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instants philosophie

ontologie du Moi - 2

18 Septembre 2007, 20:38pm

Publié par zward

De dénommer ontologique le statut du moi signifie qu’il y va explicitement de la vérité.

Qu’il y va explicitement de la vérité : cad de la réalité : ou encore de ce qui doit être, étant entendu que, pour l’homme, pour-nous, il n’en va pas de même qu’en-soi … 
En-soi, telles que les choses sont, on a du mal à les saisir, telles qu’elles sont ; ainsi on peut tout à fait penser n’importe quoi d’erroné voir de délirant à propos d’une réalité pourtant très précise. Mais on ne le sait qu’après, (qu’elle est précisément elle-même).

Ce qui est (dit comme tel), est donc pour nous, pour-nous, ce qui doit être. Ce que l’on ne sait pas encore. Là où l’on se trompe, ou là où l’on ne perçoit rien. Là où l’on dit « ontologie », c’est pour préciser ce qui est en tant que cela doit être.

Ainsi l’ontologie de la métaphysique qui devait créer dans le langage, un vocabulaire de « ce qui doit être su » et comment cela doit être su (sous la forme argumentée d’un savoir). Instituant qu’il n’existe pas de discours, à moins qu’il ne puisse être explicité pour tous. De même le sujet culturel, le Sujet cartésien, qui s’impose de se dire tel qu’il doit être, qui n’existait pas auparavant. En manifestant ce qu’il en est de l’être, la philosophie dit comment la réalité rattrape l’illusion, l'humanisée.

Autrement dit ; à mépriser le Moi, ou à le tenir comme une donnée naturelle, ou comme une identité éternelle, ou comme un remarquable personnel, on nie la réalité. Le Moi est le l’acteur privilégié, immanquable, radical, de la vérité historique que constitue l’humanisation.

Pour cette raison chacun devrait être assuré dans son statut de Moi. 
Or c’est ce statut qui subit le plus énorme chantage en cette humanisation, biaisée, actuelle.

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Le moi ontologique

16 Septembre 2007, 13:27pm

Publié par zward

Cad que ça se situe dans l’ouverture qu’est le moi sur ce qu’il en est du Donné : du monde là, tel qu’il est là, dans l’activité d’un moi, qui est toujours en activité … cad qui produit toujours son être propre. Du monde tel qu’il est là mais tel que les mois ne le connaissent pas ; il n’a jamais existé de monde pour le moi.  Aussi va-t-il s’en emparer. Le monde tel qu’il va se révéler au moi. De ses parcours le moi va dévoiler le monde ; le monde en tant qu’il est parcouru par un être humain dont l’essence est construite comme Moi.

Cela paraît évident d’un côté. Et effectivement toujours des mois ont existé, mais l’ordre social l’autorisait plus ou moins. Et même bâtissait une hiérarchie de « réalisation de soi » … L’esclave ou le serf ou la femme, ne pouvaient affirmer leur moi aussi réellement que le roi, le seigneur, le maitre… Ainsi le Moi comme statut est bel et bien une finalité interne très précise et influente, finalisante.

 

Mais aussi la réalisation du moi souffre apparemment d’une indigence, ou d’une hétéronomie, ou d’une finitude qui semble noyer dans l’immédiat sa conception.

Or que se passe –t-il ? Le moi c’est ce qui a affaire au donné. Le donné est le même, pour tout moi où qu’il soit. Tout moi va donc prospecter la réalité selon une universalité découverte.

Tout moi est ainsi comparable à une essence. Cad à son concept.

Ceci permet de comprendre cela : le moi est une réalité (en soi) à comprendre et à stabiliser.

Le moi n’est pas seulement ce qu’il est pour lui-même, une intentionnalité qui désire (sous entendu ; un peu n’importe quoi ; soit l’immédiat, soit sa propre réconciliation psychologique ; de la facticité), n’est pas seulement cette finalité indéfinie qui consomme de la réalité. Il est aussi un statut en soi ; cad ontologique.

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archéologique du moi

12 Septembre 2007, 11:15am

Publié par zward

Inidentifiable. Et d’autre part, hors réflexion.

Parce que ce qui a produit un tel monde, c’est le Sujet, comme entité culturelle maximale.

Tous les discours entourent le Sujet comme idéal. Il est l’opérateur idéalisé de tous les projets ; source de par son effort, ou finalité des moyens inventés-découverts.

Mais le Sujet fût produit alors que l’État et l’universel n’étaient pas réalisés.

Le Sujet était, en tant qu’idéal, ce qui garantissait l’authenticité de la venue future de l’État.

L’État ou le règne de la citoyenneté. Le règne de l’universel, en et par chacun.

L’idéal formel absolu, mais forme qui se prenait et surtout se présentait comme un contenu de cette forme. C’est qu’il devait s’imposer culturellement : il devait parcourir la totalité de la représentation humaine et chasser les autres entités. Ou plus subtilement, récupérer à son avantage en déformant le connu et le symbolique, jusqu’au conceptuel.

C’est cela qui a créé une culture au sens habituel.

Parce que le Sujet manifeste une unité qui évidemment n’apparaît pas seulement philosophiquement, mais dans tout le registre de la culture. Arts, inventions et sciences.

La manipulation des signes à partir d’une seule plateforme universelle.

Le Sujet s’il n’est pas un contenu, est l’opérateur décisif.

La réflexion qu’il entretient, c’est pourtant ce qui s’installe dans l’historicité et disparaît.

Disparaît en tant qu’État, d’une part comme en tant que vécu d’autre part se réalise.

Ainsi la non réflexion du moi, qui ne peut plus se vouloir comme sujet (n’étant plus idéal, mais réel), est aussi la réflexivité en acte du moi qui doit élaborer son vécu comme tel.

Mais cela accompli, il y a perdu son sujet. Qui pourtant constitue son architecture historique tandis que pour sa part, il réalise une architectonique : cad une invention de sa matière même.

Tout ce qui parait dés lors lui est propre.

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un surplus de moi

8 Septembre 2007, 22:43pm

Publié par zward

Ça déboule à tout va, l’information, mais on a du mal.

Cad que l’on ne voit pas comment faire le tri. Et comme le tri nous échappe, on remet le problème à d’autres. Et il n’est pas d’instance autorisée, du moins universellement, qui puisse manifestement clarifier l’éboulement. Enfin les médias sont sensés effectuer le tri. Mais les médias sont devenus eux-mêmes les réalités. Il serait ainsi logiquement qu’il y ait un tri au-delà des médias, qui font maintenant parti de la réalité : mais cela supposerait qu’il y ait une réflexion.

Au sens proche : cad de miroir.

Or qu’il y ait un miroir signifierait ceci : que l’on ne vit plus sur un seul plan.

Ce qui contrevient à toute l’organisation des mois.

Il peut exister des tas d’instances de régulation : mais aucune qui puisse renvoyer à un Autre du moi.

Elles renvoient toutes au Même du moi.   

Il est le verrou d’un monde qui s'est écarté de toute culture réflexive ; et toute la culture qui précède est réflexive et vise à l’établissement d’un État ou d’un Moi ou d’une Humanité ; or ce sont toutes choses réalisées… Tout le devenir de la démocratie devenue : on fait avec celle que l’on a, roulant sur le même fond de principes, de logiques, de régulations, lesquels s’enfoncent dans le monde qu’elles créent. Qui s’enfoncent dans le monde qu’elles ont créé parce que dans ce monde c’est autre chose qui est poursuivi ou qui attire ou qui dévore ou qui profusionne.

Un monde qui a écarté tout Autre de soi, tout autre du moi,  parce que son monde est ouvert au-dedans ; cad que le moi ouvre à son monde en propre, et il le peuple. Il est un animisme absolu de ce monde et une paranoïa fondamentale et une hystérie complète ; parce qu’il est peuplé par le moi et du moi lui-même.

Cad qu’il est hanté. Par les doubles du moi. Des quantités indéfinies d’investissements diversifiés.D'un seul visage inidentifiable.

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le 21 ème siècle

4 Septembre 2007, 22:36pm

Publié par zward

Le critère nietzschéen (Nietzsche est le plus exemplaire et le plus magique qui soit dans cet ordre là ; autre référence Rimbaud, qui mène son propre jeu avec une liberté sans égale et encore bien plus éloignée et étrange, étrangère) est valable à usage strictement personnel.

Cad que Nietzsche évalue le vécu en tant que ce vécu s’éprouve soi, il en dessine les horizons, exemplairement, et définitivement (on ne peut pas plus, et il le savait). Et il avait besoin de se placer dans cette perspective-là pour exprimer cette sur-individualité, cad la sur individualité telle qu’elle se sait après 25 siècles de philo, de sujet occidental.

(Nietzsche est la parfaite expression du sujet, délié de tout en soi … mais il n’est pas qu’en soi)

Position déraisonnable donc, mais raisonnable quand même puisque manifestant l’essence si spécifique qui est la nôtre. La nôtre, cad celle de chacun (…), en tant que Chacun, pas en tant qu’humain.

Le hic étant que ce critère ne peut ni ne doit s’appliquer effectivement dans le processus d’humanisation ; ça aboutirait à un délire déraisonnable et sans aucune efficience sinon négative.

En fait c’est un fantasme qui constitue l’arrière plan nécessaire à exprimer l’essence du sur individu

(Lequel est un fantasme et n’est pas un fantasme à la fois ; c’est bien simple, N ne pouvait pas extirper cette essence, sans y croire … et il ne pouvait être à la fois nietzschéen et hégélien… les tâches se partagent).

 

Le règne de l’opinion, est-ce le règne des prisonniers de la caverne ?

On en est au 21 ème ; cad que le programme philosophique est efficacement réalisé. Que évidemment le raisonnable est non pas le tout, mais seulement une part de l’humain, et une part de chacun ; mais néanmoins validement inventé et découvert. Il faut prendre à la lettre Hegel ; l’État est. Et l’État est l’universel. C’est pour cela que l’on ne peut revenir sur la démocratie.

Que le fantasme d’un côté et la facilité ou la résolution immédiate des situations (dans une opinion décérébrée) reviennent et soient toujours un danger et une déchéance, ou plus réellement une dérive et un laisser aller, c’est possible.

Mais là encore les points négatifs ne peuvent pas l’emporter ; être un hippie des années soixante, ça n’était pas donné… mais aussi d’être un ouvrier des luttes de toutes sortes, ou d’être féministe, ou de militer culturellement (des tas de gens s’activent).

 

Là où ça pèche, ça n’est pas des gens eux-mêmes… qui sont bien moins manipulables qu’on le croit, et qui inventent et suivent les modes mais aussi les mouvements de l’esprit.

Et qu’est-ce que la TV et plus encore internet, sinon l’esprit en mouvement …

Qu’on le veuille ou pas l’information déboule sans arrêt. Qu’on le veuille ou pas, on a du mal, mais de toute manière, on opère un tri et rien n’est inactif : ce n’est juste pas suffisamment conscient. Et on ne sait pas ce qui est cause non seulement au final, mais dans toutes les finalités. Nous sommes depuis longtemps dans un multi finalisme.

 

On se demande depuis Kojève, c’est quoi la suite de "la fin de l’histoire".

Hegel pose que l’État étant réalisé universellement, l’histoire est terminée. Là comme ailleurs, la philo ne se trompe pas. La philo ne se trompe jamais (c’est seulement que l’on ne comprend pas tout de suite comment elle fait …).

Et bien, la suite de la fin de l’histoire, c’est l’esprit vivant et multi-informé.

À sa charge de trouver comment réguler et organiser dynamiquement les flux.

Et à chacun sa charge, en somme. Mais elle n'est que de se partager.

(Et ce, en des sens très précis, qui ne sont pas encore bien définis).

Comment ?
Et comment cela a-t-il déjà commencé ?
On ne le sait pas encore.

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le possible avant la mort

1 Septembre 2007, 10:06am

Publié par zward

Commentaire :

« Mais comment peut-on vivre TOUT ce qu'il y a à vivre??  Le champ des possibles demeure infiniment ouvert--tant que l'on est en vie. »

Oliv

http://chemin.over-blog.org/

 

Oui, tout est encore à venir, enfin presque.
(Ceci contre les déclinologues de tout poil)
Mais il est deux sortes de soif, de dévoration.

 

Celle qui s'adresse au monde et à tout le réalisable, soit en tant qu'individu (tous les vécus possibles), soit en tant qu'espèce (l'univers comme enjeu).

Et celle qui consiste en,( dont la consistance est), notre essence.

Laquelle est ouverte, oui, (cad désigne les vécus et l'univers comme finalités), mais en même temps Une. Parce que tout ce qui est, étant doté d'une unité, notre être est également Un, bien que l'on ne sache pas exactement ce qu'il en est. Ces questions, de la consistance de notre être, sont si manifestement posées à plat en philo, nettement placées sur le gril, que cela s’acquiert comme Forme. (dont tout un chacun désirerait le contenu … qui n’est pas pourtant ni au propre ni au figuré… c’est justement la nature de cette consistance qui est la question de l’Être ; en quoi consiste-t-il ? )

Cette unité de notre être est le creuset où philosophiquement, ça s'élabore.

AD, la philosophie creuse l'unité en question, que l'on ne peut pas encore entièrement connaître, mais que l'on peut être ... du fait même de la vouloir connaître.

De sorte qu’il est un achèvement d'une manière ou d'une autre : par le connaitre on Est.
Cette forme est épuisable (d’une certaine manière, bien que d’une autre elle ne l’est pas en tant que non connue pour le moment, et de plus inépuisable au sens où elle désigne TOUT l’être).

Mais aussi est épuisable ou vécue comme forme dans n'importe quelle expression de soi ; en art, en poésie, et bien sûr même dans la vie de chacun ... Sauf qu’en plus, il est une gradation de la vitesse (d’être) ; et les signes abstraits roulent très vite … tandis que les vécus et les choses et les autruis, etc, se déroulent autrement … selon leur propre pesanteur.
Tous les cheminements sont difficiles mais difficiles selon leur nature propre ; le tout étant de ne pas faiblir, et d'user de son discernement, et quelque part de sa rage.

(Or on passe son temps à faiblir et à n'être pas ... ce qui ne veut pas dire qu'il faille s’éprouver forcené tout le temps, évidemment...)

Alors quelle rage ? Quel discernement ? Selon quel mode ? En quelle perspective ?

Tout ceci est précisément l’orientation absolue de la philo ; au travers du connaître comme idéal, du savoir comme finalité, de la morale ou de l’éthique mises en formes, des épistémologies ou des psychologies diverses ; en quoi et comment devons nous être ?

C'est une question essentiellement "pratique", de l’ordre de la praxis de l’ontologie, de l'en-dessous de ce qui manifeste.

 

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20 éme le siècle du Moi

27 Août 2007, 17:19pm

Publié par zward

Aussi globale, spécifique, cruelle ou objective soient elles les critiques afférentes au moi  (psychologiques, psychanalytiques, sociologiques, ou philosophiques) le laisseront indemne.

Parce que une fois pour toutes, le moi fût réalisé. Et il portât sa réalité au plus haut dans la plus poussée expression de soi.

Le devenir, cad le logos du moi, ne peut être réellement réduit par quelque objectivité que ce soit.

Il échappera toujours. Parce que sa réalité est une réalisation. Cad est hors du champ, toujours limité (par essence), du théorique. Puisqu’étant une réalité, les savoirs théoriques toujours glisseront.

La vérité est que la philosophie n’est pas un savoir théorique. Que par conséquent c’est sa nature de saisir ce qu’il en est de la réalité telle qu’en elle-même.

Parce que ce qui s’est passé depuis un siècle est précisément le moi, celui doté d’un sujet.

Le sujet est l’architecture du moi, qui est l’architectonique du sujet. Le sujet est abstrait, le moi remue la matérialité.

Planté culturellement depuis longtemps, le sujet aboutit à la réalisation culturelle absolue ; le moi.

Lequel comme tel crée son monde.  Le monde (humain) dans lequel nous vivons est celui du Moi.

 

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le jeu artificiel des signes

26 Août 2007, 15:39pm

Publié par zward

La philo, même contre son propre jugement
(Ce qui fût assez commun en philo, de penser le savoir comme réservé)

expose ; ce qui supprime, a priori, tout pouvoir ;
et pour cette raison, on n'en a pas encore fini avec la démocratie, elle n'a pas une forme définitive.

Le modèle philosophique isole chacun,
(des autres, de la foule et des "masses»)
mais c'est parce qu'entre tous, il existe un espace ouvert ; celui de l'expression.

Du reste notre siècle passé est parcouru entièrement par la libération des "masses " cad des individualités ...
(utilisés ou non industriellement ou économiquement, ça n'importe pas)
aussi ça n'est jamais dans l'exclusivité (qui peut être vécue)
mais dans l'expression (au sens total et même au sens de désenchantement du monde)
que cible la philo, et tout média d'expression tel qu’il perfore la réalité au travers des signes
(autant dire que le désenchantement aboutit à une réunification étrange, jusqu’à ce qu’elle devienne culturelle, qui est l’essence de l’humain ; cad les signes ou ce qui transparait via les signes).  

Le jeu est que l'artificiel devienne vrai.
Et ça marche.

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deux dimensions : royauté du moi, empire du sujet.

26 Août 2007, 09:16am

Publié par zward

Il est deux dimensions. Celle du moi qui gère le donné qui est emprunté selon une intentionnalité multiple mais unifiante  vers  un point de fuite qui sera de toute manière imaginaire, cad positionnant le corps dans un certain sens selon un autre monde , autrement organisé. Le lieu absolu du mélange, de la subtilité et de l’idiotie.

Et celle du sujet qui traite tout donné selon une intentionnalité stoppée nettement, qui n’admet que le découpable, sans unité autre que celle que le sujet formel est, qui développe la positivité de l’être absolument là où il est (en tant que corps). Quasi aveugle et sourd, mais pas muet. Il nuance, là où rien n'existe, cad qu'il crée et ceci selon une forme, voir un formalisme.

Habitant soudainement le moi, il renverse et brise : toute sa négativité est une décisive positivité de laquelle on ne peut plus décrocher, historiquement.

Mais aussi psychologiquement, et le moi s’en préserve.

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la pensée ontologique

23 Août 2007, 18:42pm

Publié par zward

Ce qui peut tromper, le discours philosophique en tant qu’il pose un gros objet, l’Être, c’est que ça figurera comme une planitude. Cad un objet plat. Un objet-là.

Or il est inaccessible tant que le sujet ne s’y prête pas. L’objet-être est loin d’être simple ; c’est la difficulté philosophique vue de l’extérieur : on ne sait pas ce qu’il en est de l’être. Esprit ? Substance ? Monde dialectique ? 

Peu importe, parce que l’être est la pensabilité. Et ne peut être identifié que par un sujet, mais un sujet dans son activité de sujet. Et durant cette activité il ne se dit pas forcément tel, mais emprunte un représentant à l’intérieur même du discours : il est à la fois le discours comme tel, (l’ensemble), et un représentant dans ce discours. Et ce représentant n’est pas forcément toujours le même concept, le même objet ; il peut se tenir tel celui-ci ou celui-là, et la difficulté de comprendre ce qui se dit, s’éprouve dans ces liaisons qui ne sont pas du tout a priori évidentes. Il faut donc s’installer dans la perspective que le sujet du discours est mouvant (l’ensemble, le concept et le représentant) ; parce qu’il est le sujet, et que celui-ci n’a pas un déplacement aisé ni facile dans un ensemble tel d’éléments.

Mais que désigne-t-il ?

L’Être est une machine à produire ; un aimant qui doit, en devoir-être, précipiter l’expression. Son exigüité stoppe le flux de la pensée, la pensée générale, et la restructure. En pensée ontologique.

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