Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
instants philosophie

De la liberté comme désastre

23 Avril 2012, 20:30pm

Publié par zwardoz

De ce que l’on ait inventé le Sujet, il n’en finit pas. Il n’en finit pas puisqu’il est un Réel. 

Il apparait un peu partout et diversement. C’est qu’auparavant il était recouvert par les constructions sociétales ; et quoi que l’on en dise (de l’aliénation etc) c’est le sujet, ce Réel, qui appert. 

Ce qui se signale par le remplacement de l’être de l’homme comme raison, tel qu’il était prévu par la rationalité et l’humanisme antérieur et postérieur à la révolution (il n’y eut qu’une seule révolution valide, celle qui installât un monde nouveau),  de l’homme comme raison par l’homme comme liberté. 

Laquelle s’utilise généralement selon une immédiateté ; chacun est apte, théoriquement, à gérer ou inventer son donné. Use-t-on en cela de la raison ? Apparemment très peu ; elle n’est qu’un encadrement, constitutionnel, ou un moyen plus ou moins perfectionné de réaliser certaines finalités qui n’ont en elles-mêmes d’autre fondation que celle du monde, donné, là, inerte ontologiquement. 

Or pourtant la liberté doit être considérée comme étant elle-même une structure ; et une structure rationnelle. Autrement dit, ruse en somme, elle pousse à recomposer le donné, partout où elle s’active (et elle s’active en chacun et elle s’active en toute personnalisation, en toute relationnalité, en tout échange, etc) selon une structuralité qui possède, a priori, en elle-même la puissance rationnelle en propre. 

Mais la compréhension jusqu’alors pensable de la rationalité comptait surtout sur un contenu de raison ; lequel serait idéalement partagé entre tous, (de l’esthétique à la morale, en passant par la sociétalité et l’Etat universel, etc). Or il est apparut que la liberté se déchainant est devenue à part entière la validation de tout contenu (quel qu’il soit, et serait-il même non plus de raison, mais de nécessités, de contingences, d’imaginations, d’objets, etc). Tout contenu est validé puisque toute liberté est à elle-même sa propre unité (puisque chacun est libre face à soi) et qu’elle admet ainsi la validité de n’importe quel désir. Immédiatement. 

Mais immédiatement sous la forme qui est déjà médiatisée puisque l’on n’est pas libre « en soi » ; toute liberté s’ajoute à elle-même, par définition. Aussi même les finalités immédiates, qui viennent combler le vide de la structure libre de l’homme, sont transformées. 

De manière générale, il y eut donc une constitution universelle de chacune en tant que libre et il était sous entendu que le contenu de cette liberté serait un partage universel de la raison ; ou version historique du bonheur. 

Ça ne fut pas vraiment le cas ; la liberté étant pour-elle-même, (chacun existe pour soi et est seul juge), cette forme Une remplace tout autre regard et peu à peu s’impose par-delà et au-delà non seulement des traditions (encore maintenues longtemps) mais aussi au-delà des idéologies (qui s’effondrent les unes sur les autres), au-delà des morales, et au-delà en fait de toute donnée humaine ; que cela prenne la formulation des échanges et de l’ultra libéralisme, par exemple,  n’est pas étonnant. Le libre est intégralement la forme pure qui est, si l’on veut qui Est. 

Est, au sens où elle structure toute réalité puisqu’elle est la structure même. (Nous n’appartenons à aucun monde, nous n’appartenons à rien qui soit). De ce que cela puisse imposer la mort et la destruction est déjà compris dans cette définition même ; puisque ça ne tient à rien du tout qui soit du monde. 

 

Voir les commentaires

Le réel est ce qui n’apparaît pas

14 Avril 2012, 16:26pm

Publié par zwardoz

Si la conscience est seulement un retour, elle n’a aucun contenu et est toujours réflexive ; or cette réflexion de ce fait absorbe tout contenu ; elle est indéfiniment ouverte à tout ce qui arrive (dans son champ)

De sorte que toute irréflexion est déjà aussi réflexion. Mais à perte.  A perte parce qu’il s’y perd, constamment, attendant ou non un retour éventuel qui vient ou non, mais peu importe parce que ce retour surgit indépendamment.

Que ce retour soit un être épiphénoménale quand bien même, c’est sa structure même. Et rien n’égale la fureur nietzschéenne d’affirmer que ce non être de retour est la mesure même de ce qui est vraiment. Que cette disparition qui ressurgit de rien est la seule dimension. Que sa destination est de maximiser la radicale perfection de son advenue intermittente.

Aussi l’affirmation nietzschéenne est un total lâcher-prise ; il abonde d’une confiance sans âme à son être propre. Mais c’est aussi qu’il se situe au plus de cet être ; il ne s’amoindrira pas dans de la bassesse de désirs faciles, puisqu’il est le savoir de son être le plus débarrassé de tout (contenu) et infiniment présent à sa structure même, qui permet de trier en toutes intentionnalités, puisque cet être se connaissant (comme être et non pas comme connu) ne peut presque plus désirer en deçà de lui-même, en deçà de sa logique structurelle.

Il n’est donc pas de « moi ». Ou plutôt il n’est de moi que construit ; et ce moi construit bien qu’effectivement réel, effectivement un peut tout autant fonctionner comme plusieurs fois Un. Puisque son être réel est le seul retour, qui peut installer ceci ou cela, puisque ce retour vide est l’unité (active ou passive) de toute détermination intentionnalisée, mais unité seulement et rien que structurelle. Pas plus.

Qu’il n’y ait qu’une structure signifie qu’il n’y a pas d’unité (ni substantielle, ni construite, ni intentionnelle, ni de détermination agrégée, etc). Mais qu’il existe une unité formelle qui survient ici ou là. Et que ce surgissement constitue notre être.

Evidemment on est aussi un tel-moi, une pensée, une conscience de soi (quel que soit le soi), une personnalité et relationnelle, etc. Tout ce que l’on voudra. Mais c’est seulement que « être » ne s’emploie pas de la même manière en tant que moi et identité(s), ou identifications (par ex objectivement dans une science), et d’autre part en tant que structure. Que l’on tienne à cette structure formelle comme étant réellement notre être et notre être seul, est question de choix du « soi ». Du soi que l’on veut exister, ou non.

Il n’est donc pas lieu de définir notre être selon une unité ; notre être est un (dans ses interventions ponctuelles), mais il Est cette unité. Si pour le dire, ou le penser, nous devons lui accoler un qualificatif, un prédicat ou du même genre, peu importe ; notre être n’a pas besoin de se nommer, puisqu’il est de fait un. Un structurellement, cad actif.

Et sans doute pour référer lui-même, il se nomme, cette nomination est suspendue dans l’activité et non pas penser extérieurement par une autre conscience. Elle est donc cette auto dénomination, vivante, mouvante, non statique et ne permet pas d’en déduire son être mais seulement ses/ces identités.

Actif autour de tas de contenus ; sans jamais y adhérer entièrement puisqu’il n’est rien, lui, d’entièreté.

Il n’est donc pas une identité (qui est toujours seconde du point de vue ontologique, si l’être est effectivement le structurel et non le déterminé), mais il est indivis. Il est un en tant qu’existant et en se soumet à aucune dénomination ; il n’en a pas besoin.  Continuer de limiter cet être à la nécessité de le parler ou de se parler, revient à l’exprimer hors de lui-même.

Sans doute la rationalité tendait à affirmer l’indépendance de la raison. Mais acquise, cette indépendance est déposée en chacun, et il n’est pas dit, nulle part, que l’indépendance soit une raison raisonnable ; puisque de raison il reste essentiellement cette structure de chacun, qui EST absolument et n’est que structurelle et il se peut qu’elle soit et devienne irraisonnable en comparaison de l’ancienne rationalité, mais relevant d’une plus grande rationalité si l’on est optimiste, ou un invraisemblable gouffre, pessimiste. 

Voir les commentaires

On est tellement libre (2)

8 Avril 2012, 09:26am

Publié par zwardoz

La difficulté, de mon point de vue, est d’assigner un seul type d’explication à des ensembles de phénomènes déjà de grande quantité et de diverses qualités et de plus à propos de l’objet le plus complexe que nous connaissions (le cerveau et le comportement humain). biffer tout le possible de la conscience (elle est rétroaction éventuelle, affective de mouvoir le corps en retour), est aussi peu pensable que de nier la matérialité envahissante ; ça me parait peu raisonnable.
Si donc il faut accorder une place à la conscience (pour le dire vite), une autonomie (au sein de les complexités susdites de toutes sorte) il me semble que ça ne peut être qu’en ceci ; par la conscience existe « en plus » du possible : que toutes les déterminations ( actions/réactions) ne comportent pas. Non pas un Possible absolu et confondant, mais un petit possible qui suffit. Et ce dans le milieu millimétré des signes, signifiants et autres. Théorie d’une moindre variation suffisante en somme.

--------------

Qu’il y ait des causalités de toutes sortes, c'est certain. On a donc augmenté le niveau de complexités en lançant que ces causalités ne sont pas mécanistes, mais relèvent de la complexité ; par quoi le postérieur revient sur l’antérieur ; plus ou moins et de loin

Le problème concernant l'être de l'homme est que ce retour ne se situe pas seulement dans la linéarité du temps ; puisque l'esprit existe pour lui-même, il s'éjecte par nature du temps (réel, physique) au point de se créer une temporalité (idéelle, psychique, comme on veut). Que donc déjà en l'esprit l'antériorité est suffisamment décalée et qu'il est au moins un moindre temps physique.

Ajoutons à ceci que cet état stationnaire, hors temps, mêlant des temporalités (psychiques), peut prévoir, avancer telle intention ou telle possibilité (dans telle situation donnée, la dite possibilité n'est pas donnée).

Et de plus si nous sommes non pas 'faits de signes" mais coordonnés par et selon des signes, et bien que ces signes puissent se chaîner (comme les fameux signifiants), il n'empêche que mouvoir des signes est beaucoup plus aisé que de mouvoir des quantités (des choses ou des affects qui sont, existent comme corp(s) ). Que donc aussi minuscule que soit notre capacité à "modifier" en général, il se peut, il est une chance pour qu'elle soit réelle ; on est loin de l'empire de la volonté pure, mais ce que l'on perd en grandiloquence, on le gagne depuis Descartes en précision ; il se peut qu'ici ou là, à point nommé, le libre décide de par soi.

(Encore que Descartes était bien moins caricatural qu'on ne lui prêtât ; et encore que la question alors de "le libre décide" n'est pas du tout une question close ; qui est le "libre" qui décide ?)

Voir les commentaires

On est tellement libre .... qu'on ne le "sait" pas

7 Avril 2012, 14:34pm

Publié par zwardoz

Que l’on ne puisse pas dépasser Descartes ne tient pas à son discours à proprement dit, mais en ce qu’il découvre, déshabille, met à nu un Réel. Lequel ne peut pas être converti ; il se dresse de fait et s’impose.

La description qu’il en tire (doute-cogito-infini-étendue) demeure notre seule réalité ; un sujet planté « là » sur l’étendue.

Il en reste que l’être tient à la fois d’un tel sujet (intégralement autre que tout le donné) et d’un monde effectivement là. On peut inventorier la totalité du monde, qui s’étend a priori indéfiniment, du moins tant qu’on le peut, mais cette détermination indéfinie ne permet pas de conclure du sujet ; alors même que en tant que Un le sujet se sait déjà, est déjà à soi-même la certitude d’y être.

On aura beau inventorier tout ce qui se déroule dans un monde, celui-ci ou un autre, puisque le libre est et qu’il est Un (quelle que soit sa forme d’être, il est de fait effectivement Un ou alors il n’est pas du tout et alors on se demande ce qui tel quel se constate soi, et s’ouvre de cette constatation à se modifier, quand bien même pour cette modification devrait-il en passer par des nécessités sociologiques ou des contingences psychanalytiques, ou d’autres domaines encore de ce monde), puisque le libre est, et qu’il est Un (sinon il ne s’offrirait pas un rapport à lui-même, qui signe son unité ; quelle qu’elle soit), il relève d’une autre dimension, hors de tout monde et de toute détermination.

Ce qui se corrobore de ce que n’importe quel texte philosophique est difficilement compréhensible ; il est, a-t-on dit, retors. Il s’enroule. Il parait s’enrouler sur lui-même et au bout du compte, prétendent d’autres, ne rein dire du tout.

C’est qu’effectivement il ne dit rien de conséquent sur le monde, le donné, tel qu’objectivement (mais en tous les cas possibles n’importe quelle objectivité est elle-même construite et non pas si immédiate et évidente en quoi que ce soit).

Sauf qu’il entame ce qui en nous, en chacun, en tous, permet qu’il y ait un monde et s’immisce radicalement à la racine qui prédispose toute la postérité. Et pour ce faire, il ne faut pas seulement créer le vocabulaire (inexistant tel quel dans le vécu ou le monde concerné), il faut encore que ce vocabulaire soit en plus d’être détourné (de son usage commun), qu’il soit retourné ; retourné en ce qu’il témoigne de l’unité de la pensée, du libre, de la volonté ou quel que soit la manière d’approcher cet être, à part, que l’on est.

Que cet être existe pour lui-même manifeste donc qu’il est une unité et que cette unité qui ne prévoit rien du monde, du vécu, du donné, et parait reprendre cela à partir de zéro, du rien, du vide, du neutre, on peut dire que cette unité est une dimension en soi ; et comme on n’en connait pas d’autre, visiblement, qu’elle est la dimension ou en tous cas celle qui nous pré-occupe.

On en conclut donc, partout, que quelque dimension en-plus (de n’importe quel monde) existe.

Que l’on puisse amoindrir cette unité, en remarquant ses nombreuses incarcérations dans les nécessités ou les contingences, ne l’annule pas ; ces approches exogènes s’effectuent de toute façon en et par cette externalité de notre être qui est hors du monde.

Il est certes apparent que Descartes pense identifier cet être en sa « pensée » ; tout en déliant si bien les rapports que l’on ne sait trop où s’arrête ce qu’il nomme « pensée ». Ce en quoi se précipiteront de la découper en langage, causes mondaines, installations psychologiques, mais sans parvenir à la rompre. Puisque cet être ne se tient de nulle part ; on peut lui opposer ses propres contenus, mais aucun ne justifie de ce que cet être tient de par soi, puisqu’il est de faire référence à son tourbillon majeur ; ce maelstrom interne à sa structure qui fait être cette structure ; il est en acte. Et Descartes activiste pur.

Comme il surgit d’un ensemble de rapports, cet être n’est pas lié ; il se dégage des contenus idéels ou émotionnels, des fonctions psychologiques ou physiologiques, des capacités intellectives ou caractérielles, des réalités activées, de la perception même, des influx ou des désirs. Ça « apparait ». Ça apparait à soi.

On peut supposer que cette apparition est absolument dépendante des déterminations qui apparaissent. Et puisqu’il n’est rien (de déterminé) le sujet passe de lui-même sous, en-dessous des conditions de pensabilité ; on ne peut rien en dire et l’on se trouve contraint de le penser selon ses déterminations, qui sont alors bien vite Ces déterminations là. Le sujet a donc sa cause dans l’altérité, dans autre que soi.

Mais cependant c’est toujours sa structure qui revient par-dessus et quand bien même n’aurait-elle rien à dire ; puisque c’est « elle qui dit ». « Ce qui dit » n’a rien à dire : ça existe de fait, et que ça existe de par soi ne signifie qu’il, cet être, se précède. Il fait seulement et uniquement retour. Il fait-retour. Il ne tient que dans le retour sur « soi » : bien que ça ne soit pas lui, ce sur quoi il fait retour, ça n’est pas lui ; lui, ne tient que dans le retour.

Il peut donc s’intercéder quantité de données, de contenus, d’informations antérieurement au retour. Mais aussi ce Retour sur un « soi » ne touche aucun « soi ». il lui faut l’imaginer. Il imagine ce sur qui, quoi, il fait-retour.

D’une manière ou d’une autre, d’une part c’est un mensonge, une illusion, parce qu’une construction, et d’autre part cela garantit que pas lui-même il ne peut se contraindre… Autrement dit qu’il est purement libre puisqu’il ne peut pas même se soumettre à soi (n’étant aucun soi préalable mais seulement en seconde partie, et supposant toujours une image, idée, illusion de « soi »). 

Voir les commentaires

Logique du seul vécu

5 Avril 2012, 14:26pm

Publié par zwardoz

Il s’agit d’une seule journée. Ou si vous resserrez encore un peu, d’un seul moment, d’un seul instant.

Une seule journée en laquelle se compilent l’ensemble des jours vécus. 

Le but est d’avancer à l’intérieur de cette unique journée, qu’est une vie. 

De la recommencer continuellement et de pousser plus loin le pion. D’approfondir et de creuser l‘énorme moment vécu, l’unique moment, qui occupe tout le temps passé et encore à venir. De telle sorte que constamment le Même soit remis en marche, relancer, recomposé, décomposé, réuni de plus en plus élargi ou creusé plus avant. 

L’énorme instant est le premier et le dernier ; il n’y en a pas d’autre.  Une seule journée. 

Le moyen est de produire une systématique ; mystique, mathématique, esthétique, philosophique, ou une exposition constante de soi aux intempéries, aux hasards, aux malheurs ou bonheurs. Mais de vouloir cela systématiquement. De penser en retirer continuellement un « savoir ». D’éprouver radicalement ce qui est tel que cela est et tel que cela est éprouvé. Un savoir de quelque ordre que ce soit, en quelque domaine que ce soit mais qui tienne au moins à ceci ; on en prendra la conscience la plus exprimée possible, la plus exposée. 

Tout moi-même est configuré d’une si minimale consommation de soi, qu’il se reçoit comme un être donné, là, inerte, sans vigueur. Il attend, il attend que « ça arrive » ; quoi ? Il n’en sait foutre rien. Il croit qu’il est déjà lui-même, tel quel, tout venant, et se rend indigne du Sujet, qu’il est, par ailleurs, sans en rien savoir. Il ne comprend pas qu’il lui faut, cessant ce moi-même épais, exiger que ce qui est, soit. Que tout soit en une fois. 

Voir les commentaires

Le sens de la politique universelle

4 Avril 2012, 13:27pm

Publié par zwardoz

Si l’ensemble d’une société consiste en sa richesse, il apparait que la version courte, limitée, absurde et sans aucun avenir (puisque cette version le supprime de fait) définit cette richesse par l’accumulation de chacun. Le reste, cad l’ensemble de toutes les conditions nécessaires qui permettent à chacun de manœuvre cahin-caha dans son seul vécu sont reléguées au titre de simples moyens, sur lesquels éventuellement selon les conjonctures, on rognera. 

Les justifications sont élucubrées de différentes façons, des religiosités aux idéologies, mais tout autant dans le silence et la dissimulation ; ne pas en parler, ne pas exposer le scandale c’est avant tout ne pas autoriser que soit mesuré le taux de profit. 

Il est bien clair que tout se joue autour de cette usure. Du boulanger au financier, si le taux d’usurpation est trop élevé et disproportionné, c’est du vol. 

Les libéraux bon teint, sont stupéfiants. Ils manient une logique si réduite qui parait couler de source d’une fondation moralisante du monde, et se confortent de leur limitation de mener tout crûment cette moralité jusqu’à ses conséquences les plus idiotes ou absurdes. Puisqu’il n’est aucune morale qui puisse couvrir assumer tout ce qui est et que toute morale en sa finalité propre (et légitime) doit aboutir (sous peine de ne plus rien signifier), déboucher sur une politique ; toute politique est le déploiement élargi et plus ou moins rationnel d’une moralité en soi limitée. 

Le libéralisme en ce sens est une vision réductrice tout comme le communisme ou les simplicités écologiques ou les passéismes divers ou les théocraties. 

Si l’on veut y contrevenir, il est alors nécessaire d’établir ce qui ne fut jamais ; la comptabilité exacte de tout ce qui constitue ce que l’on nomme « richesse » d’une société. Comptabiliser les conséquences et les effets, les conditions et les égalités comme les libertés, et de modéliser (ce qui n’est pas planifier) ce qui coute et ce qui revient. 

Au lieu de cela, de cette modélisation, on nous offre qu’il existe une nature humaine qui s’auto organiserait selon cet impératif aveugle de la seule liberté et sans ajouter que toute liberté dépourvue d’intelligence est livrée aux immédiatetés (aux petits désirs ou au gros égocentrisme qui accumule pour soi seul ou selon une soif soi-disant immanquable de reconnaissance…). L’égocentrisme des puissants est équivalent aux petitesses des moins-que-rien. 

Ce qui ne suit pas le donné nécessiteux, des egos ou des petitesses, s’impose par-dessus comme régulation universelle ; et cela n’est pas extérieur à la liberté, puisqu’il n’est de liberté que de partage. Soit donc le seul moyen d’utiliser cette liberté qui lui rende la pareille ; qui la provoque plus libre encore. Ce qui est conservé par devers soi, est abîmé dans l’inutilisable, dans l’investissement absurde et les faux besoins ; des besoins ajoutés aux besoins réels, mais qui font, investissements, font l’impasse sur les besoins de vérité, de justice, de libertés, de réalisations et de prévisions. 

Les libertés absurdes, limitées, aboutissent à des monopoles, à la privatisation de l’avenir ; la richesse de tous est confondue avec la limitation de quelques uns. L’impossibilité d’investissements réellement historiques (qui subviennent aux réalités que les monopoles cachent, et engloutissent) c’est l’accaparement de quelques uns qui pensent toujours selon le monde précédant, de leur accumulation qui se perpétue, de leur gloire qui s’impose de plus en plus durement dans la reconnaissance figée, de leur immédiateté à laquelle se condamnent leurs productions. 

Fausse reconnaissances, productions destructives, resserrement des monopoles, accumulation inutile de la richesse par quelques uns, épuisement du possible en somme dans un mini monde. 

Un monde qui n’assume pas l’universel et reste incapable de répondre adéquatement : il demeure enferré dans son acquisition. Il manque à ce qui constitue le devenir même de l’universel ; de se remodeler constamment. L’universel est actif ou disparait. Il n’est pas un cadre achevé à quelque moment historique, mais la refonte constante qui doit subvenir à cela même qu’il provoquât ; c’est de s’inscrire comme cadre général des libertés, que l’universel pût produire un tel monde humain, qui puisât dans les ressources mis au jour par l’universalité. 

De connaissances théoriques ou appliquées, de mesures, de comptabilisation et de monnayage objectifs qui ne malmènent pas que la liberté en question ait à se réfléchir. Et de liberté individuée ou relationnelle, par quoi chacun mène son vécu comme si il était une destination, alors que ça n’est que rencontres et hasards, péniblement attaché à en former une unité qui serait prétendument vivante, organique, significative en elle-même, acteurs sur l’écran embués, emmitouflés. Dont le fondement serait le corps ; le donné-là inerte clos imprenable du corps. 

Mais l’universel qui est tout autant le sujet en chacun, et l’universel se débat pour passer outre le monde donné là, pour subvertir en plus grand, en plus puissant, en plus réflexif ce qui se contente d’être-là tel-quel. Le corps du moi, les monopoles ou l’universalité figée du cadre historique font bloc pour emprisonner, clore, replier l’universel ; toutes les réflexions en reviennent à l’être-là de « ce qui est déjà déterminé » (selon un monde acquis). Et parviennent peu, bien peu, à refondre les déterminations dans une autre, une nouvelle universalité. 

Les cadres de la liberté, de la vérité, de la réalisation (effective et non pas illusoire ou vaine et gaspilleuse soumise aux nécessités immédiates ou fantasmées) marchent sur leurs propres pas, sans avancer, figés puisque claquemurés dans l’universalité acquise utilisée seulement pour conforter un monde dont le centre s’incruste dans l’inertie (de l’être-là du corps, du relationnel, des nécessités, des fantasmes, de la fausse reconnaissance, de la limitation du libre qui ne se comprend pas lui-même) ; puisque ces encadrements ne trouvent pas dans le monde immédiat, ou historiquement déjà là, de quoi se nourrir, de quoi devenir. Encadrement universel qui célèbre sa propre fondation mais ne peut plus devenir. 

Il est donc une inertie centrale qui utilise l’universel acquis, et le replie sur les immédiatetés, et cependant un encadrement universel pur qui manque de devenirs – tant que la richesse ne sera pas assignée à son destin ; le partage dans une égalisation réelle et uen réelle comptabilité. 

Voir les commentaires

Les deux volontés (le moi et le sujet)

28 Mars 2012, 09:56am

Publié par zwardoz

Il apparait que d’une manière ou l’autre bien que structurée par sa volonté classique, de volonté rationnelle, froide, extérieure, objective, structurée par son statut (de citoyen en son idéal de contraintes de sujet), le moi, le moi-même tente d’échapper à son devenir. Il lui substitue une destinée, toute personnelle, qui est censée faire Sens.

Mais la volonté objective rationnelle du sujet (celle qui part de rien-du-tout, du pur sujet vide, neutre, qui « se veut » et élabore une unification sans antériorité) ne cible pas le Sens ou l’incorporation ou le bonheur ou la satisfaction plénière. Elle vise, cette volonté formelle, à se réaliser et ceci de A à Z en partant de rien. Et son bonheur est la réalisation, le rendre réel, ce qui veut dire absolument actif, son être structurel.

Le moi-même ne part pas de rien-du-tout : il part de son corps comme conglomérat inexplicable, ce qui veut dire comme étant déjà une identité. Il est déjà « quelqu’un ». il est déjà quelqu’un et sa personnalité est cela même qui lui ouvre ou lui ferme les portes des autres, des autres personnalités qui se traduisent toutes dans un système humain d’échanges. Tout ceci s’effectuant comme un monde qui fonctionne selon ses entrées et ses sorties effectivement déterminées et qui s’éloignent de plus en plus de la volonté abstraite classique en formulant une identité bien concrète qui contrairement au sujet pur, est déjà chargée de sa réalité. Un corps, une affectivité, un langage ou une partie du langage, une histoire, rassemblés en une identité ; un-tel ou une-telle, cette personnalité là, donnée.

Qu’elle soit donnée signifie que se référant à soi, cette personnalité abandonnera son unité à un « là » ; son propre récit. Ce qui est très correct. Sauf que ça n’est pas tout. le sujet pur continue d’affirmer que notre être n’appartient pas ; qu’il s’appartient peut-être à lui-même, mais comme il est insituable, il ne s’appartient pas de la même façon que l’on dira qu’une volonté sait ce qu’elle veut. Pour la raison qu’une volonté libre classique précise « se veut » et qu’elle ouvre par là qu’elle n’est pas, ni ne sait ce qu’elle veut.

Or cependant bien qu’elle ne sait pas ce qu’elle veut, elle saisit son être.

La question est donc de savoir si le sujet est doué d’un être (à part de n’importe quelle identité) ou si étant moi-même, je ne suis que ce ramassé de donnés « là », dont j’ai, j’aurais à me débrouiller comme clef qui ouvrent ou ferment certains fonctionnements ou le fonctionnement même dans un ordre donné. Clef qui pourrait être éventuellement rebricolée en vue d’une adéquation au même donné.

Le sujet pur est donc de ne se tenir de rien (qui soit donné) en se reportant sur cet être (vide et insituable) et en proposant que cet être vide soit à lui-même formel, structurel ; ce qui veut dire ayant preuve et valeur qu’il « est » d’une certaine manière. On ne peut donc pas interroger cet être spécifique (comme inexistant) sans aborder e que c’est que cette sorte d’être spécifique.

Ce qui vient à départager l’être tel que donné comme monde, déterminations, réalités, et l’être tel que pensé, imaginé, conçut habituellement comme stabilité solide compacte dont le principe serait la pensabilité et comme n’apparaissant que dans l’intellectualité de l’idée grecque, du concept hégélien ou de la notion scolastique, ou encore de l’Etre comme tout et un en cette totalité, comme close.

La structure active, cartésienne, expulse radicalement qu’il y ait une pensée ; il n’est plus que des « pensabilités » dont l’unité ne sera jamais en quelque contenu de conscience que ce soit, puisque l’unité en est « que toute pensabilité se tient dans l’horizon d’une intention ». Ou si l’on veut d’une attention. Ce qui est considérablement plus précis et évasif à la fois.

Précis puisque cela indique le retour husserlien à l’attention comme intentionnalité et évasive puisque tant que n’est pas compris l’exigence, l’urgence que l’être impose et sa structure propre, il serait hasardeux de penser l’être de l’homme quant à lui-même (s’exposant alors aux dérives d’intuitionnalité bergsonienne, d’énergie ou de force nietzschéenne, de détermination psychanalytique ou des sciences humaines), sans que soit préservé qu’effectivement notre être en propre tient par lui-même comme Un (alors même que l’on ignore ce que c’est que cet Un).

Voir les commentaires

Psychologie politique

14 Mars 2012, 19:00pm

Publié par zwardoz

Entre la volonté classique et la volonté libre, il est un gouffre. Le fondement de la volonté classique demeure la connaissance ou l’humanisme et le partage de tout l’universel, comme culture, comme acculturation de chacun qui se reconnait identique universellement. Le fondement de la volonté libre est un être-là, donné, et par là s’engouffre tout le désordre.

Le problème est que ce désordre est bien réel, de même que la fondation intérieure de cette volonté est ce corps effectivement là. Que la volonté libre, encadrée par l’universel, mais qui régresse ou risque de régresser comme seule forme vide, se tienne au fondement d’un corps, ramène la réflexion dans les finalités immédiates. Et ce sont celles-là qu’il faut gérer. Qu’il ait des moi-mêmes et non des sujets, est donc absolument valide ; n’existe d’humanisation que celle des moi-mêmes, ou ayant pour point de départ ces unités dernières.

Le décrochage est tout à fait extrême entre la volonté classique et la volonté libre ; cette dernière se connait libre et est à elle-même la vérité. Tout et n’importe quoi peut s’immiscer dans son vouloir, et l’occuper en plein.

La volonté classique était une échappée et hors des nécessités ; son contenu obéissait à des contraintes qui l’écartait de se remplir de n’importe quel réalité, finalité, et l’universel tentait de construire des fins approchables et créées.

Le moi ou la volonté libre ou le simplement là, soi, ne peut pas ne pas garder sa forme universelle (sinon il cesserait de dire « je », de s’interfacer dans la réalité, humaine, comme autonome), mais en même temps il ne débouche que sur le monde, là, donné, nanti de son seul vécu. Et d’une volonté classiquement déduite, (de ses contenus abstraits) qui ne lui sont pas d’un secours affectant au sein de la réalité immédiate.

Il inventât donc son être : le moi a inventé durant un siècle son être, sa structure au sein de la réalité. Ça l’a occupé énormément ; une partie énorme de la production fut d’inventer un moi pour chacun, de permettre à chacun d’acquérir les différenciations qui puissent lui permettre de se découper, de se distinguer. Dans toutes les personnalisations, (et donc les libérations, de race, de culture, de sexe, de us et coutumes, de révoltes, etc), il est un processus de distinctions ; par lequel chacun peut parvenir à se saisir de soi. L’adolescent s’invente, la femme s’invente, l’homme s’invente, l’individualité s’invente ; un siècle d’inventions que la raison classique et son sujet, grandiloquent, en comparaison mais non pas en lui-même, n’y suffisent pas.

Mais ce processus de différenciation est singulièrement insuffisant ; parce que si la volonté libre (qui est à elle-même vérité) s’est émancipée de la volonté classique (il est très difficile de passer d’une sonorité rock à un opéra, des récits en images aux littératures antérieures, de l’exposition individualiste à l’ambition universelle qui pensait antérieurement à la révolution unique et qui se pensait selon l’être humain universel), elle n’en garde pas moins, cette volonté libre individuée, la forme de sujet, classique, abstrait, encadrement universel, et n’aurait de possibilité que l’expression, le devenir-culturel de soi, l’écriture de soi, et non pas l’image ou la représentation constante dans les miroirs mass médiatiques, dans le miroir des autres ou d’un autre. 

 

Voir les commentaires

Le corps et la politique universelle

10 Mars 2012, 09:29am

Publié par zwardoz

Le corps et la politique universelle

L’humain s’extrait donc du langage qui se formait comme monde particulier (qui prenait ce qui arrivait comme vérité puisque réalités là données, bien effectivement). Il lui vient que la vérité sur existe au monde donné là, immédiat, et qu’il est possible de produire le vrai à partir du langage seul, ou des nombres, et cela se traduit par une augmentation radicale du monde donné là particulier, vers le monde unique, le monde en-deçà de tous les mondes humains.

Il apparait ensuite que cette vérité est elle-même voulue ; elle n’est que par et selon un sujet. Lequel sujet tente de distinguer s’il est volonté ou intellect.

Mais s’éloignant de l’intellectualité, il se sait par contre immédiatement comme volonté, chacun le sait intimement. Non pas sans effort, mais étant cet effort même (ce qui suppose quantité de réflexivités internes, que chacun peut bien prendre pour réflexions intérieures ou mondaines ou subjectives ou matérielles). Il se décide donc, incarné absolument comme libre (a priori et se sachant tel d’un savoir étrange), se décide pour le monde, le donné, le corps, le vécu. C’est en cela qu’il cherchera la vérité et en partie effectivement ; c’est d’un vécu qui se nomme « moi-même » que seul peut exister une humanisation. Cela même que les empires hiérarchiques (cad les mafias non universelles, non démocratiques) veulent assujettir ou réduire ou contraindre ou objectiver salement.

Mais par ailleurs la volonté en chacun est bien plus que seulement « vouloir » psychologique ou idéaliste. Elle est déjà elle-même universelle ; et non pas universelle comme relevant de la raison et de la connaissance de la raison telle que pensée durant quelques siècles précédents, mais l’universel existant réellement et actif. Puisque l’universel abstrait est acquis comme historicité en marche depuis la révolution (la seule et unique qui ait réussi), et abstraction qui se traduit, s’existe comme « tout un chacun libre » dans le même monde unique.

Il faudrait donc penser ce que volonté signifie en tant qu’universelle active, et non plus faire-valoir passif d’un savoir d’un connaitre rationnel (répertorié comme idéaliste ou comme scientiste). La volonté comme telle existante. 

La psychanalyse

Est la plus complète et profonde révélation qui se puisse être en ce qu’elle pousse décisivement à penser la volonté selon de tous autres limites que celles imprécises de la rationalité classique, d’universalité abstraite et en tant que précisément toute volonté est absolument immergée dans l’immédiateté, dans le monde donné là vécu, par chacun.

Les deux volontés

Le libre et la volonté classiquement se concluent du savoir idéalement conçu comme être de l’homme. Chacun ayant en partage l’universalité dans un monde régulé par la raison. Libre et volonté n’ont de réalité que par le contenu électif de la connaissance.

Il est donc arrivé que libre et volonté se sont admis comme étant en eux-mêmes leur propre forme une (et pour chacun unique) ; déployant non pas une bigarrure subjective ou contingente ou fantasmée, ou la simple incertitude du libre même, mais déployant l’universel comme actif, ce qui veut dire, la structure hors de contenus, de tout contenu.

Il est que chacun agit alors et décide en cherchant non pas seulement la résolution de sa problématique donnée (subjective ou contingente ou illusoire) mais en résolvant sa constitution même d’être universel actif, et de libre vouloir dans le monde unique valable partout et pour tous. 

Voir les commentaires

De la volonté pas ringarde

8 Mars 2012, 17:20pm

Publié par zwardoz

Tombée dans le monde, la volonté est bien en peine de rassembler son être ; elle entre dans la séparation intégrale de tout. Ce dont on n’aura pas idée excepté en produisant cette description de la volonté comme intention, intentionnalité ; la volonté est résumée soudain à ce fin, minuscule faisceau d’attention. Attention à ceci ou cela.

En soi, l’attentionnalité est purement fonctionnelle ; mais il se révèle que c‘est uniquement par son point d’application que tout ce qui peut advenir est autorisé. La libération de la volonté pure, de la volonté en son être même est le dessein même du philosophique, de l’universel, de la vérité ; la pointe effilée de la pyramide renversée. Le point sur lequel tout repose en tant que possible, ou non.

Que la masse de quantité de réalités que nous fourguons puisse se remettre de cette simple pointe, cela incline à justement se demander ; qu’est-ce qui la motive, mobilise ? Qu’est-ce qui peut nous transvaser de nos identités, en cet être fonctionnel et qui ne pèse rien ?

Et bien nous ne le pouvons pas ; nous ne pouvons pas exister en notre être, il est trop exigu et n’est pas malléable comme un objet ou un contenu ou comme de désirer ceci ou de décider cela. Il est avant notre conscience qui se gargarise de tel contenu, et y croit. Mais il est avant notre conscience parce que celle-ci existe avant elle-même ; elle est toujours en état de mouvement précédant.

Elle ne se saisit pas elle-même et cela lui manque. C’est le manque radical qui ne trouvera remède en rien ; il faudra qu’elle s’y fasse, mais cependant en se permettant de penser cet être-manquant et de le comprendre comme non pas manque négatif mais performance décisive, et tellement que l’on n’en sera jamais maitre mais esclave ; c’est notre joli lot, parce que cet être là qui ne s’appartient pas même, de ce fait n’appartient à rien ni à personne, aucun monde humain, ni aucun univers. On y existe en tousces mondes et vers n'importe quel univers. 

Attendant cela, les pauvres petits mois, ceux créés par le 20éme siècle, eux, continuent de se vouloir comme des choses, ou plutôt des objets qu’ils imaginent parfois être des choses, des pour-soi qui se veulent en-soi, ou l’inverse, allez savoir. Et c’est le début de leur drames au petits moi-mêmes ; qui se tiennent d’une personnalisation. Débutent leurs aveuglements de miroirs qui ne saisissent que les images alors qu’ils adoreraient tellement se connaitre comme miroir. Ils s‘imaginent l’un dans l’autre saisir ce miroir qu’il, qu’elle, qu’ils sont, ded reconnaissance subjective en grande approbation collective. Point nenni, que dalle, rien du tout ! Ça retombe, comme un soufflet qu’on aurait soufflé dedans, mais époumonés. Quelle sale vie vraiment ! 

Voir les commentaires