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instants philosophie

La fabrique universelle des mondes

21 Juin 2014, 14:39pm

Publié par pascal doyelle

Alors comme la philosophie pense cette articulation réflexive qui abandonne les mondes particuliers en synthèse et commence de réécrire l’humanisation, elle croit ou suppose que son énonciation (de philosophique) est ce qui réécrit le mécanisme (qui lui-même ne fait est ce qui réécrit) ; elle n’y parvient pas, à identifier l’énoncé et la source de l’énoncé et elle le sait parce qu’elle le voit ; l’idée des idées, la physique-énergie d’Aristote, le un au-delà de l’être de Plotin, atteignent la limite même et se retournent, cad engendrent par le devers ; il n’est plus d’à-venir parce que les grecs ont atteint l’être même, la pointe unique commune à toutes les humanisations, et unique en toutes les pensées (les idées étant dans intentionnalisation par-dessus les mots, les langages, etc). Là où elle s’effondre, la philosophie se trouve.

C’est là que se situe l’être dont elle a en charge de parler, d’énoncer la structure. C’est ce pour quoi elle est faite ; exposer ce qui arrive à l’humain, à savoir la structure mise à nue, et non recouverte par des mondes, et débouchant dans et sur le monde-même, le monde donné là, antérieur à tous les mondes humains, mais aussi antérieur aux mois, aux personnalisations qui agissent telles des synthèses immédiates dans le monde limitatif des mois, de chaque vécu.

C’est cette articulation qui est arcboutée sur le donné là ; la réflexivité de la pointe de la pyramide qui partait de la base d’un monde donné là, localisé, en un groupe qui parle et se réunit en synthèse jusqu’au sommet de la pyramide, qui est renversé cul par dessus tête, cette réflexivité qui n’est plus recouverte par un monde humain particulier, débouche sur le monde donné là ; l’externe (que les grecs perçoivent comme cosmos, tentant d’intégrer l’ordre et le désordre, la matière et la pensée, qi seule donne à voir le monde comme pensée vivante et apparaissante, surgissant comme choses et êtres ; si on n’exprime pas ces choses et êtres dans la pensée, on ne les voit tout simplement pas, mais ces choses et êtres en pensée n’existent pas dans le langage et le commun, il faut en inventer le vocabulaire, ce qui signifie que toute l’apparition de monde sera exprimée dans un système élaboré par un seul, à chaque fois, qui restructure le langage et le corps et la cervelle par ses idées intentionnelles.

N’étant plus recouverte par des mondes particuliers, la pointe réflexive entame la surface même de « ce qui est » ; elle est à égalité d’être avec le donné là, la surface du monde même, les choses et les êtres ; la réflexivité ne crée pas un monde en plus, elle recherche instantanément le monde même ; et ses erreurs ou vagabondages sont des explorations, les aventures de cet être imprévu, non naturel (qui de toute manière n’appartient à rien ni à quelque humanité que ce soit, puisque formel et sans rien, structurel).

Puisque cet être uniquement formel, il ne contient rien ; il affirme la vérité comme « il y a de la vérité », les rendant toutes possibles ; ou le libre comme libre pur, n’engageant en rien les choix ou les inventions ; ce système antérieur aux systèmes (que l’on voudra pourvu qu’ils admettent les conditions de vérité et de sujet ou de liberté) est lui-même le système formel.

Autrement dit la réflexivité n’étant pas du tout une « idée » ou un système d’idées ou n’étant pas la « raison » (mais la pensée et sa cohérence proprement réflexive), est de fait et structurellement arcbouté sur le donné là, comme réel. La réflexivité ne parvient à son résultat que si elle constable que c’est effectivement le cas. Elle ne se satisfait pas même d’un tel résultat, elle en veut d’autres encore ; ce qu’ont mis au jour quelques uns , que ce soit effectivement le cas, sauf qu’ils ne prenaient pas en compte que par exemple l’idée, un système des idées quel qu’il soit, est aussi et tout autant « ce qui est le cas », un système est effectivement là tel qu’il se dit, s’organise, tel qu’il tisse avec le monde donné là, la conscience mécanistique dans un corps, un sujet dans le monde humain unique, tel qu’il tisse des rapports élaborés.

Ainsi le droit ou l’Etat ou la science ou l’acculturation ou le fait qu’il existe des mois, sont des performances fondamentales ; que leurs réussites respectives ne soient pas du même ordre que l’exactitude mathématique, c’est tout autre chose ; parce qu’en un sens ils sont bien pus redoutablement performant que n’importe quel énoncé mathématique … ce sont ces élaborations structurelles qui permettent qu’il y ait ou non de mathématiques, des sciences ou des machines qui fonctionnent. Et si telle science matérialise telle sorte d’objet, les structures intentionnelles fabriquent des mondes, et fondamentalement le monde unqiue universel commun. Ce système là antérieur est l’antécédent de tout monde ou toute personnalisation ; la fabrique universelle.

Les matrices intentionnelles sont soumises à de bien plus vastes contraintes que les mises en forme spécifiques. La pointe de la pyramide renversée a donc élaboré l’ensemble des intentionnalisations qui échappent à tous les mondes humains particuliers, intentionnalisations qui ne sont pas soumises au langage et aux mondes, mais bien plus que cela ; les structures agissantes, les consciences, dans leur articulation même au donné là qui leur est octroyée à l’instant même de leur apparition, commence déjà-toujours à réarticuler le donné, leur corps, leur cervelle, leur langage.

On peut dire que la « conscience » cet être mécanistique structurel et agissant, use du monde, du donné, du vécu, comme d’une surface réfléchissante ; il ne repère pas d’abord la surface puis il pense ou penserait, il est déjà toujours avant lui-même (mais aussi avant toute réalité, tout langage, toute humanisation, toute personnalisation, tout corps et toute cervelle), il est déjà toujours avant lui-même en arcboutant vers le donné là (qu’il appariasse dans une cervelle, un langage etc, ne fait rien à l’affaire ; puisqu’il est structure vide et sera toujours déjà là…)

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Le devenir non humain

19 Juin 2014, 09:11am

Publié par pascal doyelle

Il est donc un être décalé qui n’existe pas et qui cause des effets ; il surgit de la cervelle comme articulation de conscience vers le donné « là », et ce indépendamment de tout contenu de cervelle, mais aussi de tout conscient et dans ce conscient de tout moi (qui n’est pas exclusivement « conscient » puisqu’il opère une constante synthèse tentée de reliaison entre la cervelle et son rêve éternel irréel et le donné là, fondamentalement par ce corps que le moi est, il n’a que ça, sinon qu’auparavant il se sécurisait par la Parole, qui assignait cet être-corps dans le groupe, ou dans une simulation d’un tel groupe ; la communauté des croyants, essentiellement pour ce qui est de la période historique de notre monde humain).

On a donc ; départ de conscience, qui embarque un moi qui est lui-même synthèse immédiate de la cervelle et du donné là via un corps (le moi en revient toujours à son corps, quels que soient les détours psychologiques, les complexités construites entretemps, que l’on intercale entre le départ de conscience et le corps dans le monde et ses résultats), le moi prenant appui sur l’être là du corps (le corps est constamment seul réel) et se repère dans le conscient (lequel est hérité des autres, et langage qui marque le monde par des signes comme il marque la cervelle par des signifiants, langage à double face mais aussi langage qui se tient immémorialement de la Parole du groupe restreint qui vivait son monde local particulier en une synthèse pyramidale vers le sommet et le signifiant de clôture de ce monde qui rejaillissait vers le donné là, le monde des rivières, des petits oiseux et des totems, etc).

Puisque la pyramide s’inverse et repose sur sa pointe, il n’est plus de synthèse possible tout là haut ; la pointe doit faire office de lien. Ce qui est impossible mais réalisé néanmoins ; au prix de ceci ; que ça réfléchisse, on invente donc de réfléchir (évidemment jusqu’alors on réfléchissait mais en synthèse vers le haut, en un clôture du Signe de la parole, ce qui ensuite se décline comme Texte sacré (non parlé) et puis encore comme Œuvre (les Grands Auteurs qui disent le vrai).

La pointe doit tout réécrire ; rien n’est prévu en quelque sens que ce soit ; ça se réécrit comme esthétique, éthique, politique, idéel (connaissance, mathématiques par ex pour les grecs), et enfin philosophie qui réfléchit sur la réflexivité qui par la pointe s’est installé dans le monde, donné , vécu, là ; il fallait bien qu’une discipline (au deux sens) s’instruise de ce que précisément on réfléchit … c’eût été le comble qu’elle n’existât pas.

Dès lors la philosophie (mais toutes les autres pans de réflexivité, esthétique, etc) doit écrire son propre texte ; elle doit penser, cad élaborer des intentionnalisations par-dessus le langage (qui est le trésor commun mais fixé plus ou moins et surtout non relatif à une expérience, une expérimentation de chaque pointe pensante ou esthétisant le monde, etc, cette expérience intentionnalisatrice , cette empirie est fondamentale ; si l’on pense en dehors du groupe on pense ici et maintenant, dans « ce qui se passe » dans la réalité et pas ailleurs).

Les devenirs de la pensée sont une élaboration continuelle (la réflexivité cherche, appelle désire la réflexivité et commence de patrouiller tout ce qui manifeste la réflexivité, l’empirie vécue des sujets qui créent les dessins de la pointe sur le monde, le vécu, le donné). Elle ne s’égare pas (il est des tas de systèmes) mais elle explore (puisque rien n’est écrit). Ce qui s’amplifiera d’autant lorsque la pointe passera de la pensée (universelle) au sujet proprement dit (à partir des textes clefs de Descartes qui nomment « ce qui origine la pensée » ou du moins en formule la description, méthode d’exister). A partir de là les sujets déploieront leurs possibilités effarantes ; parce que la réflexivité n’est pas la raison (et la pensée n’était pas la raison du reste mais bien plus que cela, la cohérence même), et que le sujet est « ce qui veut prendre sur soi » la pointe de réécriture.

La pointe qui ouvre le monde donné là vécu n’est pas du tout une facilité ; c’est une horreur, une engeance, une violence fondamentale ; d’autant que les humains sont éperdus de se retrouver dans la réalité sans une Parole et un groupe pour les soutenir. Mais pourtant la pointe peut s’élaborer ; elle reste à la fois une simple pointe mais en même temps réfléchissant (son être) elle élabore sa propre intentionnalisation ; elle complexifie sa structure. Formulant ce que l’on peut nommer le système formel ; peu importe la vérité que vous avancez pourvu que vous respectiez la forme « vérité » (qui permet qu’il en existe des tas, sans préjuger mais en admettant le principe de vérité sans vérités imposées). Peu importe votre décision ou votre invention de vous-mêmes pourvu que vous admettiez le libre même et qu’il soit votre foi, la foi antérieure à toutes les autres.

Le système formel fonctionne, de fait, il s’est installé historiquement, causant évidemment du désordre, mais on n’a rien sans rien … on a les avantages des inconvénients. La pointe qui réécrit la réalité, au moins humaine, est incertaine et ne connait rien ; elle invente et invente jusque dans chaque moi ; le moi supporte le travail de la réflexivité qui installée historiquement entre tous (l’universel) devient en chacun, chacun y est assujetti ; au sens de « se doit en tant que sujet » qu’il nomme « moi », mais qui, sujet, ne ressemble pas au moi ni à son organisation vivante, le sujet est en chaque moi une difficulté effarante, effrayante, une impossibilité et une horreur ; on comprend bien qu’il n’est pas une « harmonie » en quoi que ce soit ; ça travaille et çà devient.

Il n’y eut jamais d’harmonie ; les groupes restreints formulaient d’arrache pied que leur monde local ait un « sens », que ça se dirige en synthèse vers une unification vivante et admissible, parole échangée qui gérait les échanges, qui calculait entre soi, dans la bouche et l’autre de chacun réciproquement ; ils pensaient ensemble, richesse et complexité de ces pensées de synthèse et d’autant plus qu’il n’était pas sot du tout de postuler que le monde qui se donnait là, ce fleuve, cette montage, la lune, de penser que cela se donnait tel quel en vérité, en unité, que la perception était très exclament vraie et parlée (puisque l’on parlait comme on respirait, comme vraiment réelle parole dans un vrai monde local qui forcément était tout le monde qui est).

Mais pour la pointe qui s’invente il n’est rien de tout cela ; l’articulation qu’est la pointe qui tombe dans le monde (forcément unique et universel cette fois), est très difficile, invraisemblable, non écrite, pas même partagée et nait de l’expérimentation, l’empirie arcboutée par des sujets (qu’ils soient de la pensée ou du sujet réflexif qui suivra) qui réinstallent des pseudo mondes universels (pseudos parce qu’hypothétiques et renvoyant à hypothèse sujet) valant pourtant absolument comme empiries très exactes, très précises ; on ne part pas dans le décors, on rapporte ce que l’on voit, perçoit, pense, crée, propense dans le monde, le corps, l’intentionnalisation, cad l’intensité de cette pointe sur laquelle tourne la pyramide inversée.

La vérité est donc que l’on ne sait pas du tout ce que c’est. On peut lancer « la réflexivité » la « conscience » etc, mais on ignore ce que cela est, parce que l’on ignore ce que cela peut. La pointe n’est pas un « être » commun et n’est surtout pas une essence ou une substance ou une durabilité ; elle existe comme mouvement de re-devenir, elle est agissement et ce sans perdre sa structure (puisqu’elle surgit nue et vide dans la cervelle, elle est générée comme autre, absolument puisque rapport au donné « là », à ce qui par la réflexivité devient l’empirie, ce qu’il faut comprendre au sens large et non pas dans la restriction de la pratique par rapport au théorique, de l’empirisme par rapport à l’idéalisme ; au sens large tel que « ce qui s’expérimente c’est cet être spécifique étrange qui écrit et réécrit » son intentionnalité en élaborant son propre langage, son, ses systèmes de signes qui signifient dans le monde, le donné ou le vécu (la politique, l’esthétique-éthique, l’idéel des sciences ou des parties de la philosophie, l’humanisation universaliste puis l’humanisme individualiste, contradiction dans les termes du point de vue de la raison mais continuation ontologique forte)

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L'horrible sujet (n'est pas le moi)

18 Juin 2014, 09:10am

Publié par pascal doyelle

Il n’est donc en aucune manière question d’un manque qui nous creuserait par en dedans, glapissant ici et là en demande d’on ne sait quoi.
La réalité est plutôt que nous ne comprenons pas ce que nous sommes, et que l’immédiateté nous oriente hors de notre structure ; puisque cette structure est non visible et qu’elle n’est pas destinée du tout à être représentée. L'immédiateté est ce que l'on voit, ressent, ce corps ou via ce corps.
Alors le moi, soit donc la formulation actuelle de cette structure (qui auparavant se créait comme pensée, puis comme sujets, grands sujets), le moi recherche abusivement dans une composition ce qui existe formellement et ne pourra jamais entrer en quelque composition que ce soit.
C’est ce que signifie que la philosophie soit incompréhensible ; il faut l’actualiser en sa propre structure pour qu’elle devienne agissante. De même qu’une œuvre, une esthétique nous passionne en ce qu’elle lance notre articulation dans le réel, ou que la révolution agite notre possibilité au-delà du donné, ou que l’éthique dessine une vie mesurée au plus haut d’elle-même (fut-ce dans un dés-ordre, l’éthique n’est pas la morale).
Pareillement nous ne sommes pas forcés de véhiculer un moi normé, et l’on voit bien que les personnalisations partent parfois en tous sens, deviendraient-ils alors invivables. Les désordres du moi manifestent les possibilités, de la dégradation à l’amplification, de la structure agissante en un corps.
C’est la dose surabondante de notre être structurel qui travaille la réalité, la réalité humaine ou personnelle. De cet être formel, sans manifestation mais qui provoque à être, indifférent quasiment au bonheur ou à l’humanisation (puisqu’il surgit après la révolution universelle qui a réordonné l’humain, ayant fondation d’universalité, et que réalisé, il pousse chacun vers l’accentuation de la réflexivité là où il est ; dans son vécu même, dans ce corps).
C’est donc que depuis les grecs, ensuite des chrétiens, ce qui est apparu dans le monde est notre être même (et non pas une idée de notre être). Qu’ainsi nous sommes toujours constamment au bord du monde, de la réalité, de l’humanisation, de la personnalisation, et au bord de notre moi ; prêts à basculer.
Mais cela ne peut se faire ; parce que le bord est la structure et qu’elle ne se réalise pas elle-même comme détermination, qu’elle est formelle et entoure la réalité ou plus exactement se lance comme réarticulation ; elle observe absurdement, inhumainement « ce qui arrive » en réorientant ou désorientant la réalité donnée, déterminée ; elle lance les dès. En ceci la science a raison et le moi également de se connaitre comme étant cette personnalité là, précise ; il n’existe que de la détermination, objective pour les sciences, objectale pour les mois ; sauf la structure.
Qui n’appartient à rien, à personne, ni n’appartient pas à elle-même ; sinon elle serait composée et donc limitée et donc inexistante, non viable, inutile ; c’est parce qu’elle est la fonction de conscience qui surgit de la cervelle vers le donné là, que la conscience fut « inventée » non par la nature, (ce serait soumettre une trop localisée pensée) mais par le donné ; le donné « là ».
Le sujet est celui qui ne veut pas se substituer au départ de conscience (c’est impossible ; on ne peut pas « se » remplacer, remplacer cet être qui surgit de la cervelle, diable dans la boite), et il est en partie faux et en partie vrai que la philosophie veuille circonvenir cet être de départ, le départ de conscience ; elle imprime que ce serait la pensée, mais comme la pensée est bien complexe, voir tordu (par les grands auteurs, ceux qui pénètrent suffisamment dans l’archi –architecture sous les idées vers l’Idée des idées, le Un qui n’a pas d’être de Plotin, l’esprit hégélien qui n’est en aucune de ses œuvres, la volonté de la volonté par en-dessous, etc), ça n’a plus rien à voir avec l’interprétation de la pensée comme raison (étale et là au devant, objectivement).
Le sujet ne veut pas se substituer au départ de conscience mais l'existe, mais par contre admet que « ça surgisse », et que ça n’appartient pas, ça définit mais ça n’est pas définissable (il faut donc parvenir à maintenir, nécessité impérative, toute la définition, le définissable d’un monde, d’une identité pour passer outre ; il faut penser tout, pour extraire le sujet qui ne pense pas, ça en revient pas à « ne pas penser » mais à épuiser le monde ou le donné (pour la science) ou la psychologie (les mois parfois veulent épuiser leur moi, fut-ce tragiquement, horriblement) ; la structure est en-plus (il faut connaitre l’antérieur monde) et par ailleurs (admettre que l’être est structurel, qu’il est l’autre absolu et indescriptible, selon le un au-delà de l’être ou l’idée des idées ou selon la volonté cartésienne antérieure à la raison, ou selon la volonté de la volonté).
Le sujet n’est donc pas une facilité, mais le basculement d’un monde, d’un moi, d’un donné. le moi est lui aussi le basculement de sa personnalité même, l’envers de son identité ; il se fascine par son conscient, son exprimé, mais il pense, il pense quantité de mouvements irréguliers, il lui vient des tas d’idées qui sont aussi des mouvements du corps, des appels soudain ; est-ce que l’on s’occupe la cervelle uniquement de ce que l’on « dit » ? Est-ce que l’on ne pense pas, n’invente pas des tas de possibilités au cours d’une même journée à propos de tout et n’importe quoi ? N’est-ce pas cette invention du moi continuelle, l’océan de variations qui malmène, éperdue, un conscient lui défini et que seul on retient, que seul on mémorise, qui confectionne une identité mais égarée sur l’océan des « idées-images-vairations- gestes » qui nous viennent ? On oublie constamment ce que l’on est.

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Le désordre mirifique

15 Juin 2014, 08:58am

Publié par pascal doyelle

Nous sommes isolés dans un immense désordre, une contingence en ceci que n’importe quoi peut rencontrer n’importe quoi. Sans doute existe-t-il des lois pour les molécules, les atomes, les dinosaures, l’électricité, mais dans le donné « là », au-devant, ceci ou cela peut rencontrer ceci ou cela.

Alors il est des tas de rencontres et parfois des compositions qui durent, qui tiennent ; il se peut qu’il se forme une planète de diamant ou une autre d’océans. Si l’on obtient suffisamment d’eau, la vie pourra sans doute apparaitre, à moins qu’elle ne soit gorgée de souffre.

Ce qui dure est donc ce qui est ordonné, l’ordonné étant ce qui se maintient et offre un sol stable pour ce qui pourra éventuellement suivre ; ça produit des dinosaures, qui disparaissent. Sans raison, une rencontre peut-être qui a mal tourné.

Le donné là, la contingence réelle entraine donc ou non une stabilisation sur laquelle prendra ou non un autre niveau de mise en ordre ; la réalisation dépend des enchainements et si il est par exemple la forme « système solaire » imposée partout, c’est qu’originellement il existait une certaine disposition de la soupe lancée tout uniment dans l’explosion universelle et que statistiquement les mêmes éléments aboutissent plus ou moins aux mêmes concrétions. C’est ainsi une histoire de statistiques. Mais statistique est l’autre nom d’un non ordre en soi, de collisions ou d’entrainements.

Cela revient à dire que les lois ne sont pas hors des choses, mais que les choses contiennent les lois ; en fait les choses sont constituées de lois ; la loi « nait des choses » et non l’inverse, lors même que tel niveau supplémentaire, la vie par ex, a besoin de l’eau pour exister, mais la vie va déployer ou rencontrer son propre niveau d’incertitude ; il n’est pas un ordre supérieur qui se surimpose mais ici et là des lois, cad des choses, se forment statistiquement ou selon les rencontres et les rencontres sont elles aussi plus ou moins statistiques. Une abeille n’existe pas en soi, elle est l’ensemble de comportements (dans un monde) que l’on nomme « abeille ».

Donc ça devient. Et ce qui dure est ce qui est selon une ordonnance suffisante, qui n’existe pas en soi, mais se produit plus ou moins, ou pas du tout ou se produit et puis disparait, s’efface, il existe probablement quantité de fausses pistes, qui ont tenté le coup pour ainsi dire.

C’est donc un gaspillage énormissime, un déchainement incompréhensible, et non assigné à une fin ; des tas de trucs existent qui ne mènent nulle part. et donc c’est parce qu’ils n’ont pas à conduire où que ce soit ; ils sont là, ils se sont produits, tels quels. Ça poursuit une non finalité. Mais par contre ça s’acharne à poursuivre … visiblement ça regorge de profusions, ça n’y va pas avec le dos de la cuillère.

Originellement, ça devait bien surgir de quelque part ; il y eut explosion, mais ce qui a explosé existait. Il est donc de la réalité antérieurement à cette réalité çi et on ne voit pas pourquoi ayant explosé nous concernant, ça n’exploserait pas ailleurs et autrement ; ça ne peut pas se limiter à cette région çi. A moins de supposer que toutes les autres explosions e sont effondrées et que ne demeurent que celles s’ordonnent suffisamment, ce qui est pensable. Mais de même il n’est aucune raison de croire que si ça se produit une fois, ça ne se soit pas produit cinquante mille, deux cent millions de fois, voir plus, en nombre indéfini.

Pour nous il est donc un univers qui se constitue de contingence, bien qu’il s’établisse par paliers selon des ordonnances qui ouvrent à nouveau une contingence de rencontres, que rien ne commandite a priori, qui se produit au fur et à mesure, quitte à effacer les dinosaures, ou qui effacera l’homme, ou qui produira un jour un autre être que l’homme.

Dans le donné vécu, cette contingence constitue notre être en propre ; sans doute il est du langage et donc des relations ordonnées, mais qui ne voit que le langage et l’ordre surgissent ou non d’allers et venues imprévisibles ? La masse de l’inattendu n’est pas répertoriée, dans l’ordre humain, puisque n’est mémorisé que l’établi, ce qui revient. Mais pourtant le langage et la pensée au sens large admettent l’imprévisibilité ; ils sont même adéquats à la loi centrale de la rencontre des choses et des êtres, des signes et des mots, des événements et des catastrophes. Ce qui domine n’est pas la loi ou l’ordre mais le désordre et l’imprévisible comme principes constitutifs qui varient, satellisent autour des noyaux qui seuls sont retenus, inscrits, nommés, reliés, mais comme des bouchons dans l’océan du donné là gigantesque.

Somme toute pour qu’il existe des ordres ici et là, il faut qu’il y ait une grande quantité de désordre générateur (mais il ne le sait pas, « ça se produit » ou pas) et c’est cela qui constitue la masse de ce qui est.

Pareillement notre ordre spécifique, ne retient que l’ordonné, la mise en forme dans le langage ou les relations humaines idéales, etc, mais la masse est un bricolage sur du non ordonné qui peu à peu parvient à transmettre quelques formulations ; aussi notre être ne tient pas dans la mise en ordre, mais dans la capacité à admettre le n’importe quoi, le non ordre, le statistique, l’inattendu, les collisions.

Si nous existions selon une ordonnance prescrite, nous serions dans l’incapacité de ramener à une stabilité la masse des phénomènes incontrôlés. Notre être n’est donc pas d’abord composé par un ordre, mais est l’articulation qui perçoit le désordre.

Et qui de fait est, c’est évident, capable du plus grand et invraisemblable désordre, de la sauvagerie antérieure à la sauvagerie ; capable de n’importe quoi. C’est cela qui occupe la majeure partie de notre propension. Soit résoudre le désordre, soit en provoquer. De même le langage ou l’humanisation provoque, cause, entraine à chaque fois un désordre formidable ; ça n’a rien de réglementé, parce que le donné « là » est la contingence et qu’immédiatement le seul fait d’être donné « là » engendre des collisions. Nous sommes assujettis à un « là » donné qui fomente en soi, de sa nature même, du non ordre.

Notre être, le réel pas le rêvé ou idéalisé, est ainsi adéquat à un donné « là », au devant, en lequel se rencontre à peu près n’importe quoi, et est apte cet être à gérer le dés-ordre quitte à ne se souvenir de l’’ordonné, naturellement, pour survivre et ordonné son monde, mais qui échappe par tous les bouts et qui, cet être, de plus est susceptible lui-même de partir en tous sens.

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Le moi, le sujet absent de la science et le sujet pur

13 Juin 2014, 17:51pm

Publié par pascal doyelle

En chaque monde particulier la base de la pyramide repose sur le monde local donné là, vers sa synthèse unifiante en une parole partagée en et par tous et tout (ce qui est donné « là » en ce monde localisé).

Par les grecs et les chrétiens, la pyramide s’inverse et repose sur sa pointe ; la base s’échappe dans le ciel unique, cul par-dessus tête donc, et c’est la pointe qui purement vide et structurelle commence d’élaborer un nouveau monde humain, et comme cette pointe est notre être même (celui qui existait en dessous de tous les mondes humains précédents), c’est au monde donné là mais unique et universel que l’on fait face, seul, isolé, sans rien, en tant que conscience pure et simple.

De son moi le sujet n’en a rien ou pas grand chose à faire.

On a vu puisque l’universel est réalisé (par l’Etat, le droit, l’acculturation généralisée grecque et chrétienne puis moderne, par l’humanisme et l’humanisation en son fondement universel, etc), les grands sujets ont commencé de se détacher ; jusqu’alors l’universalisation forcenée du genre humain se donnait à lui-même sa propre tâche de s’imposer. Mais une fois acquise l’universalisation, l’humanisation, chacun a commencé de s’appréhender tel quel, en tant que sujet ; isolé, séparé, garanti par l’Etat, son droit, et a débuté l’immense restructuration de l’universel lui-même par les sujets.

Tous les sujets prennent la mesure de leur être à partir de celui qui a le plus fortement exprimé, représenté, canalisé le faisceau intentionnalisateur de chaque, de toute conscience ; Descartes. Ayant ouvert la brèche, c’est sur le prototype de notre être tel que découvert par Descartes (il ne l’invente pas, il montre ce qui pointait, affleurait déjà et c’est cet être qu’il montre, sur lequel il fonde par ailleurs sa démonstration, mais en premier lieu il est une radicale monstration ; voilà, voilà « qui il est ». La pensée, qui constituait la vérité antérieurement, s’origine là, en cet être, que plus tard on nommera « sujet », mais que Descartes ne dénomme pas).

Il y eut donc quantité de sujets et de grands sujets ; de Stirner à Lacan ; ça se réfléchit (puisque la réflexivité universelle est de fait réalisée, qui constituait l’horizon indépassable de l’humanisation, mais une fois acquise cette réflexivité devient « ce dont on part », ne sachant absolument pas du tout comment, pourquoi, vers quoi existent des « sujets » et continuant de s’élaborer, d’élaborer ses millions de faisceaux intentionnels, elle se fabrique comme sujets, comme explorations fondamentales d’une réflexivité située dans un monde, il se trouve que c’est celui-ci, cela aurait pu être un autre).

Le sujet est l’élaboration formidable qui veut étendre la puissance de la réflexivité inhumaine et pour qui l’ancienne réflexivité (l’universalité et l’humanisation) font figures de parents pauvres ; les sujets en veulent plus, plus intensément, plus durement, et tendent leur volonté (très cartésienne, mais sans oublier que l’on n’imite pas Descartes, Descartes montre seulement cet-être, qui est « là », ce clou planté à la surface de l’étendue du monde, chacun suivra donc son sujet propre, «élaborera son sujet comme dureté et structure de son être ; la réflexivité explore ce qui est).

De son moi le sujet n’en a rien ou pas grand chose à faire. Des «mois » lorsque se lancent les sujets, il n’en existe pas encore ; c’est ensuite que l’universalisation du monde, l’humanisation universelle du monde humain produira, rendra possible, que chacun s’acquiert soi non pas comme sujet, mais comme moi.

Le sujet n’a que faire de son moi ; même si en réalité il ne pourrait pas subsister sans un moi, (il n’existe que de la détermination, la science a raison, sauf qu’il existe la structure), mais il l’utilise, quitte à le broyer ou le rendre fou ou le désordonner (Rimbaud) dans tous les sens. La structure (le sujet) est une épouvante, de même que la pensée (autrefois) grecque n’est absolument pas un calme limpide mais une excessivité qui porte loin.

Si le sujet est une engeance qui se veut décidément et ne supporte rien, qui respire comme il expire, qui est un furieux et un grand délirant, le moi doit se contenter de son corps.

De même que le sujet cartésien ouvrira qu’il puisse exister le sujet absent de la science (le sujet qui fait comme si il n’existait pas et se prête tout entier à l’objet), de même ce sujet prototypique, aboutit à la réalisation essentielle du moi. Le moi comme concrétion, réalisation, matérialisation de la réflexivité : les aventures du moi valent donc tout autant que les explorations de grands sujets. Mais si le moi ne comprend rien aux soifs ontologiques des sujets, il saisit parfaitement la science ; puisque si la science se comble de l’objectivité, le moi se connait par l’objectalité ; pour les deux la résolution de leur être (inquiet, anxieux, angoissé, soucieux, désespéré, traumatisé, etc) se donne ou se donnerait extérieurement.

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Le mécanisme étrange de la conscience

9 Juin 2014, 10:51am

Publié par pascal doyelle

L’être très étrange de la conscience n’est pas le conscient, la conscience idéaliste, morale, du sens (de la vie etc). C’est un animal qui surgit, bondit de la cervelle et ne traine rien derrière lui, libre absolument, qui n’a de compte à rendre à quoi que ce soit, et qui de plus vient, s’amène, se surimpose par-dessus tout. Par-dessus la cervelle (il en sort), le langage, les autres, le moi, le corps, etc. ça vient en plus.

On ne voit pas du reste pourquoi le donné, la « nature », aurait inventé un mécanisme aussi revêche, si ce mécanisme précisément ne s’ajoutait pas à tout et n’importe quoi.

Ça surgit de la cervelle. Je perçois ceci ou cela, je suis dans le basculement vers ce ceci ou cela ; mais le départ du basculement échappe. Il n’est pas là et n’apparait jamais. La visée vers l’objet devient mon contenu ; mais ce contenu ne remonte jamais jusqu’à « être » le départ de conscience, qui repart de plus bel sans jamais apparaitre dans le champ ; qui est toujours déjà antérieur.

Puisque cette conscience de départ, qui est le départ de conscience pour ainsi dire, revient toujours, et à zéro, le contenu qui est un rapport (je relie les mots à cette choses, je les prononce pour un-tel, je prends la fourchette, etc, ce sont des mouvements et la conscience relie les déterminations les une aux autres), le contenu qui est un rapport se reporte vers la conscience de départ, mais sans jamais s’imposer à ce départ ; ça simule donc l’identité de l’objet avec la conscience ; ce report du rapport est reporté, constamment. On existe dans le report vers le départ, mais qui est incessamment reporté, renvoyé à d’autres départs de conscience, ça ne cesse pas ; ça relance constamment vers le donné.

Parce que le départ de conscience n’a rien antérieurement à son surgissement ; il est tout nu et sans rien ; pur activisme ; il est tel un faisceau tourné vers le donné là, gigantesque,(dont le conscient est une réduction, qui se croit par fois une déduction, et dont le moi est dans le conscient une identité, limitée). Le faisceau de conscience qui est un arc bouté sur le donné là, est entièrement tourné vers le donné ; il use du monde comme d’une réflexion, il use aussi du moi, de l’humain, du langage, du corps, comme de moyens.

Autrement dit, la conscience comme mécanisme vide qui sort de la cervelle (qui elle demeure dans son rêve éternel, ignorant totalement qu’il puisse exister un « réel »), brode, tisse ses filaments sur la réalité, via notre humanité, notre langage, etc, et tisse des rapports, qui chacun revient vers le départ de conscience, mais dans l’impossibilité de s’imposer à ce départ qui surgit constamment, nu, et ce report vers notre conscience est reporté à nouveau plus loin en retissant à nouveau.

La conscience comme mécanisme vide qui sort de la cervelle (qui elle demeure dans son rêve éternel, ignorant totalement qu’il puisse exister un « réel »), brode sur la réalité, via notre humanité, notre langage, etc, et tisse des rapports, qui chacun revient vers le départ de conscience, mais dans l’impossibilité de s’imposer à ce départ qui surgit constamment, nu, et ce report vers notre conscience est reporté à nouveau plus loin en retissant à nouveau. Elle ne pense pas (consciemment) puisqu'elle use de la pensée, de l’identité du moi, du langage, etc, elle en use donc de l'intelligence (des choses), et peut se consacrer à autre chose, à son programme en propre, lequel n'est pas un programme dans un être, mais le programme est la structure même.

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L'accès furieux de notre être

8 Juin 2014, 09:29am

Publié par pascal doyelle

Notre être, ce qui est caché en notre réalité, tellement caché qu’il est « ce qui se montre le plus, et que l’on ne voit pas », est un mécanisme outrancier et furieux.

Au sortir de tous les mondes humains, apparait un mécanisme, que l’on a nommé diversement mais qui se définit comme réflexivité. On joue habituellement de cette réflexivité comme réflexion de notre réalité humaine sur elle-même, de sorte que réflexion compte mais ce qui vaut c’est cette réalité humaine qui est ainsi mise en avant. La réalité humaine se développe à mesure qu’elle réfléchit sur elle-même, et elle découvre, comble de ravissement, la raison.

Il apparait plutôt que ce qui se découvre c’est la réflexivité elle-même et que ‘humain est pour ce mécanisme impitoyable, un moyen. Ceci étant le mécanisme ne veut ni bine ni mal à l’humain ; il aurait plutôt en vue de produire cette humanisation parce que c’t ainsi que lui, le mécanisme, existe ; en multipliant le possible. Et que la violence, la bêtise ou l’irréflexion ne permettent pas qu’il puisse exister de considérables possibles.

Aussi lance-t-il la morale parmi tous les peuples, les divinités et les mythologies, afin que de la multiplication des mots, des signes, des signifiants, de ce que l’on voudra, il s’énormise en une profusion de possibilités.

Pour ce faire, il, le mécanisme, se conditionne (lui-même) en vue d’une synthèse d’abord ; il admet tout ce qu’il perçoit, là dans le monde autour de lui, et rassemble les mots du groupe de sorte à en créer une parole qui soit l’activité de tous et le monde apparaissant là au devant. Ceci c’est la pyramide fondamentale, et tout langage et toute humanisation en conserve les circuits imprimés, probablement dans le langage, voir plus (la cervelle et el corps, la mémoire, celle qui vient de loin, du début).

Mais la pyramide s’inverse ; elle repose sur la pointe, comme ça, elle décide deçà. Peut-être soudainement autour de la méditerranée, il y eut une telle affluence de signes de tous les peuples, ou un peuple, une configuration spéciale. Mais non seulement les grecs, il y eut aussi les monothéismes et puis la réflexion dans ce monothéisme en tant que chrétienne (remarquons que les musulmans surent hériter des grecs puisque si les juifs sont fondés par l’identité, dieu le père, les chrétiens par le fils, les musulmans se figurent comme la communauté même, le saint esprit, traduit selon l’ontologie chrétienne, et un petit peu Hegel J , qui dit nommément la réalité de ce qui eut lieu, toute la philosophie ne s’est jamais trompé en quoi que ce soit ; elle réfléchit la réflexivité qui avance).

On est bien en peine de définir ce qui s’inverse et pourquoi et comment et surtout en vue de quoi. Mais la pointe sur laquelle tout est renversé, ce qui est arrivé à l’humain, la pointe si fine et inexistante quasiment, réécrit, réengendre littéralement (par ex saint Paul le dit explicitement, quand même, c’est dit, nommément ; la foi réengendre notre être, elle crée un être autre, autre que tout ce qui précède, que l’on y croit ou non c’est une autre affaire, parce que dans la réalité c’est ce qui s’est passé).

L’accointance entre la réflexivité des grecs et la réflexivité des chrétiens (et affiliés) est stupéfiante ; ça se complète parfaitement. Il n’est aucun problème à articuler la pensée grecque et la pensée chrétienne ; le gant et la main.

Sauf que réflexivité n’appartenant pas aux grecs ni aux chrétiens, il s’invente ou continue de se vouloir ce mécanisme, diablotin dans la boite, et qui impose dans ses ici et maintenant son élaboration.

Au terme du périple on a découvert le mécanisme comme conscience, que l’on a nommé phénoménologique ; Husserl nous expose enfin ce qui se passe ; la conscience intentionnalise. Mais il garde néanmoins que son utilité est de produire des contenus intentionnels ; que l’intentionnalité vaut par ses contenus ; ce ne sont plus des idées qui préexisteraient (comme pensée du monde et non comme raison séparée du monde par un sujet, comme on interprétera faussement la pensée grecque ; à rebours de sa structure), plus des idées mais une production de conscience qui vise (on ne sait quoi, ni où, mais qui garderait ainsi la formulation de la vérité et du contenu qui apaise les peuples et les cœurs).

On ne peut pas tout penser à soi seul, aussi Husserl ne voit pas à quel point le mécanisme dit de conscience est une sauvagerie pure. Une brutalité effroyable. Mais une sauvagerie et une brutalité à son niveau propre ; à son niveau ontologique. Elle n’est pas violence physique ou massacres ou exploitations (quoi qu’il faudrait se demander pourquoi en prônant le bien et la vérité, il y eut malgré tout un tel déchainement de violence réelle … au point qu’elle est notre histoire même… pourquoi ? est-ce l’animal ? mais els animaux n’agissent pas ainsi).

La pointe inversée de la pyramide qui a commencé de réécrire l’humain, a donc élaboré ses intentionnalité hors des langages, des groupes et des mondes immédiats, et se déclôt, nait, apparait, toute nue, sans rien, articulée vide et arc boutée sur le donné là, le monde unique universel et gigantesque. Dans le cauchemar brut de ce qui est.

Ce que l’on réduit à par exemple l’humanisation, l’humanisme est un effet ; la raison aussi est un effet (en plus d’être soit la caricature de la pensée des grecs, soit la main mise par les sujets absents de la science sur le monde, ce que Heidegger pensait comme « la technique ») ; la morale ou bien en fin de comme les mois, les personnalisations (qui succèdent à l’humanisation), sont des effets.

Masi tout cela est très bien ; il faut que le mécanisme se veuille et produise des réalisations ; sur chaque réalisation il pourra percevoir plus loin, encore toujours plus loin. Il pourra dévorer les mondes, comme il a épuisé les mondes humains, comme il absorbe les corps et donc les mois.

Il ne faut pas croire, n’est-ce pas … le mécanisme est né de et par ce monde, cet univers çi, la manière dont il va. Il n’est pas si bien prédisposé à notre endroit. Sans vouloir notre malheur, il préférerait notre contentement, mais parce qu’ainsi ça lui facilite la vie. Parce qu’ainsi il peut passer à ce qui l’intéresse vraiment, il peut poursuivre son activisme, forcené, furieux ; que par-ci par –là il dévore les peuples ou les corps, il ne le veut pas à proprement parler, mais cela ne lui cause pas vraiment de soucis ; ne pas se cacher les yeux non plus, c’est ce que l’on a causé dans le monde, l’histoire en est pleine. C’est seulement tardivement que l’on croit deviner que le mécanisme qui est en nous se déploie vraiment, réellement qu’à la condition de réprouver la violence ; supprimer des corps, ça raccourcit le mécanisme, ça diminue sa portée, sa possibilité. Et c’est cela seul qu’il veut.

La pensée grecque n’a pas réduit la voilure ; il y eut d’autant plus et plus de pensées suite à la philosophie, et d’autant plus d’esthétiques, et de politiques ; la pointe de la pyramide inverse est un accélérateur, un dispensateur, une profusion ; c’est la pluralité jusqu’à la multiplicité qu’elle veut, qu’elle engendre. La structure, la réflexivité, la conscience est le Un. Une structure ne s’effraie pas de la multiplicité lorsque c’est elle qui la provoque, produit, crée. Et c’est précisément la structure qui génère la pluralité ; une composition tombe vite à plat ; elle use ses positions et puis s’éteint, mais la structure produit des mondes, des compositions, des pans entiers.

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Le ressort dans la cervelle

3 Juin 2014, 15:40pm

Publié par pascal doyelle

Notre être se limite donc à l’acte de conscience, lequel est si peu existant qu’il est libre. Enfin c’est cela que l’on nomme le libre pur, quand bien même cela réfèrerait à autre chose autrement.

Le ressort se constitue de trois mouvements ; lorsque je perçois ou parle ou gesticule, l’acte de conscience se fascine ou se réalise en cet acte et ces mots et ces gestes ; qui occupent toute l’attention. Mais le fond de cette action est neutre et sans rien et est pour ainsi dire un pur départ de. La conscience se lance dans l’objet ; cette conscience du fond est non encore emplie, de quoi que ce soit, et ne le sera jamais, mais pourtant c’est l’objet visé qui va revenir occuper cette conscience de fond. Autrement dit la conscience va s’informer de ce qu’elle perçoit, agit, parle et cela qui est autre va revenir pour combler son "vide" (qui n'est pas vide du tout, étant structure pure et simple) ; la forme que la conscience est, va se prendre pour le contenu.

Le ressort consiste donc à passer outre le temps et à revenir sur son être, de telle sorte que cet être même peut modifier sa propre réalité ; il est ainsi possible de se reprogrammer. Puisque tout aussi bien, même si la conscience de fond, la conscience qui se lance, prend le contenu comme si il était la forme que cette conscience est, cette conscience de fond demeure neutre et sans rien ; elle ne fait que jaillir vers. Elle reste indéterminée et simule seulement ce qui lui revient en retour comme étant « son être » (ce qui est faux en réalité, mais vrai dans l’activité même).

Pour simplifier le ressort du dessous se détend, il agrippe telle détermination, et revient informer le ressort du dessous.

Qui n'appartient à rien

On peut cependant poser qu’il n’est qu’une seule conscience, un seul acte ; le ressort du dessous reprend toujours sa propre forme ; aucun contenu ne le détermine (sinon il serait dans l’impossibilité d’agripper quoi que ce soit). Et avancer donc que n’étant pas déterminé, cette conscience du dessous n’appartient pas à l’esprit, la pensée, l’identité, ou quelque dénomination ; elle est juste et simplement produite, comme conscience de départ, ressort du dessous, par la cervelle. Purement et simplement. Telle quelle ; vide mais formelle et s’activant (il n’est aucune conscience sans une activité).

Quels que soient les contenus ramenés qui informent la conscience de base, aucun ne lui correspond en quoi que ce soit. Elle repart de plus belle, intacte et sans rien.

La double détente qui n'est qu'une

Autrement dit encore elle cumule d’être à la fois n’importe quel « quelque chose » tout en demeurant absolument elle-même (cad formellement, puisque la forme n’est pas composée et que donc seule elle est parfaitement ce que elle est, cette structure pure et simple, elle est simple absolument puisque formelle et donc Une, d'une manière tout à fait spécifique et étrange).

Il faut donc avancer que la conscience est ce que le donné (le monde, le vivant, la nature, ce que l’on voudra mais peut-être autre chose encore) a inventé pour renverser totalement n’importe quelle et toute la détermination, le donné ou le vécu (nous concernant). Et cette invention n’est pas une « pensée » (la pensée est effet de cette structure) puisqu’alors elle se perdrait constamment et n’obtiendrait plus de son être même cette sorte de certitude non pas idéelle ou « mentale » ou psychologique, mais n’obtiendrait plus cette certitude de s’activer telle quelle, ne parviendrait plus à son activisme même.

Ainsi en va-t-il de se croire ce que l’on n’est pas. On est un ressort, purement tel quel, sans rien, absolument performant et qui sautille partout (fournissant un grand et gros désordre un peu en tous sens). On n’est pas une identité ou une détermination, ou un ensemble de détermination, (un agrégat psychologique, un animal langage ou raisonnable, etc). A titre d’exemple ; on n'est pas un moi, on n'est pas le moi que pourtant l'on est.

La cervelle et le corps

Et de plus on est un corps spécial ou peut-être même spécifique ; au sens où spécial il porte ce ressort, mais spécifique il est lui-même entièrement ou quasi ce ressort lui-même…

Ce qui ne ramène pas la conscience au corps, mais le corps à la conscience ; c’est un corps spécifiquement « de conscience pure et simple » activée par et de la cervelle (qui comporte ou emporte tout le reste).

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Heidegger et notre destin

1 Juin 2014, 09:26am

Publié par pascal doyelle

Heidegger s’est parfaitement rendu compte que la philosophie n’est pas réductible à la raison ; il voit que les dépassements de la raison par la raison reconduisent le même. Qui lui parait trop restreint. Aussi cherche-t-il la cohérence (enfin nommons cela ainsi) qui précède la raison.

Il se trompe complètement de caractériser la pensée grecque (y compris Platon, Aristote, Plotin) comme « raison », c’est bien plus que cela et d’autre part il se trompe doublement en croyant que ce qui prélude à la « raison » est une cohérence irrationnelle (qui sort de l’esprit d’un peuple et qui manifeste un « monde »).

Sauf qu’il a en partie raison (parce que la philosophie détecte toujours irrémédiablement ce qui est en jeu, c’est sa fonction, elle ne serait pas sans et hors de cela) ; ça manifeste un monde, mais pas où il l’entend.

Ce qui a généré la philosophie est la réflexion sur « ce qui est arrivé à l’humain » ; et donc que l’être réflexif a outrepassé toute forme d’humanisation (les mondes particuliers séparés enclos dans chacun leur synthèse, aussi extraordinaire soit-elle).

Par ex il faut prendre l’apparition ; esthétique, éthique, politique, idéel (connaissance hors philo), humanisme (dans la mesure de l’humanisme grec), comme effets de la réflexivité ; qui donc n’appartient pas à la philo et qui est un déploiement plus étendu que la philo, et puis en-plus apparait la philosophie qui précisément réfléchit sur la réflexivité (sur et dans la réflexivité évidemment puisqu’elle ne peut pas ne pas entamer, ne pas créer, produire pour elle-même, la philosophie, de la réflexivité) ; philosophie qui se demande ; mais à quoi correspond ce déploiement , la réflexivité, dont je vois bien qu’elle modifie considérablement l’humanisation?

La philosophie est donc ce par quoi la réflexivité (la cohérence nouvelle dans l’humanisation) prend savoir de soi (savoir de soi et non pas seulement connaissance, pour cela la pensée, philosophie, est autre chose que la connaissance, idéel et science, mathématique par ex).

Ce qu’il nomme raison est la sorte d’instrumentalisation par un sujet (il déteste Descartes) de la pensée (ce qui aboutira à la technique), mais les grecs pensent, ils ne raisonnent pas. Et ce que Heidegger ne voit pas est que pensée, raison, et puis technique forment une seule cohérence comprenant absolument le sujet ; le sujet qui est l’anti dasein ; le dasein (être et temps) est le détourage, l’alentour du sujet, ce en quoi (le lieu ontologique, le être-le-là) le sujet est ; et c’est ce en quoi il est (l’être de l’étant), qui vaut plus que le sujet lui-même (pour Heidegger).

Philosophie n’est donc pas raison mais pensée ; ce qui signifie tendant à éprouver la réflexivité pure (qui est agissante en esthétique, éthique, politique, humanisme, idéel, etc, tout ensemble qui se substitue à la logique des mondes particuliers de synthèse, au groupe-langage- donné immédiat). Si ce qui se déploie est la cohérence, c’est (outre esthétique, éthique, etc) via la pensée d’abord puis le sujet, qui est réflexion sur la réflexivité, originalité de la pensée et qui effectivement va transformer la pensée, grecque, en raison,( instrumentalisée par un sujet comme raison extérieure) ; c’est qu’il n’est plus dans la pensée la possibilité de comprendre ce qu’elle est elle-même puisqu’elle est détenue par un sujet ; et que donc si le sujet est originellement le lieu de la pensée (ce que Heidegger remplacera par l’autre-lieu, le être-le-là, ce qui entoure le sujet humain, qui disparait de ce fait, qui se secondarise absurdement), c’est dans la réflexivité du sujet sur lui-même que ce qui se traduisait comme pensée va chercher maintenant à se saisir comme sujet ; de Stirner à Lacan.

Autrement dit même dans les soubresauts et les révoltes et les renâclements des sujets, c’est la cohérence même qui se cherche ; y compris chez Heidegger ou Nietzsche. Il est un ressort (cad une explication minimale) qui fait que l’on est « ce que l’on est ». et ce ressort se situe dans le sujet ; qui va alors se travailler, cad se torturer. Pour extraire de son articulation ce qui provoque, permet ce déploiement de mondes humains séparés et enclos dans leurs synthèses distinctes, mais aussi ce qui a soulevé un seul monde unique universel hors de tous ces mondes humains.

Heidegger reprend l’idée de « monde » ; ça tient de Hegel et de Husserl etc. il croit qu’il y eut une succession de monde, dont le nôtre, qui s’est déployé indument comme monde de la technique (et envahissant la planète). Sauf que ce monde nôtre est fondé non pas sur la création d’un monde parmi d’autres, mais qu’il est (c’est dit depuis le début, depuis les grecs), le monde unique ; concomitamment il est pensé à partir de notre-être, l’unique qui vaut pour et par tous les autres mondes. Notre être est ce qui existe par en-dessous de tous les mondes, de toutes les pensées, de tous les vécus.

Qu’on ne récrimine pas, c’est comme ça (les être humains ne sont pas stupides ; ils voient bien que les mathématiques fonctionnent, la médecine et la forme Etat fonctionnent ; et que ce sont les solutions potentielles à leurs problèmes, et d’autre part ils admettent tous parfaitement que « sujet » est de tenir leur vécu en leur volonté propre, indépendamment de tout groupe, ensuite on peut récriminer contre le libéralisme et son dévoiement le capitalisme, mais le libéralisme est la manifestation du pouvoir potentiel du sujet sur son vécu même).

C’est cela, cet-être, que les sujets (après Descartes) recherchent ; c’est donc l’exigence même, celle de la cohérence, qui ayant exploré la pensée, se jette alors sur le donné là vécu comme existence de chacun, de tout sujet ; ce que Nietzsche ou Lacan dévoilent, est le réel, notre réel, celui de chacun en tant que chacun est un sujet, et ce y compris Heidegger, qui prend sur soi, pour ainsi dire, de manifester, d’exprimer, de montrer une partie du ressort qu’est notre être ; il participe lui-même au déploiement unique de la cohérence généralisée (depuis les grecs et les chrétiens et affiliés, cad juifs et musulmans). Et par généralisée il faut comprendre ; qui atteint jusque et y compris le sujet, cad chacun.

Si l’origine de la pensée (qui n’est pas la raison) se construit dans la réflexivité, la réflexivité est un sujet ; ce qui outrepasse largement et tout étrangement la « subjectivité ».

Réflexivité (soit donc « sujet ») est ce qui a créé les universalités (esthétique, éthique, politique, idéel, humanisme) mais aussi ce qui a engendré l’humanisation nouvelle et ensuite dans l’humanisation la personnalisation ; il est tout à fait regrettable que Heidegger « oublie » tout cela ; il croit encore que la Vérité est ce qui « arrive » ; mais ça n’est pas la vérité qui arrive, c’est le réel.

En appeler encore à une Vérité c’est croire qu’il y aura un monde (complet, total, imprégné, surgi du donné là, absolument parlé et vivant de sa propre vie, etc) qui viendra s’appesantir dans nos existences ; il écraserait ainsi l’humanisation et la personnalisation au non d’une vérité. Tout comme le communisme croit encore à une Vérité (matérialiste générale) qui surplombe les sujets ; ce rouleau compresseur de tous distinctions, ne voit pas que les distinctions, les divisions et séparations nous crée précisément et permettent que chacun existe et que les vérités (au pluriel) se déploient par-dessus et au-delà de la Vérité.

Par exemple ; contrairement à ce que l’on interprète Nietzsche de disperse pas notre logique (la logique de la pensée grecque et dus sujet) en poussières de points de vue ; il manifeste la suffisance et la perfection de notre être et pousse au plus haut la certitude qu’effectivement ce qui a été découvert est notre-être ; comme il doit montrer à quel point ce qu’il reprend et dit est réel, il condamne l’ensemble de ce qui l’a précédé, le replie.

Et ceci pour une bonne raison ; notre être lorsqu’il se pousse à être au plus loin, au plus haut, est une violence fondamentale ; il faut qu’il puisse le dégager, cet être, des expressions qui furent les siennes jusque là. C’est une guerre absolue mais intestine ; il faut créer de la distinction de sorte que le ressort de notre être se montre, s’expose, et qu’il explose, dynamite du dedans ses expressions ; parce que notre être n’a que faire des expressions ; il veut se déployer, toute l’étendue de sa puissance (cad de sa potentialité).

Ça n’est ni rationnel ni irrationnel, c’est tout à fait autre chose qui se joue (et qui contient toutes les oppositions ou distinctions antérieurs, puisque c’est « cela » qui crée les distinctions).

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La France contre le monde entier

30 Mai 2014, 17:28pm

Publié par pascal doyelle

Les français sont tout à fait amusants. La France entière tombe à bras raccourcis sur Hollande. Il faudrait peut-être expliquer sa "stratégie".

Il ne veut pas sacrifier le système français, mais ne peut pas déployer une politique « de gauche ». Alors il patiente. Voila tout.

C’est donc l’impossibilité d’une politique de gauche qui est en creux ; en clair si quelque chose changeait en France, ce serait unilatéralement vers un libéralisme que partagent la quasi totalité des pays. Il n’y a quasi aucune autre possibilité de « changement »de l’ordre des choses, sinon de suivre le cours du monde.

Sans doute il faudrait réinstaller une autre logique constituant la réalité même à ce point çi de l’histoire ; tout part en tous sens immédiats et à courte vue et se perd lamentablement. Mais le rythme de ce qui est, est tel. Pas autrement. Il est un libéralisme total sur toute la planète et quelques ilots résistent plus ou moins ; si l’on commence à changer le système français ce sera uniquement en l’infléchissant vers le libéralisme.

Non que ce soit un mal absolu (il serait bon que l’on puisse exercer sa capacité de créer, des entreprises en l’occurrence ou de se développer), mais étant donné la pente que suit le libéralisme réel (par opposition au libéralisme théorique qui peut engendrer de considérables réalisations), ce serait la destruction du système français de socialisation et de capitalisme à la fois ; nous sommes à la fois communistes ou socialistes et libéraux.

On peut bien rêver que le monde soit autrement qu’il est, certes, et c’est nécessaire d’imaginer d’autres possibilités, mais la quasi totalité de ce monde est converti de gré ou de force au libéralisme, voir à l’ultra libéralisme et en proie à une restructuration des investissements.

On peut rêver à une ancienne France, celle qui a pu se développer lorsque le couteau n’était pas sous la gorge et nier qu’il puisse exister un monde. Tout comme on peut imaginer une utopie par laquelle on ne perdrait plus nos plumes, nos acquis, nos avantages, nos sécurités.

Il faut quand même bien se rendre compte que la réalité, la réalité humaine, est organisée autour et par la monnaie, l’argent si l’on veut, ce qui signifie la capacité d’investissement. Ce qui commandite le futur est ce qui peut mobiliser l’investissement que rien ne pourra contraindre puisque c’est lui qui ordonne ce qui est.

Ceci est une horreur ; il est hors de question de valider que l’essentiel des capacités, des investissements, que le futur à venir, soient ramenés à quelques uns, que l’on ignore, qui ne rendent compte de rien à personne, qui sont « le monde même comme il va ». il serait impératif que la collectivité récupère cette capacité.

Mais comment et par où commencer ? Ce sont les moyens mêmes qui sont emprisonnés par une privatisation fondamentale au sens où elle possède la réalité. Rompre cette privatisation est-il seulement pensable ; comment envisager que l’on puisse non seulement récupérer le trop plein, mais que cette transformation puisse être organisée, dans le faits, réellement ?

Si l’on ne récupère pas cette fortune, cad ce futur, il serait nécessaire de rétablir la redistribution et une autre répartition des sommes en cours, en cours de passage d’une poche à l’autre. De sorte que la redistribution puisse autoriser un monde, un monde à venir, en réinstallant du sens, des choix, des inventions, des capacités qui pour le moment nous échappent puisque les moyens de ces choix sont enclos en et par quelques uns.

Il faut alors bien comprendre qu’il ne s’agit pas d’obtenir pour tous une vie humaine universelle (ceci est le rêve utopique qui par ailleurs considère que les êtres humains seront satisfaits de l’exploitation commune des réalités), mais de lancer que chacun ou tous les chacuns sont susceptibles de se perfectionner d’une part et d’inventer d’autre part (c’est ce que réclamerait la transformation écologique ; que ça s’invente, d’une multitude de propositions tout à fait libérales et recherchant d’éliminer les pertes absurdes ou les excès en pure perte, ce qui aboutirait à une rationalité de nos ressources).

Ce qui est tout différent que d’espérer une satisfaction universelle, celle du « à chacun sa quote-part ».

Or les moyens en investissements ce sont aussi les moyens déjà investis, déjà produisant ce monde là, le monde réel. Et ce monde là, tel quel, est en soi un monde, un monde qui repose sur ses propres réalisations ; imagine-t-on de se passer d’automobiles ? Certes, par quoi les remplace-t-on ? Qui soit aussi efficace et précis ? C’est à ce niveau là que se situe la précision d’un monde, de tel monde donné réellement là.

Les moyens investis, plus ou moins, (avec quantités d’absurdités partielles et de gaspillages continuels) ont produit un monde ; un « monde qui se tient ». Qui répond à des besoins, désirs, mais aussi à des possibilités, des possibilités exploitées, utilisées, réalisées. Comment et par où changer de monde ? Le monde en possibilités (qui ré accélérerait l’économie et qui plus profondément redéfinirait le sens, l’orientation du devenir humain) ne trouve pas dans les moyens investis évidemment et dans les moyens disponibles sa propre naissance.

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