotique, névrotique, perverse, etc, ou entre autres amoureuse. C’est la même avancée qui « avance ». Et qui avance en et par chacun.
Etant purement fonctionnelle, mécanisme effarant, l’activité de conscience réflexive pousse à être ; elle fait être puisque la conscience est l’articulation d’une cervelle avec le donné là.

C’est donc au final le corps qui avance, la reconsidération du corps investi d’une conscience qui augmente sa surface, sa perception, sa possibilité ; elle est le levier qui (admettant tout de la cervelle, conscient langage, inconscient, etc) vise le « là ». Ainsi c’est notre corps qui devient en tant que l’activité de conscience le métabolise ; de même que le langage est devenu sous la puissance, le potentiel de l’intentionnalité qui l’a repris au groupe-monde local-langage).
On veut traiter les corps, mais en réalité ce qui se joue c’est l’architecture de chaque conscience. De même on croit qu’il s’agit dans un corps, du moi, de cette identité psychologique, animal-langage-inconscient (etc, cervelle, comportementalisme), alors qu’il est le sujet.
Esthétique cela doit donc être pris au sens entier ; ça se perçoit. Notre être est ce qui, impossiblement représentable, use tous les discours (les systèmes, les mondes, les personnalités) et perçoit par-dessus. En ce sens est esthétique toute la pensée et la philosophie ; qui veut manifester et exposer notre être en acte, le montrer et agir par la disposition de telle sorte que cet être s’oriente vers son expression, sa modification du donné et conséquemment sa modification de soi, de son corps percevant.
Ça n’est pas une idée qui est atteinte, mais l’augmentation de notre être en sa plus grande ampleur ; à partir du corps lui-même (et nous ne possédons rien d’autre que ce corps).

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L'inconscient, le conscient, la conscience (esthétique)

31 Mars 2014, 08:30am

Publié par pascal doyelle

(Rappel, la « conscience » n’est ici en aucune manière la conscience idéaliste, le sujet idéaliste ou le moi, ou une entité mystique ou spirituelle ; elle est adise comme pur mécanisme de conscience vide fonctionnelle, qui s’est soudainement émancipée et a développé sa propre puissance. De même elle ne déploie aucun sens, mais elle crée ici et là ; sens et signification qui sont eux-mêmes pris dans la puissance, la potentialité de l’acte de conscience, qui avance et dévore les mondes humains ou les personnalisations, les systèmes d’idées ou les idéologies. L’acte de conscience est pure articulation au réel).

Si notre être est acte de conscience, la conscience n’est pas le conscient. On prévisage habituellement la conscience comme si elle était le conscient, mais cela n’a rien à voir. Par exemple ; pour le conscient un mot s’entend, se comprend mais pour la conscience un mot se perçoit. On perçoit d’abord le mot comme si il s’agissait d’une couleur ou d’un objet. Cela implique que perçu le mot ne sera pas nécessairement compris ; il peut très bien glisser dans la cervelle, sans être épinglé ou tenu en tenaille par le conscient.

Le conscient est ce que l’on entend dans l’oreille de l’autre, d’autrui ; est conscient ce qui est compris, la signification que l’on en retient en tant que l’autre va l’entendre et lui-même le retenir. Le langage est ce qui est retenu par l’autre ; cette fonction de survie est impérative ; ce sont les autres qui nous permettent ou non d’accéder aux objets.

Ainsi la conscience est à la périphérie et n’obéit fondamentalement à rien ; pareillement le schizo va percevoir directement dans le monde les signes. Le conscient est une zone limitée de la conscience si l’on veut, mais une conscience sans conscient s’affaisse ; elle déploie l’intégralité de son potentiel, peut-être, mais cela ne dure pas, ne peut pas se stabiliser. Il ne s’agit pas de remplacer le conscient par la conscience, (de même que le langage par le conscient, ou la cervelle par le langage), mais de voir que la conscience présuppose le conscient mais est en plus (de même le langage présuppose la cervelle et ses mises en formes propres, mais est en plus également). C’est une mise en étages dont le dernier palier suppose les précédents et intégralement et en leur spécificité.

Ainsi le sujet cartésien ne renie pas ce qui le conditionne (Descartes en est tellement d’accord qu’il ne veut pas du tout supprimer le corps ou les perceptions ou mémoires fines), mais s’ajoute ; le sujet cartésien est en-plus et ce qu’il dit de lui-même, c’est notable, ne tient que dans l’instant de le dire ; il ne sait pas si son sujet existe hors du cogito lui-même... (Descartes est absolument impartial et scrupuleux sur ses énoncés, lucidité exemplaire).

De sorte que la conscience est à la périphérie de ce qui est perçu et donc ce dont elle est la fonction est le monde, le corps, la perception, les ou la chose même. Elle implante ici et là des points de perception ; mot, couleur, geste, peu importe puisqu’elle n’est pas assignée come le conscient à tenir une parole entendue (au deux sens de audible et comprise). Pour la conscience énoncé en communication ceci ou cela, écrase le corps, la perception du corps. Et encore une fois ceci sans qu’il soit possible ou envisageable de se passer du conscient ; c’est par et selon les distinctions du conscient que la conscience peut mener perceptivement la perception (pour ainsi die) ; c’est en plus et autour des propositions énoncées que la conscience perçoit les variations et entame telle ou telle possibilité de tourner autour, de réunir, de recomposer, d’orienter ou de désorienter.

Aussi retrouve-t-on la bande Moebius ; la conscience tend vers l’inconscient mais ceci via le conscient ; lequel marque la cervelle de mots, de chaines signifiantes, de signes (qui sont entendus par l’autre). il s’agit d’un tricotage. Une trame dont les points apparaissent sur la surface duc conscient, de l’inconscient et de la conscience en acte dans le monde des corps, de la perception.

Ce qui revient à dire que l’on peut percevoir esthétiquement ; au sens plein. Une personnalisation par ex, perçoit esthétiquement son corps (puisque pour nous le moi est un acquis essentiel qui ne se rencontre à ce degré en aucune humanisation). Ou donc que l’on peut ou qu’il faut percevoir esthétiquement et cela peut s’acquérir, se travailler, s’approfondir, s’orienter ou se désorienter et que cela trace des explorations dans l’épaisseur. Et ce faisant on use du conscient comme d’un moyen, et de l’inconscient puisque l’on laisse venir à la surface (de la perception) la surface en-dessous du conscient, mais pas seulement ; on laisse advenir au-devant de soi ce que la conscience perçoit dans le monde, comme corps, comme possibilité qui apparaissent au détour du donné « là », du « là » immense et inconnu.

Puisqu’il est clair qu’alors le donné « là » n’est pas seulement cet objet ou ce geste, mais implique des variations d’objets et des modulations de gestes, que le possible surgit de la perception indéfiniment qui dessine dans la réalité d’autres mondes dans le monde. Et ceci non pas dans une abstraction mais dans une incorporation immédiate, celle du corps, puisque de perception exploratrice.

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