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instants philosophie

Le divertissant esprit n'est pas de ce monde

11 Janvier 2011, 23:55pm

Publié par zwardoz

Il est bien certain que rien n’importera jamais d’un vécu ; livré à lui-même, il ne peut espérer que se reproduire. Il n’est que la possibilité de l’esprit pour se mesurer à l’anéantissement complet, (puisque l’on sait que c’est uniquement la matérialité qui se reproduit). L’esprit se définit de n’y être pas ; il crée la possibilité dans le monde, de produire la dimension qui en échappe ; la dimension qui est en-plus.

En ceci l’esprit est la commune mesure de n’importe quel monde donné, physique, comme de n’importe quel monde humain acquis. Mais cette dimension n’existe pas en dehors de ceux qui la soutiennent, de ceux qui la portent ; l’esprit incarné comme universel, peut bien même ne plus que se survivre, comme fausse démocratie, par exemple, et n’en plus inscrire que le squelette ; absorbé par la masse montante des injustices, inégalités, cad en somme réseaux et mafias diverses, qui n’admettent plus de subir la chose publique, la république, la transparence adéquate.

De même en une individualité, alors même qu’elle se fut acquise comme une et libre, au moins idéalement, théoriquement, cette liberté même n’être plus que faire-valoir de passions annulées, de passions dont les finalités, malgré qu’elles se prêtent comme révoltes ou indignations ou mansuétudes jouisseuses du vécu, avant que l’on ne meurt, dont les finalités s’effondrent, s’abîment dans l’immédiateté. S’y révèle que le corps simplement consommé et n’ayant plus en lui aucune complexité dite ontologique, ne marque plus que de longues complications psychologiques.

 

On peut entendre par là que la « vie » (hypostasie fébrile) se débat d’échapper aux carcans rationnels et rationalistes, aux contraintes sociétales, au principe de réalité sinon de réalisme, mais c’est que déjà depuis longtemps raison et sociétalité et le vécu lui-même, relationnel par ex, ont déjà glissé sur la pente et s’engouffrent de n’avoir plus comme fins que la disparition dans le monde, dans le donné, dans l’immédiat, sous couvert d’une renaissance mondaine de la vie, du vécu, de ce que l’on voudra déniché dans le monde.

Ainsi deux aliénations s’amassent et annulent la possibilité de l’esprit ; d’une part le fait que l’on se soutienne d’un monde déjà suranné, clos, condamné et dont la déliquescence s’utilise comme prétexte à non pas une recomposition des forces par le dedans (de l’esprit), mais à une réaction d’enfoncement ( qui trouvant se causes dans le monde, y retourne, s’enveloppant dans la nasse profonde de l’oubli de son être) enfoncement dans cette épaisseur lourde et instable ; sous les flammèches colorées de la fausse négation.

 

En fait, tout ce qui n’est pas de l’esprit, est voué à la mort.

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Nietzsche, l'épreuve du devenir

5 Janvier 2011, 15:10pm

Publié par zwardoz

Il apparaitra donc que l’être de l’homme ne peut être circonscrit ; lors même qu’existerait dans les faits et réalisée une connaissance exacte de ce qui est, l’être de l’homme est en-plus ; mais on ne saurait se contenter d’un pour-soi, sartrien, libre, qui s’ajouterait à l’en-soi, du monde. L’être en plus de l’homme est ou dessine une structure ; laquelle, étant absolument libre en elle-même, est formelle ; inutile donc de rechercher à quelle satisfaction notre être peut correspondre ; il ne se satisfera jamais de rien.

C’est en ceci que Nietzsche intervient de décider que : peu importe. Il n’importe pas que notre être obtienne satisfaction, sinon de son acte même. En cela, ça ne fait pas Sens, vers quoi que ce soit ; ça est.

Mais si cela, notre être, est, c’est uniquement une description d’état toute extérieure ; en réalité, puisque nous le sommes, cet acte, c’est une activité de le vouloir ; une réflexivité ; il faut accepter, passivement que notre être est activité, radicale, à la racine.

Or chacun sait bien qu’il est ce corps, cette identité, image de soi et pour les autres, ces besoins, ces possibilités et surtout impossibilités, etc, sa classe plus ou moins sociale, sa culture, tout ce que l’on voudra comme causes essentielles de soi ; essentielles dans le monde, mais dans la réflexivité, causes adjacentes. Nietzsche, en pratique, signifie que « l’on fait avec ce que l’on a, mais selon ce que l’on est ». Plaçant l’être en plus du monde ; il donne son accord à ce qu’il a, pour le faire-être au plus loin ; li dépendra de la nature de votre force, énergie, volonté de mener plus ou moins loin « ce que vous êtes », ce que à partir de ce qui vous est alloué, vous deviendrez « qui vous serez ». Autrement dit ; vous existez dans le monde, alloué à telles qualités ou défauts de déterminations, mais le plan de l’être, vous y deviendrez ce que ce plan requerra de vous-même ; et seulement là, alors, vous serez, immédiatement, jugé.

Et vous l’ignorez. En un certain sens, vous ne savez pas ce que l’énergie ou la volonté vous autorise à être ; parce que ça ne dépend pas vraiment de ce qui vous est alloué ; mais ce que devenir signifie pour votre être. Celui qui passe de la puissance à l’acte, du virtuel au réalisé, mais via le possible ; ce qui font trois dimensions ; le possible n’est jamais, jamais réalisé tel quel mais pourtant il demeure exactement le Possible (et du virtuel et du réalisé).

Nietzsche était excessivement cultivé ; son être en devenir passait par les signes, tous les signes envisageables. Aussi pour lui le devenir est de devenir son être-en-signes inscrits ; la grande possibilité du signe est qu’il n’a pas besoin de grand-chose … Il n’a pas besoin de l’histoire ou des autres ou des choses ; on peut esthétiquement réaliser, rendre réel, n’importe quoi ; autrement dit ; sa volonté même ; le signe n’a de limite que la volonté d’n tirer, soutirer ce que l’on en veut ; et si il est un empire en lequel la volonté mesure sa capacité, (qu’elle ignore ; elle ne se veut pas énormissime ou clinquante ; elle s’y éprouve au contraire ; c’est là qu’elle , au pied du mur, perçoit ce dont elle est capable), si il est un empire qui mesure la volonté (d’achever « tout ce que l’on peut ») indépendamment de circonstances extérieures, Nietzsche sait bien qu’il s’agira des signes dans leurs extensions indéfinies.

Or dans ce temps-même, Nietzsche ouvre une singulière advenue tout à fait générale… Il est une partie de ce qui est, dont on ignore ce quoi elle est faite. Que l’on y soit « libre » ou non ontologiquement, n’a pas grande importance ; dans la pratique même de la puissance et de l’acte, du virtuel et du réalisé, il est ou non et plus ou moins de « capacité ». Et ça ne se juge pas antérieurement à l’épreuve elle-même. Il n’existe pas de théorie préalable à l’accompli, à la réalisation, au devenir potentiel.

Mais il se peut que, par contre, on aille tout à rebours de soi… de ce soi possible. Que l’on refuse d’y advenir. Qu’on se vive dans la restriction et que le potentiel de ce qui est (possible) se condamne et s’abroge, et qu’il annule tout autant chacun ou tout potentiel de quiconque ; une non-volonté, cad une volonté négative. Non pas donc à rebours du soi que l’on est, mais du soi potentiel ; or celui-là ne se juge pas à l’aune du monde déjà là, mais sur cet autre plan du possible pur qui barre (positivement…) la puissance virtuelle et le réalisé acté. Celui dont on ne sait rien et que le donné, le monde, le vécu, le connu, ignorent tout.

Pour cette raison l’énergie, l’énergétique nietzschéenne simulent, inventent, démontrent un autre plan de l’être ; le seul vrai plan qui vaille ; celui sur lequel les valeurs sont de fait toutes autres. Une coupe gigantesque qui affecte notre volonté d’y être …  ou pas.

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L'intentionnel, comme être séparé

5 Janvier 2011, 00:32am

Publié par zwardoz

Le rêve est la première levée de la représentation ; en ceci que le donné vécu se représente à nouveau dans la scène perceptive nocturne.

Le conscient est une émergence à partir de la masse représentée.

Le conscient n’existe pas en lui-même, mais d’être tenu dans une intention. C’est qu’il y ait une intentionnalité (visant un objet au moins, quelques-uns au plus) qu’il puisse exister une dimension de représentation consciente. N’est conscient que ce qui tombe dans le faisceau intentionnel ; lequel est limité (et en acte) et délègue toutes les connivences autour de son objet de visée aux autres fonctions.

Ces excroissances (perception, représentation, sensations, mais aussi mots, signes, gestes, comportements, voix, etc), ces autres fonctions sont tout autant « ce qui crée l’intention », que ce par quoi elle empiète à disposition. L’intention peut également être possédée que possédante ; elle est poreuse et perméable, comme malléable et protéiforme.

En ce sens, elle est formelle ; étant émergente au sein du conscient lui-même émergeant de la re-présentation mémorisée, elle est épiphénomène qui, parce qu’il établit non pas constamment, mais localement et limitativement de la liaison entre différents registres (perception et signe par ex) ou divers domaines (émotions et comportements), dispose d’une ampleur suffisante ; le mélange autorise la quantité de choix et donc essentiellement de combinaisons possibles. C’est de son minimalisme que l’intentionnalité tire son possible ; de s’inscrire à la croisée des diagonales.

Il n’est pas question d’une forteresse cartésienne : Descartes crée le sujet en durcissant l’intentionnalité ; fondée en quelques traits resserrés et profondément à juste titre destructeurs ; formalisant un procédé de maitrise de l’intention par elle-même ; il ne s’agit plus uniquement de contrôler le discours dans sa cohérence, mais de remonter du discours vers son instrumentalisation ; l’intention, la volonté que l’on en a, formellement noté comme étant notre être lui-même, est ce qui se maitrise de par soi. Le discours de la méthode est un apprentissage de l’invention du sujet par lui-même. Par quoi en fait l’intentionnalité, qui paraissait dépendre ou se soumettre à des contenus privilégiés (l’ancien discours des idées ou de la conceptualisation strictement métaphysique), se découvre comme ayant à varier son être intentionnel lui-même ; ce retour sur soi la forme même (sans contenus).

Mais pas plus il ne faut abolir l’intention dans ses contenus, ni dans ses causes ; l’intention se distingue des fonctions (perceptions, sensations, comportements, signes, image de soi ou identités, etc) comme des choses du monde ; elle peut varier de l’un domaine vers l’autre registre, indifféremment.

Il est bien certain pour que s’élabore une variabilité interne à l’intentionnalité qu’est nécessaire la mise au jour du dispositif pour lui-même ; il lui faut se donner à soi son être, d’une manière ou d’une autre. La donation de soi est à la fois dans la logique même intentionnelle et définitivement difficile ; c’est que l’intentionnalité n’étant pas un contenu en particulier, doit pourtant se figurer son être, et tout dépend alors de comment et en quelle illustration de soi, il y parviendra (il existe une grande variabilité d’acquisition de soi, de ce soi formel dans l’étendue de ses possibilités ; et concomitamment des noueux, des impraticables, des échecs, des impossibilités ; notons bien qu’il ne s’agit pas spécialement de l’acquisition psychologique de soi, mais de l’acquisition du déploiement de la structure intentionnelle –même).

Or comme l’intentionnalité est dans le rythme de l’éphémère, il lui est extrêmement difficile de se fixer une illustration de soi ; c’est un montage complexe et comme l’intentionnel se sait intuitivement telle qu’elle est, elle se sait aussi, négativement, telle qu’elle (ne) s’apparait (pas). L’insatisfaction native n’est pourtant pas son manque, mais donc son excès.

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L'intentionnalité comme être de l'homme

30 Décembre 2010, 00:37am

Publié par zwardoz

L’être de l’homme est constitué d’un mini dispositif, l’intentionnalité, qui n’a d’autre qualificatif que sa fonction elle-même ; l’intentionnalité utilise ou est utilisée dans la perception, la représentation, le maniement des signes, toute espèce de repérage en ce que celui-ci se focalise ponctuellement.

L’intentionnalité n’existe pas en elle-même mais à la confluence des facultés activées ; il se peut que cessant d’être fonction d’autres extensions, elle en vienne à se prendre elle-même nommément comme finalité ; ce que l’on nomme conscience de soi ; étant entendu que puisque les extensions, de perception, de représentation, de systèmes de signes, de déplacement même du corps et des gestes, constituent les contenus intentionnels, ceux-ci gardent imperturbablement une priorité sur l’intentionnalité même ; qui en dépend.

Or cependant, pour que l’intentionnalité fonctionne (selon son unification propre), il lui est nécessaire de se nommer ; il n’est pas pensable que ce dispositif qui oriente ici ou là, en ceci ou cela, l’attention, ne sache pas lui-même ; il serait dans l’impossibilité de gouverner sa focalisation elle-même, puisque la nommant pas.

L’intentionnalité est donc en son être extrêmement complexe et toute affection de son être retentit sur l’ensemble ou parties de ses extensions, ou des contenus qui la déterminent ; de même toute difficulté quant aux contenus, remonte jusqu’à détraquer ou décrocher l’intentionnalité.

Le centre de gestion de l’attention est lui-même, puisqu’il se sait, une identité ; il se dit « un-tel ». La personnalisation est donc l’identité, et l’ensemble relatif des clefs qui distribue l’utilisation des extensions, perceptions, gestes, signes, etc, et, des contenus, s’emploie à répartir. La clef de cette répartition. En quoi on saisit que l’identité est non seulement personnaliste et psychologique, mais également profondément « technologique » et variante opérationnelle.

Psychologies et psychanalyse tendent à caractériser les extensions et contenus, mais tout autant sinon plus à élaborer l’unification à laquelle une personnalisation procède. En effet, si l’intentionnalité doit se nommer (ou se désigner) à elle-même, ça n’est pas par une opération simple (puisque c’est l’entièreté des extensions et des contenus qui doit être ordonnée, gérée et enfin prévue). La prévision de soi, en tant que personne ou en donc en tant qu’identité ou enfin en tant qu’intentionnalité tendue en sa/ses fonctions, relève certes par son donné de la caractérisation de ces extensions ou contenus, de son identité psychologique ou psychique, mais également de son potentiel propre ; celui qui si l’on a suivi tous les procédés, permet à une intentionnalité de se comporter adéquatement, plus ou moins, dans l’actualisation de son être, dans sa fonction majeure ; focaliser, orienter, décider, projeter, dresser une sur-organisation active et adaptative.

Intentionnalité, identité de cette intentionnalité, personnalisation et actualisation d’un faisceau précis et découplé (dépendant, mais non assujetti à ses mémoires, extensions ou contenus) tracent donc une flèche existentielle ; au sens où existentiel définit l’activité propre ici même et en tout maintenant bien réelle.

Outre donc son activité fonctionnelle, qui se stocke comme identité personnelle, en très énormément caractérisée, l’intentionnel n’existe à proprement parler, cad ontologiquement, conformément à son être (étant stipulé qu’il possède un être-en-soi, découplé), qu’actuellement et dans le passage du potentiel au réel. Par quoi cette activité non seulement fonctionnelle, mais en plus douée d’un être en soi peut déployer très spécifiquement un intérêt à exister qui soit, enfin, conforme à « ce que cet être est » ; bien au-delà de toute identité personnaliste et en tout cas sur un autre plan, et en-plus de sa fonction(s) plurielle, voir multiple (sinon n’ayant accès qu’au pluriel, aux séries, il ne disposerait pas de l’ampleur que le multiple « pur », si l’on veut, lui permet).

Mais cela revient à définir le cercle du monde humain (et de ses identités), la technicité existentielle de l’intentionnalité dans une fonctionnalité dotée de précision infinie ou indéfinie à propos d’un monde donné-là, comme états de fait innombrable, et enfin à dessiner une perspective en propre de ‘l’intentionnalité relevant de son être seul et de sa perspective enfin dénommée comme ontologique ; son être,  qui est (et n’est pas seulement dépendant), n’est en aucune façon une structure figée, mais devenante.  

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De l'essence sur essentielle de la démocratie

21 Décembre 2010, 21:05pm

Publié par zwardoz

Nous ne disposons plus d’un accès à la vérité telle qu’elle fût prédestinée durant les 25 derniers siècles, qui eurent à imposer au cours de l’historicité humaine la volition universelle ; la volonté régulée par le discours vrai.

Le discours vrai donne à la volonté les objets intentionnels qui ordonnent le vécu, le donné, le monde, l’histoire humaine ou personnelle. Mais la volonté s’est retirée des objets eux-mêmes, pour ne saisir plus aucune finalité suffisante. Aussi se replie-t-elle sur ce qu’elle trouve ; l’immédiateté et le vécu.

Mais la volonté, autre nom de l’intentionnalité comme spécifique structure qui nous habite, travaille et bien qu’elle existe artificiellement et presque tel un épiphénomène, c’est elle qui tisse par en-dessous et par au-dessus ce qui vaut et ce qui ne vaut pas, l’augmentation de notre être et ce qui se vautre.

En partie délivrée de l’universel, qu’elle eut à charge de rendre historiquement concret. Sous la forme de l’État, de la raison, de la moralité commune et laïque, de la politique sociétale, de la culture élitiste (à juste titre, ayant à élever hors de l’immédiat), de la personnalisation cohérente. Et sous les valeurs de liberté et d’égalité comme de vérité et de réalité ; envers et contre les mauvaises conditions d’exercice d’une liberté blafarde, ou l’illusion de l’intention irréelle par laquelle on ne peut rien fonder de durable, mais uniquement fantasmer son être sans qu’il perdure, ni n’accroche au devenir même de l’historicité ; ainsi, les sociétés s’évasent par le bas et se perdent, perdent leurs efforts dans des finalités qui tenant pour acquis des statuts universels, étant dans l’impossibilité de créer des significations universelles nouvelles ; prétendument absorbées par les universalités déjà instituées.

Les droits de l’homme n’étant pas même effectivement achevés réellement, tels qu’énoncés, leur inamovibilité annule pourtant, c’est le comble, les possibles modifications sociétales rendues nécessaires par une configuration qui n’est plus dix-neuvièmiste, et droits et devoirs qui réclament une autre sorte de développement. De sorte que la légitimité, bien justifiée, des droits s’inverse pour boucler une ordonnance sociétale sans que cette légitimité puisse être arguée elle-même (en son essence, en son esprit, en son universel réel) ne puisse être arguée afin d’augmenter l’humanisation.

Au contraire ; la légitimité (des droits, des devoirs, des institutions, des constitutions elles, l’esprit figé, de la lettre seule) ferme paradoxalement et boucle un circuit, une circulation, un système d échanges quasi intégralement replié sur lui-même. Le fondement de ce circuit clos consistant en cet encadrement légitimiste, fondé essentiellement sur une « naturalité » de l’être humain ; la liberté est de fait livrée « tel quel », prétendument, sans que soit pensée et donc préorganisée une réelle politique du libre-même. Le libre, livré « clefs en main », n’a rigoureusement pas de sens, sinon de surface ; comme variable d’ajustement ; au sens où l’on abonde l’humanisation mais tant que cette humanisation, toute relative donc, profite et est réclamée par un système techno-économique, mais non pas soit délivrée une éducation parfaite et intègre.

On fait bien en ce cas de prévaloir les limites constituionelles comme ayant valeur de possible ; si je suis libre de tout, excepté de nuire à autrui, ça ne signifie pas seulement la négation, mais la possiblité (de réaliser tout ce qui ne nuit pas à autrui ; tandis que tous les systèmes auparavant juguler ce possible (Lefort).

Mais la constitutionnalité (nos droits et devoirs, les formes du pouvoir, de la décisionnalité, de la projection, etc) de barrière et limite, légitimes, s’inverse un arrangement … lequel, puisque la constitutionnalité n’a apparemment pas de suite selon son logos, sa logique propre, mais uniquement posée-là, sans réflexion, lequel arrangement donc vient se combler d’une espèce d’ « essence humaine » donnée, supposée en elle-même réellement cohérente et justifiée d’être naturelle ou personnaliste ou idéaliste ou franchement matérielle. En ce cas, le marxisme ou le libéralisme imposent la même non-artificialité, la non-composition, l’imperméabilité, la clôture, la fixité d’une telle « essence humaine » ; mais aussi l’identité médiatique qui traverse toute la planète et donne pour vrai et réel un « état de notre être », comme d’un « état de chose ».  

S’il n’était un jeu subtil et relevant d’un logos bien plus vaste et conséquent ; la démocratie comme logique au-dessus des constitutionnalités elles-mêmes, des institutions et des pratiques collectives ou individuelles ou groupales. Logique qui force à composer ce qui sinon se refermerait plus encore et agoniserait tout possible.

                                                                                     

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pourquoi le Un est-il partout ?

19 Décembre 2010, 23:04pm

Publié par zwardoz

La surface (de l’être) est l’explosion de l’intentionnalité elle-même.  Ce qui ne se donna jamais comme tel ; comme explosion ; qui empruntèrent cent volumes divers pour signifier la déconstruction, totale, complète, et ayant déjà le pied sur l’autre bord du monde, et en quoi consiste justement sa pleine unité vide, formelle, neutre, indifférente, et provoquant toutes les différences.

Que tout soit fonctions diverses d’une unité formelle, cela montre l’intentionnalité même ; et puisqu’elle est formelle, elle n’est pas ceci ou cela, et est le Un ; l’unité de tout consiste en une forme vide, qui par ailleurs supporte toutes espèces de réalités ou de contenus. Notre difficulté tient en ce que nous ne pouvons la penser que sous la forme, en dessous, d’une détermination qui sera toujours quelconque. Alors même que cette pensabilité bien que s’octroyant en tel ou tel contenu, telle ou telle détermination, n’y opère pas par hasard.

Quelconque, oui, mais du point de vue formel uniquement ; lorsque le formel s’accroche au donné, ce qu’il découpe (l’espace ou le temps, le désir ou son objet, l’image ou l’idée, le politique ou le pouvoir, etc), ça n’est jamais en vain ; de ceci que depuis le début, la philosophie, qui est la mise en œuvre de la formalité pure de l’intentionnel, n’a jamais décroché du réel ; elle frappe juste, là où il se doit. De même l’esthétique telle qu’indépendante (de toute autre institution et cessant d’être faire-valoir, et même alors du reste), dessine adéquatement ce qui peut être (et qui n’est pas là, qui n’est pas sous les yeux). Qu’il y ait une telle perfection, au sein de toute la multitude, est proprement stupéfiant.

Mais on voit bien que cela ne formalise pas une « intention dans ses contenus» ; ça n’est pas la « raison » ou la pensée ou la Vérité ou quelque énoncé que ce soit ; c’est seulement la distinction de la structure et de ses contenus. Mais ça n’est pas non plus le moi, objectivement, ou le moi-même, vécu, mais un être-simple. Sans doute doué d’une mémoire et d’une identité (et qui ne peut pas, ce sujet, exister sans un moi, un monde humain ou humanisé), mais intentionnalité qui existe en et par soi ; de se créer comme présent dans l’actuel et juge et agent de cette actualité. La surface de l’être, telle que là, devant, mais vide et non pas de telle immédiateté, ou de ce monde-çi, mais de toute espèce de monde, et ayant donc à pro-poser ce qu’il en est de l’essence des choses, de soi, des autres, de tel autrui, de la musique même, de la perception ; tout est posé comme ayant actuellement une essence possible au travers de l’activité intentionnelle.

Ça n’est pas seulement la pensée, ou l’esthétique ou la science qui sont appelées, c’est toute intentionnalité lorsqu’elle porte sa qualité, sa quantité, son extrémité acharnée, sa volonté d’achever ceci ou cela ; de saisir l’essence même de tel ou tel contenu. On peut vouloir rechercher jusqu’où le corps est. Autrement dit ; l’intentionnalité, ça pense tout le temps.

On se perd parfois dans une identité ; cad un faisceau d’intentions qui nous définissent et qui est, comme identité, chargé de réunir le divers et le n’importe quoi. Hors cela, cette complexité galopante est par comparaison d’avec la simplicité intentionnelle nue, neutre, intacte, vide, formelle, un piège.

Tant que l’on active cette identité comme image-idée-réalité de soi, on s’engage dans une tourbière dont on attend ce dont on ne peut exiger que du sujet, qui y existe pourtant et sans le moi duquel de sujet il n’existerait pas. Et tant que le piège se referme, il parvient à contaminer l’intentionnel lui-même dans sa partie spécifique, son règne adéquat, son empire caché, son installation structurelle qui prédomine pourtant sur tout donné, toute détermination ; au point que l’identité supprime tous ces possibles intégrés en l’intentionnel-même.

La philosophie est depuis le début instrumentalisant la libération de l’intentionnel en ceci que ses entrelacs, sa complexité textuelle, son achèvement structurel autorisent de manipuler l’intentionnalité même en la contraignant, en lui imposant la surface (l’être au-devant de soi, cette spatialité temporelle plane, univoque, formelle) adéquate à la structure qu’elle est.

Mais la philosophie ne fait que révéler ce qui travaille partout où l’intentionnalité tente d’imposer sa planification ; esthétique, politique, science, éthique, et quant la nature du désirable pour un corps ; toute sa panoplie de percepts et d’affects, d’images et d’imaginations nourrissent certes une identité, qui vit son vécu, mais ça n’est pas la finalité structurelle. Mais d’autre part la finalité n’est pas non plus universelle, au sens de la réalisation d’un homme nouveau, d’une surhumanité ou d’un devenir universel de l’humain (marxiste par ex). La finalité est en interne à l’intentionnel-même. Que notre identité ne soit pas la finalité dernière ne signifie pas qu’une planification externe nous prenne en charge ; mais à l’inverse, toute planification (culturelle, mais cela s’opérera de par soi si par culturel on entend l’élévation nécessaire.. ; ce qui n’est pas évident ; politique, c’est plus improbable ; relationnel, rien n’est dit) n’a d’essence que de parfaire l’institué de l’intentionnalité-même.

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La psychanalyse, l'inverse de l'universel : quoi que...

15 Décembre 2010, 16:05pm

Publié par zwardoz

Psychanalyse ou politique, mais au fond c’est le même ; sauf que la résolution de la psychanalyse achoppe là où le politique commence ou le devrait ; en tant qu’existence du sujet.

De reculer indéfiniment le sujet dans sa coquille évidée, la psychanalyse ne parvient pas à saisir que le sujet est ce qui se fait-être ; que par conséquent il ne peut pas être pensé, puisque lui-même se pense déjà. En ce sens que tout moi-même est déjà en lui réflexivité, qu’il le veuille ou non, bien que la plupart du temps, il évite.

Il évite puisque la position du sujet ne peut pas se tenir seule ; du moins, c’est impossible sociétalement. La position du sujet est celle de l’universel. Que l’on croit que l’universel soit mort et enterré, est l’effet mortifère de l’effondrement dans l’immédiateté ; soit ; l’incapacité à passer au-delà de la réalité immédiatement consentie ; à laquelle, bien sûr, on ne consent que moyennement, puisqu’il est impossible à un sujet d’admettre la réalité telle quelle, et même la réalité quelle qu’elle soit.

Il est donc un retour indubitable vers le sujet ; il usera constamment de l’immédiateté pour ce qu’elle ne peut pas lui procurer ; son être ne peut se restreindre à telle ou telle réalité, chose, objet ou signe ; cet excès pensera. Pensera pour lui-même et on ignore en quoi et pour quoi. Et cette pensée concernera tout autant son propre vécu, comme la plus étendue universalité.

Le secret réside dans l’intentionnalité ; elle n’est pas obnubilée par l’objet intentionnel ; puisqu’elle relie cet objet à tel ou tel autre. C’est la liaison qui compte ; le lien d’intentionnalité à intentionnalités et sous couvert d’objet à objets. Entre les objets se glisse donc une articulation qui apparait sans apparaitre complètement ; dans sa disparition l’intentionnalité articule, pense et tresse sa pensée.

Elle sera plus ou moins complète et l’individu y accèdera en plus ou moins grand nombre ; nombre de soi. Parce que l’identité individuelle tient de par ses objets ; le sujet qui tient par les intentionnalités, est donc une, hors de ces objets, et existe multiplement ou pluriellement, et non pas en une identité une, unifiée et unifiante, qui ne se connait que dans un Objet ; lequel est du reste à la fois absolument précis (cad une réalité du monde) et global, cad insituable ; ce qui signifie qu’il est imaginaire au sens non seulement de l’imagination (qui image une scène particulière), mais au sens de l’imaginaire ontologique de soi ; qui n’image pas une scène, mais la personne, comme un tout de scènes particulières ou un tout de signes, sur la scène, là, au-devant.

Et comme il est très difficile de ne s’imaginer que soi, c’est perçu par un Autre ; s’imageant, on se perçoit selon un Autre point de vue. Ce qui est la seule manière de s’imaginer, de fait, on adopte un point de vue dégagé qui permet de se percevoir ; on est déjà autre que soi et rendu à un simple regard, extérieur, neutre. Que l’on habille néanmoins selon les expériences que l’on a reçues ou imposées par tout autre rencontré ; l’expérience fondamentale étant que cet Autre n’est « personne ». si l’on reste accroché à l’impression monumentale d’un Autre en particulier, on se mé-perçoit, se méprend et se restreint ; on se perçoit sur la scène selon une exigüité insupportable. Que de particulier et parcellaire et limité, l’Autre, par lequel on se perçoit, doit devenir universel. Au sens de vide, absolument neutre, et donc non pas Un, mais pluriel. La diffraction seule du point de vue Autre autorise de battre en brèche la limitation et l’empêchement ; non pas l’annulation de l’Autre, mais son pluri-contournement.

On voit qu’alors c’est structurellement que l’Autre est réclamé comme tel ; il installe ou permet l’installation d’une identité à ce qui n’en comporte pas vraiment, à ce qui ne s’y accordera de toute manière jamais.

L’astuce consistant non pas à définir plus précisément l’Autre, mais à le multiplier. Ceci est la surface de l’être, l’explosion de tout point de vue non pas dans le rien, mais dans le pluriel ; l’universel est ce qui assure de la validité du pluriel ; l’être est pluriel bien que Un , et ceci parce que l’être est une surface vide ; surface Une, mais étant vide elle permet tout-un, et non pas une totalité de soi-même qui serait Une et terrifiante, tout-un quel qu’il soit, sous réserve qu’il se puisse exister comme et dans une surface.

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Fonction de la démocratie

12 Décembre 2010, 22:24pm

Publié par zwardoz

La structure démocratique n’est pas seulement négative ; elle imprime en l’être de chacun que la vérité est composable. Qu’elle existe au terme de la composition ; mais cela revient, remonte vers la structure démocratique de chacun ; que la vérité soit composable au terme, n’empêche pas que les réels qui permettent cette composition soient eux-mêmes vrais. Autrement dit la structure démocratique est « plus vraie » que les contenus qui en seront issus.

On peut rechercher toutes sortes de vérités, composées, il s’en développera des quantités ; sauf à inquiéter la structure elle-même ; la démocratie ne peut pas, ne devrait pas se contredire en ce qu’elle est. Mais si elle est une structure, il ne devrait pas s’y trouver problème de déployer la dite structure elle-même ; de l’interroger en son essence dont on s’apercevra qu’elle est un être.

Or que la démocratie soit une structure est toujours immédiatement caché et étouffé dans la multiplicité des finalités ; et chacun luttant pour sa chapelle ; prenant sa finalité pour la finalité du « tout ». Le Tout, démocratiquement, n’existe pas (Lefort); ce sera toujours une illusion ; qui veut s’imposer comme finalité de cette structure ; or une structure n’a pas de finalité, bannit toute espèce de finalité.

Et contrairement à ce que l’on y entend communément, ce refus de finalité n’est pas un vide. Dont le tourment s’acharnerait dans l’espace psychique de chacun, par exemple, ou diluerait le relationnel en une vacuité sans volonté. La non finalité (qui absente chacun de tout rôle et dont l’absence creuse au fur et à mesure de l’histoire de plus en plus profond ; de la caste contre l’égalitarisme (Tocqueville), à la différenciation sexuée ; du rôle relationnel à l’atomisme total) doit être comprise comme s’inversant ; il ne s’agit pas plus d’un Etat providence que de la libre entreprise, mais des deux … à la fois. De même que le repli sur soi, sur son alentour, sa communauté, est tout autant le creusement, l’épreuve assumée de son développement ; il est un monde des mois, un monde-de-chacun, qui constitue et se veut base et fondement de tout ordre humain digne de ce nom.

Autrement dit marxisme, communisme et libéralisme font partie du même monde dont le concept le plus complet et le plus ouvert est celui de démocratie. Rôle et classe, atomisme et relationnel multiple s’entrainent l’un et l’autre. Il est absurde et probablement catastrophique de penser vouloir tailler dans le Vif. D’imposer le libéralisme contre l’Etat, ou l’Etat contre la liberté d’entreprendre.

La fonction de la structure démocratique est de pousser à l’intellectualité ; et envers et contre cette intellectualisation logique, s’enfonce l’immédiateté par quoi se constitue d’une part l’idéomanie libérale (qui se base sur une naturalité de l’être humain) et d’autre part la psyché de tout-un-chacun comme « moi-même » (où l’on se considère comme allant de soi ; alors qu’il est bien clair que toute conscience de soi est problématique).

Ce contre quoi, encore, s’engage le procès imaginaire de toute la médiation ; les flux d’informations s’installent comme prolongement imaginaire et rarement comme réflexivité. La fondation imaginaire de mon identité est reprise et réactualisée continuellement par le rêve éveillé qui m’enveloppe médiatiquement à chaque instant ; toute la temporalité est occupée par son autre. Extension organique extérieure de l’immédiateté intérieure qui clôt toute intellection, qui nous plonge le nez dans la facilité mentale intégrale. Il faut choisir ; la psychanalyse ou le politique.

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Potentialité pure et démocratie

5 Décembre 2010, 23:15pm

Publié par zwardoz

Nos malfaçons restent et demeurent du règne de l’ancienne tribu. L’espace-temps tribal celui dont on conserve la nostalgie interne ; interne à la parole elle-même, à la transmission, à l’échange. Et finalement à ce que philosophiquement on a nommé la reconnaissance. S’y installe le cycle de l’obtention ; on y cherchera à augmenter son être ; étant entendu que cet « être » est notre « identité ». Laquelle est une nécessité, mais qui est reprise avec espoir en chacun ; de cette identité on entend être soi. C’est par là que ça prend, la frénésie. L’être tourne à vide, ne sait pas en quoi s’employer, il se crée ses problèmes.

L’identité qui est fondée en sujet universel de par son statut politique, se perd en cet indéfini qui reproduit en son sein l’unification immédiate ; ce qui signifie qu’elle use de ce qu’elle trouve pour ordonner les multiplicités, les objets, les signes, le relationnel, l’unité de soi.

Le manque politique voulut être comblé par l’empire rationnel marxiste par exemple. De cet effondrement, mais aussi de l’attente structurelle générale des peuples, il se prouve qu’il existe une essence de la démocratie. Que l’être démocratique est cela même qui doit exister pour des sujets, quand bien même lesdits sujets ne seraient que leurs identités psychologiques.

Tout vient à trainer dans l’esprit des sujets restreints à leur identité ; il faut bien qu’elle se nomme cette identité ; aussi emprunte-t-elle toutes sortes de signes, d’objets, de distinctions ; elle épuise le monde ; alors même que l’être démocratique pour son efficience réclame de l’intellectif.

L’intellectif est l’inverse de l’immédiateté du psychologique ; qui voudrait que le territoire soit étal et puisse laisser libre champ à sa fantaisie, ce que l’on nomme liberté habituellement. De son installation en sujet politique, le moi psychologique ramasse autant qu’il se peut toutes les caractéristiques tribales qui prévoient le fond indifférencié d’une gestion spontanée du donné. il désirera ce que chacun désire entrant en concurrence d’élection ; il voudra y être reconnu.et dans le regard des autres se manifester son essence propre.

Démontrant par là que son être, sa capacité n’a pas dépassé le niveau de la transmission ; puisqu’autrefois, en une tribu, ce qui garantissait le vrai, c’était le connu par tous ; le groupe faisait office de vérification. De même que la parole, on s’y conformait absolument puisque sinon la communication faiblissait et disparaissait et qu’il était impératif de parler du Même. L’oreille de l’autre est ma bouche.

On peut rêver occuper la place, le rôle du sentencieux ; celui par qui la parole arrive aux oreilles. Le prophète en est le dépôt légal, entre autres, ou le leader. Ou absorber les paroles de tous qui se fondent en une seule vague déferlante.

Il en est du sujet qu’il en demeure imperméable ; il n’est rien, ne veut rien, ne désire rien ; il est. Ce qui veut dire ; il agit.

Encore faut-il bien cerner, discerner en quoi le sujet agit ; il ne se confond pas dans l’action forcément ; mais dans l’action investie de sa puissance ; c’est ici qu’il faut placer ce que par puissance ou potentialité on entend. Il s’agit de l’action intellective. Celle-là même qui ajoute non pas au monde, mais au possible.

De même, le sujet est dans la formalisation démocratique et non pas dans les vécus ou les drames psychologiques ; de même, le libre n’est pas dans la fantaisie ni même dans une vie ordonnée, mais dans la position éthique de dépasser ce que du monde on reçut. La forme, démocratique, libre ou intellective, est l’accomplissement du possible des mondes. Non pas des mondes eux-mêmes. Non pas le possible du moi psychologique, de la gouaille tribale, de la parole annéantisante, de la multiplicité des immédiatetés données, du vécu empilé, des objets lucre des désirs récompensés. Le possible n’est pas la complexité de l’agencement individuel, tel qu’il s’en débrouille de condenser en son « identité », les signes avant-coureurs de son essence, tels que psychanalytiquement on peut les dérouler.

Par ceci on voit que c’est dans la nature même du politique que le psychologique, le relationnel, la parole, les rôles et les désirs, les échanges et les transmissions, puissent seulement enfin aboutir.

Or de nos principes démocratiques on les tient comme base dont tout le reste serait le libre champ ; sans voir qu’en retour et ayant épuisé tous les mondes humains, le politique est ce en quoi et par quoi l’ensemble des mondes rebondit. Hors cela, ils s’effondrent. Comme psychologiquement les individualités sans sujet s’affaissent à plus ou moins long terme et plus ou moins manifestement.  

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L'intention philosophique froide

28 Novembre 2010, 19:30pm

Publié par zwardoz

D’une manière générale il parait, c’est ce qui se dit, qu’il n’y existe plus rien de philosophique nulle part et qu’ainsi une multitude d’horizons parfois aberrants et tous limités (puisqu’il n’est d’ouvert que l’horizon philosophique, qui tient à la fois la contradiction complète en son sein et la supporte seul, et l’exigence de cohérence et de compréhension intégrale lorsque d’autres succombent aux évocations)une multitude s’empare des âmes et les éloigne de ce monde humain, dont tous les torts reviendraient à l’engeance rationalisée, à l’universel pauvre et froid, à l’abstraction non enchanteresse, à l’atomisme individuel du cartésien.

Or, sans la philosophie universelle et individuée et contradictoire, pas un, pas un seul ne parviendrait à un tel état de révolte.

Ajoutons que si le monde universel froid et atomisé s’affaisse, ça n’est pas par trop plein de raison, mais par défaut et insuffisance de rationalité.

Toutes les levées de boucliers font montre de cette sorte et laissent apparaitre tout l’impensé de la raison universelle abstraite, de l’atomisme individuel et de la violence sociétale ; Lacan ou Bourdieu ou Marx ou les mysticismes ou les analytiques (tout ce que l’on voudra), manifestent, à partir du sujet, du sujet donc cartésien, les diverses multitudes du monde, humain ou naturel, que la raison n’a pas encore abordées et que ainsi peu à peu, au travers des milles révoltes, elle commence d’admettre en son cercle non fini.

Les révoltes, ruses de la raison, parce qu’usées par des sujets, marqués à jamais de leur statut, poussent, malgré elles, la rationalité au plus loin qu’elle-même. Il fallait bien cela, ces révoltes, pour que passant au-dessus de son cercle restreint, la raison parvienne au-delà d’elle-même ; autant d’extensions de la volonté une et carrée.

Pourquoi ?

Parce que depuis que l’universel abstrait, l’État, le Droit, depuis l’instance du créateur et de l’inventeur, et donc de ces Éthiques individuelles si innombrables, l’idéal de vérité et de Savoir comme être de l’homme, il se trouve que le vrai, le libre et le réel se sont incrustés dans le monde, le donné, le Là, la réalité, le vécu ou encore la sociétalité humaine elle-même, son épaisseur.

Autrement dit ; de par le statut de chacun (architecture civilisationnelle unique), chacun est en lui-même la résolution possible de ce qui est ; ou si l’on préfère ; de ce qui peut être.

 

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