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instants philosophie

Le verrou

20 Novembre 2008, 17:42pm

Publié par zward

Qu'une société humaine se représente implique que ceci ou cela, ne trouvant pas du tout de représentations dans la visibilité, n'existe pas. Ceci ou cela, qui est tu, non exprimé, n'existe pas pour cette humanité là. Dans la mesure où une société humaine n'a affaire qu'à sa propre direction, son orientation dans le monde, elle se referme nécessairement ; sa communication veille à ses propres intérêts, et sa communication n'est pas, jamais, par conséquent déliée et située hors de ses activités, comme la communication interne à une société peut le concéder immédiatement ; elle transmet afin d'organiser l'activité et l'action.

C'est donc à une transmission chargée et peu ouverte que l'on a toujours affaire. Cela forme bloc, bien que du dedans, étant happé par sa propre ouverture que l'on est pour soi-même (comme Moi, qui se définit comme projet, on le sait, et ouverture vers donc), on ne sache pas où et comment cela se referme ... c'est que depuis que fût institué le Moi comme centre, chaque moi se produit, soi, selon une rébellion intérieure, qui l'extrait de son extériorité à lui, bien à lui, et l'oblige à s'inventer.

Aussi constante que soit cette pression, elle reste fondée dans et pour un moi ; ce qui se transmet d'un individu à l'autre, c'est son état de moi ; cad la reconnaissance (de l'un par l'autre), et ce non pas gratuitement, mais afin que l'on soit assuré que toute espèce de transmission, qui viendra, qui viendrait éventuellement, puisse réellement se transférer selon cette forme-là, et non pas selon un autoritarisme, ou selon une folie, ou selon un communautarisme. Ou donc selon une fondation non éprouvée et/ou qui aboutirait par ex et essentiellement, à l'annulation de cette forme-là d'humanisation ; qui contredirait à la forme du « Moi-même » je dis « ceci ». Instituant une responsabilisation, certes, mais aussi déjà une approche de tout objet ; on sait que un tel obéit à la logique qui concrétise la multiplicité (des sources de réalités) plutôt qu'il n'obstrue l'accession à toute réalité par un contenu quelconque (de subjectivité trop folle ou de communauté trop erronée). La responsabilisation est une conséquence de l'approche spécifique ; on est en soi même auteur de ce que l'on dit et ce que l'on dit est ce qui démontrable ou montrable (cad ne s'effectue dans l'imaginaire ou l'entendu, le consensus erroné, ou du moins est vérifiable de ceci même qu'on le dit, soi, et donc contrôlable).

Mais tout cela, ces transmissions accélérées et accélérantes, ne sont pourtant pas suffisantes. Pourquoi ? Parce qu'elles rendent impossible l'accord préalable. Rendent impossible toute projection au-delà du statut du moi.

Soit ; le défaut d'intelligence laquelle est verrouillée par cette institution libre, sans doute, mais limitée par elle-même. Par sa structure psy. En quoi il est concerné dans son unité même, laquelle ne contrôle plus rien, et est incapable de percevoir l'extension de sa réalité, de concevoir l'au-delà de sa réalisation historique.

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... sauf Artaud.

11 Novembre 2008, 21:15pm

Publié par zward

Il existe deux organisations de la surface de l'être (qui n'est atteinte que via les signes), soit l'universelle, soit celle d'Artaud.
Il faut bien qu'il y ait une explication au phénomène Artaud ; toute la difficulté est de mettre en dispositif, les mesures nécessaires à une telle compréhension. De même on peut très bien comprendre Kant, mais le com-prendre, à nouveau, et remonter, extraire, poursuivre le sens de ce qu'il a écrit, rend nécessaire d'élaborer une réinterprétation générale de non pas Kant, mais de « ce qui est » ; puisque Kant parlait de ce qui est ... ce serait injure que de ne pas replacer à neuf la même problématique ; puisque c'est en elle que cela prend sens, c'est à partir de la position du sujet disant (cela) que les contenus deviennent ; non pas demeurent des lettres mortes, mais redeviennent des intentionnalités ; c'est parce que les contenus philosophiques sont intentionnalisés, qu'ils parlent ; cad qu'ils parlent de ce dont ils parlent (et non pas de ce dont on croit qu'ils énoncent, ou
de ce dont ne croit pas qu'ils énoncent, laissant la philo pour un bricolage).
Or la philo est un tel bricolage ; sauf que là, le lieu à partir duquel ça bricole, il n'y en a qu'un seul, et on ne peut pas, pensant, ne pas penser à partir de ce lieu ... C'est si l'on veut un pis aller ; mais il n'y en a pas d'autre, et d'autre part, se positionner autrement (quant à parler en pensant) est une mensongerie ... (que l'on parte d'un révélé ou d'un déjà si connu, ou de faits observables, qui trouvent très vite leur limite, tandis que le vécu lui, est difficilement en laboratoire clos). C'est le seul lieu duquel on parle de fait en vérité (puisque l'on réduit la vérité à ce qui peut être dit, sous surveillance de véridicité).
La philosophie est donc le dispositif, mental, langagier, théorétique, intentionnel ou intentionnalisé, qui s'est mis à réfléchir sa position ; si l'on doit parler de ce qui est, c'est de où et comment, et par qui ?


Cette position est inaliénable ; sauf folie.


Car il en est certains qui veulent réaliser cette unité structurelle ... qui pourtant ne perdure que de se dire et redire sans cesse, sous mille formulations, mais ce faisant de s'organiser ; elle adore s'organiser, parce qu'elle n'y tient pas, elle n'y colle pas, elle est de plus en plus en dehors, hors de (soi), et que cela lui est une douleur adorable. Ne plus vouloir organiser mais vivre le Un dont le sujet est absolument l'héritier conduit à une exigence informe et millimétriquement précise ; parce qu'elle ne se contentera pas de n'importe quoi, malgré son informité. Le gouffre est ouvert. Et ceux qui manient les signes (et Artaud depuis le début a voulu devenir un spécialiste des signes, de tous les signes, théâtre total, poème, dessins, etc ) ressentent la présence vide, « fantastiquement vide », si proche et si tentante , si presque quasiment réalisée, que cela leur est insupportable ; mais ils font avec... sauf Artaud.

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Artaud invente le seul sujet qui puisse être

2 Novembre 2008, 14:04pm

Publié par zward

Artaud invente.
Artaud invente le sujet absolu qui ne tient que par sa volonté, qui n'est rien, qui n'est pas un être humain, ni sa caricature, ou à peine et qui s'effiloche par tous les instants, qui le traversent et le dissolvent, mais via lesquels il demeure identique à son ombre. Parce qu'il n'est rien d'autre que l'ombre de l'instant qui passe. Il n'est pas, du dedans, quelqu'un ou quelque chose, mais existe dans le bardo, le grand passage : dans le bardo, il se maintient de par son éclatement. De celui dont il ne reste rien, il retire l'ardeur non finie de l'intention d'être, d'exister, en une fois, il se voudrait voir naitre, au moins une fois, une fois qui clouerait toutes les imaginations ou littératures ; l'unique qui, lui seul, et après Rimbaud qui recrée le monde(fabuleusement mais aussi objectivement, dans une rêverie formelle absolue, cad prise pour elle-même ; que cette logique soit celle du langage débarrassé ou du monde harassant), Rimbaud qui est de ce monde-çi, qui fait-être son être, son être autre que tout.
Artaud, le premier à manier si distinctement l'être-autre décisif. Artaud, l'explosé ontologique et l'exposé, toutes racines coupées nettes tout alentour de la position ontologique de base fondamentale, d'un moi dépouillé de ses, de tous ses contenus, Artaud prouve pas à pas qu'il existe encore ; dans le non devenir, l'identique, l'unique perspective, redondante et active cependant, l'unique position effectivement réelle qui se puisse (de quiconque existe). Et il fallait ce corps là pour en venir à bout de cette passe d'armes : il se défend contre tout ce qui est, et en tout cela impose son être seul ; cad impose absurdement, ridiculement que son être existe de par soi. Et il est ainsi doué d'un Autre-corps. Il s'est métamorphosé, sans déroute sinon celles de l'ironie et du furieux, sans se perdre en l'immonde, sans sécréter autre chose que la surface de son autre corps, et il traverse le temps et l'espace, les matières et les objets, et se joue des mythomanies comme des affectuosités, et il sait tellement qu'il est plus que n'importe quel dieu et n'importe quelle sexualisation, et bien autre que son être dit humain, lequel est tout concassé.
Avec Artaud plus rien, en nous, n'a de rapport. Avec quoi que ce soit. Sauf l'être qui est sa propre intention d'exister. Et qui n'a de finalité que d'être, mais par qui, le seul, l'être est effectivement ce qui devient, se produit à quelqu'un, à un sujet. Et ce qui semblait déjà si immédiatement acquis de fait, au fondement, le corps connu, et d'avance, se révèle cela même qui doit être intentionnalisé comme tel et demande à être penser afin que l'on puisse dans l'être ici et maintenant développer ce qu'il réclamait, et dont il ne comprenait pas plus que nous, ce que cela signifie ; un devenir être.
Artaud recrée son corps, parce là où il est, vide, il n'est que sujet hyperactif percevant, augmentant le visible et l'invisible, le faste et le néfaste, la gloire et le putride.
Artaud invente et recherche son être, parce que là où il est, il n'est plus un Moi, il est l'antithèse historiquement enfin définie pour la première fois, du non-Moi, et c'est un Sujet. Le reflet-effet exact du Cartésien, mais vécu réellement.

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Le Moi original, originel (l'ont-os)

24 Octobre 2008, 23:16pm

Publié par zward

Il lui est venu et pas venu, au moi, de commencer de définir son essence. Il a vu l'ampleur de la tâche et s'est effondré dans la facilité, dans l'immédiateté (post années soixante); or la multiplicité ne lui est pas un effondrement, mais le développement du monde humain possible ; sauf que ce développement n'a fait l'objet d'aucune délibération. Ce qui veut dire que le moi lui-même n'est pas le sujet de quel que discussion que ce soit (ni le moi, ni le monde des mois, ce qui implique toute espèce de productivités et de consommations comme de comportementalités), parce que si il se discutait, il passerait du statut de moi à celui de sujet. C'est en cela que la philosophie désafffirme sans cesse la psychologie ou la sociologie ; qui consistent à constater le moi comme un état en soi, naturel, donné, objectif ; or la philo sait bien que le moi est un effet ; l'effet du sujet.
Or cependant la philo bute quant à comprendre le moi autrement que par la négation ; il serait un sous sujet. Tel n'est pas le cas ; le moi a inventé un être en soi et pour soi ; hors du domaine de la psychologie, et hors du personnalisme (issu de la pensée sur et par les « Valeurs Humaines », cad humanistes du 18éme et dont on peut s'apercevoir qu'ils les débordent en transversalité). Le moi existe en soi ; il a créé son vécu et enfoncé son orientation dans l'épaisseur du monde. Et s'il n'est pas possible de comprendre le moi sans le sujet, il est certain que le sujet sera modifié de ce qu'il est un moi dorénavant et qu'il ne sera plus, lui, le sujet, seulement une entité culturelle ...
Ce changement est fondamental.
Que le sujet ait un moi et qu'il ait un vécu, doit s'instituer dans l'épaisseur de toute société humaine envers et contre cette monstruosité que toute société humaine impose comme principe ; à savoir ; qu'elle, la société humaine, se préserve soi, justifie de sa seule unité au détriment de toute autre.
Que les principes des droits soient un a priori fondamental ne signifie pas qu'on en perçoive la réalité ; et quelle réalité comportent ils sinon celle-ci ; que tout être humain soit un Moi. Qu'il puisse exister dans un monde de mois, et que cette attitude soit une position...
Cad ait une valeur non seulement humaine, mais ontologique. Consistant en l'être même.

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Le massacre des mois et l'universalité infinie

20 Octobre 2008, 21:33pm

Publié par zward

Il se trouve que l'on a inventé l'universalité ; qui consiste à dire que tout individu vaut de par son "humanité" : en soi, comme ça, sans raison.
Ce qui est tout le contraire de l'espèce de surenchère qui nous fait croire que l'on vaut dans la mesure où l'on "plait" , dans l'air du temps ou selon les modes, ou d'après une obscure variation d'opinion consensuelle ou marginale et fière de l'être (ce qui revient au même) et à s'évaluer selon tous un tas de registres divers et variés (qui valent ce qu'ils valent ; en gros pas tripette, rien du tout, sauf ici et là) et par lesquels un mécanisme psycho-socialisant (très contraignant d'un certain point de vue mais très léger comparé à l'esclavage , évidemment ; tout dépend du degré de la barre en sa hauteur déplacée) par lesquels un mécanisme psycho-socialisant donc veut nous convaincre à tous prix (à tous les prix) de nous "intégrer".
Certes, il ne faut pas se désintégrer (et pourtant quelques uns y parviennent, assez bien, suicides et conduites mortelles ou échappatoires ou dépressives à foison).
Parce qu'il ne faut pas oublier que même si l'on s'auto évalue constamment (dans une inquiétude sans but, mais structurelle et donc invincible et inévitable), Mozart reste Mozart .... et que tout le monde y a accès ...ou bien les Clash, ou bien King Crimson.
Bref évidemment on souffre (psychologiquement ; c'est fait pour ça ; pour que chacun souffre mentalement et ne s'en sorte pas), mais ça n'a pas d'un point de vue universel grande importance.
Parce que là où l'on se trompe, c'est de croire que l'universalité écrase l'individualité ... comme si Mozart (ou les Clash) nous amoindrissait ... absurde.
L'universalité (du goût, du jugement, de la décision, de l'intentionnalité en somme ; esthétique , intellectuelle, littéraire) augmente mon être singulier.

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l'esprit cad le corps

18 Octobre 2008, 20:45pm

Publié par zward

L'idée est ce qui expose ; il faut comprendre que rien dans le donné ne nous indique là où est la vérité ; il n'est pas de ressources pour nous dans le monde qui nous permettent une saisie autre que celle habituelle : c'est de l'intérieur de l'esprit que l'on peut distinguer ceci de cela, ou n'importe quel nouveau ceci. Puisqu'il est un, notre esprit ne peut pas admettre une nouveauté, un nouvel objet, si cet objet ne s'origine pas de notre invention ; par cette invention, il peut ainsi comprendre le donné, mais par elle aussi il est limité à cette possibilité (en fait il n'est pas « limité » puisque c'est de ce que ce soit possible pour lui, qu'il peut comprendre quoi que ce soit, mais l'esprit l'entend spontanément en idéalisant une auto connaissance qui serait totale , immédiate, complète ; ce qui ne se peut, et il y est porté parce qu'il est déjà pour lui-même une telle unité, sauf qu'elle est vide).
Cette unité profonde de l'esprit est sa seule source ; aussi trouve-t-il en lui-même l'énergie et le sens de ce qu'il va développer ; sauf en ceci ; il a l'idée de la position (ontologique) d'une surface qui peut se nommer Etre. Ainsi hors de cette unité, ça existe ; quoi ? On ne sait pas.
Et sur cette surface il imagine, cad en l'occurrence intentionnalise, son corps. Mais un corps spécifique. Doué d'un temps et d'un espace spécifique ; d'une peut-être essence fondamentale ; un corps qui perçoit et ressent autrement, un corps qui n'est pas lié par les signes et donc est à mène de produire ses propres signes.
Lesquels signes vous semblerons bel et bien infirmer ou confirmer votre moi ... mais ce sera une pure illusion ; ces signes ne s'adressent pas au moi, ni aux mois. Sinon de se perdre dans leur sens spécifique. Le moi va réinterpréter le signe dans son établissement de personnalisation ; alors que le sujet adressait cela à la surface comparée de l'esprit à la surface de l'être. En cela l'individualité passe de son individu donné (qui est un corps morcelé puisque l'esprit est un seulement là où il est, et qu'il ignore où, un corps outils de ce que nous, êtres humains, ne sommes pas un avec notre corps, mais qu'il est main, pied, voix, etc ; un corps perçu de l'autrui, tout là-bas, dont la pensée, l'esprit , nous échappe), de son individu donné à son individualité ontologique. Et ça ne s'effectue pas sans un corps. Cad au remodelage de tout ce qui précède.

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Méchante philosophie

12 Octobre 2008, 20:46pm

Publié par zward

Contrairement aux idées reçues, la philosophie a bouleversé la totalité du monde humain, au point que, résultats de cette révolution, nous ne percevons plus même la décentration radicale, l'ensemble des tournures baroques qu'imposât la philosophie, parce que fondamentalement elle a institué chacun comme le nouveau centre intransigeant d'une nouvelle, toujours nouvelle réalité.
Notre fascination pour l'art individuel et non plus collectif, la méfiance pour la perception, trop proche de ce que l'on sait déjà dans son immédiateté, le dégoût du vécu spontané puisque l'on est double et que l'Autre veut autre chose, le refus des in-compréhensibles habitudes mentales et sensibles « héritées », puisque l'on nait avec soi et rien d'autre, le délien total et de toute allégeance d'où qu'elle vienne, rien n'étant a priori qui soit recevable immédiatement, le face à face sans retour avec le néant et solitaire, le désir d'irréalité, de qui se fie à sa propre intentionnalité, et le principe de solidité et réalité cruelles, car nous devons malgré le réalisme manier encore notre intuition; nous sommes soumis à la loi de notre unité individuelle ainsi qu'à la recollection organisationnelle ; puisqu'il faut bien relier ces individualités d'une manière ou d'une autre et ça n'est pas le moindre des problème.
Tout ce qui creuse l'abîme fût inventé, proposé, posé-là.

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Le sujet universel et le découpage de l'être

1 Octobre 2008, 21:32pm

Publié par zward

Difficulté de la philosophie ; de la mise en place du dispositif effectif qui rend compte de l’être et, sans connaitre l’être au sens strict, se permet de lancer l’intentionnalisation efficiente vis-à-vis de l’être. Que cette intentionnalité suppose, et donc qu’elle crée.

 Notre vision est faussée de ce que l’entreprise du discours cohérent a inventé son sujet réel comme centralisateur et soc de la charrue qui extrait du donné ce qui peut l’être. A cette condition ; que de sujet à sujets cela se transmette. Puisque le dispositif du sujet ou le dispositif du discours cohérent (qui n’a de réalité que par, pour et vers un sujet), n’existe que si l’on s’en sert.

 Mais inventant l’utilisateur du discours ; ce discours qui rend compte de soi et de ce qu’il dit crée son sujet adéquat ; alors cette intentionnalité gigantesque pose aussi le statut d’une individualisation ; qui aboutira au moi psychologique du 20 éme siècle. Gigantesque intentionnalité parce que si, par le sujet, il n’en est qu’un à la fois, soi-même, chaque sujet est intégralement tout ce que le sujet peut être, et donc est tous les sujets. Les sujets intensément communiquent entre eux. Ce qu’ils énoncent chacun est déjà immédiatement traduit dans l’intentionnalité de tout autre sujet. Autant dire que toute énonciation se réfère au même statut de l’être ; et que au fond de toute expression, (par n’importe moyen et système de signes), ce qui agit au cœur de ce qui est dit , c’est toujours ce qui se passe à l’instant même de la fabrication de ce qui est dit, comme au-dedans de ce qui est lu, perçu, compris.

Du simple fait d’être énoncé, (sur ce mode là spécifique), cela dit et parle de et vers l’être. L’être est le gouffre séparateur absolu ; et comme tel pousse à exprimer toutes ces distinctions ; perceptives ou émotionnelles, conceptuelles et intentionnelles d’une manière générale.

De cela il ressort que chacun peut être le sujet (que déjà il est (forcément), en traversant les autres sujets, qui tous partent et reviennent à « ce qui se passe » (là où l’on est, chacun), à la vitesse du passage, cad à la découpe véritable de la réalité. Quel que soit le système de signes qui répertorie ce passage. Mais dont il est bien remarquable que ce qui passe c’est le sujet comme territoire d’expérimentation. Que par conséquent il s’agit toujours de retrouver dans sa propre densité, les densités que tous sujets ont découvertes. Les systèmes de signes n’appartiennent pas à la « culture », mais aux sujets et directement en leur être actuel. Et donc il existe une terre, un sol, un territoire commun unique ; ce que le découpage-distinctif crée dans l’épaisseur de la sensation, perception, conception, toutes choses réelles perceptives au sens plein.

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L'être du corps

22 Septembre 2008, 19:54pm

Publié par zward

La seule loi ; il suffit de le dire pour que cela arrive.

Pour que cela arrive, il est nécessaire et il suffit que ceci ou cela soit écrit comme corps. Dès que l’on écrit comme corps, c’est que celui-ci a disparu comme étant le mien, et qu’il existe d’une autre énergie.

Cad d’une autre motivation.

Le sujet est dans le moi enfermé, bien qu’il ne puisse être que libre (quel que soit le moi dont vous disposiez). Mais le sujet n’est pas une solidité ; il est l’intentionnel même, la forme donc. Le purement formel.

Il se tient à la pointe d’un discours cohérent, à la périphérie d’un système de signes, à la surface du corps formel. Il peut aussi déglinguer le moi entièrement, mais en ce cas, c’est qu’il n’a pas pu prendre la main sur la prononciation. Ce qui « prononce », c’est le corps, et, en ce cas donc, le moi n’a même plus de corps au sens social, humanisant, psychologique ; mais il peut de cela en tirer une unité ; pourvu qu’il reprenne pied sur une surface extérieure.

C’est la surface extérieure qui compte (l’être). C’est elle qui porte tout ; aussi le sujet n’est rien d’autre que cette mise en unité (en désunité). Il n’existe pas sans ce lien extérieur, mais ce lien extérieur est tiré du sujet, il est de par son être libre. Et donc signe-t-il sa disparition, en tant que moi, pour parfaitement retrouver son être formel absolu, dont l’absoluité est l’explosion continuelle de ses systèmes. Les systèmes du sujet sont proposés afin d’être brisés, étendus, multipliés, relancés ; le moi voudrait installer dans l’éternité son être, il croit encore à l’éternité de l’être, de même qu’il pense l’étendue comme un horizon dont il toucherait le fin mot (une totalité, impossible), ou qu’il imagine ressentir ce qui est vraiment comme et en ce corps porteur d’une ressemblance (qu’il transmet, ne peut que désirer transmettre, se brisant sur les falaises acérés des réalités).

Il faut donc parcourir indéfiniment le détachement qui vide le corps, et désintentionnalise intégralement la substance identitaire pour ne garder que la forme. La description du caractère totalement formel de l’être est le propre de la philosophie.

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Notre être

20 Septembre 2008, 12:47pm

Publié par zward

Que notre être soit une forme (qui se dégage et sur-existe par rapport au moi, mais qui réclame d’abord un moi, qui n’existe pas sans un tel statut social et culturel , historique, politique, etc) signifie que les contenus internes sont relatifs (pour cette forme, mais ne le sont pas, les contenus, relatifs, pour le moi ; ils constituent son /ses essences intentionnelles), mais surtout que cette forme n’est pas figée ; elle dispose d’un devenir strictement ontologique, cad qui concerne son être, en substance et qui peut être affecté de modifications substantielles, durables et organisatrices autant qu’organisées selon ses modalités propres (ce qui en constitue la lecture/écriture ontologique).

Ce devenir s’empresse invinciblement pourtant de se doter de contenus, de systèmes de signes puissants, et qu'il prend comme solidités ; contenus collectifs puis individués puis individuels  (ce qui pose la problématique de la propagation de ces systèmes hyper individualistes ; ils doivent à tout prix venir chercher chaque personne en tant que personnalité, et propose que ces mois soient des sujets possibles, ou soit le possible du sujet de ces mois qu’ils sont-déjà, mais non explicitement). Il faut cependant saisir qu’au travers de ces contenus et systèmes, c’est une structure formalisante qui est en cause (vide ou plus certainement de peu d’éléments mais dialectiques ou mis en formes) ; et qui réalise pour chacun son devenir-être lorsque l'historicité humaine à installé et fondé l'individualité plutôt que le collectif contenu.

Lequel sujet-formel pourrait bien ne pas s’apercevoir qu’il est, et d’autant moins s'apercevoir qu’il est en devenir, et peut ainsi ne pas s’exister, voir ne pas s'exister du tout. Que l’on ait une identité ontologique, concernant notre être, indépendamment des contenus (du monde, du moi, du donné, de l’humanisation à laquelle on participe, ici ou là, autrefois ou maintenant) est une sensibilité à acquérir ; laquelle sensibilité n’est pas ce que l’on entend habituellement , qui donc développe son propre registre formelle. Mais qui étant sensibilité et perception, concerne le corps même. cad l'essence du corps.


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