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instants philosophie

indéfinitude

29 Mars 2006, 16:30pm

Publié par zward

Se libérer : cad prendre connaissance ;
nous, tels que nous ne sommes pas , mais tels que nous pourrions bien y être en présence de l'autre :

Répétons donc que nous n'en savons rien , ça avançe à tâtons ... puisque nous ignorons non pas seulement comment nous échangerons avec l'autre , qui dépendra également de comment l'autre échangera avec nous,
mais aussi, nous ignorons comment nous "sommes" , tout court ; l'idée de nous-mêmes , aparté , n'est pas notre mobilité en acte , active , en situation ; non pas qu'il n'y ait aucun rapport ... mais presque ...ou plus exactement , ça échappe par un bout , deux , trois ...
et l'occasion est trop belle pour enfin s'apercevoir , en l'autre , de ce savoir que l'on suppose depuis le début de notre existence , sans l'exprimer clairement , et cela ne joue pas en rien dans l'utilité du sentiment.
(ontologique, l'utilité !!! con-fondant les fusibles du moi dans la recherche du sujet qu'il est )

 De là qu'il faut parfois un long temps pour que le dénivelé des contenus se disgrace à ses propres yeux ... ça ne tient plus ... les deux parties se décollent ... comme le vieux papier peint : la forme n'entoure plus les échanges.

On s'est habitué , à soi , et on se connait , mais on ne se connait plus si exactement dans la précipitation amoureuse ...
qui déclenche un gouffre , une aspiration , pas nécessairement bienfaisante... (même si toujours voluptueuse mentalement ...) parce que l'on peut tout à fait masquer à l'autre , et l'autre nous cacher une partie des significations du comportement , autant que se le dissimuler , ou enfin ,surtout , l'ignorer quasiment ; de là que ça ne tourne pas forcément comme on l'attend , comme tous deux l'attendent.
De même si cette forme ne se renouvelle pas de contenus ; si le dialogue des , non pas seulement mots mais des comportements ne trouve plus matiére ...
 
C'est que nous sommes bien loin , au 21° , de la forme amoureuse stable ... qui valait idéalement, idéologiquement par soi et maintenait stricto sensus les contenus (ce qui veut dire que la forme est elle-même originellement liée à l'ordre présidant ... qu'elle s'incruste historiquement et ontologiquement dans la reconnaissance généralisée ). Nous sommes au 21°, agrippé par le dessous ; non plus dans une reconnaissance socialisée , mais, puisqu'il faut bien une méta-motivation, par la reconnaissance complexe de la personnalité de chacun ; ce qui ré-affirme le processus de personnalisation entamé depuis cinquante ans ; qui vaut pour tous les vécus : et qui rend tout extrémement compliqué , parce que le "contenu des contenus" (qui n'existe pas sauf à passer dans l'ordre socialisant..)  , jadis , aboutissait à la famille , cad à des réalités effectivement réelles : au sein desquels contenus, les personnalités se confondaient , s'étouffaient , se secondarisaient : et idéalement chacun, de cet effacement , s'équilibrait : s'équilibrait psychologiquement et socialement ; les deux variables se reliaient : reconnaissance par un autre , reconnaissance par tous.

Dans le processus où nous immergeons tout , ça n'est plus de socialisation dont il est question ; mais de cet autre phénoméne , bien plus troublant , qu'est la personnalisation : un peu comme si la socialisation des années 50-60  c'était étendue : le codage de tout descend d'un niveau et s'apesantît au grand bénéfice de chacun , dans une précison individudelle , que le Net ne fait qu'acroitre indéfiniment.

C'est bien cette indéfinitude individuelle qui pose un sérieux probléme ; en somme un probléme psychologique , individuel , affectif, relationnel, de socialité, de solidarité (cad de justice économique).

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précipité

28 Mars 2006, 21:09pm

Publié par zward

Notre être est trés étrange : il se plie , il s'adapte , il se renouvelle , peut se figer durablement et douloureusement , s'opposer en pure perte , se rassasier de sa mélancolie dépressive , se fourvoir en le sachant tout en l'ignorant , suivre sa personnalisation mais aussi briser toute correspondance de soi à soi
Devant cette diversité, et sans même évoquer l'indéfinie possibilité des contenus de ces formalismes ,
je ne puis lui assigner une identité.

J'en saisis la forme , vide, uniquement présente , cad en acte , dans l'actualité d'un contenu , jamais "en soi" ce qui serait une vue de l'esprit , cad une interpétation de mots, d'idées , un contenu du contenu, ce qui n'est pas.

Aussi , le formalisme amoureux , bien qu'il semble confondre l'autre avec le moi , n'est pas du tout un coquillage refermé , une huître , n'est pas cet "un-seul-divisé-en deux" , pas plus une simplissime projection , mais un ensemble bien plus complexe et ouvert , secoué de ses propres logiques mais aussi dépassé de logiques qui sont désirées et non désirées : ça lance sur des rails ce qui peut extraordinairement effrayer et les soubresauts de contenus , qui passent ou pas, rendent plus ou moins récupérable la forme globale ; la forme tient à elle-même , elle est dotée d'une unité et donc préserve cette unité ... parfois contre vents et marées , cad en dehors de toutes considérations réalistes, alors même que ça ne passe pas : réciprocité qui absorbe les chocs , mais réciprocité supposée.

C'est donc un ensemble de facteurs , paramétres , suppositions , attentes , répétitions , inventions aussi ; les contenus recherchant leur modification au contact : diversités que l'on attend au tournant ; dans un présent qui connait .

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amour - contenus (2)

28 Mars 2006, 20:16pm

Publié par zward

Plein de replis ...

Les contenus nous sont étrangers , à nous mêmes , mais n'existent qu'en acte , cad face à l'autre.

Mais "face à l'autre " cela ne dit pas ce qui est ;
ce qui est , c'est que je SUIS en l'autre , cad je tends à me regarder via le regard de l'autre ;
aussi je préjuge de " ce qu'il en est de l'autre " ... je lui investis un nombre plus ou moins considérable de contenus ... les siens , de contenus , je ne les sais pas ... je les imagine ... les imaginant , dont je n'ai aucune science , je suis bien obligé de les fournir ... je les tire par force , de moi-même ... j'avançe ainsi en ce que j'attends, en ce que j'espére ,et  je commence de lier tout un ensemble :
le moi et l'autre moi s'emmêlent , ce n'est pas seulement que cela installe une forme , le lien d'y ETRE , en l'autre , mais que cela crée un contenu global , soi , qui se mélange d'un autre contenu ...
dont , soit dit en passant , on n'a aucune idée précise ... qui est tout entier quasiment construit de toutes piéces ... ce qui réclame une foi assez extravaguante ... une foi culturellement établie, et désignée comme le paradigme de tout vécu ... mais qui est aussi à n'en pas douter , une structure intégrale de toute conscience ... la nécessité de se savoir , de se vivre sous l'amoureuse présence d'un regard-autre ... d'un corps-autre ... de gestes que l'on ne sait pas ... de mots dont on ne sait pas où ils conduisent

Cette incertitude est une difficulté innommable ... mais en même temps c'est elle qui produit ... qui produit que nous produisons ... nous produisons du "nous-mêmes" , mais dans le mélange avec l'autre supposé : ainsi il ne s'agit pas seulement de metrte à jous ce que nous sommes qui n'existe , bienque déjà en nous , que face à l'autre , mais aussi de re-lire , de ré-intépréter ce que nous sommes , sans le savoir, dans l'acte-même , en état d'expérience réelle ; pour le dire autrement , nous considérons l'autre comme la chance , possible , de se ré-écrire soi ... ad : de se libérer ....

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amour - les contenus

26 Mars 2006, 19:13pm

Publié par zward

Lorsque l'on tombe amoureux , on se sépare de soi.
On est remplacé. On investit à la fois un potentiel et un être.
On EST ... là-bas , en l'autre ,
 et on prévoit ... ceci ou cela ;
 
on peut prévoir des possibles avec telle personne , et puis plus tard tels autres avec une autre personne ...
on n'aime pas de la même maniére ,
ou plutôt on aime structurellement selon la même Forme , mais les contenus peuvent différer ;
donc non seulement on peut plus ou moins aimer (cad espérer plus ou moins de contenus en la forme ),
mais aussi on peut attendre des contenus différents au travers de la même forme.
on y EST :
cela signifie que l'on se transporte ... on transporte quoi ?
son être.
son être-à-soi , on le bascule :
on sent bien cette dérive , on n'y peut rien , rétrospectivement ça semble inévitable ,et cette inévitabilité justifie mentalement un mouvement spontané de déchaussement...
 
mais si l'on y regarde de prés (stendhal etc) , on le crée peu à peu , le lien : la forme s'emplit plus ou moins vite de contenus ; et ces contenus se créent comme on les connait ou s'inventent sans qu'on le sache , sur le vif.
 
pourtant la forme est distincte des contenus , elle s'installe au travers de mille détails ou potentiels , mais elle est en soi une structure réelle , indépendamment des contenus : bien sûr, si les contenus invalident la forme , le sentiment s'éloigne : bien que ce soit parfois difficile de faire machine-arriére ...
la forme est lancée ! elle voudrait que les contenus suivent !! elle peut même exiger les contenus... se nourir ... ou se creuser , moments étranges d'incertitudes ...
entre y croire ou pas ... et comment ?
pour Quoi ? quoi en échange de soi ?  quel prix dans la balance-bascule ?
contenus contre contenus ?           Aimer pour plein de raisons.
ou lien face à lien ?                       Aimer sans raisons.
Aveuglement de la Forme , ou / et envoi des contenus.
Les contenus , on le sait bien , on a tendance à revenir aux mêmes , ceux que l'on connait , ceux qui sont en nous , ceux que , sans une autre conscience à qui les envoyer , on se saurait plus lire ...parce que ces contenus ne sont pas écrits comme une mémoire interne , des signes, des idées , mais sont des comportments , des faits , des mémoires détachées , détachées dans le monde , des mouvements du corps , des choses visibles uniquement du dehors...encore faut-il qu'un "dehors", il y EST .
Bref que l'on puisse s'y transporter... dans le regard d'un autre.
Drôles de mémoires extérieures quand même ...des mémoires de soi ... telles que l'on ne peut pas les exister sans transport de soi vers ... là-bas...
 
 

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précision

25 Mars 2006, 19:03pm

Publié par zward

Note : le sujet n'est pas opposé au moi ,comme si il devait le remplacer .
comment le (non)-sujet pourrait-il remplir quoi que ce soit ?
il est de l'autre côté . Autre côté de tout . La limite.

De même , il ne supprime en rien toutes les intentions du moi ; tous ces contenus ne sont pas annulés , ni réduits à que dalle.
 Tout demeure tel quel .

Mais il n'est pas non plus indifférent , et introduit des modifications au sein du donné , cad de ce que l'on est , de ce que l'on est déjà , de ce que l'on ne sera plus exactement semblable.

Et cependant la modification est subtile , ça n'est pas une conversion-révélation ; du tout !!!

(en fait elle conduit aux Nuances :  sorte de catégorie en soi, que le moi ignore , (oh combien , lui qui prétend se gargariser d'affectivités !!!!  )
  ignore , puisqu'il veut se placer partout comme demande continuelle, maugréante ou fabricatrice :
 le moi aime les machins tout-faits , dont il n'est pas débordé , resserré sur son domaine  , où il trouve à s'imposer , et il insupporte les incompréhensibilités )

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de la reconnaissance non humaine

25 Mars 2006, 17:23pm

Publié par zward

écrire est un mot de passe .

si je parle , je parle de choses et d'autres , ce sont les objets qui défilent , les visages , et fondamentalement la motion sans cesse renouvellée de ma "reconnaisance."
La "reconnaissance" remonte ; comme idée ; à hegel .
Elle institue en plein le sens , la signification du désir ; je désire ceci ou cela , c'est ce que l'on croit en tant que moi , on est fasciné par l'objet lui-même qui parait condenser tout le trésor de l'existence.
Ce que le moi ne voit pas , c'est que cet objet , outre les qualités utiles qui ne posent pas probléme , est désiré parce que désirable ... cad désirable pour les autres ; leurs regards meurent d'envie de le posséder , aussi je m'aime d'être désiré sous l'effigie de tel objet , qui matérialise
 qui matérialise ce qui est insaisissable , qui à la fois adore cet objet et s'en insatisfait totalement , mais fait comme si ça le satisfaisait ; histoire que l'échange continuel se fasse ; ça fait fonctionner toutes les sociétés ; on se passe l'envie et la reconnaissance , on forme une immense hiérarchisation d'objets ; tout objet est marqué de signes divers , ça fait parler , et ça fait parler au-dedans de soi ; on se cause , mais comme de l'extérieur , cad toujours sous le regard envieux des autres , dévalorisation , valorisation , on passe notre temps à cela : on imprime cela trés sérieusement dans nos cerveaux , parce que selon que l'on est conforme suffisamment ou pas , on pourrait trésbien se retrouver SDF .... c'est pas de la rigolade donc ... ça commence comme une farce, mais ça inscrit absolument quelqu'un dans une organisation , ou en dehors ; en dehors du groupe ... dont on sait bien que pendant des milliers d'années , de se faire sortir du groupe , ça condamnait à mort ...
  qui reconnait-on et qui nous reconnait ? un tourment sans fin ...
 un jeu qui semble inévitable et infantile à la fois ;
 et dont on comprend qu'il nous foute la pression ...
 du groupe ? ou pas du groupe ?

écrire , ça dégage les bronches.
parce qu'on fait attention à ce que l'on dit , et plus aux regards des visages ... ça devient un visage en soi , le visage qui sauve ?
c'est un océan dont on n'a encore quasiment rien lu , rien su ,
  et dont la seule façon d'en savoir quoi ...  c'est de continuer ...
Il n'y a aucun autre moyen de savoir de quoi il retourne , de quoi il raconte (je , le sujet )
  que de poursuivre la signification des phrases ;
 personne n'y a accés , et quand bien même , cela n'importerait  pas , parce que c'est JE qui doit débrouiller ce qui vient (à l'esprit ).
 ce qui veut dire une chose ; la valeur que j'ai (à mes propres yeux ) , ne dépend plus des regards , ni  des visages , mais vaut en soi : (ce dont on ne se rend bien compte , de l'esclave dont on se (nous) nourit , que d'en être sorti )
 et ça fixe la diffusité de l'insatisfaction, qui pousse à la soumission , l'adulation , l'envie , la quémandance ; ça la cloue , la saleté ...
  ça brise le vicieux cercle de la demande de sens , parce que c'est la signification même.
 (individuellement la seule accessible , et la seule ayant un poid réel , désenclencheur , pour une personne dite humaine  : parce que l'on n'y est plus , humain ... )

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le sujet-non

24 Mars 2006, 20:58pm

Publié par zward

à vrai dire le soi , le sujet si vous voulez bien , n'existe pas ; il est seulement dans l'instant de se dépasser ;
en somme on est un moi qui s'ennuie ou se déteste ou se limité (de fait par nature , par structure ) , qui ne sait pas ce qu'il désire en remplacement , sauf quelque fois (dans une vie ) ou sauf quelques-uns ,
  les "quelques-uns" ; soit ils se mettent à croire à une conversion , croyances , etc
 soit ils s'aperçoivent que "ça" n'existe qu'en acte ; cad dans le moment ; artistes , créateurs , inventeurs (pas forcément connus ... c'est bien évident ; on peut trés bien dépasser son être propre , sans que cela intéresse qui que ce soit ; ça fait parti d'une réalisation de soi , qui est un heurt , une cassure , un flash , un choc ) ; c'est une dimension cachée , qui n'apparait qu'au sujet dans le moi , et ce moi n'est que rarement ce sujet qu'il est .
  sauf que le pire est de le taire , de taire que l'idéal réel du moi est non pas un moi idéal , un super moi , un héros , un scénario , mais est autre dans le moi ...
 c'est cette distance interne entre le moi que l'on est et le sujet que l'on n'est pas (constamment) ,
  qui est remarquée absolument en philo : depuis le début par la distance entre l'individu et l'universel (cad le savoir cohérent , unifié , commun à tous , effectif et notre ignorance )
 qui est fondamentale pour sartre ou hegel , kojéve ou lacan ; on n'est pas ce qui est caché , mais ce qui est caché , dans un monde humain tout expressif et dans un moi qui désigne continuellement ses objets , dont la fonction est de se définir des objets , son essence même ,
 qui est caché et donc oriente , puisque ce trou noir nous crée.
 sauf qu'il nous crée toujours ailleurs qu'en lui-même puisqu'il n' ESTpas.

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construction

23 Mars 2006, 22:52pm

Publié par zward

si l'on veut être touché par les idées , il faut être accessible aux mots .
il faut donc que notre être se considére lui-même comme ayant une identité toute abstraite ; que son identité soit en jeu dans l'énoncé ; qu'une énonciation soit une intentionnalité.
confusion du réel et du non-réel ,
 mais à ce prix , on est poussé à avancer dans la phrase , et celle-ci peut déployer ses nuances , ses perspectives ; elle se dote d'un historique , d'un devenir , et le moi devient un sujet ; d'un temps et d'un espace interne , interne aux phrases: pas interne hors des phrases  (ou des signes , pourvu qu'ils forment une logique , esthétique par ex )
 qaunt à l'irréalité de cette intériorité , les mois , bien qu'ils se vivent (cad dans les objets de leur conscience) , ne remontent que peu jusqu'à leur nature (qu'ils définissent comme vécue , dans ces objets encore ) alors que cette nature , cette essence est pré-organisée en tant que mots ...

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histoire de la philo

23 Mars 2006, 20:19pm

Publié par zward

(repris d'un forum philo:  http://philosophons.free.fr/forum2/  )

  de la difficulté de comprendre philosophiquement la philosophie
    sans une approche historique ...


  ça n'est pas évident , je sais bien , mais comment comprendre Nietzsche sans le placer dans sa propre perspective ?
comment juger des 25 siécles , du haut de notre 21° siécle ?
comment ne pas devoir instituer une réflexion sur la connaissance réelle de l'élaboration  des réflexions hyper-organisées qui furent (historiquement justifiées en leur lieux et  places ), et tout rejeter en bloc?
 
  sous prétexte que la philo doit être ici et maintenant immédiatement consommable et en somme bien consolante (le nihilisme est la plus évidente consolation , si tout est rien , alors tant mieux , je n'ais pas à me dépatouiller , je laisse aller )

  mais nietzsche n'est pas nihiliste ; il combat la métaphysqiue , certes , mais comme la métaphysique occidentale est inévitable , incontournable , et bien celle-çi ,cette position qui consiste à adopter un point de vue global et unique (autant que cohérent et universel ),  revient par cela même hanter toute position autre mais dégradée ;
ainsi à la place de la raison , Nietzsche introduit une physiologie de la force et faiblesse , qui serait totalement idiote, si nietzsche était un imbécile ... or il ne l'est pas , imbécile ;
ses valeurs signifient profondément une logique interne à l'existence ; son point de vue, celui de l'individualité libre  (qui n'est que soi et approuve cet être mais alors totalement ) , est un hyper-romantisme qui dépasse, par sa froideur, la glue spiritualiste ou pseudo-affective des romantiques ;
  reniant la métaphysqiue de raison , il lui subtitue un cadrillage des "possibles" ; en cela il est absoluement rationnel ; il établit la grille des possibles (individuels , collectifs ) selon des critéres qui remplacent une métaphysique de raison par une métaphysqiue "biophysiologique"  (enfin un truc à lui quoi ) ; dés que l'on sort de la raison , on rétrograde , de fait.
(heiddeger par ex )


  la métaphysique quant à elle : elle existe jusqu'à kant ; ensuite plus question ; hegel la réduit , cad la concentre en la modifiant entiérement dans une énorme évidence auto-logique ;
 la raison en est que l'Etat est créé historiquement ;
  la culture au sens où nous l'entendons est  institutionnalisée ;
  la représentation humaine de l'humain , n'a plus besoin de se cristalliser , vouloir , de se définir comme un projet (ce qu'est la métaphysique ; l'idéal que l'esprit peut être exprimé en signes et s'imposer au monde  comme tel ; cela a réussi , point , terminé ) : et ce contre cette tutélaire royauté religieuse qui dominait partout .

   il y a donc belle lurette que la philo a abandonné toute tentative métaphysqiue au sens propre .
  il ya belle lurette que la philo extrait , creuse non plus "l'être en soi" , mais l'être de l'homme , à proximité , immédiat, et que l'on ignore encore;

 cad non plus visant à instituer une métaphysique mais à projetter une ontologie (du "sujet " en quoi il faut comprendre que ce sujet n'est pas évident, n'est pas un "sujet - objet" )  , nietzsche y participe infiniment , comme kierkegaard, husserl , lacan , sartre , freud , etc
 
  le monde des idées et tout ça, nous intéresse cependant fondamentalement ;
puisque ces théories créent des mots , des significations nouvelles qui emplissent notre langage , qui déplient et multiplient notre langage ; dont nous avons intimement besoin, en tout .
 pas une simple curiosité, mais l'essence réelle , développée, de notre existence . platon , aristote , st thomas , descartes , kant,  hegel fondent en réflexion tout notre mond humain , furent repris mille fois,  partout .
                                                                                                                                                                     zwardoz

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tissage

22 Mars 2006, 20:51pm

Publié par zward

Rencontre
Il est curieux de s'apercevoir que l'on réagit trés étrangement en toute tentavive de rencontre sur le net.
Les premières fois on projette des quantités astronomiques de souhaits , fantasmes , besoins affectifs : mais la vision change au fur et à mesure : on étend son domaine , on cherche les qualités inaperçues , les nuances , et en chaque détail on projette ce qu'il en pourra être , ce que cela pourrait éventuellement nous causer comme séductions constantes ou fragiles : ce que cela produira en nous : ce que ça deviendrait si ...
 Dans les faits , c'est trés difficile ; on se sert objectivement , si l'on a un peu de sang froid , de qui l'on est , de son passé , de ses acquis de perception , de sensations ; on use de son propre être pour dévoiler ce qui peut l'être de cette personne face à face ; mais notre être est déjà codé , déjà en partie écrit ...

J'ai de plus en plus vivement l'impression (qui vient corroborer les théories psychanalytiques par ex ) que notre personne est semblablement écrite ; parce que certes on se fie à nos sens , couleur des yeux , gestes , voix , etc , mais ce que l'on voit et ce que l'on retient , est assez différent ; les deux registres , entre le mémorisé et le perçu-ressenti , se superposent mais glissent tout autant sinon plus ...
 Savoir ce vers quoi le mémorisé attire , n'est pas une mince affaire ... Autant le perçu est fugace , autant le mémorisé s'ancre lointainement et les filiations des traces se perdent dans la complexité des mémoires , des personnes connues , des réveries , des mots entendus , des images ; essaie-t-on de remonter le fil des mémoires diverses ? ou ne se précipite-t-on pas afin de combler cette filiation avec du réel sans plus s'interroger ? de rencontrer telle personne cela nous attire , mais n'est-ce pas qu'en celle-ci on y perçoit un renouvellement possible du tissage de l'être ?

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